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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Législatives de juin 2007

Remous au RPT à propos du choix des candidats

Avec la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le processus électoral est enclenché. Et dans tous les Etats-majors des partis politiques, l’heure est à l’étude des dispositions qu’il faut prendre pour faire un score honorable. Quoi qu’on dise, le scrutin du 24 juin 2007 permettra de redéfinir la configuration politique togolaise. Le RPT qui n’a jamais eu à faire face à de sérieux adversaires lors des législatives précédentes en dehors de celles de 1994, est aujourd’hui à la croisée des chemins : le père fondateur qui décidait de tout n’étant plus, il revient au fils de conduire la barque RPT dans laquelle vieux et jeunes se livrent une guerre sans merci.

En effet, nous avions annoncé dans l’une de nos parutions (Liberté Hebdo N°109 du 11 août 2006) que «Dans la perspective des prochaines législatives, Faure adresse un sévère avertissement aux députés RPT». Nous avions révélé qu’au cours d’une rencontre secrète le 03 août 2006 entre le Groupe Parlementaire RPT et le N°1 togolais, ce dernier aurait fait savoir à ses interlocuteurs que les législatives s’approchent et que ceux qui savent qu’ils ne peuvent pas faire le poids dans leur circonscription donnent la chance à d’autres. Cette information a évolué au point qu’il est question aujourd’hui de passer par les primaires pour dégager les candidats à présenter sur la ligne de départ. Il souvient aux Togolais qu’au cours d’une rencontre, loin des médias, organisée dans la préfecture du Haho entre les militants et le chef de l’Etat, celui-ci aurait fait comprendre à la base que les candidats ne leur seront plus imposés mais émaneront d’elle. L’idée d’organisation des primaires fait plaisir à la jeune garde alors que les «vieux» croient dur comme fer que ce sont eux qui ont fait le parti et par conséquent ont encore leur mot à dire. Mais la question que se posent nombre de Togolais est de savoir si les Dama Dramani, Natchaba, Bitokotipou Yagninim, Pitang Tchalla, Maurille Agbobli, Séyi Mémène, Kwassi Kloutsè, Solitoki… sont prêts à céder leur place et se prêter au jeu démocratique qu’est l’organisation des primaires. Déjà, on annonce que les «anciens» qui étaient totalement indifférents à leur électorat, ont recouvré la voix et certains ont même commencé à mettre le bâton dans les roues de leurs probables concurrents. Dans la Kozah, un député s’est opposé à une assistance qu’une association aurait voulu apporter à un groupe cible sensible alors qu’à Tandjouaré, un autre a tenté de perturber tout meeting qui ne serait pas organisé par lui. «Dans la préfecture d’Assoli par exemple, la tête de l’actuel député, l’honorable Tchani est mise à prix dans les villages de Soudou, Gande, Tchon-Woro pour ses multiples démagogies et promesses non réalisées», rapporte notre confrère «Le Patriote» N°002 du 09 novembre 2006.

En faisant sien ce slogan de Natchaba «Au RPT, nous allons tout prendre», ce parti trentenaire se trouve actuellement dans une situation inextricable. A force de vouloir tout prendre, le RPT n’a finalement fait que des députés «moutons», totalement déconnectés de l’actualité et qui ne sont là que pour  lever la main pour l’adoption des textes qu’ils ne maîtrisent d’ailleurs pas. Pis, ils ne rendent pas visite à leurs électeurs aux fins de partager avec ceux-ci leurs préoccupations. Ils préfèrent faire prospérer leurs affaires et rouler dans des voitures rutilantes. Il s’agit aujourd’hui de rendre des comptes à son électorat qu’on a largué pendant cinq ans. Et le RPT risque de payer fort pour le désordre et l’indifférence incarnés par ses anciens députés.

Une chance pour l’opposition
Ce qui se passe actuellement au RPT ne fait que l’affaire de l’opposition qui, en dehors des législatives de 1994, ne s’est jamais frottée au «bas peuple». Celui-ci voulant du nouveau pourrait accorder ses voix aux candidats de l’opposition pour peu que le scrutin soit crédible et transparent. Ils ont des arguments solides à faire valoir pour convaincre l’électorat. Mais le spectacle qu’elle offre à l’heure actuelle, n’augure rien de bon. Les relations entre les trois principaux partis de l’opposition : CAR, CDPA et UFC sont en terme de règlement de comptes, de vengeance, de coups bas... Ces trois partis se détestent «merveilleusement» au moment où ils ont intérêt à faire bloc pour conquérir le pouvoir. Chacun évolue de son côté et se complait dans ses petits calculs politiciens. A cette allure, on va de nouveau vers une victoire bradée de l’opposition aux lendemains des législatives avec ces histoires de partis charnières. Zeus A.

Les dérives du sieur Abi Kao à la CEET

Trafic d’influence, mépris pour le personnel

            Il y a certains Togolais qui se prennent pour des intouchables et font ce que bon leur semble. Ce sont de véritables hors-la-loi qui n’ont que faire de la dignité humaine. L’actuel Directeur des Affaires Générales de la CEET, le sieur Abi Kao, fait partie de cette catégorie de Togolais qui se croient tout permis. Celui-ci sème la zizanie tant au sein qu’en dehors de la société. Il excelle dans le trafic d’influence, le mépris pour le personnel, le favoritisme dans les recrutements.

            Avant d’atterrir à Togo-Electricité, M. Abi Kao était un employé à la SAZOF. Dans cette nouvelle boîte, il fut nommé Directeur des Ressources Humaines. En clair, c’est lui qui est chargé de régler la question du Personnel: identifier les besoins et proposer des solutions. Profitant de son titre, il a engagé plusieurs femmes et jeunes filles. Même si elles sont pour la plupart Kabyè, l’initiative est à saluer puisque l’heure est à l’implication active des femmes dans la gestion des affaires du pays. Mais là où le bât blesse, c’est que cette promotion de la gente féminine n’est pas désintéressée. Toute fille qui se fait embaucher par lui ou qui obtient du stage par son intermédiaire, doit payer d’une façon ou d’une autre. Allez-y comprendre quelque chose.

            Pour parvenir à ses fins, la stratégie est toute simple. Ce socio-psychologue se muerait en grand voyant et verrait l’avenir des gens. Ce qui suffit pour emballer les âmes sensibles qui cèdent à l’appât.

