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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Liberté Hebdo N° 133 du 27 octobre 2006

Revigoré par la participation de l’opposition au gouvernement

Faure Gnassingbé s’invite de nouveau à Bruxelles

            Si la signature de l’Accord Politique Global par toutes les parties prenantes au Dialogue le 20 août 2006 a permis de légitimer le pouvoir de Faure Gnassingbé, l’entrée au gouvernement des partis de l’opposition traditionnelle – hormis dans une moindre mesure l’UFC – a ouvert la voie à ce dernier à parler au nom de l’Afrique.

            En effet, du 13 au 17 novembre prochain se dérouleront à Bruxelles des ateliers, les premiers du genre regroupant des décideurs africains et des hommes d’affaires européens. Plus d’une dizaine de chefs d’Etat africains participeront à ces « Journées européennes de développement » organisées par la Commission Européenne et présidées par José Manuel Barroso, le président de la Commission de l’Union Européenne.

            Paul Wolfowitz, le président de la Banque Mondiale, Pascal Lamy, le Directeur Général de l’OMC et d’autres responsables d’organisations internationales croiseront lors des ateliers, les présidents africains tels que, François Bozizé, Paul Kagamé ou encore Denis Sassou Nguesso. Et fort de la légitimité qu’il a acquise auprès des partis de l’opposition traditionnelle togolaise, Faure Gnassingbé s’est également fait inviter à Bruxelles pour la circonstance.

            Toutes nos tentatives pour joindre l’entourage du président togolais  pour en savoir plus  sont révélées vaines.

            Pour cette édition, l’Afrique sera à l’honneur. Les débats politiques et activités culturelles seront ouverts au grand public tandis qu’un Africa Business Forum mettra en relation des dirigeants d’entreprises des deux continents.
            Devant cette situation, des hommes avisés se demandent déjà les débats politiques que pourront animer ces invités qui sont tous des mal élus pour faire honneur à une Afrique qui est à la traîne justement à cause du comportement de ces violeurs de Constitutions et de ces bourreaux arrivés au pouvoir par la force et la violence avec le soutien de la France.

            Il est donc temps que l’Europe qui est considérée aujourd’hui comme le berceau de la démocratie et des droits de l’homme, ferme ses portes à ces dictateurs décriés dans leur pays. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent également se mobiliser et s’opposer à des invitations de ce genre afin que cesse l’impunité en Afrique.  G.K

Exploitation abusive des teckeraies au Togo

Le Ministre Kantchati, l’ennemi juré de la flore

Le 30 mai 2000, le Gouvernement togolais représenté par le Ministère de l’Environnement et de la Protection Forestière a signé une convention avec la Société GTTC pour l’exécution du Projet PRAF. Ce projet qui portait éventuellement sur l’exploitation de 48 000 m3 de tecks et le reboisement de 4000 ha de teckeraies est censé être réalisé au bout d’un délai de 5 ans. Les cinq années sont arrivées à leur terme depuis le 30 mai 2005 mais l’exploitation des teckeraies continue normalement.

            Et l’Etat Togolais n’inquiète guère cette société qui continue illégalement de profiter des Togolais. Or, dans la convention, il ne ressort nulle part que l’Etat Togolais a l’obligation de proroger le projet si ces objectifs quantitatifs et d’autres qui en sont liés n’ont pas été atteints. De plus, la Convention ne prévoit non plus la prorogation en cas de suspension temporaire des activités. Et malgré tout, le ministre Kantchati continue de soutenir ce projet qui est considéré aujourd’hui comme le grand destructeur des forêts de tecks au Togo. Or, avant son arrivée à la tête de ce ministère, son prédécesseur avait déjà demandé à la société GTTC de suspendre ce projet qui est arrivé à son terme. Sûrement que le ministre Kantchati profite aussi de ce bradage  du patrimoine forestier national. Car rien ne peut justifier l’importance qu’il accorde à ce projet. Le comble dans tout ça, est que les tecks sont anarchiquement exploités et aussi ne sont pas transformés sur place. Alors que les quelque entreprises de transformation de bois du Togo ferment leur porte à cause de la pénurie de la matière à transformer, augmentant ainsi le nombre de chômeurs au Togo. D’autres sont obligés d’importer du bois pour assurer leur survie. Aussi, est-il vrai que le projet PRAF ne fait pratiquement l’objet d’aucun contrôle sérieux de la part du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières. Ce qui fait que ce projet exploite les teckeraies comme bon lui semble et ne se soucie presque pas des activités de reboisement préconisées par la Convention. C’est dangereux donc pour le Gouvernement de cautionner à perpétuité des actions du genre de celles du projet PRAF qui sont de nature non seulement à piller le pays mais aussi à encourager la désertification favorisant ainsi l’avancée du désert.

            C’est donc inadmissible qu’après 6 ans de pillage de nos ressources forestières, le ministre Kantchati nous ressasse qu’il reste encore 9000 m3 de bois à exploiter. M. Rupani et sa société GTTC ont trop profité de nos teckeraies et il est temps qu’ils s’en aillent. D’autre part, les informations font état de ce que 1m3 de bois vendu sur le marché asiatique rapporte environ 500.000 F. Or, le projet autorise M. Rupani à exploiter 48.000 m3 de bois. Ce qui veut dire qu’après exploitation, le sieur Rupani s’en sortira avec environ 24 milliards de francs CFA. Alors que selon des experts, le coût du reboisement de 4000 ha de tecks peut  s’évaluer à environ 3 milliards. Le ministre Kantchati et M. Rupani font de juteuses  affaires sur le dos du peuple togolais. Il n’est pas encore trop tard pour arrêter l’hémorragie. GLAKPE Koffi

Un colon Français au Togo

Le Vice-Consul foule au pied les règles administratives

            Plus de quatre décennies après la tempête des indépendances en Afrique, certains ressortissants européens, en l’occurrence les Français se croient toujours administrateurs des colonies. Ils n’ont que faire des obligations de réserve diplomatique et s’immiscent dans toutes les affaires de leur pays hôte. C’est le cas par exemple de l’actuel Vice-Consul de la France qui fait au Togo ce que bon lui semble.

