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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Organisations de défense des droits humains togolais à l’école d’Amnesty International

Du 25 au 28 novembre 2006, Amnesty International a organisé à l’intention des organisations de défense des Droits de l’Homme du Togo, un séminaire de formation sur le thème: «la surveillance et la documentation sur les violations des droits humains». En effet, les objectifs poursuivis par les organisateurs sont entre autres d’amener les participants à mieux définir et comprendre les causes et conséquences des violations des droits de l’homme ; définir et de comprendre le contexte dans lequel les défenseurs des droits humains travaillent et d’établir un état des lieux sur la situation des violations des droits de l’homme dans leur pays etc. Aussi, cette formation doit-elle permettre aux participants d’identifier des violations des droits de l’homme spécifiques telles que définies par les normes internationales, régionales et nationales relatives aux droits humains.

Le but de la formation étant de renforcer les capacités des organisations de défense des droits de l’homme au Togo en matière d’élaboration de rapport sur les violations des droits humains, a été atteint à en croire les témoignages des participants. «Vous savez bien qu’au niveau de notre pays, on a une tradition, de violation des droits humains. Dans cette atmosphère là, nous avons par le passé à rédiger des rapports. Il se fait que ces rapports ne répondaient pas aux normes internationales appliquées à la matière… Ce séminaire nous a donné l’opportunité, de confronter cette expérience par rapport aux gens plus professionnels… Nos organisations doivent aussi montrer qu’elles sont capables de publier des rapports plus professionnels qui ne seront pas contestés ni par les autorités nationales ni par les institutions internationales. Donc ce séminaire a vraiment renforcé nos capacités dans ce domaine  là», a déclaré un participant.

A l’issue du séminaire, les participants ont exprimé de vive voix toute leur joie à l’endroit des organisateurs d’avoir eu le privilège de participer à cette rencontre et ont émis le vœux qu’un suivi soit fait en vue de conserver les acquis puis solliciter d’autres formations modulaires de ce genre. Didier LEDOUX

Sans détour 15 ans après…

La France continue de soutenir les dictatures

«Nous ne pouvons accepter qu’une crise sociale, morale et militaire se généralise  dans une région si proche de nous. La faillite de l’Afrique serait aussi la nôtre» (Edouard Balladur, ancien PM français)

«Ablodé Gbadja!» (Liberté totale), jubilaient les Togolais au lendemain de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. Avec l’élection d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement de transition, le processus démocratique au Togo était irréversible. Le Togo nouveau, le Togo Etat de droit prenait corps pour le bonheur des populations. Mais le 03 décembre 1991, quelque chose d’imprévu se produisit. La soldatesque au service du Général-Président Gnassingbé Eyadèma décida de mettre fin à cette transition qui devait conduire irrémédiablement le pays vers le progrès. La Primature fut attaquée. La France de «Liberté, Egalité, Fraternité» fut appelée à sauver la jeune démocratie togolaise. Mais les militaires français envoyés étaient restés au Bénin quand ça tirait de partout à la Primature. Et ce qui devait arriver, arriva. Bien que sa garde tînt bon, l’avocat-premier ministre fut envahi par l’émotion et abdiqua. Quelle aubaine pour les assaillants qui ont fini par «bouffer» ce groupuscule qui leur tenait tête! C’était la fin d’un rêve. Les militaires français étaient alors répartis après s’être rassurés que feu Eyadèma eut tout pris.

La France avait alors pris fait et cause pour la dictature au détriment du «gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple». Les Togolais étaient laissés à eux-mêmes parce qu’ils voulaient le changement.

Quinze ans après, et nonobstant les profondes mutations qu’enregistre actuellement la planète, la France continue de saper la démocratie en Afrique en apportant son soutien indéfectible aux dictatures. Les agissements des autocrates qui tripatouillent la Constitution pour se souder au pouvoir ne peuvent que faire des mécontents dans le bas peuple. Et tout être humain méprisé, bâillonné  ne peut éternellement accepter sa condition d’opprimé. A force de s’étouffer, il s’explose et décide enfin de réclamer un peu plus de liberté. Mais la France s’oppose à cette valeur intrinsèque et arme les oppresseurs pour anéantir les tyrannisés. Quel cynisme?

Elle est au Tchad pour aider le despote Deby à combattre les Tchadiens qui veulent avoir leur mot à dire dans la gestion des affaires. «Le mobile dominant de ce combat s’inscrit dans le cadre des conquêtes du pouvoir pour une meilleure ouverture démocratique et pour l’instauration d’un Etat de Droit au Tchad», précise un communiqué du mouvement rebelle, l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD). Aux dernières nouvelles, on indique que 1 200 militaires français sont actuellement en train de «boulotter» au Tchad et que l’armée nationale met le feu aux villages soupçonnés d’abriter des rebelles. Un autre génocide et au finish, on aura un autre juge Bruguière.

Au Centrafrique, ils sont 300 militaires français à aller à la rescousse du putschiste François Bozizé malmené par la rébellion armée de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) qui progresse vers le sud-ouest du pays. Pourtant, tout le monde se souvient qu’avant de déposer son prédécesseur Ange-Felix Patassé, Bozizé avait séjourné en France et y a fignolé son coup d’Etat.

