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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Déliquescence,
vol et bradage systématique des biens de l’Etat à
l’Etranger Jusqu’où
ira le clan de fait qui régente le Togo avec le vol et la corruption
organisés au plus haut sommet de l’Etat? Telle est la question
que l’on se pose au regard de la réalité quotidienne
de la gestion qui est faite de notre pays. Car chaque jour qui passe amène
son lot d’informations qui ne sont pas de nature à augurer
d’un avenir radieux pour nos concitoyens. Le Togo, comme la plupart des pays du monde, dispose dans le monde, des biens mobiliers et immobiliers qui appartiennent, soit directement à l’Etat, soit à des sociétés publiques dépendant de l’Etat togolais. C’est ainsi que de Paris à Bruxelles en passant par Londres, Washington ou Harare, notre pays a un patrimoine immobilier enviable de par sa valeur. Le fait de disposer de biens immobiliers aussi nombreux à l’Etranger, était justifié par les autorités togolaises comme une façon de faire connaître notre pays dans le monde et par ricochet de susciter des investissements privés pour son développement économique. La vérité est que le pouvoir était allé au-delà de ses moyens en possédant des biens qui n’en valent pas la peine (exemple de la représentation diplomatique togolaise à Londres et à Harare où le Togo n’a aucun intérêt, ni économique, ni stratégique). Petit pays de la côte ouest africaine, le Togo est mieux représenté dans le monde que d’autres grands pays de la sous région comme le Nigéria ou la Côte d’Ivoire pour ne citer que ceux-là. Qu’à cela ne tienne, il est dommage de constater que tout un système de vol, de corruption et de mauvaise gestion est fait de ce parc immobilier, car non seulement la plupart des immeubles sont abandonnés, mais grand nombre d’entre eux sont délabrés et ceux qui sont mis en location, sont confiés à des sociétés immobilières étrangères qui les gèrent en complicité avec des Ambassadeurs qui se sucrent à loisir ne rendant aucun compte à leur ministère de tutelle. Et tout cela est connu du pouvoir en place depuis des années, mais curieusement, il ne lève pas le petit doigt pour sanctionner ces diplomates indélicats. Comment peut-on sanctionner des fonctionnaires corrompus si tout l’appareil de l’Etat est lui-même miné par la corruption, la gabegie? En 2002, la fameuse
commission anti-corruption mise sur place par le défunt dictateur
Eyadèma pour flouer l’opinion publique togolaise et internationale,
alors que la corruption au Togo a atteint un niveau record au regard des
statistiques africaines, avait sillonné plusieurs représentations
diplomatiques togolaises à l’Etranger et fait un état
des lieux des biens immobiliers appartenant à notre pays. Son constat
est amère: abandon de nombreux bâtiments de l’Etat,
les loyers générés par certains des immeubles rentrent
directement dans les poches des Ambassadeurs qui ne se préoccupent
guère d’informer le ministère des Affaires étrangères,
les appartements de certains agents rappelés à la centrale
ou appelés à d’autres fonctions, sont restés
inoccupés alors que les loyers continuent d’être payés...
