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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Délestage persistant au Togo

CEB et CEET informent sans convaincre
           
La Communauté Electrique du Bénin (CEB) et la Compagnie Energie et Electrique du Togo (CEET) ont animé le jeudi 16 novembre dernier, au siège de la CEB, une conférence de presse sur la situation de la crise énergétique qui perdure au Togo depuis belle lurette. Ainsi, MM. Kodjo Pédassou, Directeur Général adjoint de la CEET, société de distribution de l’énergie électrique au Togo et Amah Tchamdja, Directeur de la Communication à la CEB, institution interétatique chargée de la production et de l’achat d’énergie électrique pour le Bénin et le Togo, ont animé cette conférence de presse.

            En réalité, cette rencontre a pour but de communiquer la nouvelle grille horaire de délestage qui «sera plus profond les semaines à venir car le niveau du lac de Nangbéto a baissé…» selon les déclarations de M. Amah Tchamdja. C’est là, l’argument de poids que les orateurs ont cru avoir dans leurs gibecières pour endormir le peuple sur leurs turpitudes aux conséquences fâcheuses et redoutables sur l’économie togolaise déjà agonisante. 

            Comme solution pour améliorer la situation de la fourniture, la CEB compte diversifier les sources d’approvisionnement. D’où elle brandit la mise en service de l’interconnexion de ses réseaux et de la Transmission Company of Nigeria (TCN) qui a fait sourire plus d’un journalistes dans la salle. Car, nombreux estiment qu’il s’agit là d’un refrain dont les deux sociétés ne cessent d’abreuver leur clientèle depuis longtemps.

            Le but inavoué de cette conférence, il faut le souligner, n’est autre que, de se servir des médias afin qu’ils puissent se complaire dans leur médiocrité sans précédent.

            Il faut aussi noter que, accablés par les nombreuses questions des journalistes qui sont avant tout des citoyens et de surcroît pénalisés à outrance par ce délestage devenu criard et chronique, ils n’ont pu convaincre qui que ce soit par des jeux de mots sur lesquels ils comptaient comme un échappatoire. Ils ont été démystifiés dans leur gymnatisque.

            C’est ainsi que la promesse sur l’amélioration de la situation pendant la période des fêtes de fin d’année a laissé sceptique l’auditoire. Les Togolais sont devenus « Saint Thomas » quant aux promesses démagogiques de la CEB et CEET depuis longtemps. Ils attendent de voir avant de croire. La balle est ainsi dans le camp des deux institutions, en dépend leur crédibilité. D.L

Coopération UE-Togo/ Gros mensonge au sommet

Il n’y a pas encore de reprise totale de la coopération

            Actuellement, les relations entre l’Union Européenne et le Togo sont au cœur de toutes les préoccupations. La décision du Conseil des ministres de l’UE du mercredi 15 novembre dernier de débloquer les reliquats du 9ème FED est considérée comme un trophée de chasse par les lèche-culs par excellence du clan. Pour eux, la reprise de la coopération est désormais chose faite et elle est à mettre à l’actif du « père de la nation » et du « fils de la nation ». Mais dans ces ébats de clowneries, il y a beaucoup de non-dits, de mensonges qui sont servis au peuple.

La réalité des faits
            A l’origine, l’aide quinquennale allouée au Togo dans le cadre du 9ème FED (Fonds européen de développement ) s’élevait à 104 millions d’euros soit plus de 68 milliards de FCFA. Mais en raison des sanctions, ce fonds est amputé d’un certain pourcentage par an. Il ne reste alors que 20 % des 104 millions, ce qui fait environ 20 millions d’euros. Mais grâce à certains bonus, le Togo devra bénéficier plutôt  de 40 millions d’euros soit un peu plus de 24 milliards de FCFA . Dans l’ordre normal des choses, les fonds ne seraient débloqués qu’après l’organisation des élections législatives. Cependant, les Eurocrates ne pourraient pas attendre le scrutin de juin 2007 pour débloquer les fonds puisque le 9ème FED expire l’an prochain et n’aurait pas pu financer des projets après juillet 2007. A cette raison, s’ajoutent bien sûr les efforts faits ces derniers temps sur le plan politique avec la signature de l’Accord Politique Global et la formation du gouvernement d’union nationale.

            Mais avant d’avoir ce fonds, il faudra que le Togo signe le Programme Indicatif National (PIN) qui rendra ce pays éligible au 9ème FED, instrument financier de l’Accord de Cotonou, liant pour 20 ans, les 25 de l’UE aux 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Cette signature devrait se faire impérativement avant la fin de l’année pour permettre au Togo de bénéficier des 40 millions d’euros encore disponibles sur les ressources du 9ème FED. La question qui préoccupe les Togolais est de savoir si le chef de l’Etat togolais s’est exécuté lors de sa dernière pérégrination à Bruxelles.

            En outre, les Eurocrates souhaitent dans le document adopté la semaine dernière, «dans ce contexte de rétablissement de la confiance entre l’Union européenne et le Togo», « la poursuite d’un dialogue approfondi» sur une série de sujets parmi lesquels, la mise en œuvre du cadre électoral, la définition d’un cadre juridique organisant le financement des partis politiques, la poursuite du processus de décentralisation, le traitement de la question de la lutte… Contrairement à ce qui est dit par les zélés ministres, il n’est pas encore question de débattre du 10ème FED qui financera la coopération européenne avec les ACP à partir de 2008. Il faudra que les prochaines élections législatives se déroulent de façon libre et transparente.

            C’est cela le tableau des relations entre l’Union Européenne et le Togo. Il faut que les autorités disent la vérité aux Togolais au lieu de les tromper en leur servant des galéjades. Le zèle morbide et les joyeusetés du ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, dans le journal de 20 heures sur TVT dimanche dernier, ont choqué plus d’un Togolais.

Les jonglages du ministre Bawara
            Du retour au pays après avoir assisté à Bruxelles aux «Journées européennes du Développement», un bilan a, comme d’habitude, été présenté par la TVT. Et c’est pour expliquer la situation aux Togolais que le ministre Gilbert Bawara fut reçu en direct dans le journal de 20 heures. Les propos qu’il a tenus durant l’entretien sont en porte-à-faux avec la nouvelle donne, avec le sacrifice que tous les Togolais ont fait. Pour lui, la «reprise de la coopération» est le résultat de plusieurs actions posées par le Général Gnassingbé Eyadèma. «C’est le lieu de rendre hommage au père de la nation pour sa vision juste pour le Togo…», débitait-il. Quel nostalgique ! Il a ensuite fait savoir que le défunt président a été mal compris puisque l’accord du 12 juin prévoyait un «Forum national». Ici justement, le ministre a fait de l’esprit. Quelle corrélation existe-t-il entre l’accord du 12 juin et la coopération entre l’UE et le Togo? Le ministre n’est-il pas dans le rôle de ce sophiste qui «croit tout savoir mais qui en fait ne sait rien»? N’est-ce pas les massacres de Fréau Jardin en janvier 1993 qui ont amené l’UE à suspendre sa coopération avec le Togo? Et c’est au lendemain du vol électoral de 1998 qu’elle a durci sa position. C’est cela l’histoire, Monsieur le ministre. Mais dans le contexte actuel, il est malheureux que le ministre cherche à mettre la supposée reprise de la coopération sur le compte du feu Eyadèma et mépriser les efforts consentis par tous les Togolais.

            Ce «brillant» coup d’œil à feu Général Eyadèma est la preuve que le changement tant vanté par le RPT et ses affidés est loin de prendre corps. C’est tout court la continuité dans la continuité. Eyadèma est mort, certes. Mais il vit à travers ses fils, son RPT et son armée. Contre vents et marrées, le régime Eyadèma fait son chemin. Les autres acteurs politiques sont donc avertis. Zeus A.

Journée Mondiale pour la Prévention des violences et abus envers les enfants:

WAO-Afrique appuie les enfants dans leurs démarches pour le respect de leurs droits

            Le Togo, à l’instar des 118 autres pays du monde a célébré la Journée Mondiale pour la Prévention des violences et abus envers les  enfants, instituée depuis sept ans à l’initiative de la Fondation du Sommet Mondial des Femmes. Ainsi au Togo, WAO-Afrique et ses partenaires : Save the Children et Plan Togo, en collaboration avec le Ministère délégué auprès du Ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, chargé de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées ont marqué cette journée du 19 novembre placée sous le thème: «Disons oui à la Prévention des violences et abus envers les enfants». Nombreux sceaux ont marqué cette journée à travers des manifestations : musique, théâtre, sketchs, poème etc… animées par les enfants.

