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Lomé la capitale
Pourquoi
gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
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Forum de la semaine N° 197 du jeudi 12 octobre 2006
Police nationale grogne pour cause de blocage des affectations
Il se passe de drôles de choses à la
Police nationale. C’est le moins qu’on puisse dire
d’après
ce que certains téméraires ont confié à «Forum
de la Semaine».
Cela fait déjà plus de cinq (5) mois que la Police
nationale n’a pas de Directeur général. On
se souvient que le Capitaine de frégate Néyo Takougnadi
qui occupait le poste était parti en stage à l’Ecole
de guerre de Paris. Apparemment pour longtemps ! Mais alors on
ne lui connaît pas d’adjoint ni d’intérimaire.
D’après les indiscrétions, c’est un Commissaire
divisionnaire qui de fait est désigné « pour
rendre compte » en haut lieu. C’est dans ce flou détonnant
qu’une folle histoire d’affectations bloquées
vient ajouter à l’atmosphère déjà à tirer
au couteau.
Selon les témoignages, l’ancien Ministre de la Sécurité,
le Gal. Pitalouna-Ani Laokpessi avait décidé des
affectations au sein de la Police nationale. Mais aussi bizarre
que cela puisse paraître, elles sont suspendues par on ne
sait quelles mains invisibles. Cette affaire était donc
pendante avant que n’intervienne la formation du Gouvernement
d’union nationale et le remplacement du Gal Laokpessi par
le Col. Tittikpina. Et c’est toujours le statu quo. Que se
passe-t-il donc ?
Selon toujours les témoignages, c’est parce que ces
affectations concernent des agents de cette « ethnie privilégiée » de
la Police nationale qu’elles sont bloquées. « Une
forte délégation de Policiers de deux cantons de
la Kozah qui sont en majorité aux postes juteux sur les
frontières et les points dits « Bars » sont
allés voir un Ministre. Ils lui ont dit que le Général
Ministre (ndlr : le Gal. Laokpessi) les a affectés dans
une nouvelle structure de la police du nom de CIP. C’est à partir
de ce moment qu’il a été demandé de
surseoir aux affectations », a confié, amer un témoin. « Cela
fait des années que nous nous poireautons à des postes
de moindre importance. Aujourd’hui que la chance nous sourit,
ils bloquent. Cela ne se passera pas comme cela », vocifère
un autre, les yeux hors de la tête. « Aujourd’hui,
la Police est divisée en deux », déclare encore
un autre. « Pour nous calmer, ils font courir le bruit que
les affectations seront effectives après le défilé du
13 janvier 2007. Vous voyez comment ils nous prennent pour des
Coulibaly ? »
Ambiance délétère,
vraiment, à la Police
nationale. Mais qui est-ce qui fout donc ce bordel au nom de ce « mendêfrèrisme » puant
? Affaire à suivre… F.S
Détention de munitions de
guerre:
Le DG de Darégal
Equatorial arrêté puis déféré à la
prison
M. Stéphane Bordier le Directeur de la Société Darégal
Equatorial est arrêté très tôt le matin
du 10 octobre 2006 par les agents de la Police judiciaire à l’Hôtel
Sarakawa alors qu’il était en instance de quitter
définitivement le Togo.
De sources
policières, il est reproché à M. Bordier de « détenir
illégalement des munitions de guerre ». La veille, son gardien
et jardinier M. Ntsakpoé Kouassi a été interpellé par
les agents de la garde présidentielle alors qu’il revenait du
domicile de M. Bordier, transportant un carton contenant des effets vestimentaires.
Et c’est à l’issue des fouilles que deux (2) petits emballages
contenant des munitions de pistolet automatique seraient trouvés sans
toutefois qu’aucune arme ne soit trouvée ni sur M. Bordier encore
moins sur son gardien.
M. Ntsakpoé fut écroué à la
prison civile de Lomé juste au lendemain de son arrestation et se fera
rejoindre le lendemain, c’est-à-dire hier, par son Boss, le DG
Bordier.
Selon les
recoupements menés par notre rédaction, il ressort que M. Bordier
dont la société a déposé le bilan le 09 août
dernier est en partance du Togo et aurait demandé à des Togolais
qui lui sont proches de prendre ses effets qu’il ne jugeait pas indispensables.
Et c’est au cours du ramassage de ces dons que le « carton à problème » aurait échu
au gardien qui, visiblement, tout comme son patron, méconnaissait le
contenu réel jusqu’à la fouille des gardes présidentielles
qui cernent la résidence du Bénin.