En fait, les déclarations de la France depuis quelques années de ne plus jouer le rôle de «gendarme» de ses anciennes colonies africaines et de prôner une approche multilatérale du règlement des conflits ne sont qu’un gros canular. C’est de la duplicité tout  court. R. Kédjagni

Chronique d’une grève avortée grâce à l’intervention de Faure Gnassingbé

Un complot pour «noyer» Me Agboyibo

Gnassingbé Eyadéma n’est plus depuis le 05 février 2005. Il s’en est allé après avoir égrené 38 bonnes années aux commandes du pouvoir. Son Fils Faure Gnassingbé qui lui succéda- de manière musclée- en avril 2005 vanta un «esprit nouveau» pour séduire les Togolais qui portent encore les stigmates de l’autocratie du régime précédent dont l’une des caractéristiques phares est le culte de la personnalité. Tout partait d’Eyadéma et aboutissait à lui. C’est l’époque de la monarchie absolue. Pour s’en démarquer, Faure avait à la bouche une phrase standard: «Lui c’est lui, moi c’est moi». Il apparaît malheureusement que ce n’était qu’un leurre car les bonnes vieilles méthodes refont surface. Ce qui nous fait dire que le Fils n’est qu’une réincarnation du Père.

Le spectre de la grève

Les organisations syndicales des travailleurs- CNTT, UGSL, CGCT, CSTT et UNSIT- regroupées au sein de l’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT) menaçaient depuis quelques jours d’appeler les travailleurs à entrer en grève pour protester contre le non respect par le gouvernement des engagements du Protocole d’Accord tripartite qui a été signé à l’issue d’un dialogue social tenu du 30 janvier au 11 mai 2006. Elles estiment que six mois après, «aucun» des engagements pris par le gouvernement n’était respecté : mise sur pied du Comité ad hoc de suivi, paiement des arriérés de salaires, du reliquat de la ligne budgétaire d’appui aux organisations des travailleurs, revalorisation des salaires, réduction du prix du carburant. Convaincue que «le gouvernement est fort insuffisamment préoccupé de leurs problèmes et en réalité peu enclin à prendre en compte [les] légitimes doléances » des travailleurs, l’ISTT est allée jusqu’à les appeler à observer « un mot d’ordre de grève générale d’avertissement de vingt-quatre (24) heures, le jeudi 30 novembre 2006, à partir de 06 heures (TU)».

Pour contenir la grogne, Me Agboyibo a rencontré à maintes reprises lesdites organisations pour trouver un terrain d’entente. Bien que ce ne soit pas sous son gouvernement qu’ont  été pris ces engagements, au nom de la continuité de l’Etat, il s’est employé à donner suite aux doléances. A la séance du 17 novembre dernier, des propositions ont été faites. Tous les points conflictuels ont été abordés. Mais les syndicats boudaient toujours et s’obstinaient à entrer en grève. A quarante huit (48) heures du «jeudi noir», les violons n’étaient pas encore accordés.

Comme un messie, Faure Gnassingbé s’invita dans la danse. Une rencontre fut improvisée entre les syndicats et lui ce mardi. Et, comme s’il détenait une baguette magique, au sortir d’audience, les délégués syndicaux étaient aux anges car le «chef de l’Etat» les a satisfaits et la grève est aussitôt annulée. «Youpi, c’est magique papa!», crierait l’autre.

L’acte vu à la loupe

A travers cette mise en scène, le Premier ministre, Me Agboyibo apparaît comme un «totolitoto», un « zéro pointé », un « incapable fini», et Faure Gnassingbé comme le messie, «l’agneau de Dieu qui enlève les  péchés du monde». Mais à y voir de près les solutions «Fauriques», elles ne sont guère différentes des propositions faites par le Premier ministre. La seule différence est la réduction effective du prix du carburant. Mais de combien?
Togolais avisés que nous sommes, de ce scénario on a vu une mise en scène visant à affaiblir Me Agboyibo qui s’emploie pourtant vaille que vaille à accomplir sa mission. A y voir de près, tout a été prévu que c’est du Palais de la Présidence et non de la Primature que viendrait la solution. Les ébats du Premier ministre n’étaient qu’un tremplin, une farce transitoire. Ah, le pauvre! Cette situation est comparable à celle d’un patron d’atelier qui laisse son apprenti se défoncer devant un problème qu’il le sait incapable de résoudre et qui donc sourirait, sachant que le client viendrait se plaindre à lui pour qu’il y remédie.

Cette situation ne fait que mettre en exergue cette assertion que le Togo n’est pas un «pays normal». S’il en était un, ce n’est pas le chef de l’Etat qui doit trancher cette crise. Faure Gnassingbé ne paiera point les travailleurs de sa propre poche. On n’avait qu’à mettre les moyens à la disposition du Premier ministre pour satisfaire les doléances des travailleurs. On parie que le feuilleton n’est pas à son terme. C’est au PM de faire exécuter les fameuses concessions. Et on craint fort que les moyens, surtout financiers ne soient pas mis à sa disposition -  la Primature elle-même n’a pas de budget-  pour ce faire. Quelques mois après, à l’approche du 24 juin 2007, les travailleurs réitéreront les revendications et s’adresseront une fois de plus à Faure Gnassingbé qui leur trouvera - comme toujours -  une solution.

Tout ce scénario paraît un plan savamment orchestré pour noyer Me Agboyibo car on se demande pourquoi les syndicats ont  laissé partir le Premier ministre Edem Kodjo dont le gouvernement a signé le Protocole d’accord avant de déterrer le dossier. Edem Kodjo a pourtant passé 128 jours avant de déguerpir. Le Protocole d’accord a été signé le 11 mai et il partait le 16 septembre 2006.

