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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Plan d’action 2006 du Programme de Coopération Togo-UNICEF

Vers un partenariat médias/ Système des Nations-Unies

            Dans le cadre de l’exécution du Plan d’Action 2006 du Programme de Coopération Togo-UNICEF, le Projet Plaidoyer/Partenariat a organisé le 20 octobre dernier à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, une séance de travail avec les médias publics et privés pour définir un cadre de collaboration entre les médias et les agences du Système des Nations Unies. Ceci a pour mérite de renforcer les capacités des journalistes en matière de déontologie professionnelle et d’impliquer davantage les médias dans la promotion des droits de l’enfant à travers les reportages, les émissions, les publications.

            Trois communications ont meublé cette rencontre: «Aperçu sur le paysage médiatique du Togo», par M. Peter Dogbé, «Analyse de la collaboration des médias avec le Gouvernement / Système des Nations Unies / autres partenaires» présenté par M. Olabiré Da Cruz et «Domaines d’appui aux médias» développé par M. Kuessan Yovodévi.

            Dans la première communication, l’ex-directeur de Nana Fm, M. Peter Dogbé s’est appesanti essentiellement sur trois points à savoir, les médias du Togo, la vie économique de ces médias et des propositions. Il en ressort que la fin des régimes despotiques et autocratiques des années 80 coïncide avec la naissance des libertés individuelles et collectives. La presse a ainsi retrouvé ses lettres de noblesse engendrant un foisonnement de journaux privés, une prolifération de radios et de télévisions privées (libres). M. Peter Dogbé a estimé que les médias privés au Togo sont dynamiques malgré «le déficit démocratique» que l’on note pour le pays.

            Il a fait remarquer que les médias constituent une entreprise coûteuse qui devrait vivre de la publicité; malheureusement, la situation délétère du pays, la petitesse du marché publicitaire et le nombre sans cesse croissant de ces médias ne favorisent pas la visibilité de cette manne. «Ainsi les médias recourent-ils à plusieurs autres formes de ressources pour survivre», a –t-il indiqué.

            En guise de conclusion, M. Peter Dogbé a proposé que la qualité des médias soit exigée, qu’un contrat de partenariat avec chaque média identifié pour sa qualité sur une durée déterminée avec une dotation claire soit fait et enfin qu’on arrête de donner du «gombo» aux journalistes sur les lieux de reportages.

            Pour sa part, diagnostiquant les obstacles auxquels se heurtent les médias togolais, le Directeur de la Télévision Nationale, M. Kuessan Yovodévi a mis l’accent sur un personnel non qualifié mais majoritaire et mal payé avec des salaires dérisoires ou parfois hypothétiques, un manque de motivation entraînant l’étouffement de l’initiative personnelle, un matériel insuffisant et vétuste.

            Pour sortir d’une telle situation,  M. Yovodévi a souligné la nécessité de la formation des journalistes; de la collaboration et de la coopération entre les organismes et les médias ; d’aider les journalistes à l’acquisition du petit matériel (caméras, appareils photos, micros…); d’appui financier apporté à certaines émissions spéciales ; de la recherche et de la documentation d’instituer périodiquement des tables rondes, des forums pour satisfaire la curiosité professionnelle des journalistes.

            Un comité a été mis en place pour définir dans les prochains jours le cadre de collaboration entre les médias et les agences du Système des Nations Unies. Médard A.

Tournée de prise de contact du Ministre des Mines et de l’Energie

Le Prof. GNININVI face aux dures  réalités du terrain

            Le Ministre d’Etat, Ministre des Mines et de l’Energie, le Professeur Léopold Messan GNININVI, a effectué une tournée de prise de contact qui l’a conduit à Kpémé et à Hahotoé, le jeudi 19 octobre dernier. Celle-ci a permis au nouveau ministre de constater de visu les dures réalités de son département.

            C’est sous une pluie battante et un sol argileux mouillé avec des flaques d’eau un peu partout que le ministre et sa suite ont été accueillis à l’usine de traitement du phosphate de Kpémé par M. TAKOU-AYAOH,  Administrateur provisoire de l’International Fertilizers Group-TOGO (IFG-TOGO), entouré des cadres de la direction et des représentants du personnel. D’entrée, M. TAKOU-AYAOH, a au cours de la cérémonie d’accueil qui s’est déroulée dans la salle de réunion de l’entreprise a souhaité la bienvenue à son illustre hôte et à la délégation qui l’accompagne.

            M. Mathurin Hênumasu ATINTOH, porte-parole de la représentation du personnel, a quant à lui, fait l’état des lieux de l’entreprise et dénoncé l’appétit glouton des réseaux mafieux dans la crise qui secoue l’IFG. Il a ensuite présenté des recommandations du personnel avant d’exhorter le Ministre à tout mettre en œuvre pour que l’IFG redevienne OTP et demeurer le giron de l’Etat togolais pour profiter à tous les Togolais sans exclusive.

            Pour le Ministre: «Je suis venu vous dire que c’est vrai le matériel a vieilli et les hommes aussi, certains en tout cas. Mais le gisement et la réserve sont là. La demande internationale aussi est là. Qu’est-ce qu’on demande de plus? Lorsque le marché est là, nous devons trouver facilement les capitaux pour refinancer notre entreprise et repartir», a-t-il indiqué avant d’exhorter l’assistance au sens du patriotisme: «… Je voudrais que ce soit la détermination qui revienne. Que le patriotisme revienne et qu’ensemble nous arrivions à redonner sa place à cette entreprise dans l’économie nationale. Fini la morosité» a-t-il souligné

            Le Ministre était face aux dures réalités du terrain à travers la visite guidée des installations de l’usine de lavage du minerai où il a échangé avec les ouvriers dans leurs tâches quotidiennes. La tournée s’est poursuivie jusqu’aux sites d’extraction du minerai de phosphate de Kpogamé et de Hahotoé.

            Il faut souligner que le phosphate togolais considéré comme l’épine dorsale de l’économie nationale, générait plus du tiers de la richesse nationale, soit 40 pour cent du PIB.  L’exploitation et la gestion du gisement étaient confiées à l’IFG-TOGO, née du mariage entre l’Etat togolais et le Holding BRIFCO, suite à la politique de privatisation. Minée par des blocages d’ordre institutionnel et juridique, l’entreprise est aujourd’hui dirigée par une Administration provisoire à la tête de laquelle se trouve M. TAKOU-AYAOH en qui les 2.600 travailleurs placent leur confiance pour avoir retrouvé le sourire, à en croire l’allocution du Porte-parole de la représentation du personnel. Didier LEDOUX

Ça va se savoir
«Rubi» (5)

            C’est Molière qui a raison quand il écrit que «Je hais de tout mon cœur tous les esprits colériques». Quand ils s’enflamment, personne ne les maîtrise. Ils vont très loin et posent des actes les plus inimaginables. Dans ce cas de figure, ne s’agit-il pas d’une réaction légitime ? La réaction de toute femme trompée par son mari et a fortiori par sa meilleure amie? Ne s’était-elle pas humiliée dans un hôtel … à cause de cette Rubi (Jackie) qui était en train de lui voler l’homme qu’elle avait eu suite aux exploits de tant de jours? Son mari ne l’avait-il pas proprement larguée en l’accusant de sortir de temps en temps avec l’un de ses ex ? N’est-ce pas Rubi qui a mis cette histoire dans la cervelle de Thomas pour affaiblir son amie? En tout cas, c’était l’heure de la revanche.

