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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Au cœur des «Mon Pays» Nam: Mon, Capitaine ! Ce matin, j’ai
constaté que le camp est très surchauffé.
Y a-t-il quelque chose? Ça va se savoir! Beau-frère Parfois, à force de faire toujours du bien, on finit par être récompensé un jour par le mal. Ce constat résume la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui Abalo, ce jeune militaire d’environ 30 ans. Il vit à Adewui depuis qu’il est affecté sur Lomé. Contrairement à ce qu’on voit souvent, celui-ci est très généreux. Il est ouvert à tout le monde et n’use pas de son treillis pour terroriser les habitants du quartier. En plus de ces valeurs humaines, Abalo est façonné par Dieu lui-même. C’est un beau type. Mais ce qu’il a gagné sur le plan physique, il l’a perdu dans la «tchatche». Il est d’une timidité indescriptible. Malgré les atouts naturels dont il dispose, il perd sa langue dès qu’il est en face d’une fille. Il ne sait pas par où commencer avant d’espérer quelque chose à la fin. Ses amis se moquent souvent de lui. Il se raconte qu’un soir il était parti se pointer à un endroit pour «tchatcher» une go. Mais à la vue de celle-ci, il avait filé à l’anglaise comme si c’était un monstre qui s’amenait. On dit aussi que dans le quartier, il y avait une jeune fille qui «mourait» pour lui et qui alla même jusqu’à lui saisir le bazooka. Bien que son «homme» se fâchât, il ne sut comment s’y prendre pour inviter la fille chez lui et lui donner une correction digne d’un militaire. «Je ne le comprends pas. J’ai fait tout pour qu’il tombe dans mon jeu. Mais il n’a jamais su faire le reste. Or, il n’est pas du tout mal entre ses jambes. C’est toute une machine à faire plier une femme qu’il gère de cette façon», confessa un jour la fille amoureuse pour apporter un démenti formel aux mauvaises langues qui disent que «l’allumette d’Abalo est tombée dans l’eau». Le 15 mai 2005, la mère d’Abalo débarqua du haut des montagnes avec une jeune femme nommée Abidé. Tout avait été conclu là et Abidé était venue en tant que épouse d’Abalo. Celui-ci ne s’y opposa pas et accueillit la jeune femme à bras ouverts. Mais cette dernière qui était dans sa 26ème année, avait pris des avances sur lui « gnocottement » parlant. On apprendra plus tard qu’elle est une dévoreuse d’homme et qu’elle a un palmarès bien rempli dans les montagnes. Il semblerait qu’elle s’était fait croquer avant que les premiers signes de la puberté ne fissent leur apparition. C’était donc avec cette championne en passement de jambes que le novice Abalo connut, pour la première fois, le chemin du bonheur. Deux mois plus tard, Abidé qui était au Grand-Marché, revint à la maison avec un jeune homme qu’elle présenta à son mari comme l’enfant de sa tante maternelle. Le généreux militaire l’avait bien accueilli et promit l’assister de temps en temps dans ses études à l’université. C’était grâce à lui qu’il avait abandonné le canapé d’un de ses oncles lointains pour louer une chambre. Mais ce que le militaire ne savait pas, c’est qu’avant d’obtenir son BAC pour venir à Lomé, il avait fouillé pendant longtemps le bas ventre d’Abidé. A force de se visiter, le feu de l’amour reprit entre les deux anciens amants. Et c’est la chambre que le militaire a louée qui servait aux opérations intrajambaires. Une nuit, Abalo était en patrouille avec son équipe qui passait fortuitement devant la maison de son « beau-frère ». Il fit un crochet en demandant aux autres de l’attendre. Quand il arriva, la lumière était dans la chambre mais la porte n’était pas fermée. Il entra aussitôt qu’il s’annonça. Là, il vit son « beau-frère » collé à Abidé, en train de se déverser l’un dans l’autre. Il demanda à l’étudiant de mettre ses habits et sortit avec lui pour aller rejoindre le groupe. L’étudiant n’était revenu que le lendemain très groggy avec des plaies… Tonton Z Le NDI installe un Centre de Ressources en Démocratie et Développement au Togo Le siège de la Concertation Nationale de la Société Civile du Togo (CNSC) sis au quartier Cassablanca le mercredi a servi de cadre au lancement officiel du Centre de Ressources en Démocratie et Développement (CRDD) 13 décembre dernier. On pouvait noter à cette cérémonie, la présence du Conseiller technique du ministère de la communication et de la formation civique, M. Sévérin Assoum, du Chargé de programme au NDI (National Democratic Institute) M. Mohamed Dansoko, du Directeur Exécutif de la CNSC-Togo M. Colombo Koffi Kpakpabia, de la Présidente du Conseil d’Administration de la CNSC, Mme Claudine Ahianyo-Kpondzo, et du représentant de la Représentante-Résidente du PNUD au Togo. Dans son allocution de circonstance, la présidente du CA de la CNSC-Togo, Mme Claudine Assiba-Kpondzo a déclaré que c’est dans le souci de renforcer les capacités de la société civile et prioritairement les acteurs sociaux que son association avec l’appui de la NDI met à leur disposition ce centre. Elle a en outre fait savoir qu’en ce tournant capital de l’histoire du Togo, les organisations de la société civile et tous les partenaires oeuvrant sur le terrain du développement durable doivent avoir à portée de main des documents qui leur permettront de se former, de s’éduquer, en un mot de se renforcer les capacités. C’est ce à quoi ont pensé le CNSC et son partenaire la NDI. Pour tout savoir, la CRDD est un centre connecté à l’internet ouvert à tous, à condition qu’on ait des connaissances en Informatique. Différent d’un centre commercial, les recherches qui se feront doivent concerner la démocratie et le développement. D’ailleurs, le centre est équipé de livres qui ont trait au