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Sommaire

Lomé la capitale
Pourquoi
gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?
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Interview de Patrick Lawson:
«Le sens d’ouverture,
invite à confier la présidence de la CENI à l’Ufc,
c’est-à-dire à l’opposition».
19 octobre 2006
Le 3è vice-président de l’Ufc
parle de la rencontre de l’UFC avec Faure, de
l’entrée du parti au gouvernement et donne le profil
du prochain Président de la CENI
Le
vendredi 13 octobre dernier, une délégation de
votre parti a été reçue par le chef de
l’Etat. Que faut-il retenir concrètement de cette
rencontre?
Comme nous l’avons indiqué dans
notre communiqué du 13 Octobre dernier, c’est à l’invitation
du chef de l’Etat qu’une délégation
de l’Union des Forces de Changement (UFC) a été reçue
en audience dans le cadre du processus de mise en œuvre
de l’Accord Politique Global.
Etant donné que
c’est notre première rencontre depuis la nomination du Premier
Ministre et la formation du nouveau Gouvernement, nous avons saisi l’occasion
pour rappeler les différents manquements relevés au stade actuel
de la mise en œuvre de l’APG.
Il faut
dire aussi que cette rencontre est inspirée par les démarches
du Médiateur du dialogue intertogolais, le Président Blaise Compaoré,
Président du Faso, qui avait invité à Ouagadougou, une
délégation de l’UFC pour discuter, entre autres, de la
participation de l’UFC au Gouvernement, après ce qui est apparu,
pour ainsi dire, comme une exclusion de notre parti.
Vous
avez évoqué un certain nombre de problèmes
dans le communiqué rendu public à l’issue
de cette rencontre. Est-ce que le chef de l’Etat a pris
en compte toutes ces inquiétudes?
Tout porte à le
croire puisqu’il a tenu à nous rassurer quant à ses intentions à l’égard
de l’UFC. Les discussions en cours devraient nous édifier plus
amplement sur la qualité de ces intentions. Nous attendons du Chef de
l’Etat des signaux forts d’apaisement et de réconciliation
nationale, dans un climat de confiance mutuelle.
Est-ce
que l’entrée de l’UFC est envisageable?
Si oui quand est-ce que cela peut intervenir?
Naturellement !
Il y va de la crédibilité du Chef de l’Etat et de celle
du gouvernement d’union nationale, il y va également de la crédibilité de
la mise en œuvre de l’APG. L’entrée de l’UFC
au Gouvernement dépend du Chef de l’Etat et de lui seul.
Ne
pensez-vous pas que la participation au gouvernement devient
obligatoire puisque c’est là où le problème
du mode scrutin va être abordé?
Si l’APG
a renvoyé au gouvernement beaucoup de points importants comme celui
que vous citez, à savoir le mode de scrutin, c’est parce que l’APG
a prévu que ces points seront réglés de manière
consensuelle dans le cadre d’un vrai gouvernement d’union nationale
auquel devraient participer toutes les parties prenantes à l’APG.
Or le gouvernement actuel ne correspond pas à l’esprit de l’accord.
Sa formation n’a fait l’objet d’aucune consultation formelle
et les portefeuilles importants ne sont pas répartis de façon équitable,
la totalité étant détenus par le seul RPT et affidés.
Monsieur
le Vice- Président,
quel doit être le profil du prochain président
de la CENI?
Il nous
importe de souligner qu’il appartient à la CENI d’élire
son Président en son sein. Dans ces conditions, une majorité mécanique
acquise au RPT lui confère automatiquement la présidence de cette
institution. Toutefois le sens d’ouverture, de responsabilité et
de consensus auquel appelle l’APG, invite à confier la présidence
de la CENI à l’UFC, c’est-à-dire à l’opposition.
Ce serait un signe manifeste d’une volonté de crédibiliser
les prochaines élections législatives.
Si on veut
s’engager dans un processus de réconciliation nationale, ceux
qui ont été à la base de la proclamation de résultats
frauduleux ayant entraîné les violences et les tueries que nous
avons connues, sont disqualifiés pour présider la CENI. C’est
d’ailleurs extrêmement grave que ces personnalités appartiennent
encore à cette institution et en deviennent le président. Ce
qui achèverait de discréditer la CENI, qui est une pièce
maîtresse dans la mise en œuvre de l’APG et par conséquent,
du processus de réconciliation nationale.
Il convient
de rechercher le président de la CENI parmi ceux qui luttent en permanence
pour des élections honnêtes et équitables pour notre pays.
Un
président issu de l’UFC sera-t-il le bienvenu?
C’est évident.
Ce serait même salutaire d’autant plus que nous n’envoyons
dans les structures que des hommes et des femmes de valeur.
Votre
mot de fin.
Nous confirmons
notre volonté de demeurer dans le processus engagé le 20 Août
2006 par la signature de l’APG. L’UFC en appelle à l’esprit
de responsabilité des membres de la CENI. Chaque membre de la CENI doit être
conscient de l’importance de son rôle et doit veiller à ce
que personne n’engage à nouveau notre pays dans une spirale de
violence telle qu’on l’a connue l’année dernière.
Quant à notre
entrée au gouvernement, il reste à l’ordre du jour mais
nous n’irons que si nous avons la conviction de servir les intérêts
du peuple togolais, dans l’esprit de l’APG. En tout état
de cause, nous ne saurions y aller pour servir de faire valoir à qui
que ce soit.
Réalisé par Zeus AZIADOUVO
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