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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Délestage persistant au Togo CEB et CEET informent sans convaincre En réalité, cette rencontre a pour but de communiquer la nouvelle grille horaire de délestage qui «sera plus profond les semaines à venir car le niveau du lac de Nangbéto a baissé…» selon les déclarations de M. Amah Tchamdja. C’est là, l’argument de poids que les orateurs ont cru avoir dans leurs gibecières pour endormir le peuple sur leurs turpitudes aux conséquences fâcheuses et redoutables sur l’économie togolaise déjà agonisante. Comme solution pour améliorer la situation de la fourniture, la CEB compte diversifier les sources d’approvisionnement. D’où elle brandit la mise en service de l’interconnexion de ses réseaux et de la Transmission Company of Nigeria (TCN) qui a fait sourire plus d’un journalistes dans la salle. Car, nombreux estiment qu’il s’agit là d’un refrain dont les deux sociétés ne cessent d’abreuver leur clientèle depuis longtemps. Le but inavoué de cette conférence, il faut le souligner, n’est autre que, de se servir des médias afin qu’ils puissent se complaire dans leur médiocrité sans précédent. Il faut aussi noter que, accablés par les nombreuses questions des journalistes qui sont avant tout des citoyens et de surcroît pénalisés à outrance par ce délestage devenu criard et chronique, ils n’ont pu convaincre qui que ce soit par des jeux de mots sur lesquels ils comptaient comme un échappatoire. Ils ont été démystifiés dans leur gymnatisque. C’est ainsi que la promesse sur l’amélioration de la situation pendant la période des fêtes de fin d’année a laissé sceptique l’auditoire. Les Togolais sont devenus « Saint Thomas » quant aux promesses démagogiques de la CEB et CEET depuis longtemps. Ils attendent de voir avant de croire. La balle est ainsi dans le camp des deux institutions, en dépend leur crédibilité. D.L Coopération UE-Togo/ Gros mensonge au sommet Il n’y a pas encore de reprise totale de la coopération Actuellement, les relations entre l’Union Européenne et le Togo sont au cœur de toutes les préoccupations. La décision du Conseil des ministres de l’UE du mercredi 15 novembre dernier de débloquer les reliquats du 9ème FED est considérée comme un trophée de chasse par les lèche-culs par excellence du clan. Pour eux, la reprise de la coopération est désormais chose faite et elle est à mettre à l’actif du « père de la nation » et du « fils de la nation ». Mais dans ces ébats de clowneries, il y a beaucoup de non-dits, de mensonges qui sont servis au peuple. La réalité des
faits Mais avant d’avoir ce fonds, il faudra que le Togo signe le Programme Indicatif National (PIN) qui rendra ce pays éligible au 9ème FED, instrument financier de l’Accord de Cotonou, liant pour 20 ans, les 25 de l’UE aux 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Cette signature devrait se faire impérativement avant la fin de l’année pour permettre au Togo de bénéficier des 40 millions d’euros encore disponibles sur les ressources du 9ème FED. La question qui préoccupe les Togolais est de savoir si le chef de l’Etat togolais s’est exécuté lors de sa dernière pérégrination à Bruxelles. En outre, les Eurocrates souhaitent dans le document adopté la semaine dernière, «dans ce contexte de rétablissement de la confiance entre l’Union européenne et le Togo», « la poursuite d’un dialogue approfondi» sur une série de sujets parmi lesquels, la mise en œuvre du cadre électoral, la définition d’un cadre juridique organisant le financement des partis politiques, la poursuite du processus de décentralisation, le traitement de la question de la lutte… Contrairement à ce qui est dit par les zélés ministres, il n’est pas encore question de débattre du 10ème FED qui financera la coopération européenne avec les ACP à partir de 2008. Il faudra que les prochaines élections législatives se déroulent de façon libre et transparente. C’est cela le tableau des relations entre l’Union Européenne et le Togo. Il faut que les autorités disent la vérité aux Togolais au lieu de les tromper en leur servant des galéjades. Le zèle morbide et les joyeusetés du ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, dans le journal de 20 heures sur TVT dimanche dernier, ont choqué plus d’un Togolais. Les jonglages du ministre Bawara Ce «brillant» coup d’œil à feu Général Eyadèma est la preuve que le changement tant vanté par le RPT et ses affidés est loin de prendre corps. C’est tout court la continuité dans la continuité. Eyadèma est mort, certes. Mais il vit à travers ses fils, son RPT et son armée. Contre vents et marrées, le régime Eyadèma fait son chemin. Les autres acteurs politiques sont donc avertis. Zeus A. Journée Mondiale pour la Prévention des violences et abus envers les enfants: WAO-Afrique appuie les enfants dans leurs démarches pour le respect de leurs droits Le Togo, à l’instar des 118 autres pays du monde a célébré la Journée Mondiale pour la Prévention des violences et abus envers les enfants, instituée depuis sept ans à l’initiative de la Fondation du Sommet Mondial des Femmes. Ainsi au Togo, WAO-Afrique et ses partenaires : Save the Children et Plan Togo, en collaboration avec le Ministère délégué auprès du Ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, chargé de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées ont marqué cette journée du 19 novembre placée sous le thème: «Disons oui à la Prévention des violences et abus envers les enfants». Nombreux sceaux ont marqué cette journée à travers des manifestations : musique, théâtre, sketchs, poème etc… animées par les enfants. Ainsi, les enfants du Togo, à travers leur porte-parole, Mlle Rachelle Lawson saisissant l’occasion, au cours de la cérémonie officielle tenue le 19 novembre dans la salle Concorde de l’hôtel du 2 Février ont remis à M. Komi Yovo, Chef de Cabinet du Ministre chargé de la Protection de l’Enfant et des Personnes âgées, représentant de Madame la Ministre Agnélé Christine Messan, un message très significatif à l’endroit du Gouvernement, du Parlement et des parents. Dans ce message rédigé par les enfants eux-mêmes qui, après avoir présenté la situation des enfants de par le monde en terme de violences et abus, a dénoncé la violation des droits de l’Homme: «La négligence, les violences et abus envers les enfants constituent une violation des droits de l’homme en général et des enfants en particulier. Cette