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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Sans détour Silence, on développe «Une vie médiocre et renfermée, sans joie, sans peine, et sans air» ( Romain Rolland) Qu’il soit produit ou victime du régime actuel, Faure est très bien parti pour répéter les erreurs et les fourvoiements de son père : manque de concepts clairs de développement et l’illusion que seul avec son entourage ou son clan, on peut cerner les voies et moyens qui mènent au progrès. S’il veut être effectif, le droit au développement ne saurait être simplement un droit proclamé. Ni par nous-mêmes ; ni par les autres pour nous. Les Européens hier, pas plus que les Chinois aujourd’hui ne peuvent concevoir et faire notre développement à notre place. Le progrès d’une nation ne se réalise que par la capacité d’organisation et par le génie dont ses populations font montre. Et là encore, comme rien n’est jamais acquis à l’homme, il faut pouvoir défendre constamment ce qui a été obtenu. C’est dur le progrès. Voilà pourquoi l’attitude des autorités togolaises face à ce défi a de quoi inquiéter. A notre entendement, bien avant ce sommet Chine-Afrique, il aurait été judicieux de permettre et même d’encourager de vrais débats autour du thème de cette coopération. A l’Assemblée nationale, dans les associations et ONG, dans les partis politiques, dans les écoles et universités, dans le rang des journalistes et même parmi les Togolais qu’on qualifie d’ordinaires, il y a des gens qui ont des idées à faire valoir. Pourquoi ne pas avoir organisé par exemple des conférences-débats sur le thème avant le sommet ? Pourquoi ne pas avoir créé un réseau de compétences pour réfléchir sur les questions de cette coopération? D’Eyadèma à Faure, il n’y a apparemment pas une grande évolution dans l’idée qu’on se fait du concept de développement. Si la tactique a quelque peu changé, la stratégie reste, quant à elle, la même : nous voulons arriver aux résultats uniquement «grâce à nos équations personnelles». La tactique d’avant était que la tête réfléchissait et la base exécutait. Celle d’aujourd’hui : vous réfléchissez tous avec nous si vous voulez, et nous, nous nous inspirons de vos idées pour faire ce que bon nous semble. Et on oublie qu’un développement ne peut être effectif et durable que si les populations qui sont le souverain primaire s’en approprient réellement. Que c’est du conflit de plusieurs perspectives normatives qu’émanent les meilleures alternatives. Qu’on ne développe pas, mais qu’on se développe. Favoriser l’éclosion des structures de débat ne devrait pas être perçu par ceux qui nous gouvernent comme un danger. Même si ces structures soutiennent des idées qui ne sont pas forcément ou toujours celles du pouvoir. Donner la chance aux partis politiques de s’épanouir, de s’exprimer, d’imaginer de nouveaux sentiers vers le progrès et d’exercer le pouvoir justement en vue de la concrétisation de ces sentiers devrait constituer l’un des tout premiers devoirs de l’Etat. Mais, malheureusement, qu’est-ce que l’Etat dans ce pays, si ce n’est le RPT et ses commis? R. Kédjagni Mise en place du Comité Interministériel APG Des inquiétudes persistent On aurait voulu que celui chargé de la préparation des réformes institutionnelles, donc de la rédaction des «articles du code électoral visé par le présent accord» fût au plus tôt mis en place pour ce faire car ce sont des dispositions qui vont présider à l’organisation des prochaines législatives. C’est un ensemble de préalables, qui se trouvent donc en amont du processus électoral proprement dit et qui sont un travail de longue haleine. La crainte que l’on nourrit est que le délai qui court jusqu’au 24 juin ne soit pas suffisant pour couvrir la mission. Avec beaucoup de retard, ce n’est que le 02 novembre 2006 que le PM s’est exécuté en prenant un décret dans ce sens. Mais là où il y a des difficultés en perspective, c’est au niveau de ses prérogatives. «Par décret en date du 02 Novembre 2006, le Premier ministre, Me Yawovi Madji Agboyibo a créé un Comité dénommé Interministériel APG, chargé de veiller à la bonne exécution des tâches assignées au Gouvernement par l’Accord Politique Global du 20 Août 2006», lit-on dans le communiqué de la primature daté du 03 novembre 2006. Si nos mémoires nous sont encore fidèles, l’APG avait pris des dispositions dans ce sens. Il était prévu un Comité de Suivi. Au point 5.2 des Dispositions finales, il est écrit que «les parties prenantes au Dialogue conviennent de la mise en place d’un mécanisme de suivi de la bonne application des engagements souscrits». Cet organe dénommé «le Comité de Suivi (CS)» «aura pour mission de veiller à l’application du présent Accord» et «sera présidé par le Facilitateur ou son représentant». C’est d’ailleurs ce que s’attèle à mettre en place Blaise Compaoré en convoquant les parties à Ouagadougou pour le 13 novembre prochain. Il est donc fort à redouter des conflits de compétence