            Nicole ne perdit pas le temps. Pan ! Thomas reçut une gifle qui le déséquilibra. Il eut sérieusement mal et son ouie en pâtirait sûrement. Il connaissait la force naturelle de sa femme et ne fit rien pour lui résister. Il préféra mettre rapidement ses habits pour prendre la tangente. Pendant ce temps, la femme trompée réglait des comptes à son amie. Elle ne lui fit pas de cadeau. «Tu te dis que tu es Rubi non ? C’est ce qu’on va voir aujourd’hui. Tu es une sorcière. Tu n’as pas de cœur…», ressassait-elle lorsqu’elle lui assénait des coups. Le spectacle n’était pas du tout joli à voir. Des coups, elle en avait eu pour son compte. «Thomas, tu vas où? Tu pars et tu me laisses seule avec cette lionne?», se plaignit-elle quand elle vit son « blanc » partir. Mais une fois dehors, Thomas revint avec quelques jeunes pour tenter d’apporter la paix. Ce qui fut fait au grand bonheur de «Rubi» qui présenta des plaies de griffes un peu partout sur le corps. Elle était sérieusement amochée et souffrait dans sa chair.

            Quand la lionne qui s’apprêtait à partir vit de nouveau son mari dans la cour, elle bondit sur lui. Pan ! Deuxième torgnole. Le blanc «yégué» ne broncha pas. «Mets-toi devant moi et on rentre, ordonna Nicole. Tu n’as pas honte de te livrer à cette vie de débauche?». Il s’exécuta rapidement. Tout à coup, Rubi se leva et vociféra: «Thomas, tu ne peux pas partir comme ça. C’est moi que tu aimes. Et tu as à choisir entre elle et moi». Le malheureux eut envie de retourner et de lui répondre mais il était en «geste surveillé». S’il ne faisait pas attention, le troisième coup pourrait aller atterrir sur l’une de ses joues. «Thomas, cette femme t’a envoûté pour te posséder. C’est elle-même qui me l’a dit…», cria-t-elle de toutes ses forces quand Nicole disparut avec son «gibier».
            Deux semaines plus tard, les choses se normalisèrent et Rubi alla présenter chaleureusement ses excuses à son amie. Thomas aussi jura d’être fidèle à la mère de son enfant. Mais en fait, c’était un canular. Rubi inventa cette coexistence pacifique juste pour mieux contourner son amie. A force de se retrouver, de se fouiller, de se déverser l’un dans l’autre, le blanc non circoncis finit par loger un ballon au fond des filets de Rubi. Dans la foulée, elle engagea un charlatan qui réussit à éloigner définitivement Nicole de Thomas. Fin
Tonton Z

Des mouvements de revendication couvent à FORTIA-Cement (Tabligbo)

            FORTIA-Cement est une unité de production de ciment sise à côté de WACEM, spécialisée dans l’exploitation du clinker. Ces deux unités industrielles appartiennent à des Indiens qui se croient en territoire conquis et foulent au pied les droits des employés. Ils n’ont que faire des Togolais qu’ils traitent à longueur de journée de « useless » (inutiles, moins que rien). Si rien n’est fait à temps, le pire peut arriver dans les tout prochains jours.

            En réalité, les responsables de FORTIA-Cement ne respectent pas les lois et textes qui régentent le travail au Togo. «Longtemps, nous avons évité de juger notre employeur censé ignorer la législation du travail en vigueur au Togo quant aux déficits réglementaires qui font nos malheurs à FORTIA. Mais aujourd’hui, suite aux multiples rejets catégoriques de toutes les doléances et revendications des droits des travailleurs, nous nous rendons compte de la mauvaise foi de celui-ci à perpétuer nos misères», a confié un employé de FORTIA. Le gouvernement, représenté par l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales (Région Maritime) que les délégués du Personnel ont saisi, a de la peine à faire entendre raison à ces Indiens. L’employeur fait fi des interventions de cet Inspecteur et se complait dans la violation des droits des travailleurs. Les doléances qui portent sur la mise à disposition des délégués du Personnel d’un local, les questions d’hygiène, de santé et de sécurité au travail, l’évaluation des risques professionnels par le soin de la médecine du travail et leurs mesures préventives…sont jusqu’alors tombées dans des oreilles de sourd. Pourtant, elles sont recommandées par les dispositions réglementaires de la Convention Collective des Industries du Togo et le code du travail en vigueur au Togo.

            Bien que l’employeur ait refusé de satisfaire ces doléances, il décide d’en finir définitivement avec les délégués du personnel. C’est ainsi qu’il procéda dans le mois de mai 2006 à l’affectation du porte-parole des délégués du personnel contre son gré et en violation flagrante de l’article 71 de la Convention Collective des Industries du Togo. Toutes les audiences demandées par SYDEMINES, le syndicat auquel tous les travailleurs de FORTIA ont adhéré, pour la résolution pacifique des différends, ne sont jamais accordées. Les efforts de l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales n’ont abouti à rien. La rencontre tripartite sollicitée par le SYDEMINES auprès de la Direction Générale du Travail n’a jamais eu lieu ; l’employeur n’en veut pas du tout. Dans cette situation de non droit, il est clair que les salaires soient misérables (24 000 F CFA).

            Depuis le 02 septembre 2006, les délégués ont aussi soumis des doléances visant à améliorer les conditions financières des travailleurs. Alors que le gouvernement d’une part, le patronat et les syndicats d’autre part ont conclu en mai dernier le protocole d’accord social recommandant la revalorisation des salaires à travers les négociations collectives, l’employeur de FORTIA ne montre aucune compassion aux cris de douleur de ses travailleurs ; aucune satisfaction n’est donnée à la doléance soumise le 02 septembre par les employés. Ils continuent de gémir sous le poids de la misère. Leur grille qui date de 1983 est d’ailleurs mal utilisée par cet employeur qui met tous les travailleurs togolais dans le seul panier d’ouvriers et employés d’exécution quels que soient les diplômes et les postes occupés. FORTIA est dans ces conditions l’usine qui paie très mal ses travailleurs dans tout le secteur minier redouté pour ses risques professionnels.

            Somme toute, les cinq années d’existence de FORTIA sont caractérisées par de graves violations des droits des travailleurs. Les revendications et les doléances des travailleurs soumises par les délégués du Personnel prêts à dialoguer et à négocier sont toutes rejetées. A FORTIA, la tension est perceptible et il urge que le gouvernement et l’employeur en question essayent de restaurer dans les meilleurs délais les travailleurs dans leurs droits. Le nouveau ministre des Mines et de l’Energie qui visite dans la semaine ces deux unités, doit prendre ses responsabilités afin que le Togolais soit mieux traité chez lui. Evans Yemey

Le Comité de Suivi sera enfin mis en place

            Bien que l’Accord politique global signé le 20 août dernier par toutes les parties au Dialogue National ne soit pas parfait, des garde-fous y sont contenus pour améliorer  son application. Parmi ceux-ci, il y a le Comité de Suivi (CS) censé veiller à l’application de l’Accord.

            En effet, le Comité de Suivi sera composé d’un représentant  de chaque composante du Dialogue, ainsi que des représentants du Facilitateur, de l’Union Européenne (UE)  et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il sera présidé par le Facilitateur Blaise Compaoré ou son représentant (Confer les dispositions finales de l’APG). Dans l’ordre normal des choses, cette structure devrait être antérieure à la mise en œuvre de l’Accord.

            Mais les espoirs suscités  au lendemain de la signature de cet Accord se sont vite estompés. «Je m’engage à œuvrer de toutes mes forces pour le respect scrupuleux de tous les points contenus dans l’Accord» déclaré par Faure lors de la cérémonie du 20 août est devenu un lointain souvenir. Il a fallu un mois et  après la consécration élyséenne avant qu’il ne nomme le Premier Ministre. Le consensus exigé par l’Accord n’a pas été pris en compte aussi bien dans le choix du Premier Ministre que lors de la formation du Gouvernement d’union nationale. Tout a été fait pour exclure l’UFC du processus. Cette situation aurait, à en croire certaines indiscrétions, mis en courroux le facilitateur Blaise Compaoré qui s’est senti berner. A cela s’ajoute l’intervention maladroite de certains chefs d’Etat africains dans le dossier togolais.

