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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Au cœur des «Mon Pays» Nam: Pays! Vous avez les nouvelles de la CENI? Ça va se savoir! Le délestage Papa Latékoé est un retraité d’une soixantaine d’années qui a ouvert une petite société et qui a réussi à avoir depuis quelques années sa propre maison à Anfamé. Il y vit avec sa femme, Francine, qui est employée dans une banque de la place. Leur quatrième enfant est venu au monde il y a à peine un semestre. Ce qui obligea Madame à engager une bonniche. Pyalo est la cinquième recrue du couple. Monsieur est un adepte de tous les goûts et de tous les âges. Les quatre premières furent croquées avec la manière par ce «jeune vieux» vicieux sans que sa femme ne s’en rende compte. Cette bonniche de 12 ans à peine connaîtra-t-elle l’assaut bas-ventral de Latékoé ? La question reste posée. «Je t’envie. Ta femme t’a recruté une chaire innocente en voie de consommation», lui avoua son voisin qui avait bouffé les huit bonnes qui s’étaient succédé dans son foyer et six autres des maisons environnantes. Celui-là, est un consultant en «cuissologie de bonniche». «J’imagine le jour-là où je la transpercerai», dit à son tour Latékoé. La stratégie était la même. Il couvrait la bonne de petits soins et de cadeaux, tout cela derrière le dos de madame et ainsi mise au four, il n’attendait que le moment venu pour la croquer. Douze mois passèrent et Pyalo fêta une bougie de plus. Comme sa ration alimentaire s’était améliorée, son corps osseux avait pris de la chair. Les trous béats que laissaient entrevoir les os de sa clavicule s’étaient bouchés pour le bonheur du vieux. Sa poitrine ferme se développait normalement et sa hanche ressemblait à une bassine d’eau. Six mois après, il profita d’une absence inopinée de Madame pour coincer la nouvelle venue de Yadé-haut dans la cuisine. Le nourrisson de 19 mois était le seul témoin de l’assaut de son père. Sachant que celle qui veillait sur lui était dans de beaux draps, il se mit à pleurnicher. Panique générale. Il abandonna la bataille. Il fallait laisser la bonniche s’occuper de l’enfant. Ce qui fut fait. L’assaut fut reporté sine die. Entre-temps, la mère de Pyalo était venue rendre visite à son enfant. Elle devrait y passer une semaine avant de rentrer. Elle n’était pas tellement âgée et son teint clair obligea papa Latékoé à changer de cible. Elle est bien potelée et bien qu’elle ait déjà une fille en voie d’être croquée, elle avait ses seins pointus plantés sur sa poitrine. Le délestage étant fréquent dans la zone dans laquelle se trouve sa société, il passa plus de temps à la maison qu’au bureau. Deux jours lui avaient suffi pour commencer à «uriner» dans l’entrejambe de la mère de la bonniche. Un après-midi, Pyalo et le nourrisson étaient sortis. Papa Latékoé en profita pour coincer la maman de Pyalo dans la cuisine. Après avoir collé sa bouche à celle de la dame, il glissa sa main vers le bas et atteignit ce qu’il cherchait. Il commença à le triturer. Maman Pyalo feula. En un rapide mouvement, elle défit le short kaki de son assaillant et malaxait le «kakayi». Elle accrocha ses mains à une chaise et brandit par derrière son nid d’amour. Le vieux n’en demandait pas tant. Il mit une chaussette en plastique, se positionna et la pénétra d’un coup sec. Ça se labourait dedans. Par malheur, Madame rentra à la maison à cause du délestage qui venait de frapper la banque. Elle entra dans la cuisine et vit l’horreur. Son «gnocotteur» était en train d’asséner des coups de hanche à la mère de sa bonniche. A la place de Francine, que feriez-vous? Tonton Z Assemblée Générale de l’ONAT Œuvrer pour une amélioration de nos villes L’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) était en Assemblée Générale le lundi 27 novembre dernier à la Salle Evala de l’Hôtel Corinthia 2 Février. La cérémonie d’ouverture de cette Assemblée Générale a été marquée par la prestation de serment de 10 nouveaux architectes sortis fraîchement de l’Ecole d’Architecture de Lomé. «Comme le précisent les textes qui réglementent l’Ordre National des Architectes du Togo, il est prévu une Assemblée générale ordinaire chaque année. Au cours de