Sport

Accueil

Contacts

Forum

Liens

Annuaire

Sommaire

Dépêches

Revue de  presse

national

International

Société

Economie

Culture

Santé

Libre tribune

Forum

Tourisme

Dossiers

Médias

ONG & ASBL

Portrait

Interviews

Echos de la diaspora

Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Quand les faits trahissent leurs auteurs

Amah Gnassingbé et les siens entretiennent le flou

L’Accord Politique Global signé le 20 août par toutes les parties prenantes au dialogue intertogolais a préconisé la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale pour la mise en œuvre des points qui y sont contenus.

Ainsi, un mois après la signature de cet accord, Faure Gnassingbé a porté son choix sur la personne de Me Yawovi Agboyibo comme Premier Ministre pour diriger le gouvernement.

            L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio considérée comme le principal parti de l’opposition qui était aussi en course pour le poste de Premier ministre n’avait pas du tout apprécié le choix de Me Yawovi Agboyibo. C’est dans ce climat de contestation que le Premier  Ministre a formé son gouvernement sans de véritables concertations avec l’UFC. Le consensus préconisé par l’Accord n’avait donc pas eu lieu. Mais le 2ème vice-président de l’UFC, le Dr Amah Gnassingbé se trouve dans ce gouvernement et occupe le poste de ministre d’Etat sans portefeuille. Les dirigeants de l’UFC avaient interprété sa présence dans ce gouvernement comme un acte de sabotage dirigé contre les intérêts de l’UFC. M. Antoine Bodjona et un certain commissaire Issa étaient accusés d’être les principaux acteurs du débauchage du Dr Amah Gnassingbé. Mais pour faire taire tout le monde, l’intéressé lui-même avait déclaré qu’il est entré au gouvernement  «à titre personnel» et que M. Antoine Bodjona et le commissaire Issa n’avaient rien a avoir avec son entrée au gouvernement.

            Paradoxalement, en début de cette semaine, une lettre est parvenue à notre rédaction nous invitant à un point de presse qui sera animé par M. Antoine Bodjona et la lettre en question est signée par le Dr Amah Gnassingbé. Mais au dernier moment, le point de presse n’a pas eu lieu et les organisateurs l’ont reporté à une date ultérieure. La question qui se pose donc est de savoir pourquoi M. Bodjona est programmé pour animer un point de presse organisé par le Dr Amah Gnassingbé alors qu’on nous ressasse qu’il n’a rien à avoir avec le débauchage  du ministre d’Etat sans portefeuille. Va-t-on déjà vers la formation de l’UFC parallèle pour servir de contre-poids au parti de Gilchrist Olympio lors des élections législatives prochaines? Certainement que les jours à venir nous édifieront plus. GLAKPE Koffi

Au cœur des «Mon Pays»

Akim: Class ! Vous êtes où avec le football maintenant?
Abou: Le championnat militaire vient seulement de démarrer mais il faut venir voir toi-même.
Akim: Donc, c’est sérieux alors?
Abou: Je te dis seulement d’être là et tu verras.
Akim: Et l’affaire des zéperviers là, c’est comment?
Abou: Avec le championnat militaire, tout le monde a oublié les zéperviers. Le commandant a même dit que si tout va bien, c’est nous qui allons jouer à la place des zéperviers contre le Luxembourg.
Akim: Ah bon ! Le Togo va jouer contre Luxembourg ?
Abou: Oui ! Le Togo joue très prochainement ce match.
Akim: Quand précisément?
Abou: Il me semble que c’est le 15 de ce mois. Ce serait une occasion pour nous de voyager en Europe.
Akim: Donc toi aussi tu feras le voyage?
Abou: Toi tu crois que c’est comment? En tant que meilleur buteur, je dois faire le déplacement.
Akim: En bon, tu es meilleur buteur de quelle formation?
Abou: Pour ce début de championnat, je suis le meilleur buteur. J’ai déjà deux buts à mon chrono et je joue pour la FIR.
Akim: Donc, c’est très bon.
Abou: Il faut venir seulement à Agoyi pour voir. Les Chefs ont même regretté que ce n’est pas notre formation qui est allée au Mali l’autre fois.
Akim: Si c’était vous, vous auriez pu gagner ?
Abou: Comment ! On aurait gagné les Maliens depuis. Comment des gens qui ont faim peuvent nous gagner?
Akim: Donc les Maliens avaient faim avant le match ?
Abou: Ils étaient en carême non ? C’est pourquoi je dis qu’ils avaient faim.
Akim: Pourtant les zéperviers aussi sont forts non ?
Abou: Depuis un certain  temps, ils ne sont plus forts. Ils ne pensent qu’à l’argent.
Akim: Tout le monde aime l’argent. Ce n’est pas eux seulement.
Abou: Oui mais… pour eux là, c’est trop. Si nous, on prend disse mille disse mille chacun, on peut jouer sans problème.
Abou: Oui ! En plus, nous, on est solidaire. On ne boxe pas avec les bouteilles avant les matches. On fera mieux qu’eux. Seulement, il  faut que  le Lt. Colonel nous donne sa confiance. On va marcher sur le Luxembourg. Je suis sûr.

Ça va se savoir!

Révélation (3)

            Ne dit-on pas souvent que l’élève devient plus fort que le maître? C’était le cas de Marc. Il savait transmettre la parole de Dieu. Avec un ton humoristique et des mimiques dignes d’un singe, il arrivait à emballer tout le monde. «Pasteur Marc est très fort. Il sait partagé la parole biblique. Il est mieux que Jonas qui serre toujours la mine», ressassaient les fidèles. Et puis, après quelques mois, les deux agents de «Jesus Business» s’étaient mis à alterner les dimanches. Mais il y avait plus de gens et plus d’engouement le jour de prédication du «Pasteur» Marc.

            Quant à sa femme, elle était très admirée par ses consœurs. Elle leur était très attentive. Le couple était respecté. Cependant, Madame et les fidèles ne savaient pas que le mari de pasteur jouait au faux ange. Il multipliait des missions religieuses qui n’étaient  en fait que des occasions pour assouvir ses désirs libidineux. Il avait un «deuxième bureau» qui fréquentait une autre église charismatique. Cette femme ronde est plus âgée que le jeune «Pasteur». Mais il n’en avait cure. Quand il dit qu’il allait à une réunion des Pasteurs ou à une mission, c’était pour faire sauter le verrou «entrejambaire» de la grosse femme. Dans la maison où elle logeait, beaucoup trouvaient curieux qu’un «Pasteur» ne pût pas faire les choses légalement. Marc venait et partait sur la pointe des pieds.