entre le Comité de Suivi et le Comité Interministériel du PM. C’est un flou phénoménal qui risque d’engendrer d’énormes blocages. Sur un même sujet, les deux structures risquent d’avoir des avis divergents. A qui sera alors la primauté? C’est la grande énigme. Outre un conflit de prérogatives, il y a un problème de crédibilité, d’efficacité des deux structures eu égard à leur composition. Pour des gages de crédibilité, d’impartialité, la Communauté Internationale était associée au CS. «Le Comité de Suivi sera composé d’un représentant de chaque composante du dialogue, ainsi que des représentants du Facilitateur, de l’Union Européenne (UE) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)», prévoyait l’APG. Mais «le Comité Interministériel APG (mis en place et présidé par le PM)… est composé de 14 ministres», d’après le communiqué de la primature. Et lesquels en plus ? MM. Ahoomey-Zunu de l’Administration Territoriale (Vice-président), Gilbert Bawara de la Coopération et du NEPAD (Rapporteur), Zarifou Ayéva des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine, Komi S. Klassou des Enseignements Primaire et Secondaire, Payadowa Boukpessi des Finances, du Budget et des Privatisations, Kpatcha Gnassingbé de la Défense et des Anciens Combattants, Gahoun Hegbor de la Communication et de la Formation Civique, Atcha Titikpina de la Sécurité, Jean Tchessa Abi Chargé des Relations avec les Institutions de la République, Martin Adimado Aduayom de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Célestine Aïdam des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Séla Polo de la Justice, Messan Loretta Acouetey Déléguée à la présidence de la République, chargée de la Réconciliation Nationale et des Institutions ad’hoc, et Ouro Bossi Tchakondoh Délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale chargé des Collectivités Locales. A y voir de près, pour un organe de 14 membres présidé par le PM, chargé de veiller à la bonne application des recommandations de l’APG, une des parties signataires n’y figure pas, l’UFC, et il n’y a que trois (3) de l’opposition contre onze (11) pour le RPT et associés. Quelle vue équitable peut-il avoir sur les questions à aborder? Si décision devra-t-on y prendre, peut-elle être impartiale? Cette mesure, si on ne reprécise pas ses contours, risque d’être dommageable à la bonne application de l’Accord, à l’apaisement des cœurs et à la Réconciliation Nationale tant souhaités. TINO Kossi Elections législatives Plusieurs candidatures enregistrées à l’UFC Patrick Lawson: «Nous serons présents dans les 81 circonscriptions» La pierre angulaire de l’Accord Politique Global est l’organisation d’élections législatives crédibles et transparentes. Tous les partis sont prêts à participer à cette joute électorale capitale pour remettre le Togo sur la voie du progrès et pour redessiner la carte politique togolaise. Ils ont tous à cœur de faire des résultats honorables à l’issue de ce scrutin. A l’UFC par exemple, les pré-candidatures fusent de tous les côtés. «Il y a une forte mobilisation des plus âgés, des jeunes et des femmes. Nous enregistrons jusqu’à trois voire quatre candidatures dans certaines circonscriptions», a indiqué Patrick Lawson, vice-président de l’UFC. Actuellement, un Comité d’examen est à pied d’œuvre pour étudier les pré-candidatures. Après, ce sera au tour du Comité d’investiture de retenir les candidatures définitives. «Nous accordons une importance à ces élections législatives. Nous y serons malgré tout. Nous serons présents dans les 81 circonscriptions», a-t-il ajouté. Des sources bien informées, le Président
National de l’UFC, Gilchrist Olympio, se dit prêt à mettre à la
disposition du parti des moyens pour une campagne électorale
digne de ce nom. Blitta et Tohoun:
Vingt-deux (22) engagements ont été pris en avril 2004 par le régime togolais «dans le but de consolider la démocratie, la réconciliation nationale et la paix sociale». Et en annexe III de l’APG relative au Code de bonne conduite pour les élections, il est stipulé que «Les rapports entre les parties prenantes doivent être placés sous le signe du respect mutuel… Les candidats, partis politiques, regroupements en collectifs de partis politiques doivent s’interdire et interdire à leurs militants et partisans toute attitude, tout comportement, tout propos de nature à porter atteinte à la dignité, à l’intégrité physique des personnes, aux biens publics et privés et à la transparence des élections». C’est à dessein que ces dispositions sont prises pour éviter la confrontation, mieux favoriser la cohabitation pacifique entre les partis, gage d’un apaisement. Et aujourd’hui, tous les observateurs de la scène politique togolaise s’accordent à dire que des efforts sont faits par le régime Gnassingbé dans ce sens, allant de la régularisation de l’intervention des forces armées et de sécurité, au souci d’un accès équitable des partis et des candidats aux médias d’Etat… Certaines autorités