violation des droits de l’enfant se présente sous plusieurs formes (violence physique, sexuelle et émotionnelle, la traite et l’exploitation) et n’épargne aucun milieu : famille, école, établissement de soins, résidences pour enfants, prisons, communauté, rue, lieux de travail…», a-t-elle souligné. Dans leur message, les enfants ont lancé un appel solennel à l’endroit du Gouvernement afin de mettre en œuvre une réelle politique de prévention et de lutte contre les phénomènes de Violences, Abus et Exploitation Sexuelle (VAES) pour qu’il prenne des mesures pour pallier les carences et insuffisances sur les plans juridique et institutionnel; créer au niveau national un système de protection efficace de l’enfant pour atteindre l’objectif et de donner à chaque enfant Togolais le droit à la protection et à une vie sans violence – que ce soit à la maison, à l’école, sur le lieu de travail, dans une institution pour enfant ; les aider à créer un mouvement national des enfants pour la lutte contre la violence et abus envers les enfants… Quant au parlement, les enfants l’exhortent à adopter «rapidement le Code de l’Enfant afin de permettre à l’Etat de prendre des mesures et de mettre des mécanismes en place en vue de son application effective». Aux parents, qu’ils «assument pleinement leur rôle d’éducateur en instaurant un dialogue permanent entre eux et nous; - Adoptent des formes constructives et positives de disciplines et d’actions de développement de l’enfant en tenant compte de nos aptitudes et de la nécessité de respecter nos points de vue». En prélude à la cérémonie officielle, un match de football féminin doté de trophée conjointement organisé par WAO-Afrique et l’Association de Femmes pour le Développement et le Social (AFDS) de Mme Monique M.M. Enyonam AFAN, a été joué sur le terrain du CEG d’Adidogomé. Ce match s’est terminé sur la victoire de l’équipe B après les tirs au but; le trophée a été remis à l’équipe victorieuse par Mme Délali Kpéglo, Conseillère en droit de l’enfant à Plan-Togo.. Aussi, cette journée a été marquée par l’inauguration au siège de WAO-Afrique le 20 novembre dernier, du Centre de Formation des Techniciens de Ménage en présence des Ministres : Edoh Agbéwanou de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et Mme Agnélé Christine Messan, Ministre déléguée, chargée de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées, qui ont coupé le ruban symbolique qui a donné lieu à une visite guidée par M. Cléophas Mally, Directeur Général de WAO-Afrique. On notait également la présence de Mme Stéfanie CONRAD, représentante de Plan Togo qui était présente à toutes les manifestations aux côtés de M. Cléophas Mally, Directeur de WAO-Afrique. Etait aussi présente Mlle Azouma Jacquy, Miss Togo 2005. Le triste constat à l’occasion de cette journée est marqué par l’absence notoire et inadmissible des parlementaires à cette cérémonie. Alors qu’ailleurs, vu l’ampleur de la situation criarde des enfants, les élus s’invitent pour écouter les enfants. C’est dire que cette situation des enfants préoccupe peu les «élus» du Togo, c’est aussi peut-être la raison inavouée de la non –adoption du Code de l’Enfant qui se trouverait depuis belle lurette sur la table du parlement. Didier LEDOUX Santour Et la femme togolaise? «Affronter une femme est un problème à résoudre car, elle en use et elle en abuse puisque son principal slogan, c’est « je suis une femme» (Patrick Devedjian, Conseiller Politique de Nicolas Sarkozy) Aujourd’hui, c’est chose faite. Le souhait de l’écrivain français Arthur Rimbaud est en train de prendre corps. «Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle […] elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu», écrivait-il. De par le monde, les femmes ont commencé à s’affirmer de fort belle manière. Elles occupent valablement les espaces de liberté qui s’offrent à elles. Au Libéria, Ellen Jonhson Sirleaf s’est fait élire présidente, la première dans le «Noir Continent». Elle veut redonner vie à son pays malade, déchiré par plusieurs années de guerre civile. Au Chili, c’est Michelle Bachelet, une autre dame de fer qui préside depuis le début de cette année aux destinées de ce pays d’Amérique du Sud. En Allemagne, Angela Merkel a mis out Gerhard Schroeder et devient la première chancelière dans l’histoire du Deutschland. En fin de semaine dernière, tout a été dit
au sein du Parti Socialiste français (PS). Les primaires
qui avaient opposé Lolo, Ségo et Dodo ont tourné à l’avantage
de la députée des Deux-Sèvres. Ségolène
Royal (Ségo) est élue dès le premier tour
avec 60,62% contre 20,83 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,54
% pour Laurent Fabuis. C’est cette femme de 53 ans, mère
de quatre enfants et compagne du Premier secrétaire du PS,
François Hollande, qui va en découdre avec le candidat
de la droite, peut-être Nicolas Sarkozy. Et la femme togolaise dans tout ça? Elle n’a
aucune incidence sur la vie socio-politique de notre pays. Ces
femmes intellectuelles qui devraient servir de modèle pour
leurs sœurs des zones rurales, préfèrent plutôt
porter des grosses lunettes et jouer aux femmes savantes. Elles
ne savent que parler du «Genre» entre
quatre murs. Puisque les bailleurs soutiennent ces projets, on
en crée pour «bouffer un peu». «Le
féminisme, c’est de ne pas compter sur le Prince Charmant»,
avertit l’écrivain français Jules Renard. Pourtant,
les femmes togolaises, malgré leur pourcentage important,
continuent d’attraper le second rôle. Les promotions
de la plupart d’entre elles proviennent de leur «Prince
Charmant». Sur les cinq femmes qui sont au
gouvernement, il y en a qui sont nommées non pas en fonction
de leur compétence mais en fonction de leur disponibilité à «servir» le
ou les «Princes Charmants». Aussi,
les quelques rares directrices générales qui existent,
sont-elles là non pas par le travail bien fait mais bien
par la politique du cuissage. Nombre de femmes togolaises chérissent
la promotion par le sexe au lieu de faire valoir leurs compétences