Un jour, un enfant était tombé malade dans la maison de sa «fidèle». Il était entre la vie et la mort. A la demande de son «Bureau», Marc vint à son secours. Il fit des miracles et redonna vie à l’enfant. Sidérés, tous ceux qui assistèrent au miracle voulaient fréquenter son église. «Pasteur votre église est à quel niveau . Nous voulons venir à votre église», formulaient-ils souvent. Lui, il ne voulait pas d’eux. Et à chaque occasion, il déclinait l’offre. «Le problème n’est pas au niveau de l’église que vous fréquentez. La parole de Dieu est là. Le reste n’est qu’une question de foi. Croyez au Seigneur et vous serez sauvés», répétait-il pour se tirer d’affaires.

            Au moins dans la semaine, il venait pour expliquer  à la «grosse» la Bible de fond en comble. C’était une révision, mieux une répétition biblico-sentimentale. Le «Pasteur» avait trouvé le bonheur entre les cuisses de son « deuxième bureau ». Et il voulait en profiter au maximum. Sûrement qu’elle lui était «  le chemin de la vérité ». A force de lire la Bible, entre les cuisses de la «grosse», il finit par remplir le trou. Neuf mois plus tard, elle mit au monde un enfant.

            Mais comme rien ne se fait en cachette, Madame découvrit le pot aux roses. Son mari avait depuis plusieurs mois un enfant extraconjugal. Le jour où elle avait été informée, elle ne fit pas de cadeau à son mari de «Pasteur». Sous le coup de la jalousie, elle prit un fer incandescent, sorti du feu, et tatoua à plusieurs reprises son mari. Ce dernier n’eut le salut que grâce à l’intervention express de certains de leurs voisins. Cette affaire fait actuellement grand bruit au sein de l’église. Etait-ce aussi une révélation? A suivre Tonton Z

Sans détour

La comédie des défenseurs des droits humains
          

            «Le désordre de ma pensée reflète le désordre de ma maison» (André Gide)

         Dans le genre humain, il y a certains qui sont contre le progrès. Ils ont en horreur le bien. Et ils sont prompts à saborder l’œuvre de tant de jours, de tant de sacrifices. Une œuvre qui est viable après moult soubresauts. Une œuvre qui a survécu aux manigances des chantres du statu quo et qui a fait son chemin.

            Que c’est triste et désolant le spectacle qu’offre aujourd’hui la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) ! Mus par des intérêts égoïstes, certains membres et non des moindres sont devenus de redoutables tyrans. Pour eux, tout doit céder et plier. Cet état d’esprit n’a pas sa place dans un pays de Droit. Un défenseur des droits humains doit servir de modèle. C’est lui qui doit amener les gens à changer de mentalité et à s’approprier les droits. Mais quand les défenseurs et les promoteurs des droits de l’homme en deviennent des violateurs, il y a péril en la demeure.

            La LTDH suscitait respect et admiration. Elle était crainte par les tenants de l’ordre ancien. Des vies humaines, elle en avait sauvé de par ses actions. Elle était au front il y a plus d’un an, lors de la succession violente et sanglante de Gnassingbé père. Elle volait au secours des blessés et convoyait d’autres vers les centres de santé. Ses membres ont pris ces risques au prix de leur vie. C’était à tout son honneur.

            Mais actuellement, toutes ces bonnes choses ont reçu des coups dans l’aile. La LTDH s’est décrédibilisée aux yeux de l’opinion par la faute de ses premiers responsables. Ils ont fait montre d’une gaminerie patente en ne lavant pas le linge sale en famille.

            En fait, quand il y a un poste vacant au sein d’une association, on se réfère aux dispositions statutaires. Même si l’un des membres avait envie de vendre son âme au diable, il fallait laisser les textes faire et s’en remettre à l’Assemblée Générale qui s’annonçait déjà. Pourquoi a-t-on brusqué les événements pour mettre en place un nouveau bureau que contestaient les autres membres ? Véritable comédie ! Et dire que les avocats  ont cautionné ça ? Cette jonglerie était à l’origine de la création de deux ligues qui pondaient des communiqués différents sur le même sujet.

            Point n’est besoin de revenir sur les autres étapes de la crise. Grâce à la sagesse du comité des sages, tout le monde a semblé retrouver la voie de la raison. Il fallait redonner vie à cette association en réglant dans un climat apaisé la question de la succession de l’exilé. Et c’est dans cet esprit que le comité a demandé aux cerveaux des deux camps de ne briguer aucun poste pour cette législature. Celui qu’on accuse de vouloir dénaturer l’organisation a récidivé et déposé sa candidature. S’étant rendu compte que le monde était en train de lui tomber dessus, il sema le désordre dans les lieux. Un vrai anarchiste. Est-ce normal ? L’attitude n’est-elle pas indigne d’un défenseur des droits humains ? N’apporte-t-il pas de l’eau au moulin de ceux qui soutiennent qu’il est en service commandé et qu’il roule pour le clan?

            Même les avocats, des personnes censées défendre les bonnes causes, qui ont voté à plusieurs reprises en arguant qu’ils avaient des procurations et que les statuts n’interdisent pas cette procédure, sont tombés très bas. Ces agissements sont de «vices odieux des âmes les plus basses». Ça fait trop désordre, messieurs les avocats. Soyez des modèles pour avoir la force de critiquer les autres. R. Kedjagni

Alerte

Vers une réédition du scénario d’avril 2005…

L’aboutissement d’une application rigoureuse de l’APG devra être l’organisation de législatives pour une fois «claires, crédibles, transparentes» et donc incontestées, ce qui constituerait l’issue d’une longue crise socio-politico-économique qui n’a fait que trop durer. Mais à l’allure où sont conduites les affaires électorales par la CENI, l’on s’achemine dangereusement vers une réédition du scénario d’avril 2005 où la présidentielle a été organisée par le pouvoir, «à sa manière», loin des yeux des observateurs européens. Et la suite, tout le monde la connaît : bourrage d’urnes, traficotages des résultats... C’est la prolongation de la crise que prépare minutieusement le clan Gnassingbé.

La CENI de tous les vices
Un vice caractérisé marque le fonctionnement de la CENI. C’est connu de tous que la date retenue pour les législatives est le 24 juin 2007, fixée à la va-vite par la CENI, version Mme Amédjogbé Kouevi Henriette, présidente du bureau provisoire. Selon les connaisseurs, la procédure est viciée.

