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Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Liberté Hebdo N° 130 du 17 octobre 2006

Journée des Nations Unies

Sous le signe de la promotion de la Paix et du Développement

            Dans le cadre de la Journée Internationale de Lutte contre la Pauvreté commémorée hier, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a organisé un atelier d’information sur le thème «Mobilisation pour la réduction de la pauvreté au Togo : le Plan d’Action national OMD». Cette journée qui coïncide avec le lancement de la Semaine des Nations Unies, offre l’opportunité à cette institution de présenter les actions qu’elle mène, en concertation avec ses partenaires, afin de soulager la pauvreté des centaines de millions de personnes qui vivent avec moins d’un dollar par jour. Cette Semaine des Nations Unies sera marquée par une série de manifestations notamment, des émissions radios sur « le rôle des femmes dans la culture de la paix », une mini retraite du personnel du Système des Nations Unies sur la Réforme et le rôle de l’ONU dans le maintien de la paix et la gestion des conflits, une réunion d’élaboration d’un protocole de coopération avec les médias, une caravane intitulée « Adoptons la Paix pour la réussite des OMD », à travers les rues de la capitale….

            Le Coordinateur Résident du SNU (Système des Nations Unies) au Togo, Mme Aïchatou Diawara-Flambert a rappelé que lors du Sommet Mondial tenu à New York en septembre 2005, les dirigeants du monde se sont engagés à prendre des mesures décisives pour s’attaquer à une multitude de défis auxquels le monde fait face. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont principalement promis de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement d’ici 2015, d’octroyer une enveloppe supplémentaire de 50 milliards de dollar américain par an pour lutter contre la pauvreté, de préparer et de mettre en œuvre les stratégies nationales pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. « Le Togo, à l’instar de tous les pays d’Afrique, a pris l’engagement de se doter de ce cadre stratégique d’ici décembre 2006. Le Système des Nations Unies demeure aux côtés du Gouvernement pour soutenir ses actions en vue de la réalisation des OMD», a dit le Coordinateur.

            Elle s’est félicitée des avancées réalisées cette année dans le processus démocratique avec la signature de l’Accord Politique Global le 20 août dernier. « Ce nouvel élan, que le Système des Nations est prêt à accompagner et dont nous souhaitons tous un heureux aboutissement, constitue, sans nul doute, un cadre favorable à la finalisation du processus d’élaboration de la stratégie nationale de développement et à sa mise en œuvre  », a-t-elle souligné. Médard A.

Journée «Alimenterre» 2e édition

Les produits traditionnels étaient à l’honneur

            Cette année encore, l’Organisation d’Appui au Développement Local (OADEL) a réédité l’évènement en organisant la deuxième édition de la campagne «Alimenterre» en collaboration avec d’autres ONG de la place pour sensibiliser la population sur les problèmes de la faim, de la sous-alimentation et leur impact sur la société. En effet, la Journée «Alimenterre» de cette année s’est déroulée le samedi 14 octobre dernier au Centre Communautaire de Bè avec des activités diverses qui se sont étendues sur toute cette journée. C’était une occasion pour le public de découvrir et de déguster avec les associations de quartier (Bè, Kélégougan, Baguida) et des regroupements de producteurs des repas traditionnels et des produits locaux transformés.

            Au cours de cette même journée, le public a eu à suivre quatre films à savoir : l’Afrique en danger ou la débâcle dans les rizières, le cauchemar de Darwin, l’île au fleur et la Françafrique.

            En outre, deux conférences-débats l’ont meublée. La première qui avait pour thème «Les OGM sont-ils déjà dans nos assiettes » a particulièrement retenu l’attention du public qui a voulu en savoir plus sur les OGM et leur incidence sur l’organisme humain. La seconde conférence quant à elle avait pour thème : « Le pouvoir des consommateurs et du citoyen face aux multinationales». Les différents intervenants étaient SENAM Alouka, membre de l’Association JVE (Jeunes Volontaires pour l’Environnement), le Père Maurice Oudet, président du service d’Edition en Langue du Burkina-Faso, auteur de différents ouvrages sur les politiques agricoles africaines et le commerce mondial et M. Tata, coordinateur de l’ONG OADEL. TORA Tana (Stagiaire)

Ça va se savoir

«Rubi» (3)

            Nicole courut vers la sortie accompagnée de  regards railleurs du public. Elle ne décrocha son portable qu’à sa sortie de l’hôtel. Au bout du fil, Thomas, son époux. «Tu es à la maison? Tu m’as dit que tu reviens demain non? Attends, j’arrive», bredouillait-t-elle. Elle héla rapidement un Zed et disparut. «Mais pourquoi Thomas est-il rentré plus tôt que prévu? Il y a quelque chose qui cloche». Ces idées défilaient dans sa tête.

            Arrivée finalement à la maison, elle ne laissa aucun répit à son blanc. Elle voulait tout tirer au clair. «Tu étais avec quelle femme cet après-midi», s’enquit-elle. Le ton était tellement menaçant que Thomas ne sut à quel saint se vouer. Et comme tout homme en pareille circonstance, il se chercha : «Je devrais euh…aller en mission mais euh… tout a été euh…annulé au dernier moment. Euh… euh… c’est pourquoi je suis rentré…». «Dis-moi la vérité, coupa net Nicole, regarde comment tu es ! Thomas, ton regard te trahit ». « Toi, tu étais où pour rentrer à cette heure tardive? Tu es partie revoir Justin non?», contre-attaqua-t-il. Cela s’appelle brouiller les pistes. «D’où sors-tu cette histoire? C’est Jackie qui t’en a parlé ? Donc tu étais avec elle ? », s’emporta-t-elle. La violence avec laquelle elle parla dut réveiller le petit garçon qui se mit à pleurnicher. Le sauveur était ce bébé. Ses pleurs ont fait baisser la tension de plusieurs crans.