traditionnelles zélées ne semblent pas vibrer au même diapason. Des sources proches de l’Union des Forces de Changement (UFC) font état d’entraves que posent certains chefs cantons à une tournée nationale que s’apprête à effectuer le parti de Gilchrist Olympio sur toute l’étendue du territoire national. A Tohoun - la sphère d’influence de Kokou Tozoun, un natif du milieu - et à Blitta - la terre de début politique de Faure - les chefs cantons se seraient opposés aux manifestations organisées par les sections locales de l’UFC. C’est malheureux que des manoeuvres dignes d’une autre époque refassent jour après seize (16) années d’initiation à la démocratie. Ce n’est certes pas pour le Roi de Prusse que ces autorités traditionnelles retournent à ces pratiques archaïques. Leur zèle au clan Gnassingbé en est pour beaucoup. Mais cela n’honore pas le RPT et encore moins son président. Ces chefs traditionnels ne se sont pas encore départis des agissements de l’ère Eyadèma, dignes de La Pangée. Il faut un travail de conscientisation pour les ramener au 21è siècle, à l’ère du numérique, de l’«esprit nouveau»; le RPT a donc un grand boulot à abattre. Après avoir régulé le cas des Forces armées et de sécurité et leur fait prendre l’engagement de respecter l’Accord, il urge d’en faire autant aux autorités traditionnelles qui, elles autres, ne sauraient être des hors-la loi incurables. La paix civile et la Réconciliation nationale en dépendent. T.K. Non-droit à Télécel-Togo Le DG Ferrailles licencie un employé Dans le N° 135 du 03 novembre 2006 de notre publication, nous faisions état des travers du DG de Télécel-Togo, le Belge FERRAILLES et de l’interpellation du sieur DOEGAN Milavo Romanus, un employé au sein de cette société de téléphonie cellulaire. Depuis vendredi 03 novembre dernier, il a été remis en liberté par la Direction de la Police Judiciaire. Mais lundi 06 novembre, le DG de Télécel a, sans autres formes de procès, licencié son «prisonnier». L’infortuné n’a même pas été dédommagé. Cette décision est intervenue au moment où le département Télécom du Groupe Atlantique est en réunion budgétaire à Lomé. Pourtant, personne n’a trouvé rien à dire sur cet acte arbitraire et ignominieux. Même les autres employés de Télécel ont fait montre d’une lâcheté morbide en ne soutenant pas leur collègue qui est membre du comité de revendication. Selon les informations en notre possession, la présence du sieur DOEGAN gênerait quelqu’un au sein de la boîte. On susurre qu’il est un financier et qu’il connaîtrait beaucoup de choses. Il faut donc le mettre hors d’état de nuire. L’actuel Directeur des Affaires Générales, M. Abalo Apédo Ambroise, serait derrière les manœuvres qui ont abouti au licenciement d’un honnête citoyen. Ce Togolais ferait partie de ces nègres qui prennent un blanc pour un dieu et qui sont prompts à marcher sur leurs compatriotes. En outre,
on évoque le nom d’un certain Joël Cardier, Directeur du
Groupe Atlantique Télécom qui semble s’accommoder de la
méchanceté du Belge de Namur. Les agences membres de AFRICATIP ont organisé une journée portes ouvertes à Lomé Dans le but d’apporter une assistance à toutes les Agences membres de son réseau, l’Association Africaine des Agences d’Exécution des Travaux d’Intérêt Publics (AFRICATIP) en collaboration avec l’Agence d’Exécution des Travaux Urbains du Togo (AGETUR-TOGO) a organisé le 03 novembre 2006 à l’Hôtel Corinthia 2 Février de Lomé une journée de réflexion autour du thème «Portes ouvertes sur les AGETIPs en Afrique». Cette journée de réflexion qui est une première à Lomé, a connu la participation du Ministre togolais de la Ville, du Président de l’Association Africaine des Agences d’Exécution des Travaux d’Intérêt Publics (AFRICATIP), des représentants des 19 Agences membres du réseau AFRICATIP et des représentants des partenaires au développement. «La présence de cette association à Lomé constitue une première, car elle intervient 12 ans après la création en 1994 de AGETUR-TOGO. L’importance des AGETIPs en Afrique de nos jours, n’est plus à démontrer. En une décennie d’existence, elles ont mobilisé un volume d’investissement de 3 milliards de dollars américains équivalant à 1500 milliards de FCFA et créé des centaines de milliers d’emplois permanents qui ont permis l’amélioration du cadre de vie des populations d’une part et le renforcement des capacités des entreprises et Bureaux d’Etudes locaux intervenant dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) d’autre part», a déclaré le ministre de la Ville lors de son discours de circonstance. Le président de AFRICATIP a de son côté rassuré les uns et les autres sur l’importance des AGETIPs dans le développement de nos pays. «Les Agences membres du réseau AFRICATIP sont d’importants outils dans le développement socio-économique des pays africains. Elles ont aussi contribué au renforcement des capacités et aux programmes de renforcement institutionnel des collectivités locales, des PME et des