D’après les explications, il ne revient pas au bureau provisoire de fixer la date du scrutin, ce qui devrait d’ailleurs être un travail de fin de rouleau. Selon les normes donc, la tâche essentielle de la CENI, après s’être dotée d’un bureau provisoire est de s’établir un règlement intérieur puis un chronogramme conséquent. C’est un programme bien organisé, un emploi du temps qui détaille les différentes tâches à accomplir et le temps imparti à chacune. Il y a par exemple le recensement électoral à entreprendre, une tâche des plus essentielles qui mobilisera assez de temps, la confection des cartes d’électeurs, la constitution des CELI, la formation d’observateurs nationaux, la requête d’observateurs internationaux et des fonds, autant de tâches qui nécessitent un chronogramme adéquat. Ce n’est que compte tenu de tous ces paramètres, le temps que nécessiteront toutes ces tâches, que l’on peut fixer une date conséquente pour les élections. Ce qui devrait d’ailleurs se faire avec le bureau définitif. Aux dernières nouvelles, un document qui devrait servir de base pour l’élaboration dudit chronogramme a été remis aux membres de la CENI à la mi-semaine. Mais déjà, on susurre l’existence dans le document de la procédure de révision électorale qui a toujours été à la base de toutes les controverses.

Vers une réédition du scénario d’avril 2005
La crédibilité des législatives à venir dépend non seulement des conditions de transparence qui les caractériseront, mais aussi de l’appréciation que fera d’elles l’Union Européenne. Mais justement à ce dernier propos, le clan Gnassingbé semble vouloir manifestement se faire passer de l’assistance matérielle et financière de l’UE. Le scénario qui a prévalu autour de la présidentielle du 24 avril 2005 semble l’inspirer une fois encore.

A l’époque, l’Union Européenne avait demandé au régime togolais, redoutant des lendemains d’élection incertains eu égard à la tension après la «catastrophe nationale» et  aux «risques d’implosion» imminente qui ont fait jeter l’éponge à François Akila-Esso Boko au petit matin du 22 avril, à moins de 48 heures du scrutin, de le  reporter, ce qui lui donnerait aussi le temps nécessaire pour préparer l’envoi de ses observateurs afin de vérifier la régularité, la transparence et la clarté du scrutin, des maux dont ont toujours souffert les élections au Togo. Il fallait à l’UE assez de temps pour étudier la faisabilité des requêtes qui lui sont adressées: financement d’élections, envoi d’observateurs… Mais le clan Gnassingbé, nourrissant des intentions de fraudes et de traficotages de résultats, s’était réfugié dans ce simulacre de respect du délai des 60 jours constitutionnel pour maintenir le scrutin au 24 avril. Loin des yeux des observateurs européens, la fraude était totale. Ceux de la CEDEAO qui étaient là étaient trop « cléments » pour dénoncer les graves irrégularités qui, selon eux, comme toujours, «ne sont pas de nature à entacher la régularité du scrutin».

Faure Gnassingbé et ses ouvriers trament tout pour qu’on en arrive encore-là et les preuves n’en manquent pas. Il avait annoncé les législatives en septembre dernier lorsqu’il était à l’Elysée, pour juin 2007 sans tenir compte des tâches énormes, des préalables à effectuer en amont.

Jusqu’à ce jour, on ignore si l’Union Européenne a reçu des gouvernants togolais une requête d’assistance financière, matérielle ou organisationnelle. Or, selon les normes administratives qui y ont cours, il lui faut environ huit (8) mois pour étudier pareils dossiers avant de s’exécuter pour satisfaire à la demande. Puisque c’est déjà le mois de novembre, si le Togo soumet une requête dans ce sens, l’UE ne pourra débloquer les fonds nécessaires et envoyer ses observateurs qu’au mois de juillet 2007. Voilà que le scrutin est fixé au 24 juin. Le gouvernement n’a certainement pas encore effectué la demande. On en veut pour preuves les déclarations du chargé d’affaires à la délégation de l’union européenne, Gilles Désesquelles, à la suite du passage d’une mission européenne du 17 au 19 octobre dernier pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 22 engagements. Il déclarait que c’était un droit du Togo d’attendre des financements du scrutin par l’UE, «mais encore faut-il que le Togo en fasse la demande», avait-il précisé. Comprenne qui voudra.

Inquiétants CAR et CDPA
A quoi jouent au juste le CAR et la CDPA? Telle est la question que se posent chaque jour les Togolais que l’attitude des dirigeants de ces partis laisse perplexes. Ils peinent à reconnaître leurs leaders qui ne manquaient pas un seul instant de critiquer le clan Gnassingbé. Léopold Gnininvi, Martin Aduayom, Yawovi Agboyibo, Gahoun Hégbor semblent avoir perdu de leur verve. On a l’impression que l’entrée au gouvernement est une anesthésie, ou plutôt un pacte qui exige d’eux un devoir sacré, celui de coudre leur bouche. Beaucoup de Togolais s’interrogent à propos de leur inconduite et de leur mutisme. On fait passer la désignation de Tozim Potopèrè président de la CENI comme découlant d’un consensus. C’est du mensonge caractérisé puisque l’UFC n’a pas été pour ce choix et l’a manifesté. Ce parti est seul à le dénoncer et on se demande si le CAR et la CDPA avalisent ce choix.

Il était dit dans l’APG que pour des gages de crédibilité du prochain scrutin, la Cour Constitutionnelle devra être « épurée ». Mais le CAR, la CDPA, et l’UFC n’ont eu aucune peine à aller prêter serment devant elle. Seule l’UFC a dénoncé la situation. Léopold Gnininvi et Yawovi Agboyibo sont restés, eux, bouches cousues comme si de rien n’était.

L’accord a aussi prévu «la mise en place d’un mécanisme de suivi de la bonne application des engagements souscrits». Mais depuis plus d’un mois, l’UFC est seule à réclamer sa mise en place et a d’ailleurs saisi le facilitateur à cet effet par correspondance. C’est le black-out total au CAR et à la CDPA. Tout se passe comme s’il y a une solidarité gouvernementale qui les oblige à ne pas dénoncer les déboires dans l’application de l’accord.

A une telle allure, on n’est pas loin du scénario d’avril 2005. Et cette fois-ci, le CAR et la CDPA seraient cautions solidaires, mieux, les complices du clan Gnassingbé dans le maintien de la crise socio-politico-économique. Et là le peuple avisera. TINO Kossi

Vers des élections truquées

L’UE risque de tomber dans les travers de la CEDEAO

Ce qui se passe aujourd’hui à la CENI et au gouvernement ressemble comme une sœur jumelle aux avatars qui ont conduit jusqu’alors à l’organisation et à la supervision de mauvaises élections qui ont entraîné des violences, des cortèges de morts, de blessés et d’exilés.

            Le pouvoir sait très bien que s’il n’envoie pas la requête à temps à l’UE et aux Nations Unies, le scrutin à venir ne bénéficiera pas de leur expertise technique et financière. En clair, l’enregistrement électoral avec Kit des cartes infalsifiables fiables et avec photos ne pourra pas se faire, la formation des observateurs nationaux ne saurait se faire à temps, l’invitation des observateurs de l’UE ne pourra pas être exécutée.