            Ainsi, les enfants du Togo, à travers leur porte-parole, Mlle Rachelle Lawson saisissant l’occasion, au cours de la cérémonie officielle tenue le 19 novembre dans la salle Concorde de l’hôtel du 2 Février ont remis à M. Komi Yovo, Chef de Cabinet du Ministre chargé de la Protection de l’Enfant et des Personnes âgées, représentant de Madame la Ministre Agnélé Christine Messan, un message très significatif à l’endroit du Gouvernement, du Parlement et des parents. Dans ce message rédigé par les enfants eux-mêmes qui, après avoir présenté la situation des enfants de par le monde en terme de violences et abus, a dénoncé la violation des droits de l’Homme: «La négligence, les violences et abus envers les enfants constituent une violation des droits de l’homme en général et des enfants en particulier. Cette violation des droits de l’enfant se présente sous plusieurs formes (violence physique, sexuelle et  émotionnelle, la traite et l’exploitation) et n’épargne aucun milieu : famille, école, établissement de soins, résidences pour enfants, prisons, communauté, rue, lieux de travail…», a-t-elle souligné.

            Dans leur message, les enfants ont lancé un appel solennel à l’endroit du Gouvernement afin de mettre en œuvre une réelle politique de prévention et de lutte contre les phénomènes de Violences, Abus et Exploitation Sexuelle (VAES) pour qu’il prenne des mesures pour pallier les carences et insuffisances sur les plans juridique et institutionnel; créer au niveau national un système de protection efficace de l’enfant pour atteindre l’objectif et de donner à chaque enfant Togolais le droit à la protection et à une vie sans violence – que ce soit à la maison, à l’école, sur le lieu de travail, dans une institution pour enfant ; les aider à créer un mouvement national des enfants pour la lutte contre la violence et abus envers les enfants…

            Quant au parlement, les enfants l’exhortent à adopter «rapidement le Code de l’Enfant afin de permettre à l’Etat de prendre des mesures et de mettre des mécanismes en place en vue de son application effective».

            Aux parents, qu’ils «assument pleinement leur rôle d’éducateur en instaurant un dialogue permanent entre eux et nous; - Adoptent des formes constructives et positives de disciplines et d’actions de développement de l’enfant en tenant compte de nos aptitudes et de la nécessité de respecter nos points de vue».

            En prélude à la cérémonie officielle, un match de football féminin doté de trophée conjointement organisé par WAO-Afrique et l’Association de Femmes pour le Développement et le Social (AFDS) de Mme Monique M.M. Enyonam AFAN, a été joué sur le terrain du CEG d’Adidogomé. Ce match s’est terminé sur la victoire de l’équipe B après les tirs au but; le trophée a été remis à l’équipe victorieuse par Mme Délali Kpéglo, Conseillère en droit de l’enfant à Plan-Togo..

            Aussi, cette journée a été marquée par l’inauguration au siège de WAO-Afrique le 20 novembre dernier, du Centre de Formation des Techniciens de Ménage en présence des Ministres : Edoh Agbéwanou de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et Mme Agnélé Christine Messan, Ministre déléguée, chargée de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées, qui ont coupé le ruban symbolique qui a donné lieu à une visite guidée par M. Cléophas Mally, Directeur Général de WAO-Afrique. On notait également la présence de Mme Stéfanie CONRAD, représentante de Plan Togo qui était présente à toutes les manifestations aux côtés de M. Cléophas Mally, Directeur de WAO-Afrique. Etait aussi présente Mlle Azouma Jacquy, Miss Togo 2005. Le triste constat à l’occasion de cette journée est marqué par l’absence notoire et inadmissible des parlementaires à cette cérémonie. Alors qu’ailleurs, vu l’ampleur de la situation criarde des enfants, les élus s’invitent pour écouter les enfants. C’est dire que cette situation des enfants préoccupe peu les «élus» du Togo, c’est aussi peut-être la raison inavouée de la non –adoption du Code de l’Enfant qui se trouverait depuis belle lurette sur la table du parlement.

Didier LEDOUX

Santour Et la femme togolaise?

«Affronter une femme est un problème à résoudre car, elle en use et elle en abuse puisque son principal slogan, c’est « je suis une femme» (Patrick Devedjian, Conseiller Politique de Nicolas Sarkozy)

Aujourd’hui, c’est chose faite. Le souhait de l’écrivain français Arthur Rimbaud est en train de prendre corps. «Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle […] elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu», écrivait-il. De par le monde, les femmes ont commencé à s’affirmer de fort belle manière. Elles occupent valablement les espaces de liberté qui s’offrent à elles. Au Libéria, Ellen Jonhson Sirleaf s’est fait élire présidente, la première dans le «Noir Continent». Elle veut redonner vie à son pays malade, déchiré par plusieurs années de guerre civile. Au Chili, c’est Michelle Bachelet, une autre dame de fer qui préside depuis le début de cette année aux destinées de ce pays d’Amérique du Sud. En Allemagne, Angela Merkel a mis out Gerhard Schroeder et devient la première chancelière dans l’histoire du Deutschland.

En fin de semaine dernière, tout a été dit au sein du Parti Socialiste français (PS). Les primaires qui avaient opposé Lolo, Ségo et Dodo ont tourné à l’avantage de la députée des Deux-Sèvres. Ségolène Royal (Ségo) est élue dès le premier tour avec 60,62% contre 20,83 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,54 % pour Laurent Fabuis. C’est cette femme de 53 ans, mère de quatre enfants et compagne du Premier secrétaire du PS, François Hollande, qui va en découdre avec le candidat de la droite, peut-être Nicolas Sarkozy.
Aux Etats-Unis d’Amérique, tout concourt à une probable candidature de l’ex-First Lady, Hillary Clinton, pour le compte des Démocrates. Avec la percée des Démocrates lors des dernières élections à mi-mandat, on verra certainement la première présidente des USA en 2008.

Et la femme togolaise dans tout ça? Elle n’a aucune incidence sur la vie socio-politique de notre pays. Ces femmes intellectuelles qui devraient servir de modèle pour leurs sœurs des zones rurales, préfèrent plutôt porter des grosses lunettes et jouer aux femmes savantes. Elles ne savent que parler du «Genre» entre quatre murs. Puisque les bailleurs soutiennent ces projets, on en crée pour «bouffer un peu». «Le féminisme, c’est de ne pas compter sur le Prince Charmant», avertit l’écrivain français Jules Renard. Pourtant, les femmes togolaises, malgré leur pourcentage important, continuent d’attraper le second rôle. Les promotions de la plupart d’entre elles proviennent de leur «Prince Charmant». Sur les cinq femmes qui sont  au gouvernement, il y en a qui sont nommées non pas en fonction de leur compétence mais en fonction de leur disponibilité à «servir» le ou les «Princes Charmants». Aussi, les quelques rares directrices générales qui existent, sont-elles là non pas par le travail bien fait mais bien par la politique du cuissage. Nombre de femmes togolaises chérissent la promotion par le sexe au lieu de faire valoir leurs compétences ou défendre leur dignité.
Appelées sous le régime du «père de la nation» à danser, à applaudir, à accompagner les barons lors des interminables ballets du 13 janvier où fornication et prostitution se disputaient la vedette, les femmes togolaises peinent à devenir « Femme » selon Simone de Beauvoir. Malgré toutes les mutations qui s’opèrent autour de nous, elles continuent de se chercher en se complaisant dans le rôle de la femme objet sexuel. Non, Femme togolaise, réveille-toi et conquiers ta place! R. Kédjagni

            Gouvernement d’Union Nationale

Les chances d’une entrée de l’UFC s’amenuisent

Les parties signataires de l’Accord Politique Global du 20 août dernier s’étaient donné rendez-vous le lundi 13 novembre dernier à Ouagadougou pour le lancement des travaux du Comité de suivi dont la mise en place a été recommandée pour suivre la bonne application de l’accord. Et à la fin des travaux, un communiqué a été lu, indiquant que le Facilitateur a «invité» le «chef de l’Etat et le Premier Ministre» à ouvrir le gouvernement à l’UFC. Cette invitation solennelle a été applaudie par toutes. Les jours suivants, cet appel devrait être traduit dans les faits. Mais aujourd’hui, près de la dizaine de jours après, non seulement cette invitation ne s’est pas traduite dans les faits, mais aussi les positions des deux principaux protagonistes, le RPT et l’UFC semblent augurer d’un bras de fer aux retombées dommageables à l’esprit d’apaisement car il existe trop de calculs politiciens au sein de leurs Etat-majors. C’est l’extrémisme de leurs positions qui est à redouter.