la présente assise, les membres de l’ordre essayeront de chercher les voies et moyens pouvant aider à mieux appréhender les problèmes de notre milieu de vie. Il sera également question au cours de cette Assemblée Générale de relever le niveau de compétence de tous les architectes togolais. Et comme vous l’avez constaté, dix nouveaux architectes ont profité de cette occasion pour prêter serment. La famille des architectes togolais s’est donc agrandie. De 90 architectes, nous sommes aujourd’hui 100 architectes à faire partie de l’Ordre National des Architectes du Togo», a déclaré le président de l’ONAT, M. Da-Blèce Afoda-Sebou à l’issue de la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire. Rappelons qu’après la cérémonie d’ouverture, les membres de l’ONAT ont poursuivi les travaux de leur Assemblée générale à huis clos conformément à leurs statuts. GLAKPE Koffi Programme National de Modernisation de la Justice - Rapprochement de la Justice et citoyen, via: (i) la réhabilitation et l’équipement des 30 tribunaux régionaux et provinciaux de première instance ainsi que le déploiement des effectifs de magistrats en fonction des charges de travail juridictionnel de chaque tribunal, (ii) la mise en œuvre d’audiences foraines ciblant les populations rurales, (iii) une expérience pilote de fonds d’aide judiciaire, initiée à Lomé et Kara puis étendue à l’ensemble du territoire, (iv) l’information des citoyens sur leurs droits et les moyens de les exercer. - Prévisibilité du droit, via : (i) la révision et mise en cohérence des textes essentiels de droits civil, pénal, des affaires, humains ainsi que, le cas échéant, de codifications des cours supérieures (Cour Suprême et Cours d’Appel) à assurer leur fonction de régulation jurisprudentielle (iii) la dissémination systématique des lois, règlements et jurisprudences. - Assujettissement de l’administration au droit, via : (i) l’implantation effective de juridictions administratives permettant aux citoyens d’obtenir l’annulation ou la réformation d’actes ou de règlements administratifs illégaux, (ii) l’implantation effective d’une Cour des comptes assurant le contrôle juridictionnel de l’exécution du budget de l’Etat. A suivre ... M. A. Sans détour La France et le Rwanda s’enrhument «Le monde aujourd’hui est à un stade où les puissants n’ont pas forcément raison comme ce fut le cas à une époque» ( Paul Kagamé) Hypocrisie, duplicité, mensonge, telles sont les caractéristiques de la diplomatie française. Ces caractéristiques ne sont pas uniquement le propre du présent gouvernement. Elles font partie intégrante dans la vie de toutes les personnalités qui ont marqué l’histoire de l’Hexagone. La France des droits de l’homme et de la démocratie n’est qu’un véritable leurre. Dans les années 1700, bien que les Voltaire et Montesquieu vantassent dans leurs œuvres les vertus des droits de l’homme, ils étaient les fervents défenseurs de la Traite des Noirs. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la France super puissance était aux abois. Les combattants africains baptisés «Tirailleurs sénégalais» étaient appelés à la rescousse. Charles de Gaulle réussit à organiser une conférence à Brazzaville, et annonça un catalogue de bonnes intentions devant conduire à l’indépendance les pays africains. La suite, tout le monde la connaît. On peut multiplier à loisir les exemples. En 1994, le Rwanda connut un drame. Hutus et Tutsis, deux peuples qui ont pratiquement la même culture et partagent le même territoire, s’étaient détestés. Et dans ce cas, les plus forts, les Hutus ont tué leurs frères Tutsis et bien sûr ceux qu’on a appelés les Hutus modérés. C’était le génocide rwandais. Des années plus tard, Américains, Belges et Nations-Unies ont publiquement présenté leurs excuses pour leur inaction et leur passivité. Sauf la «France des droits de l’homme et de la démocratie». Pourtant, des enquêtes ont toujours fait mention de l’implication de la France dans cette tragédie. Par exemple, dans l’ouvrage « Dossiers noirs de la politique africaine de la France N°1 à N°5 » écrit par Agir ici et Survie, deux organisations françaises, il est bien mentionné «Rwanda: La France choisit le camp du génocide». Il est