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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Exclusif / Patrick Lawson fait le point de la rencontre de Ouaga, parle de la requête que l’UFC a remise au Facilitateur et de l’entrée de son parti au gouvernement

Toutes les parties prenantes de l’Accord Politique Global se sont retrouvées le 13 novembre dernier à Ouagadougou sous les auspices du Médiateur, Blaise Compaoré, aux fins d’installer le Comité de Suivi chargé de veiller sur l’application de l’Accord.
            Pour permettre à nos lecteurs de se faire une idée de ce qui s’est passé, nous avons approché le Vice-président de l’UFC, Patrick Lawson qui a bien accepté répondre à nos questions.

            Le 13 novembre dernier, toutes les parties signataires de l’Accord Politique Global étaient à Ouaga pour l’installation du Comité de Suivi. Qu’est-ce  que  l’UFC a dit au cours de cette rencontre?
            Vous savez, la délégation de l’UFC avait deux préoccupations. La première est l’installation du Comité de Suivi au sein duquel l’UFC est valablement représentée par son Conseiller spécial M. Georges Latévi Lawson. Ce comité est important parce qu’il est censé suivre la bonne application de l’Accord Politique Global que nous avons tous signé de bonne foi, du moins je l’espère. Dans son document définissant ses missions, composition et fonctionnement, il a été clairement dit que le Comité de Suivi est un organe permanent. «Il connaît de toute question objet de l’Accord Politique Global et particulièrement :
_ des questions politiques et institutionnelles
_ des questions relatives aux droits de l’homme, aux réfugiés et aux personnes déplacées
_ des questions électorales
_ des questions sécuritaires»

            Ce Comité de Suivi peut entendre les représentants des organes de la mise en œuvre de l’APG. Les délibérations se feront de façon consensuelle conformément à l’esprit et à la lettre de l’APG. Ces délibérations seront sanctionnées chaque fois par un communiqué. Cet organe permanent vient compléter fort heureusement l’existence du Facilitateur qui,  en cas de différend sur l’Accord, y compris les modalités de l’organisation et du déroulement des opérations électorales, les partis signataires conviennent de s’en remettre à l’arbitrage du Facilitateur».

            Dans ces conditions, vous remarquerez avec moi qu’avec la volonté politique des parties prenantes à l’APG, on serait en droit d’espérer un aboutissement heureux du processus. C’est la raison qui nous a, dans un premier temps, motivés à être présents à Ouaga.

            Conséquemment, la deuxième préoccupation est de soumettre dès maintenant nos inquiétudes, nos interrogations et les points de divergence au médiateur par le truchement d’une requête aux fins d’arbitrage. C’est ainsi que pour éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets, nous avons indiqué au Facilitateur la précipitation avec laquelle le gouvernement a été formé après l’épisode de la Primature. Nous avons également marqué nos inquiétudes sur les conditions dans lesquelles la CENI a été mise en place et les questions que nous pose sa Présidence dirigée par un représentant du Gouvernement qui, en fait, n’est pas une personnalité neutre comme veulent le faire croire les partisans du RPT.

            Nos inquiétudes portent également sur le déploiement unilatéral des juges du siège et du parquet que le Gouvernement d’antan a, aussitôt après la signature de l’APG et avant la nomination du Premier ministre, réalisé sur toute l’étendue du territoire national alors que ceux-ci (les juges) jouent un rôle important dans les élections en tant que présidents es qualités des CELI.

            Notre délégation avec à sa tête le Président National Gilchrist Olympio, s’est étonnée du fait que le Gouvernement ne semble pas se préoccuper d’adresser aux partenaires et bailleurs de fonds la requête en assistance technique et financière du processus électoral afin de permettre de mobiliser dans les délais, les ressources nécessaires à l’organisation des prochaines législatives.

            Notre délégation s’est aussi appesantie sur le  maintien en détention de nos militants. Cette attitude n’emprunte pas la voie de l’apaisement et de la réconciliation. Alors qu’on accuse certains d’entre eux d’avoir commis des crimes de sang pendant la période électorale d’avril 2005, nous constatons malheureusement que de véritables auteurs partisans du régime circulent librement sans autre forme de procès.

            Sur le libre exercice des activités des partis politiques, nous avons relevé que certains chefs cantons et préfets continuent de se livrer à l’intérieur du pays, notamment à Blitta (par le chef canton) et au Moyen Mono (par le préfet), à des tracasseries visant à empêcher le libre exercice des activités politiques par l’UFC.

            Concernant le Comité interministériel mis en place pour suivre l’application de l’APG, nous avons attiré l’attention du Facilitateur que tout soit mis en œuvre pour éviter dès le départ une dualité fonctionnelle entre ce Comité et le Comité de Suivi. Et nous avons donc pour finir réitéré notre volonté au Facilitateur d’aider de toutes nos forces pour la réussite de la mise en œuvre de l’APG.

            L’une des idées fondamentales du communiqué ayant sanctionné les travaux est l’entrée au gouvernement de l’UFC. Où en êtes-vous  avec cette proposition du Facilitateur?
            En son temps, sur invitation du Facilitateur, une délégation de l’UFC a rencontré le Président Blaise Compaoré. A cette occasion, le Président du Faso, après nous avoir écoutés sur les différentes péripéties qui ont abouti à la formation dans la précipitation du Gouvernement dit d’Union Nationale, nous a exhortés à rentrer au Gouvernement, car une bonne partie de la mise en œuvre de l’Accord se fait par le biais de cette structure. En plus de son exhortation, nous avons pris en compte le désir de certains responsables locaux qui voudraient nous voir également au gouvernement, pensant qu’ainsi ils seront plus rassurés et plus sécurisés. Alors, nous avons donné notre accord de principe au Président du Faso, lequel a pris contact avec le chef de l’Etat togolais pour l’informer de ses discussions avec nous. A la suite de ces échanges entre les deux présidents, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a convié l’UFC à une rencontre. A l’issue de cette rencontre, le chef de l’Etat a décidé d’envoyer des émissaires pour rencontrer une délégation de l’UFC pour les discussions finales. Cela fait cinq semaines que l’UFC attend toujours. Aussi, lors de l’installation du Comité de Suivi, ce comité «constatant que la présence de l’UFC dans le gouvernement d’union nationale sera de nature à optimiser la mise en œuvre de l’Accord Politique Global», a recommandé «au président de la République et au Premier ministre de poursuivre les concertations avec cette formation politique en vue de sa participation effective au Gouvernement d’union nationale».

A ce stade, l’UFC réaffirme sa volonté inébranlable d’apporter sa contribution partout et en tout lieu pour la réussite du processus en cours. C’est ainsi qu’il a réitéré au Président du Faso qu’elle l’informera des résultats de cet appel.