C’est regrettable que les bonnes vieilles méthodes qui étaient de règle au temps fort du régime du Père séduisent aussi le Fils qu’on dit pourtant «leader nouveau».   TINO Kossi

Rapatriement manu-militari de réfugiés togolais d’Europe

Il sonnait environ 8 h 15 hier jeudi 30 novembre 2006, quand un aéronef atterrit sur les pistes de l’aéroport International Général Gnassingbé Eyadéma. A bord, des réfugiés en provenance d’Europe, France, Espagne et Allemagne d’où est parti cet avion spécialement affrété par les autorités européennes pour le rapatriement de ces derniers. Plus d’une heure et demie pour les formalités frontalières pour les 9 passagers : 3 Ghanéens et 6 Togolais.

Malgré la fatigue que l’on lisait sur leur visage, cet exercice n’est que le début de leur calvaire de retour au bercail. De l’aéroport, ils ont été conduits à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) puis à la Sûreté Nationale pour des formalités d’identification, à en croire les autorités en charge de la sécurité au Togo.

Il faut souligner que les réfugiés ont été victimes de violences corporelles perpétrées à leur encontre par les forces de l’ordre européennes, à en croire leurs témoignages. Aussi faut-il souligner que certains présentent des blessures aux poignets dues aux menottes; c’est là une  preuve de la violation flagrante des droits de l’homme des pays qui se disent avancés dans le respect de la dignité humaine. L.H.

Interview exclusive de Paule RIGAUD d’Amnesty International

«Nous sommes déçus de ce report mais le rapport sera publié avant la fin de l’année»

            Dimanche dernier, Amnesty International devrait normalement publier son rapport sur le Togo. Mais la publication a été reportée au dernier moment. Pour en savoir plus sur les raisons de ce report, nous avons approché Paule RIGAUD, Responsable de campagne Programme Afrique d’Amnesty International.

Les Togolais s’apprêtaient à lire à travers le rapport d’Amnesty International, les violations des Droits de l’Homme au Togo. Mais à la grande surprise, cette publication a été renvoyée sine die. Quelles sont les raisons qui sous-tendent ce report ?
Nous devions organiser une conférence de presse le dimanche 27 novembre pour publier notre rapport. Le jeudi 23 novembre 2006, nous avions reçu un courrier du Ministre de la Coopération, nous demandant un délai supplémentaire pour que des commentaires puissent être apportés à ce rapport par le chef de l’Etat. Nous sommes très déçus évidemment de n’avoir pas pu organiser cette conférence de presse. Mais dans un souci de dialogue, nous avons effectivement laissé un délai supplémentaire aux autorités togolaises pour nous faire parvenir leurs commentaires.

A quelle date les Togolais peuvent-ils accueillir ce rapport ?
Le rapport sera publié d’ici à la fin de l’année. Je ne peux pas être plus précise pour l’instant.

Est-ce un rapport définitivement classé au tiroir ?
Non et non. Le rapport sortira avant la fin de l’année.
Seriez-vous victimes de menaces, intimidations ou autres afin de  fléchir aux injonctions des autorités togolaises ? Si oui, quelle est l’autorité responsable de ces actes ?
Comme je vous l’ai expliqué tout à l’heure, les raisons du report ne sont pas liées aux intimidations. Nous avons adressé notre rapport avant la publication aux autorités en leur demandant leurs commentaires. Elles nous demandent un délai supplémentaire. Encore une fois, dans l’optique du dialogue et même si nous étions très déçus de ne pas pouvoir publier ce rapport alors que nous sommes à Lomé, nous avons décidé d’accorder ce report.

La non publication de ce rapport ne serait-elle pas synonyme de faiblesse d’une organisation comme Amnesty International ?
Que voulez-vous dire par faiblesse ? Encore une fois, ce report n’est pas un retrait. Il sera publié avec le même message qui était prévu. Et donc pour nous, ce n’est pas une faiblesse. C’est simplement un retard.

Alors, pouvez-vous nous faire un bref résumé de ce rapport, c’est-à-dire les grandes lignes ?
Tant que le rapport n’est pas publié, je ne peux pas vous faire le résumé. Vous aurez le rapport en même temps que tout le monde lors de la publication.

            Votre mot de fin
Ce rapport porte sur l’impunité. L’impunité est une des grandes préoccupations majeures d’Amnesty International et nous continuerons à poser des questions aux autorités sur cette question-là, tant que l’impunité ne sera pas éradiquée au Togo.

Interview réalisée par Didier LEDOUX

La fin du bras de fer

Col. Titikpina a eu raison du Capitaine de Frégate Agadazi

  • Encore un militaire pour diriger des policiers

Par décret pris mercredi dernier en Conseil des ministres, le Lieutenant-colonel Monpion Matéindou est nommé Directeur Général de la Police nationale en remplacement du capitaine de frégate Agadazi Ouro-Koura qui n’a eu à passer qu’un peu plus d’un mois à la tête de ce corps. Le nouveau DG est flanqué d’un adjoint en la personne du Commissaire divisionnaire Koudouovoh Téko Mawuli de la Direction de la Police Judiciaire. Encore une fois, c’est un militaire qui est fait DG de la police alors que l’adjoint a des prédispositions nécessaires pour occuper ce poste. En plus, le nouveau DG est de la région septentrionale et serait du sérail. Pourquoi cette méfiance vis-à-vis des Togolais de la partie méridionale qui, malgré leurs compétences, sont confinés dans les seconds rôles ? La question reste posée.