            Cet état de chose a failli émousser les ardeurs du facilitateur et certains n’ont pas hésité à avancer son retrait du dossier togolais.
            Mais l’orage passé, le facilitateur envisage mettre sur pied dans les tout prochains jours le Comité de Suivi. Selon certaines sources, ce sera fait d’ici à la fin de la semaine. N’étant pas au gouvernement, l’UFC compte beaucoup  sur ce Comité de Suivi pour faire passer ses idées. L.H.

Face aux revendications des élèves-policiers

Le Col. Atcha Titikpina décontenancé

Un bras de fer avait opposé les élèves fonctionnaires de la Police, les nouvelles recrues de la promotion 2005 à leurs dirigeants les jeudi 12 et vendredi 13octobre 2006 dans les locaux de la Foire Togo 2000. Selon les informations, ces élèves-policiers qui sont en fin de formation ont formulé des revendications pour l’amélioration de leurs conditions de travail. En effet, les élèves-policiers de la promotion 2005 terminent leur formation à la fin de ce mois et devraient commencer leur carrière de fonctionnaire.

Mais pour le début de leur prise de fonction, ils seront classés sous l’ancien indice de la Police, c’est-à-dire l’indice 270 qui leur confère un salaire de 21 000 F et poussière. Or à la Conférence Nationale Souveraine, il a été décidé que les fonctionnaires de Police soient placés sur les mêmes indices que ceux de la fonction publique qui est l’indice 550. C’est ce que les nouveaux élèves-Policiers sont en train de réclamer. Légitime n’est-ce pas ? Mais leurs responsables s’opposent à leurs revendications. Informé de la situation, le nouveau ministre de la Sécurité, le Colonel Atcha Titikpina avait menacé de renvoyer tous les élèves-policiers. «Après cette formation très rude à laquelle nous avons résisté, on nous informe que nous serons  placés sur l’indice 270 qui est refusé par la Conférence Nationale Souveraine depuis 1991. Nous allons donc gagner 21.000 F par mois pour ce début. C’est vraiment difficile. A ce moment où le franc CFA a été plusieurs fois dévalué on se demande comment on pourra joindre les deux bouts avec ce salaire. Mais nos dirigeants ne veulent pas nous comprendre. Le ministre de la Sécurité menace de nous renvoyer de la police. C’est vraiment déplorable. Et pour nous punir, le ministre ordonne qu’on nous renvoie encore au CNI. Dieu seul sait comment nous serons maltraités là-bas. S’il y a encore des ministres qui peuvent se comporter comme ça, il faut dire que le Togo aura de la peine à retrouver le chemin de la démocratie», a déclaré un élève-policier que nous avons rencontré peu avant leur départ pour le Centre National d’Instruction (CNI).

Comme on le voit, le ministre de la Sécurité, le Col Atcha Titikpina a simplement fait usage de la force pour étouffer les légitimes revendications des élèves-policiers. A cette période où tous les Togolais veulent faire de leur pays, un modèle de démocratie, la force ne doit plus prédominer. L’on doit plutôt privilégier les négociations.

En tout cas, rien n’est encore tard et il faut que le Colonel se remette rapidement en cause et trouve une solution durable à ce problème. Il y va de sa propre crédibilité. GLAKPE Koffi

 Présidence de la CENI

Le RPT use de dilatoire pour retarder l’élection
Toujours des manœuvres pour imposer Henri Kolani

            Les membres de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) s’étaient retrouvés hier pour l’élection d’un bureau définitif en lieu et place du bureau provisoire dirigé par la doyenne d’âge, Mme  Amédjogbé-Kouévi Henriette Olivia, la séance de vendredi dernier n’ayant pas dégagé de consensus autour des candidatures qui étaient plurielles : Abalo Pétchélébia du RPT, Dr Amaglo James du CAR, Henri Kolani du PDR et Délava Jean-Claude de l’UFC. Le candidat du RPT s’était retiré par la suite.

            Beaucoup voyaient dans ce retrait une volonté d’apaisement du RPT. Que nenni ! Le pouvoir tire les ficelles pour imposer Henri Kolani du PDR et use de subterfuges pour entraver la désignation du Président. Le RPT s’étant désisté en faveur du candidat du PDR, il ne restait que trois en lice pour le poste. Mais à la séance d’hier, voyant qu’il a du mal à imposer  le candidat du PDR, le RPT use de manœuvres  dilatoires pour entraver l’élection. Il évoque dans les coulisses d’imposer un candidat du gouvernement, à défaut de requérir le consensus autour de Henri Kolani vu l’obstination des autres partis. C’est ce que confirme une source bien indiquée que nous avons jointe : «Le RPT retarde sciemment les choses et use de subterfuges».

            En avalisant la candidature du PDR ou, au cas échéant d’un membre du gouvernement, le RPT recherche un Président de CENI aisément manipulable, tel un pantin. Il revient donc à l’opposition de faire bloc contre ces manœuvres et se concerter autour d’une seule candidature. L.H.

CODJO Délava, le candidat de l’UFC à la présidence de la CENI
      L’un des deux représentants de l’UFC à la CENI est candidat au poste de Président de cette institution. M. CODJO Délava Jean-Claude de l’UFC fait partie des trois concurrents en course. Mais certains, pour des raisons inavouées font circuler les rumeurs selon lesquelles le candidat de l’UFC serait un novice dans les questions électorales et il est hors de question de lui confier l’organisation des prochaines législatives. Même si les deux autres candidats en lice, Henri Kolani du PDR, Dr James Amaglo du CAR ont travaillé au sein des précédentes CENI, M. CODJO  a tous les atouts pour faire ce travail si on se réfère à ses expériences. Curriculum vitae de M. CODJO Delava K. Jean-Claude

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

Principaux travaux de consultation:

. Pour le compte du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) : formulation du Plan cadre d’Assistance des Nations Unies au Togo (UNDAF révisé) pour la période 2006-2007, composante Gouvernance et Protection des Groupes vulnérables (Décembre 2005-Mars 2006);

. Pour le compte de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Togo: mission d’appui en commercialisation aux Organisations Professionnelles Agricoles de la filière café/cacao (Septembre-Décembre 2005) ;

. Pour le compte de la Banque Mondiale (BM) et du Ministère ivoirien de Lutte contre le VIH/SIDA (Projet Multisectoriel de Lutte contre le VIH/SIDA): Evaluation de la participation du secteur privé de Côte d’Ivoire à la lutte contre le VIH/SIDA (Mars-Mai 2005) ;

. Pour le compte de la Banque Mondiale et du PNUD : facilitateur et modérateur d’un atelier de discussions avec la société civile et le secteur privé sur le projet de Document de Réengagement de la Banque Mondiale et du PNUD au Togo, (Septembre 2004)
. Pour le compte du Ministère de l’Economie, des Finances et des Privatisations: validation du Document Intérimaire de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DISRP), Juin/Juillet 2004 ; Séminaire National sur les Accords de Partenariat Economique (APE) ACP/UE (Juillet 2004) ;

. Pour le compte de la Banque Mondiale (Bureau du Togo): modérateur du séminaire de sensibilisation sur le « Contrôle Citoyen de l’Action Publique, (CCAP) » à Lomé (Juin 2004) et à Kara (Mai 2006) ;

. Pour le compte de l’Institut de la Banque Mondiale (Bureau de Paris): facilitateur local et modérateur du téléséminaire sur le « Pilotage sur Objectifs de l’Action et des Dépenses Publiques » (Mars/Avril 2003) ;

