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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Liberté Hebdo N° 129 du 13 octobre 2006

Exclusif:   Aimé Tchaboré Gogué

«Il faut donner une chance au gouvernement. C’est la seule façon d’acculer le régime»

Pour permettre à un parti de l’ancienne Coalition de se prononcer sur la situation politique actuelle, nous avons ouvert nos colonnes au 1er vice-président de l’Alliance pour la Démocratie et le Développement Intégral (ADDI), M. Aimé Tchaboré Gogué. Comme à son habitude, il n’est pas allé par quatre chemins pour donner sa vision des choses. Lisez plutôt…

Monsieur le 1er Vice-Président, quelle est la position de l’ADDI par rapport à l’Accord Politique Global et au Gouvernement d’Union Nationale?
L’ADDI a eu à prendre position dès le début du Dialogue intertogolais et après la signature de l’Accord Politique Global (APG). Comme la très large majorité des Togolais, nous avions placé beaucoup d’espoir en ce Dialogue. L’ADDI a fortement regretté ne pas avoir été invitée à participer directement au Dialogue. Mais, convaincue que ceux qui s’étaient cooptés étaient conscients de l’acuité des problèmes que vivait la population et étaient animés d’une réelle volonté de rechercher un début de solution à la crise togolaise, l’ADDI avait accepté les soutenir et les accompagner dans le processus. Le Président du Dialogue mettait à la disposition de l’ADDI les documents ; nous avions également maintenu des contacts réguliers avec le CAR, la CDPA et l’UFC. Nous avions pu ainsi suivre constamment les travaux et verser nos contributions aux dossiers du Dialogue. Mais lorsqu’il s’était agi du choix du médiateur et de la poursuite du Dialogue à Ouagadougou, l’ADDI n’a plus été associée. L’APG était loin des attentes de la population, car contenant trop d’insuffisances. On a le sentiment que le dialogue intertogolais n’avait servi qu’à légitimer les résultats du scrutin d’avril 2005. Quelle opportunité de gâchée !

L’ADDI avait espéré que la mise en œuvre intégrale de l’APG, en commençant par la formation du Gouvernement d’Union Nationale, permettrait à tous les signataires et aux non signataires de l’APG, de corriger ces insuffisances en étant ensemble. Malheureusement, la composition du Gouvernement, sans oublier la procédure suivie pour sa formation, suggère que le régime en place ne manifeste aucune volonté à l’ouverture politique qu’il proclame.

Comment appréciez-vous les déclarations du leader de l’UFC à la nomination de Me Agboyibo au poste de Premier Ministre?
Monsieur Gilchrist Olympio, leader de l’UFC, n’aurait pas dû faire une telle déclaration ; il aurait dû attendre la formation du Gouvernement, dont la composition semble lui donner raison, avant de donner son appréciation. Il y aurait un accord tacite suivant lequel le poste de Premier Ministre reviendrait à une personnalité de l’UFC. S’il y avait un accord tacite, son non respect est très grave et confirme la mauvaise foi du régime en place. L’ADDI est donc très surprise que des gens reprochent à l’UFC de ne pas avoir obtenu que cet accord tacite soit écrit et signé. Dans le monde, il y a toute une multitude d’accords tacites qui valent autant que les accords écrits et signés. Ce ne sera ni la première fois, ni la dernière fois dans la vie de l’humanité. L’ADDI regrette qu’il n’y ait pas eu suffisamment d’efforts pour amener l’UFC à participer au Gouvernement si elle le désirait. Tout s’est passé comme si l’on ne voulait pas d’elle tout comme de l’ADDI qui n’a d’ailleurs pas pu donner son avis sur son désir de participer ou de ne pas participer au GUN puisqu’elle n’a pas été consultée. Le fait que Me Agboyibo ait été membre de la Coalition est une bonne chose. L’ADDI ne croit cependant pas qu’avoir été Président du Dialogue le qualifiait outre mesure.  Mais la population se demande s’il aura les moyens de la politique qu’il veut mener, nommé dans les conditions comme il l’a été et avec des membres de Gouvernement qui lui ont été, apparemment, imposés.

L’ADDI  est également surpris que l’on ait très vite fait d’oublier les concessions faites par l’opposition en ne revenant pas sur le contentieux du scrutin présidentiel de 2005 !

            Malgré ces errements, nous pensons à l’ADDI qu’il faille donner une chance au Gouvernement. C’est la seule façon d’acculer le régime en place à prouver sa bonne ou sa mauvaise volonté de respecter ses engagements les plus significatifs : l’organisation d’élections législatives transparentes.

Quelle est la relation entre l’ADDI et les autres partis de la Coalition?
La Coalition avait été mise en place pour les élections présidentielles de 2005. L’ADDI avait espéré que les partis politiques de cette organisation auraient pu maintenir cette structure jusqu’à une amélioration de la situation politique dans le pays. Après l’échec de ses tentatives pour que les partis de la Coalition forment une seule délégation pour le Dialogue intertogolais, l’ADDI a poursuivi ses efforts pour que ces partis coordonnent leurs positions lors du Dialogue ; et ce jusqu’à la veille des négociations à Ouagadougou. L’ADDI n’a pas été écoutée. Avions-nous eu raison ou tort ? Certains des partis de la Coalition peuvent s’estimer gagnant car ayant eu des postes de ministres. L’objectif de l’ADDI demeure l’instauration et la consolidation de la démocratie au Togo. L’ADDI travaillera avec tous les partis qui poursuivent ces mêmes objectifs.

Compte tenu de la configuration politique actuelle, pensez-vous qu’un seul parti puisse avoir la majorité absolue lors des prochaines législatives?
Il est très difficile de répondre à une telle question. Ce qui est important, c’est que des conditions pour des élections libres, transparentes, multipartites et démocratiques soient réalisées. Il est également important que les partis politiques profitent de la période avant les élections pour une éducation civique afin que les Togolaises et les Togolais puissent se comprendre, se tolérer et travailler et vivre ensemble dans l’harmonie. On ne peut cependant pas a priori exclure la possibilité qu’un seul parti gagne la majorité absolue lors des prochaines législatives. Nous espérons que dans ce cas ce sera un parti de la Coalition. Au cas où aucun parti n’est en mesure de réaliser une telle performance, l’ADDI souhaiterait que toutes les forces démocratiques puissent se mettre ensemble pour balayer le régime en place afin qu’il y ait un véritable changement démocratique au Togo.