            En effet, le Togo a connu d’autres consuls français qui, bien formés à la diplomatie, savent où s’arrêtent leurs champs d’actions. De même, les Consuls d’autres pays ont un respect de leur fonction qu’ils assurent toujours comme il faut. Mais depuis l’arrivée de ce vice-Consul au Togo, plus rien ne marche. Son bureau se trouve dans les Etats civils du Togo, dans les Commissariats ou dans les services des Passeports. Le vice-Consul dans l’exercice de sa fonction est plutôt un détective qu’un diplomate. Il passe le plus clair de son temps à visiter les Etats Civils du Togo, du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest. Il appelle les chefs de ces structures et leur intime l’ordre de lui apporter tel registre de mariage ou de naissance. Dans le cas contraire, il va lui-même dans les archives pour consulter lesdits registres. Où va alors le Togo ? Est-ce normal qu’un diplomate se livre à ces vilenies ? Imaginez une seconde que le Consul du Togo en France aille seulement à la Mairie de Paris 17ème pour solliciter ne serait-ce qu’une photocopie de la naissance d’un Togolais né dans cet arrondissement sous prétexte que les autorités togolaises à Lomé ont demandé cet acte ; non seulement il sera chassé comme un voleur mais il sera poursuivi devant les tribunaux français d’autant plus qu’il ne respecte pas les règles administratives et de réciprocité dans le cadre de la diplomatie.

            De plus, lorsque le Vice-Consul va solliciter les actes dans les Etats civils, il est tout de suite servi, car le pauvre agent ayant la peur du blanc ne sait pas que l’acte qu’il pose viole le secret administratif. Non seulement il fait photocopier les actes, il commente les actes avant de les envoyer aux services en France qui sont demandeurs. Plusieurs avocats en France se plaignent de son comportement car si l’on consulte auprès du Consulat les authentifications des actes, son rôle c’est d’envoyer les actes que les services du pays lui ont remis. Mais il se permet de commenter vers le service demandeur des actes en question ; c’est lui qui dit si les actes sont authentiques ou pas. Ce qui complique le travail des juges et des avocats en France.

            Pour les services des Passeports, ce vice-Consul en a fait sa maison. Il y entre comme dans un moulin ; les portes lui sont ouvertes et il va jusqu’à consulter les ordinateurs et ceci, c’est son correspondant occulte (un officier de police) qui le lui permet. Ils s’appellent tous les jours pour commenter les passeports togolais.

            En ce qui concerne les visas, ce vice-Consul qui a l’habitude de se promener dans les services de l’Etat togolais n’a pas le temps de les délivrer. Ces délivrances mettent du temps ou le cas échéant, il fait tarder leur confection. C’est ainsi que les passeports des Togolais et leurs papiers dorment depuis trois ans dans ce Consulat. Pourquoi ? Si on ne veut pas délivrer le visa, qu’on rende au moins les documents aux propriétaires. A en croire certaines indiscrétions, plusieurs dizaines de passeports seraient perdus dans ce Consulat.

            L’Ambassade de France au Togo dont dépend le Consulat doit être interpellée sur ce sujet. Aussi le ministre des Affaires Etrangères et le ministre de l’Intérieur du Togo doivent-ils prendre leurs responsabilités en demandant des explications au vice-Consul. Les maires, les chargés des Etats civils, l’officier de police des services des Passeports doivent être démasqués et sanctionnés. Ce vice-Consul qui entretient un mythe autour de sa vie familiale, dérape trop et doit être ramené à la raison. L’époque des colons est révolue. Evans Yemey

Alerte: Les OGM présents sur nos marchés

            Avec la révolution génétique, on retrouve de nos jours des plantes,  des animaux dont le matériel génétique a été spécifiquement modifié. Et ceci dans le but d’améliorer l’agriculture, résoudre le problème de la faim et accéder rapidement à l’autosuffisance  alimentaire.

            En 2005, les USA, l’Argentine, le Brésil, le Canada,  la Chine, le Paraguay, l’Inde étaient les principaux producteurs d’OGM (Organisme Génétiquement modifié) reconnu dans le monde. L’Afrique n’est pas du reste car on trouve déjà  des cultures d’OGM commerciales et des cultures d’OGM expérimentales sur le continent.

             Comme on peut le voir, les OGM ne laissent personne indifférent étant donné qu’ils pourraient avoir des bénéfices autant que des risques potentiels sur l’homme et sur l’environnement.

Qu’est-ce qu’un OGM?
            Selon la définition de la commission de l’Ethique, de la Science et de la Technologie au Quebec, un OGM est un « micro-organisme, une plante ou un animal dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique pour lui attribuer des caractéristiques qu’il ne possède pas du tout ou qu’il possède déjà, mais à un degré insatisfaisant à son état matériel ou pour lui enlever ou atténuer certaines caractéristiques jugées indésirables».

Pourquoi les OGM?
            L’intention des scientifiques, c’est de créer des lignées de végétaux plus résistants aux caprices du climat, aux insectes et aux maladies, améliorer la production agricole et accéder à l’autosuffisance alimentaire.
            Mais les organismes génétiques modifiés peuvent-ils résoudre le problème de la faim en Afrique?

Faut-il se méfier des OGM?
Des études scientifiques ont démontré la possibilité de risques avec les OGM. Avec la modification du patrimoine génétique des plantes, il y a risque de toxicité pour les insectes. Ils deviennent plus résistantes et les mauvaises herbes plus tolérantes. De plus, il y a dispersion de gènes : les cultures OGM peuvent contaminer les cultures non OGM.

Les mouvements mondiaux de résistance contre les OGM avancent d’autres arguments, mettant en avant les risques des OGM sur la santé humaine et animale, l’environnement, l’indépendance des agriculteurs et même à terme sur l’espèce humaine.