rapporté que la France a apporté son soutien aux Forces armées rwandaises (FAR), co-responsables du génocide, après le déclenchement de celui-ci. En outre, selon un rapport de Human Rights Watch, l’artillerie, les mitrailleuses, les fusils d’assaut et des munitions fournis par le gouvernement français ont transité par l’ex-Zaïre. «Jean-Claude Urbano, alors consul de France à Goma, a justifié ces cinq cargaisons en expliquant qu’elles étaient l’aboutissement de contrats négociés avec le gouvernement rwandais avant l’embargo sur les armes», précise le rapport. Selon le même ouvrage, la France a reçu, hébergé ou protégé des responsables majeurs du génocide. A preuve, la plainte déposée par Reporter Sans Frontières contre Agathe Habyarimana, accueillie en France avec tous les honneurs et qui était co-fondatrice de «Radio Mille Collines», vecteur du génocide, est restée jusqu’à ce jour sans suite. Fidèle à ses habitudes, la France a toujours nié ces faits. Mais le juge français Jean-Louis Bruguière ne s’est pas empêché d’établir la responsabilité des autorités actuelles du pays en lançant des mandats d’arrêt internationaux contre neuf membres de l’entourage du président rwandais. Il a même poussé loin le bouchon en recommandant des poursuites contre Kagamé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Deux gouttes d’eau qui ont fait déborder le lac. Kagamé n’est pas un pleurnichard comme les autres mal gouvernants africains qui se réfugient dans le giron maternel à chaque injonction de la France super puissance. Comme Kagamé a refusé, il a dit non en rompant ses relations diplomatiques avec la France, car la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. R. Kédjagni Coopération UE-Togo Le ministre Gilbert Bawara continue de mentir aux Togolais La suspension de la coopération de l’Union Européenne avec le Togo suite à la répression sanglante d’une réunion publique en janvier 1993, a toujours été un alibi pour les tenants de l’ordre ancien pour dilapider les fonds générés par les sociétés nationales. Par exemple, on ne sait pas ce qui est fait des recettes mensuelles de la douane qui sont comprises entre sept et dix milliards de FCFA. Beaucoup de Togolais attendent alors cette reprise de la coopération pour voir si les gouvernants auront encore d’autres arguments pour justifier la non satisfaction de certaines de leurs préoccupations. Est-ce une raison de vouloir les mener en bateau en se livrant à des acrobaties intellectuelles? Non. Nous ne sommes pas dans cette logique à «Liberté Hebdo» et c’est pourquoi nous avons tenté de rétablir la vérité dans l’une de nos précédentes éditions (Liberté Hebdo N°140 du 22 novembre 2006). Ce qui n’a pas du tout contenté le ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, qui s’en est pris, dans l’émission «7/7» sur TV7 du dimanche 26 novembre dernier, à notre journal. Il nous a accusés d’avoir manqué de patriotisme en niant la reprise de la coopération entre l’UE et le Togo. A la question de savoir si l’UE a oui ou non repris sa coopération avec le Togo, le ministre s’est lancé dans un long commentaire sûrement pour brouiller les pistes avant de laisser entendre: «Une décision nous a été annoncée par écrit disant qu’à la suite de la dernière mission de suivi de l’Union Européenne, ils estiment que toutes les conditions sont maintenant réalisées en vue de la notification non seulement du 9ème FED mais également les cadres mutuels d’engagement des reliquats des Fonds STABEX 1995 et 1999. […] Ce qui fait une enveloppe de 50 millions d’euros qui va aider les Togolais à souffler un peu mais qui ne peut pas se substituer à la nécessité pour les Togolais eux-mêmes de se mobiliser pour rendre le progrès et le développement possibles». Entre nous, ces propos ne contrastent-ils pas avec les déclarations qu’il a faites lors de son one man show sur TVT dimanche 19 novembre dernier? «Il faut bonne mémoire après qu’on a menti», avertit Corneille. Sur TVT, il a bien dit que la reprise de la coopération est désormais chose faite et elle est à mettre à l’actif du «père de la nation» et du «fils de la nation». Mais dimanche dernier, il a un peu revisité ses propos et pour prouver son habituelle vénération