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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Toundé:  Pays ! C’est comment?
Taffa: Comment prendre pour faire. On est dedans comme-ça.
Toundé: Et notre histoire-là, qu’est-ce qu’ils en disent?
Taffa: Laquelle des histoires?
Toundé: Je voulais parler de nos salaires. Entre temps, ils disaient qu’ils vont les  augmenter un peu non?
Taffa: Bien sûr que oui ! Ils ont parlé d’augmentation mais, je crois que ce ne sera plus possible.
Toundé: En bon!
Taffa: Oui ! Depuis le dialogue social, les travailleurs ont dit qu’un accord a été signé mais ils ne sont pas satisfaits jusque-là.
Toundé: Les travailleurs ont mal fait.
Taffa: Non mais, qu’est-ce que eux, ils ont fait.
Toundé: Pourquoi, ils ont signé un accord. Dans ce pays, depuis qu’on signe les accords, est-ce qu’on les respecte? Ils feraient mieux de paragrapher l’accord. C’est comme-ça les zopposants ont fait et ils ont réussi leur dialogue.
Taffa: A l’heure même où nous parlons, ils menacent de faire grève.
Toundé: Faire grève contre qui?
Taffa: Je crois que c’est contre le gouvernement donc le PM.
Toundé: Si c’est le PM, ce n’est pas grave.
Taffa: Pourquoi tu penses que ce n’est pas grave?
Toundé: Parce que c’est entre les zopposants eux-mêmes. C’est à cause du PM et ses frères zopposants que les civils lançaient les pierres contre nous non? C’est pourquoi je dis que ce n’est pas grave.
Taffa: Oui mais, comme le Bélier est devenu aujourd’hui le PM du pays, on doit également le protéger n’est-ce pas?
Toundé: Non! Comme c’est eux-mêmes, ils vont boxer mais ils vont regarder les yeux.
Taffa: En tout cas, tu as raison.
Toundé: Oui! Si c’était entre eux et le petit, là on saura quoi faire. J’aurai même peur que les grands lanceurs de pierres de Bè ne s’en mêlent.
Taffa: Class! Je regagne le camp. Mais rendez-vous à 16h à Agoeyi chez le vendeur de Tchouk.

Ça va se savoir!

Curieuse réaction (2)

            L’attente était longue. Les deux amis ne savaient plus ce qu’il fallait faire surtout qu’à l’intérieur, il n’y avait plus de bruit. Tout à coup, l’horloge résonna quatre fois. Il sonna 4h du matin. «Notre recherche a accouché d’une souris. Il faut que nous rentrions. Natacha serait déjà repartie à la maison», déclarait le cocu avec un grand dépit. Ils se préparaient à vider les lieux quand son ami le retint: «Ecoute ! Ils sont toujours là. Je crois qu’elle va sortir maintenant». Non. Les quatre coups d’horloge étaient plutôt une invite au dernier round. Le quatrième. Sélom imaginait ce que sa femme ressentait dans son bas ventre. Depuis qu’ils vivaient ensemble, leurs opérations intra-jambaires ne se limitaient qu’à deux rounds. Mais comme le pasteur utilisait la bible, il serait plus facile pour lui d’aller à quatre voire cinq «reprises».

            Les deux se ravisèrent et décidèrent d’attendre jusqu’à la fin du «temps réglementaire». Le pasteur enclencha le processus en commençant par les préliminaires. Il tâtait les bouts des seins de la dame qui émit un cri de plaisir qui dut secouer le toit de la chambre. «Pastor, égbéa, wolé kankpé» (pasteur, tu es excellent aujourd’hui), encouragea-t-elle. «Ewoé !»(Ah bon !), s’étonnait derrière la chambre le cocu qui se boudait contre lui-même. Les deux amants s’échangeaient les plaisirs et les «shhh» envahirent la chambre. «Tu peux me faire une interview?», s’enquit le pasteur. Les deux «surveilleurs» se regardaient fixement. «C’est quoi l’interview?», demanda le cocu dans une voix étouffée. «Tu ne sais pas ce qu’on appelle interview? Tu ne vois pas ce que font les journalistes en mettant leur micro au niveau de la bouche des gens? C’est à peu près ça», lui répondit-il. Et Sélom de faire comprendre à son ami qu’il ne pigeait rien dans tout cela: «explique-moi bien ce que le pasteur lui demande». «Tu sais, poursuivit l’ami, il demande à ta femme de lui sucer son truc». Sélom avait failli crier mais son ami réussit à l’étouffer. «Je ne vais pas lui pardonner ça. Tout ce qu’elle ne m’a jamais fait, elle le fait à ce petit pasteur. Des fois, quand je lui demande de me faire ça quand nous suivions certains films porno, elle refusait», se plaignit-il.