            Ce qui voudrait dire que l’UE qui a toujours voulu faire corriger les présidentielles (98, 2003 gagnées par  l’UFC et 2005 remportée par la coalition à laquelle appartenait également l’UFC)  par des  législatives ne pourra ni financer la révision des listes, ni envoyer des observateurs. Alors que l’Union Européenne s’apprête  à notifier le 9e FED au gouvernement togolais, pourquoi n’en profite-t-elle pas pour exiger du gouvernement togolais, l’envoi de la requête  pour l’expertise financière et technique? N’est-ce pas la moindre des choses ? Ou bien l’UE d’aujourd’hui, celle de Barosso et de Louis Michel, est-elle différente de celle de Romano Prodi? Pourquoi Louis Michel, le Commissaire au développement et à l’action humanitaire, qui sait souvent parler à ses amis togolais, ne leur parle-t-il pas si amicalement pour les amener à s’exécuter?

            Sans cette requête, les élections seront baclées. Le gouvernement togolais qui n’a pas d’argent et court après le 9è FED et la reprise de la coopération,  va vouloir financer soi-même ces élections et va les bâcler intentionnellement parce qu’il se sait incapable de  les gagner en cas de transparence renforcée par l’assistance de l’UE et  du PNUD pour la révision des listes, la formation  des  observateurs nationaux susceptibles de suivre les opérations électorales depuis la révision des listes et la présence à temps des observateurs internationaux  qui, eux, ne sont pas des observateurs de complaisance et au caviar comme les Scabronchi, Debré, Diallo, Fodé Sylla etc.

            L’Union Européenne risque de tomber dans les travers de la CEDEAO si elle n’y prend pas garde. L.H.

            De sources bien informées, la mise sur pied du Comité de suivi ne saurait tarder. Mais, comme nous l’avons dit dans notre précédente parution (N° 134 du 30 octobre 2006), l’UFC n’a pas reçu la lettre invitant les partis à envoyer le nom des représentants. «Nous avons saisi la facilitation de cette situation. Celle-ci nous a rassurés. Mais chat échaudé a peur de l’eau froide. Bien qu’ayant déjà les noms de son titulaire et de son suppléant, l’UFC attend, ne serait-ce qu’une télécopie de sa lettre pour s’exécuter», nous a indiqué un responsable du parti. Ce Comité de Suivi chargé de «veiller à l’application» de l’Accord sera mis en place dans les tout prochains jours. Et l’UFC n’attend que cela pour partir en tournée de sensibilisation et d’explication sur l’ensemble du  territoire national.

            Selon certaines indiscrétions, l’arrivée du Président national de l’UFC serait imminente. Après ses visites à certains chefs d’Etats africains dont le Président Olusegun Obasanjo du Nigeria avec qui ses relations sont revenues au beau fixe, M. Gilchrist Olympio se rendra à Lomé et prendra part sûrement à l’installation solennelle du Comité de Suivi.

ll se raconte par ailleurs que le pouvoir ne veut point de ce Comité, tout comme du facilitateur, qui, finalement, ne lui est pas disponible et  corvéable comme les Stasi, Oumarou, Niasse… L.H.

Entretien avec Aimé T. Gogué

«La nomination de Potopèrè... est une véritable insulte au peuple togolais»

Suite  à la fixation de la date des prochaines législatives et à la nomination du Président de la CENI, nous avons approché le responsable d’un parti non signataire de l’APG en la personne du Prof. Tchaboré Aimé Gogué, 1er Vice-Président de l’Alliance des Démocrates  pour le Développement Intégral (ADDI) pour avoir son opinion sur ces deux sujets. Lisez…

Que pensez-vous de la nomination de Tozim Potopèrè comme président de  la CENI?

La «nomination» de Tozim Potopèrè comme Président de la CENI nous a beaucoup surpris et suscite de notre part les réactions suivantes. D’abord, suivant les dispositions de l’Accord Politique Global (APG), les représentants du Gouvernement dans la CENI sont des observateurs. A ce titre, il est donc contradictoire que l’un d’eux puisse être désigné comme Président de cet organe censé organiser les élections. En deuxième lieu, cette nomination révèle l’échec de recherche d’un consensus sur un des candidats proposés par un des partis politiques. Pour l’ADDI, le seul avantage probable que l’on pouvait attendre de l’APG était l’opportunité que le Gouvernement d’Union Nationale devrait donner à ses membres de pouvoir travailler ensemble, se comprendre, se « tolérer » et surtout apprendre à se faire des concessions. L’échec pour la désignation d’un membre des partis politiques pour présider la CENI, composée de membres des parties prenantes  au dialogue, n’est pas de bonne augure pour les performances de ce Gouvernement en matière de réconciliation nationale. En troisième lieu, pour un rééquilibrage des forces et un apaisement politique, il aurait été plus indiqué d’attribuer la présidence de la CENI à une autre «famille» politique.

Actuellement, la Présidence de la République est occupée par le RPT ; le CAR a pris la primature et le département en charge des collectivités locales, le ministère de l’administration territoriale revient à la CPP alors que le PDR a «hérité» du ministère des affaires étrangères. Parmi les partis politiques signataires de l’APG, deux ne sont responsables d’aucun des départements impliqués dans la gestion des élections : il s’agit de la CDPA et de l’UFC. C’est pour cette raison que la Présidence de la CENI aurait pu revenir à l’un ou l’autre de ces deux organisations politiques. Pour cette raison, pour le moment, nous ne comprenons pas l’attitude ni du CAR qui a positionné un candidat à la présidence de la CENI, ni de la CDPA pour ne pas avoir accepté la présidence de cet organe. La CDPA, est bien libre de refuser ou d’accepter la présidence de l’organe. Cependant, si elle a accepté d’être partie prenante au Dialogue, elle devrait aussi assumer ses responsabilités et pouvoir accepter d’assumer la présidence de la CENI, du moins si elle a toujours comme préoccupation, l’instauration et la consolidation de la démocratie au Togo. Enfin, que l’on ait  choisi quelqu’un qui avait participé aux travaux de la CENI qui avait participé à l’organisation des mascarades électorales de 2002, 2003 et 2005 est une véritable insulte au peuple togolais.

Pour l’ADDI, toutes ces manœuvres étaient prévisibles. Lors du dialogue inter- togolais, nous avions dit à des amis de la Coalition qu’il y avait une incohérence entre qualifier la  Commission Electorale Nationale d’indépendante et le fait qu’elle comprenne en son sein des membres de partis politiques. On nous avait alors répondu que l’indépendance de l’organe se manifestait par rapport au Gouvernement. L’indépendance est-elle maintenant assurée par le fait que ce soit le représentant du Gouvernement qui la préside? Ou pour nos amis de la Coalition, le fait qu’ils participent actuellement au Gouvernement, rend la CENI, comprenant des membres des partis politiques, indépendante? Mais par rapport à qui ou à quoi? Par rapport aux organisations qui n’y sont pas représentées?

