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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Mafa: Pays! Ça fait longtemps
Hom: Vraiment longtemps. Mais comment?
Mafa: En tout cas ça, va glamaglama comme ça.  Mais dis-moi, c’est gratuit cette visite?
Hom: Oui, toi-même tu sais que voir frère c’est fait frère non?
Mafa: Vraiment tu as raison.  Il  nous faut des visites.
Hom: Class ! Je veux qu’on parle de certaines choses seulement.
Mafa: Comme quoi par exemple?
Hom: Oui ! C’est à propos des zopposants. Il se passe quelque chose de sérieux.
Mafa: Ah bon Class. Parle-moi.
Hom: C’est toujours mauvais de se rapprocher des zopposants. Le petit a fait une erreur très grave. On ne doit jamais prendre un zopposant comme PM.
Mafa: C’est à propos du PM?
Hom: Oui! Un ministre a écrit aux blancs de L’UE pour que l’argent ne vienne pas.
Mafa: Pas possible ça. Il a fait ça vraiment ?
Hom: Oui ! C’est le grand problème qui se pose maintenant.
Mafa: Et les blancs-là, ils disent quoi à propos
Hom: Pour le moment, rien. Mais ils vont écouter le PM.
Mafa: Avec quel ministre il a fait ça?
Hom: C’est avec le ministre Gilbert.
Mafa: Le ministre des Karaté que les «Togo Presse» des zopposants dessinent souvent?
Hom: Non! Ce n’est pas lui. C’est plutôt l’autre.
Mafa: Lequel? Je ne le connais pas.
Hom: Il s’agit du ministre qui fait coopération entre  les blancs et  les noirs.
Mafa: Là, c’est grave. Notre ministre même?
Hom: Oui! C’est à lui que le PM zopposant fait ça
Mafa: On doit faire quelque chose. Et qu’est-ce que le petit dit à propos.
Hom: Pour l’instant rien. Je vous ai déjà dit que lui c’est un civil donc il n’est pas «Faure» non?
Mafa: Pas possible. Pourtant, quand on entend son nom, on croit qu’il doit être « Faure » ?
Hom: Je vous ai dis qu’il a fait une erreur en prenant celui-là PM ?
Mafa: Vraiment on est foutu. Si c’était au temps du vieux même on allait le chasser de la primature?
Hom: Donc moi je viens te voir pour qu’on réfléchisse à la situation. On ne peut pas laisser les   civils nous dominer
Mafa: Reviens demain. Je peux voir quelqu’un qui va  parler avec le gros, on va trouver une solution.

Sans détour

Nouvelle mission

«Le couple que forment l’affairisme et la corruption ne peut s’ébattre librement que dans des pays non démocratiques…» (Pierre Péan, «L’Argent noir»)

L’année 2006 a été une année de tranquillité pour les Togolais. Les plaies de 2005, considérée comme l’année noire, ont même commencé à se cicatriser. Mais la politique reste toujours la principale préoccupation de tous les Togolais. Elle est au cœur de toutes les discussions tant dans les champs, marchés, églises que dans les bureaux. Aristote ne disait-il pas que «l’homme est par nature un animal politique»? Le développement d’un pays dépend de son système de gouvernement. Un pays dans lequel les droits de l’homme sont bâillonnés, n’est pas propice à l’épanouissement du citoyen, à l’éclosion de tous ses talents. De même, un pays en guerre, quelles que soient ses potentialités naturelles, énergétiques, minières, humaines…ne saurait s’épanouir. C’est pourquoi tout être conscient doit se préoccuper de ce qui se passe dans son pays.

En réalité, les élections faites au Togo depuis 1998 à ce jour n’ont jamais été transparentes. Elles ont été plutôt meurtrières. La raison est le refus de l’alternance. Dans le landernau politique togolais, certains ont horreur de ce concept «alternance». Ils sont dans la logique de «moi ou rien» et sont prêts à marcher sur des cadavres pour parvenir au pinacle.
Le pouvoir RPT sait qu’en quarante ans de règne, le Togo n’a pas de routes, d’énergie électrique. Ces deux denrées de premières nécessités ont été laissées au profit de l’animation politique qui a englouti plusieurs milliards de francs CFA pour rien. Passons.

Avec l’Accord politique global (APG) et l’entrée au gouvernement de certains partis de l’opposition traditionnelle, les Togolais ont cru à la renaissance de la confiance entre les acteurs politiques. Peine perdue. Aujourd’hui, ce qui se passe à la CENI prouve que notre pays est encore en plein dans ces «togolaiseries» axées sur la fourberie, la méchanceté, les commérages, les coups bas, les rodomontades… Faire des cartes d’électeurs personnalisées pour éviter les fraudes (votes multiples par exemple), ça gène. Pourquoi ? Pourtant, nous ne sommes pas les seuls en Afrique à vouloir utiliser des cartes personnalisées. «Le Togo peut-il débloquer 52 milliards F CFA pour organiser les élections?», pérorent les perroquets du quatuor qui soutient la fraude électorale. Ces chiffres astronomiques ne sont avancés que pour flouer les Togolais. C’est un faux débat quand on sait qu’en République Démocratique du Congo qui est 42 fois plus vaste que notre Togo rectiligne, un peu plus de 50 milliards de FCFA ont été débloqués pour la même opération. Pour l’heure, les choses sont bloquées et les Togolais se demandent si les élections peuvent se tenir à la date fixée.

Cependant, nous ne devons pas être obnubilés par la politique au point d’oublier la mal gouvernance qui gangrène notre économie. Sur le terrain de la gestion de nos entreprises publiques, beaucoup de choses manquent à l’appel. Dorénavant, la rédaction de «Liberté Hebdo» se fait le devoir de dire ce qui se passe dans certaines de ces entreprises publiques. C’est sa nouvelle mission. Ses investigations et ses résultats sont pour le peuple. Avec les Etats généraux, il faut qu’il y ait un changement dans les habitudes. Que toutes les entreprises publiques profitent réellement à chaque Togolais. R. Kédjagni

Conséquence de la lourdeur à la CENI

Probable report des élections législatives

            La date du tant attendu scrutin préalablement fixée au 24 juin de l’an  prochain est passible de modification eu égard à la lourdeur manifeste qui caractérise les travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’institution chargée de l’organisation et de la supervision du scrutin. Nous tenons cette nouvelle des sources proches de cet organe.

            Cela ne pouvait être autrement car la CENI n’est encore qu’au printemps de l’élaboration des préalables à la tenue du scrutin. C’est dire que le retard accusé est assez important et le chantier qu’il reste à entreprendre, énorme.