            Le plaisir était au rendez-vous dans la chambre. Les gémissements de Natacha faisaient mourir Sélom de jalousie. Il n’attendait qu’ils sortent pour leur demander des comptes. Après les baisers, le pasteur et sa fidèle étaient passés aux choses sérieuses. Ils s’étaient gaiement déversés l’un dans l’autre. Et à 4h30, ils bouclèrent la boucle. «A présent, nous allons prier pour demander au Seigneur de nous pardonner nos fautes parce que nous sommes tous des pécheurs», observa le pasteur. Les deux se mirent alors à criailler en débitant qu’aujourd’hui, Satan est vaincu (Mi toumô na Abossahoun gbôgbôwo…).

            Après cette séance de prière, Madame devrait rentrer chez elle. Le pasteur noua un pagne à la hanche et la raccompagna. Les deux sortirent de la maison, la femme infidèle devant et le pasteur derrière. Quelques secondes plus tard, il la rattrapa et la ramassa par la hanche. « Sélom, il est tant d’agir. On va bondir sur eux», lui indiqua son ami. Le cocu était pantois. «On corrige ce pasteur, oui ou non ? réponds-moi ? », vociféra-t-il. Il ouvrit enfin la bouche: «Tu sais, on ne fait rien. Ma femme va se fâcher et elle peut m’abandonner». Ils étaient restés là, en train de discuter jusqu’à ce que le pasteur ne retourne à la maison. Fin Tonton Z

 
Vers une  nouvelle parodie d’élection

Le pouvoir a peur d’un scrutin libre et transparent

Le Dialogue intertogolais, au-delà  du respect des dispositions  contenues dans les 22 engagements, a voulu faire organiser par une Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI) des élections libres et honnêtes au Togo, et qui puissent ouvrir la voie à une véritable réconciliation tant prônée, mais sans suite réelle dans la réalité quotidienne. La communauté internationale, notamment l’UE et la France, n’hésite toujours pas à remplacer la victoire  aux différentes présidentielles (1998, 2003, 2005),  octroyée par le peuple aux forces démocratiques, par d’hypothétiques législatives mal organisées et émaillées de fraudes. Aujourd’hui, quand on se souvient des tueries d’il y a un an  cette communauté internationale doit  tout mettre en œuvre pour éviter de nouveau au Togo, le bain de sang.

            Or, les choses, telles qu’elles se présentent pour le moment, n’augurent rien de bon. L’Accord politique global est appliqué selon le bon vouloir du seul RPT qui, au gré du vent s’offre la complicité de certains politiques. En plus, la requête  d’assistance technique et financière, susceptible d’impliquer cette communauté internationale, ne semble pas préoccuper celle-ci, encore moins le régime. En réalité, ce n’est pas l’argent que refuse le régime, mais ce sont les conditionnalités, c’est-à-dire les contraintes susceptibles de contribuer à la transparence des prochaines élections, la formation des observateurs nationaux, l’envoi des observateurs  internationaux civils et militaires. Ce sont donc ces contraintes que veulent éviter le régime et son soutien françafricain.

            Pourtant, l’APG dit clairement que «les parties s’engagent à créer des conditions qui garantiront des élections libres, ouvertes et transparentes. Ces élections se dérouleront conformément aux dispositions définies  par consensus dans le cadre relatif aux points suivants: attribution, composition et démembrements de la CENI, mode de scrutin, recensement pour la confection du fichier électoral…». Concernant par exemple le recensement, dans l’esprit de l’APG, ce recensement se fera sur le modèle de la RDC avec des cartes infalsifiables sécurisées confectionnées par un système de Kit. Mais à la CENI, comme nous l’avons déjà eu à le dire, tout est mis en œuvre pour une révision  des listes comme cela s’est  fait jusqu’à présent avec des cartes d’électeurs traficotées, des listes gonflées…. Cependant, les forces démocratiques incarnées par le CAR, la CDPA et l’UFC qui ont toujours constitué la sentinelle anti-fraude parlent d’une seule voix aux fins de défendre les intérêts des populations. «Sur des problèmes d’intérêt national et dans l’intérêt supérieur des populations, la notion de solidarité gouvernementale ne peut et ne doit tenir, car tout gouvernement est là par essence pour défendre les intérêts du peuple et non ceux d’un clan contre le peuple. De même, la suprématie d’un parti ne peut tenir la route que quand ce parti défend solidement et exclusivement les intérêts des populations et non sa seule stratégie», a déclaré un observateur avisé de la vie politique togolaise. Pour les questions capitales, il est dans l’ordre normal des choses que ces trois partis s’entendent pour faire face aux manœuvres du RPT et de ses satellites.