            Par ailleurs, la méthode ou la technique utilisée qui est la transgénèse n’est pas maîtrisée comme les scientifiques le prétendent. On remarque qu’ils ont une connaissance incomplète des mécanismes génétiques et des voies métaboliques d’une cellule. En terme économique ou éthique,  il y a un autre inconvénient à savoir celui de la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des industries revendeuses de ces semences génétiquement modifiées. Ceux qui fabriquent ces produits génétiquement modifiés ont un droit de propriété sur eux.  Ce droit de propriété s’appelle «brevet». Il ne permet pas de reproduire ou de ressemer un OGM protégé sans consulter le fabriquant. Il y a donc une banalisation génétique des plantes, des animaux et finalement de l’homme.

            Toutes les conséquences sur la culture ou la consommation des OGM ne sont pas totalement établies mais elles montrent une non maîtrise des techniques utilisées.

            Il importe donc aux Etats africains de sensibiliser leurs populations sur ces produits ou cultures génétiquement modifiés. Car nos cultures traditionnelles sont menacés et risquent d’être remplacées  par les cultures OGM qui, en plus d’être dangereuses posent le problème de brevet. L’Etat togolais doit donc protéger les consommateurs contre les OGM. Tora Tana (Stagiaire)

Ça va se savoir

Révélation (1)

            Ce nouveau feuilleton dont nous vous présentons le premier épisode dans ce numéro n’est guère le fruit de l’imagination. C’est une vraie et vivante histoire. Elle se passe actuellement dans une église charismatique à Tokoin-Wuiti. Mais pour des raisons de convenance, nous taisons le nom.

            La misère faisant des ravages, les églises poussent au Togo comme des champignons. Les garages, tous les espaces laissés libres sont pris d’assaut par les crétins, pardon les « chrétiens ». Les dénominations varient d’une personne à une autre. On a des Temples, des Royaumes, des Ambassades, des Ministères… Il nous reste seulement à avoir des Consulats, des Secrétariats d’Etat… Dans toutes ces églises, tout part et vient du « Pasteur ». Il est le maître tout-puissant. Le gourou. Personne n’a le droit de le contredire. Puisqu’il est en « communion permanente » avec Dieu. C’est un faiseur de bonheur. Il résout les petits problèmes. Il guérit les maux de tête, les douleurs bas ventrales. Il fait revenir au foyer les maris égarés, ces hommes aux braguettes en l’air. Il sait consoler les veuves « allemagnaises » et américaines. Il fait revenir à de meilleurs sentiments ces maris expatriés qui tendent à oublier leur « veuve ». Depuis son « Ambassade », il aide à avoir le visa. Et souvent, ce sont les femmes qui courent derrière ces choses des yeux et qui sont prêtes à tout pour les avoir. C’est ce qui justifie le nombre important de femmes dans toutes les églises charismatiques. Quand leur époux attrape tout seul le froid sur le lit, elles sont à l’église pour « zanmétoto » (veillée de prière). Parfois, certains « hommes de Dieu », grâce à leurs forces occultes, manipulent ces époux réticents et têtus qui deviennent après coup des «yégué» (béni- oui- oui). Revenons à présent à notre histoire.

            Jonas (ce n’est pas le vrai nom) était un mondain. Il avait même une femme avant qu’il ne fût séduit par le «Jésus business». Il devint Pasteur sans avoir fréquenté une école de théologie. Quelques années plus tard, il loua dans le quartier Wuiti une parcelle sur laquelle il érigea son église. Tout marchait au début. Des miracles, comme c’est la mode, il en faisait lui aussi. Il était très admiré par les frères et sœurs en « cuisse », pardon en Christ.

            Un jour, tous les adeptes étaient à l’église pour écouter la parole de Dieu. Au cours de la séance de prière, le Pasteur était emporté et fit un tour dans les pays de «Rabababa rachikarikoura chokochakarachiki zalabaza kékérékoussi…». C’est le fameux parler en langue qui est aujourd’hui en vogue dans toutes les «boîtes de nuit et bars religieux». Tout à coup, il s’arrêta. Il ramassa l’assistance de son regard et déclara: «J’ai une révélation. Je viens d’être en contact avec le Créateur qui m’a dit beaucoup de chose». Les ouailles étaient à toute oreille. Au finish, le «Pasteur» fit savoir à l’assistance que Dieu lui aurait donné une autre femme dans l’église et qu’il ne pouvait pas enfreindre ce desiderata divin. Cette femme, elle serait ceci, elle serait cela. Il fit la description de la femme que Dieu lui aurait révélée. C’était la fiancée d’un jeune fidèle qui se retrouva dans le portrait révélé. A suivre… Tonton Z

Sans détour

Du surplace

«Le passé a cela de fort, de dangereux qu’embelli par le temps […] il est cent fois plus cher que quand il était le présent» (Jules Michelet)

Il y a plus d’un mois que Me Agboyibo est devenu Premier ministre de ce pays. L’homme est incontestablement un opposant convaincu et de première heure. Nous n’en voulons pour preuve que son parcours depuis son passage à la CNDH jusqu’à la direction du Dilaogue intertogolais de 2006.

En écartant l’UFC de la Primature puis habilement du gouvernement d’union nationale, l’espoir du Régime était d’avoir les mains libres pour réaliser un dessein inavoué. Cela va de soi. Puisque les exigences des « Gilchrétiens » n’étaient en rien compatibles avec la conduite fantoche que le RPT entendait faire de la suite du processus après la signature de l’Accord Politique Global. Pour Faure Gnassingbé et les siens, l’UFC est la bête noire. L’ennemi à abattre. Ils ont tissé et entretiennent autour d’eux un nid de serpents. Ce nid de serpents s’appelle entre autres : rupture de la coopération avec l’UE et avec les institutions de Breton Wood, critiques des organisations internationales de défense des droits de l’homme, mobilisation des populations contre les méthodes de gouvernance RPT…

Le «père de la Nation» était un expert dans l’art du dilatoire, dans l’art de jeter la poudre aux yeux. Le «fils de la Nation» a logiquement hérité des affaires du père et semble même être en mesure de perfectionner les méthodes. Et ce n’est pas par hasard ou pour ses beaux yeux qu’il a choisi Me Agboyibo Premier ministre. Le désir du RPT est clair : se servir de cet avocat pour redonner vie à un pouvoir quasiment à bout de souffle.