Le 24 juin 2007 retenue comme date pour l’organisation des élections législatives vous paraît-elle réaliste?

Tout comme la précipitation qui avait prévalu à la formation du Gouvernement après la nomination du Premier Ministre, nous avions été également surpris de la rapidité avec laquelle la CENI a déterminé la date du futur scrutin législatif. Comment peut- elle prendre une telle décision sans une évaluation des enjeux? A-t-elle défini les différentes étapes et actions à entreprendre avant les élections? A-t-elle eu le temps d’élaborer un chronogramme des activités à mener jusqu’aux élections? A-t-elle élaboré le budget et déterminé les sources de financement? Plus grave, comment cette décision a-t-elle été prise, puisqu’à notre connaissance, la CENI ne s’est pas encore dotée de règlement intérieur devant régir son fonctionnement? Il n’y a même pas pour le moment un cadre juridique qui la régit: est-ce la loi ayant mis en place la CENI qui avait organisé les élections présidentielles de 2003 et de 2005 ou l’APG?

La copie de la CENI est donc à reprendre totalement…

Des éléments sur l’incapacité de ce Gouvernement à contribuer à la résolution de la crise politique togolaise commencent par s’accumuler. Nous invitons les partis politiques que nous avons côtoyés dans la CFD, en 2002 et 2003, et dans la Coalition, en 2005, à se ressaisir pour ne pas cautionner des fraudes à grande échelle lors des prochaines consultations électorales. 

Nous anticipons que pour le comité de suivi de la mise en œuvre de l’ Accord Politique Globale (APG), le RPT et ses partis satellites, comme ils ont l’habitude de le faire, feront certainement des gestes à l’UFC et peut être également aux autres organisations politiques et de la société civile non signataires de l’APG pour amuser la galerie et faire croire à la communauté internationale qu’ils ont une volonté d’ouverture politique. Ce comité de suivi ne servira à rien car il aura bien fait de relever des faiblesses et des irrégularités dans la mise en œuvre de l’APG, cela n’empêchera pas à la machine de fraude et d’oppression de la population togolaise de continuer sa marche frauduleuse, honteuse et dénigrante pour le peuple togolais. Réalisé par Zeus A.

Les turpitudes du DG de TELECEL-TOGO

Les droits des travailleurs bafoués, un employé arbitrairement arrêté

Certains Européens, en venant en Afrique, n’avaient qu’une chemise, un pantalon et des chaussures usées jusqu’aux semelles. Une fois que la chance leur sourit, ils prennent en compte cette assertion  déplacée de Jules Ferry: «Les Droits de l’homme ne sont pas faits pour les Noirs». Parmi ces européens qui n’ont que faire de la personne humaine, il y a l’actuel Directeur Général de Télécel-Togo, M. Ferrailles. Après avoir fait la misère aux employés de Vlisco African Campany (VAC) où il fut Directeur Général, il entretient une situation de non droit à la tête de Télécel-Togo. Etouffement des droits des  employés, mépris pour le personnel, commérages, arrestation arbitraire, tout y passe. Par ses machinations, le sieur DOEGAN Milavo Romanus est détenu depuis vendredi 27 octobre dernier par la Police Judiciaire au motif qu’il est derrière  un courriel de menaces de mort adressé aux responsables de la société.

            Pour mieux cerner ce qui se passe actuellement à Télécel-Togo, il est imprérieux qu’on revienne sur le passage du sieur Ferrailles à la tête de VAC.

Le malheur créé par Ferrailles à VAC

            En effet, M. Ferrailles avait constamment foulé au pied les droits des employés. Au lieu de s’atteler à faire rayonner la société, il avait plutôt brillé dans les coups bas, les commérages…. Ce sont là ses qualités humaines. Par conséquent, il y avait une lenteur notoire  dans ses prises de décisions. La société en avait souffert et nombre d’employés avaient failli perdre leur emploi.

            En outre, il aurait, à en croire certaines indiscrétions, adopté une stratégie qui consistait à diviser le personnel. Des espions étaient à ses services et lui rapportaient certains faits. En plus, il aurait bloqué les avancements sur les salaires et supprimé les acquis du personnel. «M. Ferrailles nous a fait voir de toutes les couleurs. Il a placé des espions parmi nous qui lui rapportaient tout. Dans ce cas, les règlements de compte étaient fréquents. Il a aussi bâillonné nos droits. Mais  grâce à notre détermination, nous lui avons tenu tête», nous a confié un ancien employé de VAC.

            C’était donc de cette façon que M. Ferrailles traitait ses employés quand il a été fait Directeur Général de Télécel-Togo, selon certaines sources, sur un vol d’avion.

Les mêmes travers à Télécel
Nommé à la tête de Télécel-Togo, M. Ferrailles n’a pas hésité à montrer ses prouesses dans la violation des droits des employés. Bien que lui-même, il se la coule douce en se logeant dans une villa qui coûterait 1 200 000 F CFA par mois à la société, les employés sont à la traîne. Ils sont superbement exploités contre un gros zéro.

            Dépassés, ceux-ci ont demandé à leurs premiers responsables de leur améliorer un tant soit peu leurs conditions de travail et de vie. Mais ces revendications ont été étouffées et tout est mis en branle pour décourager les agents. Pour  une sordide affaire de courrier électronique qui serait adressé aux responsables et qui contiendrait des menaces de mort, M. DOEGAN Milavo Romanus, l’un des membres du comité de revendication, a été interpellé depuis vendredi 27 octobre dernier et gardé jusqu’alors à la DPJ.

«L’arrestation de M. DOEGAN est un règlement de compte. Est-ce que le fait d’être régulier dans un cyber est une raison suffisante pour conclure que c’est lui qui a envoyé le courriel? Ce sont des manœuvres visant à nous faire taire. Ce sont le DG et le Directeur des Affaires Générales, M. Abalo Apédo Ambroise, qui ne veulent pas entendre parler de nos revendications, qui sont derrière cette histoire sans tête ni queue», a déclaré un agent que nous avons contacté.

            Et déjà, certaines informations font état de ce que des pressions énormes seraient exercées sur le pauvre DOEGAN pour qu’il fasse des aveux.