Certaines informations font état de ce que votre parti réclamerait une indépendance de ses ministres au sein du gouvernement et que vous convoiteriez toujours le poste du Premier ministre…
Tenez, à notre retour du Burkina Faso, nous apprenons qu’une radio de la place qui semble se spécialiser dans ce genre de désinformation, diffuse à souhait et à ceux qui veulent l’entendre ces genres de propos. Je voudrais vous dire avec la plus grande clarté qu’en son temps, en se référant aux engagements pris et à certains critères objectifs, nous avons dit que, pour aller vers une véritable réconciliation, la Primature devrait revenir à l’UFC. Qu’il soit compris de tout le monde que la personne de Me Agboyibo n’est pas notre obstacle conformément aux déclarations, il y a quelques jours, du président national de notre parti sur les ondes de RFI. S’il plait à certains partis d’être au Gouvernement avec des strapontins, c’est leur droit et c’est leur stratégie. S’il plait à d’autres partis également de laisser le seul RPT et ses affidés occuper à 90% les ministères techniques les plus huppés, c’est leur responsabilité.

Pour l’UFC, cela est inadmissible, car contrairement à ce qui est répandu, l’importance et le nombre de portefeuilles permettent toujours de mieux contribuer aux décisions et de les orienter dans le sens des intérêts des populations. Tel est notre point de vue et s’agissant d’un Gouvernement d’union nationale, les points de vue des uns et des autres doivent être pris en compte, s’agissant surtout de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global.

Enfin, dans ces conditions, les membres du gouvernement doivent-ils accepter tout ce qu’il vient du parti dominant dans le gouvernement et qui pourrait aller à l’encontre des intérêts de nos populations pour la seule raison que la solidarité gouvernementale s’impose ? Discours et consensus, oui ! Mais diktat d’un parti sur les autres, non ! Dans toutes les démocraties, même dans les gouvernements homogènes, le débat est permanent dans l’intérêt de la population. Si c’est ça l’indépendance des ministres de l’UFC, nous l’acceptons. Interview  réalisée par Zeus AZIADOUVO

Au cœur des «Mon Pays»

Aklesso: Mon Capitaine! C’est comment l’affaire de la FTF au juste?
Capitaine: Non mais, Comment prendre pour faire. On est dedans.
Aklesso : Vous êtes dedans comment ?
Capitaine : Malgré tout, comme un militaire ne démissionne jamais, on continue la lutte.
Aklesso : Sur quoi les civils là ont mis le pied au juste pour nous poser tant de problème?
Capitaine : C’est  à cause de la FIFA qu’ils ont encore la bouche et qu’ils continuent de parler.
Aklesso : Mon Capitaine ! Sincèrement, moi je ne comprends plus votre FIFA là. Ou bien c’est des zopposants seulement qui sont là-bas ?
Capitaine : C’est ce que nous nous demandons aussi.
Aklesso : Sinon, lorsqu’il y a eu problème entre le vieux et les zopposants, l’UE n’a pas demandé à quelqu’un d’autre d’organiser des élections. Il a seulement demandé de signer 22 engagements. Pourquoi la FIFA ne peut pas faire comme ça ?
Aklesso : Oui ! Comme-ça, le Lt-col va prendre 11 engagements. Ce serait mieux. Vous me suivez ?
Capitaine : Parfaitement ! Tu peux parler.
Aklesso : Après les 11 engagements, les zopposants du Lt-Col vont désigner un « félicitateur » comme l’a fait les zopposants du vieux. Et le Lt-Col resterait toujours aux commandes de la FTF. Ou bien, ce n’est pas comme ça qu’on résout les problèmes ?
Capitaine : C’est justement ça. C’est d’ailleurs pourquoi le comportement de la FIFA nous étonne.
Aklesso : Comme la FIFA fait comme-ça, moi je veux qu’on demande au Lt-Col de faire comme Gbagbo en Côte-d’Ivoire.
Capitaine : Ah bon!
Aklesso : Oui ! Le Lt-Col n’a qu’à refuser les propositions de la FIFA. Le jour de l’élection, le Lt-Col n’a qu’à donner seulement l’ordre. Nous, on va chasser tout le monde des lieux. Et il gardera toujours son fauteuil.
Capitaine: Avec la FIFA, ce n’est pas possible.
Aklessou : Non mon Capitaine ! C’est possible
Capitaine : C’est possible comment?
Aklesso: Après tout, je me souviens qu’au CM1, notre maître nous a appris que l’ONU a dit qu’aucun pays n’a le droit d’intervenir dans les affaires privées d’un autre.
Capitaine : Ce sera difficile.
Aklesso : Non, mon Capitaine. C’est possible. Je crois que c’est la seule chose qui peut nous permettre de gagner les zopposants du Lt-Col.

Sans détour

Délestages et les billets d’Eyadèma

            «Chacun gaspille à qui mieux mieux ses richesses, ses vivres» (Roger Caillois)

Pour beaucoup de Togolais, l’un des soucis premiers au réveil, c’est de savoir s’il y aura ou non du courant électrique pour la journée. Cette situation est devenue permanente et perçue comme tout à fait normale.

            Pourtant, le délestage régulier, ce facteur aggravant de la pauvreté, est un vrai fléau pour ce pays déjà malade de plusieurs maux. Et économiquement, et socialement, et du point de vue sanitaire.

            Pour s’en convaincre, faites un petit tour dans une usine de la fameuse Zone franche à un des fréquents moments de délestage. Vous verrez comment des heures durant, parce qu’il n’y a pas d’électricité, les ouvriers sourient aux anges ou se racontent entre eux leurs dernières aventures. Comme si au Togo, les heures de travail perdues n’avaient aucune importance.

            Allez voir le désespoir d’un jeune homme qui a un kiosque de traitement de textes et qui contemple ses employés et les commandes, attendant le courant.

            Allez voir les élèves et étudiants le soir à la maison, attendant que la providentielle CEET leur donne un peu de lumière pour se mettre à table.

            Allez voir comment dans des pharmacies, des produits qui devraient être conservés dans le froid sont soumis à la chaleur de la saison parce que ni la climatisation, ni le congélateur ne peuvent fonctionner.

            Allez voir enfin comment le poisson importé congelé que nous consommons et qui est supposé respecter la chaîne du froid est plusieurs fois décongelé, puis recongelé.

            Pour tout parfaire, la CEET coupe et remet le courant à plusieurs reprises, grillant les appareils des consommateurs déjà appauvris.

            Et pourtant, le problème de déficience en énergie ne date pas d’aujourd’hui mais du temps où le RPT avait déjà érigé en système de gouvernance le partage de billets de banque aux citoyens. Pour une marche ou une motion de soutien, on partageait aux étudiants dans ce pays en une seule fois plus de 400 000 000 F CFA. Aux militaires, à diverses associations et couches de la société, on en donnait autant et régulièrement. Pendant des décennies. Tout se passait comme s’il n’y avait plus rien à réaliser au Togo. Comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes chez nous. Et on a laissé les problèmes durer et se compliquer. A tel point qu’aujourd’hui, nous sommes confrontés à des contraintes multiples, toutes prioritaires.