développement et à la démocratie. Le Centre n’est pas un endroit où on apprend à faire l’internet mais a un but précis. En dehors des formations qui se feront au centre, il y aura deux fois par mois des conférences et causeries-débat entre acteurs sociaux d’une part et d’autre part entre acteurs socio-politiques. Tora Tana (Stagiaire) Sans détour Simulacre de justice universelle! «C’est une coïncidence ironique que lorsqu’on célèbre les valeurs de la vérité et de la justice dans le monde, un faiseur de crimes meurt» (Francisco Soberon, avocat chilien) Le 10 décembre 1948, cinquante-huit (58) Etats de l’Assemblée Générale des Nations Unies ont adopté, lors d’une cérémonie au Palais de Chaillot, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le premier article stipule que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Mais 58 ans après, le constat est amer. La planète demeure « l’Etat de nature » du philosophe anglais Thomas Hobbes, où les plus forts bouffent sans ménagement les plus faibles, où les plus riches exploitent à merci les plus pauvres. L’« esprit de vengeance » a pris le pas sur l’«esprit de fraternité». On a beau varier les thèmes à chaque célébration de l’adoption de cette déclaration. Rien n’a pourtant changé. Pour la célébration des 58 ans, l’accent est mis sur la pauvreté. Et c’était l’occasion pour les uns et les autres de tenir leur prêchi-prêcha de grands défenseurs des droits humains. « La campagne menée pour mettre fin à la pauvreté est le principal défi moral de notre époque », dixit le futur Secrétaire Général sortant de l’ONU, Kofi Annan. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un milliard deux cents millions d’êtres humains soient incapables de se nourrir, de manger à leur faim, de se soigner ou de s’instruire. La pauvreté est une question majeure des droits de l’homme, parce que la pauvreté installe l’individu dans une violation en chaîne de tous ses droits», pleurniche de son côté le Sénégalais Sidiki Kaba de la FIDH. Aussitôt dit, aussitôt oublié. Curieusement, quand les défenseurs des droits humains déclamaient leurs gros concepts, l’un des meilleurs promoteurs de la violation des droits de l’homme au 20ème siècle rendait l’âme. Il s’agit du Chilien Agusto Urgate Pinochet, qui a renversé en 1973 le président Allende, qui a mis fin à la démocratie, légitimé la torture et les assassinats politiques. Ce sanguinaire de 91 ans s’en est allé dimanche dernier sans rendre des comptes à la justice et à son peuple sur ses 17 ans de dictature militaire. Souvent, la lourdeur judiciaire tant sur le plan national que international fait que les violateurs avérés des droits humains ne rendent pas compte de leur crime avant de mourir. Le Serbe Slobodan Milosevic, accusé de crime contre l’humanité, n’est-il pas décédé dans les geôles de la Cour Internationale de la Haye? Aujourd’hui, c’est le cruel libérien Charles Taylor qui y est et qui attend toujours son procès. Que d’organisations de défense des droits de l’homme n’avons-nous pas sur cette planète terre et qui publient constamment des rapports ? La liste est longue. Les rapports « accablants » qu’elles publient sur les pays sont souvent sans suite. Depuis le déclenchement du processus démocratique au Togo, une kyrielle de rapports ont épinglé les autorités politico-militaires de notre pays. Mais ceux-ci ont toujours dormi dans les tiroirs puisque ces organisations n’ont aucun moyen de coercition. Lagune de Bè, Attentat de Soudou, Fréau Jardin, cadavres retrouvés sur les plages… Les derniers rapports sont ceux qui sont publiés par la mission des Nations Unies, Amnesty International et FIDH après la frauduleuse du 24 avril. Mais jusqu’aujourd’hui, aucune action en justice n’est engagée contre les auteurs et commanditaires qui courent les rues. La preuve que la justice universelle n’est qu’imaginaire. Même si elle existe, elle est mue par des intérêts. R. Kédjagni Le Gouvernement d’union mis à mal Le ministre Bawara prend des airs de liberté Le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio n’avait-il pas, dans une interview accordée à TV5 Monde, déclaré que «Ce que nous observons, c’est qu’il existe aujourd’hui au Togo un gouvernement parallèle dirigé par Faure lui-même qui prend les décisions et de temps en temps, on envoie quelques bribes à ce gouvernement»? Gilbert Bawara n’est-il pas considéré comme un proche du chef de l’Etat? Informé de la situation, la réaction du Premier ministre ne s’est pas fait attendre. Il aurait renvoyé une autre lettre à l’Union Européenne pour fustiger le comportement de son ministre de la Coopération et du NEPAD. Des ampliations ont été adressées à des ambassades accréditées au Togo. Certes, certains Togolais ont apprécié l’acte posé par le Premier ministre, mais le même spécialiste a trouvé anormale la démarche de Me Agboyibo. Pour lui, il y a des choses qui ne se font pas en matière de gestion de l’Etat. «La réaction du Premier ministre pourrait se comprendre si l’acte du ministre va à l’encontre des intérêts du gouvernement. Mais là aussi faudrait-il qu’il demande des explications à son ministre et que tout soit réglé au sein de l’équipe gouvernementale. Aller jusqu’à faire des ampliations à des ambassades, c’est un comportement de quelqu’un qui se croit toujours dans l’opposition», a-t-il indiqué. Un observateur avisé de la vie politique togolaise soutient pour sa part que le Premier ministre a l’obligation de résultat et qu’il est en droit d’être prudent sur certaines choses. L’échec du gouvernement d’union nationale sera son échec: «Avec cette mission qui lui est confiée, l’avenir du Premier et celui de son parti sont en jeu. Il a intérêt à vouloir