Le Premier ministre connaît trop bien ce Régime pour la simple raison qu’il est l’une des personnes à en avoir souffert le plus. Puisqu’il a tout connu : les insultes, les humiliations, la ruine financière, la prison… Malgré les discours et les simagrées, ce Régime n’a rien perdu de sa virulence et n’attend que le moment propice pour enlever le masque.

La nomination du Premier ministre avait suscité l’enthousiasme de plus d’un Togolais. Et l’espoir était qu’il allait sans méchanceté donner un coup de pied dans la fourmilière et annoncer l’ouverture de grands chantiers : constitution d’un vrai gouvernement d’union, réflexion sur l’impunité et la réconciliation, retour des réfugiés, dépolitisation de l’armée et de l’administration… Mais, depuis sa nomination, le Premier ministre multiplie les faux pas. Le tout premier et le plus grave était d’accepter que Faure lui impose un gouvernement. Le second était de nommer des ministres délégués à la présidence en violation flagrante de la Constitution. Puis, le PM qui a toujours crié à l’illégitimité du Parlement trouve qu’il n’y a pas de honte à donner tous les honneurs à cette assemblée et à lui soumettre pour approbation son programme de gouvernement. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà le PM qui semble ne rien faire pour l’entrée de l’UFC au gouvernement. Au lieu d’un Me Agboyibo diplomate et homme de droit, on voit un PM qui semble très bien s’accommoder de l’arbitraire et de la situation de non droit. Le cas d’un ministre-directeur de société en est une illustration. Le Premier ministre fait du surplace. Il n’a aucune marge de manœuvre.

On dit que c’est avec la lumière du passé qu’on s’éclaire l’avenir. Mais le PM semble oublier le passé. Ce passé qui a amené la souffrance, la mort, l’exil, la prison à des millions de Togolais qui voulaient le changement. Il semble oublier tout ça en jouant au politiquement correct avec le RPT qui fait preuve de mauvaise foi avérée. R. Kédjagni

L’UFC en lice pour la Présidence de la CENI

Faure Gnassingbé et le RPT à l’épreuve de leur «bonne foi»

            Le clan au pouvoir a toujours prôné à travers des discours la réconciliation. C’est le moment où jamais d’en faire preuve. Mais les tractations sournoises qu’entreprend le RPT autour du choix du Président de la CENI ne sont pas de nature à professer cette réconciliation.

            Si vraiment la prétendue bonne  foi qu’on attribue au RPT est réelle, on n’a pas à tergiverser autant sur le candidat à choisir au poste de Président de la CENI, attitude qui crée un blocage monstre. Il a retiré son candidat en lice pour le poste, Abalo Pétchélébia ; on s’en félicite. On serait enchanté s’il pouvait avoir l’amabilité de le conceder à l’Union des Forces de Changement (UFC). A raison d’ailleurs et ce ne serait qu’à son honneur. Faure Gnassingbé et  son parti mettraient ainsi un terme à la «victimisation» à outrance dont est la cible l’UFC depuis bientôt deux décennies. Il suffit de faire cette toute simple gymnastique   intellectuelle pour s’en convaincre.

            Toutes les parties de l’APG se sont taillé une place au soleil. Le RPT a déjà en sa possession  tout ce à quoi aspire tout parti possible : le pouvoir. Il a donc la présidence, le poste suprême et a réservé d’autres juteux aux siens dans le gouvernement. Et ce ne sont pas Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, Payadowa Boukpessi (Ministre dans presque tous les gouvernements depuis 1991) et compagnie qui nous démentiront. La CPP de Edem Kodjo et le PDR de Zarifou Ayéva y étaient depuis presque deux années. Les postes de Ministre d’Etat à la Présidence et Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères, ce n’est pas rien. Les alliés de l’UFC, le CAR de Yawovi Agboyibo et la CDPA de Léopold Gnininvi se sont aussi hissés dans le gouvernement. Même la société civile,le GF2D nommément y est par  l’entremise de sa première responsable, Mme Célestine Aïdam.

            Toutes les personnalités présentes aux négociations de Ouaga et les observateurs, du moins ceux qui sont de bonne foi, reconnaissent que la Primature devrait échoir à l’UFC d’après le gentleman agreement. Mais ce parti a été proprement driblé. Même pour la formation du gouvernement, il n’a pas été légalement consulté, ce qui fait qu’il n’y a pas de représentant officiel, sauf quelqu’un « à titre personnel ». La présidence de la CENI est le seul poste de responsabilité qui reste. Ce ne serait qu’un partage du pouvoir que de le lui concéder et l’occasion est idéale pour le clan au pouvoir d’accroître sa crédibilité et  rentrer dans le cœur de beaucoup de Togolais.

            Le CAR a aussi l’obligation morale d’adhérer à cette logique en retirant la candidature de son élément à la Présidence de la CENI, Dr James Amaglo au profit de celle de l’UFC incarnée par M. Jean-claude Codjo Delava. L’acte serait symbolique et assez louable s’il se matérialisait. Il ne fera qu’ennoblir davantage Me Agboyigbo et l’estime  des Togolais à l’endroit de son parti et lui ne pourrait qu’être boostée.

            C’est un faux problème d’ânonner du candidat de l’UFC un certain manque d’expérience dans les affaires électorales pour casser sa candidature, ou de redouter sa présidence par procuration. C’était le même argument qui avait été brandi pour casser le choix de Patrick Lawson à la Primature. Cette politique d’exclusion doit être bannie de nos mœurs. On ne naît pas Président de CENI, on le devient. Et ce n’est ni Abalo Pétchélébia, ni Kissem Tchangaï-Walla qui démentiront.