            Selon certaines informations, il aurait fait engager la sœur de la femme d’un jeune fonctionnaire. Par le truchement de la sœur, il réussit quelques mois plus tard à trouver à la femme mariée du travail dans une nouvelle banque de la place. Cependant, l’unique condition qu’il a posée est que la dame devrait quitter son mari. Au début, elle aurait résisté. Mais suite aux multiples pressions du «voyant», elle dut vider le foyer en abandonnant son enfant de moins d’un an.

            Par ailleurs, le sieur Abi n’a pas d’égard pour ses collègues. Il règne en maître absolu à la CEET. Tous les chefs de service se plaignent constamment de ses agissements. Par exemple, sur les quatre ou cinq chefs de service qui sont sous son contrôle, il ne s’entend avec personne. Quand il part en mission, il n’informe pas ses collègues pour que ceux-ci prennent les dispositions nécessaires. Et quand certains le lui reprochent, il les envoie paître en ressassant qu’il n’a de compte à rendre à personne. De plus, la promotion des employés ne se faisait pas légalement. Les plus offrantes étaient les plus gâtées. Il se raconte qu’une stagiaire serait sans autre forme de procès devenue Secrétaire Générale, donc Chef de service. Bien qu’il soit devenu Directeur des Affaires Générales, il continue d’avoir son regard sur la Direction des Ressources Humaines. L’actuelle préposée à ce poste ne contrôle rien.

            Cette situation crée des frustrations parmi les employés de la CEET. Et il urge que ceux qui ont en charge cette société prennent leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Affaire à suivre  Evans Yemey

Une pause récréative à l’iaec
Les étudiants de l’IAEC se sont offert  le samedi 11 Novembre dernier, une journée récréative au bord du lac Togo à Kpessi (environ 30 Km à l’Est de Lomé) dans l’enceinte de l’Auberge Le Lac. Ils étaient environ 300 étudiants cette année, à faire la sortie qui, selon Mikem Gérard, le président de l’AES (Association des Etudiants et Stagiaires de l’IAEC), répond à une tradition au sein de l’Ecole, qui demande aux aînés de la 2e année d’inviter leurs jeunes frères, nouveaux venus de la 1ere année à un pique-nique de bienvenue à la plage. L’objectif, ajoutera le président de l’AES, est de mettre les nouveaux venus, dans le bain de la culture de l’intégration et du brassage développé à l’IAEC. Le programme cette année s ‘est articulé en des Jeux de société, des Tours du lacs en pirogue, des échanges entre étudiants, et  le tout clôturé par un pique-nique d’intégration.

L’occasion nous a permis, confiera une étudiante de nationalité congolaise, «de vivre réellement l’intégration dont on parle à l’IAEC et  surtout de nous distraire, histoire de se faire une santé avant de reprendre les cours». Le Directeur de la Communication du Groupe BK dont l’IAEC est l’une des filiales, Innocent KAGBARA ajoutera que c’est aussi ça l’autre objectif de cette initiative,  qui, confiera-t-il «est conçue pour permettre à l’Etudiant de rompre, un temps avec la monotonie des cours, pour aller  s’épanouir ,se distraire». L’exception ou si on peut l’appeler l’innovation, outre le changement de cadre, est que les 2e et 3e cycles ainsi que les étudiants de l’IIM Lomé se sont joints cette année à la fête. Toute l’administration de l’IAEC de sa part a également fait le déplacement de Kpessi. Une façon, selon le Directeur Général de l’Institut ABISSI Anawoè, de montrer que les activités d’épanouissement de l’Etudiant à l’IAEC ont une importance  considérable dans la formation. Pour preuve, ajoutera M.ABISSI «je viens moi-même de quitter les cours avant de descendre ici». Pour un étudiant gabonais, cette sortie a permis non  seulement, de se récréer, mais aussi, de vivre réellement ce fameux  slogan  que l’AES  leur clame tous les jours: «Tous d’ailleurs, tous d’Afrique».

Il faut souligner que le vendredi 03 Novembre, soit une semaine plus tôt, l’Institut Africain d’Administration et d’Etudes Commerciales a organisé pour les étudiants, un concert Gospel, pour confier l’année scolaire à Dieu, le Père Tout-puissant. L.H

Le rapport d’étude sur le renforcement des capacités au Togo a été validé

            Une étude réalisée sur le renforcement des capacités au Togo faisant l’objet d’un rapport a permis de constater qu’au niveau de l’Administration Publique et du Secteur Privé ainsi que de la Société Civile, ces capacités se sont fortement détériorées.

            Ainsi, pour examiner la problématique des capacités de gestion du développement dans la perspective de la relance économique et d’établissement d’un cadre de dialogue entre l’Etat et ses partenaires aussi bien nationaux qu’internationaux puis proposer un cadre institutionnel de mis en œuvre du programme, assorti d’un plan d’action national en vue d’améliorer les capacités institutionnelles du Togo, le rapport a été soumis a un atelier de validation qui s’est déroulé les 09 et 10 novembre 2006 à l’Hôtel Corinthia 2 février de Lomé. Cet atelier national de validation des axes stratégiques de renforcement des capacités a connu la participation de nombreux cadres dont des représentants du secteur privé, de la société civile,  des Directeurs et Chefs de Service, des représentants des organisations internationales etc.

            «Le renforcement des capacités nationales qui fait l’objet du présent atelier, est au cœur des préoccupations de toute l’assistance onusienne au développement en général et du PNUD, en particulier ; étant donné que si un pays ne dispose pas de capacités suffisantes ou de ressources humaines de valeur, les ressources financières qu’il pourrait mobiliser tout comme ses richesses naturelles ne serviraient pas à  grand-chose. Si l’argent permet d’acheter et d’utiliser le savoir et la technologie, par contre ce sont des hommes formés et compétents qui peuvent produire, gérer et pérenniser la richesse d’une société, tout en relevant les défis qui peuvent advenir», a déclaré la Représentante Résidente du PNUD au Togo, Mme Rosine Coulibaly, lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier. 

            Rappelons que la mise en œuvre de la stratégie formulée par ce rapport permettra au Togo de disposer des capacités suffisantes répondant aux besoins d’exécution des programmes qui en découlent.

