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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Législatives de juin 2007 Remous au RPT à propos du choix des candidats Avec la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le processus électoral est enclenché. Et dans tous les Etats-majors des partis politiques, l’heure est à l’étude des dispositions qu’il faut prendre pour faire un score honorable. Quoi qu’on dise, le scrutin du 24 juin 2007 permettra de redéfinir la configuration politique togolaise. Le RPT qui n’a jamais eu à faire face à de sérieux adversaires lors des législatives précédentes en dehors de celles de 1994, est aujourd’hui à la croisée des chemins : le père fondateur qui décidait de tout n’étant plus, il revient au fils de conduire la barque RPT dans laquelle vieux et jeunes se livrent une guerre sans merci. En effet, nous avions annoncé dans l’une de nos parutions (Liberté Hebdo N°109 du 11 août 2006) que «Dans la perspective des prochaines législatives, Faure adresse un sévère avertissement aux députés RPT». Nous avions révélé qu’au cours d’une rencontre secrète le 03 août 2006 entre le Groupe Parlementaire RPT et le N°1 togolais, ce dernier aurait fait savoir à ses interlocuteurs que les législatives s’approchent et que ceux qui savent qu’ils ne peuvent pas faire le poids dans leur circonscription donnent la chance à d’autres. Cette information a évolué au point qu’il est question aujourd’hui de passer par les primaires pour dégager les candidats à présenter sur la ligne de départ. Il souvient aux Togolais qu’au cours d’une rencontre, loin des médias, organisée dans la préfecture du Haho entre les militants et le chef de l’Etat, celui-ci aurait fait comprendre à la base que les candidats ne leur seront plus imposés mais émaneront d’elle. L’idée d’organisation des primaires fait plaisir à la jeune garde alors que les «vieux» croient dur comme fer que ce sont eux qui ont fait le parti et par conséquent ont encore leur mot à dire. Mais la question que se posent nombre de Togolais est de savoir si les Dama Dramani, Natchaba, Bitokotipou Yagninim, Pitang Tchalla, Maurille Agbobli, Séyi Mémène, Kwassi Kloutsè, Solitoki… sont prêts à céder leur place et se prêter au jeu démocratique qu’est l’organisation des primaires. Déjà, on annonce que les «anciens» qui étaient totalement indifférents à leur électorat, ont recouvré la voix et certains ont même commencé à mettre le bâton dans les roues de leurs probables concurrents. Dans la Kozah, un député s’est opposé à une assistance qu’une association aurait voulu apporter à un groupe cible sensible alors qu’à Tandjouaré, un autre a tenté de perturber tout meeting qui ne serait pas organisé par lui. «Dans la préfecture d’Assoli par exemple, la tête de l’actuel député, l’honorable Tchani est mise à prix dans les villages de Soudou, Gande, Tchon-Woro pour ses multiples démagogies et promesses non réalisées», rapporte notre confrère «Le Patriote» N°002 du 09 novembre 2006. En faisant sien ce slogan de Natchaba «Au RPT, nous allons tout prendre», ce parti trentenaire se trouve actuellement dans une situation inextricable. A force de vouloir tout prendre, le RPT n’a finalement fait que des députés «moutons», totalement déconnectés de l’actualité et qui ne sont là que pour lever la main pour l’adoption des textes qu’ils ne maîtrisent d’ailleurs pas. Pis, ils ne rendent pas visite à leurs électeurs aux fins de partager avec ceux-ci leurs préoccupations. Ils préfèrent faire prospérer leurs affaires et rouler dans des voitures rutilantes. Il s’agit aujourd’hui de rendre des comptes à son électorat qu’on a largué pendant cinq ans. Et le RPT risque de payer fort pour le désordre et l’indifférence incarnés par ses anciens députés. Une chance
pour l’opposition Les dérives du sieur Abi Kao à la CEET Trafic d’influence, mépris pour le personnel Il y a certains Togolais qui se prennent pour des intouchables et font ce que bon leur semble. Ce sont de véritables hors-la-loi qui n’ont que faire de la dignité humaine. L’actuel Directeur des Affaires Générales de la CEET, le sieur Abi Kao, fait partie de cette catégorie de Togolais qui se croient tout permis. Celui-ci sème la zizanie tant au sein qu’en dehors de la société. Il excelle dans le trafic d’influence, le mépris pour le personnel, le favoritisme dans les recrutements. Avant d’atterrir à Togo-Electricité, M. Abi Kao était un employé à la SAZOF. Dans cette nouvelle boîte, il fut nommé Directeur des Ressources Humaines. En clair, c’est lui qui est chargé de régler la question du Personnel: identifier les besoins et proposer des solutions. Profitant de son titre, il a engagé plusieurs femmes et jeunes filles. Même si elles sont pour la plupart Kabyè, l’initiative est à saluer puisque l’heure est à l’implication active des femmes dans la gestion des affaires du pays. Mais là où le bât blesse, c’est que cette promotion de la gente féminine n’est pas désintéressée. Toute fille qui se fait embaucher par lui ou qui obtient du stage par son intermédiaire, doit payer