            Comme comparaison est raison au Togo, on nous dira qu’au Bénin voisin aussi, le problème de délestage se pose, alors qu’ils n’ont pas eu à partager de l’argent, eux. Et on oubliera que plus de Béninois peuvent se payer un groupe électrogène et que le carburant pour le faire fonctionner est moins cher là-bas…

            Nous, nous ne le dirons jamais assez. Il faut que le Régime fasse appel à ses adversaires pour gérer le résultat de la mauvaise gouvernance qui a été faite par Eyadèma. On ne peut pas continuer à gouverner contre une partie du peuple, ni gouverner tout seul avec un clan. Le partage du pouvoir en trompe-l’œil ne servira à rien. Les déclarations généreuses et les incantations non plus. Il faut plutôt chercher à fédérer toutes les bonnes initiatives au lieu de dribbler et débaucher des opposants. R. Kédjagni

Ces enfants qui ne font pas honneur au «Père de la nation»

Le dimanche 5 novembre dernier, deux des enfants du défunt «Père de la nation» avaient pris à partie le confrère Yves Kpéto, journaliste de la radio privée NANA FM aux environs de 19h et dans une banlieue située au nord de Lomé. Mobile de l’agression: il serait accusé d’être de ceux qui critiquaient leur père et auraient été heureux du décès de ce dernier. Sur leur identité complète, on n’en sait pas grande chose. Tout ce qu’on sait avec certitude c’est qu’ils sont deux «fils de la nation».

Les Togolais se souviennent que peu avant les dernières présidentielles, au mois de mars 2005, l’une des filles d’Eyadèma que nous ne voulons pas nommer, mais que tout le monde presque connaît à Lomé pour sa mauvaise réputation, et qui est passée maîtresse dans l’art de manier le pistolet et de terroriser ses compatriotes en digne fille du «Père de la nation», s’était illustrée dans certains quartiers de Lomé notamment Adidogomé, Bè-Klikamé et Atikoumé. Des journaux en son temps, en avaient fait un large écho.

On se rappelle également d’un autre «fils de la nation» mécanicien de son état, habitant le quartier Tokoin Forever. Au décès de son père, il avait prôné le pardon à sa manière pour les fautes qu’aurait commises le défunt. Mais quelques mois seulement plus tard, entre novembre et décembre 2005, on le voit ériger des barrières dans la rue passant devant son habitation. L’objectif c’est d’empêcher les usagers de cette voie de la lui disputer. Cette interdiction était d’autant plus forte la nuit, où ses agents de sécurité ne font de cadeau à personne, que les habitants du quartier évitent carrément de l’emprunter. C’est à se demander si le demandeur de pardon avait bien compris le sens même du mot. Nous ignorons au moment où nous mettons sous presse, si après la dénonciation par notre journal, le comportement de «Sa Majesté» de Tokoin Forever dans cette affaire de barrières dans la rue a changé ou s’il est resté le même.

Au début de cette année, une autre «fille de la nation»- s’agirait-il de la même personne que celle dont nous avions parlé plus loin, nous ne le savons que trop -, avait atterri au bar LA LIMOUSINE sis à Avédji en compagnie de son escorte pour se rafraîchir. Là, elle avait brutalisé la dame Alou, serveuse dans ledit bar pour un oui ou un non. Un confrère en avait fait écho à l’époque. Elle aurait même eu le culot de la menacer de mort.

Enfin au niveau de la FTF, tout le monde sait le ridicule dans lequel le locataire provisoire des lieux a plongé notre pays à la CAN en Egypte et quelques mois plus tard au Mondial en Allemagne, ne tirant jamais leçon du passé. Inutile de perdre du temps sur toutes les réactions indignes qu’il a eues jusqu’ici et qui ont fait que la FIFA a dû voler au secours de notre football.

Entre nous, est-il normal que les enfants biologiques du «Père de la nation» se comportent ainsi dans la cité comme si on était encore à l’ère primitive? Si c’est ainsi que les enfants du «Père de la nation» doivent se comporter face à leurs compatriotes, entre nous, le «Père de la nation» mérite-t-il vraiment le label de «Père de la nation» face auquel les Togolais sont restés indifférents, parce que ne le partageant pas? Ou bien ce sont les enfants qui n’ont pas bien assimilé l’éducation donnée par le meilleur de nous tous; ou alors c’est la meilleure éducation qui a manqué au niveau du père. A cette allure qui aura tort de mettre en doute le mérite du titre de «Père de la nation togolaise» attribué à tort par qui l’on sait. Alain SIMOUBA

Santé

Le diabète

Le prévenir  par une bonne hygiène de vie

            Le diabète frappe aujourd’hui plus de 170 millions de personnes dans le monde. A cette allure, on s’attend à 366 millions de cas en 2030. Le nombre de victime est sans cesse croissant et de plus en plus jeune. Et ceci est dû à l’insuffisance d’informations, au manque de nourriture équilibrée et saine, et aux mauvaises habitudes de vie moderne. Pour freiner l’évolution du diabète, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a institué le 14 novembre comme « Journée Mondiale du Diabète » pour attirer l’attention de tous sur l’explosion de cette maladie qui pourrait le plus souvent être prévenu.

Le diabète qu’est-ce que s’est?
            Le diabète est une maladie caractérisée par un trouble de sécrétion de l’insuline, l’hormone qui régularise le métabolisme et qui transforme le sucre contenu dans les aliments en énergie. On note deux types de diabète. Le diabète de type 1et de type 2. Cependant, la très grande majorité des diabétiques, soit 90% souffrent du diabète de type 2. Leur organisme produit de l’insuline mais est incapable de l’utiliser efficacement. Alors que ce type de diabète était autrefois limité aux personnes âgées, on le retrouve aujourd’hui chez un nombre inquiétant d’enfants et d’adolescents. Dans le cas du diabète de type 1, le pancréas ne produit pas d’insuline ou très peu.
           
Le diabète fruit d’une ignorance
            Cette maladie est la résultante d’une double ignorance. 1ère ignorance : Une personne peut être déjà diabétique, ou pré-diabétique, sans le savoir. Faiblesse inhabituelle, envie plus fréquente d’uriner, baisse brutale et transitoire de la vision, infections à répétition…

            Elle peut négliger ces manifestations, qui passeront durant des années inaperçues. C’est ici que le dépistage peut être salvateur.

            La deuxième ignorance est celle des facteurs de risque. Ceux-ci sont connus, mais ne sont pas accessibles au plus grand nombre, faute de relais, de campagnes organisées, de sensibilisation médicale en cabinet et de moyens insuffisants.
            D’ailleurs, les principaux facteurs de risque du diabète de type 2 ou diabète gras ainsi que le notent l’OMS et la Fédération Internationale du diabète sont «comportementaux»: mode de vie sédentaire, alimentation hypercalorique riche en sucre, en sel et en graisses de mauvaise qualité mais pauvre en fruits et légumes, obésité, consommations excessives d’alcool, tabagisme. Le stress quant à lui augmente les  risques.