GLAKPE Koffi

PNMJ: Contexte et stratégie du Programme de Modernisation de la Justice

Position du problème

            L’existence d’un cadre juridique promouvant le respect des droits humains, la justice sociale, la protection des  personnes et des biens, assorti d’un système juridictionnel indépendant et apte à assurer l’application cohérente et uniforme est la caractéristique d’un régime de droit. Elle constitue également un pré-requis au développement du secteur privé, à l’attraction de l’investissement direct étranger, à l’intégration du pays dans l’économie mondiale et, in fine, à l’amorce d’un développement durable.

            Des avancées importantes vers ce régime de droit sont intervenues au Togo depuis le début les années 90. L’indépendance de la justice est désormais garantie au plan formel par les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs, de distinction des magistrats du siège et du parquet, d’inamovibilité des magistrats du siège ainsi que par la création d’un Conseil Supérieur de la magistrature statuant en matière d’avancement et de discipline. Le cadre législatif organisant les juridictions, est considéré comme globalement orthodoxe, sous réserve d’adaptations. Les effectifs de magistrats ont doublé en 7 ans, permettant au Togo, avec 1 magistrat pour 31 000 habitants, de se situer dans la moyenne supérieure des Etats du Sud. Les traitements des magistrats ont en outre été revalorisés. L’Etat togolais a enfin adhéré aux principales conventions internationales sur les droits de l’homme et est un Etat membre de l’OHADA dont il applique les actes uniformes, contribuant ainsi à une plus grande sécurité juridique des affaires. De nombreux problèmes restent cependant à dresser.
A suivre… A.M.

Des journalistes informés sur les marketings sociaux des préservatifs au Togo

Un atelier de formation sur le thème «le marketing social des préservatifs au Togo: Stratégie et action» a regroupé 20 journalistes togolais le vendredi 10 novembre 2006 à l’Hôtel Ibis de Lomé. Organisé par le Réseau des Journalistes Togolais en lutte contre le SIDA et la Drogue (RJTSD), cet atelier avait pour objectif d’informer les membres du réseau sur l’organisation de la vente et l’accessibilité des préservatifs au Togo. La cérémonie d’ouverture de cet atelier de formation a été présidée par le représentant du ministre de la Communication et de la Formation Civique qui, dans son discours de inconstance a «invité les journalistes à plus d’effort afin que les populations soient informées des dangers et des dommages créés par le VIH/SIDA». Le représentant de l’OMS au Togo et la représentante résidente adjointe du PNUD au Togo ont également honoré de leur présence cette cérémonie. Six sous-thèmes ont été développés par Mme KUEBI Mama, Représentante du PSI-Togo lors de cet atelier de formation: «Les différents types de préservatifs distribués au Togo: qualité et fiabilité ; le mythe autour des préservatifs: Attitudes des différents groupes cibles par rapport à l’utilisation du préservatif ; l’accessibilité des préservatifs au Togo ; combien de préservatifs sont distribués chaque année au Togo : point sur la période 2000-2005; comment se fait la couverture nationale en préservatifs: Organisation de la vente».
Rappelons que cet atelier de formation a été possible grâce à l’appui du Programme des Nations-Unies pour le Développement. G.K.

Ça va se savoir

La dévoreuse (2)

  Tanti Béa avait retrouvé son Parisien et il était normal d’attiser de nouveau le feu de l’amour. Elle alla se faire «rosser» sérieusement chaque jour que Dieu fait. Elle avait semblé oublier tout ce qu’il l’avait fait endurer. La dèche obligeant, elle préféra taire ses rancœurs pour profiter au maximum de cet «ancien» nouveau venu.

        Une nuit, elle était encore chez son ancien amant pour l’habituelle opération de jambes suspendues. Cette nuit-là, on ne savait pas quelle mouche avait piqué Jean (Parisien), il attendait de couilles fermes sa dulcinée. Il était allongé tout nu sur le lit. Le «gagaragassou» couvert d’une «chaussette» agitait sa tête comme un naja. Il était prêt à assommer un être de chair et de sang. Quand Tanti Béa pénétra dans la chambre, elle perdit tous ses nerfs. Son entrejambe a déjà pris de l’eau. Pendant ce temps, «l’homme» du Parisien qui était en position d’attaque, se gonfla un peu plus. On dirait qu’elle était devenue folle à la vue de ce bâton jouisseur. Elle se défit rapidement de ses habits et alla s’empaler. Elle décida d’écrabouiller ce cobra avec ses fesses. Millimètre par millimètre, elle avala en elle l’énorme épieu. Elle le labourait sans ménagement. Jean bavait de plaisir. Jamais, il n’avait vu pareille chose. Tanti Béa ne courbait pas l’échine. Elle était infatigable et limait le truc avec ses terribles coups de hanche. Tout à coup, elle s’arrêta et enfonce ses ongles dans le corps de l’homme. Ce brusque mouvement arracha à Béa son premier orgasme. Mais pas Jean dont le liquide jouisseur semblait se coaguler après le verre de «Johny Walker» qu’il avait ingurgité. Il fallait qu’il aille jusqu’au bout.

            Il la retourna et la pilonna avec hargne. Han ! han ! han ! L’arbre devrait tomber. «Plus fort», s’entendit-il encourager. Il maximisa pendant un temps. Puis brusquement, il retira son « homme » du fourreau chaud. Ce geste provoqua le deuxième orgasme de Tanti Béa qui replie ses genoux pour s’offrir un peu plus. Et d’un coup sec, il la pénétra de nouveau. «Aïe !», cria-t-elle. A chaque attaque de Jean, tout son corps était secoué de spasmes. Les deux amoureux étaient aux anges.

Malheureusement, c’était le moment qu’avait choisi l’une des amantes de Jean pour lui rendre visite. Quand elle ouvrit la porte, elle vit une dame se démener sous le corps luisant de son « gnocotteur ». Les deux ne lui prêtèrent pas attention. Elle s’approcha pour mieux constater les choses. Elle cria : « Non maman, je suis enceinte de lui ». Tanti Béa reconnut la voix de son enfant et repoussa violemment son «faiseur de bonheur». «Ma fille, qu’est-ce que tu as fait? C’est lui ton père», expliqua Tanti Béa. A ces mots, Clémentine et sa mère tombèrent en syncope.