communautés de base», a-t-il indiqué. Rappelons que les Agences membres de AFRICATIP ont été mises en place par leur gouvernement, dans la plupart des cas avec l’assistance de la Banque Mondiale pour exécuter des projets de développement dans leurs pays respectifs. GLAKPE Koffi Tsévié abrite la 2e Journée Nationale de la Commune togolaise Située à environ 35 km au Nord de Lomé, Tsévié, Capitale de la Région Maritime, abrite depuis hier 9 novembre 2006, la seconde édition de la Journée Nationale de la Commune Togolaise (JNCT) organisée par l’Union des Communes du Togo (UCT) que préside M. AOUISSI Lodé. En prélude à cette journée, l’UCT a organisé un colloque à l’hôtel Saint Georges à Tsévié, le 8 novembre dernier, sous le thème : «Les Rapports entre la tutelle et les collectivités territoriales décentralisées». Ce colloque a vu la participation effective de M. Komlan MALLY, Ministre de la Ville et de l’Urbanisme. En réalité, trois communications ont meublé cette rencontre. La première: «La décentralisation et la déconcentration: organisation et relation fonctionnelles» a été présentée par M. BOUTORA-TAKPA Koleba, Docteur en droit Public et Secrétaire Général au Ministère de la Ville et de l’Urbanisme. Dans son exposé, il a souligné: «La décentralisation peut être définie comme un système d’administration dans lequel les collectivités humaines se voient reconnaître la possibilité de s’auto-administrer et ce sous le simple contrôle de l’Etat. Elle s’oppose donc à la centralisation qui ne laisse aucune autonomie aux populations locales par rapport au pouvoir central, c’est-à-dire l’Etat». La deuxième communication: «La notion de tutelle : contenu et enjeux» et la troisième: «La communication dans la gestion de la commune », respectivement exposées par M. TOUH Pahorsiki, Directeur de l’Administration Territoriale et Mme WANSI Ayélé Pépé. Ces deux exposés ont permis aux participants, à travers des expériences concrètes de l’exercice quotidien de la tutelle, d’acquérir de nouvelles connaissances. En fait, cette journée n’est autre qu’une tribune qui permet aux communes de partager leurs préoccupations, et d’échanger sur des questions d’intérêt commun relatives au bien-être de leur population. La journée prend fin aujourd’hui. Didier LEDOUX Concours Interscolaire de la chanson La première édition lancée Le vendredi 3 novembre dernier a été lancée à l’Hôtel Ghis Palace à Baguida, la première édition du Concours Interscolaire de la chanson de la banlieue-Est de Lomé. Organisé par Yvesco Production, cet événement est parrainé par l’artiste de la chanson King Mensah qui fête ses dix ans de carrière. Ont pris part à cette cérémonie des responsables et professeurs des établissements concernés par le concours. Pour l’organisateur, M. Yves Kpéto, journaliste à la Radio Nana FM, ce concours sera une occasion de promouvoir la culture et de dénicher de nouveaux talents. Quant à l’artiste King Mensah, soucieux du bien-être de l’enfant, il entend faire de ce concours, un moyen de lutte pour le droit des enfants, contre la violence à l’école etc… En ce qui concerne le concours lui-même, les candidats auront à interpréter deux chansons. Les filles interprèteront «Dasiko» de la regrettée Bella Bellow, une façon de lui rendre hommage et les garçons «Tofodola» de King Mensah. Notons que ce concours est doté de prix et se déroulera le 22 décembre prochain à l’hôtel Ghis Palace en face de la Cité de Baguida. Près de 40 établissements scolaires se sont inscrits à ce concours. TORA Tana (Stagiaire) Au cœur des «Mon Pays» Tozim:
Class! On a gagné la
bataille. Ça va se savoir! Les dévoreuses (1) Tanti Béa avait eu dans sa jeunesse une vie sexuelle trouble. C’était une donneuse universelle, une « manavi » quoi ! Profitant de sa beauté angélique, elle mettait K.O tous les hommes qui osaient la regarder. Mais en changeant régulièrement de « gnocotteurs », elle finit par tomber sur « Parisien », un Togolais expatrié en France. Devant l’aisance de ce nouveau venu, elle perdit la tête et n’avait jamais daigné connaître son vrai nom. A force de se frotter, de se cogner, de se pénétrer et de s’envoyer en l’air, Parisien envoya un gros ballon se loger au fond de la « donneuse ». Mais le jour où elle était allée lui annoncer la bonne nouvelle, elle ne trouva pas son Parisien préféré. Celui-ci avait vidé les lieux et s’était évaporé dans la nature. Que faire? Béa décida de faire sortir le ballon comme elle en avait l’habitude. A 24 ans, elle avait déjà envoyé six individus dans les rigoles, les WC et dans les lagunes. Le 7ème était sacré et toutes ses tentatives furent vaines. Parisien avait mis le ballon dans l’angle et toutes tentatives de le faire sortir devraient lui coûter la vie. A contrecœur, elle l’avait gardé pendant neuf mois et dans la nuit du 24 avril 1985, Clémentine vint au monde. Pendant tout ce temps, Parisien n’avait pas donné signe de vie. Seule Béa s’était chargée de l’éducation de Clémentine grâce aux soutiens