            Beaucoup d’observateurs avaient trouvé en l’annonce par Faure Gnassingbé en septembre dernier lorsqu’il était en visite à Paris, du scrutin pour juin 2007 et l’arrêt du 27 juin par la CENI, une précipitation qui risque d’être dommageable au processus car cette fixation n’était fondée sur aucune base objective. Elle n’avait pour objectif que de faire les yeux doux à l’Union Européenne car la CENI avait nuitamment retenu la date à la suite d’une mission de l’institution européenne au Togo. Des observateurs avisés avaient alors fait remarquer que la fixation de la date est généralement un travail de fin de rouleau, n’intervient donc qu’après adoption du règlement intérieur, définition d’un chronogramme réaliste des préalables à entreprendre par la CENI pour une organisation efficiente du scrutin. Mais ce n’était pas le cas. C’était le bureau provisoire qui avait d’ailleurs fixé la date du 24 juin bien que ce ne fût pas de ses prérogatives. A l’heure actuelle, le règlement intérieur n’est pas encore défini et le chronogramme non plus. Les choses ne seront pas aisées quand le mode de décision pose encore problème. Le «consensus» recommandé par l’APG du 20 août éprouve des difficultés à être obtenu sur des sujets car l’une et l’autre partie restent campées sur leur position. Le RPT et ses alliés poussent au vote car cela les arrangerait. La complication des choses vient aussi du fait que le processus électoral est le fruit d’un dialogue politique. Et son application a toujours  posé de problème car mettant en conflit les orgueils des uns et des autres. Elle a toujours été poussive car chaque camp cherche à sauvegarder ses intérêts, ce qui conduit souvent à un blocage. L’illustration est l’impasse dans laquelle se trouve la CENI une fois posé sur le tapis le sujet des modalités du recensement électoral et la fiabilité de la carte d’électeur. Le RPT, le PDR, la CPP et le REFAMPT militent pour l’option de la fraude en refusant l’apposition d’une photo sur la carte d’électeur pour la rendre  fiable et sécurisée», option que soutient la coalition CDPA, CAR, UFC et GF2D. L’imbroglio a conduit la CENI à se confier au Premier ministre qui paraît dépassé par la crise de par ses propos à la suite de la rencontre du 30 novembre, et ce dernier aurait alors saisi le Facilitateur à venir à la rescousse. Le code électoral allégé issu du dialogue qui est l’un des acquis majeurs que reconnaissent toutes les parties n’est pas encore adopté.

            Le délai qui court jusqu’au 24 juin risque d’être donc insuffisant et il urge que cette date soit repoussée afin que la CENI puisse avoir le maximum de temps pour aplanir ses divergences et réaliser les préalables d’une élection claire, transparente, crédible et donc incontestée. De source bien informée, certains membres de la CENI, tant du clan que de l’opposition militeraient d’ailleurs pour cette option. Ce ne serait que la voie de la raison. TINO Kossi

Des informations précises sur le nouveau mode de scrutin

            Aux pourparlers intertogolais, la question du mode de scrutin avait profondément divisé les neuf parties prenantes. Le problème était que la modification du mode de scrutin supposait une révision constitutionnelle à laquelle le RPT était allergique. Mais à Ouagadougou, les parties sont parvenues à un modus vivendi et le problème  a été réglé sans que la Constitution ne soit touchée. «Les parties prenantes au Dialogue National invitent le Gouvernement d’Union Nationale à étudier et opter pour l’un des deux modes de scrutin suivants susceptibles de garantir des élections libres, démocratiques et transparentes pour une meilleure représentation des forces politiques à l’Assemblée Nationale : scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne ou au plus fort reste, avec la préfecture comme circonscription électorale ; scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours», précise l’Accord Politique Global (APG).

            Finalement, le Gouvernement a opté pour le scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne. C’est ce qui ressort du Conseil des ministres réuni vendredi  08 décembre dernier.

            Ce nouveau mode de scrutin est très complexe et pour cerner ses contours, il faut être un manieur de chiffres. Selon M. Jean Koffi Adoléhoumé, ancien accesseur et président suppléant de bureaux de vote à Paris (France), la représentation proportionnelle (scrutin de liste) est tributaire du nombre d’habitants de la circonscription électorale; ce qui amène à voir des partis pouvant avoir un très grand nombre de voix au niveau national sans avoir de représentants dans l’hémicycle, ses listes n’étant pas assez représentatives en terme de suffrage pour permettre d’avoir des membres élus. «Ce mode de scrutin est plus sujet à des calculs compliqués pouvant permettre plus d’erreurs ou favoriser des fraudes électorales», fait-il remarquer.

            Dans sa rubrique «Education civique», notre confrère en ligne «Togocity.com» a donné un exemple que nous allons partager avec nos lecteurs.

            En effet, le principe de base du scrutin proportionnel est qu’il assure une représentation des différentes tendances dans chaque circonscription en proportion exacte des voies obtenues. L’attribution des sièges s’effectue en deux étapes : la détermination du nombre de candidats élus dans chaque liste et l’ordre des élus. 

A- La détermination du nombre de candidats élus dans chaque liste.
Le système pratiqué est celui du quotient électoral dans le cadre d’une circonscription. Ce quotient résulte de la division du nombre total des suffrages exprimés (déduction faite des bulletins blancs ou nuls) par le nombre de sièges à pourvoir. Exemple:
Nombre de sièges : 5
Suffrages exprimés : 1532
Quotient électoral : 1532/5 = 306,4

a- L’attribution des sièges au quotient
Autant de fois ce quotient électoral est contenu dans le chiffre des suffrages recueillis par une liste, autant celle-ci obtient de sièges. Exemple :
Liste A : 1023 voix/ 306,4 = 3,34 ;  soit 3 sièges
Liste B : 258 voix / 306,4 = 0,84 ; aucun siège
Liste C : 251 voix/306,4 = 0,82 ; aucun siège

b- L’attribution à la plus forte moyenne des sièges non pourvus au quotient
Le système pratiqué est celui de la plus forte moyenne qui consiste à feindre d’attribuer chaque siège non pourvu à chaque liste successivement et à faire la moyenne des voix obtenues par chaque liste. Le siège est attribué à la liste qui, à la suite de ce calcul, obtient la plus forte moyenne.

Il est procédé successivement à la même opération pour chacun des sièges de sénateurs non attribués jusqu’au dernier. Les listes ayant déjà obtenu un siège à la plus forte moyenne ne doivent pas être éliminées. Elles concourent en même temps que les autres et, si leur moyenne reste toujours la plus forte, elles doivent avoir un siège supplémentaire.
Au cas où deux listes ont la même moyenne, le siège doit revenir à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages ; si les deux listes en cause ont également recueilli le même nombre de suffrages, le siège est donné au plus âgé des deux candidats susceptibles d’être proclamés élus.

Dans l’exemple précité, la liste A a obtenu trois sièges au quotient
- Attribution du 4ème siège:
Liste A : 1023 / (3+1) = 255,75
Liste B : 258 / (0+1) = 258
Liste C : 251 / (0+1) = 251
La liste B enlève le 4ème siège.

- Attribution du 5ème siège:
Liste A : 1023 / (3+1) = 255,75
Liste B : 258 / (1+1) = 129
Liste C : 251 / (0+1) = 251
La liste A enlève le 5ème siège.

A- L’ordre des élus
Doivent être classés:
-     en premier lieu les candidats élus au quotient, d’après l’ordre de présentation sur les listes et commençant par la liste qui aura obtenu le plus de suffrages ;
-     ensuite, les candidats élus à la plus forte moyenne, toujours d’après l’ordre de présentation sur les listes, et en commencent par les moyennes les plus élevées.
Dans un scrutin à la représentation proportionnelle, le nombre d’élus de chaque liste est calculé en fonction des suffrages obtenus par celle-ci. Ne sont admises à la répartition des sièges que les listes qui obtiennent au moins 5% des suffrages exprimés. A l’inverse du scrutin majoritaire, le scrutin proportionnel permet aux minorités d’être représentées mais engendre un éclatement des formations politiques».
Pour l’heure, aucune des parties signataires de l’APG ne s’est prononcée sur ce nouveau mode de scrutin. Mais quoi qu’on dise, ce mode est très compliqué et peut créer d’autres problèmes si un travail de fond n’est pas fait au sein de l’opinion. Z.A.