Jean qui craignait le pire, alla enfiler rapidement un pantalon jeans et une chemise et sortit. Il héla un taxi qui conduisit les deux femmes dans une clinique de la place. Cette nuit-là, il avait pris en charge les frais de traitements. Mais le lendemain, il s’évapora de nouveau dans la nature, laissant les deux infortunées à leur triste sort. (FIN) Tonton Z

Sans détour

Ils ont la comprenette difficile

«Vous me croyez plus con que je ne suis, pour me servir d’une de vos expressions» (Prosper Mérimée, à Henri Beyle dit Stendhal)

            Ces gens sont des bien nés. Ils sont venus au monde pour commander et non pour se faire commander. Et ils ont trouvé une catégorie de Togolais prêts à les soutenir contre vents et marrées. Ceux-ci ont échangé leur conscience contre le confort. Ils ne raisonnent qu’en espèces sonnantes et trébuchantes.

Des amateurs insatiables ont embrigadé l’autre «Prince» jongleur. Ce dernier n’a d’égard pour personne. Il ne vit que pour lui. Il est un militaire et tout ce qu’il dit s’impose à tous. Nul n’a le droit de le contrarier. «C’est à prendre ou à laisser», dit-il souvent au cours de ses difficiles entrevues avec les joueurs qu’il faut, dans l’ordre normal des choses, courtiser, amadouer pour les amener à faire des prouesses. On ne les militarise pas, on ne les menace pas. Cette façon musclée de traiter les problèmes a montré ses limites lors de la Weltmeisterschaft 2006. Les joueurs ont dit non à cette maxime chère au «fils de la nation»: «Vous me devez obéissance et respect». A force de ne pouvoir pas régler leurs problèmes à temps, les Togolais se sont brillamment ridiculisés en Allemagne: problèmes de primes, vrai -faux départ du «vieux» coach allemand, tentative des joueurs de boycotter un match, contradictions patentes entre l’envoyé spécial du chef de l’Etat et le volubile attaché de presse… Que c’était pitoyable, le spectacle!

De retour au pays, le Prince-dictateur n’a demandé au cours d’une émission sur la télévision nationale qu’un pardon teinté d’arrogance. Comme cette rédemption ne venait pas du cœur, il a ouvert quelques jours plus tard un vaste chantier de vengeances. Tous ceux qui ont rendu leur tablier, sont traités de tous les noms d’oiseaux et ont d’ailleurs payé pour cette audace. Le type est un militaire rancunier, ce qui est encore grave. Comme l’écrit Charles Baudelaire, il a «le cœur gros de rancune et de désirs amers».

Ce reliquat d’amateurs qui conduisent le football togolais dans la géhenne, sont des gens qui croient tout savoir mais qui en fait ne savent rien. L’interprétation qu’ils font de la dernière décision de la FIFA en est une illustration. Ils ont la comprenette très difficile. Les textes sont lus dans le sens inverse. Puisque le «Prince» n’aime pas se faire contredire, il s’est rétracté et abandonne le terrain à ses ouailles. Le chef de file de ces manœuvres est ce mauvais Conseiller qui a tenté de brouiller les pistes en parlant des Jules Rimet qui auraient fait trente-trois ans à la tête de la FIFA. Pour lui, ce sont eux qui vont s’occuper de l’organisation matérielle des prochaines élections. Et «ce sont les Nations Unies du Football qui sont venues nous séparer», soutient-il. Quelle légèreté ! La Commission Electorale Indépendante (CEI) créée par la FIFA ne prendra en compte que le bon déroulement du processus.  Trêve de balivernes! La FIFA vient de couper  court à ces malheureuses interprétations. 

En outre, le «Prince» pense que tous les Togolais sont comme lui quand il débite que c’est le Togo qui est le premier pays en Afrique à accueillir le projet de gazon synthétique de la FIFA. Gros mensonge. Le Congo Brazzaville qui va accueillir la CAN Junior 2007, n’a-t-il pas déjà bénéficié de cette assistance? R. Kédjagni

Pourquoi ces animosités entre opposants?

            Depuis avril 2004 où le PDR de Zarifou Ayéva et la CPP d’Edem Kodjo ont commencé à s’acoquiner au clan Gnassingbé, les Togolais ont compris qu’il y a une transhumance politique en perspective. La confirmation est venue après la Frauduleuse d’avril 2005 où ces leaders ont été enrôlés dans le gouvernement. Leurs interventions, leur ton politique ont commencé par se ramollir et ont viré à une critique systématique à l’encontre du bord politique dont ils étaient issus. C’était ainsi clair qu’il ne fallait plus les compter au sein de l’opposition traditionnelle qui fut dès lors réduite au Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et l’Union des Forces de Changement (UFC). Ces trois (3) formations politiques étaient devenues les seules à incarner les aspirations du peuple à l’alternance au Togo et elles se plaisaient dans ce rôle qui consiste à dénoncer tous les vices de gouvernance du régime en place.

            Les portes du gouvernement leur ont été fermées jusqu’à septembre 2006. C’est à la faveur du Dialogue National qu’elles leur ont été ouvertes. Malheureusement, seuls le CAR et la CDPA occupent des postes dans le GUN (Gouvernement d’Union Nationale). L’UFC n’y est pas pour les raisons qu’on connaît. Ce parti n’est victime que de la politique d’exclusion mise en œuvre par le clan. Depuis l’entrée à leur tour au gouvernement, on sent une certaine solidarité tacite entre les partis au gouvernement qui prennent manifestement pour cible l’UFC exclue par le pouvoir. Ce parti est la cible des critiques des plus acerbes de la part de ses alliés d’hier, le CAR et la CDPA. Certains de leurs militants semblent retourner le combat démocratique contre elle. C’est le cas par exemple du sieur Awuku Nador du CAR qui devient manifestement le fossoyeur du parti de Gilchirst Olympio. A aucune de ses interventions sur les médias, il ne manque l’occasion de jeter son dévolu sur ce parti. Si ne n’est pas à travers des insultes directes, c’est à travers des allusions qu’il l’attaque. Il s’est encore illustré vendredi dernier sur la TVT au cours de l’émission débat politique «Au cœur de la Nation». «On disait même qu’on était le parti le plus populaire… Il n’est pas question de proclamer sa tigritude  tout en sachant qu’on ne peut pas sauter sur sa proie…», disait-il avant d’insinuer que l’UFC est victime de son orgueil.