Par ailleurs, beaucoup de Togolais s’interrogent sur les raisons qui pourraient commander le bref passage du capitaine de frégate Agadazi à la tête de la Police nationale. A en croire plusieurs sources, le DG et son ministre de tutelle ne seraient pas souvent sur la même longueur d’onde. Il n’aurait que faire des recommandations du ministre et ne ferait que ce que bon lui semblait. Il se raconte que lors d’une tournée de Kpatcha Gnassingbé, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, un incident se serait produit et un commissaire serait accusé d’avoir manqué du respect au ministre. Comme l’exige la discipline, il est normal qu’il soit sanctionné. Le ministre de la Sécurité aurait demandé au capitaine de frégate de faire venir le commissaire incriminé à Lomé afin qu’il réponde de ses actes. Mais le DG de la Police aurait passé outre les injonctions de son ministre en envoyant des gendarmes appréhender le commissaire.

En dehors de ce problème, on évoque la volonté du Directeur Général de la Police de faire appliquer certaines décisions sans que son ministre ne soit mis au courant.

Mais dans l’entourage du Capitaine de Frégate Agadazi, les raisons du bras de fer entre lui et son ministre seraient ailleurs. Il ne s’agit donc pas d’insubordination comme l’ont fait croire certains. Des sources dignes de foi indiquent que le malheur de l’ancien patron de l’OSAT aurait commencé quand il a voulu imprimer une dynamique nouvelle à la Police considérée par nombre de Togolais comme le haut lieu de la corruption. En outre, à en croire certaines indiscrétions, sur un budget de plus de 200 millions, le DG sortant ne se serait retrouvé qu’avec une caisse vide. On signale également qu’il voudrait récupérer les 7 voitures de luxe (Hyundaï, Sonata, Cherokee) de son prédécesseur et les mettre au service de la Police.

Devant cette situation, le chef de l’Etat ne pouvait sauver les meubles qu’en procédant au remplacement du DG de la Police puisque le ministre aurait mis sa démission dans la balance. Evans Yemey

Ça va se savoir!

Claquage

            Solange est l’une de ces filles qui, au lieu de cacher leur forme de spaghetti, préfèrent l’exhiber à travers leurs tenues toutes sexy. A priori, beaucoup de gens se plaignent de leur sort et ressassent qu’avec des hanches de colibri, elles auront de la peine à supporter des poids lourds. Mais en réalité, ce sont de vraies avaleuses, prêtes à absorber tout être de chair et de sang. Dans ses conquêtes sentimentales, Solange tomba sur un jeune trapu qui n’a rien à envier à Hercule. Agbényo, c’est son nom, était souvent fui par les filles qui ont eu le courage de le «connaître». Les deux s’étaient rencontrés à l’anniversaire d’un ami commun. La première étreinte eut lieu lorsque les deux dansèrent sur le morceau «Queen of my heart» de Westlife. Elle lui avait enroulé sa langue autour de la sienne tout en lui triturant le dessous des deux mains. Agbényo s’était tellement emporté qu’il salit son caleçon. Depuis, il jura de prendre sa revanche.

            Un après-midi, le trapu revint à la maison avec sa proie. Ekoué qui connaissait un peu les tribulations des filles avec son voisin, se disait que la maigrichonne serait un membre de sa famille. Donc il s’en alla. Mais quelques minutes plus tard, on ne savait quelle mouche l’avait piqué, il revint se positionner comme à toutes les occasions derrière la fenêtre. De là, il vivait souvent en live le débarquement allié en Nirvana.

            Les deux passèrent à l’action. Solange était singulière dans sa tenue d’Eve. C’est un corps épanoui avec deux globes qui contrastaient avec tout le reste. Très volumineux et très fermes. Agbényo les saisit au moment où elle s’agenouilla pour que sa bouche arrivât au niveau de sa taille. Elle se saisit de l’objet de sa convoitise et le fourra dans sa bouche. Ekoué ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Mais la manière dont elle limait le bâton jouisseur de son attaquant fit mourir le «voyeur» de plaisir. Il se saisit de son «gagaragassou» et accompagna tous les gestes qui se faisaient à l’intérieur.

            En un moment, Agbényo s’arracha de la bouche de Solange et la renversa sur le lit. Il s’appliqua à son tour à asticoter son bas. Elle gloussait de plaisir en se pinçant le bout de ses globes. Son nid d’amour fut envahi par la rosée naturelle. Agbényo plaça son bazooka couvert d’un fin plastique devant mais s’arrêta net. Il avait peur de faire mal à cette décharnée. Il était en pleine réflexion quand Solange se glissa vers le bâton et l’engloutit millimètre par millimètre. Ekoué resta pendant un moment pantois devant  l’exploit de la maigrelette. Il n’en croyait pas ses yeux. Agbényo se retrouvait donc jusqu’au fond. Ce qui ne lui est jamais arrivé. Son gros truc allait et venait en elle avec une certaine régularité. Il la labourait à grands coups de rein en lui arrachant des râlements de plaisir.