Ça va se savoir!

«Le malade imaginaire»

            Nous prêtons ce titre du dramaturge français Jean-Baptiste Poquelin dit Molière pour peindre une histoire qui vient de se dérouler à Lomé.

            Le dimanche 03 décembre dernier, Fo Ti et sa femme avaient passé toute la matinée à la maison. C’était une occasion pour Madame qui est fonctionnaire de l’Etat et Monsieur, directeur d’une société privée dans la zone portuaire, de s’échanger un peu après une semaine chargée. Vers 15 heures, Madame décida de rendre visite à un parent. Fo Ti qui avait son petit projet derrière la tête, ne s’y était pas opposé. Il décida de mettre et sa voiture et son chauffeur à la disposition de sa femme. Les deux étaient donc partis laissant Fo Ti seul à la maison.

Quelques minutes plus tard, Monsieur s’endimancha et se rendit à son bureau en prenant un Zémidjan. Là, le pépé de cinquante-cinq ans avait rendez-vous avec une maigrelette de trente-trois ans, sa cadette. Les deux devraient s’envoyer en l’air dans la chambre de passage, pardon dans le bureau de Fo Ti. Mais avant le déclenchement des hostilités, les deux «tricheurs» étaient assis côte à côte en train de discuter. Le bâton de Fo Ti pendait entre ses jambes. Juliana, c’est le nom de la jeune fille, l’observait et se demandait comment elle se prenait pour se mettre cette énorme queue dans son truc. Tout à coup, elle chassa de sa tête cette pensée et prit dans sa main l’énorme épieu. Monsieur sursauta. Le ton était donc donné aux hostilités. Elle lui massait le «bangala» quand le Directeur de société défit son soutien-gorge et accrocha sa grande bouche à l’un de ses petits seins. Après avoir  réveillé la bête avec ses mains, elle la prit dans sa bouche. Elle se mit alors à lui appliquer l’une de ses succions dont elle a le secret : elle s’arrêta seulement au gland et Fo Ti mourrait de plaisir. Son «homme» prit les formes nécessaires pour une randonnée digne de ce nom. Pendant ce temps, l’infidèle réussit par ses touches de vieux vicieux à rendre la «zone» de «Juliana» humide et équatoriale. Fo Ti était assis avec son «gagaragassou» planté tout droit et couvert d’un fin plastique. Un véritable boa prêt à avaler un être de chair et de sang. Elle s’assit là-dessus et décida d’annihiler ce serpent avec ses fesses. Cette fille filiforme avec des fesses totalement effacées absorba sans crier gare cet eucalyptus humain. Elle n’avait qu’à monter et descendre avant d’atterrir au Nirvana. Ses coups de rein étaient experts et elle était heureuse de se fouiller l’intimité à l’aide de cet arbre planté en elle. Ses yeux hors de la tête, le souffle saccadé. Juliana était dans tous ses états.

Madame, de retour à la maison, ne vit pas son mari et décida d’aller chercher Monsieur au bureau. Le chauffeur qui connaissait un peu le programme de son patron avait voulu y aller seul mais Madame refusa. Arrivé à l’entrée, il se mit à klaxonner très fort pour alerter son patron du danger qui le guettait. Fo Ti était emporté et ne se doutait de rien. Le chauffeur continua de klaxonner de plus belle. Par bonheur, un employé qui était à l’étage vit Madame dans la voiture et alla rapidement informer son Directeur. Fo Ti n’eut pas le temps de jouir. Il remit très rapidement ses habits, ferma Juliana dans la chambre et descendit rapidement les marches du bureau tout en tenant son ventre. Il alla rejoindre sa femme qui était en train de sortir de la voiture. «On va rentrer. Je me sens très mal», balbutia-t-il. Il s’engouffra dans la voiture et le chauffeur démarra en trombe. Il fallait prestement emmener Monsieur à l’hôpital. Ce n’est qu’après plusieurs heures que Juliana fut sortie de sa «prison» volontaire. Ah les hommes! Tonton Z

Soutien aux rebelles ivoiriens

Le Gal Tidjani désavoué publiquement par Faure et l’Etat Major

  • Une procédure disciplinaire engagée contre lui

            L’information est tombée en début de semaine dernière. Le Général à la retraite Tidjani Assani, était à Bouaké aux fins de participer à un séminaire organisé par les rebelles ivoiriens baptisés depuis quelques années « Forces Nouvelles ». Ce séjour de cet officier togolais et ministre de la Défense au temps des pourparlers ivoiro-ivoiriens sous l’égide du Général Gnassingbé Eyadèma a suscité de vives indignations dans l’entourage du président Gbagbo.

Tout se serait passé inaperçu si l’ancien ministre de la Défense n’avait pas accordé au quotidien ivoirien « Nord-Sud » dans son édition du 02 décembre 2006 une interview dans laquelle il a exposé avec des détails à profusion son admiration pour l’ancien étudiant Guillaume Soro et les relations qu’il entretient avec ces rebelles qui ont occupé le Nord de la Côte d’Ivoire. Bien qu’il se soit exprimé à titre personnel, on se rend compte tout de suite, en décryptant les mots, que les autorités politiques et militaires togolaises ne sont pas étrangères à ces missions. L’intéressé lui-même n’a-t-il pas déclaré qu’il rendait régulièrement visite aux rebelles ? A la question de savoir s’il a eu une autorisation de sortie, le Général a laissé entendre: «Bien sûr, un général quand il se déplace, ne le fait que sous autorisation. Evidemment, je ne suis pas venu en Côte d’Ivoire à pied. Je suis venu par voie aérienne, avec tout ce que cela implique. J’ai satisfait toutes les formalités d’usage car j’ai une autorisation de sortie»

Le Général derrière un coup d’Etat contre Gbagbo?
            C’est ce que révèle un autre confrère ivoirien «Le Temps». «Pendant qu’il mate les rebellions tchadienne et centrafricaine, Jacques Chirac prépare encore un complot contre Gbagbo. Complot dans lequel revient le nom du Général togolais Assani Tidjani, ami de Guillaume Soro», rapporte-t-il. Pour le journal, deux « mercenaires » seraient commis pour ce coup d’Etat. Il s’agit de Patrick Legrand appelé «le moustachu» et de Philippe Renard. «Ces deux mercenaires qui auraient pour interlocuteur direct le Général Assani Tidjani (ancien ministre de la Défense du Togo) seraient basés à «l’hôtel 2 février» de Lomé (Togo). Le second interlocuteur serait membre de gouvernement dans un pays de la sous- région», indique le confrère avant d’ajouter: «Une société basée au port de Lomé, convoierait régulièrement du matériel de mobilité et des armes aux rebelles ivoiriens via le Nord du Togo, grâce à la collaboration diligente d’une dame bien connue du Général Assani Tidjani et avec la complicité de M. Yendoubé, un Togolais travaillant dans la communication».