d’une façon ou d’une autre. Allez-y comprendre quelque chose. Pour parvenir à ses fins, la stratégie est toute simple. Ce socio-psychologue se muerait en grand voyant et verrait l’avenir des gens. Ce qui suffit pour emballer les âmes sensibles qui cèdent à l’appât. Selon certaines informations, il aurait fait engager la sœur de la femme d’un jeune fonctionnaire. Par le truchement de la sœur, il réussit quelques mois plus tard à trouver à la femme mariée du travail dans une nouvelle banque de la place. Cependant, l’unique condition qu’il a posée est que la dame devrait quitter son mari. Au début, elle aurait résisté. Mais suite aux multiples pressions du «voyant», elle dut vider le foyer en abandonnant son enfant de moins d’un an. Par ailleurs, le sieur Abi n’a pas d’égard pour ses collègues. Il règne en maître absolu à la CEET. Tous les chefs de service se plaignent constamment de ses agissements. Par exemple, sur les quatre ou cinq chefs de service qui sont sous son contrôle, il ne s’entend avec personne. Quand il part en mission, il n’informe pas ses collègues pour que ceux-ci prennent les dispositions nécessaires. Et quand certains le lui reprochent, il les envoie paître en ressassant qu’il n’a de compte à rendre à personne. De plus, la promotion des employés ne se faisait pas légalement. Les plus offrantes étaient les plus gâtées. Il se raconte qu’une stagiaire serait sans autre forme de procès devenue Secrétaire Générale, donc Chef de service. Bien qu’il soit devenu Directeur des Affaires Générales, il continue d’avoir son regard sur la Direction des Ressources Humaines. L’actuelle préposée à ce poste ne contrôle rien. Cette situation crée des frustrations parmi les employés de la CEET. Et il urge que ceux qui ont en charge cette société prennent leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Affaire à suivre Evans Yemey Une pause
récréative à l’iaec L’occasion nous a permis, confiera une étudiante de nationalité congolaise, «de vivre réellement l’intégration dont on parle à l’IAEC et surtout de nous distraire, histoire de se faire une santé avant de reprendre les cours». Le Directeur de la Communication du Groupe BK dont l’IAEC est l’une des filiales, Innocent KAGBARA ajoutera que c’est aussi ça l’autre objectif de cette initiative, qui, confiera-t-il «est conçue pour permettre à l’Etudiant de rompre, un temps avec la monotonie des cours, pour aller s’épanouir ,se distraire». L’exception ou si on peut l’appeler l’innovation, outre le changement de cadre, est que les 2e et 3e cycles ainsi que les étudiants de l’IIM Lomé se sont joints cette année à la fête. Toute l’administration de l’IAEC de sa part a également fait le déplacement de Kpessi. Une façon, selon le Directeur Général de l’Institut ABISSI Anawoè, de montrer que les activités d’épanouissement de l’Etudiant à l’IAEC ont une importance considérable dans la formation. Pour preuve, ajoutera M.ABISSI «je viens moi-même de quitter les cours avant de descendre ici». Pour un étudiant gabonais, cette sortie a permis non seulement, de se récréer, mais aussi, de vivre réellement ce fameux slogan que l’AES leur clame tous les jours: «Tous d’ailleurs, tous d’Afrique». Il faut souligner que le vendredi 03 Novembre, soit une semaine plus tôt, l’Institut Africain d’Administration et d’Etudes Commerciales a organisé pour les étudiants, un concert Gospel, pour confier l’année scolaire à Dieu, le Père Tout-puissant. L.H Le rapport d’étude sur le renforcement des capacités au Togo a été validé Une étude réalisée sur le renforcement des capacités au Togo faisant l’objet d’un rapport a permis de constater qu’au niveau de l’Administration Publique et du Secteur Privé ainsi que de la Société Civile, ces capacités se sont fortement détériorées. Ainsi, pour examiner la problématique des capacités de gestion du développement dans la perspective de la relance économique et d’établissement d’un cadre de dialogue entre l’Etat et ses partenaires aussi bien nationaux qu’internationaux puis proposer un cadre institutionnel de mis en œuvre du programme, assorti d’un plan d’action national en vue d’améliorer les capacités institutionnelles du Togo, le rapport a été soumis a un atelier de validation qui s’est déroulé les 09 et 10 novembre 2006 à l’Hôtel Corinthia 2 février de Lomé. Cet atelier national de validation des axes stratégiques de renforcement des capacités a connu la participation de nombreux cadres dont des représentants du secteur privé, de la société civile, des Directeurs et Chefs de Service, des représentants des organisations internationales etc. «Le renforcement des capacités nationales qui fait l’objet du présent atelier, est au cœur des préoccupations de toute l’assistance onusienne au développement en général et du PNUD, en particulier ; étant donné que si un pays ne dispose pas de capacités suffisantes ou de ressources humaines de valeur, les ressources financières qu’il pourrait mobiliser tout comme ses richesses naturelles ne serviraient pas à grand-chose. Si l’argent permet d’acheter et d’utiliser le savoir