Est-ce que l’ADDI ira aux élections? Si oui, comment se prépare-t-elle?
Bien sûr que l’ADDI entend participer aux prochaines consultations législatives. Les élections se gagnent par le vote des électeurs. A cet effet, l’ADDI a commencé à renouveler et à renforcer ses structures locales. Mais comme indiqué ci-dessus, les conditions de transparence sont nécessaires pour la réussite électorale des partis comme l’ADDI. C’est pour cette raison que nous nous préparons à nous impliquer le plus activement possible en vue de contribuer à l’amélioration de toutes les étapes du processus électoral. Nous espérons que les subventions prévues pour les partis politiques ne soient pas attribuées exclusivement aux partis politiques signataires de l’Accord Politique Global. Réalisée par Zeus A.

Au cœur des «Mon Pays»

Idriss: Class ! Il y a longtemps qu’on s’est vu ?
Djoto: Evidemment ! Il y a vraiment longtemps.
Idriss: C’est toujours la Primature ?
Djoto: Depuis que le PM Kodjo est parti, nous aussi on a été remplacé.
Idriss: Et vous êtes où maintenant ?
Djoto: Entre-temps, on était libre. Mais maintenant, on a été rappelé pour garder le nouveau ministère d’Etat.
Idriss: Quel nouveau ministère ?
Djoto: Le nouveau ministère qu’on a créé tout récemment pour le PM Kodjo.
Idriss: Le nouveau ministère d’Etat est où ?
Djoto: C’est toujours à la cité OUA. Mais maintenant là, on en est entrain de  déménager. On nous a donné l’ordre de ramasser tout ce qui appartenait au PM Kodjo ; donc on transporte les choses  de la Primature au nouveau ministère d’Etat créé.
Idriss: Vous avez déjà terminé ?
Djoto: Non ! On est en train. Ça va un peu traîner.
Idriss: Normalement, quand un ministre change de poste, il laisse tout non ?
Djoto: Oui mais, tu sais, le PM Kodjo est très en colère, c’est pourquoi il veut vider tout.
Idriss: Qu’est ce que vous transportez même ?
Djoto: Tout. Les gommes, les crayons, les agrafeuses, même les toiles d’araignée.
Idriss: Avec  quoi le nouveau PM Agbo va donc travailler ?
Djoto: Je ne sais pas, on voulait lui compliquer l’existence. Comme ça, il va démissionner vite vite. Le PM Kodjo a envie de revenir.
Idriss: Ce n’est plus possible. A ce que je sache, il ne peut plus revenir non ?
Djoto: Pourquoi il ne peut plus revenir ?
Idriss: Après l’accord qu’on a paragraphé là, on a dit que le PM doit être un zopposant vrai, vrai. C’est pourquoi on a choisi Agbo.
Djoto: Oui mais, si on enlève tout dans son bureau, il va partir à la maison et nous, on va revenir sur les lieux. Comme ça le PM Kodjo sera de nouveau PM.
Idriss: En tout cas, essayez voir. Moi je ne crois pas que votre plan pourra réussir.

Ça va se savoir!
«Rubi» (2)

            Comme le dit un écrivain français, «Quand une femme n’est plus jalouse de son mari, tout est dit, elle ne l’aime plus». Nicole a donc raison de sauver son foyer en éloignant de son blanc de mari tous les mauvais esprits qui « gênent l’unité conjugale ». Mais elle n’avait aucune idée sur cette voleuse de mari. C’était le moment à jamais de la connaître et de lui régler ses comptes.

            Elle avait donc pris une chambre. Pour quoi faire ? Peut-être pour attendre son mari afin de pouvoir le prendre en « flagrant de lit ». Elle occupa la chambre N°12 avec son enfant. Mais la chambre était entrouverte, histoire de guetter toutes les entrées et sorties possibles. Elle avait abandonné l’enfant sur le lit et était venue se positionner à l’entrée de sa chambre. Quand elle entendit un bruit de serrure, elle accourait vers le lieu. Ce geste, elle l’avait fait à plusieurs reprises sans succès. Quoi qu’il arrive, elle savait qu’elle avait déjà payé pour cette chambre et était prête à attendre toute l’après-midi pour connaître la vérité. Elle passa trois heures de temps sans le savoir. Entre-temps, son enfant s’était réveillé et elle le prit dans ses mains jusqu’à ce que le sommeil vînt le conquérir de nouveau.

            Finalement, elle comprit qu’il se faisait tard. Partir ou rester? L’équation était difficile à résoudre. Mais à force de réfléchir, elle trouva une solution intermédiaire. Sûrement que c’était la meilleure puisqu’elle semblait retrouver le sourire. Elle fit sortir son portable et composa le numéro de son mari. L’appareil n’était pas hors réseau. Dans la chambre d’en face, elle entendit retentir un portable qui pleurait comme celui de son mari. Il n’y avait pas l’ombre d’un doute. C’était son mari qui était dans la chambre. Mais le récepteur qui ne voulait pas perturber son idylle coupa net l’appareil. Quelques secondes plus tard, Nicole aussi n’avait plus  de retour. Quand elle lança de nouveau l’appel, elle fut accueillie par cette voix suave qui vous annonce que «le numéro de votre correspondant est provisoirement inaccessible».

Maintenant, elle avait la certitude. Thomas, c’est le nom du blanc infidèle, était en train de la tricher juste en face. Elle alla coller ses oreilles à la porte. A l’intérieur, la bataille était rude. Les deux « bésogneurs » ne se faisaient pas de cadeau. Il n’y avait que des han, han, han et des shh, shh, shh qui sortaient faisant mourir Nicole de jalousie. C’était dur à supporter. Cependant, quand elle entendit en fond sonore « Défonce-moi, défonce-moi », elle ne put résister. De plus, cette voix n’était pas trop éloignée de celle de Jackie (Rubi). Elle comprit tout à présent . Il fallait mettre un terme à cette histoire. Elle commença à frapper violemment à la porte. « Sors vite sinon je vais faire un scandale », vociféra Nicole. Le geste était tellement menaçant que les deux « travailleurs » durent interrompre leur voyage au Nirvana. « Attendez, j’arrive », lui répondit une voix venant de l’intérieur. « Tu as une femme et puis tu ne m’as rien dit », s’inquiéta celle qui se faisait sauter. Alertés par les bruits, les agents de sécurité accouraient vers les lieux, quand la porte fut finalement ouverte. Erreur ! Ce n’était pas Thomas ni Rubi. Elle s’était trompée de cible. Toute honte bue, elle présenta ses excuses, ramassa son enfant et…son portable pleura. A suivre… Tonton Z