            De tels propos ne sont pas de nature à entretenir des relations de convivialité et ravivent d’ailleurs les rancoeurs. L’atmosphère est déjà assez morose entre les partis de l’opposition  pour qu’on en rajoute. Ni le CAR, ni la CDPA ou même l’UFC ne tirent profit de cette situation de tension. Une désunion entre eux fait le jeu du pouvoir qui, comme toujours, veut diviser pour mieux régner. C’est lui leur adversaire commun. Alors il vaut mieux mettre un terme à ces animosités pour faire front commun contre le RPT et associés. Et le CAR, et la CDPA et l’UFC y gagneront beaucoup. TINO Kossi

           
Faure Gnassingbé de nouveau à Bruxelles!

Beaucoup d’observateurs de la scène politique togolaise ont su très tôt relever que le Dialogue intertogolais ouvert en avril 2006 et nommément l’Accord Politique Global signé le 20 août ne servent qu’à légitimer le pouvoir de Faure Gnassingbé acquis dans le sang. Il n’attendait  que cet aval de l’opposition pour parcourir l’Europe car avant cette signature, ses portes lui étaient intimement fermées. Mais depuis lors, les opposants semblent avoir procédé à la signature de son visa pour cette destination.

            A la mi-septembre, c’était une tournée qu’il avait enclenchée. C’était  la toute première fois qu’il foulait les sols belge (Bruxelles), italien (Rome) et français (Paris) et surtout mettait pied à l’Elysée pour rencontrer son parrain Chirac. Il s’était encore invité au sommet Chine-Afrique de Beijing du 04 au 05 novembre dernier. A la faveur des «Journées européennes du développement», une opportunité d’affaires qui réunit des hommes d’affaires européens et des chefs d’Etats africains, qui se tiendront du 15 au 17 novembre, Faure Gnassingbé a de nouveau quitté Lomé pour Bruxelles. Un véritable globe-trotter!

Mais les citoyens s’interrogent sur l’utilité de ces voyages qui ne changent rien à leur vécu quotidien. Jamais des comptes-rendus ne sont produits au peuple sur ces voyages qui se font au coût du contribuable togolais. Beaucoup y voient plus du tourisme. A preuve, pour une rencontre de deux (2) jours pour le sommet Chine-Afrique du 04 au 05 novembre, Faure Gnassingbé a mis dans ses valises toute une suite de ses proches collaborateurs et ils ont passé toute une semaine. Partis le jeudi 02 novembre, ils ne sont revenus que le 09. Ne gagnerait-on pas beaucoup si au lieu de lui-même et d’une suite, Faure Gnassingbé s’y faisait représenter?

            A l’allure où vont les choses, le «jeune Président» risque de battre le record mondial de voyages effectués par un Chef d’Etat pendant son règne et ses distances parcourues cumulées atteindraient celle de la Terre à Pluton. T.K.

 

Dialogue inter-togolais: 24 juin 2007, élections législatives au Togo

Les élections législatives auront lieu le 24 juin 2007 au Togo. C’est la conclusion issue de la première réunion du Comité de suivi du dialogue inter-togolais tenue lundi 13 novembre 2006 à Ouagadougou.

Toutes les parties prenantes au dialogue inter-togolais étaient présentes à Ouagadougou pour la première réunion du Comité de suivi de l’accord global conclu le 18 août 2006 à Ouagadougou et signé le 20 du même mois à Lomé. Près de 10 heures de débats à huis clos sous la présidence du facilitateur désigné, le président burkinabè Blaise Compaoré, ont permis aux différentes parties de constater que la mise en oeuvre des accords est en bonne voie.
«Le plus dur est passé. Je pense que je peux me féliciter des avancées constatées depuis la signature des accords.  Malgré les difficultés, les parties signataires sont restées mobilisées autour de cet accord», a affirmé Blaise Compaoré à l’issue des discussions. Outre la mise en place d’un gouvernement d’union nationale tel que prévu dans l’accord, le Comité de suivi s’est félicité de la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que d’un comité ad hoc chargé du suivi du retour des réfugiés et exilés politiques.

Ainsi, les prochaines élections législatives au Togo ont été fixées au 24 juin 2007. Pour ce qui est des difficultés relevées dans l’application de l’accord, le Comité a déploré la non présence dans l’équipe gouvernementale mise en place par le Premier ministre Agboyibo, de l’Union des forces de changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio. A ce niveau, le président Compaoré a exhorté son homologue du Togo, Faure Gnassingbé, à trouver les voies et moyens de permettre à l’UFC d’intégrer le gouvernement.
«Il y a une disponibilité à travailler ensemble dans le gouvernement», a noté le président Compaoré. Il a par ailleurs ajouté qu’il a fait part de cette préoccupation à l’UFC.
La réunion de Ouagadougou a consacré la mise en place du Comité de suivi qui est un organe permanent chargé de connaître toutes les questions relatives à l’Accord politique global.

Outre les questions politiques et institutionnelles, celles liées aux droits de l’homme, aux réfugiés et aux déplacés, le Comité de suivi se saisit des questions électorales, sécuritaires. Présidé par le Facilitateur, Blaise Compaoré ou son représentant, il peut, dans le cadre de son action, entendre les représentants des organes sur la mise en oeuvre de l’accord. Sa saisine adressée au Facilitateur doit être faite par écrit.  Tous les protagonistes de la crise togolaise étaient présents à cette première réunion du Comité de suivi de l’accord de Lomé.

Il sera basé à Lomé et composé des représentants des partis politiques et de la société civile qui ont pris part au dialogue ainsi que des représentants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne. Le président Compaoré y désignera quatre représentants.
Le président de la Convention démocratique patriotique africaine (CDPA, opposition), Léopold Gnininvi, s’est réjoui de son côté de l’avancée de l’accord politique: «Le facilitateur s’est montré très disponible à accompagner le Togo vers la construction de la démocratie et la CDPA a estimé que notre devoir, c’est de participer au gouvernement tel qu’il a été défini à Ouagadougou lors des négociations. Nous estimons que l’accord que nous avons signé connaît pour le moment une application acceptable malgré les difficultés que nous avons».