            Un autre problème qui préoccupe les Togolais est cette question de la mise en place d’un programme de délivrance des cartes nationales d’identité. L’APG dit: «le recensement électoral est organisé par la CENI en collaboration avec le gouvernement qui déterminera les modalités de délivrance des cartes  nationales d’identité». Aujourd’hui, des rumeurs persistantes font état de ce qu’on délivrerait à la pelle des cartes nationales d’identité à des individus, surtout des non Togolais supposés acquis au régime. Les investigations sont en cours pour que nous fassions une idée précise sur ces allégations.

            Mais il est cependant évident que sans requête, l’UE et le PNUD ne pourront soutenir et financer un tel programme. Dans ces conditions, le risque est là, gros comme le monde : le moment venu, le régime donnera les cartes nationales d’identité à ses partisans et comme d’habitude, les électeurs des forces démocratiques que sont les paysans, les chômeurs….en seront privés. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, les révoltes et réclamations vont reprendre dans les bureaux de vote, les mairies …. Alors interviendront les forces de sécurité pour réprimer les manifestants.

            Comme à l’accoutumée, on mettra encore le pays à feu et à sang parce que une fois encore, on aurait empêché l’alternance politique par les urnes. Il est encore temps d’éviter aux Togolais ce tableau sombre. Evans Yemey

Le RPT au bord de l’éclatement

Bras de fer entre la jeunesse et la vieille garde

Le conflit de génération constaté au sein du RPT à la veille de la prise du pouvoir de Faure Gnassingbé prend aujourd’hui des dimensions inquiétantes et risque de porter atteinte à la vie du parti.
Après les élections frauduleuses d’avril 2005 qui ont fait plus de 800 morts selon le rapport de la LTDH  et plus de 50.000 réfugiés selon le rapport du HCR, Faure Gnassingbé est arrivé aux affaires. Depuis ce temps, une divergence des points de vue entre la vieille garde du parti et la jeunesse s’observe dans les prises de décisions. Les barons du parti optent toujours pour l’usage de la force et un régime sans partage alors que la jeunesse pense plutôt aux réformes et à un partage du pouvoir. C’est ce qui explique d’ailleurs les lenteurs constatées dans les actes posés par Faure Gnassingbé malgré les «Je m’engage à œuvrer de toutes mes forces» qu’il  ressasse dans ses discours. L’allure que prend ce conflit entre vieux et jeunes du parti devient aujourd’hui très inquiétante. En effet, le RPT a été représenté au Dialogue intertogolais par des jeunes à l’instar de Pascal Bodjona, de Gilbert Bawara... Ces jeunes auraient fait un certain nombre de concessions sur certains points contenus dans l’Accord Politique Global malgré leurs refus. C’est ce qui explique les écarts entre les deux générations. Depuis la naissance de la JRPT, les barons étaient toujours aux côtés des jeunes lors des manifestations. Mais cette année, les barons ont boycotté la célébration du 35e anniversaire de la JRPT. D’autre part, le RPT prépare son congrès qui doit se tenir les 15 et 16 décembre prochains. Mais déjà, il se raconte que l’actuel Secrétaire Général du parti a programmé ce congrès  parce qu’il n’est pas du tout d’accord avec la logique dans laquelle son parti fonctionne actuellement. Il voudrait donc organiser ce congrès pour se faire remplacer et prendre congé des décideurs du moment.