de certaines de ses anciennes amours. Mais il fallait reconnaître que la naissance de Clémentine avait bouleversé la vie de Béa qui, brusquement, avait pris une forme immense. En plus, elle s’était maladroitement dépigmentée. Mais cela ne l’empêcha pas de trouver des hommes à son goût. Quant à Clémentine, elle a grandi et c’est à l’âge de 17 ans qu’elle décrocha son CEPD après trois tentatives infructueuses. Comme elle n’avait rien dans la tête, elle opta pour la série C (coiffure). Ne dit-on pas que la carpe ne peut donner naissance au silure? Clémentine qui avait goûté une fois au bâton jouisseur, en avait depuis fait son hobby. Une vraie dévoreuse. Là où elle travaille, personne ne parlait bien d’elle. On raconte qu’elle avait arraché à deux de ses camarades leur petit ami. Le 16 juillet dernier, elle fit la connaissance d’un homme d’environ 48 ans qui ne manquait de rien. Ce dernier la combla de cadeaux chaque fois qu’il lui ouvrit son entrejambe. Clémentine était heureuse et mystifiait ses camarades avec les chaussures, habits dernier cri ramenés de l’Hexagone. «Clémentine, tu prends du poids. Es-tu enceinte?», s’enquit un jour sa mère. «Toi aussi maman ! Il n’y a rien», répliqua-t-elle. Quelques jours plus tard, Tanti Béa qui était allé au marché de Nukafu, vit quelqu’un qui ressemblait à son Parisien. Elle s’approcha et lui demanda: «C’est bien vous Parisien? Moi c’est Béa. Je sais que c’est vous». L’homme fut coi et après quelques secondes, il l’invita autour d’un pot pour un tête-à-tête. Tout s’était bien déroulé et Jean, c’est ça son vrai nom, avait promis une kyrielle de choses pour le tort causé. Depuis ce jour, Tanti Béa qui n’avait plus rien à perdre, avait commencé à lui s’ouvrir de nouveau. A suivre… Tonton Z Libertinage Des singeries publicitaires Certains concepteurs laissent carrément le message de côté pour promouvoir autre chose. C’est le cas de cette pub qui a trait à la bonne qui se fait bouffer par les moustiques. Au lieu de montrer l’intérêt des «émou tiké» (insecticides), on exhorte les gens à l’adultère : cet homme rabougri surpris en flagrant délit d’adultère qui, pour se tirer d’affaire, ressasse maladroitement «émou, émou …» tout en l’accompagnant des gestes déplacés. Que dire de cette femme qui, en promenade avec son mari, est allée se jeter dans les bras d’un prétendu docteur qui l’aurait aidée à retrouver ses cheveux, et qui dit plus tard «Ne sois pas jaloux mon cher»? Pour Access Moto par exemple, ce n’est pas la qualité du produit qui est mise en exergue mais l’excès de vitesse. Pile à l’heure!», quelle foutaise! Même nos amis de Togocellulaire ont aussi cafouillé dangereusement dans la pub annonçant la réduction des tarifs. Quand le portable sonne, il est de bon ton que le Monsieur engouffré dans sa veste et qui présente le semblant de journal, décroche avant de se mettre à parler. Mais il ne l’a pas fait et s’est mis à faire ses grimaces. Au finish, on se met à crier «couper, couper…». Couper une communication dont on a réduit les tarifs? C’est ça le manque de génie dont nous parlons. «Ça c’est grave, Togo-Télécom a baissé ces tarifs», véritable con… Un invité-surprise à la
TV2 On veut bien le croire mais toutefois, on se demande comment on a pu offrir de tels spectacles à des milliers de spectateurs. Nos «chèvres amis» de la TV2 pouvaient jouer du décaler-couper ou du N’DOMBOLO, s’ils n’ont rien trouvé de mieux. «A partir de désormais jusqu’à dorénavant», qu’ils nous épargnent de tels spectacles. Par ailleurs, on susurre abondamment que la plupart des «con de frères» présentateurs sur cette chaîne ne sont pas télégéniques, c’est-à-dire, ils ne sont pas b... quoi ! Quand nous nous sommes ajustés devant notre petit écran et nous avons regardé avec nos lunettes anti éclipse, nous nous sommes rendus compte que les gens parlent vrai – vrai Nous, on ne dit pas qu’il faut passer un concours de b...té pour recruter les gens là-bas, mais des journalistes présentables, il n’en manque quand même pas. Quand on veut faire de cette boîte, une entreprise de large union clanique et familiale, on ne peut qu’aboutir à ce résultat. Et c’est dommage pour l’image de cette télévision naguère prisée. Et il perda sa voix Malgré les injonctions de l’animateur pour lui dire qu’ils ne sont pas là pour faire le procès du parti de «Gris Cris», il n’a pas voulu entendre raison. Les téléspectateurs ont même appelé pour le rappeler à l’ordre mais rien n’y fit. Il a déversé proprement sa bile sur ses compagnons. Dieu faisant bien les choses, une semaine plus tard, M. Nador se retrouve autour de la même table avec M. Patrick Lawson de l’UFC et le Professeur Raymond Tétékpoé de la CDPA sur la même chaîne. Le coordinateur du CAR qui était très gueulard une semaine plus tôt, s’est montré minuscule. On n’a plus retrouvé notre Nador. On pensait que le type était un vrai garçon et qu’il allait cracher «face to face» les quatre vérités à M. Patrick et lui démontrer par (A+B)x Z:Y comment l’UFC est abonnée absente aux débats. «Patrick Lawson est mon grand-frère en politique, M. Tétékpoé a été mon professeur au Lycée…» et patati patata, a-t-il raconté. C’est vrai que quand le chat est absent, la souris devient le maître de la maison. Deux «bébés» Eyadéma