que tout se fasse dans la transparence» explique-t-il. C’est ce qui ne plait pas aux journaux proches du pouvoir qui font une comparaison avec un certain «Edem Kodjo qui, fort de ses expériences, avait souvent accepté d’avaler des couleuvres pour la bonne marche de l’appareil d’Etat». A propos, a-t-il eu le poste de Premier ministre dans les mêmes conditions que l’actuel locataire? Les missions des deux Premiers ministres sont-elles les mêmes? C’est une lapalissade que Me Agboyibo est allé loin dans le règlement de ce problème avec son ministre. Mais il faut reconnaître que le sieur Bawara est depuis quelques temps dans toutes les sauces. Tout le monde a en mémoire les contrevérités qu’il a servies aux Togolais dans cette fameuse histoire de reprise de coopération avec l’Union Européenne. A en croire notre confrère «Motion d’Information», c’est lui qui aurait adressé une lettre à Amnesty International pour interdire la publication de son rapport sur le Togo. Il se raconte également que c’est lui qui serait à l’origine des changements de veste constatés ces derniers temps parmi la diaspora togolaise. Comme on le voit, il fait montre d’un zèle intempestif qui risque de lui être préjudiciable tôt ou tard. Zeus A. Les vraies plaies de l’administration publique Politisation à outrance, «mendèfrèrisme», promotion canapé Les états généraux de l’administration, l’une des recommandations du dialogue social tripartite ayant eu lieu du 30 janvier au 21 mai 2006 ont été tenus du mardi 05 à samedi 09 décembre 2006. Gouvernants, patronat, syndicats et hommes ressources ont planché sur les maux qui minent le bon fonctionnement de l’administration togolaise. Fallait-il chercher loin ? L’administration n’est qu’à l’image du pays. Elle n’est que le reflet de la gérance clientéliste, de la gabegie qui est faite du pays au sommet. Ses maux pourront se résumer en : « mendèfrèrisme », politisation à outrance, promotion canapé, promotion de l’incompétence… «Mendèfrèrisme» Chasse-gardée
de certaines populations Sans vouloir frustrer ou remettre en cause les compétences individuelles des ressources humaines des élites de ce peuple, souffrez que l’on dise que c’est une plaie de tribaliser l’administration publique. C’est une tacite «kabyeïsation» de l’administration, une formule d’ «ARYENisation» de cette ethnie aux dépens de la multitude que compte le pays. Que l’on aille consulter l’organigramme, le personnel des ministères et société, d’Etat pour s’en persuader. On dira certes que cette ethnicisation de l’administration n’est pas une invention «Gnassingbélandaise» et que le cas fait légion un peu partout en Afrique, mais cela ne saurait constituer une excuse. Administration «RPTéïsée» La politisation de l’administration est plus remarquable dans l’organigramme des ministères et sociétés d’Etat. Les postes de responsabilité sont occupés par qui ont sait et les miettes aux autres. Ne saurait être Directeur Général de Togo-Télécom, Togocel, Port Autonome de Lomé, Douanes, les Impôts… qui veut Militarisation à outrance Promotion de l’incompétence Avec toutes ces plaies et quand on embauche sur des critères subjectifs, il est évident de s’attendre à des rendements proportionnels. C’est normal que «Dans l’administration publique, à l’opposé du secteur privé, les gens ne voient pas les raisons pour lesquelles il faut se presser pour traiter un dossier», comme le dit si bien le Ministre de l’emploi, Foli-Bazi Katari. Par contre, les vraies compétences se meurent, les vrais génies sont au chômage, inexploités. C’est encore prévisible que les employés ne sachent pas ce pourquoi ils ont été embauchés. Des dames qui passent leur temps à tailler les ongles au moment où traînent des tas de dossier, et c’est pourtant elles qui seront promues à travers la fameuse formule de «promotion canapé». Pour «s’orienter vers une plus grande compétitivité et un dynamisme plus fort… assumer pleinement sa contribution à l’œuvre de la reconstruction d’un Etat moderne» et être «un moteur de développement», l’administration devra soigner toutes les plaies énumérées plus haut qui constituent les vrais maux qui la minent. La pile de recommandations faites par les Etats généraux de l’administration ne sont que de gros mots. TINO Kossi Elections législatives 2007 Bilan de la tournée du Bureau National de l’UFC Du 29 novembre au 08 décembre 2006, le Bureau National de l’Union des Forces de Changement (UFC) était en tournée sur toute l’étendue du territoire. L’objectif était d’expliquer aux fédérations, sections, sous-sections la situation politique qui prévaut actuellement au Togo et de les mobiliser dans la perspective des élections législatives. Des responsables de l’UFC viennent de sillonner l’ensemble du territoire national togolais. Sans trompettes, ni tambours. Mais dans la pure tradition de ce parti qui ne fait jamais des questions de son implantation et de ses structures, l’occasion d’un kermesse. L’option a été : le sérieux et l’efficacité dans le contrôle des Fédérations, de l’implantation du parti jusque dans les hameaux les plus réculés du Togo. En sorte, ce fut la répétition générale et la mise en ordre de bataille de l’ensemble de l’appareil du parti : fédérations, sections, sous-sections. Il y a autant de fédérations de l’UFC qu’il n’existe de Préfectures et de sous préfectures. Les Fédérations sont même démultipliées dans les préfectures trop populeuses ou trop larges. C’est le cas de Lomé Commune qui, à lui seul, compte 6 fédérations. L’ambiance pendant cette tournée était à la
confiance et l’envie folle de relever le nouveau défi
lancé au peuple et à l’UFC à travers
l’annonce de la tenue prochaine des législatives.