Sans détour

Promotion du recul

            «La vie générale du genre humain s’appelle le Progrès»  (Victor Hugo)

            Nous sommes loin d’être sortis de l’auberge. Si la signature de l’Accord politique global a engendré une grande euphorie, celle-ci s’est vite estompée après la formation du gouvernement. On s’attendait à un vrai gouvernement d’union nationale qui sélectionnerait les meilleures compétences parmi l’aréopage d’intellectuels et de technocrates dont dispose ce pays. Une sorte d’armoire où tout ce qu’il y a de plus important et de plus utile dans ce pays pourrait être bien rangé pour servir. Au lieu d’un gouvernement d’union nationale, on a offert aux Togolais un gouvernement de complaisance. Un gouvernement fait de ceux envers qui estime avoir une dette de reconnaissance pour service politique rendu.

            Autour de nous, tous les pays voisins s’organisent et se modernisent. Mais le Togo refuse obstinément de fonctionner suivant les principes de discipline, même des plus élémentaires. Au moment où les hommes politiques des pays voisins se comportent comme des pilotes de ligne, le Togo est piloté comme un avion de chasse en plein combat : on improvise à tout bout de champ et on est surtout mu par la rage d’anéantir des ennemis.

            Cet état de chose n’est que la résultante de 40 années d’un régime qui a engendré une culture qu’on pourrait véritablement qualifier de «culture du RPT». Tout y passe. Surtout l’amateurisme, le déni de la réalité de notre misère et de notre retard, le manque d’une vision claire pour l’avenir. Et le perpétuel recommencement vers l’échec n’inquiète guère.

            La culture du RPT dont nous parlons tient en quelques mots : «Nous sommes un pays pauvre. Nous sommes un petit pays. Nous sommes une nation jeune. Alors, il nous est permis de souffrir et d’échouer dans tout ce que nous entreprenons». C’est la banalisation de l’échec et la négation de l’excellence. L’ignorance que la richesse se crée, que l’expérience s’acquiert et que chacun se fait sa grandeur.

            Combien de fois n’a-t-on pas entendu des raisonnements du genre: «Il y a le choléra au Togo. C’est vrai, mais il y en a ailleurs aussi ». Ou « le Togo n’a pas été qualifié. C’est vrai, mais nous ne sommes pas les seuls à ne pas l’être». Ou encore «le Togo a perdu son match contre le Mali. C’est vrai, mais que dire du Gabon qui a perdu avec un score de 5 à 0 ». Si les Gabonais viennent de perdre un match de foot tout comme nous, leurs salariés, eux, ont vu leur salaire minimum doublé presque au même moment. Quelle consolation!

            Voilà là où la culture RPT nous a amenés : un présent pénible et un avenir qui n’augure rien de bon. R. Kédjagni

En quittant la primature

Kodjo et ses collabos emportent ordinateurs, dossiers...

Edouard Kodjovi Edem Kodjo, l’ex-Premier Ministre ! Puisqu’il faut parler de lui, on y prend goût.

            Nous n’avons rien contre sa personne. Plutôt on en est indifférent. Tel un passant que l’on croise au détour d’une rue et qui ne vous empêche pas de continuer votre route. On n’a d’ailleurs pas de raison de lui en vouloir à cause de son intellect. Car de deux Kodjo, le Togo n’en dispose pas. Passage à l’ENA de Paris, Secrétaire Général de l’OUA, Premier ministre à répétition (1994-1996 puis 2005-2006), Ministre d’Etat à la Présidence…

            Mais ce sont ses actions qui sont haïssables. Ma foi, certains de ses actes sont assez  gauches, répugnants, bas, déshonorants... ! Nommément celui qu’il a encore posé lorsqu’il faisait ses valises pour céder la primature à Yawovi Agboyibo nommé PM le 16 septembre. Sous le coût de son éviction qu’il a d’abord mal dirigée, et certainement pour rendre la tâche amère à son frangin Agboyibo, le type emporte ordinateurs, dossiers, divers matériels de bureau. « L’équipe Kodjo était partie même avec… les trombones », annonce un confrère. C’était donc des rires jaunes, des sourires hypocrites que Kodjo affichait aux caméras le jour de la passation de services entre le nouveau PM et lui !  Certains de ses propos sonnent encore dans nos tympans. «…Mes félicitations!…soyez les bienvenus!», disait-il à l’endroit d’Agboyibo qui, innocemment lui rendait pareil en des  termes assez polis, civilisés : «…Vous avez abattu un travail remarquable...».

            Quel est donc cet administrateur qu’on fait passer pour plus administrateur que Jéhovah qui gère plus de six milliards de ses créatures sur terre, qui emporte tout à son départ? Même les dossiers ! Et pourtant, la Primature n’est pas une «Epicerie Kodjo et fils» ! Que fait-il alors de la continuité de l’Etat qui existait avant lui et subsistera après lui?

            L’acte n’est manifestement destiné qu’à saboter le boulot de son successeur puisque presque tous les collaborateurs ont fait comme lui en emportant du matériel, sauf M. Lantam, Conseiller Juridique. La preuve, le nouveau PM et ses collabos ne se retrouvent pas dans  les dossiers. Et c’est sous la pression  que certains des associés de Kodjo ramènent les effets vo…. C’est ça les travers du « César » à qui on veut «tout rendre»! TINO Kossi

Prix de la bonne gouvernance

Les USA accordent  170 milliards de FCFA au Bénin 

L’Etat béninois vient de bénéficier d’une somme de 170 milliards de FCFA au titre d’un accord de coopération avec les USA. C’est ce que annonce le confrère béninois «L’Araignée» dans sa parution du 10 octobre 2006.
            «Le gouvernement américain vient de récompenser les efforts de toute la nation béninoise et du Président Boni Yayi pour un développement responsable et ambitieux». Ce financement entre dans le cadre de l’Accord MCA et devra permettre au Bénin d’ «accélérer sa croissance économique», de «régler les principaux problèmes susceptibles de ralentir la croissance tant espérée de l’économie béninoise», de «régler une fois pour toute et de façon moderne la question du foncier au Bénin», d’ « accroître et d’améliorer l’accès des Béninois à une Justice de qualité». Ils peuvent donc s’en réjouir car leurs «rêves de prospérité et de développement économique sont donc crédibles et soutenus par les pays et partenaires les plus  sérieux».