            Ce sont probablement ces révélations qui ont amené un troisième journal ivoirien «L’Intelligent d’Abidjan» à écrire: «Le chef de l’Etat ivoirien, n’apprécie pas la présence du Général à la retraite Assani Tidjani aux côtés de Soro Gullaume et de la rébellion ivoirienne. Le Président Gbagbo, selon des proches, voudrait réclamer le départ des troupes togolaises de l’ONUCI». Il se raconte ici qu’il «est l’homme des échecs des négociations de Lomé». «Le président Gbagbo ne peut accepter cela. Les casques bleus togolais deviennent désormais des acteurs de la crise militaro-politique. Surtout que le président Faure ou le Togo officiel n’a pas condamné l’initiative de l’ancien homme de confiance du Général Eyadèma Gnassingbé», aurait tranché un proche de Gbagbo cité par le journal.

La réaction des autorités togolaises
            Les autorités politico-militaires du Togo se sont réunies le lundi 11 décembre dernier pour plancher sur ce problème qui, si on ne prend pas garde, risque d’empoisonner les relations entre le Togo et la Côte d’Ivoire. De cette réunion, il ressort que l’ancien ministre de la Défense a fait le déplacement de Bouaké, la capitale des rebelles, à l’insu de ses supérieurs (Voir encadré). Pourtant, il a dit dans l’interview qu’il a bel et bien eu une «autorisation de sortie». «Je ne suis pas venu caché. Je suis venu pendant le mois de carême, et j’allais à la mosquée au vu et au su de tout le monde», dixit le Général. La question que les Togolais se posent depuis la publication du communiqué est de savoir si les autorités politico-militaires étaient informées de ses missions précédentes. Si un officier en retraite peut avoir autant de liberté et aller apporter son expertise aux rebelles d’un pays, il y a péril en la demeure. La sécurité même de l’Etat n’est-elle pas menacée?

            Tout compte fait, le chef de l’Etat et la haute hiérarchie militaire ont réagi promptement même si le communiqué a laissé les Togolais sur leur soif. On n’a pas fait allusion aux «mercenaires» qui seraient basés à Lomé ni à la fameuse société qui ravitaillerait les rebelles en armes et à ce Togolais nommé Yendoubé. Nous osons croire que ce n’est pas un feu de paille auquel on a habitué les Togolais et que les mesures disciplinaires prises à l’encontre du Général iront jusqu’au bout. Il faut que les autorités togolaises rassurent le pouvoir ivoirien pour que les tristement célèbres «Patriotes» ne déversent pas, un de ces quatre matins, leurs courroux sur les expatriés togolais. Zeus A.

Libertinage

Et le «libéro» dépoussiéra sa rue
            On ne dit pas que celui qui contrôle la défense dans l’équipe de Me Agbo a utilisé le balai, eau, savon, éponge, torchon pour enlever la poussière sur sa rue. Dépoussiérer ici signifie goudronner. L’autre «fils de la nation» a «goudron» la rue qui passe devant sa maison. Selon les mesureurs «dépêchés» sur les lieux, cette rue qui est «goudron» s’étend sur 2,3 kilomètres. Et déjà, certains canards ont commencé à faire un peu de la pub pour cette réalisation «kpatchale». Pourrait-il le faire s’il était un citoyen lambda? La réponse est non. C’est à partir des avantages acquis en tant que «fils de la nation» qu’il a décidé de goudronner à lui seul une rue de 2,3 kilomètres. Des rues de plus de cinq kilomètres ne sont jamais «goudrons» et la nouvelle trouvaille depuis quelques années c’est de mettre des briques superposées baptisées  «pavés». Et quand vous roulez sur ces pavés, tous vos organes vibrent. Le dernier qui venait d’être fait sur le tronçon Boulevard Jean-Paul II-Route de Kpalimé, est un véritable échec. En outre, il y a de grandes rues qui sont régulièrement empruntées par beaucoup de Togolais mais qu’on a jamais songé bitumer. Il y a par exemple le cas de la route d’«Agoyi» Assiyéyé qui va à Mission Tové. Elle constitue un véritable enfer pour les nombreux passants. Entre-temps, c’est «le plus chanceux des Togolais» qui inondait les passants de poussières ou d’éclaboussures d’eau avec son cortège. Les exemples sont légion. C’est donc bien qu’il ait décidé de goudronner la rue qui passe devant sa maison. Ça participe au «jolissement» du quartier et par ricochet de la puante capitale. Les «Kéguélois» sont «beaucousement» contents de cette réalisation et il se raconte que ceux dont les maisons font face au stade, vont chaque jour faire un détour sur cet exploit «kpatchal» avant de revenir à la maison. Il semblerait aussi que certains Zémidjan d’Akodessewa ou d’Ablogamé ont vidé leurs rues sablonneuses pour désormais boulotter à Kégué et profiter de la route goudronnée. Somme toute, d’autres «vrais» ministres ou grands financiers peuvent emboîter le pas au «fils de la nation» en bitumant au moins la rue qui passe devant leur maison. En fait, arriverait-on à ce bitumage en solo si les ressources du pays étaient bien réparties et bien gérées? Question pour plusieurs champions.

Le spectacle  «Mallyien»

            Dans le gouvernement du Bélier noir de Kouvé, il y a beaucoup de ministres qui affectionnent le spectacle. Le samedi 02 décembre dernier, le Ministre de l’Administration Territoriale Arthéminus von Ahoomey-Zunu et son collègue de la Ville et de l’Urbanisme Komlan Congo, pardon Komlan Mally ne se sont pas dérobés à cette tradition. Les deux ministres ont appelé toutes les populations de la fameuse capitale à une opération Lomé-village sale, que dis-je, Lomé-ville propre. Ce qui est en soi une bonne initiative. Oui, il faut balayer un peu Lomé. Mais le hic, c’est que les ministres se sont offerts en spectacle devant les projecteurs des caméras de la Très Vilaine Télévision en voie de progrès. On les a vus avec des balais en main balayer une parcelle pour, dit-on servir d’exemple aux Loméens. Seulement l’endroit qu’ils balayaient était tellement propre qu’on avait eu de la peine à voir des ordures. On aurait bien voulu les apprécier dans les parages de la lagune de Bè ou Nyékonakpoè -Boka. Il y a un véritable travail de salubrité à y faire. Mais rester sur un endroit déjà propre et dire qu’on voulait donner le bon exemple ressemble trop à du théâtre. Quand un peuple est démotivé par tout ce qui s’était passé, il faut le choquer en posant des actes de grande envergure: voir par exemple les ministres s’acharner à rendre propres les égouts. Cela pourrait toucher quelques citoyens et petit à petit cette opération va de nouveau gagner tous les cœurs.

            Quant au sieur Mally, qu’il attende et les Togolais vont le juger à la fin. Il n’a pas besoin de se faire la pub par médias interposés. «Sur ce, son objectif étant de continuer dans cette droite ligne, il a organisé récemment une opération ville propre à travers un appel pathétique qu’il a lancé à la population qui s’est mobilisée pour assainir nos rues. Ne l’a-t-on pas vu ce jour, balai à la main en train de donner des coups de balais lors de l’opération?», écrit l’un de nos «con-frères». N’importe quoi. Si c’est de cette manière qu’il entend développer les villes togolaises, il a du «sakomi», pardon du pain sur la planche. Après les spectacles «Sokpoh-dialloïque» et «Ahoïque», le spectacle «Mallyien» est en train de prendre corps.