            Quelques jours plus tard, Nicole découvrit le pot aux roses. Elle sut désormais que c’était Jackie (Rubi) qui tentait de lui arracher ce qu’elle avait de plus cher au monde. Rubi n’emmenait plus le mari de son amie à l’hôtel. Toutes les séances de jambes en l’air se déroulaient chez elle.

            Un jour, Thomas simula de nouveau une mission. Il fit sa valise et quitta la maison vers 16 heures. Il ne se doutait de rien. Il était allé premièrement au siège de la société au sein de laquelle il travaille. Il y était resté jusqu’à la tombée de la nuit. Puisque tous les chats sont gris la nuit, il décida d’aller rejoindre Rubi qui sembla l’ensorceler par sa beauté. Comme d’habitude, l’accueil fut chaleureux et sans transition, les deux enclenchèrent le processus du plaisir. Thomas accrocha ses lèvres à l’un des mamelons et de la main droite triturait l’autre. Rubi aussi le lui rendait bien. Quand il écarta le string rouge et plongea son doigt dans la « fille », elle gémit à rompre ses cordes vocales. C’était comme s’il était dans une fosse de mines. Les manèges du blanc non circoncis étaient savants. A son tour, Rubi épluchait « l’homme » de Thomas et fit ressortir de la chair dormante tout son bâton jouisseur. Que c’était vilain ! Mais Rubi n’en avait cure. On croyait au moins qu’elle allait lui faire porter une chaussette. Non ! Elle voulait tellement ce macaque occidental qu’elle était prête à faire n’importe quoi. Vra…elle fit remplacer le doigt par le tube jouisseur. Ce qui lui enleva des râles de plaisir. Thomas n’était pas mauvais dans ses coups de hanche. Il la fouilla, la bêcha et ne laissa nulle place où le « gagaragassou »…Les gesticulations expertes de Rubi leur firent mourir de plaisir. Impec, le voyage à Éden. Un premier round plein de ravissement. Après la pause, les deux amants décidèrent de faire un tour à Sodome et Gomorrhe. A suivre… Tonton Z

Sans détour

Pourquoi en est-on arrivé là?

«C’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau» (Gavroche, dans Les Misérables de Victor Hugo)
Les autorités togolaises viennent d’interdire le passage des tradithérapeutes sur les antennes. Soit. Une interdiction de plus ou de moins, ce n’est pas ce qui peut gêner le Togolais habitué à se voir dicter comment il doit vivre, sans avoir à rechigner.

Bien sûr, on ne saurait nier le danger que représente la publicité des ethnomédecins qui passait à longueur de journée sur la plupart de nos médias. Il est vrai que l’Etat avait un réel devoir de non indifférence.
Mais, une bonne lecture du problème semble encore une fois avoir fait défaut à ceux-là qui prétendent nous gouverner et que nous, nous qualifions sans exagération «d’entrepreneurs politiques».

La décision est tellement brutale et montre qu’il n’y a que certains compartiments du problème qui ont été pris en compte. S’il faut tracer la responsabilité et savoir pourquoi notre médecine traditionnelle est devenue un danger pour les citoyens, il s’impose à nous d’imputer la faute avant tout à ceux qui ont conduit le système de santé dans le gouffre et persistent à surfer au creux de la vague.

Les Togolais sont confrontés à d’énormes problèmes de santé à cause d’abord en amont de la démission de l’Etat qui a laissé depuis longtemps les populations à leur sort. L’insalubrité en général, le contrôle de la qualité des aliments et des médicaments… rien de tout cela n’est, depuis très longtemps, plus assuré par l’Etat. Viennent s’ajouter le délabrement ou l’inexistence des centres médicaux et la misère ambiante dans laquelle nous vivons. En faut-il vraiment plus pour que les hommes et les femmes de ce pays se rabattent sur des faux guérisseurs quand ils sont malades?

En l’absence désormais de toutes structures efficaces où ils peuvent s’exprimer, les ethnomédecins se trouvent tous pratiquement muselés. Et les vrais thérapeutes, et les faux thérapeutes.  Pourtant, il est incontestable que certains parmi eux sont de véritables hommes de science, détenteurs de connaissances séculaires. Quel Togolais peut honnêtement dire qu’il n’a jamais eu recours avec efficacité à des plantes pour guérir une crise de paludisme? Quel Togolais peut prétendre qu’il n’a jamais été témoin de la guérison de quelqu’un qui a souffert d’une de ces maladies devant lesquelles nos médecins se sont avoués vaincus ? Epilepsie, psychoses (folie), infertilités… Nous disons que la situation sanitaire chaotique actuelle vient surtout de la démission de nos gouvernements-RPT successifs qui ont toujours voulu porter le monde tout seul sur leur épaule. Si le RPT savait tout l’apport que les Togolais qui sont en dehors de ses rangs pouvaient faire en matière de compétences et d’idées nouvelles, il se comporterait autrement. 

Le devoir de nos autorités devrait aller au-delà de leur volonté de s’imposer à leurs administrés. Ouvrir très tôt le débat et dégager les meilleures alternatives devrait être leur mot d’ordre. A qui aujourd’hui la faute si un ministre de la Santé vient de passer plusieurs années à distribuer des médicaments à travers le Togo au lieu de faire son vrai travail qui consiste à mettre en communication les esprits et créer ainsi une synergie pour permettre aux fonctionnaires de son secteur de prendre les initiatives adéquates ? Le temps, l’énergie et l’argent gaspillés pour faire du tourisme médical auraient pu servir à assainir et développer entretemps le milieu des ethnomédecins. Et aujourd’hui, on n’aurait pas été obligé de prendre la mesure brutale, mal dosée et non maîtrisée d’interdire tout simplement les tradithérapeutes d’antenne. Ce n’est en tout cas pas cette décision qui va faire baisser le nombre des malades qui vont mourir à cause de soins inadéquats.  R. Kédjagni

La Société NINA fait la misère des Togolais

Non respect des droits des employés, licenciements abusifs

Depuis un certain temps, la société NINA spécialisée dans la confection des mèches connaît une agitation perpétuelle. Il s’y passe beaucoup de choses incroyables : violation des droits des employés, licenciements abusifs, exploitations de l’homme par l’homme, mensonges…