. Pour le compte de la Fondation Hans Seidel et pour le compte de l’Initiative Privée de Soutien au NEPAD (IPS/NEPAD-Togo):diverses communications sur le NEPAD au cours d’ateliers à Johannesburg (RSA) , à Lomé, Notsé et Sokodé (Togo), à l’intention du secteur privé (chefs et cadres d’entreprises nationaux, africains et européens), de coopératives urbaines et rurales, de syndicats de travailleurs, d’ONG, d’élèves et d’étudiants, etc. (2002 à 2004) ;
. Pour le compte de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo: Réflexion sur les conditions d’éligibilité au « Millennium Challenge Account » Juin 2002) ;

2001-2003: Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de la Promotion du Secteur Privé:

Programme de relance du secteur privé; organisation et lancement du dialogue gouvernement/secteur privé; divers séminaires d’information et de sensibilisation à l’intention de PME/PMI, d’opérateurs et opératrices de micro entreprises / micro finances; préparation et lancement d’un programme d’éveil des élèves et étudiants à l’esprit entreprenariat ; ateliers sur le rôle du secteur privé dans la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA ; préparation d’une table ronde sur le secteur privé; divers ateliers sur l’implication du secteur privé et de la société civile dans la mise en œuvre du NEPAD. 4ème édition du Forum Rhône Alpes / Afrique sur le Partenariat industriel avec l’Afrique: communication sur la promotion de l’investissement et le développement des PME/PMI en Afrique (Lyon, Juin 2003).

. 1975-2001 : Ministère de l’Economie, des Finances et des Privatisations:

Questions Monétaires et Bancaires; Comité National du Crédit; Commission de Contrôle des Banques et Établissements Financiers; Programmes de redressement des banques et établissements financiers en difficulté; Programmes financiers et d’ajustement structurel avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale; Traitement de la dette extérieure aux Clubs de Paris (rééchelonnements) et de Londres (buy back); Evaluation et plan d’apurement de la dette intérieure; Restructuration et informatisation du ministère; Réforme des procédures budgétaires; Mise en œuvre des directives de l’UEMOA sur les finances publiques; Identification et mise en œuvre de mesures et recommandations pour l’amélioration des performances des régies de recettes (Impôts et Douanes); Mise en œuvre de la surveillance multilatérale de l’UEMOA et élaboration du programme pluriannuel de convergence; Privatisation des entreprises publiques; Suivi de l’exécution des contrats de cessions des entreprises privatisées; Suivi/Evaluation du projet Banque Mondiale d’appui à la restructuration et à la privatisation des entreprises publiques (PAREP); Coordination de la composante secteur financier du PAREP; Diverses missions officielles et conférences à l’étranger.

POSTES DE RESPONSABILITE

2001-2003: Conseiller Technique du Ministre chargé du Secteur Privé.
2000-2001: Conseiller Technique du Ministre de l’Economie, des Finances et des Privatisations.
1991-2000: Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances;
     - Membre du Comité National du Crédit;
    - Membre de la Commission Nationale de Privatisation;
       - Président de la Commission de suivi des Baux Commerciaux des entreprises privatisées;
      -Président du Comité Consultatif d’Agrément des Commissionnaires en Douane; Président du Comité National de Politique Economique (CNPE);
    - Président du Comité National de la Balance des Paiements;
    -Président du Comité ad hoc d’Elaboration, de Suivi et de Contrôle des Programmes de redressement des Banques en Difficulté;
   -Coordonnateur de la Composante Secteur Financier du projet Banque Mondiale d’Appui à la Restructuration et à la Privatisation des Entreprises Publiques (PAREP).

1978-1991: Chef de Divisions à la Direction de l’Economie.

AUTRES ACTIVITES ET RESPONSABILITES

De 1970 à 1973: Pigiste à la radiodiffusion du Togo (parallèlement aux études supérieures à l’Université du Bénin à Lomé).
De 1980 à 1988: Enseignant au Centre de Formation Interbancaire à Lomé (matières enseignées: Economie Politique Appliquée et Géographie Economique).
Entre 1978 et 2002: Membre des Conseils d’Administration des institutions suivantes: Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Communauté Electrique du Bénin (CEB), Régie Nationale des Eaux du Togo (RNET), Port Autonome de Lomé (PAL), Hôtel-Ecole Le Bénin, Fonds de Solidarité Africain (FSA) , Fonds de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE).

FORMATION ACADEMIQUE
1988-1989: Hubert H. Humphrey North-South Fellowship Program:
- University of New York at Buffalo: cours intensif de langue anglaise;
- Boston University, Graduate School of Management: Comptabilité, Analyse financière Management, Etude de Projet (faisabilité, gestion, suivi/évaluation), Informatique;
- University of Minnesota: Communication, Relations Humaines et Leadership;
Certificats de fin de formations.
1976-1977: Institut International d’Administration Publique (IIAP), Paris: Diplôme de l’IIAP (Section Economique et Financière);
1973-1974: Université des Sciences Sociales de Grenoble (France): Licence ès Sciences Economiques (Maîtrise actuelle) option Gestion des Entreprises;
1969-1970: Lycée de Tokoin, Lomé: Baccalauréat, Série A4.
Cours primaires à Treichville (Ecole Régionale) et à Lomé (Ecole Officielle Marius Moutet) Cours secondaires à Lomé (Collège St Joseph) et au Lycée de Tokoin.
Agé de 58 ans, M. CODJO est Administrateur Civil de classe exceptionnelle à la retraite.

Libertinage

Spectacle déshonorant
            La semaine dernière, une mission de l’Union Européenne a séjourné dans notre pays pour l’évaluation des 22 engagements pris par le gouvernement togolais pour corriger l’avitaminose de démocratie dans le pays. Parmi ces 22 engagements, il y a la vitamine D qui est le Dialogue «gnassional». Celui-ci a accouché d’un Accord grammatical, pardon politique global qui a été «paragraphé» à Ouaga là-bas puis signé à Lomé ici par toutes les parties. Ces blancs ont dit à Me Agbo que le gouvernement et les forces politiques ont fait des progrès, qu’ils étaient là pour faire l’inventaire de tous ces progrès. Mais le spectacle que nos politiques ont offert à la venue de ces «zeuropéens» est déshonorant. C’est comme si sans ces gens-là, nous-mêmes, nous ne bougerons pas les fesses. Ces petits «yovo» quand ils arrivent, ils restent au siège de leur institution en face de la Mairie Centrale et demandent à nos présidentiables et à nos ministrables de venir les voir. Et sans vergogne, ils font le défilé pour raconter leurs «togolaiseries» à ces missionnaires de l’UE. Et c’est ce qu’ils ont encore fait la semaine dernière.

            On ne sait pas exactement comment les autres délégations se sont prises pour être reçues par la mission mais c’est le spectacle que la TVT nous a présenté lors de la réception de la délégation du RPT qui nous a courroucé. Quand elle était arrivée, il n’y avait personne à l’entrée pour l’introduire. Pour s’annoncer, le chef de la délégation Dama Dramani alla appuyer sur la sonnerie comme un simple vul… On dirait qu’il était en train de sonner à la porte du paradis puisqu’il a fait montre d’une adresse exceptionnelle. Et ce n’est qu’après qu’on vint lui ouvrir le portail. Entre nous, est-ce que c’est sérieux ça? Ce qui est encore énervant, c’est qu’il y a des ministres parmi certaines délégations et ils ont été aussi reçus comme de simples vulgaires. De petits fonctionnaires de l’UE qui viennent faire la pluie et le beau temps en Afrique. Ce qui veut dire que s’il n’y avait pas ces blancs derrière les acteurs politiques, eux-mêmes, ils ne feront rien pour assurer le bien-être de leur population. En clair, sans les 22 engagements, il n’y aurait pas de démocratie au Togo. Oh, nègre, quelle âme tu as!