Mais à côté, d’autres barons du RPT ne sont pas prêts à laisser mains libres aux jeunes. C’est ce qui explique l’inexistence des jeunes dans les commissions préparatoires du congrès. Les cinq commissions préparatoires sont dirigées par les caciques du pouvoir : la commission politique est présidée par le ministre d’Etat Charles Kondi Agba ; la commission économique et finances dirigée par Payadowa Boukpessi ; la commission du règlement intérieur par Solitoki Esso et la commission de l’organisation présidée par Agouta  Ouyenga. Il est clair que tout est verrouillé pour étouffer l’émergence de la nouvelle génération. Le congrès des 15 et 16 décembre prochains s’annonce donc houleux pour les partisans du plus vieux parti au Togo. A cette allure, les conflits risquent d’hypothéquer l’avenir du parti. GLAKPE Koffi

Conférence internationale du jeune footballeur africain

Lutter contre le transfert sauvage des joueurs de l’Afrique vers l’Europe

            L’Association Culture Foot Solidaire a organisé une Conférence Internationale le 02 novembre 2006 à  Paris (France) sur le thème: «Le jeune footballeur africain à l’horizon 2010 : enjeux et perspectives».

            Cette conférence à laquelle M. Auguste Sagbo, président d’Agaza Omnisports de Lomé a également pris part devait permettre aux organisateurs de décrypter l’univers du jeune footballeur africain, de lui donner les armes pour éviter les dangers liés au monde du football. Plusieurs sous thèmes dont: «Les migrations des footballeurs africains aujourd’hui et Présentation de l’Observatoire des migrations de footballeurs professionnels» ; «Les difficultés de la formation en Afrique» ; «Le rôle de clubs européens dans l’intégration du jeune footballeur africain» ; «Les difficultés du jeune footballeur africain en Europe» ; «La position des instances sportives» ; «Quels partenariats entre l’Europe et l’Afrique en matière de formations»,  développés par des experts du football mondial  ont meublé les travaux de cette assise.

            «Cette conférence n’était pas un forum de plus sur le dos  du jeune footballeur. Il était plutôt question de rassembler les forces vives de la Cité, les experts et les décideurs du football pour une analyse critique et sereine afin de trouver des solutions réalistes aux problèmes», a déclaré le président Jean-Claude Mbvoumin, président de l’Association Culture Foot Solidaire à l’issue des travaux.

            Ce sujet, vu son importance, ne doit pas passer inaperçu. Et c’est dans le but de porter à la connaissance du public les enseignements tirés de cette conférence que M. Auguste Sagbo a organisé un déjeuner de presse le mardi 21 novembre 2006 à l’Hôtel Mercure Sarakawa de Lomé.

            Pour le président d’Agaza Omnisports de Lomé, le transfert sauvage des joueurs africains vers l’Europe est un grand problème auquel il est difficile de mettre un terme si les médias ne s’impliquent pas dans son éradication.

            «Le système des transferts est un marché très structuré par les organisations sportives. Mais il se pose un constat général, c’est que les agents agréés de la FIFA et les recruteurs interviennent peu dans le recrutement des jeunes africains. Le créneau est plutôt laissé à des intermédiaires clandestins, peu compétents et quelques fois sans scrupules, mus souvent par l’appât immédiat de gain», a-t-il ajouté.

Rappelons que l’Association Culture Foot Solidaire est créée en décembre 2000 par M. Jean-Claude Mbvoumin, un ancien international camerounais, juste une semaine après la Conférence de Bamako sur «Le recrutement des jeunes africains au profit des centres de formations européens». Cette association a pour but de mettre en place de nouveaux mécanismes d’échanges, d’aide et de soutien Nord-Sud  dans les domaines éducatif et socio – sportif, de développer toutes solutions permettant une meilleure intégration des jeunes footballeurs africains en France et en Europe. GLAKPE Koffi
           
Situation politique au Togo

Me François Boko s’exprimera sur l’Accord au cours d’une conférence à Bordeaux

L’après-midi du 14 décembre 2006 sera chargé pour l’ancien ministre togolais  de l’Intérieur et de la Sécurité, François Akila Esso BOKO. Dans le cadre d’un séminaire organisé par le Centre d’Etude d’Afrique Noire (CEAN) sis à Bordeaux au tour du thème: «Etudier le politique ailleurs, Théories méthodes, terrains», l’avocat au Barreau de Paris est invité à présenter de 14h 30 à 17h 30 (heure locale) à l’Université de Bordeaux, une communication sur le «Développement institutionnel et décentralisation en Afrique : le cas  du Togo».