et la technologie, par contre ce sont des hommes formés et compétents qui peuvent produire, gérer et pérenniser la richesse d’une société, tout en relevant les défis qui peuvent advenir», a déclaré la Représentante Résidente du PNUD au Togo, Mme Rosine Coulibaly, lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier. Rappelons que la mise en œuvre de la stratégie formulée par ce rapport permettra au Togo de disposer des capacités suffisantes répondant aux besoins d’exécution des programmes qui en découlent. GLAKPE Koffi PNMJ: Contexte et stratégie du Programme de Modernisation de la Justice Position du problème L’existence d’un cadre juridique promouvant le respect des droits humains, la justice sociale, la protection des personnes et des biens, assorti d’un système juridictionnel indépendant et apte à assurer l’application cohérente et uniforme est la caractéristique d’un régime de droit. Elle constitue également un pré-requis au développement du secteur privé, à l’attraction de l’investissement direct étranger, à l’intégration du pays dans l’économie mondiale et, in fine, à l’amorce d’un développement durable. Des avancées
importantes vers ce régime de droit sont intervenues au Togo depuis
le début les années 90. L’indépendance de la justice
est désormais garantie au plan formel par les principes constitutionnels
de séparation des pouvoirs, de distinction des magistrats du siège
et du parquet, d’inamovibilité des magistrats du siège
ainsi que par la création d’un Conseil Supérieur de la
magistrature statuant en matière d’avancement et de discipline.
Le cadre législatif organisant les juridictions, est considéré comme
globalement orthodoxe, sous réserve d’adaptations. Les effectifs
de magistrats ont doublé en 7 ans, permettant au Togo, avec 1 magistrat
pour 31 000 habitants, de se situer dans la moyenne supérieure
des Etats du Sud. Les traitements des magistrats ont en outre été revalorisés.
L’Etat togolais a enfin adhéré aux principales conventions
internationales sur les droits de l’homme et est un Etat membre de l’OHADA
dont il applique les actes uniformes, contribuant ainsi à une plus
grande sécurité juridique des affaires. De nombreux problèmes
restent cependant à dresser. Des journalistes informés sur les marketings sociaux des préservatifs au Togo Un atelier de formation
sur le thème «le
marketing social des préservatifs au Togo: Stratégie
et action» a regroupé 20 journalistes togolais
le vendredi 10 novembre 2006 à l’Hôtel Ibis
de Lomé. Organisé par le Réseau des Journalistes
Togolais en lutte contre le SIDA et la Drogue (RJTSD), cet atelier
avait pour objectif d’informer les membres du réseau
sur l’organisation de la vente et l’accessibilité des
préservatifs au Togo. La cérémonie d’ouverture
de cet atelier de formation a été présidée
par le représentant du ministre de la Communication et de
la Formation Civique qui, dans son discours de inconstance a «invité les
journalistes à plus d’effort afin que les populations
soient informées des dangers et des dommages créés
par le VIH/SIDA». Le représentant de l’OMS
au Togo et la représentante résidente adjointe du
PNUD au Togo ont également honoré de leur présence
cette cérémonie. Six sous-thèmes ont été développés
par Mme KUEBI Mama, Représentante du PSI-Togo lors de cet
atelier de formation: «Les différents
types de préservatifs distribués au Togo: qualité et
fiabilité ; le mythe autour des préservatifs:
Attitudes des différents groupes cibles par rapport à l’utilisation
du préservatif ; l’accessibilité des préservatifs
au Togo ; combien de préservatifs sont distribués
chaque année au Togo : point sur la période
2000-2005; comment se fait la couverture nationale en préservatifs:
Organisation de la vente». Ça va se savoir La dévoreuse (2) Tanti Béa avait retrouvé son Parisien et il était normal d’attiser de nouveau le feu de l’amour. Elle alla se faire «rosser» sérieusement chaque jour que Dieu fait. Elle avait semblé oublier tout ce qu’il l’avait fait endurer. La dèche obligeant, elle préféra taire ses rancœurs pour profiter au maximum de cet «ancien» nouveau venu. Une nuit, elle était encore chez son ancien amant pour l’habituelle opération de jambes suspendues. Cette nuit-là, on ne savait pas quelle mouche avait piqué Jean (Parisien), il attendait de couilles fermes sa dulcinée. Il était allongé tout nu sur le lit. Le «gagaragassou» couvert d’une «chaussette» agitait sa tête comme un naja. Il était prêt à assommer un être de chair et de sang. Quand Tanti Béa pénétra dans la chambre, elle perdit tous ses nerfs. Son entrejambe a déjà pris de l’eau. Pendant ce temps, «l’homme» du Parisien qui était en position d’attaque, se gonfla un peu plus. On dirait qu’elle était devenue folle à la vue de ce bâton jouisseur. Elle se défit rapidement de ses habits et alla s’empaler. Elle décida d’écrabouiller ce cobra avec ses fesses. Millimètre par millimètre, elle avala en elle l’énorme épieu. Elle le labourait sans ménagement. Jean bavait de plaisir. Jamais, il n’avait vu pareille chose. Tanti Béa ne courbait pas l’échine. Elle