            Tout ceci se passe quand les autres employés se complaisent dans une couardise qui ne dit pas son nom. Tenez, depuis que cette société de téléphonie cellulaire existe, il n’y a pas de Délégué du Personnel devant défendre les droits des employés. Ce qui fait l’affaire du DG et ses sbires. Si les employés de Télécel ne restent pas solidaires pour résister aux manœuvres de ce colon et ses complices, le pire peut arriver.   Il y a même un agent qui serait sur le point d’être licencié pour avoir, dit-on, mal accueilli un ami du tout-puissant DG. Affaire à suivre. Evans Yemey

Toussaint fêtée dans l’émotion et le recueillement

TAVIO AMORIN dans le cœur de ses proches

«Les morts ne sont pas morts. Ils sont dans les eaux qui coulent, ils sont dans le vent qui souffle…», a écrit l’écrivain sénégalais Birago DIOP. C’est dans cette logique que le mercredi 1er novembre dernier, jour de fête de Toussaint, nombreux parents et amis ont pris d’assaut les cimetières du pays. L’ambiance était presque la même partout dans les cimetières que notre équipe de reportage a visités.
C’est avec une grande émotion que l’on a observé des parents ou des amis face aux tombes où reposent leurs illustres disparus, larmes aux yeux en groupe ou individuellement. Pour certains, c’est un jour placé sous le signe du recueillement. Ainsi, au Cimetière Municipal de Lomé, sur une tombe grisâtre au milieu de nombreuses autres, un homme, au visage triste sur lequel ruisselait un torrent de larmes, lunette sur le front et à l’allure d’un cow -boy du farwest se recueillait dans une atmosphère totalement calme. Il s’agit de Me DOVI Ahlonko, l’ancien Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), tout récemment rentré au bercail après plusieurs années d’exil ; il se recueillait  sur la tombe où repose TAVIO A. AMORIN, le Panafricaniste et symbole de la jeunesse révolutionnaire, lâchement fauché par deux policiers togolais qui lui ont tiré dessus à bout portant et qui, jouissent jusqu’aujourd’hui d’une impunité totale. Me DOVI regrette jusqu’à ce jour  la mort d’un Symbole.  «Mes sentiments ce jour, naturellement, c’est d’avoir perdu un homme comme TAVIO qui symbolisait et symbolise toujours la jeunesse combattante pour l’instauration de l’Etat de droit et de la démocratie au Togo», a-t-il indiqué.

Pour d’autres, c’est l’aubaine pour le business. Aussi, tous ceux qui inondaient les allées des cimetières avaient-ils des rôles précis qu’ils jouaient. A certains de vendre des gerbes ou des bougies, à d’autres, devenus des peintres calligraphes pour la circonstance, de proposer à qui veut, le blanchissement de la tombe de son bien aimé. De plus, les Pickpockets étaient au rendez-vous à ces endroits comme à l’accoutumée aux lieux des grandes manifestations. Des naïfs, surtout des naïves en ont fait les frais ; disparition de portables par-ci et de sac à main  par-là. Didier LEDOUX

Libertinage

Déjà des promesses électorales
C’est connu de tous qu’à l’approche de la fin d’année, des choses «fagnan fagnan» (bizarres) se passent. On évoque souvent des disparitions de « bangala », de «gnocotomètre», de zizi quoi, mais jamais, on ne parle de disparition de «gnocotarium», c’est-à-dire l’antonyme de zizi chez la femme. Des fois, ce sont des bébés qui naissent avec une demie douzaine de pieds, une seule main, trois têtes, quatre paires de fesses, un seul «zoeil» planté au-dessous du nez, les oreilles à la place des yeux, des lèvres diaboliquement fendues comme le fruit fendu mais défendu, comme celles du gars qui, voulant prendre une photo passeport, devait prononcer le mot « fruit » pour rassembler au maximum ses lèvres mais au moment opportun a oublié «fruit» pour prononcer à la place le mot «ananas». Imaginez la suite. Passons.

            A l’approche des échéances électorales, des politiciens se découvrent des vertus de charité, d’humanisme, de gens à l’écoute de leurs peuples. C’est «le cas du cas» de «Kpatcha mayaa sitso Pya noutoamé va Lomé douamé…». C’est maintenant  que le type se rend compte que les militaires ont besoin de dispensaires. «Je mettrai tout en œuvre pour la construction de dispensaires et la fourniture  gratuite des médicaments», promettait-il à certains ex hommes en arme regroupés au sein d’un machin d’association dénommée «ASSACAMITO» (Association des Anciens Combattants et Anciens Militaires du Togo). La dénomination nous a paru tellement rigolo que ça nous a rappelé des regroupements fantôches du genre ASSANTERTO (Association des Anciens Terroristes du Togo), ARESKOVO (Amicale des Ressortissants de Klologo-Vokoutimé), SYLIBABOU-TO (Syndicat Libre des Balayeurs de Boulevards du Togo), SYLIMAMITO (Syndicat Libre des Maîtresses des Militaires du Togo) et machin machin.
Le truc de dispensaire et de distribution gratuite de médicaments-là, c’est des promesses électorales hein.

Que des actes du Âge!
Les Gnassingbéisants-là n’ont même plus honte de poser certains actes. Ils en sont affranchis car ils sont une fois «versés waaa…» dans l’huile teint clair qu’on obtient à partir de «Détia», c’est-à-dire l’huile de palme. Le clan s’avilit en se laissant aller à certains actes très bas à l’égard de l’Union des Forces de Changement (UFC), le parti de «Yovovia» (Gilchrist Olympio). Tenez-par exemple.
La cérémonie de prestation de serment des membres de la CENI devant la Cour Anticonstitutionnelle, pardon très Constitutionnelle devrait avoir lieu mercredi 18 octobre à 9h 30. Mais c’est dans l’après-midi de la veille que les responsables de l’UFC ont été informés. Cette situation a fait qu’un des représentants de ce parti n’a été tenu au courant de la cérémonie que dans la matinée du jour J, à quelques heures ou minutes même de l’heure prévue. Les autres partis ont pourtant été avisés depuis des jours.  Pourquoi cette discrimination?

Un comité de suivi de l’application de l’APG devrait être formé depuis quelques temps. Il a pour rôle de veiller à la bonne application des recommandations et devrait être mis en place depuis la signature de l’APG. Mais le clan n’a pas daigné le faire jusqu’à présent, afin d’avoir les mains libres pour faire du «kata fiti» lors du prochain scrutin. Depuis un bon moment, l’UFC est seule à réclamer sa mise en place et a déjà saisi le facilitateur à ce propos. Mais voilà que lorsque le pouvoir a consenti d’y donner une suite, on ignore carrément de tenir informée l’UFC. Toutes les parties au Dialogue devaient envoyer le nom de leur représentant dans cet organe de suivi au plus tard le 02 novembre (hier donc). Toutes ont reçu une lettre d’information à ce sujet sauf l’UFC. Et ce parti n’a eu copie de la lettre d’information que par le biais de la CDPA.