en action Quand on a appris ça, on a eu «hon» pour eux. Ce n’est pas capable qu’en ce début du troisième millénaire, on puisse lever la main sur quelqu’un, encore un journaliste dans l’exercice de ses fonctions parce qu’il ne partage pas les mêmes idées que vous. L’âme de leur feu Père serait très fâchée comme eux parce que de son vivant, «Le vieux» n’aime pas le désordre. Est-ce que d’ailleurs les circonstances, les faits et gestes qui ont suivi l’après Eyadéma étaient des choses à applaudir? Si le Togo est un Gnassingbéland comme on le dit, on n’a qu’à nous le dire et on va prendre le chemin du Bénin, du Ghana, Burkina-Faso ou la mer comme les Sénégalais….. Expériences en fraudes électorales? Le pet journalistique Heureusement ou malheureusement, c’est selon, l’auteur du pet n’a pas été identifié. Personne ne sait d’où est parti ce gaz un peu particulier. Furtivement, la dizaine de journalistes qui étaient autour de la table se regardaient. Bon gré mal gré, chacun a dû supporter mais priait le Bon Dieu pour qu’une seconde bombe anale ne soit lâchée au risque d’enclencher de l’infarctus chez ceux qui ont le cœur fragile. Ce «con de frère» doit aller voir un spécialiste pour qu’on lui fasse un curetage parce que son estomac abrite des choses pas très saines. En tout cas, nous, nous voulons lui dire confraternellement de ne pas oublier de mettre des couches en sortant de la maison. Ces trains fantomatiques Ma foi, les locomotives sont diaboliquement fantomatiques et ça fait faire de doux cauchemars aux enfants. Il faut s’aventurer vers la sortie de CFT ou Togo Rails au niveau de Hanoukopé près de la Caisse d’Epargne du Togo pour se rendre compte de la «fantomaticité», de «l’archaïquicité», pardon de la vétusté de ces engins. C’est un amas de ferrailles qui sort de l’enceinte en répandant une fumée plus noire que la chambre à coucher de saint Lucifer…. Le bruit, n’en parlons pas. On dirait le groupe électrogène céleste qui éclair le soleil. Ça fait «gbigbigbi» à 5 kilomètres à la ronde et dès fois on a l’impression d’assister aux préludes d’un séisme. Semble t-il que pour freiner, c’est un parcours de combattant. Il faut commencer à actionner la manivelle à près de 5 km pour un train qui roule à 5 km à l’heure. On dit que les Blancs de Togo Rails sont venus remplacer notre «Colico Fafa du Togo» comme les petits «nenfants» définissent CFT mais on ne sent rien. On pensait intégrer l’ère des TGV sur la Terre des grands –parents des aïeux de nos aïeux mais rien n’y fit. On dirait même que les locomotives BB, CC et consorts que nous avions il y a «vinvans» étaient mieux. 10 novembre 1946 - 10 novembre 2006 Il y a 60 ans : La première victoire des nationalistes contre le pouvoir colonial français Cette date du 10 novembre 1946 est souvent ignorée par bon nombre de Togolais. Pourtant, elle rappelle la victoire des nationalistes à l’élection du député du Togo à l’Assemblée Nationale Française qui a marqué le début effectif de la lutte du peuple togolais contre le pouvoir colonial français. A ce jour anniversaire, le Parti des Travailleurs de Claude Améganvi a rendu publique une déclaration dont voici la teneur. Il y a 60 ans, le 10 novembre 1946, avait lieu l’élection du député du Togo à l’Assemblée nationale française mise en place, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, par le pouvoir français afin d’associer des élus de ses colonies à sa gestion pour tenter de sauver l’Empire français. Le Comité de l’Unité togolaise (CUT) eut un
succès total à cette occasion parce qu’il avait
inscrit l’unification du peuple Ewé et des deux Togo
(britannique et français) au programme qu’il proposa
aux citoyens en présentant Martin AKU comme candidat. Martin AKU alla donc à Paris, en France, siéger pour cinq ans à l’Assemblée nationale française. Un devoir de mémoire Ce 10 novembre 1946, il permettait ainsi au peuple togolais de tourner la page de 40 années de colonisation française qui ont suivi les 34 années de colonisation allemande soit, au total, 74 années de colonisation. A l’occasion du 60e anniversaire de cet événement, le Parti des travailleurs estime nécessaire de sacrifier à un important devoir de mémoire pour toute la jeune génération qui ne l’a pas vécu sans oublier les aînés qui en furent les témoins et qu’on ne peut qu’inviter, aujourd’hui, à en restituer la substance et les enseignements à cette jeune génération. Au moment où le peuple togolais est engagé dans la
recherche d’une issue positive à cette trop longue
crise politique qui s’approfondit de jour en jour, il est
plus que jamais nécessaire de savoir d’où nous
venons pour savoir où nous allons ou voulons aller. La défaite de 74 années