            Ce serait tout à l’honneur du RPT de concéder cette présidence de CENI- au moins ça- à l’UFC. TINO Kossi

Résolution de la crise togolaise

Non écouté, Me François Boko a préféré le silence

Il nous souvient qu’à la veille de l’élection présidentielle du 24 avril 2005, le ministre de l’Intérieur d’alors François Akila-Esso Boko a jeté l’éponge pour se réfugier en France. Depuis son exil français, il a toujours suivi de près l’évolution de la situation politique dans son pays. Il ne s’empêche pas, si les occasions le permettent, de proposer des pistes pour un Togo nouveau que viendront construire tous ses fils sans exclusive.

Au cours d’une rencontre citoyenne des Togolais à Lille le 29 avril dernier, Me Boko a soumis un schéma de sortie de crise crédible qui réconcilie le Togo avec lui-même. Ce schéma de sortie de crise s’articule autour de quatre points à savoir : convocation d’un dialogue politique sous l’égide de la Communauté internationale, définition d’une feuille de route, création d’une Commission Vérité et Réconciliation et la formation sur la base d’un accord politique d’un gouvernement de transition avec pour tâches essentielles le rétablissement de la Constitution de 1992 dans sa plénitude et l’organisation des élections générales avec un  accompagnement et un suivi de la Communauté internationale.

Mais toutes ces préoccupations de l’ancien ministre sont consignées pêle-mêle dans l’Accord politique global qui apparaît in fine plus une légitimation du pouvoir de Faure qu’une résolution en profondeur de la crise. Les réformes constitutionnelles chères à l’avocat sont renvoyées aux calendes grecques. «Le dialogue doit se pencher sur la délicate question de l’armée, sa restructuration en procédant d’abord à un audit fonctionnel de l’outil militaire et des forces de sécurité publique en vue de proposer le cas échéant des réformes avec l’appui d’une expertise internationale», disait-il souvent à propos de la réforme de l’armée. Cette question est tout simplement escamotée par l’APG. La «vocation apolitique et du caractère national et républicain de l’Armée» est vouée à l’échec puisque les militaires reviennent en force aux affaires. L’actuel ministre de la Sécurité et le Directeur Général de la Police en sont des exemples.
En outre, il a averti l’opposition sur le faux jeu du RPT: «A chaque fois que le pouvoir est acculé de donner des gages de dialogue, il trouve toujours certains sur son passage pour les instrumentaliser. Je souhaite que les forces politiques qui luttent pour le progrès se rendent à l’évidence que ce n’est pas uniquement pour les élections qu’il faut coaliser. Il le faut aussi dans les négociations, dans le dialogue afin d’éviter la manipulation dont se sert le pouvoir pour les diviser. La stratégie du RPT n’est pas nouvelle. Il s’agit de diviser en permanence l’opposition».

Mais l’opposition n’a pas retenu la leçon et elle qui était au début en position de force s’est finalement affaiblie voire divisée. Aujourd’hui, le fossé est grand entre les trois partis de l’opposition : CAR, CDPA, UFC.

Comme un prophète, Me François Boko a vu juste en proposant des pistes pour une sortie de crise au Togo. Mais il n’a pas été écouté. Toutes les forces politiques qu’il a appelées à l’union se sont laissées avoir par le RPT en acceptant un accord qui était en deçà des attentes. Pour ne pas paraître aux yeux de l’opinion comme un prophète du mal, il a préféré se taire. C’est la raison pour laquelle il ne s’est pas prononcé sur l’APG, la nomination du Premier ministre, encore moins la formation du gouvernement d’union nationale. Il semble déçu par la division qui mine l’opposition et qui fait toujours l’affaire du pouvoir. EKOUE Pierre

Préfecture de Blitta

Le Président de la Délégation Spéciale accusé de gestion opaque

Les préfectures du Togo sont souvent l’objet de magouilles de tout genre. La mal gouvernance y est avérée et les autorités locales n’ont que faire du bien-être de leurs administrés. Dans les préfectures, c’est «la raison du plus fort est toujours la meilleure». Le président de la Délégation Spéciale de la préfecture de Blitta ne s’est pas dérobé à la situation décrite ci-dessous.

En effet, pour l’exploitation des tecks dans la préfecture de Blitta, la société GTTC de l’Hindou RUPANI donne des ristournes aux populations locales afin qu’elles subviennent à certains de leurs besoins. Bien qu’il y ait dans certaines préfectures où les tecks sont exploités des comités de gestion pour étudier le sort à réserver à ces ristournes, à Blitta, le fonds serait géré par le Président de la Délégation Spéciale M. ADEWUI. Dans un premier temps, il aurait eu 14 millions de francs CFA et aurait décidé à lui seul d’utiliser les fonds pour construire deux hangars à Blitta-Village et autre chose à Blitta-Gare. A la grande surprise des populations de Blitta-Village, les deux hangars ont été construits sans leur avis et sans une étude sérieuse du lieu. Aujourd’hui, le site qui abrite les deux hangars pose problème. Qui plus est, lesdits hangars sont envahis par la brousse.
Les populations de Blitta-Village ont même écrit au Président de la Délégation Spéciale pour dénoncer ce qu’elles appellent la « gestion calamiteuse » des fonds.

Après cette forfaiture, la société de l’Hindou RUPANI aurait encore versé une partie des ristournes qui s’élèveraient à 7 millions de francs CFA. M. ADEWUI a exigé que la Présidente du Comité Villageois de Développement (CVD) appose sa signature sous le projet que lui, il a proposé pour le village et qui consiste à utiliser les fonds pour les claustras d’une école primaire à Blitta-Village. Premièrement, elle a refusé de le faire. Mais face aux multiples harcèlements et pressions, elle dut finalement s’exécuter.

Cette situation crée des mécontentements dans la région et il urge que des dispositions soient prises pour que ces fonds profitent effectivement aux populations. A défaut, le pire pourrait arriver. Affaire à suivre. E.Y.