Nul n’est sans savoir que le parti de Gilchrist Olympio pose des conditions pour son entrée au gouvernement. L’Union des Forces de Changement (UFC) veut une garantie de fonction pour ses représentants au GUN. Pour cela, le parti avait écrit à « Monsieur Faure Gnassingbé » pour lui demander des clarifications, d’après les déclarations de son leader, sur nommément « la règle des prérogatives que lui conférait l’article 66 de la constitution », celles de «nommer et de révoquer les ministres, y compris le Premier ministre». Il ne voudrait pas non plus jouer un rôle subsidiaire au gouvernement. «S’il plait à certains partis d’être au gouvernement avec des strapontins, c’est leur droit et c’est leur stratégie. S’il plait à d’autres également de laisser le seul RPT et ses affidés occuper à 90% les ministères techniques les plus huppés, c’est leur responsabilité. Pour l’UFC, cela est inadmissible», déclarait le 3ème vice-président Patrick Lawson. La liberté d’action de ses représentants éventuels est une de ses préoccupations. «On a demandé certaines conditions de travail et surtout la liberté pour nos ministres de pouvoir opérer et de faire entendre leurs voix», indiquait Gilchrist Olympio à l’issue de la rencontre de Ouaga le 13 novembre dernier.

Toutes ces exigences semblent déjà «inacceptables» au RPT. On pense qu’accéder aux revendications de l’UFC signifierait se plier à ses diktats, se subordonner à elle, lui créer un statut particulier. Cela signifie aussi une remise en cause des pouvoirs de Faure Gnassingbé et une « minimisation » des autres partis qui ont accepté prendre part au gouvernement sans poser de condition. La liberté d’action des ministres UFC leur ferait pousser des ailes qui entretiendraient en eux des élans contestataires. C’est « une stratégie politique visant à lancer la balle à l’adversaire pour faire croire qu’il est principalement allergique à l’idée d’ouverture », estime-t-on. «Faut-il se laisser embarquer dans une instabilité gouvernementale», s’interroge-t-on encore. Et en plus, on pense que «ce qu’exige l’UFC n’est ni plus ni moins qu’une remise en cause de l’APG».

La non participation de l’UFC au gouvernement semble contenter le clan au pouvoir. Pour Gilbert Bawara, Ministre de la Coopération et du NEPAD, « on ne peut pas instaurer une dictature à l’inverse qui consiste à embrigader tout le monde dans un gouvernement ». Tout l’ostracisme du RPT à l’endroit de l’UFC pourrait se résumer en ces quelques mots sortis par le ministre par rapport à l’invitation du Facilitateur lancée à l’endroit du chef de l’Etat et du Premier ministre d’ouvrir le GUN à l’UFC: «Le facilitateur n’a aucun pouvoir d’injonction sur les autorités togolaises».

Tous les ébats des uns et des autres pour convaincre les décideurs à faire rallier l’UFC au gouvernement ne seront qu’inutiles car au RPT, on a toutes les raisons pour l’écarter. On accuse le parti de Gilchrist Olympio d’avoir écrit au Commissaire Européen et à l’Action Humanitaire et au Développement, Louis Michel pour s’opposer à la prétendue reprise de la coopération. La correspondance suspectée ne contenait pourtant rien comme tel. Daté du 07 novembre 2006, le courrier dont  ampliation a été faite au Médiateur du Dialogue Intertogolais,  ne rappelait pourtant que la nécessité de l’assistance financière européenne des prochaines législatives et exprimait l’inquiétude du parti quant au retard accusé par le gouvernement dans l’envoi de la requête d’assistance. «Il est impératif que la requête des autorités togolaises parvienne à l’UE dans les meilleurs délais de manière à favoriser la mise en place de cette assistance en temps opportun… Il incombe à l’UE d’amener le gouvernement togolais à formuler dans les délais, la requête d’assistance technique et financière», indiquait le courrier.
En somme, l’antagonisme des positions du RPT et de l’UFC est de taille. Le parti de Gilchrist Olympio acceptera-t-il des «strapontins» au gouvernement et le RPT voudra-t-il bien se plier aux exigences de l’UFC? C’est la grosse énigme. TINO Kossi

L’UFC en tournée de sensibilisation à partir de mardi prochain

De source bien informée, l’Union des Forces de Changement (UFC) entame à partir du mardi 28 novembre une tournée à l’intérieur du pays. Pour sillonner tout le territoire et atteindre les populations, les responsables et autres militants du parti se sont constitués en deux groupes. L’un débutera la tournée depuis l’extrême Nord (Cinkassé et l’autre à partir de l’extrême Sud (Djakassé) et les deux groupes auront pour point de jonction la  ville de Blitta (au centre). Ils sillonneront les chefs-lieux de préfectures, les cantons… pour sensibiliser les populations sur l’Accord Politique Global, les prochaines élections législatives et évidement leur expliquer les raisons qui sous-tendent la non participation de l’UFC au gouvernement.  L.H.

CENI: Deux tendances s’affrontent sur le recensement électoral et les cartes infalsifiables
. Convergence de vues entre le CAR, la CDPA et l’UFC
. Le Gouvernement n’a pas toujours envoyé la requête

            Dans l’Accord Politique Global signé le 20 août dernier, il est précisé à propos du recensement pour la confection du ficher  électoral que « Les Parties prenantes au Dialogue conviennent de faire procéder à un recensement électoral en vue d’obtenir un fichier électoral fiable… Le  recensement électoral est organisé par la CENI en collaboration avec le Gouvernement qui déterminera les modalités de délivrance des cartes nationales d’identité » (1-2-5). En ce qui concerne les cartes d’électeurs infalsifiables, il est dit : «Les Parties prenantes au Dialogue conviennent d’instituer une carte d’électeur infalsifiable et sécurisée» (1-2-6). Les structures chargées d’exécuter toutes ses tâches sont d’abord la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ensuite le Gouvernement. C’est à elle de définir le type de recensement qui convient le mieux et de donner les résultats de leurs travaux au gouvernement qui les exécute.

            Mais actuellement, les discussions achoppent sur la question du recensement et de la délivrance des cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées. Deux camps s’affrontent.
Il y a un camp qui souhaite l’utilisation des anciennes formules et procédures de révision des listes électorales. On demande aux gens d’aller s’inscrire, on passe à la saisie informatique, on affiche les listes que les gens vont consulter pour d’éventuelles corrections. Vient ensuite la phase de personnalisation des cartes d’électeur. Et le tour est joué avec la distribution desdites cartes. Or, ce type de recensement n’est pas fidèle et a posé d’énormes problèmes aux cours des précédentes joutes électorales. Par exemple, lors de l’élection présidentielle du 24 avril 2005, des électeurs réguliers n’ont pas trouvé leur nom sur les listes électorales. Bien que certains aient leur nom sur les listes, ils n’ont jamais trouvé de cartes d’électeurs pour voter.

En outre, il s’est posé dans la quasi-totalité des bureaux de vote, des pénuries organisées de cartes d’électeurs alors qu’au même moment des listes électorales sont établies dans les maisons privées. Il y a aussi le cas des cartes dissimulées qui étaient distribuées aux seuls militants du RPT et qui étaient utilisées le jour du scrutin pour les votes multiples. Ces anomalies avaient frustré plus d’un et ravivé la tension. Les Togolais ne veulent plus voir ces genres de choses lors du scrutin du 24 juin 2007. Le RPT et ses affidés qui soutiennent ce type de recensement, avancent des arguments en terme de coût, de temps… Ce qui n’est fait qu’une manœuvre visant à rééditer sur la «Terre de nos aïeux» des parodies d’élections.

Le second camp propose un recensement électoral devant permettre la confection d’un fichier électoral à jour et fiable, à l’instar de ce qui a été fait en République Démocratique du Congo (RDC). Ce type de recensement permet de délivrer la carte d’électeur séance tenante. L’électeur se présente, fournit les informations avec les preuves à l’appui, on l’enregistre et il y a une machine qui le photographie et prend son empreinte digitale. Ce travail se fait à la chaîne. La carte est plastifiée et  a l’empreinte biométrique qui peut être testée à tout moment. Pour les partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC), c’est ce type de recensement qui correspond à ce qui a été prévu par l’APG qui parle de «cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées».
Certes, ce type de recensement requiert beaucoup de moyens mais le problème ne doit pas se poser si tous les partis ont à cœur d’organiser une fois dans l’histoire du Togo un scrutin libre et transparent. Les partenaires (UE, PNUD) sont prêts à aider le pays pourvu qu’une requête soit adressée dans ce sens. A en croire certaines indiscrétions, les différentes missions de l’UE qui sont venues au Togo, auraient souhaité pour les prochaines législatives ce recensement du type congolais et seraient prêtes à apporter leur assistance technique et financière au processus. Mais le problème qui se pose toujours, est le retard accusé dans l’envoi de la requête.
Par ailleurs, le fait que les partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC) défendent la même position sur la question du recensement sera sûrement bien vu par les populations. Qu’on soit contre un parti, qu’on n’aime pas tel parti, quand l’acte est courageux et  va dans le sens des intérêts des populations, il faut s’unir pour les soutenir. De même, ces trois partis doivent se battre pour qu’un comité composé des techniciens des parties prenantes au dialogue, y compris les autres parties crédibles qui ne sont pas au gouvernement, soit mis sur pied pour rédiger la loi électorale et non en laisser sa rédaction au seul ministre de l’Administration Territoriale et des membres du RPT tapis dans l’ombre. Si les trois partis se battent pour que cette loi électorale soit celle que veulent les populations, ils en récolteront tous les bénéfices et auront le soutien du peuple. Z.A.