ou défendre leur dignité. Gouvernement d’Union Nationale Les chances d’une entrée de l’UFC s’amenuisent Les parties signataires de l’Accord Politique Global du 20 août dernier s’étaient donné rendez-vous le lundi 13 novembre dernier à Ouagadougou pour le lancement des travaux du Comité de suivi dont la mise en place a été recommandée pour suivre la bonne application de l’accord. Et à la fin des travaux, un communiqué a été lu, indiquant que le Facilitateur a «invité» le «chef de l’Etat et le Premier Ministre» à ouvrir le gouvernement à l’UFC. Cette invitation solennelle a été applaudie par toutes. Les jours suivants, cet appel devrait être traduit dans les faits. Mais aujourd’hui, près de la dizaine de jours après, non seulement cette invitation ne s’est pas traduite dans les faits, mais aussi les positions des deux principaux protagonistes, le RPT et l’UFC semblent augurer d’un bras de fer aux retombées dommageables à l’esprit d’apaisement car il existe trop de calculs politiciens au sein de leurs Etat-majors. C’est l’extrémisme de leurs positions qui est à redouter. Nul n’est sans savoir que le parti de Gilchrist Olympio pose des conditions pour son entrée au gouvernement. L’Union des Forces de Changement (UFC) veut une garantie de fonction pour ses représentants au GUN. Pour cela, le parti avait écrit à « Monsieur Faure Gnassingbé » pour lui demander des clarifications, d’après les déclarations de son leader, sur nommément « la règle des prérogatives que lui conférait l’article 66 de la constitution », celles de «nommer et de révoquer les ministres, y compris le Premier ministre». Il ne voudrait pas non plus jouer un rôle subsidiaire au gouvernement. «S’il plait à certains partis d’être au gouvernement avec des strapontins, c’est leur droit et c’est leur stratégie. S’il plait à d’autres également de laisser le seul RPT et ses affidés occuper à 90% les ministères techniques les plus huppés, c’est leur responsabilité. Pour l’UFC, cela est inadmissible», déclarait le 3ème vice-président Patrick Lawson. La liberté d’action de ses représentants éventuels est une de ses préoccupations. «On a demandé certaines conditions de travail et surtout la liberté pour nos ministres de pouvoir opérer et de faire entendre leurs voix», indiquait Gilchrist Olympio à l’issue de la rencontre de Ouaga le 13 novembre dernier. Toutes ces exigences semblent déjà «inacceptables» au RPT. On pense qu’accéder aux revendications de l’UFC signifierait se plier à ses diktats, se subordonner à elle, lui créer un statut particulier. Cela signifie aussi une remise en cause des pouvoirs de Faure Gnassingbé et une « minimisation » des autres partis qui ont accepté prendre part au gouvernement sans poser de condition. La liberté d’action des ministres UFC leur ferait pousser des ailes qui entretiendraient en eux des élans contestataires. C’est « une stratégie politique visant à lancer la balle à l’adversaire pour faire croire qu’il est principalement allergique à l’idée d’ouverture », estime-t-on. «Faut-il se laisser embarquer dans une instabilité gouvernementale», s’interroge-t-on encore. Et en plus, on pense que «ce qu’exige l’UFC n’est ni plus ni moins qu’une remise en cause de l’APG». La non participation de l’UFC au gouvernement semble contenter le clan au pouvoir. Pour Gilbert Bawara, Ministre de la Coopération et du NEPAD, « on ne peut pas instaurer une dictature à l’inverse qui consiste à embrigader tout le monde dans un gouvernement ». Tout l’ostracisme du RPT à l’endroit de l’UFC pourrait se résumer en ces quelques mots sortis par le ministre par rapport à l’invitation du Facilitateur lancée à l’endroit du chef de l’Etat et du Premier ministre d’ouvrir le GUN à l’UFC: «Le facilitateur n’a aucun pouvoir d’injonction sur les autorités togolaises». Tous les ébats des uns et des autres pour convaincre les
décideurs à faire rallier l’UFC au gouvernement
ne seront qu’inutiles car au RPT, on a toutes les raisons
pour l’écarter. On accuse le parti de Gilchrist Olympio
d’avoir écrit au Commissaire Européen et à l’Action
Humanitaire et au Développement, Louis Michel pour s’opposer à la
prétendue reprise de la coopération. La correspondance
suspectée ne contenait pourtant rien comme tel. Daté du
07 novembre 2006, le courrier dont ampliation a été faite
au Médiateur du Dialogue Intertogolais, ne rappelait
pourtant que la nécessité de l’assistance financière
européenne des prochaines législatives et exprimait
l’inquiétude du parti quant au retard accusé par
le gouvernement dans l’envoi de la requête d’assistance. «Il
est impératif que la requête des autorités
togolaises parvienne à l’UE dans les meilleurs délais
de manière à favoriser la mise en place de cette
assistance en temps opportun… Il incombe à l’UE
d’amener le gouvernement togolais à formuler dans
les délais, la requête d’assistance technique
et financière», indiquait le courrier. L’UFC en tournée de sensibilisation à partir de mardi prochain De source bien informée, l’Union des Forces de Changement (UFC) entame à partir du mardi 28 novembre une tournée à l’intérieur du pays. Pour sillonner tout le territoire et atteindre les populations, les responsables et autres militants du parti se sont constitués en deux groupes. L’un débutera la tournée depuis l’extrême Nord (Cinkassé et l’autre à partir de l’extrême Sud (Djakassé) et les deux groupes auront pour point de jonction la ville de Blitta (au centre). Ils sillonneront les chefs-lieux de préfectures, les cantons… pour sensibiliser les populations sur l’Accord Politique Global, les prochaines élections législatives et évidement leur expliquer les raisons qui sous-tendent la non participation de l’UFC au gouvernement. L.H. CENI:
Deux tendances s’affrontent
sur le recensement électoral et les cartes infalsifiables Dans l’Accord Politique Global signé le 20 août dernier, il est précisé à propos du recensement pour la confection du ficher électoral que « Les Parties prenantes au Dialogue conviennent de faire procéder à un recensement électoral en vue d’obtenir un fichier électoral fiable… Le recensement électoral est organisé par la CENI en collaboration avec le Gouvernement qui déterminera les modalités de délivrance des cartes nationales d’identité » (1-2-5). En ce qui concerne les cartes d’électeurs infalsifiables, il est dit : «Les Parties prenantes au Dialogue conviennent d’instituer une carte d’électeur infalsifiable et sécurisée» (1-2-6). Les structures chargées d’exécuter toutes ses tâches sont d’abord la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ensuite le Gouvernement. C’est à elle de définir le type de recensement qui convient le mieux et de donner les résultats de leurs travaux au gouvernement qui les exécute. Mais actuellement,
les discussions achoppent sur la question du recensement et de la délivrance
des cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées.