de colonisation Divisant une nouvelle fois des peuples entiers dont le peuple Ewé, ces derniers se partageaient leur « butin » du Togo : par l’article 119 de ce traité, l’Allemagne renonça à tous ses droits sur ce territoire. Et, l’article 22 du même traité fit du Togo un territoire sous mandat de type B de la Société des nations (SDN) qui se rendit complice de ce partage de brigands qu’il entérina le 10 juillet 1919 pour l’adopter formellement le 20 juillet 1922, mandat qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut à nouveau confirmé par l’ONU, le 12 décembre 1946. La résistance du peuple togolais à la traite négrière et à la colonisation se poursuivit alors, dans un premier temps, par le combat mené par le premier regroupement de nationaux togolais que fut le Bund der Deutschen Togolander plus couramment appelé Deutsch Togobund qui, à partir de 1929, commença à adresser des pétitions au Comité des mandats de la SDN pour exiger la réunification du peuple Ewé divisé par une frontière artificielle entre les pouvoirs coloniaux français et britannique. Ce combat dans lequel le Deutsch Togobund joua un rôle important notamment lors de la révolte des femmes de Lomé des 24 et 25 janvier 1933 marqua la première phase de naissance du nationalisme togolais qui se prolongea à travers le combat de l’All Ewe Conférence, après la Seconde Guerre mondiale où la collaboration d’éminents responsables du Togobund avec les nazis discrédita le mouvement. C’était dans un contexte où les intérêts coloniaux français menaçaient d’être balayés en Afrique par un soulèvement généralisé des peuples africains au point de pousser De Gaulle à convoquer la Conférence de Brazzaville (30 janvier – 8 février 1944), pour faire évoluer le système institutionnel de l’impérialisme français en faisant participer des représentants de ses colonies aux deux premières assemblées constituantes élues en 1945 et en 1946. Créé en 1941 comme une simple association, le Comité de l’Unité togolaise (CUT) se mua alors en un véritable parti politique, le 27 avril 1946, lors de la réunion de son Conseil d’administration qui se tint à Kpalimé dans le Kloto, pour prendre part aux consultations électorales alors envisagées par le pouvoir français. Parallèlement, il œuvra activement à la création, à Accra en Gold Coast (actuel Ghana), le 9 mai 1946, de l’All Ewe Conference (AEC) qui rassembla tous les différents regroupements pan Ewé qui s’étaient constitués tant en zone anglaise que française. Il fit du programme d’unification du peuple Ewé et des deux Togo adopté par cette Conférence constitutive, sur sa proposition, le manifeste qu’il soumit aux électeurs en présentant Martin AKU comme candidat à l’élection du député du Togo à la deuxième constituante française. Ce fut ainsi que cette consultation électorale, qui se tint le 10 novembre 1946 au Togo, fut marquée par le triomphe du CUT et de son candidat, Martin AKU. La victoire électorale du 10 novembre 1946 : Les bouleversements qu’entraîna la victoire électorale du 10 novembre 1946 furent considérables car elle ouvrit la voie, non seulement à d’autres victoires électorales ultérieures, mais à des évolutions institutionnelles dans les territoires dépendant de l’ONU et du colonialisme français. Le premier bouleversement, qui fut immédiat, eut lieu le 8 décembre 1946, date où la victoire remportée par le CUT, le 10 novembre, eut un effet amplificateur sur sa victoire lors de ces élections à la première Assemblée représentative du Togo (ART) où il conforta ses positions en raflant presque tous les sièges lors de cette consultation. La seconde répercussion, tout aussi immédiate, intervint le 16 décembre 1946, à la réunion inaugurale de cette assemblée où Sylvanus Olympio fut élu, à l’unanimité, président du bureau de cette institution qu’il eut à diriger alors pour 5 ans. Il n’avait alors que 44 ans. La troisième répercussion fut l’élection des conseillers à l’Assemblée de l’Union française, également raflée par le CUT en 1947. Toutes ces répercussions atteignirent, bien évidemment les Nations Unies où, dès décembre 1946, à Genève, les multiples pressions des nationalistes togolais à l’ONU, s’appuyant sur leur première victoire du 10 novembre et les suivantes des 8/16 décembre, permit d’y arracher une nouvelle évolution de l’organisation administrative du territoire togolais. A l’ancien cadre du « régime de mandat » que la France exerçait au nom de l’ONU, était substitué un nouveau cadre, plus favorable aux nationalistes, sous le nom «régime de tutelle» («trusteeship» en anglais). Quant à la France, elle fut contrainte de procéder, face à l’évidence de la réalité de la puissance de l’aspiration à l’unité des peuples Ewé et togolais dans leur ensemble, à procéder à des évolutions du système institutionnel régissant ses colonies non seulement pour le territoire du Togo mais aussi pour les «territoires sous tutelle » et autres « territoires associés». On n’oubliera pas, enfin, les conséquences lointaines qu’eut la victoire du 10 