Tout ça-là,  c’est bas comme procédé. Ces méthodes datent de Mathusalem et sont indignes d’un régime qui se veut du 3ème millénaire. C’est ça l’ «esprit nouveau»?     

Quand le «doignin» se fâche
            Si c’est nous qui «ont» écrit maintenant, on va dire qu’on est des «zopposants ombilicaux» et on va nous taxer de tous les mots possibles, surtout de «plumitifs», «journalistes sans preuve» etc.… Quand nous, on dit que les meilleurs «violeurs» des lois de la République, c’est ceux-là mêmes qui sont censés les protéger, on dit qu’on ment mal. Quand c’est « doignin » même qui en fait l’expérience, cela nous renforce que nous aurons assez d’ « éléments de preuves ». Semble t-il que la voiture d’un juge bien connu pour ses jugements « Gnassingbéisés » a caressé celle de « Doignin » mais que le juge a voulu faire «patapa». Nous, quand on a appris ça, on s’est dit que  c’est comme Faure et Essozimna qui boxent et que nous, on a rien à y cirer. Et depuis quelques parutions, c’est comme si le juge là a lancé un « déha molotov » dans le camp FIR. «Doignin» a transformé son canard en «aquarium de l’insultocratie». Et ça doit être très sérieux pour que le truc soit à la une. «M. Dabré Gbandjaba, Procureur Général, un magistrat hors la loi… oui M. Dabré Gbandjaba est une véritable plaie, une calamité pour la magistrature togolaise: le Procureur Général Dabré Gbandjaba, un récidiviste incorrigible…», lit-on. «Doignin» doit être vraiment «nervé» pour déverser sa bile sur le juge comme ça. C’est une page entière de journal qui lui a été consacrée et le truc devient un titre de une. Un jaloux des acquis de « Doignin » disait que l’article du juge sert à combler les trous dans cette période de sécheresse d’infos. Nous, on n’en sait rien.

            Si le juge «savaissait» qu’il pouvait avoir des problèmes avec tout journaliste sauf le «Doignin», il n’allait pas s’aventurer  dans son rayon. Surtout pas lui. Parce que lui, il ne blague pas. «Doignin» est prêt à devenir bi-hebdo juste pour lui régler son compte. Il est capable de paraître même les samedis et dimanches juste pour lui. Monsieur le juge, vous avez cherché le Doignin et soyez-en sûr,  vous le trouverez sur votre chemin,  dressé comme un anaconda chaud au début de sa puberté...

Encore un «24» pour des élections!
«A Togo ici», les gens sont bizarres quoi ! Ils fixent les grands événements sur le «24» des mois bien que ce chiffre soit porteur de malheur. Les Togolais ont vraiment peur de ce chiffre. L’histoire «Il était une fois Eyadéma» nous a enseigné que quand «Fo Ti» (Grand-frère Etienne) était arrivé au pouvoir le 14 avril 1967, il avait connu une première tentative de coup d’Etat quelques jours plus tard. On disait qu’il passait en revue des troupes quand un «tirailleur», pardon un gendarme avait «amicalement» tiré sur lui à bout portant, c’est-à-dire «zyeux dans zyeux» quoi ! Pourtant, le futur « Père de la nation » était sorti indemne. C’était le 24 avril 1967 et cette date  fut décrétée «Fête de la Victoire». Et selon l’histoire, lors de la célébration de cet événement, la victime invitait  son bourreau, et les deux mangeaient et trinquaient ensemble. Vrai ou faux?

            Sept ans plus tard, c’est-à-dire le 24 janvier 1974, se produisit l’«Aksident de Karassawa» au cours duquel le «Baobab» se serait transformé en une feuille d’arbre et qui interpellait ceux qui le pleuraient en ces termes: «Pourquoi pleurez vous? Me voici.  Un coup  isolé n’arrête jamais le combat». Ce jour-là, les Togolais avaient pleuré «beaucoument» et le «larmomètre» avait indiqué chez certains 60 mm3. L’histoire nous enseignait qu’un «yoval», pardon que des «yovo» voulaient prendre notre phosphate et que «Fo Ti» avait énergiquement dit NON. Et c’était pourquoi les blancs avaient organisé ce gentil «Aksident» pour le «tuer». Pendant tous les 24 janvier, les Togolais pleuraient devant les monuments qui abritaient sur toute l’étendue du territoire les corps de  Gnémégna, Gnandi, Aniko Palako et autres.

            Tout récemment, un autre «24» a apporté le malheur aux populations. Le 24 avril 2005, les Togolais étaient aux urnes pour élire le successeur du «Baobab». Le scrutin a été frauduleusement clair et marqué par des tueries transparentes. Il y avait eu selon les Nations Désunies au moins 500 cadavres morts. Jusqu’aujourd’hui, les familles continuent de pleurer leurs morts. Pourquoi met-on encore les élections législatives sur un «24»,  plus précisément le 24 juin 2007? Bizarre n’est-ce pas? Un 13 juin n’est pas du tout mauvais. Ou bien le «24» est-il la date propice aux bourrages d’urnes ou à la «sécurisation d’urne»? So wait and see.

Les Femmes FAT en politique
            Avant, l’association des Femmes des Forces Armées Togolaises (FFAT) n’avait pas beaucoup d’ampleur. Le «Gnass dollar» obligeant, c’était un truc créé pour «pencher le bras», c’est-à-dire pour bouffer un peu. Elle était très active lors des nombreuses fêtes de gloire du feu «père de la nation» et dans les marches de «sou- tiens» et de découragement, s’il vous plait, d’encouragement. Il y en avait même qui faisaient partie du «SYLIBABOU» (Syndicat Libre des Balayeurs de Boulevards), ces balayeuses  professionnelles» de boulevards qui laissaient tomber leur balai  et consorts pour applaudir le passage du «Guide bien aimé».