            Après, il mettra le cap sur la place de l’Europe au Grand Parc Bordeaux où il est invité par les associations Survie- Gironde et xfam France Agir-ici. Pour cette conférence-débat, l’ancien ministre de l’Intérieur  développera le thème: «Accords politiques et résolution des conflits en Afrique: le  cas du Togo». Ce sera une occasion pour lui de s’exprimer pour la première fois sur l’Accord politique Global  (APG) signé le 20 août dernier par toutes les neufs délégations aux pourparlers togolo-togolais et sur le Gouvernement d’union nationale.

            Grâce au concours de nos correspondants en Europe, nous serons au cœur de cet évènement. L.H.

Libertinage

Le colon Louis Michel et les mal gouvernants africains
Du 15 au 18 novembre dernier, se sont tenues à Bruxelles les premières «Journées européennes du Développement» initiées par le néo-colon Louis Michel et inaugurées en présence du patron de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz. Une quinzaine de chefs d’Etats du «Noir Continent» ont répondu à l’invitation de Louis Michel pour venir débattre de la bonne gouvernance. Et «lèguè, lèguè» (sans honte), ils se sont rendus dans la capitale belge pour parler de la «bonne gouvernance» avec une simple personnalité qui a rang de ministre. Nos dirigeants sont allés apprendre ce qu’est la « bonne gouvernance » auprès de ces petits employés qui pullulent dans les bureaux de l’Union européenne. Que l’Afrique est vraiment malade de ses gouvernants! Est-ce possible que Alpha Omar Konaré, président de la Commission de l’UA, invite les chefs d’Etats européens pour leur parler de la « bonne gouvernance » ? Non, même s’il le fait, ils ne viendront pas. Ils se feront représenter par un ministre délégué par exemple. Ce qui est encore frustrant, c’est qu’aucun chef d’Etat des 25 n’était présent dans la salle. D’ailleurs, le Belge Louis Michel n’est pas un modèle en bonne gouvernance. N’est-il pas souvent cité dans plusieurs affaires de détournements de fonds en destination de la RDC? Le mec affectionne les espèces sonnantes et trébuchantes.

Lors des débats, ceux qui disent nous diriger se sont montrés maladroits en s’en prenant aux pays Européens. Le tyran ougandais, Yoweri Musévéni, a exprimé son ras-le-bol contre une Europe adepte de la pire des mauvaises gouvernances, une Europe qui continue de piller, d’exporter à vil prix les manières premières africaines pour lesquelles les pays enlèvent et entretiennent malicieusement les conflits sur le continent noir. La question que s’est posée un malade «politico-mental» en écoutant ces jérémiades est de savoir ce que les Africains eux-mêmes font pour arrêter l’hémorragie. Si tu es conscient que quelqu’un te vole, ne dois-tu pas prendre des mesures pour le contourner? Dois-tu rester sur place en pleurnichant qu’«on me vole»? Cet ancien chef de guerre congolais, Denis Sassou Nguesso n’a-t-il pas tout récemment utilisé 10 milliards de FCFA pour ériger un mausolée en mémoire du colon «Savoir Ignare» de Brazza ? C’est parce que les Européens savent que les Africains «n’ont pas d’âme» qu’ils viennent échanger nos terres contre une bouteille de vin. Le cas de nos grands-parents pourrait se comprendre. Mais que faisons-nous, nous qui avons été à l’école des blancs et appris à «lier le bois au bois»? Rien. C’est plutôt nous qui dilapidons nos biens en donnant tout aux «Jésus» européens. Triste Afrique!

Pas de gombo, pas de journaliste
            Dans le cadre de son jubilé, M. Messan Gnamey a organisé le 18 novembre à la salle de conférence du ministère des Sports une causerie – débat sur l’historique de la presse sportive au Togo. Outre les membres de sa famille et quelques amis qu’il a invités, les journalistes ont brillé par leur absence. Seuls 5 «con – frères» étaient présents. L’attitude des journalistes a fait sortir le président de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST) M. Mana Palanga de ses gonds: «Les journalistes ne sont pas là pour la simple raison qu’il n’y a pas de «gombo» à donner à la fin. Si c’était une conférence de presse organisée par le président de la Fédération Togolaise de Football, vous allez trouver plus de 150 journalistes ici», a-t-il déploré.

