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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Alors que des pays africains quittent l’extrême pauvreté: Le Togo végète dans la misère selon la Banque mondiale 03 novembre 2006
Plusieurs pays africains, dont le Sénégal, le Mozambique, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Ouganda, le Ghana et le Cap Vert, ont soustrait un pourcentage non-négligeable de leurs citoyens de l’extrême pauvreté et pourraient être désormais bien lancés pour atteindre l’Objectif de développement pour le millénaire (ODM) qui vise la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2010, selon un rapport de la Banque mondiale paru en ce jour. "L’Afrique est aujourd'hui un continent en pleine ébullition, réalisant des progrès réels dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la croissance économique, du commerce extérieur et de la réduction de la pauvreté," a déclaré Gobind Nankani, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. Cette publication annuelle de la Banque mondiale portant sur l’Afrique et intitulée, les Indicateurs de développement de l’Afrique 2006 (ADI), dépeint un continent varié : plusieurs pays font des progrès remarquables, alors que d’autres stagnent ou encore accusent un sérieux retard. L’éventail complet s’étend des pays accusant un retard énorme, tel que le Zimbabwe qui a enregistré un taux de croissance négatif de 2,4% -- le seul pays avec un taux de croissance négatif en 2004 sur le continent – aux pays dont l’économie est en pleine expansion, telle que la Guinée équatoriale qui a enregistré un taux de croissance de 20,9%. "Tandis que les résultats économiques sont de plus en plus divers, l'Afrique dans l’ensemble a réalisé des progrès plus au moins uniformes dans les secteurs sociaux, notamment l’éducation et la santé," a expliqué John Page, Economiste principal de la Banque mondiale pour la région Afrique, précisant que l’augmentation du revenu par habitant en Afrique est actuellement équivalente à celle d'autres pays en voie de développement. L’ADI 2006 confirme également les faits que le produit intérieur brut (PIB) de 16 pays d’Afrique subsaharienne a soutenu des taux de croissance annuels supérieurs à 4,5% depuis le milieu des années 90; le taux d'inflation sur le continent est au plus bas niveau ; la plupart des déformations de taux de change ont été éliminées ; et les déficits fiscaux sont en baisse constante. Le continent a mieux géré la dernière flambée des prix pétroliers que lors des chocs précédents et son PIB se situe à 4,3%, comparés à 5,4% en 2004. La productivité des meilleures sociétés africaines est comparable à celle de leurs concurrents en Asie (l'Inde et le Vietnam) par exemple. Mais, alors que le coût local de production dans les meilleures économies de l'Afrique rivalisent bien avec l'Inde et la Chine, l'Afrique a, dans l’ensemble, perdu une part du marché global dans les exportations traditionnelles bien que plusieurs pays aient connu une augmentation des exportations de plus de 10%. Parmi les bonnes nouvelles d’ADI 2006 figure la confirmation que le taux d'inscription dans l’enseignement primaire a augmenté sensiblement à travers tout le continent. Le taux de prévalence du VIH/SIDA et de la mortalité infantile, ainsi que la discrimination entre les sexes ont commencé à diminuer dans plusieurs pays. "Le taux d'inscription brut dans l’enseignement primaire pour la catégorie d'âge appropriée - un indicateur courant de l'investissement consacré aux pauvres – est passé à 93% en 2004, par rapport à 72% en 1990, contribuant à une hausse significative du taux d’alphabétisation de 50% en 1997, comparé à 65% en 2002," a expliqué John Page. Il a déploré le fait que le succès enregistré dans l’amélioration du taux d’inscription brut dans l’enseignement primaire de 70% en 1991 à plus de 90% en 2004 n'ait pas été répété dans l'enseignement secondaire et supérieur. En dépit du progrès réel, l’ADI 2006 remet en exergue les nombreux défis auxquels l’Afrique fait face, la seule région du monde où le nombre de pauvres continue à augmenter. Le continent, qui n’a reçu que 1,6% d'investissements étrangers directs (10,1 milliards de dollars