Deux camps s’affrontent. En outre, il s’est posé dans la quasi-totalité des bureaux de vote, des pénuries organisées de cartes d’électeurs alors qu’au même moment des listes électorales sont établies dans les maisons privées. Il y a aussi le cas des cartes dissimulées qui étaient distribuées aux seuls militants du RPT et qui étaient utilisées le jour du scrutin pour les votes multiples. Ces anomalies avaient frustré plus d’un et ravivé la tension. Les Togolais ne veulent plus voir ces genres de choses lors du scrutin du 24 juin 2007. Le RPT et ses affidés qui soutiennent ce type de recensement, avancent des arguments en terme de coût, de temps… Ce qui n’est fait qu’une manœuvre visant à rééditer sur la «Terre de nos aïeux» des parodies d’élections. Le second camp propose un recensement électoral devant permettre
la confection d’un fichier électoral à jour
et fiable, à l’instar de ce qui a été fait
en République Démocratique du Congo (RDC). Ce type
de recensement permet de délivrer la carte d’électeur
séance tenante. L’électeur se présente,
fournit les informations avec les preuves à l’appui,
on l’enregistre et il y a une machine qui le photographie
et prend son empreinte digitale. Ce travail se fait à la
chaîne. La carte est plastifiée et a l’empreinte
biométrique qui peut être testée à tout
moment. Pour les partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC),
c’est ce type de recensement qui correspond à ce qui
a été prévu par l’APG qui parle de «cartes
d’électeurs infalsifiables et sécurisées». Blitta/Les FAT et la politique Le Col. Atoyeme en pré-campagne pour le patron des FAT Nous avons annoncé dans l’une de nos parutions que des rumeurs persistantes font état de la probable candidature d’un des «fils de la nation» dans l’une des circonscriptions électorales de la préfecture de Blitta lors des prochaines législatives. Aujourd’hui, les choses se précisent de plus en plus avec les réunions tous azimuts des cadres du milieu. A en croire certaines indiscrétions, le vendredi 10 novembre dernier, une réunion des étudiants natifs du milieu s’est déroulée à la salle de réunion du Centre Catholique Universitaire sous la houlette du Colonel Atoyeme Kodjo et d’un Commandant chargé de sécurité à la présidence qui n’a pas pu faire le déplacement au dernier moment parce qu’étant empêché. Cette rencontre qui a rassemblé 120 étudiants Agnagan, Adélé et Kpessi (les peuples autochtones) a également vu la participation de deux enseingants à l’université MM. Odji Yéma et Alonou Benjamin. Prenant la parole, le Colonel Atoyeme aurait déclaré qu’il était là pour leur parler en tant que grand-frère et que le thème de la réunion concernait la question de la sécurité dans la préfecture de Blitta. Mais contre toute attente, il aurait dit à ses interlocuteurs que la préfecture de Blitta est une préfecture phare puisque le président Faure y aurait fait ses premiers pas politiques. Pour lui, il faut laisser toute personne qui le désire à être candidate même si elle n’est pas du milieu. L’essentiel est que la personne ait l’intention de développer la préfecture. Il aurait également ajouté qu’il aurait appris que les autochtones se prépareraient à boycotter tout candidat qui ne soit pas originaire de la région. En outre, il aurait demandé aux étudiants de savoir choisir leur parti car les autres formations politiques ne seraient pas prêtes à faire quelque chose pour la préfecture. Et pour étayer ses propos, il aurait donné l’exemple des morts d’Agbandi au début du processus démocratique qu’il mettrait sur le compte de l’opposition. « Comme vous êtes des porte-paroles et comme vous êtes très écoutés par les parents, c’est pourquoi je vous ai réunis », aurait-il laissé entendre. La conclusion était une suite de mise en garde, de menaces déguisées: «Si vous déraillez au cours des élections…». Enfin, il serait disposé à aider ses frères sur la plan militaire à condition qu’ils soient du RPT. Les deux enseignants se sont ensuite succédé pour prodiguer «d’utiles conseils» aux étudiants. Pour le sieur Odji, un étranger peut être candidat dans le Blitta et développer le milieu. Il aurait en sus donné l’exemple d’une contrée en France et invité les étudiants à ouvrir les yeux avant de choisir leur parti. Le débat qui s’en en suivi, fut houleux. Les étudiants auraient dénoncé cette propension de leurs aînés à les approcher à la veille des élections et à les oublier après service rendu. Certains auraient même demandé à la délégation de montrer du doigt ce que l’Etat togolais a fait à la préfecture. Comme on le voit, ces réunions ont pour but de préparer les esprits pour accepter la candidature de l’actuel patron des FAT. Mais ces interventions des officiers de la préfecture de Blitta ne s’inscrivent-elles pas à faux contre l’Accord Politique Global ? La neutralité des Forces de sécurité et de défense par rapport au jeu politique n’est-elle pas mise en mal? En tout cas, les tracasseries qu’on inflige déjà aux militants de l’UFC dans cette préfecture ne sont pas fortuites. Evans Yemey Journées Europe – Afrique Des Africains dont des Togolais ont manifesté contre leurs chefs d’Etats Louis Michel, le protecteur des Chefs d’Etats mal élus africains avait réuni du 13 au 17 novembre courant, pour des journées d’actions pour l’Afrique à Bruxelles, une vingtaine de Présidents du continent africain. L’idée était de penser au développement de l’Afrique et d’inviter les opérateurs économiques à investir sur le continent, montrer ses aspects socio-culturels et donner une autre image de cette partie du monde autre que celle qui est souvent véhiculée dans les médias européens. Mais voilà. Si cette idée est fort louable, elle comporte un handicap de taille: Louis Michel et son soutien aux dictatures africaines. Pour nombre d’Africains de la diaspora, le fait de dresser des tapis rouges à des Chefs d’Etats hostiles au changement et à la démocratie est une manière pour le Commissaire européen Louis Michel d’insulter l’intelligence des Africains. Car si le continent est aujourd’hui plongé dans cette léthargie où pauvreté se dispute la palme à la maladie, aux guerres, aux catastrophes en tous genres, cela est la conséquence d’une absence réelle de politique contraignante de l’Union européenne vis-à-vis des pays africains où l’exigence d’une bonne gouvernance et d’une ouverture démocratique véritable doit constituer l’axe autour duquel doit se baser les relations Afrique-Europe conformément aux accords de Cotonou. Pour dénoncer ce double langage de l’UE (officiellement démocratie