Etes-vous à risque?
            Vous risquez de développer le diabète de type 2, si vous :
Avez plus de quarante ans ;
- Si vous avez une silhouette en forme de pomme ; c’est-à-dire que la graisse s’accumule surtout dans la région de l’abdomen et de la poitrine ;
- Ne faites pas d’exercice ;
- Avez un parent, un frère, une sœur qui souffre du diabète ;
- Avez fait du diabète gestationnel ou avez donné un bébé de plus de 4 kg etc…

Comment savoir si vous êtes à risque?
            Il est recommandé à toute personne de plus de quarante ans de passer un test de tolérance au glucose tous les trois ans pour vérifier son taux de glycémie, ou plus tôt et plus souvent si elle présente des facteurs de risque connus (obésité, antécédents familiaux et diabète ou hypertension.

Ce qu’il faut faire
            Si vous découvrez que vous êtes prédiabétique ou à risque de développer la maladie, il vous est recommandé de changer votre style de vie en vous alimentant plus sainement et en augmentant votre activité physique en vue de perdre du poids et de prévenir le développement du diabète de type 2 et ses complications. Par ailleurs, une étude effectuée par trois universités nord – américaines a montré qu’une alimentation de type végétarien peut  même faire régresser la maladie.

Les complications du diabète
            Elles sont graves et comprennent entre autres, le dysfonctionnement érectile, l’insuffisance rénale, les maladies du cœur, les accidents vasculaires et cérébraux, l’amputation d’un membre, la cécité et le décès prématuré. En outre, les diabétiques sont vulnérables aux maladies infectueuses, comme les furoncles et les vaginites, et courent davantage le risque de mourir des suites d’une pneumonie ou de la grippe.

            Ces effets peuvent toucher le plus tragiquement les populations défavorisées du Tiers et du Quart Monde.
            Il est à souligner que le diabète gras, naguère dit de maturité, commence à présent à toucher les adolescents et même des enfants, soulignent les spécialistes de l’Ecole publique de santé de Harvard, aux Etats-Unis. Mais, «la bonne nouvelle, soulignent les experts de Harvard, c’est que neuf fois sur dix on peut prévenir le diabète 2 par des mesures très simples d’hygiène de vie».

            De tous les progrès enregistrés dans la recherche sur le diabète durant ces dernières années, le plus encourageant est incontestablement la confirmation que l’on peut prévenir le diabète de type2. Adopter donc une hygiène de vie saine et vous serez à l’abri de cette maladie. TORA Tana (Stagiaire)

Programme National de Modernisation de la Justice
Position du problème (suite)

            Le service public de la Justice s’est en effet fortement déterminé depuis une décennie, du fait des restrictions budgétaires, conséquence de la réduction drastique en 1993 de l’aide internationale au développement du Togo. Le budget du ministère de la Justice, amputé de 50% au début des années 1990, représente aujourd’hui moins de 0,5% du budget de l’Etat et ne parvient à financer que les salaires des magistrats. Les juridictions qui ne disposent plus de budget propre, assurent désormais leur fonctionnement sur les recettes de leurs greffes, ce qui constitue une source potentielle de dérives. L’absence totale de crédits d’investissement alloués à la justice a conduit à une dégradation des infrastructures judiciaires qui affecte tant les conditions de travail des magistrats que l’image même de la Justice. La formation et surtout, le perfectionnement des magistrats, ne sont plus assurés depuis plusieurs années. De nombreux magistrats, spécialement provinciaux, n’ont jamais reçu de recyclage depuis leur nomination et ont donc perdu l’essentiel des connaissances acquises lors de leur formation initiale. Le corpus normatif civil et pénal est soit lacunaire, soit en contradiction avec l’évolution de la société.

            Ainsi, le code civil reste le code français d’avant l’indépendance, le code pénal ne comporte que 243 articles et est en contradiction avec les dispositions de plusieurs conventions internationales auxquelles le Togo est partie, le code de l’enfant n’est toujours pas rédigé. Ces exemples peuvent être multiples. L’établissement effectif de l’Etat de droit est par ailleurs contrarié par des carences affectant l’ordre juridictionnel. La Cour Suprême n’exerce qu’imparfaitement son rôle de cassation et donc de régulation de la jurisprudence civile et pénale. Les chambres administratives de la Cour Suprême et de la Cour d’Appel ne sont toujours pas fonctionnelles. Il en résulte une absence complète de contentieux administratif au Togo, ce qui constitue une atteinte sérieuse aux droits des  citoyens, de facto incapables d’assigner en justice l’Etat. Les tribunaux autonomes de commerce imposés par le traité de OHADA ne sont pas établis. Il en va de même pour la Cour des comptes, organe constitué. A suivre… A.M.

Bon pour maman, mauvais pour sa fille

            Le BAC II est un diplôme important dans le cursus scolaire de tout individu. Dans nos pays en voie de sous-développement, il a été considéré pendant plusieurs années comme le passeport qui ouvre toutes les portes. Même si aujourd’hui, les détenteurs de ces diplômes ne sont condamnés qu’au métier de Zémidjan, Félix l’avait cherché en vain. Il l’avait tenté à huit reprises tant au Togo qu’au Bénin, Burkina Faso, Niger. On dirait que son destin est allergique à ce diplôme. Mais il s’est fait une situation après sa formation de Transitaire. Aujourd’hui, il peut se moquer de ses camarades de classe qui le traitaient de «statue sans âme».

            A 35 ans, il tomba, au cours de ses nombreuses quêtes sentimentales, sur Jeanne, une dame de 32 ans qui avait déjà une fillette d’environ 13 ans. Ce transitaire s’était épris d’elle. Il la visitait régulièrement et passait parfois la nuit chez elle. C’était une véritable idylle. Prenant Rachida pour une ignorante, les deux amoureux se déversaient l’un dans l’autre en sa présence. Ils commençaient leur opération après s’être rassurés que la petite s’était endormie. Mais au fond, elle ne dormait pas. Elle les épiait et scrutait dans les détails tous leurs manèges. Elle faillit crier une nuit quand sa maman, sans gêne mis l’anaconda du Transitaire dans sa bouche. Bien qu’étant gosse, cette élève de 6ème dont la poitrine a commencé par germer de petits globes, se formait indirectement à l’art de faire l’amour.