EU), compte six des dix pays jugés comme disposant de l’environnement le plus difficile pour les affaires. Les efforts des entreprises africaines pour réussir une percée dans le marché mondial continuent de se heurter, entre autres, à une infrastructure routière dépassée, à des ports peu efficaces, et à une pénurie d’énergie. L’ADI 2006 lance un appel en faveur de l’abolition des règles encombrantes à travers des réformes de l’initiative américaine appelée « African Growth and Opportunity Act », et l’initiative « Tout sauf les armes » de l’Union européenne, mais également des réformes "derrière la frontière" (c'est-à-dire entre les pays africains eux-mêmes) pour favoriser le commerce intra-africain. L’ADI 2006 note que l'inégalité limite la possibilité pour les pauvres de bénéficier des fruits de la croissance. Tout en recommandant aux pays africains de mettre plus d’accent sur la croissance économique pour réaliser l’ODM et sur la réduction du fossé dramatique entre les populations rurales et urbaines, le rapport réitère l'appel de la Banque mondiale pour que ceci soit fait dans le cadre d’une stratégie dite "de croissance partagée" qui se fonde sur des investissements ayant pour objectif d’intégrer les pauvres dans l'économie moderne, en leur permettant de contribuer, de participer et de tirer des bénéfices de la richesse de la région. Le rapport prévient également que l'immense fardeau des maladies, comme le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, ainsi que les effets néfastes de la corruption, les faibles niveaux de l’aide, les taux tarifaires trop élevés pour l’accès des produits africains au marché mondial et les faibles niveaux des investissements étrangers directs constituent une menace aux progrès réalisés dans l'allégement de la pauvreté. "La bonne gouvernance et une gestion intelligente des loyers des ressources naturelles sont les conditions indispensables pour améliorer les résultats des efforts de développement en Afrique, où les gouvernements s’attendent à encaisser plus de 200 milliards de dollars EU des ventes pétrolières entre 2000 et 2010," a estimé Nankani, en se référant au fait que les pays africains riches en ressources naturelles ont plutôt réalisé un progrès lent en dépit de leur énorme richesse. Fondés sur la base de données de la Banque mondiale
sur l’Afrique, le rapport et le CD-ROM qui l’accompagne
(World Bank Africa Database 2006) offrent le recueil le plus détaillé de
données sur le développement en Afrique, en un volume
portant sur la période 1980-2004. Les données concernent
les 53 pays africains et 20 groupements régionaux de pays,
présentées en matrices ou tableaux distincts portant
sur plus de 1 200 indicateurs macroéconomiques, sur le développement
humain et sectoriels, avec des données pour certains aspects
couvrant la période allant de 1965 à 2004. Le CD-ROM
offre également un aperçu des indicateurs pour chacun
des pays africains ainsi que des illustrations cartographiques. Et au Togo, qu'en est-il? Quelques statistiques sur le Togo selon Africa development indicators 2006 (données estimées en 2004 et 2005) Quelques indicateurs de base: Au Togo, le taux de croissance du PIB réel est de 4,1% (2000-2004). Au Togo, 101% (taux brut--2004) des enfants en âge de scolarisation sont inscrits à l’école primaire (la moyenne en Afrique subsaharienne est de plus de 90% en 2004). Mais ce succès ne se retrouve pas dans l’enseignement secondaire et supérieur. Le taux d’alphabétisation des adultes se situe à 69% chez les hommes et 38% chez les femmes entre 2000 et 2004. Dans le domaine de la santé, le nombre de décès causé par le paludisme n’est pas connu, mais 9.000 personnes sont décédées du SIDA en 2005. En 2004, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans au Togo est de 151 pour mille naissances chez les garçons, et 128 pour mille chez les filles. L’espérance de vie des hommes est de 52 ans chez les hommes et de 56 ans chez les femmes (la moyenne en Afrique subsaharienne est de 46 ans). Au Togo, les pourcentages de la population urbaine et rurale ayant accès à une source d’eau améliorée sont respectivement de 80% et 36%. Concernant l’accès à des installations sanitaires améliorées, les pourcentages sont de 71% (population urbaine) et 15% (population rurale). Pour l’électricité; 41,2% de la population urbaine y a accès, par rapport à 2,4% de la population rurale. (Ces chiffres sont de 2000-2004). Le Togo reçoit 10 dollars US par habitant d’aide publique au développement (2004). Rien que du positif dans certains pays africains 50 faits intéressants sur l’Afrique subsaharienne 1. En 2004, ce sont les Seychelles qui ont affiché le RNB par habitant le plus élevé (USD 8 190), suivies par Maurice (USD 4 640), le Botswana (USD 4 360), le Gabon (USD 4 080) et l’Afrique du Sud (USD 3 630). 