Représenté à cette réunion par Pascal Bodjona, par ailleurs directeur du cabinet du président Faure Gnassingbé, le Rassemblement du peuple togolais (RPT, pouvoir) a estimé que tous les partis sont disposés à sortir définitivement de la crise. «Grâce à l’engagement du facilitateur, les Togolais sont disposés à travailler comme des frères», a conclu M. Bodjona. Romaric Ollo Hien
Pauline Yaméogo Sidwaya

Interview de Jean-Pierre Fabre

«L’Accord Politique Global n’a rien changé aux habitudes»

Participer à la mise en place du Comité  de suivi de l’Accord Politique Global est très important. En principe, c’est le premier organe à mettre en place avant toute chose. Même avant la formation du gouvernement, avant l’installation de la CENI, on aurait dû mettre en place le Comité de Suivi puisqu’il est chargé de suivre  la bonne application de l’Accord Politique Global. Jusqu’à présent, cet Accord a commencé à être mis en œuvre sans qu’aucun organe ne puisse surveiller cela. C’est une bonne chose  aujourd’hui. Malgré le retard accusé, on ne va pas s’en  plaindre. Nous  avons toute une série de requêtes qui inventorient les manquements que nous avons constatés à la mise en œuvre de l’Accord Politique  Global et nous allons en faire état. Dès la première séance, nous avons déposé un dossier sur la table Comité de Suivi (CS).

            C’est vrai qu’il y a du retard dans la mise en place de ce Comité de suivi mais comment appréciez-vous ce qui a été fait jusqu’à présent?
            Ce qui a été fait jusqu’à présent l’a été de manière bancale. A notre avis, on aurait pu se donner le temps de mieux travailler. Aujourd’hui, c’est du désordre comme d’habitude au Togo. Je pense que  l’Accord Politique Global n’a rien changé aux habitudes mais l’Accord a le mérite d’exister et nous allons nous fonder là-dessus.

            A quand l’entrée de l’UFC au gouvernement?
            Le 13 octobre dernier, lorsque nous avons été reçus  par le chef de l’Etat à sa demande, il nous a dit qu’il nous enverrait des émissaires pour qu’on poursuive les discussions sur ce sujet. Ça faisait quatre semaines que cette rencontre a eu lieu, je puis vous dire que nous n’avons rencontré aucun émissaire à ce jour.

Source: Nana FM

Libertinage

D’incessants voyages qui n’apportent rien aux Togolais
            Du 04 au 06 novembre dernier, s’est tenu à Beijing le premier sommet des Africains et le pays des «hin hon». Pour ce faire, plus d’une trentaine de mendiants, pardon de chefs d’Etat du «Noir Continent» ont fait le déplacement. «Faure-vi Vodoua» qui avait promis dans son programme de société le paradis aux Togolais, était en Chine depuis le jeudi 02 novembre 2006. Il y a passé une semaine pour un sommet qui ne devait durer qu’à peine deux jours. En terre chinoise, «Faure-vi» s’est offert des moments intenses de tourisme. Sourire au coin des lèvres, il était heureux de découvrir les exploits des gens-là qui ont presque la même physionomie. Lors du compte rendu de ce tourisme dans la ville de Suzhou par la Très Vilaine Télévision en voie de modernisation, la « con-sœur» présentatrice a dit: «Je vous invite à découvrir cet endroit palpitant avec le chef de l’Etat». Quand nous avons essayé de l’accompagner par le truchement de nos petits écrans, nous avons constaté que le lieu est vraiment superbe. Cependant, il ressemble un peu à certains endroits de la «Terre des grands-parents de nos aïeux». Nous voulons parler par exemple de la lagune ou des abords de certains fleuves. C’est par la volonté des Chinois que ce lieu a été rendu attrayant. Ils n’ont pas passé le clair de leur temps à chanter, danser et à faire le culte de la personnalité. Ils ont travaillé dur pour arriver à ce niveau de développement. Et c’est ce à quoi le «jeune président» etdiplômé des grandes écoles européennes et américaines» devrait s’atteler. Mais malheureusement, il semble ne rien tirer de ces nombreux périples. Après dix-neuf mois de voyage, «Faure-vi» n’a jamais dit qu’il a vu telle chose dans tel pays et qu’il voudrait l’essayer chez lui. La lagune qui pourrait être aménagée pour servir de lieu de détente est prise d’assaut par les matières fécales, ordures et autres fœtus de ces championnes en curetage. Même les rares routes goudronnées défoncées sont tout simplement «patchi» (rafistolées). Nous ne savons pas de quel pays on a hérité cette façon toute singulière de réparer les routes qui vous remuent tout l’organisme quand vous roulez sur elles.

Curieuse convergence de vue

            Après le procès des «bambins» de la Ligue Togolaise des «Désordres» de l’Homme (LTDH) dirigé par «Maître» Kodjo Etékpor au Tribunal de 1ère instance de la Très Vilaine Télévision en bonne progression, c’était au tour des représentants des partis politiques le vendredi 10 novembre 2006 de parler de la mise en œuvre de l’Accord «grammatical» global. Etaient invités le très zélé ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilberto do Bawara; le Spécialiste du mot «manichéen» à la CPP, ministre de l’Administration territoriale, Artheminus von Ahoomey-Zunu; le Conseiller à la Jeunesse à la Primature, président de la JCAR, le très «insultocrate» Nador; un certain Awokou de la CDPA (le parti qui prend toujours acte) et Kakou «Ananzé» de l’UFC. Quand ce dernier prenait la parole, il musclait tellement que certains téléspectateurs se sont plaint après coup qu’il a failli griller leur poste-téléviseur. Le type était fâché vrai-vrai. Un «crocodile», pardon un adage ne dit pas que quelle que soit sa force, on est obligé de faire doucement caca? Même s’il était seul contre tous, il n’avait pas besoin de militariser ses propos. Ça a fait un peu désordre. Au cours du débat, ceux qui sont au «gouffrement» partageaient les mêmes points de vue, comme si on leur a injecté un vaccin anti-divergence. Gilberto do Bawara a encore fait montre de son zèle intempestif en ressassant durant toute l’émission le même discours : «Le président Faure a fait ceci… Grâce à la politique de changement enclenchée par le chef de l’Etat dès son élection en avril 2005… Nous sommes dans une nouvelle dynamique…». Artheminus se situait peu ou prou dans la même veine en faisant de temps en temps des coups d’œil à sa CPPutain. Quant à l’«insulrocrate» Nador, il était dans le rôle de l’élève et ses maîtres. On dirait que lui-même il n’avait rien dans la cervelle. «Comme l’a dit le ministre Ahoomey-Zunu», «comme l’a dit le ministre Bawara»... ressassait-il et il termina ses propos en égratignant à mots couverts l’UFC. Ces interventions sentaient la vengeance à l’égard de leur ancien allié. Au lieu d’expliquer clairement aux Togolais la situation qui prévaut, le très agité Nador a trouvé mieux de s’en prendre aux autres et en ayant pour modèles les Gilberto et Artheminus. Cette façon de faire ne rend pas service au parti du Bélier noir de Kouvé.