Libertinage

La police, c’est pour les marins?
            Depuis mercredi 18 octobre dernier, la Police nationale a un nouveau Directeur Général en la personne de Ouro-Koura Agadazi. Avant, c’était un Capitaine de Vaisseau sanguin. Maintenant, c’est le Capitaine de Vaisseau artériel, pardon de Frégate. Ce dernier qui vendait le maïs de l’OSAT là dans les marchés de Lomé, a fait «passement» de service vendredi 20 octobre dernier. Au lieu du DG sortant, c’est sous la direction de Man Kpikpitchina en présence du ministre du Village, pardon de la Ville. Au cours de la cérémonie, le marin de l’OSAT a promis de «relever les défis en continuant l’œuvre de son prédécesseur». Quand nous, on a entendu ça, on a eu peur vrai-vrai surtout que les Togolais n’ont pas de bons souvenirs sur son «prédécesseur». Pourquoi il veut lui emboîter le pas? Il a intérêt à proposer aux Togolais de nouvelles choses surtout que nous sommes dans l’ère de « Faure-vi Vodoua ». Il faut qu’il démocratise la police en mettant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous ne voulons plus voir sur la terre des grands parents de nos aïeux des policiers qui s’accrochent aux véhicules comme des chauves-souris en train d’exiger le «taméa» (pourboire). A propos, un malade «socio-politico-mental» était étonné de ne pas voir «Azékpon» Takou lors de la cérémonie de « passement » de service. Lui, il ne sait pas que le gars fait étude dans une école des guerres en France là-bas. Mais il a posé une question difficile à laquelle nous n’avons pas pu répondre: «Est-ce que c’est un marin qui a créé la police?» Aidez-nous, s’il vous plaît.

Comment reconnaître les vrais attacheurs de bouche?
      Lundi dernier, nos amis qui «musulment» étaient en fiesta après avoir «attaché la bouche» durant un mois. Beaucoup de «kaafli» (non musulmans) contestent leur «attachation» de bouche-là. Et les arguments n’en manquent pas. Ils disent qu’ils font du «fôdji» (simulation). Le cas d’un «con de frère» du G16 qu’on connaissait sous le prénom de Toto est une preuve. Bizarrement, en début du jeûne des vrais fils d’Allah, le type dit qu’il jeûne aussi  et qu’il s’appelle désormais Latifou. Mais voilà qu’à un reportage, à la fin de la cérémonie, les journalistes étaient conviés à un rafraîchissement. Latifou consomma rapido trois baguettes de pain avec du sandwich et avala d’un trait deux petites bouteilles de Guinness. Voilà le musulman qui attache la bouche. Il y en aurait même qui prennent plutôt du poids pendant le jeûne. Bizarre non? Beaucoup de jaloux de leurs acquis leur font tout un procès. On reproche à beaucoup de jouer aux hypocrites. Certains  pensent qu’ils se lèvent très tôt, au premier champ du coq et maximisent bien bon les repas, qu’ils prennent «en même tamment» la dose journalière, c’est-à-dire ils bouffent pour matin, midi et soir du coup. Comme ça, au cours de la journée ils sont quitte. Semble-t-il que c’est là qu’il y a des panachées impossibles. Des gens arrivent à mélanger du «koko» (bouillie de sorgho) pour le petit déjeuner, du «watchi» (riz) pour le déjeuner et de la pâte pour le dîner et qu’ils bouffent du coup, à 4 ou 5 heures du matin. Et beaucoup reprennent la même dose le soir  après s’être détaché la bouche. Ce qui signifie qu’ils bouffent deux fois la ration journalière. C’est possible que certains prennent du poids  en cette période, non? Et puis on connaît un autre genre d’attacheurs de bouche. Ceux qui n’ont rien à bouffer mais mettent aussi ça sous le coup du jeûne alors qu’ils y  sont quotidiennement enrôlés, n’ayant rien à se mettre sous la dent comme toujours. Eux ils sont en jeûne de toute l’année quoi…

            Toutes ces inquiétudes parce que nous on veut distinguer les vrais attacheurs de bouches des faux.

«Faure-vi» is «kankpé» (bien)
            Ce serait sûrement l’image de la semaine. C’était comme si on n’avait pas bien vu. Pour la prière finale des musulmans au lycée de Tokoin, à côté des jolis cacas et autres imondices à l’occasion du Ramadan lundi dernier, certains officiels étaient invités pour rehausser son efficacité  devant «Allah Le Grand». Comme le faisait le Père, naturellement le Fils était sur les lieux, accompagné de Tonton Madji, le PM et bien de leurs ouvriers. Mais qu’est-ce qu’on a vu? C’est au moment où les acteurs mahométans ont adopté la position « agrousanale », intra-jambaire, c’est-à-dire gynécologique, c’est-à-dire encore ayant baissé leur tête et dressé les fesses derrière comme si… qu’on a vu un fait presque insolite: un Agbo bien vautré alors que Faure-vi  était comme coincé. On a eu l’impression que nos «oeils»  nous trompaient. Alors, on a pris nos lunettes spéciales  anti «éclipse scolaire» pour mieux voir. Et bien, l’homme de Kouvé était bien vautré dans un fauteuil familial rembourré, c’est-à-dire  de trois places, libre comme le vent, alors que notre «Faure-vi» National n’avait posé ses fesses  que sur une petite chaise  de presque demi-place, à peine bourrée. On a zappé pour voir si ce n’est pas la TVT, championne en manipulation d’images qui était encore dans ses œuvres. Oh que non ! C’était le même fauteuil bourré pour l’un et la même «chaisette», c’est-à-dire petite chaise pour l’autre. A un moment, quand on ferme un «zyeu» et on regarde la télé avec l’autre, on a l’impression que «Faure-vi Yésua» est assis sur « adokponou zikpé », c’est-à-dire un micro tabouret, comme un «amégbônôvi» (enfant déshérité).

Quelle «splication» peut-on donner à cette situation? Nous, on n’a pas du tout apprécié. Comment le Président peut-il  être coincé sur un tabouret et le PM vautré dans un fauteuil  bourré? Est-ce qu’un grand c’est un petit?

            Lorsqu’on a voulu en savoir plus, on nous a dit que le Petit est très respectueux et que c’est lui-même qui a voulu  que Agbo soit à l’aise, puisqu’il a presque le même âge que son Papa. Si c’est vrai, là «Faure-vi is kankpé», il est bien quoi. Il devait peut-être s’appeler «Bouamé Kodjo» et avoir le prix Nobel du respect. 