Un «con-essaye» pour la jeunesse pour quoi faire?
Le mercredi 18 octobre dernier, le deuxième «con-essaye» de l’ère Agbo s’est déroulé à la présidence sous la présidence du président «Faure-vi vodoua». Les ministres et leurs employeurs ont encore parlementé sur le problème de l’enseignement supérieur privé à « Togo ici », sur les OMD: Objectifs du Millénaire pour le Sous- développement, pardon pour le Développement. On dit que c’est un truc initié en 2000 par les «chiens d’Etat» du monde entier pour lutter contre la pauvreté. C’est-à-dire qu’avec les OMD, les gens ne mangeront plus une fois après deux ou trois jours mais à chaque heure. Après, ils ont parlé de «Togo obscurité», pardon «Togo délestage». On dit qu’on va ramener à la vie la Centrale Thermique de Lomé qui est devenue depuis quelques années la « Centrale Araignéique », c’est-à-dire que les toiles d’araignée ont remplacé les fils électriques. Ce qui nous a énervé «vrai-vrai» était la communication du petit patron des agitateurs de la Nouvelle Déception Populaire (NDP), Gilbert Atsu. Sa communication avait trait à « la mise en place d’un ««con-essaye» national de la jeunesse». «Le «con-essaye» des ministres se fera une idée précise de cette institution lorsqu’il sera saisi du texte du décret annoncé». Si l’étude de ce projet a été renvoyée aux calendes grecques, c’est sûrement que le ministre n’a pas bien présenté son «contenu». Un « «con-essaye» national  de la Jeunesse», c’est du bidon. Cela ne représente aucun intérêt  pour les jeunes qui veulent avoir des salles de classes, des amphithéâtres, des enseignants, de l’emploi après leur formation... D’ailleurs, qu’a-t-il concrètement apporté à la jeunesse depuis que le hasard l’a fait atterir à la mangeoire? Un ««con-essaye » national  de la jeunesse» c’est le remake de la JRPT et les Sous-sections scolaires (3S).  Nous ne voulons plus de pareilles choses sur la terre des grands-parents de nos aïeux.

La même comédie chaque année
            Il y a plus d’un mois, les élèves du primaire et du secondaire ont repris les cours sur toute l’étendue du territoire «gnassional».La demande ayant dépassé l’offre, les élèves sont entassés dans les salles de classe comme des sardines. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Au lieu de s’attaquer à la racine du mal, ceux qui ont en charge l’enseignement, préfèrent se livrer au spectacle. Et c’est ce que fait actuellement  «le meilleur danseur aux funérailles traditionnelles du Père de la Nation», Selom  Klassou, en improvisant des tournées dans les établissements scolaires pour, dit-on, « s’assurer des conditions de travail des enseignements et des élèves». Comme d’habitude, il « déconseille les habillements indécents, les coiffures outrageantes et le vagabondage sexuel qui les exposent aux VIH/SIDA…». Soit. Mais beaucoup de haut fonctionnaires de l’Etat sont ceux qui, pour la plupart du temps, élisent domicile dans l’entrejambe des élèves et les empêchent d’évoluer. Combien ne sont-ils pas à envoyer leur chauffeur chercher leur «élève» à chaque fin de classe? «Le gouvernement attache une importance capitale à l’éducation et vous  devez travailler sans relâche pour mériter dignement la relève», claironne le «danseur» au cours de ces fameuses tournées. Démagogie, quand tu nous tiens ! Depuis la rentrée, qu’a fait le gouvernement pour résoudre le problème de «surpopulation» dans les salles de classe? Rien. Les salles sont archicombles et les enseignants n’ont pour champ d’action que le moins d’un mètre qui sépare le tableau et les premiers bancs. A ces problèmes s’ajoute celui du manque d’enseignants. Même la gratuité d’école chantée par «Faur-vi vodoua» lors de sa campagne électorale est devenue un rêve dans la panse d’un chien.

Le marché du riz pollué
Dans les temps immémoriaux, c’était un événement quand un foyer décidait de préparer du riz. Ce mets était considéré comme un luxe et les enfants étaient toujours aux anges à l’annonce de sa préparation. Dans certaines contrées, une fête de Noël ou de Nouvel an signifiait «fête du riz»  puisque chacun essayait d’être à la page. Ceux  qui préparaient en ce moment quelque chose d’autre que le riz faisaient l’objet de railleries. Mais maintenant, le riz est entré dans les mœurs alimentaires de toute la population. On n’en fait plus un aliment de luxe. Cependant, ce qui inquiète est l’invasion du marché togolais par des riz aux dénominations bizarres. Il y a du riz «Elizé», riz «Tante Bob Akitani», riz «BBBB», riz «Loyer», riz «Grand-père Baba Olouwa»… On fait «publicitement» de ces riz sur les chaînes et souvent cela est fait par les mêmes personnes. Le slogan qui revient régulièrement dans ces « publicitements », c’est « verser waaaa …». Ou bien c’est la société « verser waaaa…»qui fabrique le même riz pour lui donner des  noms différents? De plus, on nous dit que les riz  sont parfumés mais on ne sait pas quel parfum on a utilisé ? Les riz là-mêmes ne sont pas différents de ce que nous mangeons depuis que le monde est monde. Entre nous, «Kovié Môlu » (le riz cultivé à Kovié) n’est-il pas plus doux que ces riz «Grand-père Baba Olouwa» ou « BBBB »…?

Quand Rockvi perd le réseau
            Vraiment Rockvi perd les pédales. Nous, on s’y attendait parce que quand on refuse de faire ce que recommande le bon sens, on finit par être esseulé et on fait  du «gné n’importe quoi». Sa « bonne mauvaise » gestion de la FTF saute aux «oeils». Elle devient même internationale. La FIFA-CAF vient de découvrir un trou rempli  de 35 «millignons» dans la chambre à coucher du ministre d’Etat, Ministre de la Fédération Togolaise de Football avec rang de Président-Trésorier Général. Le trou était plutôt dans le compte de la FTF et Rockvi  et ses disciples n’ont pu le justifier. Ça, c’est une preuve de leur incompétence. Un débile physico-chimico-unijambaire disait qu’il serait à la place de Rockvi qu’il dirait que lorsque les maillots des Eperviers étaient oubliés à plus de 100 km dans le cadre d’une rencontre de préparation pour le Mondial, c’étaient les sous là qu’ils avaient débloqués pour que l’équipementier prenne un Zed Express pour aller les chercher. Une idée aussi géniale et simple ne lui est même pas venue à l’esprit. Et pourtant, on nous dit que Rockvi a eu son BTS en comptabilité et Gestion des « millignons » appliquée à la FTF. Passons!

            Semble-t-il que la FIFA pense proposer un comité de crise pour gérer la Fédé parce que Rockvi  est incomp... . Et le type aussi est en train de prendre ses dispositions pour tromper la vigilance de la FIFA. Il veut faire signer une pétition aux présidents de ligues de football du sud du Burkina-Faso, le nord Togo quoi. Et ces gars devront dire que tout est ok, la gestion de Rockvi est impec et qu’il n’y a point de «problèmes  de difficultés» au sein de la Fédé. C’est tout simplement bas de tirer sur la fibre régionaliste et ethnique pour justifier ses tares.

Le 24 juin 2007, une date qui coûte des milliards
            Si l’UE savait à quel point la reprise de sa coopération avec le Togo «téressait» les Gnassingbélandais, elle ne ferait pas autant durer le suspense. Elle est un peu trop capricieuse.