Tous les militants sont prêts à prouver que leur parti,
l’UFC, est le plus fort, le plus populaire, le mieux structuré pour
remporter cette nouvelle échéance électorale.
Leur souhait pour ce faire est que le parti leur donne plus de
moyens pour travailler sur le terrain. Les militants n’ont pas manqué d’évoquer l’absence prolongée des responsables depuis l’élection présidentielle de 2005 et la gestion humaine et financière approximative par la Coalition. Mais, ils n’en tiennent pas rigueur au parti, seulement : ils demandent aux responsables d’en tirer toutes les leçons pour l’avenir. Des assurances ont été données en ce qui concerne les moyens matériels et techniques et plusieurs tournées de contact, de sensibilisation sont d’ores et déjà programmé pour que la direction ne se coupe plus de la base. Sur l’insécurité, les dispositions prévues par l’APG ont été expliquées et mises en exergue. Toutefois, la vigilance doit être de mise pour ne pas être surpris une fois de plus par la violence inouïe sur les populations et les vols électoraux. Si les responsables du parti sont rentrés confiants et rassurés, comment se sont-ils organisés avant de partir et quels objectifs se sont-ils fixés? Cette première tournée du Bureau National a eu pour but de rencontrer les bureaux fédéraux du parti et leurs démembrements, de discuter avec les responsables fédéraux et arrêter les directives et orientations en vue d’une mobilisation générale des populations pour assurer une victoire éclatante de l’UFC aux prochaines élections législatives. Pour chaque séance de travail, les délégations du Bureau National chargées de cette tournée ont veillé à désigner un rapporteur qui proposera un compte rendu destiné à l’élaboration d’un rapport général de synthèse. A chaque séance, les sentiments de compassion ont été transmis,
au nom du Président National et du Bureau National, à tous
ceux qui ont souffert et qui souffrent encore des péripéties
de la lutte héroïque menée par tout un peuple
pour la reconquête d’un Togo libre, paisible
et prospère. Au début de chaque réunion, le
chef de délégation a donné: Les questions relatives à la situation des réfugiés, des prisonniers et des déplacés ont occupé une place importante dans les échanges ; des visites de compassion et de condoléances ont été effectuées et des déplacements sur les lieux des drames ont été faits. Le rôle des femmes et des jeunes a été mis en exergue lors des discussions
D’autant plus que certains préfets font déjà 10, voire 13 ans à leur poste et finissent par se considérer comme les rois inamovibles du coin. Certains comme ceux de la Kéran et de Sotouboua ont du mal à s’inscrire dans l’esprit de l’APG. Quant au Préfet de l’Est-Mono, il a été signalé qu’il aurait racketté des militants du parti à hauteur de 500.000 F CFA avant de les autoriser à s’installer de nouveau dans l’Est-Mono, à leur retour d’exil après les événements de 2005. Pendant cette tournée, le parti a écrit au Ministre de l’Administration Territoriale avec copie au Ministère de la Sécurité et ce, à titre d’information. La plupart des préfets, des commandants de Brigade, des commissaires et leurs éléments, ont fait le travail comme il le fallait. Souvent même avec une certaine malice au lieu d’assurer la sécurité du dehors, ils s’installaient dans le lieu privé où se tenait la réunion, écoutaient tout et parfois même prenaient des notes. Pourvu que ça dure jusqu’à la fin du processus. Après ces explications, les délégations en sont venues à l’essentiel, l’état des lieux des fédérations, des sections et des sous-sections du parti. Les débats qui s’en sont suivis, ont permis de consolider les positions ou encore d’aplanir les diverses difficultés que rencontrent les bureaux quant à leur composition, fonctionnement et activités sur le terrain. Les responsables fédéraux ont été invités à resserrer les rangs pour faire face à la donne politique créée à la suite de la signature de l’APG le 20 août 2006 et des tentatives répétées d’exclusion de l’UFC de la vie politique nationale. Les responsables fédéraux ont été invités à observer une discipline sans faille qui permettra de se ranger résolument derrière les candidats désignés par les instances locales et nationales du parti. Il a été relevé que chaque fédération doit démontrer sa capacité de large mobilisation des populations autour des valeurs de l’UFC pour l’avènement du vrai changement auquel aspire le peuple togolais longtemps spolié, opprimé, torturé et martyrisé. Pour cela, chaque fédération doit s’atteler à un travail intense de mobilisation interne au sein du parti et prendre sur elle de rassembler un électorat au-delà des militants et sympathisants de l’UFC. Le constat a donc été fait au niveau de chaque fédération qu’en aucun cas, l’UFC ne fait l’objet d’un rejet de la part des Togolais. Chaque fédération doit se consacrer résolument au travail de mobilisation intense partout sur l’étendue de son fief électoral. Il leur a été dit de ne pas perdre leur temps à s’occuper de particules créés juste pour tenter de porter préjudice à l’UFC au passage, se procurer à eux-mêmes les subsides qui leur manquaient tant que ces particules qui n’ont pour thème de sensibilisation et de propagande, que des dénigrements de l’UFC, mourront de leur propre mort que ce soit dans le Vo, dans le Danyi, dans les Akposso, car, il s’agit de bastions nationalistes où les oiseaux migrateurs n’ont pas de place pour se faire une cachette. Ces fédérations ont répondu qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Les fédérations ont été rassurées qu’en cas de victoire, tous seront à des niveaux divers, associés à la question de la République (nationale, régionale, préfectorale, cantonale, villageoise, etc). Ainsi donc, ces responsables, militants et sympathisants doivent par conséquent œuvrer à cette victoire, que l’UFC soit au gouvernement ou pas. Ce sont là, les grandes lignes des échanges, en
dehors des questions relatives à la loyauté, au courage
et à l’abnégation des futurs candidats, des
membres UFC des CELI et de ceux des Bureaux de vote, le recensement
par le système du kit et confection des cartes d’électeurs
avec photos a remporté la préférence des militants.