Tout a en effet commencé le 29 décembre 2005 où les ouvriers après 13 heures de travail par jour pendant près d’un an s’attendaient à un traitement conséquent. Mais malheureusement, le nouveau Directeur Général ne s’y est pas prêté. Cette situation a conduit à un arrêt momentané du travail le lendemain. Et c’est suite à cela que le problème a été résolu. De plus, pour exiger de meilleures conditions de travail et de vie, les ouvriers ont lancé un mot d’ordre de grève le 07 février 2006 qui a abouti à la satisfaction de certaines de leurs  doléances dont le paiement des indemnités de dédommagement pour les temporaires et d’ancienneté pour les contractuels, l’augmentation du frais de cantine, le paiement du transport 2 500 F pour les contractuels et 1 000 F pour les temporaires, la distribution de deux boîtes de lait par mois. Mais les problèmes de l’embauche et de la réduction des heures de travail n’ont pas été réglés.

Fin août dernier, un accord fut trouvé entre les délégués, la Direction et la SAZOF pour une alternance des heures de travail : 11 heures par jour pendant une semaine et 13 heures par jour la semaine suivante. Cette nouvelle procédure ne fut respectée que durant deux semaines. A l’insu des délégués et de la SAZOF, la Direction ordonne le prolongement des 13 heures de travail par jour chaque semaine et empêche les délégués de rencontrer le Directeur Général et la SAZOF pour des explications. Poussés à bout par les ouvriers, les délégués sont obligés de sonner la sortie à 19 heures le 25 septembre dernier, entraînant ainsi la colère du Directeur Général qui ferme l’usine le lendemain et autorise l’accès uniquement aux chefs de sections et de postes. La situation s’est aggravée le 27 septembre avec le refus cette fois-ci des ouvriers de reprendre le travail et qui demandent la suspension pure et simple des 13 heures de travail par jour, la démission du chef personnel et de deux chefs de section. Au lieu de résoudre les problèmes, la Direction tente plutôt de licencier des délégués dont leur président se voit suspendre son contrat. Pour protester contre cet état de chose, les ouvriers ont déclenché le 02 octobre 2006 une nouvelle grève. Ce mouvement fut fatal à une dizaine d’ouvriers purement licenciés sans avertissement et sans dédommagement le 03 octobre 2006. Ils sont accusés d’empêchement de travail et d’agression physique sur certains ouvriers qui voulaient trahir leurs collègues.

C’est le lieu ici d’inviter les nouveaux dirigeants à prendre à bras le corps les problèmes de la jeunesse togolaise désespérée qui se réfugie dans la Zone Franche, s’exposant ainsi à un esclavage moderne. Le hic, c’est que ces colons qui atterrissent au Togo sont soutenus dans leur basse besogne par certains compatriotes qui échangent la santé de leurs frères contre de l’argent. Evans Yemey

Meurtre à Bè-Kpota (NETADI):

A cause de sa moto…

            Rien, absolument rien ne pouvait présager la mort du jeune Christian dans la nuit de ce samedi 14 octobre 2006. Le jour s’est levé comme d’habitude avec le même soleil, le même train-train quotidien, les oiseaux qui  zébraient le ciel… Mais il ne verra plus rien de tout ça. Sa faute, pour s’être acheté une moto.

            Christian ne demandait qu’à bosser pour se faire sa vie. Il travaillait à la CEET et logeait à Agbalépédo. Il était, de l’aveu de sa maisonnière, tout ce qu’il y avait de plus « propre, gentil, docile, serviable… » Ce samedi, ses courses l’ont conduit dans les parages Bè-Kpota – Ahadji-Kpota-Anfamé, plus précisément vers l’entreprise NETADI aux environs de 20 heures. C’était à l’endroit où il ne fallait pas s’aventurer, à pareille heure, surtout sur une moto mate 50…

            C’est là que son corps, gisant ensanglanté dans des touffes d’herbes a été découvert par un fidèle d’Allah qui, ce petit matin de dimanche à 4 heures, allait accomplir à la mosquée sa toute première prière de la journée. L’infortuné aurait certainement appelé à l’aide, après être tombé sur une bande de gangsters, mortellement roué de coups et abandonné sur les lieux, la moto (surtout !) emportée. Aucune oreille ne lui a été réceptive malheureusement, parce que aucune âme salvatrice ne passait par là, certainement à cause de l’hostilité des lieux. C’était donc la moto seule que convoitaient les criminels, puisqu’on retrouvera sur le corps du jeune Christian son téléphone portable et sa carte d’identité grâce à laquelle on a pu joindre ses parents pour leur annoncer l’infortune.

Voilà un autre cas de meurtre gratuit qui vient s’ajouter aux nombreux autres qui se produisent ça et là, à Lomé, surtout dans ces quartiers périphériques. Combien de crimes semblables faut-il pour interpeller les autorités en charge de la sécurité du pays? TINO Kossi

Libertinage

Edem Kodjo,  les ordinateurs et les dossiers de «sa» Primature

            On a l’impression qu’à la CPPutain, les gens ont un goût démesuré du pouvoir. Hier, c’était le patron de ce petit parti migratoire qui avait fait les pieds et les mains pour se maintenir à la Primature. Il soutenait qu’il avait ouvert des chantiers et qu’il lui fallait 38 ans pour les achever. Hier encore, c’était cette militante du parti qui avait piloté le portefeuille de la Population, des Affaires sociales et de la Promotion de la Femme dans le précédent gouvernement et qui avait eu à diriger de façon maladroite et chaotique le phénomène de « le cri scolaire », qui refusait de vider les lieux et qui s’en était violemment prise à sa remplaçante. A cette allure, si un jour ce parti venait à prendre le pouvoir, il le confisquerait jusqu’à la venue de Jésus-Christ.