            Tout à coup, il se retira et se mit sur le dos. Avec une rapidité hors du commun, Solange se plaça au-dessus de lui les jambes écartées. Elle s’empala et absorba de nouveau l’énorme épieu. Ekoué émit un grand cri et s’écroula. Il avait précédé les vrais «gnocotteurs». Il atteignit ainsi son orgasme. Apeurés, certains voisins accoururent vers lui pour le secourir. Ils virent un homme dont le pénis était couvert du liquide visqueux et qui se tordait de douleur. Il eut un claquage au niveau du genou lorsqu’il était tombé. Quand les voisins jetèrent un coup d’œil dans la chambre, ils découvrirent les merveilles de la fringale sur le trapu. Tonton Z

L’oeil du magicien

Miss Noël 2006:

Grave atteinte à la dignité des enfants

C’est choquant et même intolérable de voir sur les petits écrans des enfants naïfs habillés en sexy pour un supposé «Miss-Noël 2006 - Première édition». Puisque cette manifestation d’élection Miss qui s’apparente à une injure à Dieu, créateur de l’Univers et tout ce qui s’y trouve, n’a pu être éradiquée, les organisateurs ont eu le culot d’aller sans vergogne  sur tous les terrains.
L’enfance telle qu’elle est définie par les instruments internationaux est l’âge compris entre 0 et 18 ans. Dans cette tranche d’âge, l’enfant s’apparente à un œuf de par sa fragilité et sa vulnérabilité. C’est aussi l’âge par excellence de l’éducation de l’adulte de demain parce que c’est à cet âge que tout enfant se cultive à travers la curiosité et le désir de s’identifier aux adultes dans l’ignorance absolue du bien et du mal.

Alors si aujourd’hui, des adultes, cachés derrière des institutions ou entreprises pour leurs intérêts personnels initient des activités à buts lucratifs sous le couvert de la promotion culturelle, il urge que les enfants soient épargnés par leur attitude machiavélique. Sinon, quel est l’objectif poursuivi par ces adultes sans foi ni loi qui tirent énormément profit sur le dos des enfants qui ignorent à quelle sauce ils sont mangés par ignorance des conséquences de la manipulation de leur conscience.

Cette manifestation qui enrôle les adultes depuis un certain temps dans la prostitution produira des effets similaires chez les enfants. C’est dire que le créneau pour la prostitution enfantine est mis en branle. Pourquoi cette ignominie assaisonnée d’atteinte à la dignité humaine? Tout comme devant certains actes tels la scarification, le mariage, et autres, n’est-ce pas dit qu’il faut laisser les enfants atteindre l’âge de la raison pour qu’ils en décident?
Dans certaines familles, l’on constate déjà avec amertume les effets désastreux que ces images ont laissés chez les enfants ; ils se traduisent par des démarches déformées des enfants, nommément chez les filles mineures. Les effets affectent aussi leur habillement. Certains enfants, dans le choix de leurs vêtements, sont souvent ou toujours sexy.

En vue de la préservation de la dignité des enfants, il urge que les «élus» du peuple exercent de pleins pouvoirs pour que soit abolie au Togo l’organisation de Miss Noël 2006. La pérennisation de cette manifestation sera synonyme d’une caution institutionnelle à la prostitution des mineures, ce qui est contraire aux contenus des instruments internationaux ratifiés par le Togo.

Didier LEDOUX

Libertinage

Le développement à la base version Gilbert Atsu
       Quand nous disons que les jeunots de la Nouvelle «Déception» Populaire (NDP) sont des amuseurs, les gens croient que nous sommes jaloux de leurs acquis et que nous ne comprenons pas les «contenus» de leurs actions. Tout récemment le «Président de la République togolaise du Football» a, dans ses tentatives de frauder les élections lors du prochain congrès de la FTF, créé de nouvelles ligues sur toute l’étendue du territoire. L’autre objectif était de régler les comptes au 2ème vice-président démissionnaire M. Théodore Amégnran. C’est le cas des Ligues des Lacs, de Vo et de Yoto. La préfecture de Badou aussi n’a pas été oubliée. Ici, c’est le Secrétaire d’Etat chargé du Makerting, pardon de la Promotion des Jeunes, Gilbert Atsu, qui fut chargé de transporter aux siens cette décision du tout-puissant prégo de la Fédé. Un ministre au service d’un président de la Fédé? C’est seulement à Gnassingbéland que cela est possible. Puisque les élections législatives s’annoncent à grands pas, il faut que lui aussi apporte quelque chose à ses frères et sœurs de Badou. Et c’est dans une ambiance festive que cela a été fait. Le week-end dernier, il était également aux côtés du «fils de la nation» quand celui-ci était venu installer le bureau de cette ligue de football. Les discours ont plu et les «Badoulois» et «Badouloises» étaient satisfaits de ce cadeau du siècle. Quant au Secrétaire d’Etat, il était aussi heureux d’avoir apporté quelque chose aux siens pendant son séjour au gouvernement. Imaginez les arguments qu’il fera valoir lors de la campagne électorale: «Personne ne viendra vous apporter le bonheur. J’ai fait l’opposition et je sais tout. Ces gens viendront vous promettre monts et merveilles. Mais après coup, ils ne vous feront rien. Quand j’étais ministre, j’ai fait quelque chose pour cette préfecture. N’est-ce pas grâce à moi que notre préfecture a une ligue de football? Si je suis élu, je créerai aussi la ligue de taekwondo et celle des Evala. J’ai de bonnes relations avec les responsables de ces  fédé». Et sûrement après les élections, il tombera «gboya» des Plateaux de Badou avec une «légère» grave blessure au niveau des voix: 0,00094 %.