            Un soir, Jeanne était précipitamment appelée au chevet de sa mère agonisante au village. Elle n’eut pas la présence d’esprit d’informer son amant. Qu’est-ce qu’elle avait eu peur !  Vers 20 heures, le Transitaire était là pour un autre round sentimental. «Rachida ça va? Où est ta mère?», s’informa-t-il. «Prends siège Tonton. J’arrive pour te charger la commission», répondit-elle. Elle portait un tricot et une petite jupe. Une minute plus tard, elle vint s’asseoir aux côtés de l’amant de sa mère. «Maman vient de rentrer au village, expliqua-t-elle. Ma grand-mère est très malade». «D’accord. Tu as déjà mangé», lui demanda-t-il. «Oui. Mais je peux remplacer valablement Maman». Le Transitaire était abasourdi. Quelle audace ! Il voulut se lever et partir quand Rachida se saisit de son bazooka. Il n’eut aucune résistance. Cette main qui s’était saisie de son truc était innocente, donc envoûtante. Le corps du Transitaire était envahi par une vibration plus forte que celle des portables. Rachida qui n’arrivait qu’au niveau de sa hanche, défit rapidement la fermeture et accrocha sa petite bouche à l’énorme «boa». C’était exactement comme sa maman. Une véritable experte. Elle touchait avec tact les parties érogènes de l’amant de sa mère qui mourait de plaisir.

Enfin, Félix décida d’entrer dans le jeu. Lui aussi, il commença à pincer le bout des petits seins qui germent sur la poitrine de la petite. Elle commença à soulever de temps en temps ses frêles pattes. Ça lui brûlait dedans. Véritable jusqu’au-boutiste, le transitaire se mit à défaire la jupe que portait Rachida. En un clin d’œil, les deux se retrouvèrent nus. Ils prirent place sur le lit. Et après s’être fait oindre son truc d’une pommade, il fonça droit dans la chair innocente de la petite. Le sang gicla accompagné d’un cri à mobiliser toute une mégalopolis. Les voisins accourent vers la chambre dont la porte était entrouverte. Ils virent les deux baigner dans le sang. Tout à coup, deux véhicules se pointèrent devant la maison. L’un, un taxi, pour emmener la victime à l’hôpital et l’autre contenant deux policiers qui étaient venus interpeller le pédophile. Tonton Z                                                 

Faits et gestes politiques

Le Ministre Ahoomey-Zunu risque de faire tomber Me Agboyibo

L’amélioration du cadre électoral est un des acquis majeurs du dialogue national qui s’est conclu par la signature d’un Accord Politique Global le 20 août dernier par toutes les parties. Cet acquis est d’ailleurs l’une des conditions qui permet de croire à la transparence- ne serait-ce que sur papier- des prochaines législatives.

Selon l’APG, c’est le gouvernement qui est chargé de la rédaction des articles du Code électoral comme il est signifié en Annexe II relative à la «Feuille de route du gouvernement d’union nationale»: «Outre ses attributions constitutionnelles classiques, le gouvernement aura pour tâches prioritaires… de rédiger les articles du code électoral visé sur le présent accord».

L’esprit de transparence aurait même voulu que toutes les parties qui ont pris part aux pourparlers participent, en commission, à sa rédaction. Au-delà, on aurait pu faire appel à d’autres leaders des autres formations politiques et à des personnes ressources pour ce faire.

Mais curieusement, selon les indiscrétions, c’est le Ministre de l’Administration Territoriale, M. Arthème Ahoomey-Zunu qui, seul, serait en train de rédiger ces fameux articles. Le hic, à l’insu du chef du gouvernement Yawovi Agboyibo et des autres parties signataires de l’APG. Le personnage n’est pourtant pas « saint », irréprochable. C’est lui qui aurait milité pour la fixation précipitée de la date des élections législatives au 24 juin 2007, par le bureau provisoire de la CENI bien que ce ne soit pas de ses prérogatives, faisant miroiter un  déblocage de plusieurs millions d’Euros. Il serait même allé jusqu’à menacer de tenir pour responsables ses membres si cette date n’est pas fixée, pour faire un clin d’œil à l’UE. Selon toujours les indiscrétions, c’est M. Arthème Ahoomey-Zunu- lui encore- qui aurait proposé le sieur Tozim Potopèrè pour occuper la présidence de la CENI, mettant en avant ses «expériences» dans la conduite des affaires électorales. De mémoire, M. Potopèrè aurait participé à la gestion du fichier électoral des législatives du 27 octobre 2003 et des présidentielles du 1er juin 2002 et du 24 avril 2005 en tant que fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur qui a toujours fait main basse sur les différents scrutins organisés dont les résultats ont toujours été fraudés. De ce fait, M. Potopèrè a acquis de l’expérience en fraudes électorales.

L’intrigant dans cette histoire, c’est la confiance extrême que lui voue Me Yawovi Agboyibo. Il croit en lui comme un Père spirituel, prend ses paroles pour des vérités d’évangile. Si M. Arthème Ahoomey-Zunu se permet d’entreprendre des actions aussi sensibles à l’insu de Me Yawovi Agboyibo, ce sont les prérogatives du Premier Ministre qui sont en train d’être squattées. Non seulement le poste de Me Yawovi Agboyibo est en jeu, mais aussi sa mission aussi sensible, celle de faire appliquer l’APG et de conduire aux législatives peut en prendre un coup.

Au demeurant, le PM doit savoir s’imposer à tous car il sera comptable devant le peuple des actions du gouvernement et surtout sera accusé d’avoir sacrifié la dynamique d’apaisement et de réconciliation nationale issue du dialogue national dont la gestion lui a été confiée.   TINO Kossi

UE/ Conseil des ministres du 15 novembre 2006

Les décisions prises concernant le Togo

  • Il n’est pas non plus question de discuter déjà avec le Togo de la prochaine enveloppe du 10ème FED

Le Conseil des ministres de l’Union Européenne s’est tenu le mercredi 15 novembre à Bruxelles. Plusieurs questions étaient inscrites à l’ordre du jour. Le dossier togolais, notamment le volet de la reprise de sa coopération avec l’UE a été aussi traité. Voici ce qu’a rapporté la correspondante de notre confrère RFI à Bruxelles.

Qu’est ce qui a été décidé finalement par le conseil des Ministres de l’Europe?
            En fait, le conseil vient d’appliquer une décision prise en 2004 lorsqu’il avait prévu de notifier le 9ème FED, autrement dit d’entretenir le principe de la reprise de son aide dès que le Togo  aurait fixé une date pour les élections législatives. En 2004, il avait été décidé que le déblocage effectif de l’argent ne devrait intervenir qu’après la tenue des élections législatives, donc après juin 2007. Mais aujourd’hui, les Européens sont allés plus  loin puisqu’ils ont décidé non seulement le principe d’une reprise de l’aide,  mais aussi sa mise en œuvre sans attendre  les élections. Et au terme de la procédure  qui vient de démarrer, l’argent devait être  physiquement débloqué au tout début  de l’an prochain.  Deux raisons à cela : ce n’était pas techniquement possible d’attendre car le 9ème FED expire en 2007 et il n’aurait pu financer de projet après cette date ; et deuxièmement, l’Europe veut encourager le Togo en fournissant de l’argent frais  pour financer notamment le processus électoral sachant que le montant ne correspond plus au total de l’aide quinquennale  qui avait été allouée au Togo dans le cadre du 9ème FED. Ce montant s’élevait à 104 millions d’Euros mais il a été amputé d’un certain pourcentage par an pour cause de sanction et il ne reste aujourd’hui en caisse que 20% de ces 104 millions que l’Europe pourrait éventuellement  renflouer s’il constate que les réformes se poursuivent à un rythme très  encourageant.   Le Commissaire européen, Louis Michel avait  évoqué le chiffre de 40 millions d’Euros lors d’une précédente visite du Président togolais en septembre dernier à Bruxelles.