Le programme de délivrance des cartes nationales d’Identité doit
s’inscrire dans la durée et ne pas constituer un obstacle
sur le chemin des électeurs. Des pièces en tenant
lieu doivent être acceptées et le témoignage
accepté. Il y avait deux grandes délégations:
Ont devancé ces délégations, les coordinateurs fédéraux et cadres du parti ressortissants des préfectures respectives dans le but d’aller aider les responsables locaux à préparer l’organisation des différentes réunions. Cette tournée a duré environ deux semaines. Enquête réalisée par D.L Sanction à l’endroit du Gal Tidjani Le retrait de sa Nationalité évoqué Le Général Assani Tidjani était en visite à Bouaké (Côte d’Ivoire) fin novembre dernier. Au cours de son séjour, l’officier en deuxième section à la disposition du ministre de la Défense a participé à un séminaire organisé par les Forces Nouvelles. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder la vase est l’interview qu’il a accordée au quotidien ivoirien « Nord –Sud ». Dans cet entretien, l’ancien ministre Togolais de la Défense a laissé entendre : « Je ne suis pas venu au séminaire d’une rébellion. La rébellion est terminée depuis longtemps… Depuis 2005, j’ai quitté le gouvernement. Je n’ai plus de fonction ministérielle. Cela veut dire que je suis à la disposition du gouvernement de mon pays pour toutes les missions qu’il voudra me confier». A la question de savoir s’il a été autorisé à faire le déplacement, le Général a indiqué: «un Général quand il se déplace, ne le fait que sous autorisation. Evidemment je ne suis pas venu en Côte d’Ivoire à pied. Je suis venu par voie aérienne, avec tout ce que cela implique. J’ai satisfait toutes les formalités d’usage car j’ai une autorisation de sortie». Cette déclaration selon le journal ivoirien « l’Intelligent d’Abidjan » n’aurait pas plu au Chef d’Etat Ivoirien qui voudrait réclamer aussitôt le départ des troupes togolaises de l’ONUCI. «Le Chef d’Etat Ivoirien n’apprécie pas la présence du Général à la retraite Assani Tidjani aux côtés de Soro Guillaume et de la rébellion», précise le journal. Ce n’est qu’après ces informations que l’Etat togolais a, à son tour, condamné l’acte posé par le Général Assani Tidjani. Le sujet a fait l’objet d’une réunion présidée par le Chef de l’Etat et qui a regroupé le ministre de la Défense, le ministre de la Sécurité et le collège des Chefs d’Etat Major. «Après avoir écouté le Général
Tidjani sur les motifs et les raisons de son comportement, et
après analyse approfondie de la situation, les précisions
suivantes s’imposent : 1.Le Général
Tidjani officier en 2e section à la disposition du
ministre de la Défense, s’est déplacé à Bouaké à l’insu
des autorités et a participé à un séminaire
organisé par les Forces Nouvelles; 3. En conséquence, le haut commandement condamne avec la dernière rigueur l’acte posé par cet officier général qui est de nature à jeter la suspicion sur le contingent togolais déployé sous le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une sanction militaire», révèle le communiqué de la Présidence à la fin de cette réunion. Des indiscrétions font état de ce que certains hauts placés proposeraient, dans cette perspective de sanction, que la nationalité togolaise soit retirée au Général Tidjani. Selon les partisans de ce courant de pensée, cela permettrait au Togo de réaffirmer sa solidarité à tout le peuple ivoirien et son attachement à ce pays. Certes le Togo a besoin de rassurer l’Etat ivoirien après cet incident pour éviter que les «Patriotes ivoiriens» ne déversent leur mécontentement sur les expatriés togolais. Mais le faire de cette manière serait trop ingrat. Même s’il est vrai que le Général Assani Tidjani est originaire du Nigeria, il faut aussi reconnaître qu’il a passé toute sa vie au Togo. Il y a fait ses études primaires et secondaires avant de rejoindre la France pour sa formation militaire à Saint Cyr. Il a ensuite servi le Togo pendant trente ans en compagnie du Général Gnassingbé Eyadèma. Il ne mérite donc pas un tel traitement. GLAKPE Koffi Libertinage Le chef de l’Etat ….. Et puis après? Comme Togo-Paperasse, pardon Togo-Presse est devenu «gnê n’importe quoi», nous on achète plus. Mais lundi dernier, on avait grand envie d’acheter Togo-presse, pensant y trouver les recommandations faites par les uns et les autres au cours des états généraux de l’administration tenus du mardi 05 au samedi 09 décembre derniers. C’était d’ailleurs la préoccupation de beaucoup de Gnassingbélandais. Mais jusqu’à 10 heures, Togo-presse n’était pas encore sur le marché. On parlait d’un numéro spécial et nous on avait déposé nos «zeils» pour voir seulement. Lorsque quelques instants après on acheta le chiffon, on était déçus. «Après avoir assisté à la prestation de serment du Président élu Joseph Kabila en RDC, le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé a pris part au 5ème sommet des ACP à Khartoum au Soudan», y lit-on en caractères géants à la une. Entre nous, qu’est ce que les Gnassingbélais ont à cirer de savoir si «Faure-vi» est allé à Kinshasa ou à Karthoum ou pas? S’il y est allé, et puis après ? On laisse de côté l’utile, qui est la publication des recommandations des Etats généraux de l’administration pour raconter le dérisoire? Si «Togo-Presse» demeurera le «journal intime» des Gnassingbé Père et Fils, on n’a qu’à nous le dire. C’est ce qu’on fait des médias d’état et beaucoup pensent que les «Obé» (rumeurs) sont plus crédibles que les infos à la une ou au sommaire. Un handicapé ventral dit que lui il n’achète Togo-presse que pour contempler la page nécrologie qui devient de plus en plus dense. Voyez-vous? Gal «Timban» et
