Sport

Accueil

Contacts

Forum

Liens

Annuaire

Sommaire

Dépêches

Revue de  presse

national

International

Société

Economie

Culture

Santé

Libre tribune

Forum

Tourisme

Dossiers

Médias

ONG & ASBL

Portrait

Interviews

Echos de la diaspora

Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Vers des élections législatives frauduleuses au Togo      

   
Abalo Pétchélébia et Kissem Tchangaï walla en service commandé au sein de la CENI

19 octobre 2006

Le processus électoral est définitivement enclenché avec l’élection des 19 membres devant composer la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Selon l’Accord politique global, c’est cette structure qui devrait organiser les prochaines législatives « transparentes et crédibles ». Mais déjà, le retour aux affaires des personnalités ayant à maintes reprises consacré des hold-up électoraux au Togo pose problème. Il s’agit de M. Abalo Pétchélébia et de Mme Kissem Tchangaï-Walla. Le premier, un magistrat dont l’une des valeurs cardinales reste la neutralité est aujourd’hui l’un des cinq représentants du RPT à la CENI. Quant à la seconde, elle représente le fameux REFAMP/Togo, une organisation de la société civile qui est plus «Rptiste» que le RPT.

Le cas Pétchélébia

M. Abalo Pétchélébia s’est distingué en 2001 dans le procès ayant opposé Me Agboyibo à l’ancien Premier ministre Messan Agbéyomé Kodjo suite à l’assassinat de Kégbé Mathieu, un militant du CAR, à Sédomé dans la préfecture de Yoto. Il avait à l’époque condamné le leader du CAR à six mois d’emprisonnement ferme. Et depuis, il est devenu un expert des questions électorales. Après que le RPT eut dénaturé le Code électoral consensuel issu de l’Accord cadre de Lomé (ACL), il a mis sur pied un Comité de sept Magistrats pour organiser les législatives anticipées prévues par l’ACL. Ce Comité des sept était dirigé par le juge Pétchélébia, même si au dernier moment le juge Kpomégbé Kokou a abandonné la barque.

Malgré l’absence d’enjeu - l’opposition a, dans son ensemble, appelé au boycott – des fraudes et irrégularités ont émaillé le scrutin du 27 octobre 2002: votes multiples, bourrage d’urnes, trucage des résultats, menaces et intimidations… C’était la vraie pagaille. Par exemple, dans la deuxième circonscription électorale de Wawa, c’était Trokpo Kodjo du RPT qui l’emportait avec 79,43 % alors qu’officiellement il a été battu par Mme Dorothée Iloudjè Ebina de la JUVENTO qui gagnait avec 53,47 %. La même chose s’est passée dans la deuxième circonscription électorale d’Agou où le vaincu de la JUVENTO a été officiellement déclaré vainqueur au détriment du candidat du RPT. Tout ceci avait concouru à la création de cette triste « opposition parlementaire » qui siège depuis lors à l’Assemblée « mouton ». A Lomé, Harry Olympio du RSDD a été surpris le jour du vote en train de distribuer des cartes d’électeurs aux passants pour aller voter pour lui. Dans la mairie du 2ème Arrondissement derrière AUBA, le jour du vote, des milliers de cartes étaient jetées par terre et les gens s’en étaient servis à loisir. La liste est longue.

Mais au RPT, on n’abandonne pas les mauvaises choses. Les exploits du juge Abalo Pétchélébia en fraudes électorales avaient tellement séduit le « Père de la nation » qu’il l’avait reconduit à la tête de la nouvelle CENI qui organisa le scrutin présidentiel du 1er juin 2003. Ce processus électoral a été émaillé de violences et c’était la préfecture du Zio qui avait payé le lourd tribut.  Comme qui a triché, trichera, il a encore tronqué les résultats en faveur du Général Eyadèma qui avait refusé in fine « d’aller se reposer dans son village natal » après ses deux quinquennats. C’est aussi ce juge qui fit tomber Gbogboyagbo « gboya » en lui attribuant 0,94 % des voix. Il nous souvient qu’à l’époque, l’addition des pourcentages que le sieur Pétchélébia a attribués aux différents candidats lors de la proclamation des résultats provisoires a excédé les 100 %. Il a fallu plusieurs gymnastiques avant que le tir ne soit rectifié.

Le cas Kissem Tchangaï Walla

            Cette enseignante à l’Université était à l’avant-garde du hold-up électoral d’avril 2005. Représentante du REFAMP/Togo, elle était la présidente de la CENI. Le processus électoral a été marqué par des échauffourées tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays : des opérations de révision des listes électorales à la proclamation des résultats en passant par la période de la campagne électorale et le jour du scrutin proprement dit. Cette dame n’était nullement émue par la démission du ministre de l’Intérieur et le génocide qui se profilait à l’horizon. Elle fit organiser le scrutin marqué par des bourrages d’urnes, votes multiples, achat des consciences, vote massif des étrangers, enlèvement d’urnes, violences exercées sur les électeurs, « sécurisation d’urnes »… Dans le village d’Edzi dans la préfecture de l’Avé, les Ghanéens ont voté sous la bénédiction et la protection du chef du village. A Kara, les délégués des partis de l’opposition ont été chassés de plusieurs bureaux de vote. Malgré toutes ces anomalies, le candidat de la Coalition, Bob Akitani a remporté l’élection haut les mains. Mais les résultats obtenus sur le terrain ont été détruits au profit des « résultats d’ordinateurs ». Comme l’a dit un observateur à l’époque, « Bob-Akitani a gagné dans les bureaux de vote et Faure a remporté la mise dans les ordinateurs ». Et c’est justement à la suite de la proclamation de ces résultats que Lomé et certaines villes de l’intérieur ont connu des manifestations sanglantes faisant près de mille morts, des milliers de blessés, de dégâts matériels importants ainsi que le départ à l’exil de plus de 40 000 Togolais.

            Au nom de la réconciliation, du pardon et de l’oubli tant chantés, des gens comme Abalo Pétchélébia, Kissem Tchangaï-Walla ne devraient plus siéger au sein de la CENI chargée d’organiser et de superviser les prochaines législatives. Leur présence va rappeler bien de mauvaises choses aux Togolais. Ces champions en hold-up électoraux qui reviennent aux affaires inquiètent énormément les populations.  

Z. A.

 

 

Nouvelles des partis Politiques et Associations

Toute l'actualité sur etiame.com

Plage à Lomé

Port de Lomé

Le Togo

Copyright©by Etiame.com  webmaster  2005 - Tous droits réservés