était infatigable et limait le truc avec ses terribles coups de hanche. Tout à coup, elle s’arrêta et enfonce ses ongles dans le corps de l’homme. Ce brusque mouvement arracha à Béa son premier orgasme. Mais pas Jean dont le liquide jouisseur semblait se coaguler après le verre de «Johny Walker» qu’il avait ingurgité. Il fallait qu’il aille jusqu’au bout. Il la retourna et la pilonna avec hargne. Han ! han ! han ! L’arbre devrait tomber. «Plus fort», s’entendit-il encourager. Il maximisa pendant un temps. Puis brusquement, il retira son « homme » du fourreau chaud. Ce geste provoqua le deuxième orgasme de Tanti Béa qui replie ses genoux pour s’offrir un peu plus. Et d’un coup sec, il la pénétra de nouveau. «Aïe !», cria-t-elle. A chaque attaque de Jean, tout son corps était secoué de spasmes. Les deux amoureux étaient aux anges. Malheureusement, c’était le moment qu’avait choisi l’une des amantes de Jean pour lui rendre visite. Quand elle ouvrit la porte, elle vit une dame se démener sous le corps luisant de son « gnocotteur ». Les deux ne lui prêtèrent pas attention. Elle s’approcha pour mieux constater les choses. Elle cria : « Non maman, je suis enceinte de lui ». Tanti Béa reconnut la voix de son enfant et repoussa violemment son «faiseur de bonheur». «Ma fille, qu’est-ce que tu as fait? C’est lui ton père», expliqua Tanti Béa. A ces mots, Clémentine et sa mère tombèrent en syncope. Jean qui craignait le pire, alla enfiler rapidement un pantalon jeans et une chemise et sortit. Il héla un taxi qui conduisit les deux femmes dans une clinique de la place. Cette nuit-là, il avait pris en charge les frais de traitements. Mais le lendemain, il s’évapora de nouveau dans la nature, laissant les deux infortunées à leur triste sort. (FIN) Tonton Z Sans détour Ils ont la comprenette difficile«Vous me croyez plus con que je ne suis, pour me servir d’une de vos expressions» (Prosper Mérimée, à Henri Beyle dit Stendhal) Ces gens sont des bien nés. Ils sont venus au monde pour commander et non pour se faire commander. Et ils ont trouvé une catégorie de Togolais prêts à les soutenir contre vents et marrées. Ceux-ci ont échangé leur conscience contre le confort. Ils ne raisonnent qu’en espèces sonnantes et trébuchantes. Des amateurs insatiables ont embrigadé l’autre «Prince» jongleur. Ce dernier n’a d’égard pour personne. Il ne vit que pour lui. Il est un militaire et tout ce qu’il dit s’impose à tous. Nul n’a le droit de le contrarier. «C’est à prendre ou à laisser», dit-il souvent au cours de ses difficiles entrevues avec les joueurs qu’il faut, dans l’ordre normal des choses, courtiser, amadouer pour les amener à faire des prouesses. On ne les militarise pas, on ne les menace pas. Cette façon musclée de traiter les problèmes a montré ses limites lors de la Weltmeisterschaft 2006. Les joueurs ont dit non à cette maxime chère au «fils de la nation»: «Vous me devez obéissance et respect». A force de ne pouvoir pas régler leurs problèmes à temps, les Togolais se sont brillamment ridiculisés en Allemagne: problèmes de primes, vrai -faux départ du «vieux» coach allemand, tentative des joueurs de boycotter un match, contradictions patentes entre l’envoyé spécial du chef de l’Etat et le volubile attaché de presse… Que c’était pitoyable, le spectacle! De retour au pays, le Prince-dictateur n’a demandé au cours d’une émission sur la télévision nationale qu’un pardon teinté d’arrogance. Comme cette rédemption ne venait pas du cœur, il a ouvert quelques jours plus tard un vaste chantier de vengeances. Tous ceux qui ont rendu leur tablier, sont traités de tous les noms d’oiseaux et ont d’ailleurs payé pour cette audace. Le type est un militaire rancunier, ce qui est encore grave. Comme l’écrit Charles Baudelaire, il a «le cœur gros de rancune et de désirs amers». Ce reliquat d’amateurs qui conduisent le football togolais dans la géhenne, sont des gens qui croient tout savoir mais qui en fait ne savent rien. L’interprétation qu’ils font de la dernière décision de la FIFA en est une illustration. Ils ont la comprenette très difficile. Les textes sont lus dans le sens inverse. Puisque le «Prince» n’aime pas se faire contredire, il s’est rétracté et abandonne le terrain à ses ouailles. Le chef de file de ces manœuvres est ce mauvais Conseiller qui a tenté de brouiller les pistes en parlant des Jules Rimet qui auraient fait trente-trois ans à la tête de la FIFA. Pour lui, ce sont eux qui vont s’occuper de l’organisation matérielle des prochaines élections. Et «ce sont les Nations Unies du Football qui sont venues nous séparer», soutient-il. Quelle légèreté ! La Commission Electorale Indépendante (CEI) créée par la FIFA ne prendra en compte que le bon déroulement du processus. Trêve de balivernes! La FIFA vient de couper court à ces malheureuses interprétations. En outre, le «Prince» pense que tous les Togolais sont comme lui quand il débite que c’est le Togo qui est le premier pays en Afrique à accueillir le projet de gazon synthétique de la FIFA. Gros mensonge. Le Congo Brazzaville qui va