            Mais aujourd’hui, l’association est devenue très active et parle même politique un peu partout au Togo. Ne dit-on pas que ce que le père n’a pas pu faire, le fils peut le  faire? Ici, ce que les militaires ne pouvaient pas faire, c’est-à-dire qu’ils sont  interdits de s’immiscer dans la vie politique, leurs femmes peuvent le faire. Ces femmes des «mon pays» ont sillonné toute la largeur du territoire pour «spliquer» à leurs « con-sœurs » l’Accord  grammatical» global. Elles ont dit que c’est grâce à l’esprit de discernement  de «Faure-vi vodoua» qu’on a ajouté «global» à l’accord puisque les «zopposants» voulaient y mettre «partiel». Elles ont aussi fait sensibilisation de leurs sœurs de «détenir une carte nationale d’identité qui suppose que le votant possède un acte de naissance». Que feront alors celles qui n’ont pas d’acte de naissance et qui seraient nées quand Boussia avait chassé les gens du Ghana ou quand il avait fortement plu dans leur village et que le grand baobab de la place publique s’était écroulé? Enfin, elles leur ont apporté «un message de paix  et de réconciliation du chef de l’Etat». Pour quel parti roulent ces femmes FAT? Sûrement pour le parti de «Faure-vi» puisque le RPT est le frère consanguin des FAT. A propos, quand est-ce qu’on aura les femmes EKPEMOG ? Les femmes Transitaires? Les femmes Gardiens de nuit?…

Ligue Togolaise des «Désordres» de l’Homme (LTDH)
            Depuis quelques mois, la «Ligue Togolaise des Droits de l’Homme» est devenue la «Ligue Togolaise des Désordres de l’Homme». Il règne au sein de cette structure une situation de non droit. Mieux, elle n’avait rien à envier à l’Etat de nature de Thomas Hobbes où «l’homme est loup pour l’homme». Elle était divisée en deux: il y avait d’une part les pro Clumson soupçonnés d’être des achetés du pouvoir, et les pro Rastafari (Apédo-Amah) qui voulaient «sauver» l’association d’autre part. Cette crise est née après que Mahatma Ghandi, pardon  Akwei Ghandi fut parti «manger atiké» (avoir le statut de réfugié) aux Etats-Unis d’Amérique. Entre-temps, il y avait eu des réajustements qui firent d’Apédo-Amah Président en remplacement de l’exilé. Clumson dit niet et engagea une procédure judiciaire qui lui donna raison. Quelques mois plus tard, Apédoh-Amah démissionna de son poste de Secrétaire Général.

            A l’Assemblée Générale du samedi dernier, le Comité des sages aurait dissuadé les deux protagonistes à ne briguer aucun poste aux fins de donner une chance de survie à l’association. Clumson s’y serait opposé et s’était porté candidat à la présidence. Tout se serait bien déroulé mais sachant sa fin prochaine, il créa une situation de désordre. Les «wouya wouya» qu’il a débités dans l’émission «Plateau de la semaine» n’ont convaincu personne. De plus, c’est déplorable que les hommes de loi comme Me Devotsu se réfugient derrière la fragilité d’un texte pour foutre du bordel. Même si les textes n’ont rien prévu, est-il normal que quelqu’un se présente et vote à six reprises pour la simple raison qu’il avait des procurations? C’est une simple question de moralité. Où étaient toutes ces personnes? N’est-ce pas une tentative aiguisée de fraude?  A supposer que Me Devotsu soit candidat aux prochaines législatives, serait-il content de voir son adversaire voter quatre ou cinq fois parce qu’il détiendrait des procurations? Soyez honnêtes, les hommes de loi. Par votre faute, vous avez  discrédité la LTDH. C’est malheureux.

Sport

Vers la création d’une Fédération  et l’organisation d’un Championnat parallèles

La situation qui prévaut au sein de la Fédération  Togolaise de Football (FTF) préoccupe des acteurs du football. De sources bien informées, une idée de création d’une Fédération parallèle est en gestation.

            Aussi cette création irait-elle de paire avec l’organisation d’un autre championnat national de football de 1ère et 2ème division  à l’initiative de plusieurs grands clubs du pays qui se  plaignent de n’avoir eu aucune subvention de la part de la FTF version Rock Gnassingbé, pour débuter le championnat.

            Les  mêmes sources indiquent que si tout va bien, ce championnat parallèle débutera à partir de décembre prochain et chaque club participant à ce championnat recevra une subvention de 10 millions de F CFA en plus des équipements sportifs.

            Cette idée agite déjà le camp de Rock qui accuse déjà ses détracteurs d’être les commanditaires de cette entreprise.

            Certains Togolais ont apprécié l’idée et  souhaitent bon courage à ces initiateurs pour faire aboutir le projet car, disent-ils, ce serait un bon remède  à l’entêtement de Rock Gnassingbé et ses ouailles. Cela pourra créer une situation analogue à celle qui a prévalu au Kénya  il y a quelques semaines- deux fédérations de football et deux championnats- et qui a amené la FIFA et la CAF à suspendre la fédération kényane de football des instances internationales de football, le temps que les divergences soient aplanies. L.H.

Eclatement de la Ligue Maritime-Est

Djagba Henry et les siens sont allés remercier Rock Gnassingbé

            Au lendemain de la démission de M. Théodore Amégnran de la Fédération Togolaise de Football, Rock Gnassingbé voulait se venger de lui en tentant de le destituer de la Ligue Maritime-Est.

            Pour ce faire, les sieurs Djagba Henry, 2ème vice-président de la Ligue Maritime-Est, Atayi Sassouvi Binin, président du district des Lacs et Kagni Edoh, secrétaire général de la préfecture des Lacs, fidèles partenaires de Rock Gnassingbé dans les Lacs ont été lancés aux trousses de M. Amégnran pour le sauter de la Ligue contre des espèces... C’est ainsi que les trois messieurs ont envisagé la signature d’une pétition pour bouter M. Amégnran hors de la Ligue. A cette époque, ils faisaient du porte-à-porte pour prier les acteurs du football des Lacs de signer la pétition contre 15 000F.

            Mais, tous les acteurs du football des lacs ont rejeté cette pétition et les trois messieurs ont vu leur mission échouer. Mais comme le président-trésorier de la FTF est prêt à tout pour conserver son poste, il a décidé le 25 octobre dernier de créer et de réajuster certaines ligues pour augmenter son électorat. C’est ainsi que la Ligue Maritime-Est a été définitivement raillée. Cette décision qui proclamait la fin du règne de M. Amégnran a tellement intéressé les trois messieurs qu’ils se sont rendus le lundi 30 octobre dernier chez le président de la FTF, pour dit-on, le féliciter.

Certainement que les trois hommes sont allés négocier autres choses. Nous ne serons donc pas étonnés si l’un d’eux est nommé président de la Ligue des Lacs ou de Yoto dans les jours à venir. Selon certaines informations, les trois hommes seraient allés réclamer ce qui leur a été promis.

            Comme on le voit, ces actes ne sont pas de manière à permettre l’évolution du football dans notre pays. MM. Djagba Henry, Atayi Sossouvi Binin et Kagni Edoh considérés aujourd’hui comme des traitres dans les Lacs doivent  revoir leurs comportements. Glakpé  Koffi

 

 

Nouvelles des partis Politiques et Associations

Toute l'actualité sur etiame.com

Plage à Lomé

Port de Lomé

Le Togo

Copyright©by Etiame.com  webmaster  2005 - Tous droits réservés