Selon nos
investigations, beaucoup de zones d’ombres entourent cette affaire, qui
peut relever soit d’un montage contre la personne de M. Bordier soit
d’un « legs empoisonné ».
Le montage
parce qu’il est clair que si les munitions appartenaient réellement à M.
Bordier, il prendrait toutes les précautions pour ne pas se retrouver
dans de si beaux draps. Car, dans les milieux policiers, il est unanimement
admis que M. Bordier n’est pas un commerçant d’armes et
est loin d’être impliqué dans les milieux mafieux, sinon
il serait plus précautionneux dans ce domaine.
De plus,
les cartons ne sont pas emballés par ses propres soins. Il s’est
borné à prendre avec lui tout ce qui lui est indispensable et
a laissé le reste à ses amis. Alors, sur ce point précis,
la police scientifique pourrait intervenir pour relever les empreintes et situer
les responsabilités et l’enquête doit interroger sérieusement
ceux qui ont fait le ménage dans la villa.
Il est aussi
surprenant de voir les agents postés à l’entrée
des résidences et mêmes des garnisons, procéder à des
fouilles sur des personnes sortant de ces milieux. Les fouilles se procèdent
sur ceux qui entrent et il est étonnant que le gardien de M. Bordier
en fasse l’exception en subissant l’effet inverse c’est-à-dire,
voir ses effets fouillés alors qu’il sortait de la résidence. « Même
les agents des frontières ne dédouanent pas les bagages sortant
du pays » ironise un observateur qui a trouvé le scénario
très suspect. Car, même si le sortant est suspecté, on
procède à la vérification de son identité et non à des
fouilles minutieuses. De plus, le gardien Ntsakpoé est bien connu dans
cette Cité où il a servi plus de cinq années.
Poursuivant
toujours les investigations, nous avons découvert que la résidence
dont a hérité en ce moment M. Stéphane Bordier avait abrité des
diplomates libyens dont on ne démontre plus l’habileté en
détention d’armes pour des raisons d’ordre sécuritaire
dirait-on. Et certains de leurs effets étaient bel et bien restés
dans les chambres avant que M. Bordier n’arrive. Une balistique bien
pensée peut situer tout un chacun dans cette affaire.
Tout compte
fait, M. Bordier et son gardien, M Ntsakpoé paraissent dans cette affaire
plus innocents que coupables et une enquête minutieuse pourrait retrouver
les vrais propriétaires des soi-disant « munitions de guerre ».
M. Bordier
quitte le Togo parce que la société qu’il dirigeait, Darégal
Equatorial qui relevait de la zone franche, a fermé ses portes pour
raison de « mévente » laissant en chômage 1500 employés
journaliers et 115 permanents. Pendant cinq années, cette société a
aidé notre pays à supporter un tout petit peu le poids du chômage.
Quelqu’un en voulait-il à M. Bordier jusqu’à vouloir
et pouvoir le piéger ? La suite de l’enquête nous situera.
Affaire à suivre.
F.S.
Télécommunication : Un Conseil « extraordinaire » de
Togo Télécom sur fond de mauvaises décisions
stratégiques et de gestion
Un conseil extraordinaire du groupe Togo Télécom
est imminent annoncé. Occasion pour beaucoup de s’interroger
sur la qualité de ce Conseil, son fonctionnement et surtout
sur sa capacité à jouer pleinement son rôle
de contrôle, avec à sa présidence une vieille
connaissance, Yao Kanikatoua, le très… DG de la BTCI.
Il se dit beaucoup de choses pas trop gaies sur lui.
Beaucoup
ne comprennent pas en fait pourquoi le conseil n’a pas pu mettre fin
aux investissements démesurés qu’avaient imposés à Togo
Télécom le sieur Kokouvi Dogbé pendant et après
son passage à la tête de la boite. Dans le même ordre d’idée,
on s’interroge sur le laxisme du même conseil qui avait couvert
les agissements du fameux ingénieur Bikassam qui, plutôt que d’améliorer
la performance des infrastructures, était complètement passé à côté de
la plaque. Comment justifiera-t-il que la structure financière de Togo
Télécom soit désormais incompatible avec les nécessités
de son développement ? Comment fera-t-il admettre que Togo Télécom
ait loupé l’opportunité qui lui était offerte d’accéder
au câble sous – marin en même temps que ses voisins ?