Agadazi retourne à ses céréales

            L’ex-patron de l’OSAT, le Commandant Agadazi n’aura passé qu’à peu près deux mois à la tête de la Direction Générale de la Police. Il est reparti comme il est venu. C’est la première fois que cela arrive sur la «Terre des grands-parents de nos aïeux». Certains vont croire que ce sont les événements du vendredi dernier qui l’ont fait partir. Ce jour-là, il déclarait: «Il ne s’agit que des rumeurs. Nous n’avons pas eu jusqu’ici une preuve de ces allégations, c’est-à-dire des pièces à conviction». Si on lui disait que c’était sa dernière parole en tant que DG de la Police, il n’allait pas croire. Mais des sources dignes de pancréas, pardon de foi font état de ce que le Commandant ne s’entendrait pas avec son ministre de tutelle le tout-puissant Colonel «Kpikpitina». On dit qu’il y a génocide de compétence ; non, ça s’appelle conflit de compétence. Quand le ministre qui a confisqué la voyelle «i» pour former son nom dit «i», le DG de la Police répond par «a» puisque lui aussi soutient que son nom commence par la lettre «a» et se termine par le «i» du ministre. Donc lui, il est plus «faure» que son ministre et préfère traiter avec le «libéro» du gouvernement Agbo. Pour régler ce problème, il a été remercié et les jaloux de ses acquis affirment qu’il est plutôt bon pour les céréales.

Vengeance générale, illimitée et non négociable de Rockvi
Rockvi est déchu par la FIFA mais ce n’est pas pour autant qu’il est inoffensif. Nous, on avait dit qu’il n’animerait plus de cérémonie officielle. On a même dit «walla-talaï», juré quoi. Mais sa vengeance est terrible. Les ex-membres démissionnaires de la fédé en avaient eu pour leur compte. Il a réussi à atteindre les 1er et 2ème vice-présidents. Quant aux deux autres, ils sont pour le moment sains et sauf. Après l’envoi de la première lettre, il faisait «wan wan» et Sepp Blatter a tout clarifié avec la seconde. Quelqu’un disait que si Rockvi rencontrait le Suisse sur sa route, il l’écraserait avec son tank. On se rend compte aujourd’hui que la vengeance de Rockvi est internationale, sans frontière. C’est le scandale qui s’est produit samedi dernier au stade d’Agoènyivé qui en donne la preuve.

En effet, le «con-frère» sportif de 3A télésud, le franco-camerounais Jacques Roux devrait aller suivre une rencontre du championnat national de D1 au stade d’ «Agoyi». Mais il a été interdit d’accès sans autre justificatif. C’est un «mon pays» qui le lui a signifié. Nous, on a tout de suite compris que «Dadja» (Monsieur) Balakiyèm est passé par là. Pour mémoire, le «con-frère» s’est souvent prononcé sur la crise que traverse le football togolais, depuis le feuilleton de Wangen jusqu’à la vague de démissions à la FTF et n’a surtout pas été tendre envers Rockvi. C’est vraiment une vengeance sans frontière.

Bye bye Tonton Agadaz…
«Police Nationale: Opération de salubrité du Colonel Titikpina, le DG Agadazi viré pour incompétence et  insoumission», a-t-on appris. Mais beaucoup de Togolais n’en croyaient pas leurs oreilles. Le Capitaine de Frégate viré? C’est comme un conte de fée. Et pourtant l’info est vraie. Le gars est reparti comme il est venu. Plutôt il est venu par la grande porte, en grande pompe mais reparti sur la pointe des pieds. Mais c’est «insérieux», très méchant de la part de ceux qui ont pris la décision de le virer. Quand même, c’est un père de famille, un adulte et on ne doit pas s’en débarrasser comme ça. Il fallait lui donner un préavis de licenciement avant. Comme ça il aurait pu s’attendre au limogeage proprement dit. Comment peut-il supporter cette situation, surtout qu’il a fait parler de lui avant d’être parachuté DG de la Marine générale, pardon de la Police nationale. Il a fait trop «wan wan» et maintenant il est tombé «gboyaa» comme quelqu’un. De sources sûres mais non fiables, les dames revendeuses de maïs veulent organiser une java pour fêter l’événement. C’est vrai que le type a été sans pitié avec ces pauvres dames revendeuses de maïs au temps fort de la crise du maïs en 2005. Le gars avait fermé les «zoeils» et fait saisir les stocks de maïs faits par des pauvres dames. Des «mon pays» ont été envoyés dans les magasins et marchés qui pour saisir des sacs de maïs, qui pour liquider les céréales à vils prix. C’est peut-être la tête de ces dames qui le frappe pour qu’il soit viré après seulement deux mois passés comme DG de la Police. Il va devenir quoi maintenant?

Sacré Nicolas Lawson
La campagne électorale pour les législatives n’est pas encore officiellement lancée mais des formations politiques s’activent déjà sur le terrain. Ce n’est plus la peine de rappeler l’agitation du Nid et de la NDP. Il suffit de rassembler des gens sur une place publique quelque part et de les habiller en tricots à l’effigie du «particule» avec à côté un groupe de fanfare ou d’Akpessé pour faire du bruit et le tour est joué. Ça c’est une agitation juvénile. Le dépositaire des termes «lankpankpan, alagawoé, c’est de l’imposture…», lui, a une autre stratégie. La campagne de proximité est son «faure». Combien de fois n’a-t-on pas vu Fo Nico chez les bonnes femmes à Assigamé avec un mégaphone pour leur promettre monts et vallées? Et le type n’a pas changé hein.