La délégation qui était dans nos mûrs du 17 au 19 octobre l’a encore prouvé. M. Manuel Lopez Blanco nommément.  La délégation voulait que les autorités Gnassingbélandaises fixent une date  pour les législatives, ce qui lui permettrait  de convaincre la  commission de l’UE de libérer les fonds.  Cette exigence avait réjoui les Gnassingbéisants qui  se disaient aussitôt que,  si ça ne tenait qu’à la fixation  de cette date, l’UE obtiendra satisfaction  et ses milliards couleront à flot sur le Gnassingbéland. Mais M. Blanco  a écourté l’euphorie  naissante  en rectifiant : «Il faut être très clair que la demande ne veut pas dire qu’il faut fixer une date dans la précipitation». Ça s’appelle couper de l’herbe sous le pied à quelqu’un. Nous, on a appris  que les gens s’apprêtaient même à fêter la reprise de la coopération.

            C’est assez étonnant que cette date ne fût pas fixée depuis «xoxo longtemps» et qu’elle soit encore à l’ordre du jour. On se rappelle que Faure-vi avait effectué un périple dans la première quinzaine  de septembre en Europe. Et à la suite de sa rencontre avec son Pa…  adoptif de l’Elysée, il avait déclaré que les élections législatives  se tiendraient en juin 2007. Nous, on est étonné d’entendre que la fixation de la date pose toujours problème jusqu’à ce que la délégation reparte  sans satisfaction. Et justement, la date du 24 juin n’a été que précipitamment fixée par la CENI vendredi nuit, sûrement à minuit. Nous, on attend les sous-là de pieds écartés, pardon de pieds fermes. On n’a qu’à partager à tous les Gnassingbélandais selon leurs besoins…

 Da Suzi et sister Kanny, where are you now?
            Certains Gnassingbéisants ne vont jamais tolérer l’aboutissement heureux des pourparlers et la nomination d’un nouveau PM. Parce que c’est ça qui est à la base de leurs malheurs. On veut nommément parler de ces ministres, ministricules, secrétaires d’Etat qui faisaient la pluie et le beau temps dans le gouvernement Kodjo II. Bizarrement, c’est ceux qui ont été des plus zélés qui ont été «agboyiboquement» écartés de l’abreuvoir. A un moment donné, il ne se passait pas un jour où Da Suzi ne fasse parler d’elle. Elle occupait même la une des éditions télévisées du journal de 20 heures sur la TVT en lieu et place de Faure-vi. Tantôt on la voit en pleine distribution de moustiquaires imprégnées à Vokoutimé, tantôt à Agombio-Ville en pleine sensibilisation des femmes à bien entretenir leurs maris. Elle serait de tous les ministres de l’équipe Kodjo II, celle qui aurait le plus parcouru le Gnassingbéland du Sud au Nord, d’Est en Ouest, dans toute sa largeur et sa «profondeur». A elle on pouvait adjoindre sister Kanny qui avait défrayé la chronique avec ses alertes autour de « le cri scolaire » du 29 mars dernier. Semble-t-il que les deux s’engueulaient car l’une empiéterait  sur la sphère d’influence de l’autre. Passons.

      A propos, que sont-elles devenues avec l’ouragan Agbo qui les a gentiment «écartées». Da Suzi a-t-elle retrouvé ses « enfants déshérités » et «traficotés» contre 1500 F? Quant à sister Kanny, on a eu la promesse qu’elle sera réintégrée au gouvernement à la prochaine éclipse solaire qui aurait lieu en 2081. Sporadiquement, elles n’ont qu’à se faire signaler car elles nous manquent. On n’a plus d’insolites dans le gouvernement.

Promotion de la démocratie et protection des Droits de l’Homme au Togo

La CTSD outille les journalistes

«Quelle contribution des médias pour la démocratie et la protection des Droits de l’Homme au Togo»? Tel était le thème autour duquel a tourné une journée de réflexion organisée par le CTSD (Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie) à l’intention d’une trentaine de journalistes. C’était le vendredi dernier à la Maison du Peuple.

A l’entame des travaux, l’assistance a eu droit à un mot de bienvenue de la part du Secrétaire National du CTSD, Me Zeus Ajavon, ensuite à la présentation de cette structure et les objectifs de la journée de réflexion. L’honneur échut à la Ministre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Mme Célestine Aïdam, de prononcer son allocution d’ouverture dans laquelle elle ne s’est pas empêchée de louer l’initiative de la CTSD. L’assistance a eu droit ensuite à suivre trois communications: la première, «Processus démocratique et construction de l’Etat de droit et de la dignité humaine : bilan et perspectives» faite par Mme Claudine Assiba Akakpo, la seconde «Combat de la presse togolaise pour le respect des droits et de la dignité humaine : bilan et perspective» par M. Daniel Lawson-Drackey, Directeur de la Maison du Journalisme, et une troisième, «Comment s’inspirer des « Cercles d’Etude », notion de démocratie suédoise, pour renforcer l’Etat de droit au Togo» par M. Ernest Témanou, Trésorier Général du CTSD.

Les deux premiers communicateurs ont mis en exergue le rôle considérable qu’a joué la presse privée pour l’avènement de la démocratie au Togo. «Les médias d’hier», avant l’avènement du multipartisme donc, «en optant systématiquement pour une exploitation de l’information à des fins de propagande se sont disqualifiés… Et il n’était pas rare à l’époque de constater des violations répétées des Droits de l’Homme… Nombreux étaient les terreaux où les violations des Droits de l’Homme ne rencontraient aucun obstacle, puisque les médias officiels, les seuls à exister, ne pouvaient les dénoncer ». C’est là qu’émergera une presse privée qui s’imposera comme « un garde-fou capable de prévenir les excès de pouvoir », incarnée dans les années 90 par «La Parole», «Kpakpa Désenchanté», «Forum Hebdo», «La Tribune des Démocrates»… Elle a eu à jouer un rôle de dénonciation des abus, des atteintes aux droits humains.

Mise au fait que «le silence et le secret tout naturellement favorisent l’arbitraire», et qu’une presse bâillonnée induit nécessairement un processus démocratique souffreteux, la presse s’est vue nantie d’une mission duelle: «la promotion et la protection des Droits de l’Homme par l’éducation à travers la formation civique».

C’est pour booster ce rôle primordial de démocratisation joué par la presse que la CTSD lui propose des réflexions en « cercle d’étude » qui serait un modèle suédois. C’est une méthode qui met l’accent sur «l’expérience et la connaissance des participants». TINO Kossi

 Le rapport de la mission FIFA-CAF attendu d’ici à la fin de la semaine

De lourdes sanctions attendent le reliquat du bureau de la FTF

            Une délégation conjointe FIFA-CAF avait séjourné à Lomé du 12 au 15 octobre dernier pour enquêter sur les problèmes qui minent  la Fédération Togolaise de Football. Lors du séjour,  la délégation a rencontré le président de la FTF, les membres  du bureau exécutif de la FTF en place, les membres démissionnaires de la FTF, le président du Comité National Olympique Togolais, le Chef de l’Etat, le ministre de la Jeunesse et des Sports, le vice-président de la Confédération Africaine de Football et la Presse.

            Cette délégation composée d’hommes expérimentés dans la direction des fédérations de football de leurs pays avait pour mission de rencontrer et entendre les différents acteurs du football togolais ainsi que les dirigeants de ce pays afin de proposer à la FIFA et CAF des solutions durables pour sortir le football togolais des problèmes qui les rongent et le redonner vie. Le dimanche 15 octobre 2005, cette délégation a quitté le Togo et tous les acteurs du football togolais attendent avec impatience les décisions de la FIFA et de la CAF.

Selon nos informations, le rapport de cette mission est attendu d’ici à la fin de la semaine et de lourdes sanctions attendent le reliquat du bureau de la FTF que dirige le Lieutenant-Colonel Rock Gnassingbé. Aussi, est-il fort probable que la FIFA recommande la mise sur pied d’un comité provisoire qui aura pour tâche d’organiser l’élection du prochain bureau exécutif qui dirigera la Fédération Togolaise de Football. Les membres actuels de la FTF risquent d’être suspendus de toutes activités footballistiques.