Rockvi est cuit
            On écrivait l’autre fois que de «très trop» lourdes sanctions attendent Rock Gnassingbé, l’actuel Ministre d’Etat délégué à la Foire Togolaise de la Foutaise, pardon à la Fédération Togolaise de Football. Et bien c’est fait. Nous on est comme des devins. Qui aurait pu penser  qu’il existe  quelqu’un sur cette terre qui puisse sanctionner le tout-puissant Rock Balakiyem  Gnassingbé alias «Rockvi-l’argent»? L’UE et l’ONU auraient même tenté de lui faire prendre aussi 22 engagements pour corriger le «déficit de transparence» dans sa gestion  formidablement sombre des fonds de la FTF, et surtout des milliards du Mondial dernier. Le Major Général de la FTF, la FIFA vient encore de parler. Entre-temps, elle a décidé de déférer  l’envoi du reliquat des fonds générés par la participation des zéperviers au Mondial 2006, demandant au Président-Trésorier -Lieutenant Colonel de boucher le trou fait dans son coffre-fort. Ce n’était que l’acte 1. Auparavant, la FTF était sanctionnée d’une amende de 41 «millignons » «pêê …» (Seulement). Et Rockvi pensait que c’était fini. Maintenant Sepp Blatter qui n’aime pas la pagaille a décidé de le suspendre de la famille des commissaires au match FIFA, pour incompétence. Semble-t-il  qu’il ne sait pas faire un rapport entre-jambaire, pardon un rapport de match. It’s  wonderful. Rockvi pense  qu’il peut «binter» (embêter) tout le monde comme ça. Nous, on a appris que la prochaine sanction sera plus lourde qu’un «léléfan» vietnamien.

            Semble-t-il que Sepp Blatter va lui donner comme punition de copier 5 millions de fois la phrase suivante: «Je m’engage «massivement» à ne plus toucher à un seul franc de ….et à gérer la FTF dans la transparence». Yes ! Il a trouvé plus garçon que lui.

Des reporters sans frontières
            G4, G8, G16, ou encore GJTT, entendez Groupe des Journalistes Tout-Terrain, voilà les dénominations diverses que prend le réseau des journalistes et pseudojournalistes qui écument les lieux de reportage, des conférences de presse, séminaires et autres manifs.

            Le sujet a été sur le tapis le 20 octobre dernier à la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo lors d’une séance de travail organisée par le Projet Plaidoyer / Partenariat en vue de définir  un cadre de collaboration entre les médias et les agences du Système des Nations Unies. Le nombre de ces reporters sans frontières donne libre cours aux informations les plus diverses. Pour certains, ils sont au nombre de quatre, d’autres parlent de huit, d’autres encore évoquent le nombre seize. Il faut reconnaître qu’entre-temps, certains sont devenus des «directeurs de publication». L’agenda de ces journaleux est bien garni. Le réseau est bien organisé, bien structuré et ils sont au courant de toutes les manifestations qui sont programmées dans le mois. Ils ne sont jamais désœuvrés et peuvent aller à 5 ou 7 reportages en une journée. Certains parmi eux s’affublent le titre de correspondant de radio dans le Moyen Orient (Radio Taïpé par exemple) et les organisateurs, aussi naïfs qu’ils sont, se laissent embobiner. Bien que n’ayant pas d’organes, ces journaleux menacent parfois les organisateurs des manifestations pour qu’ils payent pour la couverture médiatique.
Evidemment, ils ne voient pas la couleur du reportage. Pour éviter les arnaques, il a été décidé qu’on ne donne plus du «gombo» aux journalistes sur les lieux de reportage mais que les organisateurs traitent directement avec les directeurs.

Des matériels de Mathusalem
            La Très Vilaine Télévision en voie de modernisation  a toutes les difficultés à couvrir certaines régions à l’intérieur du pays. Ces zones qui n’arrivent pas à capter leur chaîne préférée estiment que c’est parce que le Premier Ministre et le Ministre de la Communication sont de l’opposition qu’ils les privent d’images. Des arguments tirés par les cheveux, n’est-ce pas? Mais la raison est ailleurs et toute simple. Il se raconte que les stations de la télévision et de la radio nationale sont une sorte de musée et que tout est vétuste là-bas. Les bâtiments sont vétustes, les matériels sont vétustes, le parc automobile est vétuste, les journalistes et les techniciens sont «vétustes». Et quand nos «con-frères» des médias d’Etat accompagnent «Faure-vi Vodoua» dans ses pérégrinations, leurs matériels de reportage constituent des objets de curiosité pour les petits «Yovo». Les caméras, micros… sont hum ! Ils  n’arrivent pas à comprendre qu’en ce début du troisième millénaire et surtout à cette ère de révolution technologique, qu’il y ait des journalistes qui puissent trimbaler avec eux des matériels qui datent de Mathusalem. Et oui, c’est la triste réalité chez nous ici à Togo. Pendant que les autres évoluent, nous on ne cesse de régresser.

Le match nul qui fâche
            La deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2008 au Ghana disputée en début du mois continue d’alimenter les débats dans certains pays. Le match nul blanc (0-0) obtenu par l’Ouganda au Niger a mis en colère joueurs, encadreurs, supporteurs et médias qui estiment qu’ils méritaient la victoire et que les mauvaises décisions de l’arbitre sénégalais les en auraient privés.

            Un journaliste a même écrit que l’arbitrage est le signe d’une conspiration Ouest-africaine.

            Selon les «Ougandalais» qui n’en démordent pas, l’arbitre M. Abdoul Samba a sifflé des positions de hors-jeu imaginaires et pire, leur a infligé 4 cartons jaunes qui, à leurs yeux, sont lourds de conséquences puisque leur meilleur buteur sera privé du match décisif de la 3e journée contre le Nigeria.