Et le Togo?
Ce financement n’est certes pas un cadeau du «Papa Noël» américain. C’est le fruit de la bonne gouvernance incarnée par Yayi Boni depuis son accession en mars dernier au pouvoir. Le Togo aussi pourrait en bénéficier autant si cette bonne gouvernance était une réalité. Il n’y a donc pas raison de diaboliser Me Martial Akakpo, le Président de l’Observatoire Togolais de la Bonne Gouvernance (OTBG). A titre d’illustration en 2005 «le Togo avait reçu les notes respectives de 13 et 5,7 en matière d’Etat de droit et d’efficacité de l’Administration, notes bien inférieures à la moyenne régionale qui était de 32,8 et de 27».

            L’Etat américain ou l’UE peuvent accompagner le Togo en débloquant autant de sous et même plus si l’Etat de droit, le respect des Droits de l’Homme, la bonne gouvernance étaient de règle. Ce n’est pas une fatalité. Il suffit que ses dirigeants le veuillent. «La rationalisation de l’administration», «le contrôle dans la gestion des finances publiques», «la mise en place d’institutions républicaines crédibles » sont le prix à payer. Faure Gnassingbé n’aura qu’à appliquer un pan de son «esprit nouveau» et les financements pleuvront comme de la manne…   T.K.

Couvertures des égouts en disparition

Un phénomène inquiétant

            L’urbanisation est l’un des facteurs clé du développement d’un pays. Mais le Togo qui donne l’impression de faire du surplace en ce qui est de la construction des caniveaux et autres pour l’amélioration des conditions de vie des populations est aujourd’hui confronté à un problème crucial. En effet, depuis quelques temps, l’on constate avec amertume la disparition des couvertures des égouts quel que soit leur emplacement. Une spécificité est faite quant aux couvertures en voie de disparition. Il s’agit là, évidemment des couvertures qui ont des composantes métalliques.

Depuis un temps, les Togolais se rendent compte de la présence de nombreux cratères sur les routes de Lomé, jadis la belle voire la coquette. Cette situation alarmante qui se trouve être la source de nombreux accidents de la route donne l’impression de ne pas être une préoccupation des autorités togolaises. Et pour preuve, l’absence de balise autour de ces tranchées pour permettre aux usagers de la route d’éviter des accidents dont la responsabilité n’incombe qu’aux victimes elles-mêmes par ignorance de leurs devoirs. Aussi est-il que les autorités n’ont daigné ouvrir une enquête afin de démasquer les auteurs de ces actes pas orthodoxes dans un pays comme le nôtre qui se cherche financièrement.

Selon les résultats de nos investigations, 60 pour cent des couvertures sont portées disparues. Dans la mesure où les conséquences que cette situation engendre sont néfastes sur la vie des contribuables et de surcroît, freinent le développement du Togo, il y a de quoi que ce phénomène soit inquiétant pour les Togolais. Alors, l’on s’interroge sur les auteurs de cet acte crapuleux et criminel.

Un lien est fait avec l’apparition du marché de ferrailles qui s’est introduit au Togo, il y a peu de temps à en croire les témoignages recueillis. Pour preuves, cette nouvelle formule de récupération des épaves qui en soi n’est pas une mauvaise chose, a causé d’énormes préjudices aux populations dans la perte de leurs objets métalliques à domicile et tout comme Togo Rail dans l’enlèvement de ses voies ferrées qui, d’ailleurs a fait l’objet de plusieurs communiqués.
            En fait, les responsabilités de cette situation sont partagées entre les autorités en charge de l’urbanisme, des travaux publics et la Commune de Lomé d’une part et les populations riveraines d’autre part.

            C’est inconcevable qu’en ce moment difficile, l’Etat à travers ses services compétents mis en place pour la gestion et la réalisation des infrastructures difficilement acquises, fasse preuve de négligence notoire. Puisque la bonne gouvernance c’est aussi une surveillance accrue du patrimoine national. Il est intolérable que ces services qui font saigner les contribuables de par les budgets colossaux qui leur sont alloués, manquent de vigilance à tel point que ces investissements tendent à partir en fumée. Le silence des populations riveraines est autant coupable. Elles ont manqué à leur devoir de protectrices des biens communs qu’elles ont contribué à réaliser. Tout acte mettant en péril le patrimoine national doit faire en principe objet de dénonciation.

            En attendant que les auteurs de ce crime soient retrouvés afin qu’ils répondent de leurs actes, les autorités togolaises sont interpellées à trouver dans un bref délai une formule adéquate pour endiguer ce phénomène aussi inquiétant qu’une mine anti-personnelle et procéder au remplacement des cratères par d’autres couvercles soigneusement conçues afin d’assurer une vie paisible aux usagers de la route. Didier LEDOUX

Sport

CAF : Vote du meilleur joueur des 50 dernières années

Trois joueurs togolais parmi les nominés

Dans le cadre des festivités marquant son cinquantenaire, la CAF a décidé de procéder sur son site Internet à un vote destiné à désigner le meilleur joueur africain des 50 dernières années.

La CAF a sélectionné 200 joueurs qui ont marqué le football continental au cours de cette période. La sélection a été établie sur la base des performances nationales, régionales, panafricaines et lors des Coupes du monde de la Fifa ou tournois olympiques. Les internautes peuvent faire leur choix parmi les joueurs figurant dans la liste. Toutefois, il n’est pas interdit, en fonction des critères cités plus haut de nommer des footballeurs absents de la liste. Les votants doivent  indiquer en quelques mots les raisons de leur choix. On ne peut choisir qu’un seul joueur. Les votes devront être adressés à la CAF par e-mail à l’adresse caf50@cafonline.com avant le 15 novembre 2006. Les noms des cinquante meilleurs joueurs de cette élection seront publiés sur le site, par ordre décroissant (du 50e au premier) à partir du mois de décembre 2006 jusqu’au 8 février 2007, date marquant la création de la CAF. Afin d’équilibrer les chances des plus anciens, ceux des premières années de la CAF où l’absence de télévision n’a pas permis de médiatiser leurs performances, il a été décidé d’affecter un coefficient à chacune des quatre périodes retenues. Certains joueurs ayant brillé sur deux voire trois décennies peuvent apparaître plusieurs fois dans la liste.