accueillir la CAN Junior 2007, n’a-t-il pas déjà bénéficié de cette assistance? R. Kédjagni Pourquoi ces animosités entre opposants? Depuis avril 2004 où le PDR de Zarifou Ayéva et la CPP d’Edem Kodjo ont commencé à s’acoquiner au clan Gnassingbé, les Togolais ont compris qu’il y a une transhumance politique en perspective. La confirmation est venue après la Frauduleuse d’avril 2005 où ces leaders ont été enrôlés dans le gouvernement. Leurs interventions, leur ton politique ont commencé par se ramollir et ont viré à une critique systématique à l’encontre du bord politique dont ils étaient issus. C’était ainsi clair qu’il ne fallait plus les compter au sein de l’opposition traditionnelle qui fut dès lors réduite au Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et l’Union des Forces de Changement (UFC). Ces trois (3) formations politiques étaient devenues les seules à incarner les aspirations du peuple à l’alternance au Togo et elles se plaisaient dans ce rôle qui consiste à dénoncer tous les vices de gouvernance du régime en place. Les portes du gouvernement leur ont été fermées jusqu’à septembre 2006. C’est à la faveur du Dialogue National qu’elles leur ont été ouvertes. Malheureusement, seuls le CAR et la CDPA occupent des postes dans le GUN (Gouvernement d’Union Nationale). L’UFC n’y est pas pour les raisons qu’on connaît. Ce parti n’est victime que de la politique d’exclusion mise en œuvre par le clan. Depuis l’entrée à leur tour au gouvernement, on sent une certaine solidarité tacite entre les partis au gouvernement qui prennent manifestement pour cible l’UFC exclue par le pouvoir. Ce parti est la cible des critiques des plus acerbes de la part de ses alliés d’hier, le CAR et la CDPA. Certains de leurs militants semblent retourner le combat démocratique contre elle. C’est le cas par exemple du sieur Awuku Nador du CAR qui devient manifestement le fossoyeur du parti de Gilchirst Olympio. A aucune de ses interventions sur les médias, il ne manque l’occasion de jeter son dévolu sur ce parti. Si ne n’est pas à travers des insultes directes, c’est à travers des allusions qu’il l’attaque. Il s’est encore illustré vendredi dernier sur la TVT au cours de l’émission débat politique «Au cœur de la Nation». «On disait même qu’on était le parti le plus populaire… Il n’est pas question de proclamer sa tigritude tout en sachant qu’on ne peut pas sauter sur sa proie…», disait-il avant d’insinuer que l’UFC est victime de son orgueil. De tels propos ne sont pas de nature à entretenir des relations de convivialité et ravivent d’ailleurs les rancoeurs. L’atmosphère est déjà assez morose entre les partis de l’opposition pour qu’on en rajoute. Ni le CAR, ni la CDPA ou même l’UFC ne tirent profit de cette situation de tension. Une désunion entre eux fait le jeu du pouvoir qui, comme toujours, veut diviser pour mieux régner. C’est lui leur adversaire commun. Alors il vaut mieux mettre un terme à ces animosités pour faire front commun contre le RPT et associés. Et le CAR, et la CDPA et l’UFC y gagneront beaucoup. TINO Kossi Beaucoup d’observateurs de la scène politique togolaise ont su très tôt relever que le Dialogue intertogolais ouvert en avril 2006 et nommément l’Accord Politique Global signé le 20 août ne servent qu’à légitimer le pouvoir de Faure Gnassingbé acquis dans le sang. Il n’attendait que cet aval de l’opposition pour parcourir l’Europe car avant cette signature, ses portes lui étaient intimement fermées. Mais depuis lors, les opposants semblent avoir procédé à la signature de son visa pour cette destination. A la mi-septembre, c’était une tournée qu’il avait enclenchée. C’était la toute première fois qu’il foulait les sols belge (Bruxelles), italien (Rome) et français (Paris) et surtout mettait pied à l’Elysée pour rencontrer son parrain Chirac. Il s’était encore invité au sommet Chine-Afrique de Beijing du 04 au 05 novembre dernier. A la faveur des «Journées européennes du développement», une opportunité d’affaires qui réunit des hommes d’affaires européens et des chefs d’Etats africains, qui se tiendront du 15 au 17 novembre, Faure Gnassingbé a de nouveau quitté Lomé pour Bruxelles. Un véritable globe-trotter! Mais les citoyens s’interrogent sur l’utilité de ces voyages qui ne changent rien à leur vécu quotidien. Jamais des comptes-rendus ne sont produits au peuple sur ces voyages qui se font au coût du contribuable togolais. Beaucoup y voient plus du tourisme. A preuve, pour une rencontre de deux (2) jours pour le sommet Chine-Afrique du 04 au 05 novembre, Faure Gnassingbé a mis dans ses valises toute une suite de ses proches collaborateurs et ils ont passé toute une semaine. Partis le jeudi 02 novembre, ils ne sont revenus que le 09. Ne gagnerait-on pas beaucoup si au lieu de lui-même et d’une suite, Faure Gnassingbé s’y faisait représenter? A l’allure où vont les choses, le «jeune Président» risque de battre le record mondial de voyages effectués par un Chef d’Etat pendant son règne et ses distances parcourues cumulées atteindraient celle de la Terre à Pluton. T.K.