Blitta/Les FAT et la politique

Le Col. Atoyeme en pré-campagne pour le patron des FAT

Nous avons annoncé dans l’une de nos parutions que des rumeurs persistantes font état de la probable candidature d’un des «fils de la nation» dans l’une des circonscriptions électorales de la préfecture de Blitta lors des prochaines législatives. Aujourd’hui, les choses se précisent de plus en plus avec les réunions tous azimuts des cadres du milieu.

A en croire certaines indiscrétions, le vendredi 10 novembre dernier, une réunion des étudiants natifs du milieu s’est déroulée à la salle de réunion du Centre Catholique Universitaire sous la houlette du Colonel Atoyeme Kodjo et d’un Commandant chargé de sécurité à la présidence qui n’a pas pu faire le déplacement au dernier moment parce qu’étant empêché. Cette rencontre qui a rassemblé 120 étudiants Agnagan, Adélé et Kpessi (les peuples autochtones) a également vu la participation de deux enseingants à l’université MM. Odji Yéma et Alonou Benjamin. Prenant la parole, le Colonel Atoyeme aurait déclaré qu’il était là pour leur parler en tant que grand-frère et que le thème de la réunion concernait la question de la sécurité dans la préfecture de Blitta. Mais contre toute attente, il aurait dit à ses interlocuteurs que la préfecture de Blitta est une préfecture phare puisque le président Faure y aurait fait ses premiers pas politiques. Pour lui, il faut laisser toute personne qui le désire à être candidate même si elle n’est pas du milieu. L’essentiel est que la personne ait l’intention de développer la préfecture. Il aurait également ajouté qu’il aurait appris que les autochtones se prépareraient à boycotter tout candidat qui ne soit pas originaire de la région.

En outre, il aurait demandé aux étudiants de savoir choisir leur parti car les autres formations politiques ne seraient pas prêtes à faire quelque chose pour la préfecture. Et pour étayer ses propos, il aurait donné l’exemple des morts d’Agbandi au début du processus démocratique qu’il mettrait sur le compte de l’opposition. « Comme vous êtes des porte-paroles et comme vous êtes très écoutés par les parents, c’est pourquoi je vous ai réunis », aurait-il laissé entendre. La conclusion était une suite de mise en garde, de menaces déguisées: «Si vous déraillez au cours des élections…». Enfin, il serait disposé à aider ses frères sur la plan militaire à condition qu’ils soient du RPT.

Les deux enseignants se sont ensuite succédé pour prodiguer «d’utiles conseils» aux étudiants. Pour le sieur Odji, un étranger peut être candidat dans le Blitta et développer le milieu. Il aurait en sus donné l’exemple d’une contrée en France et invité les étudiants à ouvrir les yeux avant de choisir leur parti.

Le débat qui s’en en suivi, fut houleux. Les étudiants auraient dénoncé cette propension de leurs aînés à les approcher à la veille des élections et à les oublier après service rendu. Certains auraient même demandé à la délégation de montrer du doigt ce que l’Etat togolais a fait à la préfecture.

Comme on le voit, ces réunions ont pour but de préparer les esprits pour accepter la candidature de l’actuel patron des FAT. Mais ces interventions des officiers de la préfecture de Blitta ne s’inscrivent-elles pas à faux contre l’Accord Politique  Global ? La neutralité des Forces de sécurité et de défense par rapport au jeu politique n’est-elle pas mise en mal? En tout cas, les tracasseries qu’on inflige déjà aux militants de l’UFC dans cette préfecture ne sont pas fortuites.  

 Evans Yemey

Journées Europe – Afrique

Des Africains dont des Togolais ont manifesté contre leurs chefs d’Etats

            Louis Michel, le protecteur des Chefs d’Etats mal élus africains avait réuni du 13 au 17 novembre courant, pour des journées d’actions pour l’Afrique à Bruxelles, une vingtaine de Présidents du continent africain. L’idée était de penser au développement de l’Afrique et d’inviter les opérateurs économiques à investir sur le continent, montrer ses aspects socio-culturels et donner une autre image de cette partie du monde autre que celle qui est souvent véhiculée dans les médias européens.

            Mais voilà. Si cette idée est fort louable, elle comporte un handicap de taille: Louis Michel et son soutien aux dictatures africaines.

            Pour nombre d’Africains de la diaspora, le fait de dresser des tapis rouges à des Chefs d’Etats hostiles au changement et à la démocratie est une manière pour le Commissaire européen Louis Michel d’insulter l’intelligence des Africains.

            Car si le continent est aujourd’hui plongé dans cette léthargie où pauvreté se dispute la palme à la maladie, aux guerres, aux catastrophes en tous genres, cela est la conséquence d’une absence réelle de politique contraignante de l’Union européenne vis-à-vis des pays africains où l’exigence d’une bonne gouvernance et d’une ouverture démocratique véritable doit constituer l’axe autour duquel doit se baser les relations Afrique-Europe conformément aux accords de Cotonou.

            Pour dénoncer ce double langage de l’UE (officiellement démocratie et bonne gouvernance = coopération et aide) alors qu’officieusement on soutient les dictateurs, les Africains d’Europe ont donné de la voix pour crier leur ras-le-bol devant une telle complaisance de l’UE et montrer les vrais visages de ces satrapes africains à la face du monde.

Ils étaient nombreux, très nombreux et de diverses nationalités à prendre d’assaut ce 17 novembre le parc de l’exposition de Bruxelles auréolés de banderoles, de pancartes et de tee-shirts hostiles aux dictateurs africains. On pouvait lire: «Louis Michel, le Congo (RDC) n’est pas à vendre» en référence au soutien public de celui-ci à Joseph Kabila, «Stop à une justice politisée au Rwanda», «SOS Togo», «Vainquons ou mourons mais dans la dignité» «En mémoire de toutes les victimes de la tragédie rwandaise» «Respect pour les Noirs mauritaniens» etc.

            Les castagnettes résonnaient au rythme des tambours. Il faut dire que l’ambiance était bon enfant pour crier haro sur l’hypocrisie de l’Europe face au drame qui sévit dans la plupart des pays africains.

            L’arrivée des mal élus africains dans le hall de l’exposition a été saluée par des cris de colère et des lancements de pancartes et de pierres en direction des cortèges malgré un dispositif policier très impressionnant. Ainsi les Ethiopiens et les Congolais avaient été plus déterminants dans leur désir d’en découdre à la fois avec Mélès Zénawi et Louis Michel. Plusieurs fois, la police belge avait dû contraindre la foule à rester dans le périmètre de sécurité qui lui est réservé.

Des Togolais presque absents
            En ce qui concerne les manifestants togolais, peu avait fait le déplacement. Outre l’inusable Eloi Koussawo, il y avait Justin Alofa et quelques membres de Diastode-Belgique. Cette présence peu remarquable découle des problèmes qui minent actuellement la branche belge de Diastode.

            Son Coordinateur, Justin Abalo (à ne pas confondre avec Justin Alofa), au cours du mois d’octobre, avait fait un déplacement à Lomé. Au cours de son séjour, il avait eu l’audace d’aller rencontrer Faure Gnassingbé au nom de Diastode. Ce qui pouvait décourager les togolais d’Europe à ne plus croire en la bonne foi des responsables des organisations de la diaspora à mener à bout la lutte pour la démocratie.

            Ce Justin Abalo, dont la nomination avait été contestée au regard de sa personnalité fourbe est un cas pathétique dans la communauté togolaise en Belgique. Longtemps, il a été aux antipodes de la lutte pour le changement, soufflant le chaud et le froid. Tantôt, il se joue à l’opposant radical et dénonciateur des comportements obscurantistes du Rpt. Mais en réalité, il se la coule douce avec le clan Gnassingbé.

            Sa démission intervenue le dimanche 19 novembre même si elle est tardive, vient à point pour démasquer les esprits louches qui pullulent la diaspora. Car une organisation aussi sérieuse telle que Diastode, ne saurait longtemps avoir en son sein des brebis galeuses du genre Justin Abalo.

            Quoi qu’il en soit, les régimes impopulaires doivent être connus et désavoués. Le temps nouveau est venu pour que l’Afrique, surtout sa jeunesse se réveille pour faire front aux despotes qui se font passer pour des Chefs d’Etats fréquentables. Source: Etiame.com

Trop c’est trop

La CEET embête ses clients
* Elle ne respecte pas son calendrier

Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi dernier, «Togo Délestage», pardon la CEET a annoncé qu’un calendrier de coupure sera établi pour éviter des désagréments aux consommateurs. Dans le quotidien national «Togo-Presse» N°7410 du vendredi 17 novembre 2006, le calendrier de la semaine en cours est publié avec bien sûr des détails sur les zones et les heures de coupure. Beaucoup de consommateurs se sont procurés de ce calendrier aux fins de planifier leurs activités. Mais contre toute attente, ce programme n’est pas respecté et le courant est coupé de façon brutale et désordonnée. Les six heures annoncées sont passées à sept voire huit heures et cela intervient quand les gens s’y attendaient le moins. C’est gravissime que la CEET continue de griller nos appareils. Elle nous embête. L.H.