            L’acte que le Roi 1er de Noépéville et ses ouailles ont posé en vidant la Primature de tous les matériels et documents administratifs est malsain à plus d’un titre. Gbogboyagbo, le seul Togolais qui maîtrise les rouages de l’administration, a,par cette attitude, mis à terre le principe de la continuité de l’Etat. Il voudrait par là compliquer la « siation » à son ami Agbo. Et déjà, les nouveaux locataires ne se retrouvent pas dans les dossiers. Ceux qui avaient des dossiers à la Primature et qui s’y présentent ces derniers temps pour constater leur évolution, se cherchent. Quand un fou « politico-mental » a appris ça, il a dit qu’ils ont emporté les dossiers et les ordinateurs pour les utiliser lors du prochain retour aux affaires du Roi Kodjo puisque la CPPutain ferait au moins 0,94 % aux législatives de 2007. Vrai ou faux ? Ce qui est sûr, c’est que les lèche-bottes du « haut fonctionnaire » ne démentent pas cette information et se contentent seulement de dire que lorsque le Bélier de Kouvé allait prendre fonction, il n’avait pas nommé ses conseillers et que par conséquent les fidèles de Kodjo ne pouvaient pas laisser les documents officiels. Cet argument n’est-il pas tiré par les cheveux ? Pourquoi le sieur Lantam, Conseiller juridique de Kodjo, lui, a-t-il laissé son ordinateur et fait la passation de service avant de partir ? En tout cas, ce dernier n’est pas de la CPPutain et a agi proprement.

Encore des « hold-upeurs » dans la CENI!
            Le vendredi 13 octobre 2006, les «dépités» à l’Assemblée «gnassionale» ont encore levé la main pour faire «Pour» ou «Contre» pour élire les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Parmi ces 19 organisateurs d’élections, il y a certains qui sont très connus des Togolais pour avoir consacré des hold-up électoraux dans notre pays. Le premier, c’est le juge Abalo Pétchélébia qui avait jugé le Bélier noir et qui l’avait envoyé au gnouf pour six mois. Après cet exploit judiciaire, c’était encore lui qui avait eu à diriger le Comité des sept Magistrats coopté en remplacement de la CENI patronnée à l’époque par le sieur Ahoomey-Zunu, le chantre du mot « manichéen », actuel ministre de l’Administration territoriale. C’était ce Comité devenu plus tard « Comité des six magistrats », puisque l’un des magistrats avait jeté l’éponge au dernier moment, qui avait organisé les fameuses législatives anticipées. Bien qu’il n’y eût pas d’enjeu, les résultats ont été merveilleusement tronqués pour permettre au RPT d’avoir son «opposition». C’est là la genèse de ce qu’on appelle aujourd’hui «opposition parlementaire». Le juge Abalo Pétchélébia était également le grand artisan de la mascarade électorale de juin 2003 et c’était lui qui avait donné le score éloquent de 0,94 % à « l’énarque émoulu ». Il nous souvient qu’il nous a été dit que Pétchélébia est un magistrat, par conséquent quelqu’un qui est au-dessus de la mêlée. Mais aujourd’hui, il siège à la CENI en tant que membre du RPT.

            L’autre «hold-upeuse» est Mme Kissem Tchangaï-Walla qui avait organisé la présidentielle « frauduleusement » transparente du 24 avril 2005. Elle était la présidente de la CENI quand les urnes ont été « sécurisées » et les résultats d’ordinateur qu’elle avait proclamés avaient été à l’origine des actes de violences que notre pays avait enregistrés. Il y avait eu près d’un millier de morts, plusieurs blessés et le départ à l’exil de plus de 40 000 Togolais. Au nom de la fameuse réconciliation, on ne devrait plus faire appel à ces personnages pour siéger au sein de la CENI. Quand les gens les verront, ils se remémoreront ces instants tristes et douloureux. Ce n’est pas rassurant.

Qu’est devenue la CFN de Joe Koko?
            Ce n’est pas seulement en Côte d’Ivoire qu’il y a les Forces Nouvelles. Il y en a aussi «à Togo ici». On dirait même que les Forces Nouvelles togolaises sont antérieures à celles de l’ex-rebelle Guillaume Soro. Mais ici, elles n’ont pas été créées à l’issue d’une occupation du Nord-Togo mais à l’issue d’une transhumance politique. Emporté par les délices du pouvoir et les « fofo ngba dzoo loo ! » (chéri, ne part pas hein !), Joe Koko (Joseph Kokou Koffigoh) voudrait profiter de son poste de Premier ministre pour sonder d’autres terrains. La Constitution qui fixait à 46 ans, l’âge minimum pour se présenter aux élections présidentielles le visait personnellement. Et c’est la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Joe Koko qui déclarait au début de la grève générale illimitée que « Lomé II ntôa nyémegua léyiyi gué o » (Je n’irai plus à Lomé II), était devenu plus tard un abonné de la savane de Lomé II. Dans la foulée, il créa la Coordination des Forces Nouvelles (CFN) dans la perspective des élections. C’était au nom de cette formation politique qu’il avait été « gentiment » élu député en 1994 - c’était une élection négociée puisqu’il était en ballottage avec un candidat RPT. Même si cette formation politique avait soutenu le candidat de Dahuku Péré à l’élection présidentielle de juin 2003, il faut avouer qu’elle tend à disparaître sur la scène politique. Joe Koko lui-même semble prendre un écart vis-à-vis de la vie politique. De plus, certains membres de ce parti sont devenus des porteurs de sceaux et de valises du RPT. Parmi ceux-ci, il y a Tabiou Taffa, l’une des sommités du parti, qui est aujourd’hui l’un des représentants du Gouvernement à la CENI. En tout cas, si vous voyez Joe Koko, dites-lui que nous aimerions avoir des nouvelles de sa CFN.