2. La plus grande économie est celle de l’Afrique du Sud, avec un PIB réel de 152,3 milliards de dollars (2004). Le Nigéria se classe au second rang, avec un PIB de 51,7 milliards de dollars. 3. La plus petite économie dont il est rendu compte dans African Development Indicators est celle de São‑Tomé‑et‑Principe, qui a un PIB de 54 millions de dollars (2004). 4. Le pays où la valeur ajoutée par l’agriculture est la plus forte (57,0 % du PIB) est la République centrafricaine, celui où elle est la plus faible (2,3 % du PIB) est le Botswana (2004). 5. Le pays le plus peuplé est le Nigéria, avec 128,7 millions d'habitants, suivi par l’Éthiopie (70,0 millions) et la République démocratique du Congo (55,9 millions). 6. Le pays où le taux de croissance démographique est le plus élevé (4,3 %) est l’Érythrée (2004). C’est en Afrique du Sud que ce taux est le plus faible (-0,7 %). 7. Le pays où la population est la plus urbanisée est Djibouti (84 %). 8. Le pays où la population est la moins urbanisée est le Burundi (10 %). 9. Le pays qui compte la plus forte proportion de personnes âgées de plus de 65 ans (7 %) est Maurice (2004). 10. Les pays qui comptent le plus faible pourcentage de personnes âgées de plus de 65 ans (2 %) sont l’Angola, l’Érythrée, le Libéria, le Niger et l’Ouganda (2004). 11. Près de la moitié des habitants de l’Ouganda (50 %) et du Niger (49 %) ont moins de 14 ans (2004). 12. Le pays dont le taux de fécondité (nombre de naissances par femme) est le plus élevé (7,7 %) est le Niger (2004). 13. Le pays où le taux de fécondité est le plus bas (2,0 %) est Maurice (2004). 14. Au cours des deux dernières décennies, les taux de fécondité ont baissé dans tous les pays africains. Cette baisse a été la plus marquée en Namibie (de 5,9 % à 3,8 % entre 1990 et 2004), suivie par le Rwanda (de 7,4 % à 5,5 % entre 1990 et 2004). 15. C’est aux Seychelles que le taux brut de scolarisation dans le secondaire est le plus élevé (112 %), et au Niger qu’il est le plus bas (6 %). 16. Les pays où l’espérance de vie à la naissance est la plus forte sont Maurice (73 ans) et le Cap‑Vert (70 ans) (2004). 17. Le pays où l’espérance de vie totale est la plus faible, soit 35 ans (2004), est le Botswana, suivi du Lesotho (36 ans) et du Zimbabwe (37 ans). 18. Le pays où l’espérance de vie s’est le plus améliorée au cours de la dernière décennie est le Rwanda, de 31 ans à 44 ans entre 1990 et 2004, suivi par les Comores, de 56 ans (1990) à 63 ans (2004). 19. Les pays d’Afrique subsaharienne où l’espérance de vie a le plus reculé au cours de la dernière décennie sont le Botswana (-29 ans), suivi par le Lesotho (-22 ans) et le Zimbabwe (-21 ans). 20. La Sierra Leone est le pays qui a le taux de mortalité infantile le plus élevé, soit 165 pour 1 000 naissances vivantes (2004). Le Libéria se classe au deuxième rang avec 157 pour 1 000 naissances vivantes. 21. C’est aux Seychelles que le taux de mortalité infantile est le plus bas, soit 12 pour 1 000 naissances vivantes (2004). Maurice arrive en deuxième position avec 14 pour 1 000 naissances vivantes. 22. Les pays qui ont le taux de mortalité maternelle le plus élevé sont la Sierra Leone (2 000 pour 100 000 naissances vivantes) et le Malawi (1 800 pour 100 000 naissances vivantes). 23. Les pays qui ont la plus faible mortalité maternelle sont Maurice, avec 24 pour 100 000 naissances vivantes, et le Botswana, avec 100 pour 100 000 naissances vivantes. 24. C’est aux Seychelles que le pourcentage des enfants de moins de 1 an (12-23 mois) vaccinés est le plus fort (99 %), et en République centrafricaine et au Nigéria qu’il est le plus faible (35 %). 