Les «je m’engage» à la «Faure-vi Vodoua»
            Pour soigner l’image du Togo sur le plan international et montrer aux sceptiques que tout va mieux sur «la Terre des grands parents de nos aïeux», les tenants de l’ordre  «anciennement» nouveau ont décidé d’accueillir à Lomé la Conférence des Associations de l’Union Internationale des Magistrats (UIM) sous le thème: «l’indépendance de la magistrature ». Etaient présents à cette rencontre, les représentants des 69 pays membres de l’UIM. Comme d’habitude, les discours ronflants ont plu dans la salle. Le Président de l’Association Professionnelle des Magistrats du Togo (APMT), M.Aboudou Assouma, était le premier à ouvrir la séquence des discours. Pour lui, «un juge lâche et pusillanime peut facilement perdre son indépendance dans la  vie de tous les jours». Curieux n’est-ce pas ? N’est-il pas souvent cité parmi ceux qui tirent les ficelles dans l’affaire Bolloré-Dupuydauby? Ne dit-on pas qu’il est l’un de ceux qui soutiennent le pillage du Port autonome par le Basque qui a confisqué toutes les voyelles pour former son nom? C’est ça la mode au RPT: le double langage. Passons.

            Ce qui a encore « tonné » plus d’un Togolais est le discours servi aux participants par «Faure-vi vodoua». Le « fils de la nation » a de nouveau hypnotisé ses compatriotes et les participants de par ses propos toujours « mielleux ». On comprend pourquoi il met  K.O. les …hum ! «J’attache pour ma part, une importance particulière au respect de l’indépendance de la magistrature, et je souhaite permettre à l’ensemble de la magistrature togolaise de remplir sa mission dans les meilleures conditions possibles»,  proclamait-il. Entre nous, ces propos sont-ils conformes à la réalité? Non! Le gros canular c’est à ce niveau de son discours: «Je me suis attaché depuis mon investiture à respecter et  à faire respecter toutes les règles constitutives de notre Etat de droit.  (…) mais je tiens ici à réaffirmer solennellement mon engagement résolu à faire respecter les règles de l’Etat de droit par tous et par chacun sans exception aucune». Faut-il en rire ou en pleurer? Les Togolais ont entendu les mêmes propos lors de la signature de l’Accord «grammatical» global le 20 août dernier. Mais quelques jours après, «Faure-vi» et  son entourage ont dénaturé l’Accord en procédant à des affectations unilatérales des magistrats. De  plus, la mauvaise foi du pouvoir fait son chemin malgré les «je m’engage» clinquants du «petit Gnass».

Robert Bakaï new look!
            La semaine dernière, la puante capitale aux rues cabossées a vibré au son des conférences, séminaires  sur la justice et les gauches de l’homme, pardon les droits de l’homme. A cette occasion, le «Palais de la justice» de la TVT a organisé son émission «Au cœur de la Nation»  autour du thème: «Indépendance de la magistrature et la démocratie». Le juge Kodjo Etékpor a cédé la place à  Adri Dibaba Gnassengbé. Au cours de cette émission, nous ne nous sommes intéressés qu’aux interventions du Tout-puissant «Pro-crieur» de la République, Robert Bakaï. A écouter le type, on dirait qu’il n’avait fait que de bonnes choses dans sa vie. Il parlait avec une certaine douceur de l’indépendance de la justice. Concernant  l’indépendance entre le ministère public et l’autorité politique, il a fait savoir que cette indépendance existe bel et bien malgré le rôle que joue un «Pro-crieur». Cet homme qui a brillé dans les parodies de procès nous a surpris à travers ses déclarations. Des chefs d’accusation fantaisistes étaient souvent avancés pour faire écrouer un prévenu à la prison civile de Lomé. Et il les défendait avec zèle et suffisance. Bien qu’il soit régulièrement hué lors de ses interventions au cours des procès, il ne s’empêchait pas de réclamer des peines inimaginables pour des faits qui n’avaient ni tête ni queue. N’avait-on pas poursuivi aux lendemains du vol électoral de 2003 certains «con-frères» pour «tentative de publication de fausses nouvelles? Pour ce «chef d’accusation  imaginaire», il avait reçu à trouver une peine correspondante. Aussi tout le monde a-t-il en mémoire les comédies du procureur lors du procès qui avait opposé l’expert en « Guinness Molotov » Harryvi au Bélier Noir dans l’affaire du débauchage des militants du CAR. Si aujourd’hui le sieur Bakaï tente de changer, ça ne peut qu’être une bonne nouvelle pour les Togolais. Mais avec son relent d’activiste…

Avis de perte: Rockvi et les siens ont perdu leur langue
«Comme par exemple en politique, lorsqu’on prend le cas de la Côte d’Ivoire, de la même manière les Ivoiriens étaient incapables de régler entre eux leur problème et c’est parti aux Nations Unies, c’est de la même manière que se pose le problème du football togolais. Comme nous aussi nous ne pouvons pas résoudre notre problème, c’est parti aux Nations Unies de football: c’est la FIFA. Donc la FIFA nous avait laissé le temps pour que nous puissions s’asseoir pour laver le linge sale en famille. Et c’est parce qu’on n’a pas pu le faire que les Nations Unies se sont saisies du problème…», débitait sans scrupule le tristement célèbre Conseiller spécial de Rockvi au cours d’un point de presse organisé par les lèche-culs par excellence du prégo de la Fédé à la suite de la première correspondance de la FIFA. Les Kossivi Reinhardt, Lawson Sényamé, Messan Attolou, Paniah se sont livrés à des interprétations ignominieuses et s’en sont pris aux journaux qui annonçaient le crépuscule du règne de l’autre «fils de la nation». Ils ont dit qu’ils sont toujours aux affaires et qu’ils organiseront les élections de concert avec la Commission Electorale Indépendante (CEI) dirigée par le Général Mémène. Curieusement, après la deuxième lettre des «Nations Unies de football», ces «explicateurs redoutables» ont observé un silence sépulcral. Ils l’ont fouillée, l’ont passée au microscope mais ils n’ont pas trouvé la solution. La deuxième conférence de presse ne viendra jamais. Comme on le dit souvent, ils ont perdu leur latin, mieux, ils ont perdu leur mina et leur kabyè. Ou encore, ils ont perdu leur langue. Veuillez informer le Commissariat de police le plus proche si vous ramassez leurs langues quelque part.

Les promesses Attipoéïques

            Richardson von Attipoé, le ministre de la Vieillesse, pardon de la Jeunesse et des Sports, ne cessera de nous « tonner » comme cette jeune écolière qui «a tonné le maître du CP1». On a l’impression que le type n’arrive pas à canaliser ses ardeurs et se laisse aller. Le samedi 11 novembre dernier, ceux qui font karatéka «à Togo ici» ont dit qu’ils ont lancé au terrain de handball qui est bosselé comme nos rues, la saison sportive 2006-2007. L’activiste du RPT était au rendez-vous et s’était livré à l’un de ses shows dont il a seul le secret. Au cours de son intervention, il a «signifié que le sport ne peut évoluer sans les mesures d’accompagnement». Donc, il a promis faire tout pour que toutes les fédérations à l’instar de celle du football puissent «disposer de budget conséquent». En tout cas, nous, on l’attend au tournant. On saura le juger après le vote de la loi de finance 2007. A la fin de cette cérémonie, il a déclaré aux micros de nos «con-frères» de la TV2 qu’il a décidé de faire construire un palais des sports et qu’il a déjà soumis le projet aux partenaires français. N’est-ce pas là les propos d’un démagogue? Même s’il y a un projet dans ce sens, a-t-il besoin de le dire en ce moment? Croit-il qu’il est en train de conquérir les Togolais avec ses promesses de Gascon?