et bonne gouvernance = coopération et aide) alors qu’officieusement on soutient les dictateurs, les Africains d’Europe ont donné de la voix pour crier leur ras-le-bol devant une telle complaisance de l’UE et montrer les vrais visages de ces satrapes africains à la face du monde. Ils étaient nombreux, très nombreux et de diverses nationalités à prendre d’assaut ce 17 novembre le parc de l’exposition de Bruxelles auréolés de banderoles, de pancartes et de tee-shirts hostiles aux dictateurs africains. On pouvait lire: «Louis Michel, le Congo (RDC) n’est pas à vendre» en référence au soutien public de celui-ci à Joseph Kabila, «Stop à une justice politisée au Rwanda», «SOS Togo», «Vainquons ou mourons mais dans la dignité» «En mémoire de toutes les victimes de la tragédie rwandaise» «Respect pour les Noirs mauritaniens» etc. Les castagnettes résonnaient au rythme des tambours. Il faut dire que l’ambiance était bon enfant pour crier haro sur l’hypocrisie de l’Europe face au drame qui sévit dans la plupart des pays africains. L’arrivée des mal élus africains dans le hall de l’exposition a été saluée par des cris de colère et des lancements de pancartes et de pierres en direction des cortèges malgré un dispositif policier très impressionnant. Ainsi les Ethiopiens et les Congolais avaient été plus déterminants dans leur désir d’en découdre à la fois avec Mélès Zénawi et Louis Michel. Plusieurs fois, la police belge avait dû contraindre la foule à rester dans le périmètre de sécurité qui lui est réservé. Des Togolais presque absents Son Coordinateur, Justin Abalo (à ne pas confondre avec Justin Alofa), au cours du mois d’octobre, avait fait un déplacement à Lomé. Au cours de son séjour, il avait eu l’audace d’aller rencontrer Faure Gnassingbé au nom de Diastode. Ce qui pouvait décourager les togolais d’Europe à ne plus croire en la bonne foi des responsables des organisations de la diaspora à mener à bout la lutte pour la démocratie. Ce Justin Abalo, dont la nomination avait été contestée au regard de sa personnalité fourbe est un cas pathétique dans la communauté togolaise en Belgique. Longtemps, il a été aux antipodes de la lutte pour le changement, soufflant le chaud et le froid. Tantôt, il se joue à l’opposant radical et dénonciateur des comportements obscurantistes du Rpt. Mais en réalité, il se la coule douce avec le clan Gnassingbé. Sa démission intervenue le dimanche 19 novembre même si elle est tardive, vient à point pour démasquer les esprits louches qui pullulent la diaspora. Car une organisation aussi sérieuse telle que Diastode, ne saurait longtemps avoir en son sein des brebis galeuses du genre Justin Abalo. Quoi qu’il en soit, les régimes impopulaires doivent être connus et désavoués. Le temps nouveau est venu pour que l’Afrique, surtout sa jeunesse se réveille pour faire front aux despotes qui se font passer pour des Chefs d’Etats fréquentables. Source: Etiame.com Trop c’est trop La
CEET embête ses clients Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi dernier, «Togo Délestage», pardon la CEET a annoncé qu’un calendrier de coupure sera établi pour éviter des désagréments aux consommateurs. Dans le quotidien national «Togo-Presse» N°7410 du vendredi 17 novembre 2006, le calendrier de la semaine en cours est publié avec bien sûr des détails sur les zones et les heures de coupure. Beaucoup de consommateurs se sont procurés de ce calendrier aux fins de planifier leurs activités. Mais contre toute attente, ce programme n’est pas respecté et le courant est coupé de façon brutale et désordonnée. Les six heures annoncées sont passées à sept voire huit heures et cela intervient quand les gens s’y attendaient le moins. C’est gravissime que la CEET continue de griller nos appareils. Elle nous embête. L.H. Les «je m’engage» à la «Faure-vi
Vodoua» Ce qui a encore « tonné » plus d’un Togolais est le discours servi aux participants par «Faure-vi vodoua». Le « fils de la nation » a de nouveau hypnotisé ses compatriotes et les participants de par ses propos toujours « mielleux ». On comprend pourquoi il met K.O. les …hum ! «J’attache pour ma part, une importance particulière au respect de l’indépendance de la magistrature, et je souhaite permettre à l’ensemble de la magistrature togolaise de remplir sa mission dans les meilleures conditions possibles», proclamait-il. Entre nous, ces propos sont-ils conformes à la réalité? Non! Le gros canular c’est à ce niveau de son discours: «Je me suis attaché depuis mon investiture à respecter et à faire respecter toutes les règles constitutives de notre Etat de droit. (…) mais je tiens ici à réaffirmer solennellement mon engagement résolu à faire respecter les règles de l’Etat de droit par tous et par chacun sans exception aucune». Faut-il en rire ou en pleurer? Les Togolais ont entendu les mêmes propos lors de la signature de l’Accord «grammatical» global le 20 août dernier. Mais quelques jours après, «Faure-vi» et son entourage ont dénaturé l’Accord en procédant à des affectations unilatérales des magistrats. De plus, la mauvaise foi du pouvoir fait son chemin malgré les «je m’engage» clinquants du «petit Gnass». Robert
Bakaï new look! Avis de perte: Rockvi et les
siens ont perdu leur langue Les promesses AttipoéïquesRichardson von Attipoé, le ministre de la Vieillesse, pardon de la Jeunesse et des Sports, ne cessera de nous « tonner » comme cette jeune écolière qui «a tonné le maître du CP1». On a l’impression que le type n’arrive pas à canaliser ses ardeurs et se laisse aller. Le samedi 11 novembre dernier, ceux qui font karatéka «à Togo ici» ont dit qu’ils ont lancé au terrain de handball qui est bosselé comme nos rues, la saison sportive 2006-2007. L’activiste du RPT était au rendez-vous et s’était livré à l’un de ses shows dont il a seul le secret. Au cours de son intervention, il a «signifié que le sport ne peut évoluer sans les mesures d’accompagnement». Donc, il a promis faire tout pour que toutes les fédérations à l’instar de celle du football puissent «disposer de budget conséquent». En tout cas, nous, on l’attend au tournant. On saura le juger après le vote de la loi de finance 2007. A la fin de cette cérémonie, il a déclaré aux micros de nos «con-frères» de la TV2 qu’il a décidé de faire construire un palais des sports et qu’il a déjà soumis le projet aux partenaires français. N’est-ce pas là les propos d’un démagogue? Même s’il y a un projet dans ce sens, a-t-il besoin de le dire en ce moment? Croit-il qu’il est en train de conquérir les Togolais avec ses promesses de Gascon?
