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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | La
Caisse d'épargne devient une banque populaire: Elle servait également de lieu de thésaurisation des pensionnés qui pouvaient, grâce à un taux d’intérêt appréciable, bénéficier de revenus substantiels pour passer une retraite paisible et loin de tout souci.
Mais voilà que de 1996 jusqu’en 2003 a été
mis en place par des individus plus voleurs que représentants du
peuple togolais à l’hémicycle un plan de prédation
de l’argent des épargnants.
S’il est vrai que malgré les avantages que donne la Caisse
d’épargne par rapport aux autres banques de la place (taux
d’intérêt intéressant, facilité de prêt…),
les clients n’arrivaient plus à épargner suffisamment
et que les demandes de découvert ont connu une hausse, force est
de reconnaître que les difficultés qu'avait traversée
cette banque jusqu’à sa liquidation toute récente
sont liées au fait que l’ancien directeur M. Lamboni et son
parrain Fambaré Ouatara Natchaba, ex président de l’Assemblée
nationale togolaise, l’homme qui faisait la pluie et le beau temps
au Togo sous le régime de feu Gnassingbé Eyadèma,
avaient mis en place un système qui lentement mais sûrement,
va vider la banque de ses revenus et mettre sur le carreau les clients.
Au début, les fonds avaient été décaissés
et restitués à la CET. Fort de la réussite de cette
première transaction, le système va s’amplifier alors
que Natchaba ne disposait plus de crédit sur son compte en banque
français. L’ancien directeur de la Caisse d’épargne
avait été averti que les prochains chèques qu’il
présenterait ne pouvaient plus être remboursés du
fait que le compte que dispose l’ex gueule forte du régime
est devenu débiteur. Nonobstant cet avertissement, Lamboni va jouer
le jeu de Natchaba jusqu’à ce que la Caisse d’épargne
ne soit devenu ce qu’elle est aujourd’hui, une coquille vide
qui ploie sous une dette colossale. Dès lors, ce ne sont plus seulement les chèques sans provisions que Natchaba déposent qui vont servir de prétexte pour se procurer de l’argent. Les fonds sont directement débloqués et vont remplir les poches des deux voleurs de la République au su et au vu de certains proches de la direction de la Caisse d’épargne. Mais ces derniers, craignant pour leur emploi, vont se taire et voir s’écrouler comme un château de carte, cette banque qui se veut l’accompagnateur et le soutien des plus défavorisés. On estime à presque un milliard, le préjudice créé par Natchaba et son dauphin dans le livret de la CET. En 2003, la Commission anti-corruption de Follivi qui s’est saisie du dossier n’a trouvé pour seules solutions qu’un communiqué laconique et l’incarcération temporaire de Lamboni pour laisser en liberté le cerveau du plan de prédation de la CET. Jamais, elle n’inquiétera Natchaba, ni demandé que l’argent volé soit restitué. Car au Togo, comment impliquer un dauphin constitutionnel dans un scandale tel que celui de la Caisse d’épargne, si ce n’est pas révéler au grand jour le vol et la corruption qui gangrène tout le régime togolais? En son temps, Abalo Pétchélébia, patron du comité des 7 magistrats mis sur pied pour valider le scandaleux scrutin présidentiel de juin 2003, avait ponctionné plus de 100 millions de Fcfa dans le reliquat des fonds alloués à l’organisation de ladite élection. Malgré les révélations, documents et preuves à l’appui, faites par notre confrère «La Griffe» avant sa disparition spontanée, Pétchélébia n’a jamais été mis en examen par le parquet de Lomé pour vol. Et ce n’est pas l’ancien Ministre de l’intérieur François Boko qui nous démentirait. A l’époque, il était le Ministre de tutelle de l’administration électorale et d’après les échos que nous avions eus à l’époque, il était rentré en conflit ouvert avec Pétchélébia à propos de la gestion du reliquat des fonds de la présidentielle 2003. C’est dire qu’au Togo, ceux qui sont plus virulents dans la défense du RPT sont ceux qui participent à son système de prédation de l’économie nationale étant plus que sûrs de l’impunité dont ils pouvaient bénéficier. Pour revenir à la Caisse d’épargne, pour l’instant noun nous abstenons d’étaler les preuves dont nous disposons. D’ailleurs les deux compères savent que ce n’est qu’un pan de ce dossier que nous révélons. De toute façon, dans les jours à venir, nous ferons un dossier complet sur cette affaire avec des fac-similés de certains documents en notre possession. Toyi Essonam, Rédaction Etiame.com Voici
un reportage sur l’ouverture des actions de la CET fait par l’un
de nos correspondants à Lomé Le capital social de la nouvelle caisse d’épargne, 2,5 milliards de francs CFA, sera détenu à 34% par l’Etat (10% pour l’Etat au stricto sensu et 24 % pour les partenaires stratégiques), à 51% par les déposants et le public, à 5% par le personnel et à 10% par les Institutionnels (personnes morales). Et cette structure du capital social, n’exclut pas, selon l’administrateur provisoire, la participation des épargnants de l’étranger, qui pourront également souscrire à l’achat des actions. Pour cette opération qui va se dérouler du 13 mars au 12 avril 2005, 165.000 actions, dématérialisées, sont mises en vente pour une valeur nominale de 10.000 FCFA. Toutes ces actions sont inscrites en compte auprès de la Société de Gestion et d’Intermédiation du Togo (SGI-TOGO) qui est chargée de l’opération. Selon le ministre de l’économie, des finances et des privatisations, l’épargne, en tant que prérequis à la stabilité financière et à la croissance économique, est abondante au Togo, mais son potentiel est mal exploité du fait du cadre juridique et institutionnel totalement inadapté dans lequel la Caisse d’Epargne du Togo exerce actuellement ses activités. « Le modèle de banque populaire ou banque de proximité retenu, permettra à la nouvelle banque de ne pas s’écarter de la mission originelle assignée à la Caisse d’Epargne du Togo » a-t-il déclaré. Cependant le domaine de prédilection de la nouvelle structure demeurera la collecte et la protection de la petite épargne et l’offre de services bancaires courants à sa clientèle en s’appuyant sur son important réseau. Elle participera donc à des missions d’intérêt général notamment la lutte contre les exclusions bancaires et financières en ne perdant pas de vue les aspects liés à la rentabilité. « Les opération vont se dérouler désormais dans un cadre juridique et institutionnel entièrement rénové ; la caisse d’épargne deviendra une banque de plein exercice et elle ne sera plus réduite dans son rôle basic de collecte de l’épargne ; elle va développer et proposer des services bancaires courants comme on les trouve dans toutes les banques aujourd’hui mais destinés à notre clientèle spécifique qui se trouve être dans les populations les plus défavorisées », a expliqué Tagba ABISSI, l’administrateur provisoire. Fort de toute cette restructuration en vue, le ministre à invité les populations tant en milieu rural qu’en milieu urbain à s’approprier cet important instrument de développement en souscrivant très massivement au capital social car pour le ministre, « la nouvelle banque apportera ainsi à sa manière des approches de solutions au phénomène de la pauvreté, complexe dans ses déterminants et dans sa mesure ». Mais, averti Mme Ingrid AWADE-NANAN, Directrice générale de la SGI-TOGO, les souscriptions se font exclusivement à la SGI-TOGO, à la CET-Siège, dans toutes les Agences de la CET et dans les autres SGI membres du syndicat de placement dans l’espace UEMOA. Wilfried
Séwa TCHOUKOULI, Rédaction Etiame.com |
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