            Même si Rock Gnassingbé continue de ressasser qu’ «un fruit ne tombe que lorsqu’il est mûr», il doit savoir qu’il est aujourd’hui confronté à l’ouragan FIFA. Ainsi, mûr, ou pas mûr, le fruit doit tomber. GLAKPE Koffi

 L’arnaque des ONG au Togo

ASSORE extorque des fonds aux retraités de l’UTB

Les Togolais sont désormais la proie des prédateurs de tout acabit. Et pour cause, la crise socio-économique et politique qui secoue le pays a engendré un laisser-aller à tous les niveaux. Cette fissure dans l’organisation administrative et politique du Togo ne profite qu’à une poignée d’individus véreux qui agissent sans vergogne, compliquant ainsi la vie à des honnêtes citoyens.

            Parmi ces nombreuses ONG qui font saigner leurs adhérents, l’on peut sans ambages citer en exemple l’Association des Retraités de l’UTB (ASSORE), créée le 18 avril 2001 comme toutes autres associations conformément à la loi N° 40-484 du 1er juillet 1901 qui réglemente la vie associative au Togo. Force est de constater que cette association s’éloigne des buts et objectifs qu’elle s’est assignés qui sont entre autres : de porter secours et assistances aux membres et leur de permettre de souscrire à une assurance maladie, vie ou décès.

            En effet, ASSORE dans ses activités a souscrit à une assurance couverture médicale locale de ses membres auprès de CRRAE – UEMOA. Cette institution vient d’accorder une subvention de 50 % sur les ressources du Régime de Retraite. Il faut, par ailleurs, souligner que cette subvention n’est pas une prestation contractuelle. Mais, elle peut être accordée pour autant que les ressources du Régime le permettront ou qu’un financement spécifique en assure la pérennisation, a indiqué une source proche de l’institution bienfaitrice.

            En lieu et place de la joie, c’est la désolation et l’indignation chez les membres de ladite association qui  sont ponctionnés de 10% de leur dû sous prétexte des frais de démarches. Au cours de nos investigations, ces démarches pour lesquelles des millions sont retranchés se sont avérées imaginaires dans la mesure où ce taux a été arbitrairement fixé comme on en a l’habitude au Togo, surtout sans l’accord, ni l’avis motivé des membres de ladite association.

            Le comble dans cette sordide affaire, c’est que les membres du Bureau Exécutif en nombre restreint se complaisent dans des gymnastiques financières peu orthodoxes. Tout frise un détournement de fonds. L’effectif réduit, est dû au décès et à l’invalidité de certains membres du BE et l’éloignement d’autres qui, pour leur repos ont préféré s’isoler. Cette situation a engendré alors un désordre absolu dans le fonctionnement de l’association. Ainsi, s’impose une Assemblée générale qui ne trouve pas l’adhésion des maîtres du lieu. Aussi est-il que les statuts ont prévu un mandat de quatre ans pour les membres du BE et des dispositions en cas de vacance de poste  à l’article 24.

Les membres révoltés qu’ils sont et de surcroît majoritaires, victimes de cette gestion et administration autoritaires ne font que maugréer à longueur de journée sans pouvoir l’extérioriser. Et pour cause, les séquelles de l’autoritarisme des décennies passées ont rendu coi ceux-ci.

Il faut souligner que  ASSORE est aujourd’hui régentée par M. Félix Ayi AYIVI, 1er Vice-président qui n’est en fait qu’une marionnette au service de M. Karl PREUSS, Secrétaire général, mais qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

Dans cet imbroglio qui tend à éclabousser une structure dont la mission reste noble, il urge que les autorités administratives et en premier chef, la Direction de l’Union Togolaise de Banque ouvrent pour qu’une Assemblée Générale ait lieu dans les plus brefs délais pour qu’enfin ASSORE se donne de nouvelles orientations pour de meilleures conditions de vie de ces retraités qui, durant toute leur vie professionnelle, n’ont fait que cotiser.
A suivre Didier LEDOUX

La Prévention Routière Togolaise fête ses 40 ans

La salle Corinthia de l’Hôtel 2 Février de Lomé a servi de cadre le jeudi 19 octobre dernier au lancement officiel des activités rentrant dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire de la création de la Prévention Routière Togolaise (PRT).

            C’est donc une occasion pour les responsables de cette association privée d’évaluer les  actions et les activités réalisées depuis la création de leur association et d’appeler le peuple à prendre conscience du danger que présentent les accidents de la circulation. «L’objectif de cette manifestation est de faire vivre  à la population les soucis, les angoisses et les anciétés de la Prévention Routière Togolaise face au taux de plus en plus élevé des accidents de la circulation au Togo», a déclaré M. Tétêvi Adamah. Tassah, un des responsables de cette association dans son discours de circonstance. Il a ensuite déploré les      mauvais comportements de certains usagers qui mettent la vie des autres en danger du fait de leur ignorance ou de leur insouciance.

            «Au Japon, en Chine, au Zimbabwe, en Equateur… le feu rouge signifie stop ; que signifie-t-il aujourd’hui au Togo?», s’est interrogé M. Adamah-Tassah, pour dénoncer le désordre qui règne dans les circulations à Lomé. Les manifestations rentrant dans le cadre de cette célébration se sont poursuivies les 20 et 21 octobre dans la capitale togolaise. Le vendredi, les membres de la Prévention Routière Togolais avaient rendez-vous avec les associations des handicapés du Togo à la place Anani Santos, ex-fréau Jardin. Là, des triangles réfléchissants ont été cloués au dos des tricycles des handicapés qui étaient sur les lieux. Et le samedi, les élèves de la capitale et les membres de la Prévention Routière Togolaise se sont retrouvés au même lieu, la place Anani Santos pour l’émission «Marché aux étoiles» animé par «Radio Lomé». Plusieurs prix ont été distribués aux élèves qui avaient fait le déplacement des lieux pour la circonstance.

            C’est dans cette atmosphère de joie que les manifestations des 40 ans de vie de la PRT ont pris fin à Lomé. G.K.

NAYONE de retour après 11 ans d’exil

            La  Jeunesse du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a organisé un point de presse en son siège, le 20 octobre dernier. L’objectif de cette manifestation était d’annoncer au public à travers les médias, le retour au bercail, après 11 ans d’exil de leur compatriote Dénis NAYONE.

            M. Dénis NAYONE a, dans sa déclaration liminaire, remercié et salué le peuple togolais pour sa foi et sa détermination à asseoir une réelle démocratie au Togo. Ainsi : «L’Accord politique global qui a été signé par toutes les parties prenantes au dialogue est un espoir qui s’inscrit dans la dynamique de cette détermination», a-t-il précisé.

 Il a ensuite assuré le peuple togolais pour sa totale disponibilité à apporter sa modeste contribution à l’édification d’un Togo plus prospère et plus juste. Aussi a-t-il exprimé sa profonde compassion à tous les compatriotes qui ont perdu un être cher au cours de la lutte démocratique. «Je m’incline devant la mémoire de nos compatriotes de lutte, disparus pendant mon absence. Qu’ils reposent en paix», a-t-il ajouté.

M. NAYONE a dans sa conclusion souhaité que Dieu bénisse les prochaines élections législatives afin qu’elles soient paisibles, transparentes et non violentes pour qu’afin un Gouvernement définitif voie le jour et s’attèle au développement du Togo pour le bonheur de tous.

L’ambiance à l’issue de ce point de presse était cordiale, car c’était aussi les retrouvailles entre l’ex-exilé et ses compatriotes. L.D.