Revue de presse à sens unique

            Le dimanche 08 octobre dernier, les Eperviers du Togo ont été cloués au sol par les Aigles du Mali. Le rêve a duré 90 minutes avant que les Maliens ne les poignardent dans le dos. Pour rendre compte de l’ambiance qui a régné avant et après la rencontre, la TVT dans son émission «Sports Détente» du samedi 14 octobre 2006 a présenté ce que les journaux maliens ont écrit sur cette rencontre. Ce qui est une bonne chose en soi. Mais ç’aurait été intéressant que Messan Attolou et Younglove Amavi fassent un tour d’horizon sur comment la presse togolaise a abordé cette rencontre capitale pour la qualification des Eperviers. Les observations que toutes les publications ont faites, auraient permis de rectifier le tir pour la prochaine fois. Comme Attolou est un adepte du statu quo, il ne fait rien qui puisse contrarier «son» Lieutenant-Colonel. A en croire certaines indiscrétions, c’est la même personne qui a mis un trait sur les journalistes jugés critiques à l’endroit de Rockvi et qui n’a confectionné des badges qu’aux « jongleurs journalistes sportifs pro Rock » pour rencontrer la mission conjointe FIFA-CAF.

Le combat ne vient que de commencer
            Le big boss de la HAAC était l’invité de Dela Agbo dans «La Colline de la semaine», pardon «Le Plateau de la Semaine» sur la Télé chérie dimanche dernier. L’émission devrait être très « téressante » mais … Tous les Gnassingbélandais ont applaudi des mains et des pieds la chasse aux «herbivores», pardon herboristes qu’il a décrétée. Pour ça, il a  la moyenne. Mais concernant la presse privée et ses besoins, sa copie ne mérite même pas d’être corrigée. « Le journaliste n’est pas un juge, un policier ». Après près de 15 années de vie de la presse privée, « le journalisme de combat » doit être banni. Ne dit-on pas souvent qu’à chaque village correspond la manière dont ses coqs chantent ? Le rôle du journaliste est certes d’informer. Mais le Togo est un « gaz rare » et des choses « gnama gnama » se passent. Quelle info on va donner ? Dire comme la TVT, Radio Lomé, Togo-Presse et Cie que « Le Chef de l’Etat a accordé une audience à des hommes d’affaires chinois » ou « a accueilli son homologue vietnamien ; ils ont eu un tête à tête » sans jamais savoir ce qu’ils ont dit ? Ou bien dire que « Le Président de la République à reçu une délégation du syndicat des anciennes maîtresses des ministres» ou «une délégation des populations riveraines de la plage de Dapaong»? Est-ce que le combat pour la démocratie a déjà abouti pour qu’on ne fasse plus le « journalisme de combat » ? D’ailleurs si le combat est fini, pourquoi alors un « con-de-frère » qui se prénomme « Combat du peuple » n’a-t-il pas changé de nom pour choisir par exemple « Informateur du Peuple » ? Fo Fillipo n’a pas manqué de trouver de mots doux pour féliciter les «con-frères» des médias d’Etats qui travailleraient dans des « conditions difficiles ». Contrairement à ceux des organes privés ? Et puis les pauvres 50 millignons d’aide de l’Etat à la presse-là, ça ne doit pas retourner à l’Etat hein!

Rockvi et ses potes à l’œuvre
            Le Père de l’intéressé disait souvent que le linge sale se lave  en famille. Nous, on avait voulu laver celui de Rockvi mais il a refusé et l’a amené au Pressing FIFA/CAF. Une mission de ces 2 structures était à Lomé du 12 au 15 octobre dernier. Nous, on pensait que, connaissant le « tago » (l’entêtement) de l’homme, il allait refuser de rencontrer cette mission. Mais contre toute attente, Rockvi a été un peu plus gentil que d’habitude. Semble-t-il qu’un véhicule spécial attendait les deux missionnaires sur le tarmac de l’aéroport ce jeudi dernier à 18h30 et qu’ils n’ont pas mis pied sur le sol togolais avant d’être embarqués. La gentillesse là a été tellement suspecte qu’on n’a pas tardé à découvrir le secret. Rockvi ne voulait pas que la mission s’entretienne avec les journalistes qui attendaient «nombreusement» dans le hall. Ils ont été ainsi dribblés. Décidés à faire que les deux missionnaires n’aient pas l’avis des « vrais » journalistes, ses hommes de main ont pris le relais au cours de la rencontre avec la presse organisée dimanche dernier quelques heures avant le départ de la mission. Là aussi, on n’a pas lésiné sur les moyens. Fo Men a pris soin d’octroyer des accréditations aux « con-frères » qui « caressent » Rock sur des « irrégulomadaires », des journaux qui paraissent deux fois l’an et qui font rarement du sport. Mais les vrais organes qui paraissent régulièrement et font du sport ont été amicalement oubliés. Il a fallu qu’ils « musclent » pour avoir leurs accréditations. Et dans la salle, un « journaleux » avait voulu prendre la parole en leur nom pour les empêcher de dire des vérités aux deux missionnaires.

Fo Nico, tu es «insérieux»!
            Si c’est vrai ce qui se dit, là Fo Nico doit savoir que par ces attitudes, beaucoup de Gnassingbélandais vont lui retirer leur confiance. Une histoire de loyer l’opposant à son locataire avait fait des vagues dans la presse. On disait que l’«opposant-pétard » devait plusieurs mois d’arriérés de loyers  mais se rechignait à les payer. Fo Nico avait pesté que son parti n’ait pas été appelé au Gouvernement d’Union Nationale et à la CENI et qualifiait ce geste d’injustice. Sous le titre « L’Injustice, Nicolas et la Pauvre Dame », un confrère était revenu sur l’affaire. « Nicolas a finalement déguerpi des lieux sans verser ce qu’il doit à la pauvre dame… A d’autres, il raconte que la dame lui aurait fait grâce des frais du loyer », écrit le confrère. Jusque-là, ce n’est pas encore grave. « Dans une lettre datée du 29 mai 2004, il promettait à la dame de rebaptiser une rue en son nom le jour où il sera Président de la République », lit-on encore. Là, on a trouvé que Fo Nico est « insérieux ». Ça, c’est un poisson d’avril. Ce sont des propos mielleux. C’est comme les histoires qu’on raconte quand on cherche à draguer une fille teint clair. Est-ce que la dame a cru?