Dialogue inter-togolais: 24 juin 2007, élections législatives au Togo Les élections législatives auront lieu le 24 juin 2007 au Togo. C’est la conclusion issue de la première réunion du Comité de suivi du dialogue inter-togolais tenue lundi 13 novembre 2006 à Ouagadougou. Toutes les parties prenantes au dialogue inter-togolais étaient
présentes à Ouagadougou pour la première
réunion du Comité de suivi de l’accord global
conclu le 18 août 2006 à Ouagadougou et signé le
20 du même mois à Lomé. Près de 10 heures
de débats à huis clos sous la présidence du
facilitateur désigné, le président burkinabè Blaise
Compaoré, ont permis aux différentes parties de constater
que la mise en oeuvre des accords est en bonne voie. Ainsi, les prochaines élections législatives au Togo
ont été fixées au 24 juin 2007. Pour ce qui
est des difficultés relevées dans l’application
de l’accord, le Comité a déploré la
non présence dans l’équipe gouvernementale
mise en place par le Premier ministre Agboyibo, de l’Union
des forces de changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio.
A ce niveau, le président Compaoré a exhorté son
homologue du Togo, Faure Gnassingbé, à trouver les
voies et moyens de permettre à l’UFC d’intégrer
le gouvernement. Outre les questions politiques et institutionnelles, celles liées aux droits de l’homme, aux réfugiés et aux déplacés, le Comité de suivi se saisit des questions électorales, sécuritaires. Présidé par le Facilitateur, Blaise Compaoré ou son représentant, il peut, dans le cadre de son action, entendre les représentants des organes sur la mise en oeuvre de l’accord. Sa saisine adressée au Facilitateur doit être faite par écrit. Tous les protagonistes de la crise togolaise étaient présents à cette première réunion du Comité de suivi de l’accord de Lomé. Il sera basé à Lomé et composé des
représentants des partis politiques et de la société civile
qui ont pris part au dialogue ainsi que des représentants
de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique
de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne.
Le président Compaoré y désignera quatre représentants. Représenté à cette
réunion par Pascal
Bodjona, par ailleurs directeur du cabinet du président
Faure Gnassingbé, le Rassemblement du peuple togolais (RPT,
pouvoir) a estimé que tous les partis sont disposés à sortir
définitivement de la crise. «Grâce à l’engagement
du facilitateur, les Togolais sont disposés à travailler
comme des frères», a conclu M. Bodjona. Romaric
Ollo Hien Interview de Jean-Pierre Fabre «L’Accord Politique Global n’a rien changé aux habitudes» Participer à la mise en place du Comité de suivi de l’Accord Politique Global est très important. En principe, c’est le premier organe à mettre en place avant toute chose. Même avant la formation du gouvernement, avant l’installation de la CENI, on aurait dû mettre en place le Comité de Suivi puisqu’il est chargé de suivre la bonne application de l’Accord Politique Global. Jusqu’à présent, cet Accord a commencé à être mis en œuvre sans qu’aucun organe ne puisse surveiller cela. C’est une bonne chose aujourd’hui. Malgré le retard accusé, on ne va pas s’en plaindre. Nous avons toute une série de requêtes qui inventorient les manquements que nous avons constatés à la mise en œuvre de l’Accord Politique Global et nous allons en faire état. Dès la première séance, nous avons déposé un dossier sur la table Comité de Suivi (CS). C’est
vrai qu’il y a du retard dans la mise en place de ce
Comité de suivi mais comment appréciez-vous ce
qui a été fait jusqu’à présent? A
quand l’entrée de l’UFC au gouvernement? Source: Nana FM Libertinage D’incessants voyages qui n’apportent
rien aux Togolais Curieuse convergence de vueAprès le procès des «bambins» de la Ligue Togolaise des «Désordres» de l’Homme (LTDH) dirigé par «Maître» Kodjo Etékpor au Tribunal de 1ère instance de la Très Vilaine Télévision en bonne progression, c’était au tour des représentants des partis politiques le vendredi 10 novembre 2006 de parler de la mise en œuvre de l’Accord «grammatical» global. Etaient invités le très zélé ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilberto do Bawara; le Spécialiste du mot «manichéen» à la CPP, ministre de l’Administration territoriale, Artheminus von Ahoomey-Zunu; le Conseiller à la Jeunesse à la Primature, président de la JCAR, le très «insultocrate» Nador; un certain Awokou de la CDPA (le parti qui prend toujours acte) et Kakou «Ananzé» de l’UFC. Quand ce dernier prenait la parole, il musclait tellement que certains téléspectateurs se sont plaint après coup qu’il a failli griller leur poste-téléviseur. Le