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Crise en Côte d’Ivoire:

Chirac, cette migraine qui gangrène l’Afrique

24 novembre 2006

Le dossier ivoirien conforte ce que pensent la plupart des Africains de la chiraquie et de son réseau mafieux qui veulent en tout état de cause mettre le continent sous le cap des humeurs de l’hexagone.
Depuis septembre 2002, date de l’insurrection des rebelles pour renverser le régime de Gbagbo, la France et principalement Chirac ont eu des attitudes ambigües pour condamner la prise du pouvoir par les armes d’un régime démocratiquement reconnu. Ce «cher ami» de l’Afrique tel qu’il se définit lui-même, a montré les limites du rôle d’avocat qu’il se presse de jouer lors des grandes kermesses internationales qui se réunissent pour parler de développement du monde, de la lutte contre la pauvreté, de la maladie, de notre continent donc.

Tous les observateurs avisés de la politique africaine avaient compris à travers la rébellion des Forces nouvelles qui avait échoué de peu aux portes d’Abidjan, que sans des complicités dans la métropole française, point de destitution des pouvoirs sur le continent noir. Voilà pourquoi tous les panafricanistes et les nationalistes africains dénoncent depuis Linas-Marcoussis, les rodomontades de Paris en ce qui concerne une issue heureuse de la crise ivoirienne.

Pourtant, la France est liée par la Côte-d’Ivoire par un accord de défense qui devrait voir les troupes françaises défendre le pouvoir ivoirien en cas d’agression d’où qu’elle vienne. Au lieu de respecter ses traités de défense, Chirac avait jugé utile d’amener ses troupes à s’interposer entre l’avancée des troupes loyalistes et celles des rebelles qui ont réquisitionné le nord du pays pour en faire un Etat dans l’Etat ivoirien.

Le désaveu de la chiraquie lors du vote de la résolution 1721 par les autres membres permanent du Conseil de sécurité de l’ONU qui ont préféré le droit à l’injustice, la souveraineté à la gestion du continent par des réseaux chiraquiens, est venu sonné le glas de la Françafrique qui croit toujours faire et défaire les Rois nègres.
Plus jamais, les panafricanistes africains ne voudraient se laisser dicter les lois par la métropole. Plus jamais, ils ne voudront plus de ces Chefs d’Etats marionnettes qui prennent les ordres de Paris au détriment du désir d’indépendance de leurs peuples.

La volonté de Gbagbo et des siens de revoir les contrats des sociétés françaises installées en Côte-d’Ivoire qui se sucrent au détriment des Ivoiriens a été son grand tort. Mais diantre pourquoi les Forces nouvelles qui ont transformé le nord du pays d’Houphouët Boigny, ne subissent pas les courroux de la Cellule africaine de l’Elysée? Pourquoi, alors que Gbagbo était dépourvu de tous les pouvoirs lors de la résolution 1633, Seydou Diarra n’était-il pas parvenu à démilitariser la rébellion et à mettre en route le processus d’identification des Ivoiriens?

Certes, on ne donnera pas un blanc seing à Gbagbo et à son entourage qui usent de subterfuges pour si cela les arrange de donner des coups au processus de paix. Mais encore faut-il les mettre en confiance pour qu’ils jouent honnêtement le jeu de la transition qui conduira le pays vers de véritables élections démocratiques et crédibles.

Un universitaire africain avait posé lors d’un débat sur les crises africaines, une question intéressante: Pourquoi c’est seulement dans les pays africains francophones que les crises se développent et ne trouvent pas de dénouement heureux  dans de brefs délais pour le bonheur des populations séquestrées? 

La réponse à cette question se trouve à l’Elysée en France et dans les arcanes des régimes corrompus d’Afrique francophone. Mais pour sa véritable indépendance, les Africains doivent se réveiller pour dire non à l’imposture et aux ordres reçus. Evidemment à la différence des sorties fracassantes des Patriotes ivoiriens.

Jules Symféïtchéou, Etiame.com    

 

 

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