            Entre nous, Fo Nico pense-t-il vraiment devenir un jour dans ce pays Président de la République ? Nous on n’y croit pas car après Le Père, Le Fils est venu. Donc logiquement après Le Fils viendra « Le Saint Esprit ». Et lui, il viendra quand?

Le Mouvement Martin Luther King dénonce le cumul de fonctions au Togo

Le mouvement Martin Luther King, une organisation chrétienne de Promotion, de Défense et de Protection des Droits de l’Homme, a rendu public samedi dernier son rapport. Dans ce document, l’organisation fustige le cumul de fonctions dans l’administration togolaise et demande au gouvernement de démasquer les fonctionnaires fictifs, et de trouver une solution à la situation de non droit qui prévaut au sein des sociétés de la Zone Franche.

RAPPORT DU MOUVEMENT MARTIN LUTHER KING

Le Togo nouveau que nous souhaitons de tous nos vœux interpelle chacun à plus de patriotisme, de civisme et de citoyenneté qui puissent converger nos actions et nos paroles vers l’intérêt national. Mais malheureusement, nous assistons avec indignation, à tous les niveaux de la vie de la nation à des attitudes funestes, égoïstes et cyniques de certains individus qui agissent comme étant au-dessus de la loi. Aussi, de graves irrégularités et défaillances qui ne sont pas de nature à favoriser la dynamique du redressement du tissu socio politico-économique et du processus de la réconciliation, sont-elles relevées dans notre administration.

Eu égard à ce qui précède, le Mouvement Martin Luther KING dénonce cette machination et condamne le cumul de fonctions dans l’administration Togolaise.
Le Mouvement Martin Luther KING interpelle le gouvernement à procéder à un contrôle administratif effectif dans de meilleur délai en vue de démasquer les fonctionnaires fictifs, ceux à double fonctions et à double salaires.

            Par ailleurs, le Mouvement Martin Luther KING constate avec amertume la gestion autoritaire et despotique de la Société d’Administration de la Zone Franche (SAZOF).

Par conséquent, le Mouvement fustige la mauvaise volonté, la mesquinerie et la duplicité de ses responsables dans la résolution des litiges qui ont souvent opposé nos compatriotes travailleurs dans les sociétés de la Zone Franche à leurs employeurs.

Le Mouvement s’insurge contre les fréquents licenciements et congés abusifs et arbitraires des travailleurs grévistes en général et ceux de NINA, d’AMINA et de SIVOP en particulier et demande sans condition leur immédiate intégration dans lesdites sociétés.

Le Mouvement condamne la suspension du contrat avec Paul BALAROU de SIVOP, des délégués KOELIWA et ABOUBAKAR, respectivement de SIVOP et de NINA et exige leur reprise dc travail avec payement de leurs droits y afférents.

            Le Mouvement demande instamment à la SAZOF de lever l’interdiction qui empêchait les travailleurs à s’organiser en syndicat en vue de défendre leurs intérêts.

Le Mouvement recommande au gouvernement de prendre en compte l’exploitation humaine dont sont victimes nos compatriotes dans la zone franche et à en faire de ce dossier une de ses priorités.

Le Mouvement Martin Luther KING dans sa lutte contre le cumul de fonction, demande enfin la démission du Ministre Kpatcha GNASSINGBE de la SAZOF.

Le Président
Pasteur KOMI E. KOSSI

Sensibilisation sur la gestion des déchets plastiques
La FAPOMA dote à la mairie de Lomé de panneaux géants et d’autocollants

            La Fédération des Associations de Précollecte des Ordures Ménagères et d’Assainissement (FAPOMA) a, par le truchement de son partenaire Enterprise Works basé au Ghana, offert deux panneaux géants et une multitude d’autocollants à la Mairie de Lomé afin de sensibiliser les populations de la ville sur les dangers de l’utilisation abusive des déchets plastiques. La cérémonie officielle de remise des matériels s’est déroulée le 13 octobre dernier au siège de la municipalité.

            Le président de la délégation spéciale de la ville de Lomé M. Awuissi qui a réceptionné le don s’est félicité de l’initiative fort louable de la FAPOMA et a convié les populations à prendre à cœur les problèmes des déchets plastiques dans la ville de Lomé.

            « La ville de Lomé ploie sous le joug de l’insalubrité et pour pouvoir combattre ce fléau, il urge que les populations soient sensibilisées. Ce geste vient à point nommé », a indiqué M. Awuissi.

            Il a fait remarquer que la gestion de la ville incombe à tous les citoyens et  a lancé un appel aux bonnes volontés  à emboîter le pas à la FAPOMA pour que le phénomène soit définitivement enrayé. Les panneaux et les autocollants portent des messages clairs qui déconseillent les populations à jeter en désordre des déchets plastiques dans la nature.

            Les responsables de la FAPOMA n’ont pas manqué de rappeler les conséquences dangereuses que peut occasionner l’utilisation abusive des plastiques, notamment l’inondation, la prolifération des maladies…

            « Nous sommes submergés par les déchets plastiques et si on arrive au Togo à gérer les ordures, on aura une ville très propre », a souligné le président de la FAPOMA, M. Nassoma Ibrahim.

            Il a précisé que son association a mis en place un plan d’action qu’elle a commencé à exécuter l’année dernière. « Nous n’en sommes qu’à notre première étape et d’autres vont suivre », a-t-il martelé.

            Outre l’assainissement de la ville de Lomé dont elle s’est assignée comme objectif, la FAPOMA organise  régulièrement des campagnes de sensibilisation, des opérations quartiers propres, la destruction des dépotoirs sauvages… Médard A.