CENI = Las Vegas

            Le gouvernement d’union «copinale» et «marâtrale», la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sont les institutions qui devraient conduire les «Togovilains» aux élections «députales» du 24 avril, pardon du 24 juin 2007. Cette structure qu’on dit indépendante n’est composée que des gens qui dépendent de leur parti ou de leur association ou encore de leur gouvernement. C’est quoi ça? Quand tu veux encore parler, on va encore te dire que c’est l’Accord «grammatical» global de Saint Blaise de Ouaga même qui a dit ça. Passons. Depuis un certain temps, ils sont en train de palabrer pour que les prochaines élections soient clairement transparentes et violemment calmes. Mais ces gros patrons n’arrivent pas à contrôler leurs ardeurs et dépassent même les prérogatives de leur institution. L’autre fois, au lieu de trancher sur le type de recensement qui conviendrait le mieux à l’APG, ils ont plutôt programmé un combat de boxe catégorie Poids Plume. Les deux challengers étaient Henri Kolani du PDRigolo, quatre victoires pour autant de combats (lui, il est né avec la CENI) et Hervé Johnson de la CDPArasite, qui est en quête de son premier titre. En voyant leur détermination, l’arbitre «Poteau-Péri» a dû annuler le combat et donner un point à chacun. Le jeudi 07 décembre dernier, était programmé à «Las Vegas» le combat de l’année, Catégorie Poids Lourd entre un jeune militant de la CPPutain, sans titre au palmarès, et un autre de la CDPArasite, le champion en titre. Mais ce combat n’a pas pu aller à son terme et est reporté à une date ultérieure. A propos, quand est-ce que les candidats de l’UFCocu, du CARnassier, et du RePTile seront programmés?

Un «yoval» (blanc) pour coacher les Fiokpolois

            Bien que tout se passe normalement pour le club de Fiokpo depuis le démarrage du championnat national de 1ère division, le Général Améyi, pardon le député Gabriel Améyi a profité de la trêve tactiquement décrétée par Rockvi, pour recruter un entraîneur expatrié pour son club. Ce «yoval» (pluriel fait «yovo») dont les nom et prénom ne comportent que trois voyelles contre six consonnes, Hrnic Alec, est de nationalité «belgiquaise» mais d’origine «yougoslavienne». Sûrement que ce nom va encore faire des victimes dans le microcosme médiatico-sportif togolais. Notre ami, con et frère d’une télé privée de la place va encore laisser des plumes. Par ailleurs, on nous a donné une liste kilométrique des clubs que le nouveau coach a eu à entraîner de la «Yougoslamort» en Algérie en passant par la Belgique, la France et l’Arabie Saoudite. Mais rien n’a été dit sur les résultats qu’il a faits lorsqu’il était à la tête des différents clubs. Or, dans tous les pays normaux, c’est en fonction des résultats qu’un entraîneur est recruté. En tout cas, nous, on croise à la forme affirmative de nos bras et on attend pour voir si ce Hrnic est différent de ce Gaulois Jean-Pierre Bascle qu’Agaza avait recruté il y a quelques années. A-t-il déjà appris «Akpesse» ou «Bôbôbô» puisqu’il semble que c’est par la danse que l’échauffement se fait à Fiokpo? A ses marques, prêt…

Appelez à voter pour lui, on ne vous mangera pas
            Nous, on l’avait su «depuis xoxo longtemps» que c’est à l’approche des échéances électorales que les politiques se découvrent  subitement des vertus de Papa Noël. Un seul bâton de craie  offert à un élève nécessiteux, avec l’aval de certains organes de presse, on amplifie et fait passer le type comme généreux, plus humaniste que le catéchiste du village de Sakpla Toqué dans «la Ghana» à côté.

            On feuilletait par erreur un canard et on  est tombé sur un titre ronflant et suspect: «Kélégougan/Kégué: une route de 2,3 km goudronnée» et on pensait que c’était fini. C’est après qu’on a découvert le complément: «… par le Ministre Kpatcha Gnassingbé; les Zémidjans et les populations riveraines applaudissent». Il ne manquait que ça. Une route goudronnée par un ministre? C’est gratuit? Un handicapé sexuel se demandait si le Ministre était un goudronneur, pardon un chaudronnier et  le geste était un «Sara», de l’aumône comme en font régulièrement les musulmans. C’est l’argent du «Ministre» qui a fait ça? Il ne l’est pourtant que depuis mai ou juin 2005, à peine 18 mois. Si lui, il a fait ça en si peu de temps, c’est qu’il est «Kpatcha», pardon il est «Faure». Et ceux qui étaient ministres depuis depuis-là, qu’est-ce qu’ils ont fait ? S’ils faisaient comme lui, à raison de 2,5 km de route goudronnée  par ministre, on devait avoir 85 km de route goudronnée (2,5 km x 34). Ou bien c’est l’argent des «affaires» de « l’ex-DG de la Sazof » qui sert à faire tout ça? Passons.

            On savait que l’objectif était de faire applaudir les populations riveraines. Un Zed n’a pas manqué de louer le bienfaiteur: «… Nous sommes tous mobilisés et nous souhaiterons le rencontrer en personne lors d’une marche pour lui exprimer de vive voix notre reconnaissance». Si c’était au temps fort de Gnass, on devrait avoir droit à une lecture de motion sur la TVT. Le Zed devait continuer et dire qu’il appelle les Gnassingbélandais à voter pour lui le 24 juin prochain. C’était ça l’objectif de cette amplification médiatique en fait. Nous, on sait.
           
Tel Père, tel fils
            On dit souvent qu’une carpe ne naît jamais d’un silure. Cet adage a tout son sens avec certains actes que pose le Fils du Père.

            Avant avant, on ne pouvait pas suivre le journal sur la Très Vilaine Télévision sans entendre des mots de louange à l’endroit du Père ou des injures amicales à l’endroit de Fo Gil. «Nous, jeunes désoeuvrés de Bè, accusons Gilchrist  Olympio de nous avoir manipulés à enlever les pavés sagement posés par le Père de la Nation…» etc, entendait-on dire. Mais avec la venue du Fils, toutes ces pratiques se sont éclipsées et les Gnassingbélandais l’ont apprécié à sa juste valeur. Le marché quotidien des marches  de «sou-tiens!» qui s’animait à l’entrée de Lomé II a «onzeparu», pardon disparu. Même si les fidèles de ce marché se plaignent d’être au chômage sous le Fils, beaucoup de Gnassingbélandais s’en félicitent néanmoins. «Faure-vi» devrait continuer sur cette dynamique et délaisser toutes ces pratiques. Mais nombre de Gnassingbélandais se sont encore ravisés de « l’esprit nouveau » du « P’tit». Certaines pratiques ont ressurgi le samedi dernier lors de la célébration de «Ovazou» chez les Akposso -Akébou, «fête culturelle de la réconciliation», dit-on. On a fait un constat ; c’est que « Faure-vi » aime tout autant le folklore que son Papa.

            Des chefs traditionnels applaudissaient à bras décollés et tout en sueur, motivés par un Gilberto von Atsou des grands jours, au passage de «Faure-vi». La populace n’était pas non plus du reste. Elle applaudissait aussi mais cette fois avec des cris de joie. Un handicapé sexuel demandait si c’est «Faure-vi» Christ, le messie qui revenait.