Paris Le Togo dispose à
Paris de 7 immeubles actuellement occupés, 5 autres sont à
l’abandon, d’une chancellerie et de la résidence de
l’ambassadeur. Dans ce schéma, il faut noter que les biens
immobiliers du défunt dictateur, de ses rejetons et des membres
du clan n’y figurent pas. Le deuxième immeuble est situé sur la Rue Jouffroy dans le luxueux quartier de Neuilly. Il appartenait à l’OPAT qui l’a restitué au pouvoir qui en avait fait des bureaux pour des attachés de presse. Il était aussi à l’abandon et nos enquêtes ont révélé qu’il a servi de lieu de rencontre entre temps pour des dealers de tout acabit avant d’être loué depuis 12 ans par un juif. Celui-ci affirme qu’il verse régulièrement ses loyers à raison de 1.500.000Fcfa mensuel sur le compte en banque de l’OPAT, une société qui n’existe plus depuis belle lurette. En réalité, la valeur immobilière de ce bel immeuble situé dans l’un des quartiers les plus huppés de Paris, vaut trois fois le prix qui a été convenu entre le médecin juif et le Ministre du commerce qui détient la signature du compte de l’OPAT en tant que Président du Conseil de Surveillance (sic) de la société défunte. Une question cependant : que sont devenus les loyers payés depuis 12 ans par M. Benazar, le juif, soit au total 216 millions de nos francs? A qui le ministre du commerce rend t-il compte de ces rentrées de fonds? Qui détient et contrôle le compte bancaire de l’OPAT, une société qui a été liquidée et dont le liquidateur désigné Charles Birrégah a passé des années au camp de gendarmerie Adéwi pour des motifs de falsification de documents et d’enrichissement illicite? C’est un dossier qui doit être rouvert pour connaître les tenants et les aboutissants d’un système de pillage systématique des biens de l’Etat et du contribuable togolais. L’immeuble de la CEET sis boulevard Malesherbes que Togo Electricité a refusé de reprendre à son compte, est laissé à l’abandon par le régime RPT qui en est devenu propriétaire. Bruxelles
Connaissant la voracité des prédateurs de l’économie togolaise, surtout des diplomates accrédités à l’Etranger qui affirment pince sans rire, que leur gestion catastrophique des biens du Togo n’est qu’un grain de sable dans l’immense système de vol mis en place par le RPT depuis 40 ans, la majeur partie de ces diplomates qui étaient en poste à Bruxelles, avec l’appui de certains barons du régime, avaient conclu avec un Libanais un accord qui lui donnait un droit sur les deux immeubles restants (en dehors de la résidence de l’ambassadeur et de l’ambassade). Ce Libanais, connu des milieux judiciaires belges pour des bavures diverses, réclameraient actuellement quelques 500 millions de nos francs à l’Etat togolais avant de les lui restituer. Il faut préciser que le Libanais en question, M. Chalouhi, avait signé un contrat pour la rénovation des immeubles qu’il devrait louer durant une période de 12 ans afin d’amortir ses dépenses. Contacté, la société Sucotrade qu’il dirige atteste que c’est l’Etat togolais qui lui doit de l’argent alors qu’il loue les 2 immeubles à des milliers d’euros mensuels à des représentations diplomatiques à Bruxelles. Bien implanté dans un cercle de barons et d’anciens ministres du Togo, ce Libanais affirme à qui veut le croire qu’il connaît très bien Eyadèma et ses enfants pour que ceux-ci lui réclament les 2 immeubles en question. Londres USA Au Brésil,
c’est du gaspillage systématique puisque le Togo possède
des terrains, des immeubles improductifs pour lesquels il paie d’ailleurs
des charges sociales et fiscales, si ce n’est le consul qui les
loue pour des miettes et dont il ne rend pas compte à l’Etat. Les différentes représentations diplomatiques, du moins celles qui sont en Europe que nous avions réussies à joindre, sous le sceau de l’anonymat, justifient cette prédation du fait qu’ils ne perçoivent pas leurs salaires régulièrement et qu’il leur est difficile de joindre les deux bouts dans des pays isolés où l’individualisme prime au-dessus de tout. Car comme certains de nos diplomates l’attestent, comment peuvent-ils tenir en bon état des biens immobiliers si dans les ambassades, le matériel didactique (rames, photocopieuses), manque si cruellement? Les recettes générées par certains services comme la