type était fâché vrai-vrai. Un «crocodile», pardon un adage ne dit pas que quelle que soit sa force, on est obligé de faire doucement caca? Même s’il était seul contre tous, il n’avait pas besoin de militariser ses propos. Ça a fait un peu désordre. Au cours du débat, ceux qui sont au «gouffrement» partageaient les mêmes points de vue, comme si on leur a injecté un vaccin anti-divergence. Gilberto do Bawara a encore fait montre de son zèle intempestif en ressassant durant toute l’émission le même discours : «Le président Faure a fait ceci… Grâce à la politique de changement enclenchée par le chef de l’Etat dès son élection en avril 2005… Nous sommes dans une nouvelle dynamique…». Artheminus se situait peu ou prou dans la même veine en faisant de temps en temps des coups d’œil à sa CPPutain. Quant à l’«insulrocrate» Nador, il était dans le rôle de l’élève et ses maîtres. On dirait que lui-même il n’avait rien dans la cervelle. «Comme l’a dit le ministre Ahoomey-Zunu», «comme l’a dit le ministre Bawara»... ressassait-il et il termina ses propos en égratignant à mots couverts l’UFC. Ces interventions sentaient la vengeance à l’égard de leur ancien allié. Au lieu d’expliquer clairement aux Togolais la situation qui prévaut, le très agité Nador a trouvé mieux de s’en prendre aux autres et en ayant pour modèles les Gilberto et Artheminus. Cette façon de faire ne rend pas service au parti du Bélier noir de Kouvé. Attipoé aussi c’est du «kpayô»Tombé dans les oubliettes après l’élection présidentielle d’avril 2005, Richardson von Attipoé est revenu aux affaires à la faveur de l’APG. Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, on pensait qu’il allait s’atteler à résoudre les problèmes qui minent le sport togolais, surtout le football. On s’est plutôt trompé. C’est du «kpayô» (mauvaise qualité) lui aussi. Les commissions qu’il vient de créer pour le compte de la CAN Cadette 2007 que le Togo abrite en mars prochain sont la preuve que le désordre continue de faire son chemin. Presque toutes les commissions sont militarisées. Les « mon pays » occupent des places de choix dans ces commissions. Même celle des «Juliettes» (journalistes) sera dirigée par un militaire, le Capitaine Adégnon du Port Dupuydaubyque de Lomé. Il fallait voir les journalistes qui ont été invités à siéger au sein de cette commission. Des «con de frères» qui sont devenus des lèche-culs par excellence de Rock Gnassingbé. Il y en a qui sont des «génocidaires linguistiques» qui massacrent la langue de Molière au cours de leurs émissions. D’autres par contre ne maîtrisent rien du football. C’est difficilement qu’ils seront à même de donner le nombre de joueurs qui évoluent sur une aire de jeu lors d’un match officiel. Ils se sont découvert le talent de journaliste sportif à la faveur de Rock dollar qui circule et qui vise à soigner l’image du «président de la République du football togolais». Que dire de Kossivi Reinhardt, le vrai fossoyeur du football togolais, qui est choisi pour piloter l’une des commissions? Richardson von Attipoé semble ne rien maîtriser et se fourvoie merveilleusement. Rock risque d’être déshabillé par la FIFALe fait que la FIFA ait retiré à la FTF de l’autre «fils de la nation» l’organisation de l’élection du Bureau n’est pas rien. Cela a un sens. La FIFA savait que les élections à la FTF ne sont jamais transparentes. Il y avait parfois des candidats suspects qui se désistaient au dernier moment en faveur du «bébé» Gnass. Tout le monde a en mémoire le congrès de Kpalimé au cours duquel le rapport financier n’a pas pu être présenté puisque le Trésorier n’avait eu à gérer que quelques rares papiers. Même le comité mis en place pour faire le travail n’est jamais arrivé au bout de sa mission. Ce qui veux dire que lors de la prochaine assemblée, on aura droit à deux rapports financiers : celui de l’exercice 1998-2002 et du mandat en cours. De plus, Rock avait pleuré à gorge déployée lors de ce congrès en informant son père: «Papa, on veut me voler ma victoire…». Avec la dernière décision de la FIFA, l’organisation des prochaines élections pour renouveler le bureau de la FTF sera comme les législatives de juin 2007. Il y aura une Commission Electorale Indépendante qui sera dirigée par le Gal Séyi Mémène et des observateurs de la FIFA et de la CAF. A cette allure, les marges de manœuvres de Rock s’amenuisent. Pour sauver le sport roi, il est temps qu’on gare ce type. Quand la FIFA parle, Rockvi se tait Voilà aujourd’hui, le grand-maître a parlé. Tonton Blatter, lui, ne blague pas. Il sévit sans ménagement. Il aurait été prévenu. La fameuse lettre qui met fin au suspense