 

Profil du prochain président de la FTF
Un homme « Faure » avec une voix «Rock»

Les fanatiques des Zéperviers peuvent déjà commencer à jubiler car ils ont réussi un coup, celui de neutraliser le virus qui rongeait la FTF. «L’axe du mal» constitué par… est mis hors d’état de nuire. M. Sepp Blatter est vraiment «faure». Lui, il a réussi là où les Gnassingbélandais peinaient  depuis plusieurs mois. C’est depuis la CAN Egyptienne que la gestion chaotique faite du football togolais par Rockvi s’est révélée au grand jour. Les Togolais ont mis la pression de retour de la CAN, pensant que le Lieutenant-colonel allait «civiliser» sa gestion des choses. C’était mal le connaître. La démission collective de quatre de ses collabos n’était que de l’eau versée sur le dos du canard sauvage. Les critiques de la presse, c’était comme de l’onguent dont il s’est oint le corps. Il s’est plutôt emballé dans une dynamique de vengeance contre ces démissionnaires qui voulaient saboter son business. Gomido FC de Kpalimé est relégué sharp en D2 pour faire mal à Winny Dogbatsè. La Ligue Maritime-Est a été éclatée pour enlever toute prérogative à Théodore Amégnran. Tino Adjété et Espoir Assogbavi ont réussi jusqu’ici à échapper à son courroux. Même les joueurs en ont après Rockvi. Ils avaient appelé à la démission du Lt-Col mais ont été déçus. Les supporters n’ont plus goût de supporter leurs ambassadeurs quand ils se produisent.

C’est dans cette atmosphère que, comme le messie, arriva un vieil homme. Comment il s’appelle? Sepp Blatter. Qu’est-ce qu’il a créé? La CEI pour organiser les élections. L’avenir est prometteur car Balakiyèm dira son au revoir. L’homme qui doit maintenant prendre les rênes de la Fédé, quel profil doit-il avoir? Telle est l’énigme. Un pédé, lui, a déjà trouvé le profil idéal. Il dit qu’il faut un homme «faure», immense comme «Le Libéro» et ayant une voix «Rock». Avis aux électeurs

Une guérilla au Togo à partir de février 2007!
On dit souvent que la musique adoucit les mœurs. A  Togo ici, Fo Nico joue un rôle similaire. Il corrige les mœurs politiques. A lui seul, il arrive à jouer le rôle de tous les canards privés de la semaine. Il corrige les mœurs  politiques à travers ses déclarations. Le type n’utilise même pas d’euphémisme pour adoucir certains chocs. Il ne reconnaît pas la chèvre du Chef. Il met tout le monde à sa place. RPT ou opposition, chacun en a pour son compte. On dirait que les gens de l’UFC ont chié sur son caca neuf… «Alagawoe, lankpankpanwoè…», les insultait-il.

Vendredi dernier, le type s’est encore illustré. C’était au cours de l’émission «Dounégno» sur Radio Nostalgie. Il en était l’invité. C’était un authentique Fo Nico qu’on a retrouvé, dans son rôle de moralisateur. Toutes les parties prenantes au Dialogue en avaient eu pour leur compte. Il lui arrivait d’insulter «nicolaïquement» et le RPT et l’UFC en même temps. Le point d’orgue de l’émission a été la question de sa guérilla qu’il avait menacée de déclencher il y a quelques mois. Les Gnassingbélandais se souviennent que Fo Nico, très remonté contre les gouvernants parce que son parti a été amicalement écarté  du Dialogue National, menaçait de déclencher « une guérilla » si son PRR chéri est encore exclu du gouvernement à mettre en place ou de la CENI qui est censée organiser les élections prochaines. Et bien, les choses se sont précisées sur Nostalgie FM l’autre fois et il urge que les Gnassingbélandais prennent leurs dispositions.

Fo Nico, égal à lui-même, a affirmé que sa guérilla, «commencera à partir de février 2007». Beaucoup de Gnassingbélandais ont commencé aussitôt à faire leurs valises, redoutant une répétition des épisodes sanglants d’avril 2005 au cours de sa guérilla qui est, selon Le Petit Larousse «guerre de harcèlement, d’embuscades, de coups de main menée par des unités régulières ou des troupes de partisans». Heureusement qu’il a promis que ce sera une guérilla politique.

Ça fait du bruit pour 40 millions d’Euros

Finalement, on ne sait même plus si la reprise de  la coopération UE-Togo est déjà effective. Les Gnassingbélandais ont déjà entendu le pouvoir annoncer cette reprise plus d’une fois déjà. Cela a déjà coûté la vie à plusieurs citoyens.

On s’en souvient, le 20 novembre 2004, il était prévu une marche de soutien au père de Faure-vi pour, disait-on, avoir réussi à arracher aux Européens la reprise de la coopération. Lomé II était plein à craquer. C’était l’époque des marches de soutien, lectures de motions. Il y avait du monde même dans les arbres là-bas et une foule immense attendait dehors, n’ayant pas pu pénétrer au paradis qui se révèlera un enfer, avant que les portes ne se ferment. D’après nos envoyés spéciaux sur les lieux, la foule était tellement compacte qu’il n’y avait même pas moyen de tourner le regard à gauche ou à droite. Et ce qui devait arriver arriva. Une bousculade monstre, comme on en doutait, arriva et, selon les sources officielles, il y eut 13 morts. Mais d’autres sources, nommément les rescapés dénombrent, eux, plusieurs dizaines voire des centaines. Tout compte fait, ils étaient morts «fata» (gratuitement) car la pseudo reprise de la coopération n’était qu’une vérité de dentiste, un gros mensonge quoi.

Depuis quelques jours, on ânonne encore une reprise entière. Sur les médias officiels, c’est la propagande. Même la TVT a innové pour la circonstance. Un édito spécial fut fait samedi dans le journal de 20 heures où le vain mot était « Renaissance ». Son présentateur a loué des vertus d’ouverture de Faure Gnassingbé dont il a prononcé le nom à maintes reprises. Pour 40 millions d’Euros à débloquer début 2007 sur les 104 millions que cela devrait être, on jubile comme si c’est le sida qui est vaincu. Nous on ne comprend «rignin». Est-ce que au temps T = O, la coopération UE-Togo est entièrement reprise ? A vous la parole.

 

Pour l’avenir du Togo (17) par Claude AMEGANVI
Nous poursuivons, dans ce numéro, la publication du livre de Claude Améganvi que nous avons commencée dans notre n°119 du 13 septembre 2006
2-/ 5 octobre 1990 : Un mouvement venu de loin
3e  PHASE, DE 1979 À 1984:
L’INTERVENTION DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE OU LA DISLOCATION DE L’ECONOMIE NATIONALE PAR LES PLANS D’AJUSTEMENT STRUCTUREL

            Ce fut le gouvernement des Etats-Unis qui fut le premier à pousser à la privatisation des entreprises publiques qu’il cherchait à récupérer pour le compte des sociétés américaines au détriment des intérêts français. La création d’une zone franche en fut le cadre.
C’est ainsi que le journal français Le Monde, révélait:
« Le 15 août dernier, M Rush Taylor, ambassadeur des Etats-Unis à Lomé a remis un message personnel de George Bush au général Eyadéma, président de la République togolaise, assurant celui-ci de l’appui total de Washington à son projet de création d’une Zone franche industrielle au Togo.

C’est le même ambassadeur des Etats-Unis qui, le 1er août, avait annoncé que l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC)-, l’organisme américain de promotion et de garantie des investissement (privés) à l’étranger - avait choisi le Togo comme site d’implantation en Afrique pour une zone franche pilote. (...)
De plus, le Togo s’est engagé, un des premiers, dans une politique  économique ultra-libérale, suivant en cela, certains disent même en les précédant, les conseils du Fonds monétaire international ou de la Banque mondiale. (…)

Innovation intéressante - cette zone franche devrait être étendue à tout le territoire togolais. Ainsi une entreprise voulant s’installer à l’extrême nord du pays pourrait bénéficier de tous les avantages prévus. Autre suggestion: mettre à la disposition des investisseurs étrangers les locaux d’entreprises désaffectés.(...)
«Nous sommes loin, dans ce cas de véritables projets de développement. Certes, cela créerait de l’activité, mais superficielle, et puis ne voit-on pas l’amorce d’une recolonisation souterraine mais réelle de pays africains qui fourniraient en fait uniquement de la main-d’oeuvre sous-qualifiée», remarquait un expert européen. »(13)

A son tour, le journal français Le Figaro indiquait:
«Et il (le Togo) vient d’être choisi par les Etats-Unis pour être le premier  «pays franc» d’Afrique. * (…)

«Privatiser était avant tout notre idée. La Banque et le Fonds n’ont fait que nous supporter dans nos efforts », se défend aujourd’hui Koffi  Djondo, ministre de l’industrie et des Sociétés d’Etat. Et son chef   de cabinet de préciser: «Si certains pays privatisent uniquement pour des  raisons idéologiques, au Togo, c’était uniquement par réalisme. Nous savions très bien que nous ne récupérerions jamais l’intégralité de l’argent que nous avions injecté par le passé.» (…) en quelques jours, les effectifs de la STS sont ainsi passés de 360 à 120 personnes (...)»
Malgré tout, cette première phase de privatisations devrait s’achever prochainement avec deux projets (retardés par le krach boursier d’octobre 1987). Avec, cette fois-ci, la participation directe de la Banque mondiale par l’intermédiaire de sa filiale, la Société financière internationale (SFI), dont la vocation est justement d’investir dans les sociétés privées.