            M. Palanga a trouvé juste. Là où il n’y a pas d’argent, il n’ y a pas de journalistes. L’intérêt seul guide les actes de nos «con – frères» maintenant et chacun met son «podo» (son ventre) en avant. ç’aurait été Rockvi, celui que AFIWA et CAFui, pardon la FIFA et la CAF ont sanctionné, qui organisât cette causerie – débat qu’il y aurait eu beaucoup de monde. Le «G16» allait mettre en branle son système de communication qui consiste à s’envoyer des messages et à se biper, et comme un essaim d’abeilles, ils allaient envahir les lieux. Le directeur de KNTB, M. Lawson Latévi qualifiait récemment ces «con-frères» à la télévision nationale de «petits mendiants». Nous, nous pensons plutôt que ce sont de «gros mendiants». Cette attitude de nos «con-frères» n’honore pas la corporation et il est temps qu’on y mette  fin.

Après le Nid, la NDP, c’est le PACT
Décidément, les prochaines échéances électorales ravivent les appétits. On en veut pour preuve la famille des partis politiques qui ne cesse de s’agrandir. Hier, c’étaient les ex-sociétaires de la jeunesse de l’UFC qui s’illustraient. Leurs machin d’association, ont fait «glama glama» pour devenir parti politique. Pour le mec qui vient d’un «kopé» (ferme), on disait que c’était le 75ème sur l’échiquier national. Quant à celui de « Gilbertvi », c’était le 76ème. Et depuis lors, le Nid et la NDP ne font que faire du bruit dans nos oreilles, soi-disant en campagne de sensibilisation.

C’est comme ça depuis mardi 21 novembre dernier, un autre amuseur de galerie s’est officialisé. Un autre parti politique venait de lancer officiellement sa sortie. Il s’agit du PACT (Pacte d’Action pour le Changement au Togo). Nous on s’est demandé si celui-là viendra faire quelque chose d’utile et de sérieux. Tenez par exemple. La cérémonie du «lancement officiel des activités du PACT» était prévue pour  le mardi 21 novembre 2006 à 13h 30 mn à l’hôtel Excellence; et pour l’occasion, son président, un certain Gandy Irousey Assante a envoyé un courrier aux organes de presse pour requérir d’eux une couverture médiatique. Le courrier a été signé depuis le vendredi 17 novembre 2006, mais beaucoup d’organes ne l’ont pas eu avant le jour J et l’heure H. Votre journal par exemple l’a eu lieu ce mardi à 13h 33 mn alors que la conférence était prévue à 13h 30. Est-ce que le PACT là peut faire du sérieux? Et puis, quand on a vu le reportage à la Télé, les visages qu’on nous a présentés comme responsables du parti n’inspirent pas confiance. La plupart des hommes avaient des barbes blanches et les dames avaient du «mayafi» (foulard) sur la tête on dirait des musulmans en conclave. Cela donne plus d’air d’amicale de ressortissants d’un village que de parti politique. Un handicapé nasal, lui nous a demandé s’il s’agit d’un conseil de famille, tant ils se ressemblent.

Et si le PM était un peu plus organisé?
Certaines choses n’honorent pas leurs auteurs ou mieux décrédibilisent l’institution toute entière. La Primature est l’organe qui coiffe les activités du gouvernement. C’est donc le service du Premier Ministre. Aujourd’hui, c’est le gars de la République Autonome de Kouvé qui y loge depuis le 16 septembre 2006, avec tous les problèmes possibles. Il a eu toutes les peines possibles avant d’occuper la Primature. Il a fallu avoir recours à un démarcheur pour qu’on lui trouve un bureau car l’ex-PM qu’il venait de remplacer ne voulait pas faire ses valises. Entre-temps, des infos firent état de ce que la Primature d’Agbo n’aurait pas de budget de fonctionnement. Mais Fo Madji s’est tu. On ne sait pas si aujourd’hui c’est réglé. A propos, lui aussi il doit être un peu plus organisé. Tenez.