les «Côtes
d’Ivoiriens» La température est montée d’un cran chez les «Côtes d’Ivoiriens» qui veulent caresser militairement les Gnassingbélandais qui veulent jouir de la Paix ivoirienne. Et semble –t-il que les boys scouts, les patriotes de Blé Goudé s’entraînent à cela. Faure, voyant la « siiiation » a dépéché sur les lieux le «Libéro», «le grognard» et Nandj… pour aller pardonner Gbagbo, pardon lui demander pardon. Et à Togo
ici? On se plait à raconter sur les autres. Et à Togo ici? N’y a-t-il pas ça? Si seulement «Faure-vi» avait le courage de commanditer le sosie de cet audit, on découvrira comment un ministre seul est capable de «goudronner» 2,5 km de route. On parie qu’ici, ce serait plus pire». Tout ce qui appartient légalement à nos ministres c’est leurs enfants et femmes. Quant aux biens matériels, n’en parlons pas. Véhicules, maisons, confort matériel, habillements, c’est au dos de l’Etat. Si on ment, «Faure-vi» n’a qu’à faire et on «va verra». Délestage à gogo L’autre fois, un aveugle véhicule, c’est-à-dire sans phare est entré en collusion avec une moto sans «queue rouge comme le perroquet», pardon sans le feu stop. Bilan: zéro cadavre partiellement mort et de jolis dégâts matériels importants. Comme d’habitude, le conducteur de moto a garé et s’est mis à faire des reproches au chauffeur. «Tu n’as pas vu qu’on a coupé le courant?», trancha le chauffeur. Ce qui veut dire que ses phares, ce sont les poteaux électriques qui sont aux abords de quelques routes. Cette situation a engendré l’échange de coups de poings et à la fin, des chemises ont été déchirées. Alors, le ministre « de tas », ministre des Mines et de l’Energie est interpellé à doter ces engins de la mort de panneaux photovoltaïques afin de sauver les usagers de la route. Car, selon certaines sources confirmées mais douteuses, c’est la CEET qui a contaminé ces véhicules de la «délestagéologie» à grande vitesse et échelle. En attendant le vaccin contre cette maladie, prudence à gogo. Panique à bord Sommée par la Commission Electorale Indépendante de renouveler ses instances, la Ligue tient son assemblée générale le 23 décembre prochain. En proie à la panique, le bouillonnant conseiller de Rockvi fait des génuflexions auprès des responsables des clubs pour qu’ils votent pour lui. Ceux-ci s’entendent payer sa tête et ses emmerdements. On susurre que le big boss, le tout-puissant «Roc» est moralement abattu et ne fait que des cauchemars la nuit à l’approche du congrès de la FIFA. De source sûre mais non confirmée, il semblerait qu’il fait actuellement le siège des charlatans pour se préserver les chances de gagner les prochaines élections ; les fraudes ayant été proscrites. «Ils n’ont pas encore rien vu». Ça, c’est le pipi seulement. La diarrhée même est derrière. Ne touche pas à mon
feuilleton La femme voulait regarder son feuilleton préféré tandis que l’homme, un féru du ballon rond ne voulait pas laisser passer le match de la Champion’s League. Ils se disputaient alors la télécommande. Très vite, la dispute s’est transformée en une rixe et le couple s’est offert en spectacle devant les yeux amusés des voisins. Un petit conseil : Achetez un poste télévision pour vous, un pour madame, un pour les enfants et un pour les bonnes. Ça éviterait des chamailleries à la maison à l’heure de «Rubi». Agbo est «inclair» Ce qui est à redouter, c’est que les pros fraudes ne soient réconfortés dans leur position. L’idée de «mesure alternative équivalente » serait pour eux l’argument qui leur fera s’opposer de toutes leurs forces à l’apposition de la photo qui est le meilleur garde-fou pour avoir «une carte d’électeur infalsifiable et sécurisé». 16 décembre 1946 -16 décembre 2006 : Il y a 60 ans Sylvanus OLYMPIO était élu président de l’Assemblée représentative du Togo (ART) Il y a 60 ans, le 16 décembre 1946, Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO était élu président de l’Assemblée représentative du Togo (ART). C’était lors de la réunion inaugurale de ce
premier parlement local mis en place par le pouvoir colonial français
et dont les membres avaient été élus lors
des élections du 8 décembre 1946, élections à l’occasion
desquelles la liste du Comité de l’unité togolaise
(CUT) conduite par Sylvanus OLYMPIO avait raflé la majorité des
30 sièges alors en compétition. Ier Collège des citoyens français Sylvanus OLYMPIO, élu président de l’ART à l’unanimité! Puis on passa à l’élection des membres du bureau restant, à la formation des commissions et l’Assemblée représentative se mit au travail. Au cours de ses cinq ans (1946 – 1951) d’activité, cette première législature de l’Assemblée représentative du Togo, sous l’impulsion dynamique de sa majorité CUT et tout particulièrement de son président, Sylvanus Olympio, aura réalisé une œuvre considérable, s’attachant à satisfaire les aspirations et revendications des populations sur toutes les questions qui lui furent soumises, tant sur les petites comme l’attribution de diverses aides personnelles ou collectives que sur les grandes comme le financement de grands projets d’infrastructures. Elle réussit ainsi à limiter le pillage du territoire par l’administration coloniale dont l’essentielle fonction était d’organiser la surexploitation des richesses matérielles et humaines du territoire au profit de la mère patrie qui en avait besoin pour reconstruire une France dévastée par la Seconde Guerre mondiale. C’est ce qui fit qu’elle fut sans arrêt en conflit