est assez claire. La sanction tombe comme un couperet. Rock Gnassingbé et ses ouvriers sont boutés hors de la FTF. Qu’ils le veuillent ou pas, le pouvoir leur est arraché. C’est le fruit de la pagaille qu’ils ont faite avec le foutoubôlou togolais. Rockvi aime trop faire «wan-wan» (est trop égoïste). C’est des sanctions comme ça qu’il faut pour le ramener sur terre. Sepp Blatter est le dieu du football et lui Rock n’est peut-être qu’un ange du foot togolais. Il doit être au garde- à-vous au passage du Big Boss. Nous on parie que la sanction l’a tellement atteint qu’il a perdu son latin. Il n’apparaîtra plus en public pour une cérémonie officielle, conférence de presse, machin machin. L’enfant qui refuse d’écouter les conseils, ce sont des ronces qui lui accrochent les écouteurs, pardon les oreilles. La lettre qui fait mal La lettre est très trop claire. On retire les prérogatives à la FTF, et surtout son président devient sans pouvoir. Mais puisque Rockvi comptait aussi traficoter les élections prochaines du bureau de la FTF prévues normalement pour décembre, sa cohorte ne se remet pas du courroux suscité par la lettre. C’était patent à la conférence de presse organisée jeudi dernier autour de la décision. Et pour l’occasion, des interprétations ont été faites. Sachant pertinemment qu’il se ridiculiserait, Rockvi n’était pas présent lui-même sur les lieux. C’étaient ses ouvriers qui étaient en action, Kossivi Reinhardt en tête. Pour eux, c’est seule la «supervision étroite» qui incombe à la FIFA et à la CAF, mais l’organisation incombe toujours à la FTF. A vraiment parcourir la lettre de long en large, il n’y a pourtant aucune zone d’ombre. C’est seuls ceux qui ont une aversion prononcée pour la langue de Molière, ou ceux qui ont fait des études en condensé, ont pris des raccourcis qui ne sauraient comprendre le français qui y est parlé. Ils ignorent le rôle de «…et par». D’ailleurs quand la FTF n’est pas associée au choix de la date des élections, au lancement de l’appel à candidatures etc. qui se décideront entre la FIFA, la CAF et la CEI, n’est-ce pas clair? Il n’y a que ceux qui ont fait assez d’école buissonnière qui peuvent comprendre autrement. Awuku
Nador est-il en mission contre l’UFC? Santé infantile menacée
au Togo Maigrichons, cheveux roux comme des albinos, ventre ballonné, yeux blancs comme du percale etc….tels sont les descriptifs de nombre d’enfants que l’on aperçoit soit au dos des parents, soit sur pieds sur nos sentiers et au bout des rues. Preuve palpable de la malnutrition chez un certain nombre d’enfants dont nul n’a besoin d’un microscope pour confirmer cette tragédie. Ainsi se présente la situation sanitaire sombre des enfants togolais. Une situation révoltante qui amène plus d’un Togolais à s’interroger sur le sens que les autorités togolaises donnent à la ratification des instruments internationaux. Il est fort regrettable que l’assurance de la santé nécessaire à tous les enfants qui doit mettre l’accent sur le développement de soins primaires, l’assurance de la fourniture d’une alimentation adéquate et d’eau potable, les soins appropriés aux femmes enceintes et aux mères allaitantes, etc… qui constituent des engagements pris par l’Etat togolais dans la ratification de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant et la Convention relative aux droits des Enfants n’est qu’un bluff ou un acte de complaisance pour se faire une image de politique. Un tour dans les formations sanitaires suffit pour s’apercevoir de la santé infantile menacée au Togo. Dans la mesure où plusieurs enfants rendent l’âme tous les jours dans les réanimations par faute de moyens financiers des parents pour s’acheter ne serait-ce qu’un flacon de sérum glucosé ou sellé. L’exemple d’un enfant qui est décédé au CHU Tokoin après que les parents eurent payé les frais d’évacuation et le bon d’entrée, se retrouvant avec une ordonnance d’environ 8000FCFA, est à signaler. L’achat des produits avec tout ce qu’ils avaient comme argent sur eux n’a permis d’acheter le perfuseur. Ainsi, le temps de faire le tour pour trouver de l’argent, ils sont revenus constater le désastre. Dans ce contexte, les Togolais se demandent ce que font les autorités des consommables que les pays partenaires donnent au Togo et qui de surcroît font objet de tapages médiatiques? Il urge que les autorités togolaises fassent preuve d’honnêteté et du sérieux en joignant la parole à l’acte. Ainsi, la gratuité des soins primaires des enfants et femmes deviennent plus que jamais non seulement un devoir mais une obligation. Didier LEDOUX
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