à feu Eyadèma, il a affirmé que «La notification est la résultante de plusieurs actions qui avaient été initiées par le président Eyadèma Gnassingbé». Et dans la foulée, il fait constater que «c’est à cause des expériences du passé que nous ne jubilons pas». N’importe quoi! Par ailleurs, la décision du Conseil de l’Union Européenne que le ministre prenait dimanche dernier pour un livre occulte, n’est pas forcément favorable au Togo (Lire ci-dessous le document que nous avons réussi à avoir, ainsi que des informations précises sur le FED). Il n’a été fait nulle part mention de «reprise totale de la coopération entre l’UE et le Togo». A propos même du 9ème FED, il faut reconnaître que le Togo a encore du chemin à faire avant de bénéficier de ce fonds. Ce n’est pas fortuit quand le Conseil dit qu’il est «possible de procéder dès maintenant à la notification du 9ème FED et à la mise en œuvre du 9ème FED». Ce fonds n’est pas à donner du jour au lendemain. Il faut savoir qu’il y a toute une procédure à suivre. Le Togo doit signer le Programme Indicatif National (PIN) qui rendra ce pays éligible au 9ème FED, instrument financier de l’Accord de Cotonou, liant pour 20 ans, les 25 de l’UE aux 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Le PIN fixe les objectifs, des priorités et les secteurs de concentration de l’aide européenne. Ceci doit intervenir avant la fin de l’année. Ensuite, il faut attendre le travail du Comité FED qui se réunira mi-janvier pour statuer sur cette décision. A ce comité siègent les représentants de tous les pays membres. Les procédures de l’Union Européennes sont quelque chose de technique et très complexes. Ce qui amène certains observateurs à conclure que la libération de ce fonds pourrait traîner et aller au-delà de juillet 2007, c’est-à-dire après les législatives du 24 juin 2007. Et c’est pour parer à toute éventualité que le Conseil a décidé de proroger jusqu’au 15 novembre 2007 sa décision portant conclusion de la procédure de consultation avec la République togolaise au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. Zeus A. Législatives du 24 juin 2007 Le pouvoir cherche à se passer de l’assistance financière de l’UE Le Ministre de la Coopération et du Nepad à qui on connaît un zèle des Gnassingbé et du RPT inégalable s’est une fois de plus produit sur le plateau de TV7. C’était à la faveur de son émission dominicale 7 sur 7. Ses propos n’ont pas manqué de réactiver en beaucoup de Togolais des inquiétudes sur la transparence et la crédibilité des législatives du 24 juin prochain. Dans de nombreux articles précédents, nous tirions sur la lenteur manifeste qui caractérise la mise en branle du processus électoral, surtout nous relevions des inquiétudes sur le retard accusé par le pouvoir dans l’envoi de le requête d’assistance matérielle, financière et autres à l’Union Européenne et redoutions la réédition du scénario d’avril 2005 où la pouvoir avait tout manigancé pour éviter l’implication matérielle et financière de l’UE dans l’organisation de la présidentielle dont la suite est encore vivace dans les mémoires. Et bien, ces craintes sont toujours d’actualité eu égard aux déclarations de Gilbert Bawara. «Concernant la requête de financement à envoyer à l’UE, nous , nous avons estimé, en hommes responsables qu’il faut laisser le temps à la CENI d’abord d’évaluer ses besoins…L’Etat s’est déjà engagé à prendre en charge le financement de certains volets du processus électoral. L’Etat togolais nous dira de combien il dispose à mettre à la disposition de la CENI et les besoins manquants, et nous allons formuler la requête à l’Union Européenne». C’est manifeste que le pouvoir cherche à entraver le processus électoral car il a pressé la CENI à fixer précipitamment la date du scrutin au 24 juin 2007 sans qu’elle ait au préalable évalué ses besoins comme le dit si bien le Ministre. Pourquoi l’UE est-elle prête à mettre la main à la poche mais l’Etat togolais ne s’exécute-t-il pas ? Quand on nous ressasse que l’Etat est capable de financer certains volets du processus et que le soutien financier de l’UE n’est pas indispensable, on a de sérieuses craintes. La suite qu’a eue l’organisation en solo par l’Etat de la présidentielle d’avril 2005 est encore vivace dans les mémoires. Lorsqu’on entend dire « même s’il fallait organiser ce vote de manière rudimentaire, il faut qu’on le fasse. Réalisons la démocratie à la taille de nos moyens », il y a des raisons de s’attendre à un scrutin bâclé. TINO Kossi Les