      Entre nous, c’est vraiment mondain de perpétuer ces pratiques. Pardon, c’est très vilain. Nous sommes en plein dans le 21e siècle et de telles pratiques professent les civilisations du Moyen-âge.

L’oeil du magicien

Le lundi 11 décembre dernier, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a procédé au lancement du rapport 2007 sur la situation des enfants dans le monde.
Cette cérémonie qui s’est déroulée à l’hôtel  Sarakawa a vu la présence du chargé de bureau de l’UNICEF au Togo, le Dr Narcisse De Medeiros, des représentants du système des Nations Unies et de la Ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, Mme Ibrahima Mémounatou qui a officiellement lancé le rapport dans notre pays.

Cette année, la publication de ce rapport coïncide avec le soixantième anniversaire de l’UNICEF.

Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, dans son discours de circonstance a ressorti la situation difficile créée par le concept de l’inégalité des sexes dans nos sociétés.

Elle a déclaré en substance que «l’égalité des sexes n’est pas seulement un impératif moral, mais également un élément essentiel du progrès humain et du développement durable».
M. De Medeiros, a, dans son allocution, retracé le parcours du Fonds et le rôle qu’il a joué durant ses soixante années d’existence. Expliquant le thème retenu pour 2007 qui est «Femmes et Enfants, le double dividende de l’égalité des sexes», il a déclaré que l’accent a été mis sur les femmes car elles jouent un rôle capital pour les enfants à l’échelle locale, réussissant quelque fois à modifier la répartition des ressources de la communauté en faveur des femmes et des enfants. Surtout lorsqu’elles ont la possibilité d’être parties prenantes dans les prises de décision. «L’égalité des sexes permettra aux femmes du Togo de vaincre la pauvreté et de mener une vie riche et productive et elle contribuera également à améliorer la vie des enfants, des familles et, en dernière analyse de la nation togolaise», a-t-il ajouté.

En somme, ce rapport montre comment en encourageant l’égalité des sexes et en favorisant l’autonomisation des femmes- troisième objectif du millénaire pour le développement- on progresse vers tous les autres objectifs : la réduction de la pauvreté et de la faim ; la protection de la vie des enfants ; l’amélioration de la santé et la lutte contre le VIH/SIDA ; le paludisme et d’autres maladies et la viabilité de l’environnement.

Rappelons que ce rapport a été sur le plan mondial lancé officiellement ce même jour à Genève par la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Ann Veneman qui a déclaré que «lorsque les femmes ont la possibilité de vivre pleinement et d’être productrices, les enfants et les familles prospèrent». T.T. (Stagiaire)

Conférence de presse de la LIT

La corruption existe bel et bien au Togo

La Ligue des Indépendants pour la Transparence (LIT) a organisé une conférence de presse le 09 décembre dernier à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo. C’était l’occasion pour la LIT de rendre public son premier rapport intitulé: «Etat de la corruption au Togo».

            «On estime aujourd’hui que presque toutes les administrations au Togo sont affectées par cette gangrène et il est urgent qu’on s’appesantisse sur les causes et les conséquences dudit  phénomène en vue d’y trouver des solutions possibles», souligne le rapport. Concernant  l’objectif  de l’étude, il faut noter que ce document de 144 pages s’est penché sur les différentes formes de corruption et leurs manifestations aux plans économique, politique et administratif.

            Cette étude est focalisée sur une variété de secteurs d’activités : le service des transports et des douanes ; les Sociétés d’Etat ; le secteur politique, notamment les partis politiques et leurs rapports avec les organisations de la Société Civile, les collectivités locales, les secteurs hospitalier et éducatif ; les Forces de la Police et de la Gendarmerie et conclut que «Quels que soient le secteur et le domaine considéré, l’existence de la corruption est confirmée…»

            Il faut souligner que cette étude est réalisée par une équipe de Chercheurs du département de Sociologie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines sous la direction de M. Essè AMOUZOU, Maître de conférence. Elle est financée en grande partie par l’Ambassade des USA au Togo. Notons que l’Ambassadeur, M. David Dunn était lui-même présent à cette cérémonie aux côtés de M. A.E. KATAROH, Président de la LIT.

            «Les pouvoirs publics doivent adopter des mesures coercitives beaucoup plus poignantes en commençant dans leur propre rang à dénoncer publiquement les brebis galeuses afin de mettre le peuple en confiance», a conclu la LIT. Didier LEDOUX

Congrès de la FTF

Les cadres des Eperviers demandent de voter tout sauf Rock et ses alliés

            Dans moins d’un mois, aura lieu à Lomé le congrès électif de la FTF. Ce congrès que la CEI présidée par le Général Séyi Mèmène aura l’honneur de diriger, donne l’opportunité aux différents acteurs intervenant dans le football togolais de choisir un nouveau président conformément aux recommandations de la CAF et de la FIFA. Prévu pour le 09 janvier 2007 prochain, ce congrès s’annonce très houleux. Mais déjà, le public sportif  se prononce sur le profil du prochain président. De sources bien informées, les cadres des Eperviers restent très attentifs à ce congrès. Restés fidèles à leur logique qui est de rompre avec le passé et de choisir des dirigeants capables de servir avec professionnalisme le football togolais, ces cadres des Eperviers lancent déjà des appels à l’endroit des présidents de clubs et de ligues qui ont droit de vote. «Voter tout sauf Rock Gnassingbé et ses alliés que sont le député Gabriel Améyi et le ministre Foli Bazi», se contentent-ils de déclarer.  Ces cadres des Eperviers n’hésitent pas à joindre certains votants au téléphone pour leur demander d’exclure Rock Gnassingbé et ses alliés du prochain bureau de la FTF. «J’ai été contacté au téléphone par un groupe de nos professionnels qui jouent régulièrement pour notre équipe nationale. Ils nous ont demandé de leur rendre un grand service en prenant nos responsabilités. Selon eux, c’est  comme ça que le football togolais pourra être sauvé», s’est confié un président de club  à notre rédaction.

            Aussi, est-il prouvé que malgré les appels de fair-play lancés par le Gal. Séyi Mèmène à l’endroit des candidats, des plans obscurs  seraient en cours de préparation pour imposer une fois de plus Rock Gnassingbé. Ne dit-il pas lui-même que s’il n’est pas élu président, il fera tout pour bloquer le football au Togo?

            Par ailleurs, un plan de maraboutage serait également en cours pour amener certains présidents de clubs et de ligue à voter contre leur gré. A en croire certaines indiscrétions, le candidat le plus vomi par  le public sportif et  qui sollicite le service des marabouts pour se faire élire, organiserait une petite fête très prochainement dans l’un des grands hôtels de la place. C’est au cours de ce festin que les marabouts sénégalais qui séjournent à Lomé depuis déjà deux semaines mettront en application leur plan. Affaire à suivre. GLAKPE Koffi

A la recherche d’un nouvel entraîneur pour les Eperviers

La FTF en discussions avancées avec Patrice Neveu

L’ex-sélectionneur du Sily National de Guinée, le Français Patrice Neveu est depuis quelques temps dans nos murs. Il a été aperçu à plusieurs reprises au ministère de la Jeunesse et des Sports et était dimanche sur les tribunes au stade d’Agoè aux côtés du Président de la FTF et du ministre Richard Attipoé.