1990-2006: Benedict McCarthy (Afrique du Sud), Mark Fish (Afrique du Sud), Lucas Radebé (Afrique du Sud), Chérif El-Ouazani (Algérie), Rabah Madjer (Algérie), Fabrice Maieco Akwa (Angola), Joseph Antoine Bell (Cameroun), Samuel Eto’o (Cameroun), Marc-Vivien Foé (Cameroun), Patrick Mboma (Cameroun), Roger Milla (Cameroun), François Oman-Biyik (Cameroun), Rigobert Song (Cameroun), Didier Drogba (C.Ivoire), Youssouf Fofana (C.Ivoire), Alain Gouaméné (C.Ivoire), Serge-Alain Maguy (C.Ivoire), Joël Tiéhi (C.Ivoire), Abdoulaye Traoré (C.Ivoire), Ahmed Hassan (Egypte), Hossam Hassan (Egypte), Ahmed « Mido » Hossam (Egypte), Hany Ramzy (Egypte), Ahmed Shoubeir (Egypte), Abedi Ayew Pelé (Ghana), Michaël Essien (Ghana), Nii Lamptey (Ghana), Samuel Osei Kuffour (Ghana), Anthony Yéboah (Ghana), George Weah (Libéria), Mustafa Hadji (Maroc), Noureddine Naybet (Maroc), Julius Aghahowa (Nigéria), Daniel Amokachi (Nigéria), Victor Ikpéba (Nigéria), Nwankwo Kanu (Nigéria), Augustine Okocha (Nigéria), Sunday Oliseh (Nigéria), Taribo West (Nigéria), Rashidi Yekini (Nigéria), Majdi Musisi (Ouganda), Shabani Nonda (Rd Congo), Henri Camara (Sénégal), Ferdinand Coly (Sénégal), Pape Bouba Diop (Sénégal), El-Hadji Diouf (Sénégal), Khalilou Fadiga (Sénégal), Roger Mendy (Sénégal), Tony Silva (Sénégal), Mohamed Kallon (Sierra Leone), Japhet N’Doram (Tchad), Khaled Badra (Tunisie), Zoubeir Baya (Tunisie), Chokri El Ouaer (Tunisie), Faouzi Rouissi (Tunisie), Hatem Trabelsi (Tunisie), Kalusha Bwalya (Zambie), Kenneth Malitoli (Zambie), Bruce Grobelaar (Zimbabwe), Peter Ndlovu (Zimbabwe).

1980-1990: Salah Assad (Algérie), Lakhdar Belloumi (Algérie), Mustapha Dahleb (Algérie), Ali Fergani (Algérie), Rabah Madjer (Algérie), Théophile Abega (Cameroun), Joseph Antoine Bell (Cameroun), Emmanuel Kundé (Cameroun), Roger Milla (Cameroun), Thomas N’Kono (Cameroun), François Oman-Biyik (Cameroun), Stephen Tataw (Cameroun), Abdoulaye Traoré (C.Ivoire), Youssouf Fofana (C.Ivoire), Magdi Abdelghani (Egypte), Taher Abou Zeid (Egypte), Mahmoud Al-Khatib (Egypte), Hossam Hassan (Egypte), Ahmed Shoubeir (Egypte), Ibrahim Youssef (Egypte), Albert Asase (Ghana), Opoku N’Ti (Ghana), Abedi Pelé (Ghana), Peter Dawo (Kenya), Tobias Ochola (Kenya), George Weah (Libéria), Clifton Msiya (Malawi), Aziz Bouderbala (Maroc), Mostfha El Biyaz (Maroc), Mustapha Haddaoui (Maroc), Mohammed Timoumi (Maroc), Badou Zaki (Maroc), Stephen Keshi (Nigéria), Henry Nwosu (Nigéria), Segun Odegbami (Nigéria), Samuel Okwaraji (Nigéria), Peter Rufai (Nigéria), Rashidi Yekini (Nigéria), Jules-François Bocandé (Sénégal), Boubacar Sarr (Sénégal), Cheikh Seck (Sénégal) Thierno Youm (Sénégal), Rafiou Moutairou (Togo), Eugène Kabongo (Zaïre), Wa Mbati Mobati (Zaïre), Kalusha Bwalya (Zambie), Efford Chabala (Zambie), Peter Kaumba (Zambie).

1970-1980: Omar Betrouni (Algérie), Miloud Hadefi (Algérie), Ibrahim Aoudou (Cameroun), Jean Manga-Onguené (Cameroun), Roger Milla (Cameroun), Thomas N’Kono (Cameroun), Paul Nlend (Cameroun), Jean-Pierre Tokoto (Cameroun), Bahamboula Mbemba Tostao (Congo), Jean-Noël Minga « Pépé » (Congo), Paul Moukila (Congo), François M’Pelé (Congo), Jacques Ndomba Géomètre (Congo), AlphonseYanghat (Congo), Pascal Miezan (C.Ivoire), Moustapha Abdou (Egypte), Ali Abugreisha (Egypte), Farouk Gaafar (Egypte), Mahmoud Al Khatib (Egypte), Hani Moustafa (Egypte), Hassan Shehata (Egypte), Opoku Afriyie (Ghana), Adolf Armah (Ghana), Joseph Carr (Ghana), Malik Jabir (Ghana), Mohamed Polo (Ghana) Karim Abdul Razak (Ghana), Kerfalla Bangoura (Guinée), Papa Camara (Guinée), N’Jolea (Guinée), Chérif Souleymane (Guinée), Bangally Sylla (Guinée), Cheikh Fantamay Keita (Mali), Salif Keita (Mali), Abdelmajid Dolmy (Maroc), Ahmed Faras (Maroc), Mustapha Yaghcha (Maroc), Christian Chukwu (Nigeria), Muda Lawal (Nigéria), Segun Odegbami (Nigéria), Felix Owolabi (Nigéria), Philip Omondi (Ouganda), Christophe Sagna (Sénégal), Abdeil Moneim H.« Shatta » (Soudan), Jafar Hassan Gagarine (Soudan), Nasr Eldeen Abbas « Jaska » (Soudan), Edmond Apeti (Togo), Tommy Sylvestre (Togo), Tarak Dhiab (Tunisie), Temime Lahzami (Tunisie), Tshimenu Bwanga (Zaïre), Etepe Kakoko (Zaïre), Mafu Kibongé (Zaïre), Boba Lobilo (Zaïre), Mabwene Mana (Zaïre), Adelar Mayanga (Zaïre), Kalala Mukendi (Zaïre), Richard Chama (Zambie), Godfrey Chitalu (Zambie), Alex Chola (Zambie), Obi Kapita (Zambie).