avec l’administration coloniale surtout sur les questions
financières et budgétaires où les confrontations
furent les plus vives. Incapable de contrecarrer victorieusement le CUT dans l’arène parlementaire, l’administration coloniale se résolut finalement à l’en éliminer en organiser les gigantesques fraudes qui firent perdre au CUT la majorité des sièges qu’il avait à l’ART lors des élections de 1951 où il n’eut plus que 8 députés au lieu des 16 qu’il avait eu en 1946. C’est ainsi que le contrôle de la nouvelle législature issue de ces élections de 1951 fut organisé au profit d’une « majorité » parlementaire de membres du Parti togolais du progrès (PTP) qui, en suppôt de l’administration coloniale, lui concédait tout ce qu’elle demandait, conduisant ainsi les populations à la surnommer: «Assemblée mouton». Quels enseignements
tirer de la première législature
de l’ART pour les combats d’aujourd’hui? Cette expérience de l’action CUT à l’ART de 1946 à 1951 où il sut défendre les intérêts nationaux des populations rejoint celle de son exercice du pouvoir après la victoire électorale du 27 avril 1958 où, bien que devant agir sous la responsabilité d’un gouverneur colonial français jusqu’en 1960, il sut jeter les bases d’une économie nationale. Cette expérience fait également le lien avec l’exercice du pouvoir par les responsables du CUT de la proclamation de l’indépendance, le 27 avril 1960 au 13 janvier 1963, date où OLYMPIO fut assassiné par les réseaux du tristement célèbre ministre français des Affaires Africaines et Malgaches, Jacques FOCCART. Parce que l’impérialisme français sachant que le gouvernement dirigé par le CUT s’apprêtait à frapper une monnaie nationale, il s’était rendu compte le contrôle de la monnaie qui lui permettait d’imposer le pillage du Togo et de ses autres anciennes colonies d’Afrique allait lui échapper, raison pour laquelle il le fit assassiner. C’est pourquoi aujourd’hui, il nous faut tirer comme principal enseignement de l’expérience de l’ART de 1946 à 1951 qu’il ne peut y avoir de véritable issue positive à la crise politique dans laquelle se débat actuellement le Togo sans que notre pays ne reconquière sa pleine et entière souveraineté. Il doit refuser de se faire dicter ses choix tant au plan économique qu’au plan politique par les grandes puissances étrangères et leurs institutions qui s’entendent pour entretenir la crise togolaise à travers notamment des processus électoraux et autres «dialogues» piégés d’avance afin de perpétuer le pillage des richesses matérielles et humaines du Togo. Lomé, le 14 décembre 2006 L’oeil du magicien Conséquence de relations incestueuses Une fille de 14 ans meurt avec la grossesse de son père Devenu un fléau, le viol sur les enfants mineurs continue de faire des victimes chaque jour que Dieu fait. C’est une infamie que des adultes prennent des enfants mineurs pour assouvir à leur désir sexuel. Pire encore quand il s’agit d’un viol exercé par un parent sur sa propre fille. Cela s’appelle de l’inceste que les textes juridiques condamnent. Difficile de relater ce qui est arrivé à Jeannette, une fillette de 14 ans en classe de 4ème dans un collège de Lomé qui a dû arrêter ses études à cause d’une grossesse dont l’auteur n’est autre que son propre père et géniteur. Cette affaire se termina plus tard avec la mort de celle-ci. Partis des rumeurs, les faits se sont avérés à en croire les témoignages de la victime au cours d’un entretien réalisé dans une intimité avec notre rédacteur et un agent social, diplômé en psychologie membre d’une ONG œuvrant dans la prise en charge et réinsertion des enfants victimes de viols et autres. Malgré la mise en confiance faite par cette psychologue très expérimentée en la matière, c’est avec un cœur noué d’un torrent de larmes qui ruisselaient sur son visage que Jeannette s’est exprimée sur ses relations sexuelles avec son père nommé Rolland, cadre informaticien bien nanti. «Tout a commencé trois mois après que ma mère eut quitté le foyer conjugal suite à un différend persistant qui l’opposait à mon père. Un soir après le dîner et les études, je suis allée au lit plus tôt que d’habitude, c’est-à-dire aux environs de 21h. De mon sommeil, j’ai senti la présence humaine qui me tripotait surtout mes petits seins. Je sursautai et découvrit à mes côtés mon père, tout nu. Il me fit signe de ne pas crier de peur que notre domestique une femme âgée qui dormait dans la chambre contiguë à la mienne ne soit alertée. Il s’agenouilla et me supplia de ne rien dire à personne et aussi, c’est parce qu’il est hanté dans sa chambre des mauvais esprits. Le lendemain pour l’école, il me donna 5000 F CFA et me dit de l’informer à chaque fois que j’ai un besoin. La nuit suivante, la même scène se reproduisit, mais cette fois-ci, il ne m’a pas laissée le temps. Ils m’a forcée et m’a pénétrée après que je fus épuisée. J’ai saigné et j’avais très mal au ventre. Cette nuit, notre domestique n’était pas là parce qu’elle était en congé hebdomadaire. Il prit soin de m’emmener au dispensaire le lendemain après s’être assuré que je dirai aux médecins que l’auteur m’est inconnu et qu’il a pris la fuite après son forfait. De retour de l’hôpital, il me gratifia d’un portable qui m’a beaucoup fait plaisir. Après trois semaines de trêve, il a