travailleurs suspendent la grève de demain Depuis quelques jours, l’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT) regroupant cinq (5) organisations syndicales, la CNTT, l’UGSL, la CSTT, le CGCT et l’UNSIT a ressuscité le dossier du dialogue social car, «six mois après la signature du Protocole d’Accord sanctionnant les discussions du Dialogue social tripartite qui ont eu lieu du 30 janvier au 07 avril 2006, aucun des engagements pris par le gouvernement et qui devaient être mis en œuvre au cours de cette période, ne l’a été». Dans un premier communiqué, elle menaçait d’appeler les travailleurs à observer un mouvement de grève «si rien n’est fait pour leur donner satisfaction». Un «préavis de grève générale d’avertissement» a été lancé le 17 novembre dernier. «Estimant que le gouvernement est fort insuffisamment préoccupé de leurs problèmes et en réalité peu enclin à prendre en compte leurs légitimes doléances… (toutes ces organisations) décident d’observer, dans tous les secteurs public, para public, privé et dans l’économie informelle un mot d’ordre de grève générale d’avertissement de vingt-quatre (24) heures, le jeudi 30 novembre 2006, à partir de 06 heures (TU)». Le
Premier Ministre, Me Yawovi Agboyibo, très préoccupé par
leur situation a eu une rencontre le 17 novembre avec ces organisations
et un compromis – qui
ne contente pas trop les travailleurs – a été trouvé.
Poursuivant les consultations, elles ont eu hier une rencontre
avec le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Et, selon
un responsable contacté,
le principe serait acquis sur les points suivants: Quant au
comité ad hoc de suivi prévu par le Protocole d’accord
du dialogue social, le Premier Ministre a procédé ce mardi 28
novembre 2006, hier donc à son installation. Gouvernement d’Union Nationale Faure propose trois postes ministériels à l’UFC par l’intermédiaire du Facilitateur La semaine dernière, le représentant du Facilitateur, le ministre burkinabé de la Sécurité, Djibril Bassolé, a séjourné dans la capitale togolaise. Au cours de son séjour, il a été reçu en audience par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé. En outre, il aurait eu une séance de travail avec une délégation de l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio. Au menu des discussions, l’entrée de ce parti au Gouvernement d’Union Nationale souhaitée par le Comité de Suivi lors de sa première réunion à Ouaga le 13 novembre dernier. A en croire certaines indiscrétions, le chef de l’Etat Togolais aurait, par l’intermédiaire du représentant du facilitateur, proposé trois portefeuilles ministériels au parti de Gilchrist Olympio. Ces postes ne seraient pas trop éloignés de ceux qui ont circulé dans l’opinion lors de la formation du gouvernement d’union de Me Agboyibo. On parle du ministère de la Culture et des Arts, de la Réforme de l’Administration… Ce qui aurait été naturellement rejeté par l’UFC qui soutient qu’elle ne mendie pas son entrée au gouvernement. Dans les coulisses, il se raconte que ce parti maintiendrait sa position et exigerait le portefeuille de ministre d’Etat coordonnateur, chargé de la mise en œuvre de l’Accord et des Institutions ad’hoc. Selon une source proche du dossier, le RPT dont le leitmotiv est «l’essentiel est de participer» n’entend pas céder une partie de ses acquis à l’UFC. «Ce n’est pas le nombre qui compte. Il faut participer pour avoir son droit de regard sur les tâches qui vont être exécutées par le Gouvernement. Nous n’allons pas quand même leur donner tout», nous a confié un responsable du parti au pouvoir. Plus de deux mois après la nomination du PM, il est fort possible qu’on en reste là avec l’entrée de l’UFC au gouvernement. Evans YEMEY Un rapport d’Amnesty International qui fait peur au pouvoir togolais L’organisation internationale de défense des Droits de l’Homme devait rendre public un nouveau rapport sur notre pays. C’était