Profil
du prochain président de
la FTF C’est dans cette atmosphère que, comme le messie, arriva un vieil homme. Comment il s’appelle? Sepp Blatter. Qu’est-ce qu’il a créé? La CEI pour organiser les élections. L’avenir est prometteur car Balakiyèm dira son au revoir. L’homme qui doit maintenant prendre les rênes de la Fédé, quel profil doit-il avoir? Telle est l’énigme. Un pédé, lui, a déjà trouvé le profil idéal. Il dit qu’il faut un homme «faure», immense comme «Le Libéro» et ayant une voix «Rock». Avis aux électeurs Une guérilla au Togo à partir
de février 2007! Vendredi dernier, le type s’est encore illustré. C’était au cours de l’émission «Dounégno» sur Radio Nostalgie. Il en était l’invité. C’était un authentique Fo Nico qu’on a retrouvé, dans son rôle de moralisateur. Toutes les parties prenantes au Dialogue en avaient eu pour leur compte. Il lui arrivait d’insulter «nicolaïquement» et le RPT et l’UFC en même temps. Le point d’orgue de l’émission a été la question de sa guérilla qu’il avait menacée de déclencher il y a quelques mois. Les Gnassingbélandais se souviennent que Fo Nico, très remonté contre les gouvernants parce que son parti a été amicalement écarté du Dialogue National, menaçait de déclencher « une guérilla » si son PRR chéri est encore exclu du gouvernement à mettre en place ou de la CENI qui est censée organiser les élections prochaines. Et bien, les choses se sont précisées sur Nostalgie FM l’autre fois et il urge que les Gnassingbélandais prennent leurs dispositions. Fo Nico, égal à lui-même, a affirmé que sa guérilla, «commencera à partir de février 2007». Beaucoup de Gnassingbélandais ont commencé aussitôt à faire leurs valises, redoutant une répétition des épisodes sanglants d’avril 2005 au cours de sa guérilla qui est, selon Le Petit Larousse «guerre de harcèlement, d’embuscades, de coups de main menée par des unités régulières ou des troupes de partisans». Heureusement qu’il a promis que ce sera une guérilla politique. Ça fait du bruit pour 40 millions d’Euros Finalement, on ne sait même plus si la reprise de la coopération UE-Togo est déjà effective. Les Gnassingbélandais ont déjà entendu le pouvoir annoncer cette reprise plus d’une fois déjà. Cela a déjà coûté la vie à plusieurs citoyens. On s’en souvient, le 20 novembre 2004, il était prévu une marche de soutien au père de Faure-vi pour, disait-on, avoir réussi à arracher aux Européens la reprise de la coopération. Lomé II était plein à craquer. C’était l’époque des marches de soutien, lectures de motions. Il y avait du monde même dans les arbres là-bas et une foule immense attendait dehors, n’ayant pas pu pénétrer au paradis qui se révèlera un enfer, avant que les portes ne se ferment. D’après nos envoyés spéciaux sur les lieux, la foule était tellement compacte qu’il n’y avait même pas moyen de tourner le regard à gauche ou à droite. Et ce qui devait arriver arriva. Une bousculade monstre, comme on en doutait, arriva et, selon les sources officielles, il y eut 13 morts. Mais d’autres sources, nommément les rescapés dénombrent, eux, plusieurs dizaines voire des centaines. Tout compte fait, ils étaient morts «fata» (gratuitement) car la pseudo reprise de la coopération n’était qu’une vérité de dentiste, un gros mensonge quoi. Depuis quelques jours, on ânonne encore une reprise entière. Sur les médias officiels, c’est la propagande. Même la TVT a innové pour la circonstance. Un édito spécial fut fait samedi dans le journal de 20 heures où le vain mot était « Renaissance ». Son présentateur a loué des vertus d’ouverture de Faure Gnassingbé dont il a prononcé le nom à maintes reprises. Pour 40 millions d’Euros à débloquer début 2007 sur les 104 millions que cela devrait être, on jubile comme si c’est le sida qui est vaincu. Nous on ne comprend «rignin». Est-ce que au temps T = O, la coopération UE-Togo est entièrement reprise ? A vous la parole.
Pour
l’avenir du Togo (17) par Claude
AMEGANVI Ce
fut le gouvernement des Etats-Unis qui fut le premier à pousser à la
privatisation des entreprises publiques qu’il cherchait à récupérer
pour le compte des sociétés américaines
au détriment des intérêts français.
La création d’une zone franche en fut le cadre. C’est le même ambassadeur des Etats-Unis qui, le 1er août,
avait annoncé que l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC)-, l’organisme
américain de promotion et de garantie des investissement (privés) à l’étranger - avait
choisi le Togo comme site d’implantation en Afrique pour une zone franche
pilote. (...) Innovation intéressante - cette zone franche devrait être étendue à tout
le territoire togolais. Ainsi une entreprise voulant s’installer à l’extrême
nord du pays pourrait bénéficier de tous les avantages prévus.
Autre suggestion: mettre à la disposition des investisseurs étrangers
les locaux d’entreprises désaffectés.(...) A son tour, le journal français Le
Figaro indiquait: «Privatiser était
avant tout notre idée. La Banque
et le Fonds n’ont fait que nous supporter dans nos efforts », se
défend aujourd’hui Koffi Djondo, ministre de l’industrie
et des Sociétés d’Etat. Et son chef de cabinet
de préciser: «Si certains pays privatisent uniquement pour des raisons
idéologiques, au Togo, c’était uniquement par réalisme.
Nous savions très bien que nous ne récupérerions jamais
l’intégralité de l’argent que nous avions injecté par
le passé.» (…) en quelques jours, les effectifs de la STS
sont ainsi passés de 360 à 120 personnes (...)» Il sera temps, alors de tirer un bilan définitif de ce programme.