Remous à la FTF après le passage de la mission FIFA/CAF
Un trou de 35  millions constaté

Rock Gnassingbé a failli porter la main sur le Trésorier

            Arrivée le jeudi 12 octobre 2006 dernier dans la capitale togolaise, la délégation conjointe FIFA-CAF composée de M. Jan Peeters et de M. Slim Aloulou a, durant trois jours, rencontré les différents acteurs du football togolais ainsi que les autorités administratives de notre pays. La mission de cette délégation a pris fin avec une rencontre qu’elle a eue avec la presse togolaise. Cette délégation a, lors de sa mission rencontré les membres de la FTF pour avoir une idée de la gestion financière de cette institution. L’honneur était ainsi revenu au Trésorier Général Adjoint de la FTF de présenter le rapport financier de la fédération.

            Pour camoufler les malversations financières qui caractérisent cette fédération, le sieur Paniah a dû faire certains jonglages pour se tirer d’affaire. Pour justifier un trou de 35 millions de F CFA constaté dans la gestion des fonds que la FIFA a alloués à la FTF  pour les préparatifs du Mondial 2006 en Allemagne, Paniah aurait fait remarquer à la délégation FIFA-CAF que les fonds auraient été détournés par trois membres de la Commission Eperviers créée par l’ex-Premier ministre Edem  Kodjo sans toutefois préciser les noms de ces trois personnes. Ce qui savère d’ailleurs faux.

            Puisque de sources proches de la fédération, cette somme est restée à la FTF et n’est passée dans les mains d’aucun membre de cette commission. Cette déclaration du Trésorier Général Adjoint n’a également pas été épousée par le Président-trésorier de la FTF qui, lors d’une rencontre avec les membres du reliquat du bureau exécutif de la fédération a voulu porter la main sur lui.
            N’eût été l’intervention des autres, l’on aurait assisté à une bagarre entre les deux hommes. Comme on le voit, la Fédération Togolaise de Football va très mal et il urge que les autorités togolaises prennent des mesures adéquates pour la sauver. GLAKPE Koffi

Le service de presse de la FTF se met à dos certains journaux

Le football togolais traverse une crise sans précédent. La seconde mi-temps promise par Rock Gnassingbé pour être meilleure, s’avère catastrophique avec comme couronnement un étalage de l’incurie érigée en mode de gestion à la face du monde. Afin de colmater les brèches, une mission conjointe CAF/FIFA a été dépêchée dans notre pays pour écouter les différents acteurs et proposer des solutions de sortie de crise.

            Mais les médiocres courtisans de la FTF se sont négativement illustrés le 15 octobre dernier au nouveau siège de la FTF en empêchant certains journalistes de rencontrer la délégation. L’accès à la salle de conférence a été interdit à certains journaux comme Forum de la Semaine, le Regard, Liberté Hebdo, le Canard Indépendant alors qu’au même moment d’autres organes tels Agni l’Abeille, Akekle le Scorpion, Carrefour, La Matinée ont obtenu leur accréditation en bonne et due forme. En fait, il s’est agi pour le reliquat du bureau de la FTF de solliciter le service de ces organes pour soigner l’image du tout-puissant Rock Gnassingbé ternie par la gestion calamiteuse des fonds de la Fédération et cacher ses turpitudes. C’est ce qu’ont essayé certains en jetant l’anathème sur les démissionnaires et en faisant savoir croire  à MM. Slim Aloulou de la CAF et Jan Peeters de la FIFA que tout marche pour le mieux dans le meilleur des mondes à la FTF. Les experts de la FIFA et de la CAF sont plus avisés des maux qui gangrènent notre sport roi et ce n’est pas les élucubrations des uns et des autres qui vont les écarter du droit chemin.

            Ce n’est pas la première fois que le service de presse de la FTF se livre à cette politique de deux poids, deux mesures.

            Lors du match Togo-Benin comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2008 au Ghana, certains journalistes, bien qu’ayant l’accréditation ont été refusés d’accès au stade de Kégué. Les services de sécurité ont signifié à ceux-ci que l’ordre leur a été donné de biffer leur nom sur la liste. La direction de Liberté Hebdo avait interpellé M. Adabla qui avait nié les faits et parlé de malentendu. «Chasser le naturel, il revient au galop» dit-on.

            Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que les agissements de Messan Atolou et les siens participent d’une volonté délibérée d’écarter des journaux qui deviennent gênants. Les lampistes et autres plumitifs qui peuplent la FTF avec l’envie morbide de se servir et non de servir le sport doivent se rendre à l’évidence qu’ils  nous trouveront sur leur chemin et seront avec la toute courtoisie possible rappelés à l’ordre. Médard A.

Rencontre entre Rock Gnassingbé et les présidents des ligues du Nord
Une pétition en vue pour tromper la vigilance de la FIFA

            Le siège de la Fédération Togolaise de Football a servi de cadre le lundi 16 octobre dernier à une rencontre entre Rock Gnassingbé et certains présidents de ligues. L’objectif était de convaincre ces présidents des ligues qui sont en majorité du Nord à œuvrer pour le maintien de Rock Gnassingbé à la tête de la FTF. La rencontre initiée par un ministre du Gouvernement Agboyibo et président d’un club de football du nord du Togo avait rassemblé une vingtaine de personnalités dont les présidents des ligues de la Kara, Oti, Savanes, Bassar, Tchamba, Central, Plateau ouest (Amlamé) et de Lomé.
«La FTF nous a demandé de venir à la réunion des présidents des ligues aujourd’hui à Kégué. C’est arrivé sur les lieux que nous avons constaté que c’est presque les présidents de ligues du Nord qui sont invités. Ils nous ont demandé de signer une pétition pour montrer  à la FIFA que nous ne déplorons pas la gestion que fait Rock Gnassingbé de la FTF. Et que nous le soutenons plutôt. Un ancien président d’un club de première division qui est actuellement ministre était aussi de la rencontre. Lui, il nous a même dit que Rock Gnassingbé est un fils du nord du pays et que la seule chose que nous pouvons faire pour le sauver des griffes de la FIFA est  de signer cette pétition.