 

Devoir de vérité      

‘‘Conseil National de la Jeunesse’’, l’idée d’un prisonnier récupérée par Gilbert Atsu

Il nous souvient qu’au Conseil des ministres du mercredi 18 octobre dernier, le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Sports et de la Jeunesse, Gilbert Atsu, a présenté une communication sur la «mise en place d’un Conseil National de la Jeunesse». «Le Conseil des ministres se fera une idée précise de cette institution lorsqu’il sera saisi du texte du décret annoncé», précise le communiqué ayant sanctionné le conseil. Ne dit-on pas que «tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément»? Le projet de création du Conseil National de la Jeunesse n’est pas une idée originale du Secrétaire d’Etat mais bien celle de certains jeunes dont le chef de file est en prison depuis juillet 2005.

En effet, l’idée a germé à Bamako entre fin décembre 2003 et janvier 2004 lors du séjour dans la capitale malienne du Secrétaire Exécutif de la Ligue des Patriotes (L.P), Gérard Adodo Akoumey, détenu à la prison civile de Lomé depuis juillet 2005 pour une sordide affaire de plasticage de la Poste de Tokoin-Séminaire. Créée en juillet 1995, la L.P a pour vocation de défendre les intérêts des jeunes et les droits humains. Depuis 1997, elle travaille en étroite collaboration avec les Organisations des jeunes panafricains (OPJ). Et c’est dans ce contexte qu’elle a été appelée à mettre sur pied le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) du Togo par ses pairs pour une bonne collaboration.

Donc les vrais initiateurs de ce projet de CNJ sont là et ont échangé depuis des années pour mettre sur pied cet organe qui a un rôle consultatif et apolitique. «D’ores et déjà, tout est mis en œuvre par les vrais initiateurs pour lancer dans les tout prochains jours un vrai Conseil National de la Jeunesse du Togo qui réponde réellement à la vocation de cette institution. Même si le gouvernement tente de foncer, une autre dénomination sera donnée à notre organe mais il aura le privilège de traiter et de coopérer avec les CNJ de la sous-région car c’est nous qui sommes bien connus dans ce milieu», nous a confié un jeune de la L.P.

A en croire les initiateurs de ce projet, cette structure ne doit pas être créée par le gouvernement mais par les organisations de jeunesse elles-mêmes. A la question de savoir pourquoi c’est Gilbert Atsu qui gère aujourd’hui ce projet, un autre jeune nous répond sans ambages : « C’est l’un de nos proches collaborateurs qui est allé vendre le projet. L’ami a même cherché à nous approcher quand Gilbert a mis en branle son projet.  Mais pour des raisons de principe, nous avons dit non».

Aujourd’hui, les jeunes sont mécontents et accusent vertement le Secrétaire d’Etat d’avoir «usurpé» leur idée. De toutes les façons, Gilbert Atsu n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il a été entre-temps accusé par certains jeunes de s’être emparé de leur projet lors d’un sommet sur l’environnement aux Etats-Unis. E.Y.

Législatives fixées au 24 juin 2007

Un délai trop court pour un chantier aussi vaste

            Lentement mais sûrement, l’on risque d’assister à un fourvoiement total des gouvernants togolais du défi essentiel, l’organisation d’élections législatives crédibles car la question du déblocage des FED (Fonds Européens de Développement) gelés fait perdre le Nord aux acteurs et partenaires de la vie politique togolaise.

            Une délégation de l’UE était en mission du 17 au 19 octobre pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 22 engagements. MM. Manuel Lopez Blanco, Chef de l’Unité des Relations avec les pays et la région de l’Afrique de l’ouest, Bruno Gatta, responsable géographique du Togo, Gilberto Ceriani Sebregondi, Chef de délégation, Gilles Desesquelles, chargé d’affaires et Mme Mercedes Maria Garcia Perez composant la délégation, exigeaient des autorités togolaises la fixation immédiate d’une date précise pour l’organisation des élections législatives. Selon la mission, la fixation de cette date serait un poids qui lui permettrait de convaincre le Conseil  Européen  d’envisager le processus de déblocage  des fonds gelés du 8ème et 9ème FED et l’inscription du Togo au 10è FED. Satisfaction que la mission n’a pas eue avant de repartir au terme de ses travaux jeudi 19 octobre.

            Les gouvernants togolais semblent perdre tout contrôle à l’évocation  du déblocage des fonds. Ils s’inscrivent manifestement dans la logique de Louis Michel, le Commissaire Européen au Développement et à l’Action Humanitaire qui déclarait à la mi-septembre: «Ce sont des paquets d’argent, je dirais l’utilisation du 10è FED….Dès  qu’on a une date pour les élections, on peut reprendre la «normalisation complète» de la coopération avec l’Union Européenne. Et moi en tant que Commissaire Européen au Développement, «je suis totalement engagé pour aider le Togo et je le ferai…». Des sources vont jusqu’à  avancer le déblocage d’un pactole de 41,6 millions d’Euro (environ 28 milliards FCFA) représentant le reliquat des 8è et 9è FED avec la simple fixation de cette date. Et les autorités semblent avoir perdu le réseau.

            Précipitamment, dans le  courant de vendredi 20 octobre, on annonce la date du 24 juin comme devant se tenir les élections législatives. M. Manuel Blanco avait pourtant averti en des termes sans ambiguïté : «Il faut être très clair que la demande (de fixation d’une date pour les élections) ne veut pas dire qu’il faut fixer une date dans la précipitation». Sa prémonition n’aura duré que quelques heures. C’est justement la précipitation que professe cette fixation de date à la va-vite, motivée par les promesses de déblocage de sous. Ce choix n’est en aucun cas éclairé. Il ne saurait l’être en quelques heures car s’il était réaliste, on aurait pu fixer la date depuis le retour du périple d’Europe de Faure Gnassingbé qui annonçait -très heureux – juin 2007, devant les caméras et micros de nos confrères de RFI, comme devant être organisé les législatives.

            A la suite de cette annonce, beaucoup d’observateurs  avaient estimé que le délai était trop court pour permettre une organisation efficiente. Aujourd’hui, l’inquiétude est patente, vu le grand chantier qui attend le Gouvernement d’Union Nationale et surtout la CENI. C’était depuis le 20 août, il y a exactement 65 jours que l’APG a été signé. Ses recommandations devraient être aussitôt mises en branle. Mais le retard déjà accusé est assez énorme et le GUN risque d’être à court de temps. C’était avec peine que la CENI a pu être formée  et les débats  pour se doter d’un règlement intérieur et d’un Président sont éprouvants. Le GUN a encore de vastes chantiers à ouvrir, comme le stipule l’APG: «prendre des mesures  en vue d’accéder le rapatriement et la réinsertion des réfugiés  et des personnes déplacées, renforcer les mesures visant à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, mettre en place un programme de délivrance de cartes nationales d’identité, prendre les textes réglementaires et administratifs garantissant des élections justes, libres et transparentes…». Il y a également le recensement électoral à entreprendre comme il est stipulé  dans l’accord : «Les parties prenantes au Dialogue conviennent de faire procéder à un recensement électoral en vue d’obtenir un fichier électoral fiable». Une autre énigme à surmonter  reste le choix du mode de scrutin. Les protagonistes du Dialogue invitaient le GUN à «opter pour l’un des deux modes  de scrutin suivants susceptibles de garantir des élections libres, démocratiques et transparentes pour une meilleure représention  des forces politiques à l’Assemblée Nationale». Il s’agit de « scrutin proportionnel de liste à la plus forte  moyenne ou au plus fort reste, avec la préfecture comme circonscription électorale» et «scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours».

            On le voit bien, le chantier est énorme pour qu’on le réalise de manière parfaite d’ici le 24 juin 2007. Que la promesse de déblocage de FED hypnotise les gouvernants! TINO Kossi

 

 

 

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