Il sera temps, alors de tirer un bilan définitif de ce programme. Avant  de décider d’aller encore de l’avant. Car le secteur public comptera encore, à ce moment, une cinquantaine d’établissements employant 16000 ouvriers et réalisant 200 milliards de francs CFA de chiffre d’affaire. Encore beaucoup de travail en perspective…
Les industriels étrangers désireux de bénéficier d’un régime fiscal et douanier spécifique pourront, en vertu avec les experts américains, s’installer librement sur le territoire togolais qui devient ainsi une vaste zone franche potentielle.) «(14)
Les entreprises publiques jugées non viables devaient être fermées et liquidées, leur personnel licencié ; une dizaine d’autres sociétés devaient quant à elles être privatisées, l’Etat (c’est-à-dire les contribuables togolais) conservant à sa charge leurs dettes tout en étant sommé de les brader à des investisseurs étrangers à qui on faisait ainsi de juteux cadeaux.

Sur les principales entreprises publiques du pays, seuls les phosphates, les produits agricoles d’exportation, l’eau et l’électricité devaient encore rester sous le contrôle de l’Etat! Le journal français   Le Monde devait alors indiquer:

«En 1989, lorsque les bonnes fées du capitalisme international se penchèrent sur le berceau de l’économie du Togo, tous les espoirs sem­blaient permis à ce petit pays de 3,5 millions d’habitants, ruraux à80 %. Sur la suggestion d’un organisme américain d’aide aux investis­sements privés à l’étranger, l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), avec l’assistance financière et technique de l’Agence des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et de la coopération française, les conseils de la Banque mondiale et les bons voeux du président George Bush, le Togo avait été choisi pour y implanter une zone franche modèle en Afrique de l’Ouest.

Vitrine du capitalisme libéral sous la houlette du général-président Gnassingbé Eyadéma, en place depuis janvier 1967, le pays est l’enfant chéri du Fonds monétaire international, dont il devance les pro­grammes d’ajustement structurel en privatisant entreprises et services publics, libérant des cohortes de chômeurs. Il méritait bien quelque sol­licitude de la part de ses amis pour récupérer une main-d’œuvre bon marché, offerte aux délocalisateurs du monde entier, prêts à investir des capitaux dans des zones protégées, exonérées de toute imposition.

Fort de ses avantages, stabilité politique, tradition commerciale, infrastructures satisfaisantes et bon réseau de communications, le Togo mit rapidement au point statut légal et critères d’éligibilité. En échan­ge de l’obligation de réexporter la quasi-totalité des produits fabriqués ou transformés et de réserver 80 % des emplois à des Togolais, le gouvernement offrait des avantages substantiels: exonération de tous droits de douane à l’importation et à l’exportation et d’impôt sur les bénéfices pendant dix ans (ils sont ensuite taxés à 15 %), tarifs préfé­rentiels en particulier sur l’énergie et les télécommunications, zone industrielle aménagée et... code du travail adapté.

Six ans plus tard, le carrosse est redevenu citrouille: déstabilisé par une interminable et violente crise politique, engagé dans un mouve­ment de démocratisation interrompu, tandis que la population subi! Sait brutalement les effets de la dévaluation de 50 % du franc CFA, U C’est le pays tente de refaire surface. Des 100 000 emplois rêvés, 4 000 environs ont été créés par une trentaine d’entreprises (une vingtaine d’autres sont en cours d’installation), pour un investissement global de 116 millions de francs. Les activités sont aussi diverses que la fabrication de cheveux synthétiques, colle industrielle, cosmétiques, batteries 6 radiocassettes, l’horticulture, la production d’huiles végétales ou   plantes aromatiques. Pas de haute technologie, la main-d’œuvre est essentiellement féminine, les salaires au niveau du minimum local et si l’administration exige, pour l’agrément des entreprises candidate! le dépôt d’un plan de formation, elle reconnaît que les transferts dl technologie se limitent à celui d’un savoir-faire (know-how) assez élémentaire. Mais plus encore que le coût de la main-d’œuvre, la qualité des services et des infrastructures offerts, les entreprises, en particuli6 asiatiques (coréennes, chinoises, indiennes), majoritaires, sont attirées par la possibilité de pénétrer les marchés européens et nord mi ricains en contournant les barrières commerciales. Signataire des  accords de Lomé et pays membre du groupe ACP, le Togo a un accès  privilégié à l’Union européenne et bénéficie par ailleurs de quotas préférentiels aux Etats-Unis.

Car la concurrence est sévère sur le marché mondial des zones  franches en pleine explosion. En Afrique, on en compte une trentaine employant environ 250 000 personnes. »
Première touchée parmi les unités devant être privatisées, la Société Nationale de Sidérurgie fut livrée dès novembre 1984 à un investisseur américain dans des conditions qui faisaient écrire au journal français Le Monde dans sa livraison du 18 décembre 1984: «Les yankees sont là!», Europe-Outremer, la revue française précitée raconte comment la procédure de cette cession fut engagée:
«...Par l’intermédiaire du Département d’Etat à Washington, 1’homme d’affaires et entrepreneur international, M John M Moore s’est alors intéressé à la SNS, et après une visite où il a pu se rendre compte des nombreux problèmes, a présenté des propositions en janvier 1984. Un accord préliminaire a été signé au mois de mai suivant et le général Eyadéma a ratifié en octobre 1984 la convention de crédit-bail définitive, la première du genre passée au Togo pour la privatisation d’une société d’Etat. M John Moore créait alors la Société togolaise de sidérurgie (STS), au capital initial de 120 millions CFA, parti en août 1985 à 500 millions CFA...» (15)

    Il s’agissait donc d’un bradage qui ouvrait la voie à d’autres de la même nature.

On s’apercevra par la suite que ce fameux «homme d’affaires et entrepreneur» n’était qu’un escroc international qui, un beau matin, prit la  des champs et quitta le Togo, laissant l’entreprise et ses ouvriers sur carreau.

Il reste qu’au moyen de l’ensemble de ces mesures drastiques de émission nationale, de 50 % du budget et 61 % des recettes d’exporta­tion en 1983, le service de la dette extérieure fut ramenée à 45 % du budg­et et 56 % des recettes d’exportation en 1984 bien que le déficit des entreprises publiques continuait d’atteindre 9 milliards de F CFA soit 4 % du PIB cette année-là.

  Parallèlement on apprenait, en 1984, que de 3,9 milliards en 1983, la dette avait baissée à 1milliard de dollars en 1984.

A quel prix le régime a-t-il donc pu réduire ainsi près des 3/4 de sa dette en l’espace d’un an, en d’autres termes, en présence de quel miracle nous trouvons-nous?

Pour répondre à cette question, il faut considérer un facteur qui a certes compté mais n’explique pas tout. Ayant obtenu la mise sous contrôle de l’économie togolaise, les puissances étrangères, inquiètes de l’explosion sociale à laquelle pouvait conduire les «potions amères» du FMI, accordaient des remises de dette au régime d’Eyadéma qui garantis­sait si bien leurs intérêts, afin de lui permettre de souffler un peu.

Si les gouvernements de la RFA (République Fédérale Allemande) , du Danemark et de la France avaient accordé des remises de dette au régime togolais, pour l’essentiel cepen­dant, la réduction du montant de la dette togolaise ne s’explique que par l’ampleur de la régression sociale que le régime et l’impérialisme ont fait supporter au peuple togolais. Leur politique d’austérité continuelle­ment renforcée et prélèvements autoritaires en tous genres (5 % sur les salaires par ailleurs bloqués, licenciements etc ): voilà, le miracle!

Les conséquences sociales
Les conséquences sociales de l’application des premiers P.A.S. au début de la décennie 1980 furent particulièrement dramatiques pour une population qui n’y était pas préparée.

Avec une brutalité inouïe, des compressions massives des effectifs de travailleurs furent imposées dans tous les secteurs d’activités Dans le secteur para-public, des milliers de travailleurs ont été déversés dans la rue, soit licenciés à la suite de la fermeture ou de la privatisation de leurs entreprises, ou pour de prétendues invalidités professionnelles. Dans la fonction publique, après un recensement des agents, opéré dans des conditions dégradantes au cours de l’année 1983, ceux-ci subissaient des licenciements massifs dès l’année 1985 en application d’une décision ins­tituant, dans le cadre du PAS, leur mise à la retraite forcée après trente ans de service. De nombreux travailleurs, surpris et traumatisés par la brutalité de cette mesure qui les poussait au désespoir, en avaient été conduits au suicide, entre autres pour échapper aux créanciers, en l’oc­currence les banques, auxquels ils ne pouvaient plus payer les traites.