            Ils nous ont également demandé de convaincre les présidents de clubs de deuxième division de nos ligues à signer la même pétition. Or nous savons tous que Rock Gnassingbé ne gère pas bien cette fédération et c’est ce qui a conduit aux débâcles des Eperviers au Caire (Egypte) et à Wangen (Allemagne). Devant cette situation, on ne sait plus ce qu’on peut faire. On se demande tout ce qui arrivera si on refuse de signer cette pétition », avait déclaré un président de ligue après cette rencontre et un autre d’ajouter que «Rock Gnassingbé et ses amis nous demandent de faire l’impossible. Ils ont menti à la délégation de la FIFA et de la CAF qu’ils nous financent et aujourd’hui ils nous demandent de les aider. En tout cas, ce n’est pas moi qui vais signer cette pétition. Ils nous demandent aussi de convaincre les présidents de clubs de deuxième division de nos ligues alors que ce championnat est toujours mal organisé. Comment veulent-ils que ces présidents acceptent de les aider quand eux, ils les ont toujours oubliés ? Ils veulent seulement nous utiliser pour servir leurs intérêts. Ce n’est pas parce que Rock est du nord que nous les présidents des ligues du nord, nous allons le laisser continuer dans les mêmes erreurs». Il s’agit donc encore des manœuvres orchestrées par Rock Gnassingbé et ses sbires pour faire croire à la FIFA et à la CAF que les acteurs du football togolais les soutiennent. La FIFA doit donc être vigilante et mettre en application les résultats de la mission qui a enquêté sur la FTF. C’est comme ça qu’on pourra sortir le football togolais des sentiers battus. G. K.

Environnement

Déversement anarchique de matières fécales
La santé publique menacée au Togo

            Juste à proximité du stade de Kégué un site horrible est caché sous les feuillages comme un nid d’oiseau. Il s’agit plutôt d’un étang de matières fécales. Stagnantes dans la grande partie de la surface qu’elles occupent et ruisselant par endroits et par moments, les matières fécales et leur couleur verdâtre, déversées sur ce site de manière sauvage dégagent des odeurs nauséabondes à percer même les nez les plus enrhumés. C’est aussi le lieu par excellence de rassemblement des mouches et autres bestioles, vecteurs de propagation des maladies. Il faut souligner que les zones périphériques de Lomé sont devenues depuis belle lurette des endroits où poussent comme des champignons, des sites sauvages de déversement des matières fécales comme en témoignent celui de Tsikplonou sur la route de Tsévié, et de Akèpé sur la route de Kpalimé juste après le péage. Ils ont tous pour dénominateur commun leur exposition en plein air, à la merci des mouches.

            Ainsi, la fatalité dans les décès suite au choléra, les fièvres typhoïdes et autres se noient dans le mythe de sorcellerie qui meuble le quotidien de ces populations pourtant, chevilles ouvrières de l’économie du Togo. En effet, cette anarchie dans le traitement des matières fécales au Togo laisse à désirer et compromet dangereusement la vie des populations riveraines qui ignorent le drame que cela représente et leur droit à un environnement sain. Aussi est-il que l’impuissance de voir réagir ces populations pour contrer ce phénomène grandissant réside dans… la peur de répression contre toute manifestation qui est ancrée en elles depuis les dures périodes dictatoriales. L’autre inquiétude est le fait que des fois, certains vidangeurs se permettent de créer à eux aussi des sites parallèles sauvages propres  qui n’ont rien à voir avec ceux de l’Etat déjà dangereux. Cette situation vient confirmer le désordre qui ne dit pas son nom, délibérément instauré dans le pays.

 L’Etat aurait mieux fait de créer des sites techniquement et scientifiquement conformes aux normes internationales de gestion conséquente des matières fécales qui, ailleurs, constituent l’élément essentiel dans la fabrication des engrais organiques meilleurs aux chimiques par le système de compost.
Il urge que les autorités en charge de cette question de gestion des matières fécales et des ordures ménagères s’investissent à bras le corps afin d’éviter aux populations togolaises des fatalités surtout en ce moment où leur pouvoir d’achat fond au jour le jour comme du beurre au soleil. Alors pour un environnement sain et propice à l’existence humaine, la création de centres de recyclage bien organisés s’impose à l’Etat togolais.  Didier LEDOUX

Don de matériels à Gomido Football Club de Kpalimé

L’Hôtel de Ville de Kpalimé a servi de cadre le vendredi 13 octobre dernier à une cérémonie de remise de matériels sportifs au Club Gomido de Kpalimé. Ce lot de matériels composés de shorts, bas, maillots, chaussures, jogging… a été offert à Gomido de Kpalimé par ses partenaires que sont le Groupe Transcoms international, la Banque Atlantique du Togo. Cette cérémonie a connu la présence de M. Winny Dogbatsè, président du Conseil d’Administration de Gomido, de M. Jean-Louis Aïe, Directeur Financier du Groupe Transcoms International basé à Abidjan en Côté-d’Ivoire, des autorités politiques, traditionnelles et religieuses du Grand Kloto. A part les équipements sportifs qui étaient estimés à prés de 5 millions, trente motos Access 125 d’une valeur de 9 millions F CFA ont été également offertes au club de Kpalimé. « Aujourd’hui est un jour exceptionnel pour tous les sympathisants de Gomido FC de Kpalimé. Nous nous réjouissons beaucoup des cadeaux que nous avons obtenus ce matin. Et nous pensons que nous allons vers l’objectif que nous  nous sommes fixés.
Nous avons l’intention d’aller progressivement vers la formation d’une école de football afin de bâtir une grande équipe », a déclaré Winny Dogbatsé à la fin de la cérémonie. M. Jean-Louis Aïe a pour sa part exhorté les dirigeants de Gomido à plus de courage afin de faire de leur équipe, l’un des grands clubs de la sous-région ouest-africaine tout en les rassurant que le Groupe Transcoms International se tient prêt à les accompagner dans l’accomplissement de leurs objectifs. Rappelons que Gomido FC joue cette saison en deuxième division. G. K.

 

 

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