Alors il faut préciser que ce n’est pas une normalisation totale entre l’Europe et le Togo?
            Effectivement, on ne parle pas de normalisation totale car l’Union Européenne estime que le Togo a encore  un certain chemin à accomplir pour remplir  totalement les 22 engagements qu’il avait pris en 2004, par exemple en matière de lutte contre l’impunité, de réforme de la justice etc. Il faudra aussi que les élections se déroulent  de façon libre et transparente, et puis l’Europe va donc continuer de suivre de très près la mise en œuvre des réformes. Elle prévoit envoyer l’an prochain deux missions d’évaluation sur le terrain ; la dernière en date avait lieu à la mi-octobre et par ailleurs, il n’est pas non plus question de discuter déjà avec le Togo de la prochaine enveloppe du 10ème FED qui est en train  d’être programmé pour les autres pays ACP. On ne peut pas encore parler d’une normalisation totale des relations à 100% avec le Togo. Source : RFI

Libertinage

Quand la HAAC se fâche, ça sent mauvais!
            La HAAC nouvelle version ne blague pas hein ! Quand elle prend ses décisions, c’est exécution automatique. Pas de réclamation. Tous les organes qui continuent de faire la «publicité des médicaments, de la pratique et des remèdes de la médecine traditionnelle, des messages des guérisseurs, des pseudo pasteurs et autres vendeurs d’illusions sur les médias », viennent de recevoir leur deuxième carton jaune; ce qui veut dire qu’ils seront sanctionnés avec la première rigueur la prochaine fois. On dit qu’une radio de la place faisait de pub déguisée sur la décoction d’origine ghanéenne en disant « Ahuodjen vous souhaite une bonne journée ». Cela a énervé la HAAC et elle a mis en sommeil, pardon en demeure cette chaîne de radio. Certains disent que cette infusion combat merveilleusement « café-cacao: import-export» (Hémorroïde) ou permet de bien faire «fouka fouka». Est-ce que c’est vrai? En tout cas, la HAAC vient d’interdire tout ça.

            Pour ce faire, elle a inondé nos rédactions de plusieurs communiqués sur lesquels il est écrit « large diffusion ». Les décisions étaient  tellement nombreuses qu’on ne savait pas ce qu’il fallait passer ou laisser. La situation était difficile et on ne pouvait même pas faire « à suivre ». Si on voulait tout passer, on serait obligé de faire une édition spéciale HAAC. Passons!

      En ce qui concerne les termes de ces décisions, on ne comprend pas certaines choses. Qu’est-ce qu’un «pseudo-pasteur »? Qu’est-ce qu’on met dans le groupe de mots: «vendeur d’illusions». Les questions titillent tous les esprits. On a cherché « kaka » et on s’est seulement contenté des définitions d’un malade «historico-métaphysico-théologico-mental». Il dit qu’un « pseudo-pasteur» est un pasteur dont le nom ne commence pas par la lettre «P». A propos du «vendeur d’illusion», il affirme que c’est celui qui trouve des acheteurs pour ses illusions. La balle est donc dans le camp de la HAAC d’aider les gens à identifier les «pseudo-pasteurs» et autres «vendeurs d’illusions» des vrais.

Et la FIFA leur «clouit» le bec
            Elle est vraiment efficace, cette structure de gestion du «foutoubôlou» mondial. Un jeune aliéné «physique», fraîchement sorti de l’Ecole Interplanétaire de Zébévi, pardon de l’asile psychiatrique de Zébévi disait que si c’était Sepp Blatter qui était Président du Conseil de l’Union Européenne, il y a longtemps qu’il aurait réglé l’ «avitaminose démocratique» des Gnassingbé au Togo.

            Lorsque la 1ère sentence a été prononcée par le juge Blatter dans la 1ère lettre datée du 06 novembre, nous, on avait vite compris que c’était le pouvoir qu’on retirait à Rock Gnassingbé. Mais lui et ses ouailles ne le comprenaient pas comme ça. Quand on  met en place une Commission Electorale Indépendante (CEI) dirigée par un non membre de la Fédération, c’est parce que la «siation» est gravissime. Mais Rockvi et ses ouvriers n’ont pas voulu comprendre. Ils ont aussitôt organisé une conférence de lavage de cerveaux et, bonjour les interprétations. Comme Rockvi lui-même n’a pas de temps pour lire entre les lignes  la lettre pour détecter des failles éventuelles à exploiter, il en a laissé le soin à ses sbires: Kossivi Reinhardt, Lawson Senyamé, Messan Attolou. Pour «les eux», seule la « supervision étroite » du scrutin incombait à la FIFA et à la CAF mais que c’est la FTF qui est toujours chargée de l’organisation. On ne savait pas «à où» ils laissaient  la CEI de Séyi Mémène. Reinhardt était allé jusqu’à dire que tout compte fait, «la FTF a toujours son mot à dire» car «l’organisation matérielle et financière» lui revient. Tonton Blatter n’était pas dans la salle le jour-là mais il a écouté. Pour éclaircir la « siation», la seconde lettre est tombée «gbi». L’organisation matérielle et financière est confiée à la CEI et un compte spécial a été créé par la FIFA pour les besoins de la cause.

            Les Reinhardt, Senyamé et Attolou ont aussitôt perdu leur latin et n’ont pas eu le courage d’organiser une autre conférence de presse. «Essoumi ya» (vous en avez eu pour votre compte)!

Rockvi ou la honte, dose adulte
            Nous on disait «depuis xoxo longtemps», depuis l’époque des oncles des aïeux de nos grands-parents que les collabos de Rockvi-là ne lui rendent pas service en soutenant l’arbitraire. Bien que tout ait éclaté à la face du monde à Wangen, ils ont continué comme si tout allait bien. Et surtout Rockvi a refusé de démissionner malgré les appels incessants de la presse et des amoureux du «foutoubôlou» togolais. On dit souvent qu’une petite honte vaut toujours mieux qu’une grande. Il aurait pu écouter nos conseils qu’il aurait gardé encore un peu de crédibilité. Aujourd’hui, c’est comme un coup d’Etat que la FIFA lui fait. Il devient « gogbalo », vidé de sa substance.