            Il y a quelques jours, il était au campus de Lomé. Ayant réussi à rassembler une poignée d’étudiants qui n’avaient certainement rien à faire en ce moment, il leur disait que toutes les formations politiques qui ont signé l’APG sont inconséquentes et irresponsables, que des leaders politiques sont trop vieux et ont montré les limites et que lui seul et son PRR incarnent l’espoir de la jeunesse. Il demandait alors aux étudiants de voter PRR le 24 juin prochain. On raconte que l’autre fois, Fo Nico était en campagne à Aného. Sa cible, c’étaient des joueurs de ludo, un groupe de «dôvéa» (oisifs) jouant sous un arbre. Il leur a aussi démontré que ce sont les autres leaders politiques qui les ont contraints à faire ce jeu à longueur de journée.

Semble-t-il qu’il prévoit pour prochainement rendre visite aux «gbolo kôkoe» (saintes prostituées) de Dékon et que la dame aux lumumba, sa directrice de campagne sera de la partie pour assurer la modération. Il n’y a pas son deux, ce Fo Nico.

Quand un «con-frère» fait la pub de sa secrétaire

            Les natifs de la préfecture de Tchamba ont célébré le week-end dernier leur fête traditionnelle «Lilikpo», pardon «Kilikpo», la fête des ignames. Hommes, femmes, enfants ont sorti leurs plus beaux habits qu’ils ont soigneusement cachés dans leurs armoires, sous le lit, se sont mis sur leur trente-et-un et ont fait la fiesta jusque tard dans la nuit. En cette période, l’harmattan fait rage là-bas. Un vent sec et froid souffle et beaucoup voient leurs lèvres et talons s’écarter, pardon fendre, qu’ils ont de «sérieuses problèmes de difficultés» à manger des aliments épicés et à marcher. On constate que miraculeusement, par la présence de «Faure-vi Vodoua» qui a tenu personnellement à rehausser l’éclat de la fête,  le climat a changé. Il y a eu une telle «chaudeur» que les «Tchambalais» se sont mis dans les tenues d’Adam et Eve pour fêter. Passons.

            Pour donner une touche particulière à cette fête, un «con-frère» directeur de publication, natif du milieu, a flanqué dans son canard les photos de certains cadres et  personnalités de la localité. On a vu de nos propres «zoeils» le SG du aiRPéTé, l’ex dernière dame, pardon l’ex première dame, le «Loconel Kpikpitina», des ministres, des députés, des directeurs de société etc, mais surprise! Parmi les personnalités, il y a notre «con-frère» et sa secrétaire particulière. On a pensé que nos «zoeils»  nous trompaient. Mais quand on a regardé la photo au microscope, on s’est rendu compte que c’était la secrétaire en chaîne et en or, teint clair, rouge à lèvre et toute souriante.

            Une question à 10 centimes: la secrétaire particulière du «con-frère» est-elle à compter parmi les personnalités? C’est de la pub gratuite.

Les mésaventures de Jacques «Rouge»

On ne s’oppose pas à Rock-vi, le fils à papa impunément. Cette vérité, notre «con-frère» Jacques «Rouge» de 3A Télésud, une chaîne de télé basée en France, l’a appris à ses dépens. Il nous souvient que suite au bordel que Rock-vi a foutu à «Djamani», Jacques  «Rouge» s’est énormément fâché la colère et a dit des choses amicalement sévères à l’endroit du Président de la Foire Togolaise des Foutaises (FTF). Il lui a dit de démissionner et lui a même prédit que s’il ne le faisait pas, les instances dirigeantes du football africain et mondial, CAFui et AFIwa (FIFA) se chargeraient de le faire. Aujourd’hui, dans le camp du Lieutenant-colonel, on pense que notre «con-frère» est à l’origine de tout le malheur qui arrive. Et ça ne se pardonne pas.

            Venu à Lomé pour faire un reportage sur le football togolais, Jacques «Rouge», s’est rendu à Agoyi dimanche  dernier pour filmer le match du championnat. Un «Mon pays» lui a dit de plier bagages et de quitter le stade et déclarait que tant que lui, il sera Sergent, lui Jacques «Rouge» ne mettra jamais les pieds sur le terrain d’Agoyi. Le public, les arbitres, les joueurs tout le monde est venu demander pardon au Sergent mais il a dit niet. Jacques «Rouge» a été renvoyé. «Ce qui s’est passé au stade est regrettable», a déclaré le «con-frère».

            Malheureusement, nous sommes à Togo ici et on ne regrette pas les actes qu’on pose surtout quand ces actes émanent des forces du «désordre». Ce  que Jacques «Rouge» ne sait peut-être pas, c’est que chez nous, un digne fils du père de la nation, un vrai «Pyayongais» ne démissionne jamais. Gnass père ne l’a jamais fait. Ni Papa N’panipa, ni Maman N’danida  ne l’ont fait. Pourquoi le fils le ferait-il?

Les Eperviers Cadets et la CAN 2007

Les enfants s’entraînent ventre creux, gorge sèche

L’année prochaine, le Togo va abriter la Coupe d’Afrique des Nations version Cadette. La sélection Togolaise est actuellement dans la phase des préparatifs pour cette compétition. Malgré tout le boucan que fait le ministre de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec le reliquat du bureau de la FTF autour de l’organisation de cette fête continentale, la sélection nationale cadette continue de s’entraîner dans des conditions très misérables. Les joueurs s’entraînent ventre creux et parfois sans même avaler une goutte d’eau.
Rock Gnassingbé et les siens ne sont-ils pas en train de violer les droits de ces enfants qui n’ont même pas encore 17 ans ? Dans la poursuite de leurs matches de préparation, les poulains d’Abraw Samer et Tchanilé Tchakala étaient la semaine dernière à l’intérieur du pays pour livrer des matchs amicaux contre quelques équipes de première division du championnat. C’est ainsi qu’ils ont battu Tchaoudjo Athlétic Club par 1 but à 0 et fait deux matches nuls (1 but partout) avec Sémassi de Sokodé et Abou Ossé d’Anié. Mais les conditions dans lesquelles ces jeunes joueurs ont disputé ces matches ont été très déplorables.