1957 - 1970 Lahcène Lalmas (Algérie), Omar Betrouni (Algérie), Rachid Mekhloufi (Algérie), Frédéric N’Doumbe (Cameroun), Gabriel Abossolo (Cameroun), Emmanuel Koum (Cameroun), Charles Lea (Cameroun), Samuel Mbappe Leppe (Cameroun), Jean Manga Onguene (Cameroun), Maxime Matsima (Congo), Jean-Michel M’Bono (Congo), Joseph Bleziri (C.Ivoire), Ernest Kallet Bially (C.Ivoire), Eustache Mangle (C.Ivoire), Laurent Pokou (C.Ivoire), Ali Abugreisha (Egypte), Rafaat Ateya (Egypte), Ad-Diba (Egypte), Hassan El Chazli (Egypte), Rifaat El Fanaguili (Egypte), Mahmoud El Gohary (Egypte), Salah Selim (Egypte), Luciano Vassalo (Ethiopie), Menguistu Worku (Ethiopie), Edward Aggrey Finn (Ghana), Cecil Jones Attuquayefio (Ghana), Malick Jabir (Ghana), Nana Osei Kofi (Ghana), Robert Mensah (Ghana), Wilberforce Mfum (Ghana), Ibrahim Sunday (Ghana), Baba Yara (Ghana), Maxime Camara (Guinée), Ibrahima Keita Petit Sory (Guinée), Ali Badara Keita Kolev (Guinée), Salif Keita (Mali), Driss Bamous (Maroc), Allal Ben Kassou (Maroc), Hassan Akesbi (Maroc), Abderrahmane Mahjoub (Maroc), Polly Ouma (Ouganda), Yatma Diop (Sénégal), Louis Gomis (Sénégal), Jafar Hassan Gagarine (Soudan), Saddiq Manzul (Soudan), Sadok Sassi Attouga (Tunisie), Abdelmajid Chetali (Tunisie), Nourredine Diwa (Tunisie), Robert Kazadi (Zaïre), Mafu Kibongé (Zaïre), Raoul Kidumu (Zaïre), Kalala Mukendi (Zaïre).

La Rédaction

Enquête sur la FTF

La délégation FIFA-CAF déjà à pied-d’œuvre
Lire le programme de travail

            La délégation conjointe FIFA-CAF est arrivée hier à Lomé peu avant la tombée de la nuit. M. Jean Peeters, représentant la FIFA et M. Slim Aloulou, membre du Comité Exécutif de la CAF, deux personnalités de grande expérience dans la direction des fédérations de football  de leur pays auront à entendre les différents protagonistes de la crise qui secoue la FTF et proposer à la FIFA et à la CAF des solutions de sortie de crise. Dans une lettre adressée au président de la FTF le 03 octobre 2006, la FIFA a précisé la mission qui est assignée à cette délégation et identifié les différents acteurs que les envoyés spéciaux des instances dirigeantes de football africain et mondial auront à rencontrer. La FIFA a dans la même lettre demandé à la FTF de bien vouloir préparer un projet de programme pour leurs délégués. Bien que la nouvelle de l’arrivée de cette délégation n’ait pas été jusque-là annoncée par la FTF, elle a quand même élaboré un programme qui a été rendu public hier, jour de l’arrivée de la mission. L’anomalie qui a été constatée dans ce programme est l’annonce d’une rencontre entre cette délégation et l’instituteur FIFA, l’inusable EKOUE Godfried. Ce que la FIFA n’a normalement pas programmé. Connaissant le rôle nuisible que joue ce dernier dans l’affaire qui divise les membres de la FTF et sachant qu’il n’a d’autre mission à la FTF que de protéger les intérêts de Rock Gnassingbé, l’on soupçonne déjà les manœuvres qui seront en cours à la FTF pour empêcher cette délégation d’être au parfum des réalités. La mission s’annonce donc très difficile. Les délégués doivent faire très attention pour ne pas tomber dans le piège de Rock Gnassingbé et ses sbires.

            Voici le programme de cette mission:

12 octobre 2006: Arrivée et accueil à l’Aéroport à 18 heures 30
* Entretien avec le Président de la Fédération Togolaise de Football

13 octobre 2006: Audience auprès du Chef de l’Etat
* Entretien avec le Ministre des Sports
* Entretien avec M. EKOUE Godfried, Instituteur FIFA, Président Comité Epervier
* Entretien avec le Premier Vice-Président de la CAF

14 octobre 2006: Entretien avec le Bureau Exécutif de la FTF
* Membres
* Démissionnaires
* Entretien avec le Comité National Olympique et son Président
 * à 20 heures : dîner en l’honneur de la délégation

15 octobre 2006: Entretien avec les Représentants des Clubs de 1ère, 2ème, Divisions et Ligues Régionales.                                                                 
 * Entretien avec les Représentants des médias et conférence de presse
 * à 19 heures 30, Départ de la délégation
N.B: Les horaires seront fixés de commun accord avec les Honorables Représentants de la FIFA et de la CAF sur place.
GLAKPE  Koffi

Libertinage

Des «Arrés» imaginatifs
            Des «Arrés» (dealers) qui ne manquent pas d’imagination ont trouvé des moyens ingénieux pour convoyer de la drogue. Les douaniers de l’aéroport Charles de-Gaulle en France ont fait récemment des découvertes inédites. Ils ont eu à repérer une prothèse au niveau des jambes d’un Nigérian de 40 ans qui se déplaçait en fauteuil roulant. Retiré avec l’aide d’un médecin, l’appareillage a révélé la présence de trois sachets d’héroïne de 1,80 kg et huit sachets de cocaïne de 5,730 kg cachés dans les rembourrages en cuir au niveau de la taille et des mollets.

            Trois jours plus tard, les mêmes douaniers ont découvert plus de 12 kilos de cocaïne dans les doubles parois de trois porte-parapluies en étain, appartenant à un Espagnol en provenance de Caracas.