            Leur colère est telle que la Fédération de Football de ce pays a décidé d’en appeler à la Confédération Africaine de Football (CAF) afin qu’elle annule les décisions de l’arbitre. Si les «Ougandalais» se fâchent beaucoup la colère pour seulement 4 cartons jaunes, que feront les Eperviers qui en ont eu 7 au Mali? Et que diront les Sierra Léonais qui ont été pénalisés au Bénin par des coups de pied de réparation qui n’avaient existé que dans l’imagination de l’arbitre?

Des sanctions tombent déjà à la FTF

Rock Gnassingbé exclu du groupe des Commissaires au match

            A moins de deux semaines du départ de la mission conjointe FIFA/ CAF qui a séjourné à Lomé pour enquêter sur les problèmes qui conduisent le football togolais à l’agonie, des sanctions tombent déjà  sur le Lt-Colonel Rock Gnassingbé. Selon un communiqué de la FIFA, Rock Gnassingbé est exclu du groupe des commissaires  au match qui supervisent les matchs internationaux pour la FIFA.

             De sources bien informées, la FIFA reprocherait au Président de la FTF, sa paresse  dans l’accomplissement des tâches dévolues à un commissaire au match. Il semblerait que Rock Gnassingbé ne rédige pas lui-même les rapports de match et que selon les enquêtes, c’est soit le Secrétaire général ou son adjoint qui se charge de fournir le rapport d’un match auquel ils n’ont pas assisté.

            C’est donc pour des raisons d’incompétence que la FIFA exclut Rock Gnassingbé de ce groupe. Et tout cela ajouté aux nombreux problèmes que rencontre Rock Gnassingbé dans la gestion de la FTF nous fait dire qu’il est peut-être bon pour l’armée mais pas pour le football. G.K.

Vers une revalorisation du salaire de Drogba

Didier Drogba serait sur le point de négocier une revalorisation de son salaire avec le club londonien. Selon les informations du «Times», il pourrait atteindre les six cent mille euros par mois soit 393 000 000 F CFA, ce qui le mettrait au niveau de ses coéquipiers John Terry et Frank Lampard mais le mettrait encore en retrait des deux plus gros salaires du club, ceux des nouvelles recrues Andreï Chevtchenko et Michaël Ballack.

Le moment est très favorable à l’Ivoirien car il connaît une période euphorique sur les terrains.

Un fonctionnaire togolais qui gagne 50.000 F CFA par mois, devra travailler pendant 655 ans avant de songer avoir ce salaire.
L.H. Source RFI

Materazzi n’a  «aucun problème» pour rencontrer Zidane

Marco Materazzi déclare, dans un entretien à écouter mercredi sur RTL et à paraître dans VSD, qu’il n’a « aucun problème » pour rencontrer Zinédine Zidane, qui lui a assené un coup de tête en finale du Mondial-2006, ajoutant que tous deux ont été «instrumentalisés».
«Quand le moment sera venu de se rencontrer il n’y aura aucun problème, je sais que lui aussi, comme cela arrive sur le terrain, a fait une erreur comme moi», estime le champion du monde italien, victime d’une violente charge de Zidane à la 110e minute de la finale remportée par la Nazionale (1-1 a.p., 5 t.a.b. à 3).

Une rencontre « pourrait intervenir un jour mais il faudra que les conditions soient réunies, il ne faut pas oublier qu’à la fin c’est moi qui ai pris le coup de tête, pas lui. Moi je me suis excusé, maintenant attendons », nuance cependant Materazzi.

Evoquant le livre humoristique qu’il vient de publier sur l’incident de la finale, sous le titre «Ce que j’ai vraiment dit à Zidane», le joueur de l’Inter Milan affirme que lui et Zidane ont été « instrumentalisés», sans révéler exactement les propos échangés avec le meneur de jeu français, aujourd’hui parti à la retraite.

«A la fin, ce que nous voulions tous les deux c’est que tout s’arrête sur le terrain et ce ne fut pas le cas, explique le joueur. Ce qui est arrivé aurait pu tranquillement rester dans les vestiaires même si tout le monde a vu, on pouvait très bien se serrer la main et tout aurait été terminé.»

«De temps en temps sur la pelouse c’est l’instinct qui parle, c’est ce qui s’est passé avec Zidane, indique Materazzi. Je suis persuadé que dans un autre contexte avec moins de tension il n’aurait jamais eu ce genre de réaction.»

Le défenseur italien, qui dit espérer «faire partie du groupe» lors du match Italie-France le 8 septembre 2007 comptant pour les qualifications à l’Euro-2008, en profite également pour rendre hommage au public français et à l’accueil reçu le 6 septembre par les champions du monde au Stade de France malgré la défaite 3-1.
«Tous mes coéquipiers ont été traités avec des gants blancs, l’hymne a été applaudi, la minute de silence pour (Giacinto) Facchetti (ancien joueur et président de l’Inter Milan) a été applaudie, ce qui est tout à l’honneur des Français», se félicite-t-il. Source: AFP

Le Brésilien Romario, 40 ans et  986 buts, s’interroge sur son avenir

A 40 ans, le buteur brésilien Romario rêve toujours de marquer encore 14 fois pour atteindre le cap des 1000 buts en match officiel de football, même si son avenir est très incertain comme il l’a laissé entendre mercredi à Rio de Janeiro.

«Ce serait parfait d’atteindre les 1000 buts à Maracana (le stade de Rio) dans les rangs d’une grande équipe», a-t-il rêvé en arrivant à l’aéroport en provenance d’Australie où il vient de s’engager pour quatre rencontres avec le club d’Adelaide United en provenance du Miami FC. «Mais parfois les choses ne se passent pas comme on le pensait.»

«Je ne sais même pas si Romario sera en activité l’an prochain» a ajouté le champion du monde 1994.

Selon ses calculs, l’ex-attaquant du PSV Eindhoven et du FC Barcelone a besoin de 14 buts pour atteindre un objectif que son compatriote Pelé est le seul joueur à avoir réalisé.

Vasco de Gama, le club de ses débuts (1985-1988) dans lequel il a fait une autre apparition entre janvier 2005 et mars 2006, a exprimé le souhait que Romario vienne y terminer sa carrière. (AFP)

 

 

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