            A la «tombation» de la 1ère lettre, la presse privée responsable avait  voulu lui simplifier les choses mais lui-même et ses disciples ont factorisé et la FIFA a développé et même arrangé. «Le Regard» écrivait, pour exprimer son sort qu’il est « neutralisé», «Forum de la Semaine » qu’il est « éjecté » et «Liberté Hebdo» qu’il est «chassé». Il aurait vite compris et fait « ayévidé » (semblant) pour démissionner. On lui aurait alors chanté la chanson qu’on chantait à son Papa en disant «Agbé, Rockvi agbé…». Comme ça, il éviterait la honte dose adulte qui allait tomber dans la lettre du 13 novembre. C’est que ce sur quoi il comptait pour faire «wan wan» (pour résister) lui est retiré:l’organisation matérielle et financière. Sepp Blatter a semblé lui dire qu’il peut aller paître avec ses Rock dollars. Et puis, quand on en arrive jusqu’à mettre en place une Commission Electorale Indépendante, c’est qu’on doute de sa sincérité. CEI pour contourner Rockvi, CENI pour contourner Faure-vi, ce n’est pas rien. Sepp Blatter a peur qu’il ne traficote amicalement les résultats, car comme il est Lieutenant-colonel, on risque de faire le dépouillement chez lui à la maison…

Fo Kofi, «tu nous peur hein»
            Dès fois, on a l’impression que les Gnassingbélandais qui vivent à l’extérieur prennent ceux qui sont au pays comme des cons. Eux, ils sont là-bas et ils se permettent de dire «gnê n’importe quoi». Nous, on est ici, on connaît mieux la «siiation». Il ne faut pas qu’ils nous fassent secréter de l’adrénaline pour rien  car le passé douloureux est encore vivace dans les mémoires.

            Hier, c’était le big boss du CTR (Comité Togolais de Résistance), «Fo Isi» qui nous donnait la chair de poule avec certaines déclarations chaudes et pimentées. Il rejetait que les palabres puissent faire venir à bout des Gnassingbé. Quelque part, il peut avoir raison car les Togolais ne sont pas à leur première négociation. Ouaga I, II, III… XV, Lomé I, II, X, Colmar, Cotonou, Vietnam… ça n’a rien donné. Le clan Gnassingbé est resté comme tel. Quand «Fo Isi» parle, on a l’impression de voir un Laurent Désiré Kabila, un Charles Taylor, un Guillaume Soro et que juste après avoir terminé la declaration, «quelque chose » va arriver.
            Aujourd’hui, c’est «Fo Kofi Gnanwou Gnanwou» qui s’adonne aussi à cette mauvaise blague. «… Je ne peux pas admettre la situation imposée à mon pays par une seule famille soutenue par une toute petite poignée de militaires», pesta-t-il dans Golfe Info n°176 du 13 novembre 2006. Quelle est cette mauvaise habitude de ces Gnassingbélandais de l’extérieur? Qu’est-ce qu’ils comptent faire? On ne veut plus écrire sur nos portes « déjà frappé » ou bien exiger des reçus de bastonnade. S’ils mijotent quelque chose, on n’a qu’à nous dire pour qu’on fasse des trous de passage dans les grillages de la frontière Lomé-Aflao en attendant le déluge…

Culture

Un ultra mégalomane dans la cité

L’artiste ivoirien Douk Saga le créateur du décalé coupé, celui que les Ivoiriens appellent affectueusement «Le Président» et qui est décédé il y a quelques jours fait parler de lui. Il connaît actuellement un succès post mortem sans précédent. Les CD sur lesquels on trouve ses chansons, les interviews accordées aux «con-frères» ivoiriens s’arrachent comme de petits pains dans la sous-région et particulièrement à Lomé. Nous nous proposons de montrer certaines facettes de l’artiste à travers ses déclarations. Il se présente ici comme un ultra mégalomane. Lisez!

Douk Saga: «Avec l’avènement de la Sagacité, du coupé décalé c’est le coté mode qui a suivi d’abord. La mode a fait en elle que le coupé décalé a pris un pas important sur les autres rythmes de danse que nous, on convoie dans le monde entier. C’est être toujours bien habillé, toujours propre, toujours bien parfumé. La chaussure que je porte ici, c’est en fonction du temps. C’est un marron acajou et ça va avec le climat. Quand ça fait chaud, ça donne la fraîcheur à l’intérieur. Ce que je porte là, ce n’est pas une petite affaire, c’est une affaire très grande. Je ne peux pas porter des chaussures usées. Ce n’est pas la peine pour la mode. Tout est en cuir. Même le lacet est en cuir. Nous sommes seulement cinq à les porter dans le monde. Comme je suis une célébrité parmi les célébrités, j’ai commandé avec tout l’argent qu’il faut. Cette ceinture que je porte s’appelle H. Gare aux imitateurs parce que quand l’originale est là, ça se voit. Les chaussures, ça coupe le palu. Le pantalon, c’est un gris ciel, c’est assorti avec la chaussette. C’est de même couleur. Vous voyez? ça va aussi avec la rayure de la chemise que je porte. Les lunettes font aussi partie de la mode. C’est très vilain mais c’est toxique. Partout à Abidjan, Adjamé… il y a les jeunes qui teintent maintenant leurs cheveux. Ma coiffure là est conseillée par mon coiffeur depuis Washington DC. C’est mon nouveau style. Quand l’originale est là, la copie conforme, ce n’est pas la même chose. Gare aux imitateurs. Les bracelets, c’est fait dans les maisons mères, les joailleries suisses. C’est les grands horlogers suisses qui les ont conçus. C’est pour vous dire que c’est tout ça qui fait la mode. Tous les accessoires, les lunettes, les boucles d’oreilles, les cravates, les chaussures, la coiffure, la chevelure, le parfum, c’est tout ça qui crée la mode. Il faut savoir que tout l’habillement que je porte, c’est toxique comme moi-même. La mode, c’est de mettre en valeur ce que tu as envie d’incarner quoi. Affaire à suivre». Sans commentaire!
A suivre…

L’œil du magicien

Les enfants ont besoin de notre affection

            «Après un travail long et difficile qui dura toute la nuit, Ivan vient de naître. Akofa dans sa joie d’être mère, a presque oublié les difficultés de l’accouchement. Elle sourit et demande les nouvelles de son bébé. Son papa après avoir passé toute la nuit à attendre la venue de son enfant peut enfin le porter dans ses bras. Il lui souffle à l’oreille des mots  tendres et si aimables».

            Mais, en serait-il de même une fois ses moments de frayeur et d’angoisse passés?

            Nombreux sont les enfants qui viennent au monde et qui ne bénéficient pas de la protection de leurs parents et celle de la société. Ils sont ignorés, négligés et laissés à eux-mêmes.

            En effet, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) soutient qu’un enfant grandit et se développe non pas en vase clos mais au sein d’une communauté, d’une culture et d’une nation. C’est au sein de cette communauté qu’il acquiert les valeurs morales, familiales et certaines pratiques traditionnelles.

            Cependant, les événements qui affectent un enfant avant la naissance et pendant les premières années de sa vie peuvent avoir des conséquences sur tout le restant de sa vie.