            Une autre découverte croustillante, une Américaine a été arrêtée il y a quelques jours en Irlande avec 1 kg de cocaïne dans les cheveux. Sa chevelure coiffée en choucroute, abritait de la drogue pour un montant de plus de 46 millions de F CFA. Lomé étant réputé être la plaque tournante de la drogue, les policiers de l’aéroport international Gnassingbé Eyadèma doivent redoubler de vigilance et fouiller  tout dans les moindres détails. «On ne sait pas jamais», des « Arrés » qui sont très futés peuvent à la manière de l’histoire de la « dent d’or » de Fontenelle, recouvrir leurs dents de plaques de cocaïne. Même leur « oeils » peuvent être injectés de substance. Et qui dit que leur sperme ne peut pas contenir de l’héroïne? Impossible n’est pas «Arré».

Guerre de pub
            Une guerre de publicité oppose depuis quelques temps le Groupe Bolloré au Groupe Progosa du sieur Dupuydauby. Mais depuis que le Groupe Bolloré a rencontré «Faurevi Vodoua» à Paris lors de son dernier voyage en Europe, celui-ci a opéré un retour vrombrissant sur la scène médiatique nationale. Contrairement à son adversaire qui s’est apprivoisé quelques journaux privés qui brillent dans le dénigrement, Bolloré lui, crève les écrans des «TVT» comme le disent si bien les «Mon pays» avec des documents magistralement concoctés. Ce qui donne des insomnies à Dupuydauby, celui-là même qui a porté plainte contre un de nos confrères pour avoir écrit que ses deux grues sont vieilles. Il se raconte que ces « nouvelles» machines n’ont pas connu un début d’opération depuis qu’elles ont été inaugurées avec fracas. Passons.

            Avec son retour en force, certaines mauvaises langues disent que Bolloré a mis K.O debout Dupuydauby. A vrai dire, dans cette guerre de pub, Dupuy n’est plus vraiment Dauby.

Un charcutier à la TVT?
            Les responsables de la l’Intersyndicale des Travailleurs du Togo ne sont pas du tout contents contre les médias d’Etat. Et pour cause. Le lundi 9 octobre dernier, le Premier ministre Me Yawovi Agboyibo s’est entretenu avec une délégation de ce syndicat sur le protocole d’accord du dialogue social signé le 11 mai 2006 dont la mise en application  tarde à être effective. Comme à l’accoutumée, ce sont les médias d’Etat (TVT, Radio Lomé et Togo-Presse) qui ont couvert cette audience. Mais à la sortie, ces organes ont présenté trois reportages différents. Dans le traitement d’information, c’est la TVT qui s’est négativement illustrée en charcutant les éléments essentiels des discussions. Ce qui n’a pas du tout plu aux syndicalistes. Nous, on s’est demandé si la TVT abrite un charcutier à son siège.

            En  tout cas, les responsables de l’ISTT ont signifié à certains de nos «con-frères» de la télévision nationale  qui étaient à la conférence de presse tenue le lendemain à la Bourse de Travail qu’ils n’ont pas apprécié cela. «Nous voudrions vous inviter à une collaboration franche et sincère dans le véhicule de l’information, car l’information aurait été véhiculée autrement qu’on l’aurait voulu que l’impact serait vicié. Hier nous étions à la primature mais nous avions été surpris de constater que les médias d’Etat, les différents organes ont réservé un traitement diversifié à la même audience. Quand vous écoutez Radio Lomé, la TVT ou vous lisez Togo-Presse, on a l’impression que ce n’est pas la même délégation. La TVT a cru bon de nous censurer», a déploré Gnoukouya Assima, porte-parle de l’ISTT. On ne comprend plus «rignin» chez nos « chèvres amis » des médias d’Etat. Ils se comportent encore comme au temps du Timonier national. La situation des travailleurs togolais les concerne aussi et ils auront tout autant à bénéficier sinon plus si elle s’améliore. Il est grand temps qu’ils changent le slogan. «Un leader nouveau, un esprit nouveau» dont on nous rebat les oreilles n’est-il que du bluff?

Combat du siècle: Adébayor Shéyi VsDossèvi Thomas
            Adé ne cessera de nous surprendre. Il s’est encore illustré, pas sur la pelouse du stade du 26 mars mais à l’Hôtel Mercure «Karasawa» de Lomé. On se rappelle qu’en juin dernier, de retour des Eperviers du Mondial, une sordide historiette de repas amicalement «gbôtémisé» avait opposé Shéyi à son frèro Peter qui s’en étaient venus aux mains. Plus qu’aux mains, Peter aurait voulu arranger le portrait à notre «starlet», à l’aide d’une bouteille cassée. Et Adé aurait été sauvé in extremis par l’intervention des «Sapeurs Pom-Pom», pardon Sapeur Pompiers et aurait dormi à l’Hôtel dans un caleçon. Nous, on ne «savaissait» pas que Shéyi avait ainsi été formé.

            Jeudi 05 octobre dernier à l’Hôtel où étaient campés les Zéperviers, Shéyi serait passé à la phase d’application de la formation subie chez son «n’fo arré» (frère). Et la victime, c’était son coéquipier Dossèvi Thomas. Entre-temps, ce dernier ne s’était pas retenu de peindre Shéyi comme il est et de dénoncer ses dérives. C’est justement la blague que Adé n’a pas digérée car Dossèvi l’avait fait sur le site internet de FC Valenciennes. Il l’aurait approché pour avoir des «spliquements». A travers des échanges houleux, la discussion a viré au vinaigre. Les deux coéquipiers allaient en venir aux mains. Apparemment, ils étaient tous deux d’accord pour monter sur le ring car l’un voulait montrer à l’autre qu’il est une  star toute faite, intouchable et l’autre voulait le faire descendre de son piédestal. Selon nos envoyés spéciaux sur les lieux, les deux adversaires s’étaient mis d’accord pour porter les gangs. Vrai ou faux ? C’est ce que faisait Thomas quand Fo Yéma de Kodjoviakopé-Djidjolé faussa les règles du jeu et voulut prendre un raccourci. Comme un Cow-boy bagarreur dans une boutique de campagne, Adé cassa une bouteille pour éventrer Thomas. Il a appris la leçon chez «grand-frère».  Thomas n’a été sauvé que par l’intervention de Daré et les autres sinon… Jugez-en vous-mêmes.