En effet, avant leur départ de Lomé pour l’intérieur du pays, les cadets n’ont reçu chacun que 5.000 F. Et c’est avec cette somme que les joueurs satisfaisaient leurs besoins- petit déjeuner, déjeuner, dîner y compris- pendant 6 jours. Et les joueurs n’avaient à leur disposition que quatre cartons d’eau minérale. Cette quantité d’eau n’a fait que 3 jours. Les petits ont dû faire des matches sans prendre une seule goutte d’eau. De plus, il n’y a pas de primes de matches pour les joueurs, seulement ils ont eu droit à 100 F par tête après le match nul contre Abou-Ossé d’Anié. C’est grâce à la générosité des populations que certains joueurs arrivaient à manger une boule de «Kom» avant de se coucher la nuit lors de leur périple à l’intérieur du pays. «Aidez-nous Monsieur le journaliste… Nous allons mourir de faim, nous ne fréquentons plus à cause de ce tournoi», a déclaré un jeune joueur à un confrère de «Global Sport».

Au même moment que les jeunes joueurs étaient confrontés à ces problèmes à Atakpamé, Rock Gnassingbé et ses lèche-culs étaient dans la même région. Mais ils n’ont pas songé à eux. En tout cas, une chose est d’organiser une compétition et l’autre est d’en faire une bonne prestation. Si Rock et les siens ne peuvent pas s’occuper de ces jeunes joueurs, qu’ils les laissent continuer leurs études au lieu de continuer à les malmener. GLAKPE Koffi

FTF/ Vaste campagne de corruption en cours

Rock voudrait séduire le Général Mémène par personne interposée

Légalement, ce que Rock Gnassingbé a pompeusement baptisé «Deuxième mi-temps» s’achève le 22 décembre prochain. Il n’est plus, à partir de ce jour président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) et ne doit plus poser des actes au nom de celle-ci. Le vrai patron de la Fédération sera le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Gal Séyi Mémène qui doit organiser l’élection le 09 janvier prochain.

Mais des manœuvres sont enclenchées pour saboter les actions du Général et le contraindre à organiser un simulacre d’élection. Selon des sources concordantes, le président de la Fédération aurait dépêché l’un de ses Conseillers auprès du président de la Fédération Ivoirienne de Football, Jacques Anouma, un grand ami au Général Séyi Mémène. L’objectif serait d’amener l’Ivoirien à  intercéder auprès de son ami président de la CEI pour qu’il facilite la tâche au «fils de la nation» lors de l’élection du 09 janvier. Cinquante millions de F CFA seraient prévus à cet effet.

Certes, ces manœuvres ne manqueront pas, mais il revient au Général de faire preuve de rigueur et de tact afin de relever le défi. C’est sa carrière internationale qui est mise en jeu dans ce difficile dossier togolais.  L.H.

Championnat national de D1/ 10e journée

USM et Dyto ont fait jeu égal 1 but partout

La dixième journée du championnat national de première division a été jouée le week-end écoulé sur l’ensemble du territoire. Au total, 5 victoires, 3 matches nuls avec 14 buts marqués ont été enregistrés sur l’ensemble des matches. A Masséda, les Lions du Sud recevaient les joueurs du Dynamic Togolais. Dès la 31e seconde du coup d’envoi, Dyto profite d’une hésitation de la défense adverse pour inscrire le premier but de la partie.

Les locaux ont ainsi couru après l’égalisation durant toute la première partie mais n’ont jamais eu gain de cause. Ce n’est qu’à la 31e minute de la seconde partie que les poulains de Ayivi Kouévi parviennent à égaliser, œuvre de Gabiam Viéron.

Malgré les pressions constantes dans le camp réservé à Dyto, les joueurs de l’Union Sportive de Masséda n’ont pas réussi à faire la différence et c’est sur le score d’un but partout que l’arbitre central siffle la fin des 90 minutes.
A Womé, Maranatha bat Sémassi de Sokodé 2 buts à 1. Asko de Kara a disposé de TAC qui jouait à domicile 3 buts à 1 et conserve son fauteuil de leader. AS Togo Port bat Togo Télécom 3 buts à 1. AC Merlan et US Koroki se neutralisent 0 but partout. Kotoko de Lavié prend le meilleur sur Doumbé de Mango 1 but à 0. Etoile Filante a gagné Agaza 1 à 0. Abou Ossé et l’AS Douanes ont fait match nul 0-0.

Le classement à l’issue de cette 10e journée
1er ASKO de Kara 24 pts (+10)
2e  Maranatha 21 pts (+13)
3e Etoile Filante 18 pts (+6)
4e US Koroki 17 pts (+4)
5e US Masséda 15 pts (+1)
6e AS Togo Port 14 pts (+3)
7e AS Douanes 14 pts (+2)
8e AC Merlan 12 pts (+1)
9e DYTO 11 pts (+1)
10e Sémassi 11 pts (-2)
11e AGAZA 10 pts (-3)
12e Kotoko 9 pts (-5)
13e Tchaoudjo AC 9 pts (-5)
14e Togo Télécom 8 pts (-8)
15e Abou Ossé 7 pts (-8)
16e Doumbé 6 pts (-4)
G.K.

 

 

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