25. Le pays qui compte la plus forte proportion d’enfants de moins de 5 ans souffrant d’insuffisance pondérale est l’Éthiopie (47,2 %). 26. Le pays où la proportion d’accouchements assistés par du personnel sanitaire compétent est la plus forte est Maurice (99 %), celui où elle est la plus faible est l’Éthiopie (6 %). 27. C’est au Swaziland que le taux de prévalence du VIH était le plus élevé en 2004, un adulte sur trois ayant contracté le virus (33,4 % des personnes du groupe d’âge de 15 à 49 ans). Le Botswana se classe au deuxième rang (24,1 %), et Madagascar arrive en dernière position (0,5 %). 28. C’est aux Seychelles que le taux d’alphabétisation des adultes est le plus élevé (92 %) et au Mali qu’il est le plus bas (19 %). 29. Les Seychelles sont le pays où le taux d’alphabétisation des femmes est le plus fort (92 %), le Mali est celui où il est le plus faible (12 %). 30. C’est aux Seychelles que le taux d’alphabétisation des jeunes est le plus élevé (99 %) et au Mali qu’il est le plus bas (24 %). 31. Les Seychelles sont le pays où le taux d’alphabétisation des jeunes filles est le plus fort (99 %), le Mali est celui où il est le plus faible (17 %). 32. C’est aux Seychelles que le taux net de scolarisation primaire est le plus élevé (100 %), et à Djibouti qu’il est le plus bas (33 %). 33. Le pays où le ratio élève-enseignant est le plus élevé au primaire est la République du Congo, avec 83 élèves par enseignant. 34. C’est aux Seychelles que le ratio élève-enseignant dans le primaire est le plus bas, avec 14 élèves par enseignant. 35. Les pays qui comptent le plus grand nombre de lignes téléphoniques fixes sont Maurice et les Seychelles, avec 288 et 253 lignes fixes pour 1 000 habitants, respectivement. 36. Les pays qui comptent le moins de lignes téléphoniques fixes sont la République démocratique du Congo et le Tchad, avec moins de 1 et 1 ligne fixe pour 1 000 habitants, respectivement. 37. L’Afrique subsaharienne compte en moyenne 10 lignes fixes pour 1 000 habitants et 74 téléphones mobiles pour 1 000 habitants. Dans 44 des 48 pays d’Afrique subsaharienne (92 %), pour 1 000 habitants, le nombre de téléphones mobiles est supérieur au nombre de lignes fixes. 38. Le pays qui consomme le plus d’électricité par habitant est l’Afrique du Sud (4,560 kWh par habitant). 39. Le pays qui consomme le moins d’électricité par habitant est le Togo (9 kWh. par habitant). 40. Le pays où la proportion de la population ayant accès à une source d’eau améliorée est la plus forte est Maurice (100 %), celui où elle est la plus faible est l’Éthiopie (22 %). 41. Le pays où la proportion
de la population ayant accès à des services d'assainissement
améliorés est la plus forte est Maurice (99 %),
celui où elle est la plus faible est l’Éthiopie
(6 %). 43. Le pays qui bénéficie du plus gros volume d’envois de fonds des travailleurs émigrés est le Nigéria (USD 2,3 milliards), suivi du Soudan (USD 1,4 milliard). 44. Le pays qui accueille le plus grand nombre d’immigrés est le Rwanda (1,9 million) ; le pays qui enregistre le plus grand nombre d’émigrés est la République démocratique du Congo (1,4 million). 45. Le pays qui a bénéficié du
plus gros montant d’aide par habitant en 2004 est le Cap-Vert
(USD 282), suivi de São‑Tomé‑et‑Principe
(USD 219) et des Seychelles (USD 124). 47. Le pays où le coût de création d’une entreprise rapporté au RNB par habitant était le plus élevé en 2005 est l’Angola (643 %). C’est en Afrique du Sud et à Maurice qu’il était le plus faible (9 %). 48. C’est en République centrafricaine que le coût d’une communication téléphonique locale de 3 minutes et que le coût d’un appel vers les États-Unis de même durée coûtent le plus cher, soit USD 0,43 et USD 13,59, respectivement. 49. Le plus gros exportateur de la région est le Swaziland (93,6 % du PIB), le plus gros importateur est São‑Tomé‑et‑Principe (107,5 % du PIB). 50. Le pays qui attire le plus gros volume d’investissements étrangers directs est le Nigéria (USD 4,4 milliards), celui qui en attire le moins est l’Afrique du Sud (USD 1 milliard). Jules Symféïtchéou, Etiame.com Source: Banque Mondiale
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