       Comme a pu l’établir une enquête sur «les jeunes retraités»:
«Lorsque l’Arrêté No 607/MTFP est entré en vigueur le 1er avril 1985, tous les fonctionnaires et employés du secteur paraétatique togo­lais (agents permanents et assimilés) comptant 30 années de service ou plus ont été mis en retraite automatiquement. D’où le terme «jeun retraité «, désignant ceux qui furent forcés de prendre leur retraite  avant l’âge officiel de 55 ans. Cette décision soudaine et inattendue! Une pénible surprise pour la première cohorte de jeunes retraités (1175 individus, dont 40 % d’enseignants). Pour ceux qui participaient à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), c’est-à-dire environ la moitié de ce groupe, le montant des pensions équivalait à 40 %4 leur salaire normal tout au plus. En dépit des trente années de service, comme la CNSS n’existait que depuis 1969, les bénéfices ont  payés sur la base de 16 années de contributions. Ainsi, 20 % des pensions tombaient au-dessous du salaire minimum (J 2402 FCFA ne  Les niveaux de vie ont évidemment été sévèrement touchés. PQ)! L’écolage est devenu un problème pour la plupart des ménages ronce nés, et plus de la moitié de ceux-ci ont dû retirer au moins un enfanta l’école. Une enquête menée six ans plus tard a établi que nombre a décès prématurés et de séparations dans les familles avaient été attribuées à la brutalité de l’implantation de cette retraite anticipée, et que presque tous les jeunes retraités déclaraient avoir été gravement affectés, tant matériellement que psychologiquement.» (16)

De plus, d’importantes pertes affectaient les revenus salariaux. Dès 1984 l’étude du BIT précitée constatait:
«L’analyse de l’évolution du SMIG en termes réels entre 1974 et 1983 révèle une baisse de 48 % de son pouvoir d’achat, si bien que le SM représente à l’heure actuelle à peu près le seuil de pauvreté à Lomé. Si le SMIG n’est pas réévalué, il est à craindre qu’une part de la population salariée jusqu’à présent épargnée, ne soit également rejeté sous le seuil de pauvret». (17)

(15) Europe-Outre mer, n°667-668, août-septembre 1996
(16) Comité DSA. Caractéristiques et comportements, de groupe s vulnérables en situation d’ajustement structurel, Part1, mai  1992, cité in Togo, sortir de la crise, sortir de la pauvreté, Banque mondiale, novembre 1996
(17) Crise économique et perspectives de l’emploi dans une économie ouverte, BIT/PECTA, 0p. cit.Note

 (12) Europe Outremer, n° 667-668, août-septembre 1985.
A suivre...

Programme National de Modernisation de la Justice

Conscient des carences actuelles affectant le système judiciaire et de la nécessité de procéder à une réforme en profondeur de l’institution en vue de renforcer la démocratie et l’Etat de droit, l’Etat entrepris en avril 2004, avec le concours du PNUD, un diagnostic de la justice au Togo, dont les résultats et recommandations ont servi de support à la conception du présent document qui a été validé par un atelier ouvert par le Président de la République le 16 Août 2005. L’atelier, tenu à Kpalimé entre le 17 et 19 août, associait les représentants de la totalité des acteurs de la Justice ainsi que les bailleurs de fonds intéressés par la réforme de la justice. Le document final va être soumis au Conseil des ministres et faire l’objet d’une «lettre de politique» qui exprimera la politique gouvernementale de réforme judiciaire sur les 5 ans à venir. Ce faisant, le gouvernement togolais commence à exécuter l’engagement 2.7, pris dans le cadre des consultations ouvertes avec l’Union européenne le 14 avril 2004 et qui vise à «assurer par des mesures adéquates à préciser ultérieurement, un fonctionnement de la justice impartial et indépendant du pouvoir exécutif». Ce document pourrait également avoir vocation à s’incorporer dans la future stratégie nationale de promotion de la bonne gouvernance. Ses orientations et objectifs pourront enfin être intégrés dans la nouvelle version du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), en cours de formulation par le Gouvernement et qui constitue un pré-requis pour l’accès ultérieur du pays aux programmes de réduction de dette dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE).

Le programme se décompose en 6 sous-programmes et 26 projets pour un montant total de 10,5 Mds FCFA sur 5 ans, incluant les infrastructures et l’assistance technique. Un diagramme visualisant l’architecture générale du programme, ainsi qu’un récapitulatif budgétaire, figurent en annexe 1 et 3 au présent document.
A suivre… A.M.

L’ISTT appelle à une mobilisation générale de tous les travailleurs

            L’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT) a tenu son assemblée générale le vendredi  17 novembre dernier à la bourse du travail à Lomé. Cette rencontre qui a rassemblé tous les travailleurs et toutes les travailleuses de tous les secteurs d’activités  avait pour objectif de préparer la grève générale d’avertissement pour le non respect du Protocole d’Accord.

            En effet, le 11 mai 2006, le gouvernement, le conseil national du patronat et les organisations syndicales  des travailleurs ont solennellement signé, au Corinthia Hôtel 2Février de Lomé, le «Protocole d’Accord» sanctionnant les discussions du Dialogue  social tripartite qui ont eu lieu du 30 janvier au 07 avril 2006.

            Ce Protocole d’accord comporte les engagements pris par les différents protagonistes, ainsi  qu’un échéancier de leur mise en œuvre.

            L’ISTT fait remarquer que six  mois après la signature du document, aucun des engagements pris par le gouvernement et qui devait être mis en œuvre au cours de cette période, ne l’a été. Les organisations regroupées au sein de l’ISTT ont constaté que le gouvernement n’a respecté ni l’esprit, ni la lettre du «Protocole d’Accord entre le  gouvernement, le conseil national du Patronat et les organisations de travailleurs» qu’il a signé sollennellement le 11 mai 2006.

            Par conséquent, l’ISTT  dit prendre acte de la  situation créée par le non respect des engagements auxquels, le gouvernement a souscrit et se réserve le droit légitime d’entreprendre toutes les actions qu’elle juge appropriées. De ce fait, elle appelle donc à une grève générale des travailleurs, en vue d’obtenir  satisfaction.
TORA Tana (stagiaire)

Non respect des engagements

Rock crée de nouveaux problèmes au sein des Eperviers

Les divergences autour des problèmes de primes de matches entre les Eperviers et la Fédération Togolaise de Football (FTF) qui ont défrayé la chronique en Egypte et transportées à la face du monde en Allemagne ne sont pas encore aplanies quand l’incorrigible président Rock Balakyèm Gnassingbé crée une autre fronde avec les cadres de la sélection.

            Se disant tirer des leçons des déconvenues à la CAN et au Mondial, le reliquat de la FTF avait fait signer à quelques joueurs un document concernant les primes à leur verser pour leurs éventuelles rencontres. Ainsi, il est stipulé dans le contrat que pour une rencontre amicale, les joueurs percevront en cas de match perdu 200 000 FCFA, pour un match nul 500 000 F et pour un match gagné 1 000 000 FCFA. En plus, il leur est promis des primes de regroupement et le remboursement des titres de voyage. Ce contrat, bien qu’ayant été contesté par les joueurs professionnels, ne sera que de la poudre aux yeux. Le reliquat de la FTF est le premier à violer l’engagement qu’il a pris.

            En effet, au sortir du match international amical disputé le 15 novembre dernier par les Eperviers au Luxembourg face à la sélection locale, la FTF aurait remis aux joueurs une somme de 200 000 FCFA comme prime de match, ce que les joueurs professionnels ont naturellement rejeté, la prime n’étant pas conforme aux termes du contrat qu’ils ont signé. De plus, les joueurs n’ont pas reçu la prime de regroupement. A ces questions de primes se sont greffés des problèmes d’équipements. Il est fait état de ce que malgré le froid qui sévissait au Luxembourg, les joueurs n’ont pas eu de gants ni de manteaux pour se protéger.

            Le non respect des engagements pris par la FTF vis-à-vis des joueurs engendre une nouvelle crise entre la Fédération et les cadres de l’équipe nationale dont personne ne peut deviner l’issue à moins que les prochaines élections statutaires ne boutent hors Rock et ses courtisans les principaux responsables des maux qui minent notre football. Médard A.

Résolution de la crise qui secoue la FTF

Le Général Séyi Mèmène a obligation de  résultat

Au lendemain de la CAN et de la Coupe du Monde 2006 auxquelles le Togo a participé, la Fédération Togolaise de Football (FTF) était plongée dans une grande crise et tous les amoureux du ballon rond ont perdu l’espoir de voir leur équipe nationale rivaliser avec  celles des grands pays de football. L’autoritarisme du Lt-col. Rock Gnassingbé, Président de la FTF, a contraint quatre membres influents de son Bureau Exécutif à la démission. Les cadres de l’équipe nationale ont renoncé à la sélection. Mais Dieu aidant, la FIFA a envoyé une mission d’inspection des experts au Togo pour enquêter sur l’instance dirigeante du football togolais et proposer