De source proche de la Fédération, Patrice Neveu est à Lomé pour prendre la place de l’Allemand Otto Pfister qui est parti sans demander son reste.

Engagé en catimini en février 2006 par Rock Gnassingbé pour remplacer au pied levé le Nigérian Stephen Keshi, Otto Pfister, après les soubressauts de la Coupe du monde est reparti comme il est venu, c’est-à-dire en catimini. Depuis, les rênes de la sélection ont été confiées à l’entraîneur adjoint Kodjovi Mawuéna. Après deux journées disputées des éliminatoires de la CAN 2008 au Ghana, les mondialistes togolais sont mal en point, 3e du groupe 9, devancés par les Aigles du Mali et les Ecureuils du Bénin. L’inquiétude a alors gagné les rangs des supporters des Eperviers qui se demandaient à quand le recrutement d’un entraîneur expatrié de haut niveau pour prendre la direction de l’équipe nationale. On peut dire, sans risque de se tromper, que c’est désormais chose faite puisque selon le président de la FTF Rock Gnassingbé, les discussions sont avancées avec le technicien français dans cette optique.

La mission première de Patrice Neveu sera à court terme de qualifier les Eperviers pour la CAN 2008. Il serait dommage que le Togo qui a pris part à la dernière Coupe du monde en Allemagne ne puisse pas participer à la grande messe du football continental qui se déroulera chez son voisin du Ghana. La mission est certes difficile mais pas impossible. Médard A.

La confédération Africaine de Boxe a désormais son siège à Lomé

            Le secrétaire Général de la confédération Africaine de Boxe M. Bayor Kélani et le ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine M. Zarifou Ayéva ont procédé le 1er décembre dans les locaux dudit ministère à la signature de l’Accord de siège entre la Confédération Africaine de Boxe (CAB) et le Gouvernement togolais.

            Cette signature est le fruit du travail fait par la Fédération Togolaise de Boxe  et qui a consacré l’élection de son président au poste de Secrétaire Général de la CAB. Elle permet ainsi à la Confédération Africaine de Boxe d’installer son siège à Lomé et de démarrer ses activités.

            «Votre élection, qui fait l’honneur de tout un peuple, est avant tout le fruit de votre engagement, de votre perspicacité et de votre amour pour la discipline boxe qui ont forcé l’administration des membres de la CAB», a indiqué le ministre à l’endroit de M. Bayor Kelani. Il n’a pas manqué de rendre hommage à notre compatriote Sabou Balogou qui conserve depuis le  3 juin 2006, le titre  de champion du monde de Boxe poids moyen version IBC. «Cette deuxième victoire consécutive qui a suscité la joie de tous les Togolais, est le fruit des efforts et des sacrifices consentis par les  autorités sportives nationales et par la Fédération Togolaise de Boxe», a-t-il dit. Il a exhorté la jeunesse togolaise à s’inspirer de cette victoire et des facilités qui leur seront davantage offertes pour porter haut le flambeau de la Boxe.

            Même son de cloche de la part de M. Kelani qui a souhaité que ce chantier qui vient d’être ouvert soit une fierté pour les populations togolaises tout entières et fasse bénéficier les couches sensibles au prime abord la jeunesse. C’est l’immeuble cinéma le Togo qui a  été mis à la disposition  de la CAB pour abriter son siège à Lomé. Médard A.

Le championnat scolaire et universitaire 2006-2007 officiellement lancé

            Le stade municipal de Kpalimé a servi de cadre le vendredi 08 décembre dernier à la  cérémonie de lancement officiel du championnat scolaire et universitaire 2006-2007. Cette cérémonie présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports a connu la présence de tous les directeurs régionaux de la jeunesse et des sports, des inspecteurs de la jeunesse et des sports venus de tous les coins du pays, des cadres du Grand Kloto et des milliers d’élèves venus des différentes préfectures de la région des Plateaux.

            Cette compétition qui se donne comme objectifs d’entretenir, la fraternité, créer l’esprit d’émulation chez les jeunes apprenants et permettre aux organisateurs  de dénicher les nouveaux talents, sera aussi pour les jeunes un facteur  précieux d’équilibre physique, psychique et psychologique. Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports Richard Attipoè, «les compétitions scolaires outre l’école, mobilisent toute la communauté et constituent de facto une bonne intégration de l’école à son milieu». «Nos championnats scolaires connaissent d’énormes  difficultés, mais il est aussi prouvé qu’en l’absence des centres de formation des jeunes sportifs, c’est cette compétition pluridisciplinaire qui alimente la plupart des formations  sportives de notre pays. C’est pourquoi nous devrons agir pour combler le vide juridique existant en matière de la réglementation de la pratique sportive pour l’établissement d’une loi relative à la pratique des activités physiques et sportives devant servir de cadre institutionnel et juridique pour soutenir le développement  du sport au Togo», a déclaré le ministre dans son discours de circonstance.

            Rappelons que pour cette saison 2006-2007, la compagnie d’assurance NSIA-TOGO a non seulement soutenu financièrement la compétition  mais aussi a décidé d’offrir une couverture d’assurance à toutes les équipes et dirigeants qui seront en scène sur toute l’étendue du territoire national durant le championnat.

            L’ONG Plan -Togo  qui, depuis 2003 parraine les compétitions scolaires apporte également son soutien au championnat de cette année.

            La cérémonie du lancement  a été également marquée par deux  rencontres de football. Le premier match opposait l’équipe féminine du centre de formation «Les Amis du Monde» à l’équipe féminine du Grand Kloto. Les footballeuses de Lomé ont  battu leurs adversaires par deux buts  à zéro. La deuxième s’est déroulée entre l’équipe masculine minime de Kloto-Est et celle de Kloto-Ouest. A la fin du temps réglementaire, Kloto- Est dispose de Kloto-Ouest par 2 buts à 1. GLAKPE Koffi

Togo Télécom:  Haut lieu de la mauvaise gouvernance

Détournement de fonds, délation, vol de matériels, favoritisme

La société de téléphonie fixe Togo Télécom est l’une des sociétés de communication les plus performantes de la sous-région ouest-africaine. Elle peut être, à l’instar du Port Autonome de Lomé, considérée comme l’un des poumons de l’économie togolaise. Cependant, depuis son existence, cette société n’a que faire de la bonne gouvernance. Beaucoup de choses incroyables s’y passent : détournement de fonds, corruption, délation, favoritisme… Et ces magouilles sont souvent organisées autour d’une bande d’amis.

Togo Télécom hier
En 2004, une affaire de détournement de 1.140.000.000 F CFA avait pollué l’atmosphère au sein de cette société. Et selon les informations, c’est la négligence des services financiers de Togo Télécom qui a rendu possible cette forfaiture.