novembre 1946 en donnant aux nationalistes togolais, la confiance nécessaire qui leur permit d’aller plus tard vers l’autre triomphe électorale, mémorable, du 27 avril 1958. En effet, comme ce fut le cas 12 années plus tôt, la victoire des nationalistes interviendra, ce jour-là, avec «l’ampleur d’une lame de fonds», cela, malgré toutes les manœuvres et fraudes que le pouvoir colonial français orchestra pour faire gagner systématiquement ces partis à sa solde qu’étaient le Parti togolais du progrès (PTP) et l’Union des chefs et des populations du Nord (UCPN) lors de toutes les consultations électorales qui eurent lieu de 1951 à 1958. Ne s’agissait-il pas précisément alors d’éviter, sans succès, que ce qui arriva ce 10 novembre 1946 n’arrive plus jamais? Parce qu’il tient à ce que ces importantes dates qui marquent le combat du peuple togolais pour sa libération du joug du colonialisme français ne tombent pas dans l’oubli, que le Parti des travailleurs y reviendra à travers d’autres contributions à venir. Lomé,
le 9 novembre 2006 L’oeil du magicien L’enfance menacée au Togo Les raisons qui sous-tendent la menace de l’enfance au Togo sont multiples. Les responsabilités sont partagées. Choquant et révoltant de voir des jeunes garçons à l’âge d’aller à l’école fouillant à longueur de journée dans des tas d’ordures que regorgent Lomé et ses environs ainsi que d’autres villes et campagnes du Togo. Aussi cruel de voir des jeunes filles, plateau ou bassine sur la tête, soit pour vendre ou pour acheter des bouteilles vides. Honteux d’assister aux corvées de ces jeunes filles dans les garguottes, quant à piler du « fufu » ou faire de la plonge sous les cris stridents des patronnes des lieux qui ne sont autres que des esclavagistes du temps moderne. Aussi intolérable et inconcevable que de voir ces jeunes enfants qui ploient sous des fagots de bois de chauffe ou autres charges, avaler des bornes sur les longs sentiers ou pistes rurales qui les conduisent aux marchés très distants de leur résidence habituelle. Cette situation qui met en péril l’enfance au Togo a certainement des sources car, «il n’y a jamais de fumée sans feu» dit-on souvent. Cette situation dramatique des enfants tire son origine de la pauvreté, tel que l’a souligné Kofi A. ANNAN, Secrétaire général des Nations-Unis : « La pauvreté prive les enfants de leur dignité, met leur vie en péril, limite leurs chances ». Ainsi donc, au nom de cette pauvreté savamment orchestrée par le monde capitaliste, une négligence accrue des enfants s’est instaurée au Togo, les laissant à leur propre sort. Soulignons que : « L’enfance n’est pas simplement la période séparant la naissance de l’âge adulte. Elle évoque l’état et la condition de la vie d’un enfant, en bref la qualité de ces années ». Si telle est la définition que la communauté internationale donne à l’enfance et qui de surcroît est l’instrument relatif aux droits de l’homme le plus largement accepté dans l’histoire du droit des traités, consigné dans la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée en 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies et ratifiée par tous les pays, alors plus d’un Togolais s’interroge et s’inquiète sur la menace grandissante qui pèse lourdement sur l’enfance au Togo. Malgré les beaux discours des dirigeants togolais, aucun changement notable dans l’amélioration des conditions de vie des enfants n’est à mettre à l’actif de leurs actions dans la réalisation des Objectifs du Millénaire. La prise en charge en partie des soins médicaux des enfants n’est qu’un leurre mais, elle constitue l’une des promesses électoralistes des politiques togolais. Aussi, la gratuité de l’école primaire, devant alléger le coût exorbitant de l’éducation des enfants des « familles nombreuses » et qui peut influer sur l’envoi des enfants à l’école est-elle loin de se concrétiser. Il urge aujourd’hui que l’Etat prenne des dispositions pour traduire dans la réalité ses beaux discours en vue d’un avenir meilleur et radieux aux enfants togolais, les adultes de demain et symboles de la continuité d’existence de la nation togolaise en marche pour son développement intégral. Didier LEDOUX Suite à la décision de la FIFA Rock Gnassingbé refuse de partir
Cette rencontre ne visait pas, comme cela se devait, à simplement rendre publique la décision, mais à manipuler les consciences des journalistes. Il se fait une interprétation alambiquée de la décision. Selon Rock Gnassingbé et ses sbires, c’est la FTF qui organise les élections et la supervision est assurée par la FIFA, la CAF et la CEI (Commission Electorale Indépendante) présidée par le 1er Vice-président de la CAF, le Général Séyi Mèmène. La décision prise avec une petite dose de diplomatie administrative est pourtant claire : Rock Gnassingbé et ses sbires sont virés de la FTF. Pour l’instant, ils refusent de libérer le plancher. Mais la FIFA est aussi là pour en aviser. L.H.
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