Attipoé aussi c’est du «kpayô»

            Tombé dans les oubliettes après l’élection présidentielle d’avril 2005, Richardson von Attipoé est revenu aux affaires à la faveur de l’APG. Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, on pensait qu’il allait s’atteler à résoudre les problèmes qui minent le sport togolais, surtout le football. On s’est plutôt trompé. C’est du «kpayô» (mauvaise qualité) lui aussi. Les commissions qu’il vient de créer pour le compte de la CAN Cadette 2007 que le Togo abrite en mars prochain sont la preuve que le désordre continue de faire son chemin. Presque toutes les commissions sont militarisées. Les « mon pays » occupent des places de choix dans ces commissions. Même celle des «Juliettes» (journalistes) sera dirigée par un militaire, le Capitaine Adégnon du Port Dupuydaubyque de Lomé. Il fallait voir les journalistes qui ont été invités à siéger au sein de cette commission. Des «con de frères» qui sont devenus des lèche-culs par excellence de Rock Gnassingbé. Il y en a qui sont des «génocidaires linguistiques» qui massacrent la langue de Molière au cours de leurs émissions. D’autres par contre ne maîtrisent rien du football. C’est difficilement qu’ils seront à même de donner le nombre de joueurs qui évoluent sur une aire de jeu lors d’un match officiel. Ils se sont découvert le talent de journaliste sportif à la faveur de Rock dollar qui circule et qui vise à soigner l’image du «président de la République du football togolais». Que dire de Kossivi Reinhardt, le vrai fossoyeur du football togolais, qui est choisi pour piloter l’une des commissions? Richardson von Attipoé semble ne rien maîtriser et se fourvoie merveilleusement.

Rock risque d’être déshabillé par la FIFA

            Le fait que la FIFA ait retiré à la FTF de l’autre «fils de la nation» l’organisation de l’élection du Bureau  n’est pas rien. Cela a un sens. La FIFA savait que les élections à la FTF ne sont jamais transparentes. Il y avait parfois des candidats suspects qui se désistaient au dernier moment en faveur du «bébé» Gnass. Tout le monde a en mémoire le congrès de Kpalimé au cours duquel le rapport financier n’a pas pu être présenté puisque le Trésorier n’avait eu à gérer que quelques rares papiers. Même le comité mis en place pour faire le travail n’est jamais arrivé au bout de sa mission. Ce qui veux dire que lors de la prochaine assemblée, on aura droit à deux rapports financiers : celui de l’exercice 1998-2002 et du mandat en cours. De plus, Rock avait pleuré à gorge déployée lors de ce congrès en informant son père: «Papa, on veut me voler ma victoire…». Avec la dernière décision de la FIFA, l’organisation des prochaines élections pour renouveler le bureau de la FTF sera comme les législatives de juin 2007. Il y aura une Commission Electorale Indépendante qui sera dirigée par le Gal Séyi Mémène et des observateurs de la FIFA et de la CAF. A cette allure, les marges de manœuvres de Rock s’amenuisent. Pour sauver le sport roi, il est temps qu’on gare ce type.

Quand la FIFA parle, Rockvi se tait
            On dit souvent au village de mon papa que quand un village dit qu’il est loin, il y a toujours un autre qui est plus loin et que quand tu te comportes comme un œuf, on va te manger sans bruit, mais quand tu te comportes comme un crabe, on va te manger avec fracas. Et cette leçon, Rockvi est en train de l’apprendre à ses dépens. Qui aurait cru que quelqu’un est capable de clouer le bec au fils de Gnass? Le type régnait tout-puissant   sur la FTF, on dirait une épicerie familiale. Et les gouvernants togolais et le peuple sont devenus comme  impuissants devant son arsenal de guerre redoutable. Comme il est militaire de formation, il a militarisé  sa gestion de la FTF. «Vous prenez vingt millions ou vous rentrez à Lomé», disait-il aux joueurs à Wagen à un moment où la question de prime  a atteint son paroxysme. Ni le ministre des sports, ni le PM ne pouvaient le raisonner. Pas même son  «Petit-grand Frère» Faure-vi Kankpé. On a appris que Madame aurait  tenté de le dissuader  au  cours de la nuit profonde… à normaliser sa gestion de la Fédé ou à démissionner mais en vain.

            Voilà aujourd’hui, le grand-maître a parlé. Tonton  Blatter, lui, ne blague pas. Il sévit sans ménagement. Il aurait été prévenu. La fameuse lettre qui met fin au suspense est assez claire. La sanction tombe comme un couperet. Rock Gnassingbé et ses ouvriers sont boutés hors de la FTF. Qu’ils le veuillent ou pas, le pouvoir leur est arraché. C’est le fruit de la pagaille qu’ils ont faite avec le foutoubôlou togolais.

            Rockvi aime trop faire «wan-wan» (est trop égoïste). C’est des sanctions comme ça qu’il faut pour le ramener sur terre. Sepp Blatter est le dieu du football et lui Rock n’est peut-être qu’un ange du foot togolais. Il doit être au garde- à-vous au passage du Big Boss. Nous on parie que la sanction l’a tellement atteint qu’il a perdu son latin. Il n’apparaîtra plus en public pour une cérémonie officielle, conférence de presse, machin machin.  L’enfant qui refuse d’écouter les conseils, ce sont des ronces qui lui accrochent les écouteurs, pardon les oreilles.

La lettre qui fait mal
            C’est par courrier que Rockvi a été informé de la décision sanction de la FIFA. «…La situation de votre fédération a fait l’objet d’intenses discussions entre les organes  faîtiers du football mondial  et africain qui ont pris les décisions suivantes: organisation des élections statuaires sous la supervision étroite de la FIFA et de la CAF dans les deux prochains mois sur la base des statuts de 1994 et par une Commission Electorale Indépendante (CEI) présidée par le Premier vice-Président de la Caf, Général Séyi Mèmène…», y lit-on.