Mardi dernier, on était en plein bouclage quand le coursier de la Primature se pointa à notre rédaction avec un communiqué émanant d’elle. On le pagina aussitôt sans perdre de temps, car luttant contre le délestage. On avait bouclé et on s’apprêtait à héler des «Zed» pour rentrer quand le coursier revint, tout essoufflé et dit: «S’il vous plait, semble-t-il que le communiqué contient une erreur très grave». Fallait-il retirer le communiqué? C’était malheureusement ce à quoi on a été contraint et en pleine retouche, la CEET retira son courant. On a dû attendre huit (08) heures après à cause d’un petit communiqué puisqu’on ne pourrait pas procéder au tirage avec un coin de page vide. Fo Madji, est-ce que c’est sérieux ? Nous, notre situation était moins à plaindre que celle du coursier. Il avait déjà glissé le communiqué incriminé dans les boîtes aux lettres des autres organes de presse. Comment faire pour les retirer? Nous, on n’a pas voulu être à sa place. Un peu plus d’organisation SVP.

Le Togo est à privatiser ! Rien à faire!
            Nous, on disait que le Togo est un grand capharnaüm, un grand magasin où on met torchons et serviettes, éléphants et porcelaines à la même place. Des dirigeants aux citoyens, on est désorganisé. Mieux, on aime le désordre

            Nous, on était là «kpoooo» quand les gens de «lètriki gnin…» (CEET et CEB) nous ont appelés pour dire qu’il y a conférence de presse. Et là, au lieu d’un programme chargé de fourniture de courant, c’est plutôt un emploi du temps  de délestage qui a été soumis aux journalistes et qu’ils devaient publier dans les colonnes de leurs organes  pour informer les populations. Ce qui fut fait. Mais voilà que lorsque dans un quartier les habitants s’attendent à avoir l’électricité à une heure, c’est plutôt à cette heure qu’on la coupe. Or, les gens ont actualisé leur emploi du temps  personnel compte tenu du programme de délestage. Et en plus, on se demande si celui qui coupe le courant-là  a étudié par procuration  ou a fait ses études  par raccourcis. Selon les programmes préétablis, les délestages devraient durer (06) heures. Mais en réalité au lieu de 06 heures, le délestage durait 08 heures. Est-ce que c’est sérieux ça? C’est du « bintement » caractérisé (embêtement).

            Rien n’est organisé dans ce pays. A l’opposé des dirigeants qui créent   du désordre, ce sont les citoyens qui vibrent à ce rythme.  Que dites-vous de ce «bébé Gnass» qui a confisqué une rue toute entière  qui passe devant sa résidence et en interdit l’usage aux riverains ? Des deux autres qui ont caressé amicalement le «con de frère» «Yvouuu» le dimanche 05 novembre denier? De ce simple citoyen, habitant de Bè-Bassadji qui, pour des raisons de funérailles de son défunt père, fait racler toute la rue Libla-Amémaka avec un bulldozer, créant de la poussière et entraînant des chutes de motos à cause des glissades de sable ? De l’autre d’«Agoyi» qui interdisait aux petits cordonniers «ghananois» de faire «kpè kpè kpè» devant sa maison? Comme le disait un «mon pays», ce pays-là est à privatiser, comme ça on remet à chacun sa part de l’argent et il se débrouille avec.

En attendant le vote des proverbes…
            Il y a belle lurette qu’on n’a plus entendu le président national du PDRien rebattre les oreilles de paisibles citoyens avec ses proverbes dont lui seul a le secret. Nous, on pensait que la démission en cascade des cadres de sa particule l’a affecté au point qu’il a perdu son latin. Et bien non. Le prince KOMATeux est égal à lui-même et n’a rien perdu de sa verve. Il a fait une sortie tonitruante dimanche dernier dans l’émission «Plateau de la Semaine» sur la Très Vilaine Télévision en voie de modernisation pour montrer à ses détracteurs qu’il tient solidement la barque et que même si les hommes quittent le parti, il reste des proverbes. Il en a débité à gogo dimanche. Aux questions que les «con-frères» posaient, il répondait par des proverbes. «On ne peut pas être loin pour manger la sauce du gombo». «On n’ouvre pas l’estomac du caïman en public». «Lorsque le curé est brûlé on ne cherche pas sa barbe». «Si chacun restait à sa place, les vaches seront mieux gardées». Voilà quelques uns des «caïmans qu’il a plantés».

            Le 24 juin prochain se tiendront les élections législatives. Pendant que les différents Etats-Major des partis politiques s’activent sur le terrain, le très proverbial ministre des Affaires Etrangères est là à faire la bouche. Peut-être que les proverbes voteront pour lui. On ne sait «pas jamais».

 

 

 

 

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