            C’est pourquoi chaque enfant doit prendre le meilleur départ possible dans sa vie. Il doit avoir une éducation de base de bonne qualité lui permettant de pouvoir développer tout son potentiel et contribuer efficacement  au développement de sa société. Parmi les nombreux facteurs qui influencent le développement cérébral des jeunes enfants, les plus importants sont les soins et l’affection donnés au cours de la première enfance.

            Mais les soins et l’affection que les petits recouvrent ou non pendant leurs premières années exercent une influence durable sur leurs jeunes esprits. Selon les docteurs Vera Lane et Dorothy Molyneaux, «Des recherches indiquent que les enfants en bas âges qui sont privés de contacts physiques et de témoignages d’affection ont souvent du mal à se développer».

            Prendre un bébé dans ses bras, le câliner et le bercer sont des gestes d’une importance capitale qu’il ne faut pas ignorer. Ses marques de   tendresse et d’attention ont une fonction protectrice et semblent l’ «immuniser» d’une certaine manière contre les  tensions de la vie, affirme l’UNICEF.

            Aussi les enfants dont les besoins essentiels et élémentaires sont-ils ignorés éprouvent du mal à croire en eux-mêmes et à faire confiance aux autres. Ils risquent d’être anxieux, apeurés, impulsifs  et souffriront de trouble de comportement lorsqu’ils seront en âge d’être scolarisés.

            C’est parce que ses années sont riches en événements et qu’ils peuvent avoir une influence sur tout le long de leur vie qu’il faut assurer les droits de l’enfant au tout début de sa vie. TORA Tana (Stagiaire)

Alerte / Togocel 

Vol de crédit à grande échelle

Dans leur recherche permanente du bonheur sans effort, les avides du gain facile viennent de trouver une astuce qu’eux-mêmes qualifient de géniale pour extorquer aux pauvres clients de Togocel, leurs crédits achetés à la sueur de leur front.

            En effet, ces personnes mal intentionnées, par simple manipulation des touches: «*216* numéro de la victime  # Montant à extorquer puis la touche d’appel, suivi plus tard du Code PIN de la victime», arrivent à accéder au butin.
Dans nos investigations, il se révèle que le système serait parti des services techniques de Togocel avec la complicité d’un réseau de Nigérians qui l’ont par la suite vulgarisé à leurs proches, d’où le vol de crédit devenu monnaie courante. Aussi semblerait-il que depuis un certain temps, Togocel tente vaille que vaille d’endiguer ce mal devenu une épidémie. De sources proches de Togocel, une solution est en voie d’être trouvée mais pas avant six (6) mois.
Alors, la protection du Code PIN ou carrément  son annulation s’impose afin de lutter contre ce nouveau fléau. L.H.

Sport

Les pro et les anti-Rock à couteaux tirés

Il y a une guerre de tranchée, mieux de compréhension et d’interprétation qui oppose actuellement les anti-Rock et les pro-Rock à propos de la lettre que la FIFA a adressée au président de la Foire Togolaise des Foutaises, pardon de la Fédération Togolaise de Football. Le Français que Blatter a parlé est tellement « faure » qu’ils n’arrivent pas à déchiffrer. Les anti-Rock, ce sont les majoritaires, disent que la FTF est dissoute. Faux, rétorquent les pro-Rock qui sont eux minoritaires. Ils clament haut et « faure » que la Fédération est bel et bien en place. On ne sait plus qui parle vrai et qui palabre faux. M. Paniah, le trésorier général adjoint de la FTF qui n’a sûrement pas porté ses verres médicaux a expliqué aux journalistes que c’est la Fédération qui organise et la FIFA supervise. On a crié haro sur lui et il s’est tu «piam». Ces diverses interprétations de cette petite lettre vont sans aucun doute retourner Senghor dans sa tombe. Il va certainement signifier au Général (s’ils se rencontrent) qu’il n’est pas du tout satisfait de ses fils. Quelle honte! Moi-même, j’ai cherché «kaka», j’ai gratté la tête, remué les méninges, je n’ai pas trouvé. J’ai décidé de jouer à pile ou face et comble de malheur je suis tombé au juste milieu. Certains ont confié qu’ils ont porté des jumelles, ils n’ont rien vu. D’autres disent qu’ils ont regardé la lettre au microscope, ils n’ont vu que du feu. D’autres encore clament qu’ils ont porté des lunettes anti-éclipse mais toujours rien.

S’il vous plaît, aidez-nous, profs de Français!

Championnat national de D1 – 8ème journée

Les promus USM et US Koroki parmi les 5 premiers

            La 8ème journée du championnat national de première division a été disputée le week-end dernier sur les différents stades du pays. L’Union Sportive de Masséda malgré sa défaite à domicile, (0-1) contre Sémassi de Sokodé, occupe la quatrième place du championnat après cette huitième journée.  L’Union Sportive Koroki de Tchamba s’est imposée à Sokodé face à Tchaoudjo Athlétic Club par 1 but à 0 et occupe la cinquième place au classement. Maranatha de Fiokpo et Asko de Kara qui étaient respectivement premier et deuxième à l’issue de la 7ème journée se sont affrontés à Womé et c’est un score nul et vierge qui a départagé les deux équipes.

            Pendant ce temps à Lomé, Agaza s’impose devant Togo Télécom 3 buts à 0 avec un doublé de l’incontournable Améwou Komlan. Sur ses propres installations, Etoile Filante bat Doumbé FC de Mango 3 buts à 1. En match avancé le samedi ,AC Merlan de Lomé réalise le service minimum en épinglant les poulains de Agoro Tchagodomou de l’AS Togo Port 1 but  à 0.

            Rappelons qu’au total, 14 buts ont été marqués lors de cette 8ème journée, soit  un peu plus du double des buts marqués lors de la 7ème journée (6 buts). A l’issue de cette 8e journée, quatre joueurs sont en course pour le titre du meilleur buteur : Madjabaou Koumaï et Efoé Dékékpoé tous deux de l’Etoile Filante de Lomé, Améwou Komlan d’Agaza de Lomé et Adika Mawuli de AS Douanes de Lomé. Ces 4 joueurs ont à leur actif  3 buts chacun.

Classement à l’issue de la 8ème journée
1er Maranatha 18 points (+13)
2ème Asko de Kara 18 points (+7)
3ème Etoile Filante 15 points (+0)
4ème US Masséda 13 points (+1)
5ème US Koroki 13 points (+0)
6ème AS Douanes 12 points (+0)
7ème AS Togo Port 11 points (+0)
8ème AC Merlan 10 points (+1)
9ème Dyto 10 points (+0)
10ème Sémassi 10 points (-2)
11ème Agaza 9 points (+0)
12ème Togo Télécom 7 points (-4)
13ème Kotoko 6 points (-4)
14ème Tchaoudjo AC 6 points (-4)
15ème Doumbé 5 points (-3)
16ème Abou Ossé 5 points (-9) G.K.

 

 

 

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