Avant de décider d’aller encore de l’avant. Car le
secteur public comptera encore, à ce moment, une cinquantaine
d’établissements employant 16000 ouvriers et réalisant
200 milliards de francs CFA de chiffre d’affaire. Encore beaucoup de
travail en perspective… Sur les principales entreprises publiques du pays, seuls les phosphates, les produits agricoles d’exportation, l’eau et l’électricité devaient encore rester sous le contrôle de l’Etat! Le journal français Le Monde devait alors indiquer: «En 1989, lorsque les bonnes fées du capitalisme international se penchèrent sur le berceau de l’économie du Togo, tous les espoirs semblaient permis à ce petit pays de 3,5 millions d’habitants, ruraux à80 %. Sur la suggestion d’un organisme américain d’aide aux investissements privés à l’étranger, l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), avec l’assistance financière et technique de l’Agence des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et de la coopération française, les conseils de la Banque mondiale et les bons voeux du président George Bush, le Togo avait été choisi pour y implanter une zone franche modèle en Afrique de l’Ouest. Vitrine du capitalisme libéral sous la houlette du général-président Gnassingbé Eyadéma, en place depuis janvier 1967, le pays est l’enfant chéri du Fonds monétaire international, dont il devance les programmes d’ajustement structurel en privatisant entreprises et services publics, libérant des cohortes de chômeurs. Il méritait bien quelque sollicitude de la part de ses amis pour récupérer une main-d’œuvre bon marché, offerte aux délocalisateurs du monde entier, prêts à investir des capitaux dans des zones protégées, exonérées de toute imposition. Fort de ses avantages, stabilité politique, tradition commerciale, infrastructures satisfaisantes et bon réseau de communications, le Togo mit rapidement au point statut légal et critères d’éligibilité. En échange de l’obligation de réexporter la quasi-totalité des produits fabriqués ou transformés et de réserver 80 % des emplois à des Togolais, le gouvernement offrait des avantages substantiels: exonération de tous droits de douane à l’importation et à l’exportation et d’impôt sur les bénéfices pendant dix ans (ils sont ensuite taxés à 15 %), tarifs préférentiels en particulier sur l’énergie et les télécommunications, zone industrielle aménagée et... code du travail adapté. Six ans plus tard, le carrosse est redevenu citrouille: déstabilisé par une interminable et violente crise politique, engagé dans un mouvement de démocratisation interrompu, tandis que la population subi! Sait brutalement les effets de la dévaluation de 50 % du franc CFA, U C’est le pays tente de refaire surface. Des 100 000 emplois rêvés, 4 000 environs ont été créés par une trentaine d’entreprises (une vingtaine d’autres sont en cours d’installation), pour un investissement global de 116 millions de francs. Les activités sont aussi diverses que la fabrication de cheveux synthétiques, colle industrielle, cosmétiques, batteries 6 radiocassettes, l’horticulture, la production d’huiles végétales ou plantes aromatiques. Pas de haute technologie, la main-d’œuvre est essentiellement féminine, les salaires au niveau du minimum local et si l’administration exige, pour l’agrément des entreprises candidate! le dépôt d’un plan de formation, elle reconnaît que les transferts dl technologie se limitent à celui d’un savoir-faire (know-how) assez élémentaire. Mais plus encore que le coût de la main-d’œuvre, la qualité des services et des infrastructures offerts, les entreprises, en particuli6 asiatiques (coréennes, chinoises, indiennes), majoritaires, sont attirées par la possibilité de pénétrer les marchés européens et nord mi ricains en contournant les barrières commerciales. Signataire des accords de Lomé et pays membre du groupe ACP, le Togo a un accès privilégié à l’Union européenne et bénéficie par ailleurs de quotas préférentiels aux Etats-Unis. Car la concurrence est sévère sur le marché mondial
des zones franches en pleine explosion. En Afrique, on en compte une
trentaine employant environ 250 000 personnes. » Il s’agissait donc d’un bradage qui ouvrait la voie à d’autres de la même nature. On s’apercevra par la suite que ce fameux «homme d’affaires et entrepreneur» n’était qu’un escroc international qui, un beau matin, prit la des champs et quitta le Togo, laissant l’entreprise et ses ouvriers sur carreau. Il reste qu’au moyen de l’ensemble de ces mesures drastiques de émission nationale, de 50 % du budget et 61 % des recettes d’exportation en 1983, le service de la dette extérieure fut ramenée à 45 % du budget et 56 % des recettes d’exportation en 1984 bien que le déficit des entreprises publiques continuait d’atteindre 9 milliards de F CFA soit 4 % du PIB cette année-là. Parallèlement on apprenait, en 1984, que de 3,9 milliards en 1983, la dette avait baissée à 1milliard de dollars en 1984. A quel prix le régime a-t-il donc pu réduire ainsi près des 3/4 de sa dette en l’espace d’un an, en d’autres termes, en présence de quel miracle nous trouvons-nous? Pour répondre à cette question, il faut considérer un facteur qui a certes compté mais n’explique pas tout. Ayant obtenu la mise sous contrôle de l’économie togolaise, les puissances étrangères, inquiètes de l’explosion sociale à laquelle pouvait conduire les «potions amères» du FMI, accordaient des remises de dette au régime d’Eyadéma qui garantissait si bien leurs intérêts, afin de lui permettre de souffler un peu. Si les gouvernements de la RFA (République Fédérale Allemande) , du Danemark et de la France avaient accordé des remises de dette au régime togolais, pour l’essentiel cependant, la réduction du montant de la dette togolaise ne s’explique que par l’ampleur de la régression sociale que le régime et l’impérialisme ont fait supporter au peuple togolais. Leur politique d’austérité continuellement renforcée et prélèvements autoritaires en tous genres (5 % sur les salaires par ailleurs bloqués, licenciements etc ): voilà, le miracle! Les conséquences sociales Avec une brutalité inouïe, des compressions massives des effectifs de travailleurs furent imposées dans tous les secteurs d’activités Dans le secteur para-public, des milliers de travailleurs ont été déversés dans la rue, soit licenciés à la suite de la fermeture ou de la privatisation de leurs entreprises, ou pour de prétendues invalidités professionnelles. Dans la fonction publique, après un recensement des agents, opéré dans des conditions dégradantes au cours de l’année 1983, ceux-ci subissaient des licenciements massifs dès l’année 1985 en application d’une décision instituant, dans le cadre du PAS, leur mise à la retraite forcée après trente ans de service. De nombreux travailleurs, surpris et traumatisés par la brutalité de cette mesure qui les poussait au désespoir, en avaient été conduits au suicide, entre autres pour échapper aux créanciers, en l’occurrence les banques, auxquels ils ne pouvaient plus payer les traites. Comme a pu l’établir une
enquête sur «les jeunes retraités»: De plus, d’importantes pertes affectaient les revenus salariaux.