délivrance des visas ne représentent que des miettes devant les dépenses énormes auxquelles ils sont confrontés, notamment la paye des charges fiscales et des fonds d’entretien. L’absence totale d’une réelle politique diplomatique, est à la base de ce gaspillage des fonds publics auquel le régime fait face. En réalité, des pays du Nord qui ont plus de moyens que notre pauvre Togo, ne dispose le plus souvent que des agences centrales qui couvrent des parties du globe où ils n’ont aucun intérêt spécifique et stratégique. C’est ainsi que les ambassades d’Italie, de Belgique, de Luxembourg, d’Angleterre et que sais-je encore, sont situés soit à Accra, à Lagos ou à Abidjan et non à Lomé. Cela s’appelle une bonne gouvernance et une gestion sérieuse de la diplomatie. Au fait, que représente pour notre rectangle de pays, des ambassades et des résidences au Brésil ou encore au Zimbabwe? Le RPT, comme l’a reconnu un ancien Premier ministre et ex haut cadre du parti est spécialiste d’une diplomatie de «bric et de broc» qui ne trompe personne si ce ne sont ses mici et dominici. Leur seul intérêt est de louanger les bienfaits du défunt dictateur à travers le monde et la succession clanique n’est pas prête à se donner des conduites plus judicieuses de la gestion des biens de l’Etat. Aujourd’hui nos ambassades ploient sous le poids d’une dette estimée, d’après un diplomate en poste à Bruxelles, à plus de 6 milliards de nos francs. Et la corruption érigée en méthode de gestion par le clan Gnassingbé n’arrange guère la situation. Alors que ces nombreux biens creusent des trous au niveau des dépenses de l'Etat, la sagesse aurait recommandé qu’au lieu d’en faire un nid pour des mercenaires de la plume et autres activistes du régime qui traînent dans les rues de Paris, Bruxelles, Londres ou Washington, qu’on les vende pour renflouer les caisses de l’Etat. Mais les propositions de rachat sont tous mises au placard dès lors que les promoteurs, surtout des Allemands ne veulent pas se soumettre au phénomène de «Taméa». Sa suffisance le Roi Kodjo qui se targue d’être un «éminent économiste» et le plus grand énarque de tous les temps, ne trouve aucun palliatif à cette situation de prédation de l’économie togolaise depuis qu’il s’est rabaissé sous les ordres de qui l’on sait. Ceux qui affirment que cet aussi égoïste Premier ministre est une coquille vide, se trompent. Car lorsque l’on se prend pour un intellectuel de la trempe de Edouard Kodjovi Kodjo, l’honneur et la probité morale recommanderaient de jeter le tablier pour faire amende honorable. Les prostitués de journalistes du genre le Directeur de la Rédaction de ce qui est devenu un torchon, Le Combat du Peuple, qui tentent de démontrer que l’actuel Chef de mission de Faure Gnassingbé, Edem Kodjo, est le seul Togolais capable de redresser l’économie de notre pays, brillent par une cécité politique et économique, si ce n’est qu’ils ont transformé depuis belle lurette, leurs organes de presse en une caisse de résonance au service de la monarchie de fait du Togo. La situation de délabrement de notre économie, découle plus d’un réseau mis en place par le défunt dictateur et ses enfants actuellement au pouvoir pour nuire à l’évolution de notre société. Que ce soit au niveau du commerce des armes, du trafic de drogue, de l’import ou de l’export, le réseau est actif. Et les complices sont à tous les niveaux: représentations diplomatiques du Togo à l’Etranger, les responsables du Port de Lomé, la douane togolaise, l’aéroport et même l’avion présidentiel togolais sont mis à contribution dans ces magouilles dignes des Etats voyous et gangstériques. Malheureusement, le bout du tunnel n’est pas pour demain. Le clan et ses acolytes sont décidés à laisser un Togo économiquement exsangue. L’actuelle prédation n’est que la partie visible de l’iceberg. D’ailleurs les investissements des autres fils d’Eyadèma dans la communication, la sonorisation, la vente de liqueurs et de cigarettes de qualité depuis Paris et provenant de la contrebande sont des signes tangibles que le contribuable togolais sera encore pour des années à venir, malléable et corvéable à merci. Enquête réalisée par Nono Mitonyawo, Rédaction Etiame.com
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