En effet, entre 2001-2002, un rapport d’audit aurait émis des réserves sur la fiabilité des opérations d’ECOBANK. Pourtant, le Directeur Général d’alors, M. Ihou Attigbé, aurait insisté et fait ouvrir un compte spécial dans cette institution bancaire pour les recettes effectuées dans les Agences commerciales de Lomé. Les responsables d’agence faisaient les versements et recevaient des avis de crédit en bonne et due forme revêtus des signatures autorisées des agents d’ECOBANK. Ensuite, les avis de crédit sont transmis par les services de la comptabilité téléphonique à la direction financière et comptable. Au lieu de vérifier les écrits grâce au rapprochement des comptes, la direction financière et comptable n’avait rien fait. A l’époque, c’était M. Dossou qui avait en charge l’ECOBANK et M. Bataba était le responsable du rapprochement des comptes. Ainsi, les sommes étaient versées mais le compte n’est pas crédité ou partiellement crédité. C’étaient ces scénarii qui avaient conduit à la disparition des 1 140 000 000 F CFA.

L’affaire avait même été traitée à Lomé 2 (résidence de l’ancien chef de l’Etat) le 14 avril 2004 et au lieu d’emmener le Directeur financier pour qu’il s’explique, seuls les chefs d’agence (espace Télécom) y avaient été conduits.

Dans cette affaire, les responsabilités sont partagées. D’abord, il revient à ECOBANK de rembourser la totalité de la somme volée par ses préposés. A en croire certaines indiscrétions, dès que l’affaire a éclaté, ces agents qui étaient témoins des opérations se seraient évaporés dans la nature ; ceci pour éviter qu’ils fassent des révélations. De plus, la responsabilité du Directeur financier de l’époque M. Taboukouna et l’ancien chef division de la Trésorerie M. Bawamirou est établie. Mais, ces deux messieurs n’étaient pas inquiétés pendant que les chefs d’agence étaient malmenés et traînés à Lomé 2.

Par ailleurs, le Directeur Général Adjoint de l’époque, le sieur Tagba Atéféïtom aurait été, courant mars 2004, suspecté de malversation financière. Selon nos informations, le chef garage TC d’alors aurait rédigé et faxé à la Commission anti-corruption un document de cinq pages qui relataient ces malversations et détournements. Cependant, à la grande surprise des agents de TC, le chef garage avait été arrêté et gardé pendant 24 heures à la Gendarmerie. Il n’y avait pas eu de réaction de la part de la commission anti-corruption et d’après une source proche du dossier, ladite commission aurait à l’époque alerté un ministre qui était très impliqué dans la gestion des dossiers sur la téléphonie au Togo et qui serait un protecteur du sieur Tagba.

Dans le dossier, on cite aussi les noms des avocats : Me Bataka, Me Tchalim et Me N’Djellé. Ces derniers ont pour tâche de recouvrer les 1 140 000 000 F CFA. Mais au moment des faits, Me N’Djellé était avocat stagiaire chez Me Tchalim. Ayant aujourd’hui son propre cabinet, il défend lui aussi ce dossier. Pourtant, Me Tchalim ne s’est pas dessaisi du dossier.  En tout cas, des informations précises font état de ce qu’une trentaine de millions de F CFA serait sortie pour cette affaire. Quant aux résultats, ils se font attendre.
           
Togo Télécom aujourd’hui
            La société de téléphonie fixe est actuellement stratifiée de la façon suivante : la Direction Générale dirigée par M. Bikassam ; Direction Commerciale et Marketing par M. Télou ; Direction Réseaux par M. Tchalim, remplacé actuellement par M. Yovo ; Direction Opérateurs et Relations Internationales par Mlle Barqué ; Direction Développement et Stratégie par M. Satchivi ; Direction Administration et Ressources humaines par Mme Ayeva ; Direction Affaires juridiques par M. N’Dadiya ; Direction comptable et financière par M. Nabroulaba ; Inspection et Audit Interne par M. Kodjovi. Malgré tout ce nombre, les grandes décisions ne sont prises que par le DG, le Directeur Commercial et Marketing, le Directeur des Affaires juridiques et le Directeur comptable et financier. Quant aux autres, il ne sont là que pour entretenir le mirage.

            Aussi sur un effectif d’environ 1 100 personnes que compte Togo Télécom, 80 % sont-ils inutiles et inutilisables ; 50 % sont titulaires de capacité, BEP-SCD, BEP-CM, BAC, BTS Comptabilité et Action commerciale. Cette boite est victime de la politique du «mendèfrèrisme» qui fait la part belle aux cousins, cousines, «deuxièmes bureaux»… Une société de cette envergure ne dispose qu’à peine de dix ingénieurs Télécom.

            En plus, la justice professionnelle n’existe pas et les avantages ne sont accordés qu’aux directeurs. En dehors de ces problèmes, des fonctionnaires détachés de la fonction publique et qui retournent dans leur ancien corps après avoir servi à Togo Télécom, gardent toujours les avantages que leur confère leur emploi au sein de la société de téléphonie fixe : véhicule, eau, électricité, téléphone… Selon certaines informations, c’est le Président du Conseil d’Administration qui serait derrière ces manœuvres.

             En outre, l’ancien chef division de Trésorerie qui était pourtant impliqué dans l’affaire d’ECOBANK, serait actuellement le Conseiller du DG. C’est la preuve que la bonne gouvernance est un luxe au sein de cette société. Courant octobre 2006, son bureau a été objet de cambriolage où 8 millions de F CFA ont disparu. Cinq millions étaient destinés à l’équipe de football du Togo Télécom. A en croire plusieurs sources concordantes, il devrait remettre les sous à qui de droit depuis plusieurs jours. Mais il ne s’était pas exécuté.

            Il y a également le cas de l’ancien Directeur des Réseaux qui serait impliqué dans le vol de touret de câble dans les magasins sis à Tokoin Wuiti et à l’intérieur du pays. Les tourets de câble qui sont volés, sont souvent revendus au Niger, Burkina Faso et au Mali. Pour certains employés, c’est cette affaire qui serait à l’origine de son remplacement par le sieur Yovo.

            Par ailleurs, l’accueil dans les espaces Togo Télécom laisse à désirer. Ces femmes assises sur leur chaise ont souvent de la peine à répondre aux questions des clients. Même quand le téléphone sonne, elles ne daignent pas décrocher. Parfois, elles parlent mal aux clients et n’hésitent pas à crier sur eux. Elles savent qu’elles ne pourront pas être objet de sanctions parce qu’étant maîtresses ou «deuxièmes bureaux» des hauts placés. Des cas de laxisme sont constatés d’après nos enquêtes plus à l’espace Télécom Adoboukomé (RP). Ces dames du hall au visage fermé réservent des rebuffades aux clients.

Le téléphone est un outil nécessaire. Avec la crise, les règlements des factures posent problèmes et par conséquent les lignes sont coupées pour non payement. Mais il y a une discrimination patente dans le rétablissement des lignes. Certaines catégories de personnes sont coupées et rétablies dans les 24 heures alors que d’autres en ont pour une éternité.
            Aux dernières nouvelles, un projet de retraite anticipée est en cours. A en croire, cependant, certaines indiscrétions, les contours de ce projet ne reflètent aucune transparence. Certains employés frappés par ce projet sont mutés malgré la limite d’année de trois ans qui est prévue.

C’est donc de cette façon qu’on gère cette société étatique. Les milliards qu’elle génère ne sont pas utilisés à bon escient et sont dilapidés par une clique d’amis. Dans cette société, le favoritisme a pris le pas sur les principes fondamentaux relatifs aux droits de l’homme. Le Président du conseil d’administration a fait du fameux «deux poids deux mesures» son cheval de bataille. Evans Yemey

 

 

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