A
la réalité, comme le pensent beaucoup de Togolais,
ce conseil n’est qu’une garantie de confortables jetons
de présence et de juteuses quotes-parts (voitures, voyages,
spiritueux…) à ses membres.
Pour beaucoup
d’observateurs, il urge d’asseoir un plan de sauvetage de Togo
Télécom qui prend inexorablement une trajectoire inquiétante.
Il faut très sérieusement repenser l’articulation entre
Togo Télécom et Togo Cellulaire en cohérence avec la réalité du
marché et des forces en présence. Comment expliquer que Togo
Cellulaire qui doit faire face aux dures lois de la concurrence soit sous la « tutelle » de
Togo Télécom alors que cette dernière est encore dans
une culture d’administration publique ? Le fonctionnement du Conseil
doit être impérativement amélioré. Au moment où on
ressasse qu’il y a de nouvelles donnes politico-économiques, il
convient de rappeler aux uns et aux autres que la bonne gouvernance exige justice,
contrôle et transparence.
F.S
Religion Ces faux prophètes du Christ qui grugent les Togolais
Ils étaient connus comme des pauvres hères loqueteux,
traînant dans leurs guenilles avec des sandalettes trouées à travers
les quartiers, avec des intermèdes dans les petits tripots
de « Sodabi ». Des pauvres hères qui n’avaient
pas de but précis jusqu’à ce que, par un astucieux
coup de congolo, ils prétendent avoir découvert le
bon Dieu et se disent nés de nouveau. Leur ascension devient
alors fulgurante. Un petit tour au Ghana ou au Nigeria, les voilà devenus « Pastors ».
Le reste suit immédiatement : un petit baraquement en claie
quelque part et l’église à la dénomination « zinzin » est
née. Et viva les grandes arnaques.
Parfum d’arnaque
Il ne se passe plus de jours où on n’entende sur les
ondes ou on ne voit à la télé un de ces arnaqueur
affirmer, l’air très sérieux, avoir rencontré le
bon Dieu et que celui-ci dans sa miséricorde lui aurait
fait des révélations. Ils commencent toujours ainsi
pour susciter l’intérêt des naïfs. Après
cette première mise en condition, ils vocifèrent
des passages bibliques appris par coeur suivis de commentaires,
tantôt menaçants pour les âmes qui ne veulent
pas se repentir, tantôt mielleux et prometteurs de Nirvana
pour ceux qu’ils appellent les « enfants de Dieu ».
Cette étape franchie, c’est l’appel à l’adoration.
Les invitations sont sans ambiguïté et l’adresse
et les numéros de téléphone sont donnés.
C’est une souricière.
Des miracles obtenus à prix d’or
La frénétique recherche du sacré qui anime
les Togolais fait que beaucoup tombent dans les panneaux de ces
arnaqueurs qui leur proposent une satisfaction divine de leur envie
avec comme condition de « donner à Dieu ». La
dîme prescrite par la bible est ainsi viciée et la
voie est ainsi ouverte à toute sorte d’abus.
Tenez par exemple, le soi-disant prophète d’une de
ces églises située dans les environs du Château
d’eau de Bè fait vendre, selon les témoins,
du fil de tresse, les fameux « dapo ka » de
25 F CFA à 5000 F CFA. C’est selon lui pour lier Satan.
Il s’est considérablement enrichi et roule en 4 x
4 et BMW. Son église ne désemplit pas et lui-même
ne se prive pas de passer du bon temps avec les filles dans les
bars et les ruelles sombres du quartier Bè. Ce n’est
sûrement pas pour des prêches.
On susurre aussi que dans cette autre église située
sur le Bb F.H. Boigny, l’onction à l’huile d’olive
par le pasteur se fait à la tête du client. Les moins
nanties ne peuvent pas en bénéficier quoique étant « les
frères en Christ ». Ils ne doivent s’en prendre
qu’à eux-mêmes et au bon Dieu qui les a « fabriqués » pauvre.
La Bible fait vivre
Il ne faut pas se méprendre. Il ne s’agit pas ici
d’une quelconque interaction des Saintes écritures
mais du « Jésus business ». Beaucoup de petits
malins sur les carreaux y ont découvert un créneau
pour se faire de l’argent. Et cela leur réussit puisqu’il
y a toujours des naïfs qu’ils délaissent de leurs
bourses. Il faut les voir dans des costumes impeccablement taillés
et leur embonpoint prononcé pour s’en convaincre.
B. Sek
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