Et ces «pastors»…?
            Depuis le 1er octobre, les «Docteurs, Professeurs, Proviseurs, Censeurs, Recteurs» tradithéraeutiques ont disparu «piam» de nos écrans. C’est  à cause de Fofovi Philippo qui est contre eux. C’est bien fait pour eux parce qu’il y a beaucoup de brebis galeuses dans le lot. Entre nous, s’ils ne sont pas des « professeurs », comment est-ce qu’un seul produit peut guérir jusqu’à 20 maladies? «Aklabi, koko, Akploului…», tout y passe. Des fois, ils utilisent même des langages codés. Il y a un dans notre quartier qui parle d’un de ses produits qu’il appelle «voli-voli» et un autre dont il dit «éwouna abi lé gnônouvi mé» (ça tue la plaie dans la petite fille). Jusqu’à présent, nous, on ne sait pas où se trouve «dans la petite fille». Vous, vous en savez quelque chose? Passons.

            Depuis que ces «amagbédala» (herboristes) se sont éclipsés des écrans, ce sont ces « pastors », «prophètes», «évangélistes» qui s’illustrent. Comme quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Fo Filippo doit aussi régler leur cas parce qu’il y a là aussi beaucoup de « mensongeurs » et de vendeurs d’illusions. Ils disent « gnê n’importe quoi », pourvu qu’ils appâtent des âmes sensibles qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche. «Pastor yaa médouna noua?» (le pasteur, lui, ne mange pas), demandera quelqu’un. Eux aussi ils utilisent des langages codés qu’on ne comprend pas trop. C’est comme l’autre qui disait : «mi bôbô» (baissez-vous), «mixô yayra to nkôgbé» (recevez-la bénédiction par devant), «mixôe to mégbé » (recevez-la par derrière), « migaxôè to akpadéka » (recevez-la de côté). Ah! C’est quelle «yayra» (bénédiction) on reçoit par «nkôgbé» (devant), «akpadéka» (de côté) et surtout «mégbé» (derrière)? C’est flou non? Fo Filoppo doit voir dedans ça aussi.

«Soussô» Amah n’a qu’à la fermer!
            L’UFC était en agitation depuis que «Faure-vi» a dribblé ce parti pour «Premier Ministrer» Agbo du CAR. Les choses se sont envenimées quand le «vrai Gnassingbé», «the original one» a rejoint les Gnassingbé (assa…) « à titre ventriculaire », pardon « à tire personnel ». C’était comme on a tué un bélier (pas Agboyibo hein !) à Afagnan et un cochon à Vogan-Ville. On menace d’exclure «soussô» Amah du parti. Lui aussi menace d’exclure «Yovovia» même du parti parce qu’  «il n’y a pas le nom de Gilchrist sur le récépissé du parti déposé au Ministère de l’Intérieur». Cette histoire a créé tellement de confusion que quelqu’un disait que l’arrivée de Jésus Christ est proche, car lui-même avait dit que lorsque les choses se passeront «gnama gnama», les hommes n’ont qu’à savoir que son retour sur  Terre n’est pas loin. Heureusement que le parti a entre-temps sursis à la procédure d’exclusion. C’est plus responsable comme ça de la part du camp Lawson Patrick, Jean-Pierre Fabre et compagnie. Cette décision a le mérite de calmer la tempête.

            Le Gnassingbé «homozygote», «de race pure» aussi doit attacher sa bouche avec une longue corde. Ce n’est pas la peine d’étaler les secrets du parti dans lequel on a milité toute sa vie au grand public. Surtout qu’il y a les «mauvais esprits» que ça intéresse. Un vieux ne parle pas «wouya wouya» comme ça. Au passage, qu’ils disent à ses frangins Bodj… Antonio et Iss… Séydou qui passent par le biais des communiqués pour pronostiquer «l’implosion de l’UFC» de les fermer eux aussi.

A défaut des tradithérapeutes, des «tradipasteurs»
            Cette mesure de la HAAC d’interdire la publicité des médicaments et le passage des tradithérapeutes sur les médias fait grincer les dents. Certains directeurs d’organes ont déjà commencé à pousser des jérémiades. Pendant longtemps, ils ont tiré le maximum de profits des passages des tradithérapeutes sur leurs antennes. Ceux qui ont par contre le flair, ont déjà trouvé d’autres choses pour compenser le manque à gagner occasionné par cette interdiction. Au lieu des «Professeurs X» ou «Docteurs Y», ils ont ouvert leurs antennes aux «tradipasteurs». Là aussi, on a affaire à des «Révérends-pères», à des «Evêques», «Pasteurs émérites»… Ce sont eux qui musclent désormais à la place des «médecins traditionnels». Ils font régulièrement leur « rabababa rachikaraka choukourou sagara mouchikéréké…» Et là, on nous dit que le «tradipasteur» parle «adé yéyé» (nouvelle langue). Un malade «religioso-mental» nous a demandé de commencer à apprendre cette langue, le seul visa pour rentrer un jour dans la maison de Dieu. Est-ce que c’est vrai? Il y en a qui disent qu’ils font « construction de phrase», pardon explication des rêves et que parfois ils «remplacent les points par les mots suivants». Pour cet exercice, Adjaho a souvent onze sur dix. Il y a aussi des « tradipasteurs » qui invitent les gens à dire seulement «Pastor, Mawu yrawo» (Pasteur, Dieu t’a béni) pour voir leurs maux de bas ventre disparaître ou leur menstruation ratée se normaliser ou encore leur mari infidèle revenir au foyer… On aura tout vu.

CAP-RPT ou CAP-KOZAHLAND?
            Il y a certaines choses que nous, on ne comprend «pas jamais» dans ce rectangle de pays. Les gens créent les choses en désordre quoi! En France, on nous dit qu’il y a CAP-PS. Et comme c’est Français, il faut initier quelque chose de semblable à Togoland. C’est le CAP-RPT (Conseil d’Appui au RPT). On nous dit que ce sont les jeunes qui ont créé cela pour soutenir le RPT qui est en train de dégringoler. «Qui leur a dit que le RPT s’écroule?», rouspètent les vieux qui voient leurs intérêts menacés. Mais depuis, ce CAP-RPT créé à Kara là-bas ne limite ses actions qu’à Kozahland. Ce qui nous amène à nous demander s’il s’agit du CAP-KOZAHLAND. Aujourd’hui, il y a des problèmes qui opposent à Lama le fameux CAP-RPT au PSR de l’«opposant lucide» Me Abi, le ministre des Institutions de la République. En outre, ce membre du CAP-RPT qui était l’invité de l’émission «Plateau de la Semaine» du dimanche du 08 octobre dernier, ne nous a pas convaincus. Il a rendu l’émission insipide.

 

 

 

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