Dès 1984 l’étude du BIT précitée
constatait: (15)
Europe-Outre mer, n°667-668, août-septembre
1996 Programme National de Modernisation de la Justice Conscient des carences actuelles affectant le système judiciaire et de la nécessité de procéder à une réforme en profondeur de l’institution en vue de renforcer la démocratie et l’Etat de droit, l’Etat entrepris en avril 2004, avec le concours du PNUD, un diagnostic de la justice au Togo, dont les résultats et recommandations ont servi de support à la conception du présent document qui a été validé par un atelier ouvert par le Président de la République le 16 Août 2005. L’atelier, tenu à Kpalimé entre le 17 et 19 août, associait les représentants de la totalité des acteurs de la Justice ainsi que les bailleurs de fonds intéressés par la réforme de la justice. Le document final va être soumis au Conseil des ministres et faire l’objet d’une «lettre de politique» qui exprimera la politique gouvernementale de réforme judiciaire sur les 5 ans à venir. Ce faisant, le gouvernement togolais commence à exécuter l’engagement 2.7, pris dans le cadre des consultations ouvertes avec l’Union européenne le 14 avril 2004 et qui vise à «assurer par des mesures adéquates à préciser ultérieurement, un fonctionnement de la justice impartial et indépendant du pouvoir exécutif». Ce document pourrait également avoir vocation à s’incorporer dans la future stratégie nationale de promotion de la bonne gouvernance. Ses orientations et objectifs pourront enfin être intégrés dans la nouvelle version du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), en cours de formulation par le Gouvernement et qui constitue un pré-requis pour l’accès ultérieur du pays aux programmes de réduction de dette dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE). Le programme se décompose en 6 sous-programmes et 26 projets
pour un montant total de 10,5 Mds FCFA sur 5 ans, incluant les
infrastructures et l’assistance technique. Un diagramme visualisant
l’architecture générale du programme, ainsi
qu’un récapitulatif budgétaire, figurent en
annexe 1 et 3 au présent document. L’ISTT appelle à une mobilisation générale de tous les travailleurs L’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT) a tenu son assemblée générale le vendredi 17 novembre dernier à la bourse du travail à Lomé. Cette rencontre qui a rassemblé tous les travailleurs et toutes les travailleuses de tous les secteurs d’activités avait pour objectif de préparer la grève générale d’avertissement pour le non respect du Protocole d’Accord. En effet, le 11 mai 2006, le gouvernement, le conseil national du patronat et les organisations syndicales des travailleurs ont solennellement signé, au Corinthia Hôtel 2Février de Lomé, le «Protocole d’Accord» sanctionnant les discussions du Dialogue social tripartite qui ont eu lieu du 30 janvier au 07 avril 2006. Ce Protocole d’accord comporte les engagements pris par les différents protagonistes, ainsi qu’un échéancier de leur mise en œuvre. L’ISTT fait remarquer que six mois après la signature du document, aucun des engagements pris par le gouvernement et qui devait être mis en œuvre au cours de cette période, ne l’a été. Les organisations regroupées au sein de l’ISTT ont constaté que le gouvernement n’a respecté ni l’esprit, ni la lettre du «Protocole d’Accord entre le gouvernement, le conseil national du Patronat et les organisations de travailleurs» qu’il a signé sollennellement le 11 mai 2006. Par conséquent,
l’ISTT dit prendre acte de la situation créée
par le non respect des engagements auxquels, le gouvernement a souscrit et
se réserve le droit légitime d’entreprendre toutes les
actions qu’elle juge appropriées. De ce fait, elle appelle donc à une
grève générale des travailleurs, en vue d’obtenir satisfaction. Non respect des engagements Rock crée de nouveaux problèmes au sein des Eperviers Les divergences autour des problèmes de primes de matches entre les Eperviers et la Fédération Togolaise de Football (FTF) qui ont défrayé la chronique en Egypte et transportées à la face du monde en Allemagne ne sont pas encore aplanies quand l’incorrigible président Rock Balakyèm Gnassingbé crée une autre fronde avec les cadres de la sélection. Se disant tirer des leçons des déconvenues à la CAN et au Mondial, le reliquat de la FTF avait fait signer à quelques joueurs un document concernant les primes à leur verser pour leurs éventuelles rencontres. Ainsi, il est stipulé dans le contrat que pour une rencontre amicale, les joueurs percevront en cas de match perdu 200 000 FCFA, pour un match nul 500 000 F et pour un match gagné 1 000 000 FCFA. En plus, il leur est promis des primes de regroupement et le remboursement des titres de voyage. Ce contrat, bien qu’ayant été contesté par les joueurs professionnels, ne sera que de la poudre aux yeux. Le reliquat de la FTF est le premier à violer l’engagement qu’il a pris. En effet, au sortir du match international amical disputé le 15 novembre dernier par les Eperviers au Luxembourg face à la sélection locale, la FTF aurait remis aux joueurs une somme de 200 000 FCFA comme prime de match, ce que les joueurs professionnels ont naturellement rejeté, la prime n’étant pas conforme aux termes du contrat qu’ils ont signé. De plus, les joueurs n’ont pas reçu la prime de regroupement. A ces questions de primes se sont greffés des problèmes d’équipements. Il est fait état de ce que malgré le froid qui sévissait au Luxembourg, les joueurs n’ont pas eu de gants ni de manteaux pour se protéger. Le non respect des engagements pris par la FTF vis-à-vis des joueurs engendre une nouvelle crise entre la Fédération et les cadres de l’équipe nationale dont personne ne peut deviner l’issue à moins que les prochaines élections statutaires ne boutent hors Rock et ses courtisans les principaux responsables des maux qui minent notre football. Médard A. Résolution de la crise qui secoue la FTF Le Général Séyi Mèmène a obligation de résultat Au lendemain de la CAN et de la Coupe du Monde 2006 auxquelles le Togo a participé, la Fédération Togolaise de Football (FTF) était plongée dans une grande crise et tous les amoureux du ballon rond ont perdu l’espoir de voir leur équipe nationale rivaliser avec celles des grands pays de football. L’autoritarisme du Lt-col. Rock Gnassingbé, Président de la FTF, a contraint quatre membres influents de son Bureau Exécutif à la démission. Les cadres de l’équipe nationale ont renoncé à la sélection. Mais Dieu aidant, la FIFA a envoyé une mission d’inspection des experts au Togo pour enquêter sur l’instance dirigeante du football togolais et proposer |