à cette fin qu’était prévue une conférence de presse que devrait animer une délégation de l’organisation le dimanche 26 novembre dernier. Mais contre toute attente, elle a été annulée. Mais nos investigations nous ont permis de découvrir que ce report est consécutif aux pressions exercées sur les membres de la délégation par le pouvoir togolais. Bien que l’organisation ait au préalable envoyé un courrier au Chef de l’Etat lui demandant de faire ses observations sur le rapport, celui-ci ne s’est pas exécuté. Le pouvoir togolais demande une nouvelle échéance, arguant que le Chef de l’Etat était en voyage et n’a donc pas pu faire ses observations. A l’analyse, ces manœuvres ne visent qu’à retarder au maximum la publication d’un rapport qui est aussi accablant que les précédents pour le Togo. On n’en voudrait pour preuve que son titre : «Je veux savoir pourquoi on a tué mon fils» .Dans ce rapport, Amnesty International tire à boulet rouge sur l’impunité dont jouissent les auteurs des violences d’avril 2005. Ce rapport risque donc de saper la dynamique de détente observée entre le Togo et l’Union Européenne qui estime que «Le Togo a en effet résolu un certain nombre de problèmes… mais il reste encore à mettre en place de mesures importantes en regard du respect des principes essentiels établis dans l’Accord de Cotonou». Ce rapport remet donc à l’ordre du jour la question de l’impunité. L.H Libertinage «Faure-vi
vodoua» et
la démocratie Les syndicats menacentDepuis un certain temps, l’Intersyndicale et le gouvernement Agbo ne sont plus la même longueur d’onde. Les travailleurs affirment avoir été dupés par le gouvernement et réclament notamment l’apurement des arriérés de salaires dans un délai de 12 mois, et l’organisation effective des Etats généraux de l’Administration publique annoncés pour le 07 août dernier et reportés déjà deux fois. C’est au cours de ses assises que doivent être discutées les propositions de revalorisation de la grille salariale, les rémunérations et pensions et les éléments essentiels devant avoir leur traduction dans le budget exercice 2007, qui doit être voté par l’assemblée nationale au plus tard le 31 décembre prochain. Bien que le gouvernement ait publié un communiqué dans lequel il est annoncé que les Etats généraux se tiendront du 05 au 09 décembre dernier, les syndicats sont toujours fâchés et veulent aller très loin. Pour ce faire, ils ont même lancé un « avis de décès » de grève, pardon un préavis de grève sur le jeudi 30 novembre prochain. Ce jour-là, ce ne sera pas la grève « vraie vraie ». Les gens ne vont pas venir au service et vont rester à la maison « kpoo » (calmement). On nous a dit que les fonctionnaires du CASEF sont très heureux en apprenant cela puisqu’ils sont fatigués de monter les escaliers en cette période de black out et de chaleur. Passons ! Pour certains « con-frères », le Bélier noir de Kouvé fait les frais des promesses de Gascon de sa Majesté le Roi Kodjo dernier de Noépéville. Le « seul Togolais qui maîtrise l’administration », selon ses admirateurs, aurait promis aux syndicats dunes et douleurs, pardon monts et merveilles. Ce qui complique la vie à son successeur qui est malheureusement son meilleur « ennemi ». D’autres journaux pro Kodjo contestent cela et font savoir : « Certes le PM Edem Kodjo avait bel et bien signé ce protocole mais il ne l’a pas fait à titre personnel mais au nom de l’Etat dont il est le simple serviteur. Si aujourd’hui il n’est plus PM, cela ne constitue pas un blocage pour la mise en application du protocole étant donné qu’il y a la continuité de l’Etat ». Heureusement que « Faure-vi vodoua » a désamorcé la bombe. Pas de grève demain. Les forces de sécurité et la réalité «obé»Le Togo est champion dans les « obé » ( on dit) c’est-à-dire dans les rumeurs quoi ! Ces nouvelles de source incontrôlée qui se répandent comme une traînée de poudre peuvent parfois causer beaucoup de dégâts si on n’y prend pas garde. Il faut toujours gérer ces informations avec intelligence et doigté pour ne pas faire des mécontents. Dans un pays où l’étranger est roi et où les citoyens n’ont plus confiance en leurs « akpovitô » (forces de sécurité) vaincues par le « taméa » (corruption), il faut faire preuve de jugeote dans la recherche de solution créée par les « obé ». Les propos musclés et menaçants sont à proscrire. En effet, à chaque fin d’année, tout le Togo est envahi par des rumeurs qui font état de meurtre commis sur tel individu par certains étrangers surtout les Ibos du Nigeria. Dans les films nigérians qu’affectionnent beaucoup de Togolais, il y a souvent ces genres de meurtres qui sont souvent mis en exergue. Quand les rumeurs ont éclaté, le Commissaire divisionnaire, commissaire central de la ville de Lomé, Pissan Yoma, a débarqué sur le plateau de la TVT pour menacer les gens et dire que « pour des cas d’enlèvements et de tueries d’enfants, je vous rassure que c’est de fausses rumeurs ». Or, le divorce est déjà consommé entre les forces de sécurité et les citoyens qui croient dur comme fer que celles-ci sont « achetées » par les étrangers et ne roulent que pour eux. Pour certains observateurs, c’est cette sortie du « militaire- policier » qui a ravivé la tension et les gens ont voulu en découdre avec les Ibos une fois que les rumeurs de meurtre ont envahi la puante capitale. Les événements malheureux de vendredi dernier doivent amener les agents des forces de l’ordre à changer de comportement et à redonner confiance aux citoyens. La TVT et ses innovationsDepuis un certains temps, la TVT a pris la voie de la modernisation et a amélioré ses prestations. On n’a plus affaire aux journaux élastiques qui durent plus d’une heure. Le grand problème se situe au niveau de nos «con-frères» qui animent la rubrique «Sports» et qui nous montrent des matches de football sans les buts marqués. On nous dit que Dyto a été par exemple battu par Agaza sur un score de deux buts à un, mais on ne voit jamais les buts qui échappent sûrement aux cameramen. Par ailleurs, «Dadavi» Ami… qui lit les mots dans le journal de 20 heures, s’emporte trop dans sa lecture, pardon dans sa présentation. C’est du zèle ou bien quoi ? Question pour un champion. Non seulement elle muscle sa lecture, mais aussi elle aime parler la langue de Molière dans la gorge. In fine, on a quelque chose de vibrant qui est inaudible. Elle braque tellement ses «oeils» sur l’écran qui est placé devant elle qu’elle a de la peine à se retrouver quand elle connaît une chute. Et que dire de cet homme qui est plutôt bon pour attraper un rôle dans «La Charcuterie de la République» de notre ami Frédéric Gakpara et qui malheureusement nous parle de la météo ? Si c’est de cette façon qu’il faut présenter la météo, il faut plutôt faire appel à Togan et Fousséni. Gilberto
von Bawara, un Gnassingbé dépendant Dur,
dur d’être Ibo vendredi
passé Nos amis les «zed» sont des journalistes potentiels. C’est «les eux» qui sont à la base de cette émeute de vendredi. Bizarrement, eux ils sont toujours au bon endroit au bon moment. Puisque Lomé est dans leur poche, tout se produit devant leurs propres « zoeils ». Ceux qui ont sonné l’alerte racontent avoir été alertés eux aussi par des suintements de sang qui suivaient le taxi suspecté. D’autres encore racontent avoir vu de leur propres yeux les «pièces détachées» des enfants. D’autres encore postulent avoir dénombré cinq (5) têtes. Est-ce vrai tout ça? Nul ne saurait le dire. Toujours est-il que c’est eux qui ont enflammé la ville. Et s’ils se réduisent à leur «oléyia»? Le chauffeur étai allergique au
français «Je suis chauffeur à Apalao (Aflao) douane. J’ai pris des clients pour aller à Atikpodji. Arrivé à Atikpodji, j’ai trouvé des gens qui m’arrêtent que il y a des gens qui « sont volés» la-bas, que ils veulent aller à la police, DPJ. «Je suis refusé». Dans peu de temps ils m’ont fait le quoi là et j’ai dit que je vais aller. Il m’a demandé le prix je lui « a » dit que bon deux mille francs que «je vais pris». Arrivé au niveau de Assiganmé là, j’ai trouvé un policier là-bas « je lui expliqué», il m’avait dit que bon, sans problème je vais aller avec les mille franc-là. «J’ai déplacé» à trente mètre, les gens sont venus me dire que je «serai descender» les voleurs…ils ont cassé mes voitures et c’est à cause de ça que je suis venu pour «m’intervenir» . Après écoute, les académiciens ont qualifié le niveau de français d’ «empirique». L’oeil du magicien Violée pour 100 F perdus Considérée comme un lieu de loisir, la plage de Lomé et son sable fin qui est bien appréciée par les touristes qui ont la chance de visiter le Togo, constitue aujourd’hui pour les fillettes perdues ou en fuite de la maison contre les violences parentales, un lieu d’insécurité récurrente. Alors qu’elle était bondée de monde comme à l’accoutumée le dimanche 26 novembre dernier, avec à la clé des manifestations de sensibilisation contre le VIH/SIDA, la petite Akoss, âgée d’environ 10 ans, ne se souciait guère du danger qui l’attendait. C’est ainsi que la nuit venue, aux environs de 19 h 30 où la plage s’est complètement vidée du monde, un cri strident de détresse d’un enfant innocent déchirait l’atmosphère. Ayant accouru en direction de la provenance de l’écho, un couple d’amoureux qui pavanait encore sur le boulevard a pu découvrir difficilement dans cette obscurité une fillette qui gisait dans le sang. Au moment où le couple s’approchait, il a néanmoins vu fendre l’obscurité deux silhouettes. Il s’agissait au fait de deux hommes qui se dirigeaient vers la mer. L’on ne découvre l’ampleur du drame qui venait
d’être produit que lorsque la petite fille fut sortie
de l’obscurité. Ainsi, couchée à même
le sol, les jambes mi-écartées et couvertes par un
pagne imbibé de sang noué au tour de sa petite taille,
Mlle Akoss avec une poitrine qui laisse transparaître dans
sa chemise moulante deux petits points moins gros que des citrons
ordinaires, se tordait de douleur. C’est dans cette situation
horrible qu’elle a raconté sa mésaventure. Il faut souligner au demeurant que cette situation est récurrente à cet endroit (entre l’ancien wharf et l’ancienne Primature). Tout comme cet endroit, les abords des centres commerciaux (marchés) enregistrent plusieurs cas de viol de mineures. Le plus souvent, les victimes sont les enfants qui errent dans ces coins aux heures tardives. Didier Ledoux Jacques Roux, persona non grata au Togo? Le confrère de 3A Télésud expulsé manu militari du stade d’Agoè En séjour dans notre pays, notre confrère de 3A Télésud basée en France Jacques Roux et son caméraman qui filmait une rencontre du championnat national à Agoè dimanche dernier entre AS Togo Port et Togo Télécom ont été pris à partie par un individu en tenue qui les ont violemment expulsés du stade. Notre confrère a expliqué qu’il était invité par le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et qu’il était allé au terrain pour se faire une idée de l’ambiance qui règne sur les stades suite à la crise qui secoue le football togolais et surtout après le passage de la mission conjointe FIFA/CAF. On ne sait pas quelle mouche a piqué le militaire, il a empêché notre confrère de faire son travail. Malgré les interventions du commissaire au match et du public, rien n’y fit. Notre zélé est resté dans sa logique. Pour ne pas être les instigateurs d’éventuels troubles qui pourraient interrompre le cours normal du match, Jacques Roux et son cameraman se sont transportés au stade Oscar Anthony où ils ont pu couvrir en toute quiétude le match AC Merlan-US Koroki de Tchamba. «Ce qui s’est passé au stade dimanche est regrettable. J’étais triste de constater qu’on sort d’un stade de football un journaliste et son cameraman tout simplement parce qu’on ne plaît pas certainement à la personne qui nous a vu arriver», a déploré notre confrère. Cet acte est condamnable d’autant qu’il n’honore pas l’image de notre pays déjà peu reluisante. Le militaire n’a pas expliqué les raisons de son geste mais de toute vraisemblance cela a rapport aux relations très tendues entre la FTF et notre confrère. On se rappelle qu’après le spectacle déshonorant qu’a offert le Togo à la face du monde en Allemagne Jacques Roux s’est montré très critique à l’égard de l’instance dirigeante du football togolais. Depuis, les relations entre lui et le président de la FTF Rock Gnassingbé sont restées froides. Quand on sait qu’un homme de tenue n’exécute que l’ordre de son supérieur, à conclure de là que l’injonction ne peut venir que d’en haut, il n’y a qu’un pas que nous refusons de franchir. Médard A.
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