            La lettre est très trop claire. On retire les prérogatives à la FTF, et surtout son président devient sans pouvoir. Mais puisque Rockvi comptait aussi traficoter les élections prochaines du bureau de la FTF prévues normalement pour décembre,  sa cohorte ne se remet pas du courroux suscité par la lettre. C’était patent à la conférence de presse organisée jeudi dernier autour de la décision. Et pour l’occasion, des interprétations ont été faites. Sachant pertinemment qu’il se ridiculiserait, Rockvi n’était pas présent lui-même sur les lieux. C’étaient ses ouvriers qui étaient en action, Kossivi Reinhardt en tête. Pour eux, c’est seule la «supervision étroite» qui incombe à la FIFA et à la CAF, mais l’organisation incombe toujours à la FTF.

            A vraiment parcourir la lettre de long en large, il n’y a pourtant aucune zone d’ombre. C’est seuls ceux qui ont  une aversion prononcée pour la langue de Molière, ou ceux qui ont fait des études en condensé, ont pris des raccourcis qui ne sauraient comprendre le français qui y est parlé. Ils ignorent le rôle de «…et par». D’ailleurs quand la FTF n’est pas associée au choix de la date des élections, au lancement de l’appel à candidatures etc. qui se décideront  entre la FIFA, la CAF et la CEI, n’est-ce pas clair? Il n’y a que ceux qui ont fait assez d’école buissonnière qui peuvent comprendre autrement.

Awuku Nador est-il en mission contre l’UFC?
             Avant avant, au temps des grands-parents de nos aïeux, c’étaient les sympathisants du clan Gnassingbé qui vouaient une haine aussi viscérale aux zopposants. Mais aujourd’hui, on a des zopposants à certains zopposants au sein de l’opposition. On se demande justement si le sieur Awuku Nador sert vraiment la cause du CAR, ou du PM dont il est le conseiller. A travers ses propos, on a l’impression que le combat du CAR est aujourd’hui dirigé contre l’UFC. C’est depuis que Yawovi Agboyibo a été nommé Président du bureau du Dialogue National que le constat d’une aversion est manifeste à travers les propos du sieur Awuku Nador qui serait de la jeunesse du CAR.  Toute occasion de débat sur les médias offre une aubaine au type pour diaboliser l’Union des Forces de Changement. C’est un combat contre l’UFC que l’on constate finalement de sa part et cela dure depuis sept mois.  Le type fait toujours un clin d’œil à l’UFC dans toutes ses interventions. Il doit toujours l’accuser de quelque chose. Si ce n’est pas à l’aide d’insultes, c’est par le moyen des allusions. Il s’est encore illustré le vendredi dernier sur la TVT au cours de l’émission «Au cœur de la Nation». A un moment, il pesta: «Nulle part il n’a été dit que le poste de Président de la CENI devrait revenir à l’UFC…L’UFC disait que la présidence de la CENI devait leur revenir de droit puisqu’on ne leur a pas donné la primature, on ne les a pas associés au gouvernement …On disait même qu’on était le parti le plus populaire…. Il n’est pas question de proclamer sa tigritude tout en sachant qu’on ne peut pas sauter sur sa proie». «Est-ce que vous voulez dire que l’UFC paye pour son arrogance», demanda le journaliste. «Si vous le constatez, c’est tant mieux», répondit-il. C’est depuis 7 mois que ces écarts de langage du type sont manifestés mais on le laisse faire. Est ce à -dire qu’il est en mission pour le CAR contre l’UFC? Que gagne-t-on à professer la désunion?

Santé infantile menacée au Togo
            «Tout enfant a le droit de jouir d’un meilleur état de santé physique, mental et spirituel…», souligne la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant,  adoptée le 9 juillet 1990 au 26ème sommet des Chefs d’Etat  et de gouvernement de l’OUA, en son article14. De la même façon, les Etats parties à la Convention relative aux droits de l’enfant, reconnaissent à l’enfant le droit à la santé en son article 24. Mais force est de constater que, malgré ces instruments internationaux ratifiés par le Togo, la situation  des enfants en matière de services médicaux est loin de combler  l’attente des populations. Le fossé entre les discours et la réalité est grand et lourd de conséquences, compromettant ainsi dangereusement l’avenir du Togo et par ricochet celui des adultes de demain.

            Maigrichons, cheveux roux comme des albinos, ventre ballonné, yeux blancs comme du percale etc….tels sont les descriptifs de nombre d’enfants que l’on aperçoit soit au dos  des parents, soit sur pieds sur nos sentiers et au bout des rues. Preuve palpable de la malnutrition chez un certain nombre d’enfants dont nul n’a besoin d’un  microscope pour confirmer cette tragédie.

            Ainsi se présente la situation  sanitaire  sombre des enfants togolais. Une situation révoltante qui amène  plus d’un Togolais à s’interroger sur le sens que les autorités togolaises donnent  à la ratification des instruments internationaux.

            Il est fort regrettable que l’assurance de la santé nécessaire à  tous les enfants qui doit mettre l’accent sur le développement de soins primaires, l’assurance de la fourniture d’une alimentation adéquate et d’eau potable, les soins  appropriés aux femmes enceintes et aux mères allaitantes, etc… qui constituent des engagements pris par l’Etat togolais dans la ratification de la Charte Africaine des Droits et du  Bien-être de l’enfant et la Convention relative aux droits des Enfants n’est qu’un bluff ou un acte de complaisance pour se faire une image de politique.

            Un tour dans les formations sanitaires suffit pour s’apercevoir  de la santé infantile menacée au Togo. Dans la mesure où plusieurs enfants rendent l’âme tous les jours dans les réanimations par faute de moyens financiers  des  parents pour s’acheter ne serait-ce qu’un flacon de sérum glucosé ou sellé. L’exemple d’un enfant qui est décédé au CHU Tokoin après que les parents eurent payé les frais d’évacuation et le bon d’entrée, se retrouvant avec une ordonnance d’environ 8000FCFA, est à signaler. L’achat des produits avec tout ce qu’ils avaient comme  argent sur eux n’a permis d’acheter le perfuseur. Ainsi, le temps de faire le tour pour trouver de l’argent, ils sont revenus constater le désastre. Dans ce contexte, les Togolais se demandent ce que font les autorités  des consommables que les pays partenaires donnent au Togo et qui  de surcroît  font objet de tapages médiatiques?

            Il urge que les autorités togolaises fassent preuve d’honnêteté et du sérieux en joignant la parole à l’acte. Ainsi, la gratuité des soins primaires des enfants et femmes deviennent plus que jamais non seulement un devoir mais une obligation.  Didier  LEDOUX

 

 

 

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