recommencé et à chaque fois avec une promesse de me faire ceci ou cela. Ce qu’il fait toujours. Et ce, pendant deux ans, c’est-à-dire quand j’avais douze ans et faisais la 5ème que j’ai doublée. C’est pendant les vacances qu’il m’a emmenée passer à Accra qu’il a plus abusé de moi. Et depuis quelques mois, je suis devenue grosse. Depuis son retour du voyage au cours duquel il a passé trois mois à l’extérieur, il m’a emmenée chez un médecin pour un curetage. Celui-ci lui a dit que c’était impossible et très risqué. Alors je ne sais comment faire. Car tout le monde cherche à connaître le père de l’enfant qui va naître bientôt. Je ne vais plus à l’école parce que les camarades se moquent de moi. Il y en a qui vont jusqu’à dire que je suis la femme de papa. Il m’a interdit depuis lors toute rencontre avec ma mère sous prétexte que je vais mourir parce qu’il y a un pacte qui le lie à ma mère. Mes oncles maternels sont aussi informés de la situation. Sûrement que c’est ma meilleure amie à qui j’ai tout relaté qui a vendu la mèche. Je ne sais plus quoi faire. Je préfère mourir…», a-t-elle relaté avant de sombrer de nouveau en sanglots. Grande a été notre déception de constater, le lendemain à l’heure du rendez-vous pour sa prise en charge par l’ONG et aussi pour les démarches nécessaires, qu’elle est partie à Accra (Ghana) chez l’un de ses parents. Aux dernières nouvelles, elle serait décédée et inhumée sur sa terre d’asile. Pour l’heure, l’on ignore les causes réelles de ce décès. Mais au demeurant, l’ONG intente un procès contre M. Rolland qui a aussi depuis belle lurette quitté son domicile pour une destination inconnue. Néanmoins, son service vient d’être déniché par l’infatigable et jusqu’auboutiste psychologue de l’ONG. Soulignons que l’ONG se constitue déjà partie civile contre M. Rolland pour viol, inceste et meurtre sur Mlle Jeannette. L’on espère que cette démarche ira jusqu’à son terme afin que justice soit rendue à la pauvre et naïve victime des turpitudes et animosités de son père. Que la terre lui soit légère! Didier Ledoux Droits de l’homme L’élève SIKA Kodjo injustement incarcéré pour avoir couché avec sa camarade En ce moment précis où la modernisation de la justice est devenue le maître mot des autorités togolaises, certains continuent de percer dans les pratiques anciennes dans le seul but de satisfaire leurs intérêts personnels. Ainsi, la corruption et les détentions illégales font leur petit bonhomme de chemin sur la «Terre de nos aïeux». La dernière en date est la détention illégale de l’élève SIKA Kodjo à la prison civile de Lomé. En effet, ce dernier est accusé de viol sur sa camarade alors que les témoignages font plutôt état d’une histoire d’amour qui liait les deux élèves depuis bien longtemps. L’élève SIKA Kodjo, 18 ans et élève en classe de troisième dans un établissement scolaire privé de Bè-Kpota et sa camarade ALATE Akouvi Elisabeth, 13 ans, élève du même établissement en classe de 5e, ont été surpris le 03 novembre dernier dans l’enceinte de leur établissement en train de faire l’amour. «J’étais en train de répéter mes élèves dans l’une des salles situées sur l’étage quand j’ai aperçu l’élève ALATE Akouvi Elisabeth collée sur la grande porte qui donne accès à l’établissement. Peu après, je l’ai vue ouvrir le portail et aussitôt son camarade SIKA Kodjo était rentré et elle a refermé le portail. Quelques minutes après, j’ai entendu des bruits d’homme en bas. Par curiosité, j’ai pris les escaliers pour voir ce qui s’y passait. C’est alors que je suis tombé sur les deux élèves en train de faire l’amour. Ils avaient adopté la position debout. Quand ils m’ont aperçu, ils se sont séparés précipitamment et le garçon a voulu prendre la fuite. Je l’ai aussitôt arrêté et lui ai demandé des explications. Comme il n’a pas voulu me répondre, j’ai dû hausser le ton. C’est en ce moment que les habitants des maisons avoisinantes nous ont entendus et certains n’ont pas tardé à venir vers nous. Alors que le garçon était resté muet sur toutes les questions qui lui étaient posées, la fille elle autre a reconnu avoir fait l’acte. Elle a même avoué publiquement qu’ils n’étaient pas a leur premier essai. « Nous avons l’habitude de faire l’amour dans l’établissement», a-t-elle reconnu. La mère de la fille qui habitait également à côté de l’école était venue sur les lieux. Elle a exigé que les deux le suivent. Et c’est le lendemain que j’ai appris que le garçon était conduit à la Police Judiciaire. Je suis donc surpris. Parce que le garçon n’était pas en train de violer la fille lorsque je les ai vus. Ils étaient tous les deux concentrés sur ce qu’ils faisaient», a déclaré le maître répétiteur qui a surpris les deux amoureux. Une infirmière qui habitait la même maison que les parents de la fille s’est également confiée à notre rédaction : «Lorsqu’on était saisi de l’affaire, j’ai examiné la fille en présence de sa mère. Elle ne présentait aucun signe de déchirure. En lieu et place de l’hymen, elle avait plutôt un grand trou qui n’a rien à envier à celle d’une femme au foyer. Elle n’était pas à son premier amour». Une autre femme qui habitait la même maison a déclaré avoir surpris une fois les deux amoureux dans l’enceinte du même établissement collés l’un contre l’autre. Mais curieusement, sans qu’aucun témoin ne soit entendu sur les faits par les autorités judiciaires, le garçon fut jeté en prison. Conduit à la Police Judiciaire par les parents de la fille, la même nuit où ils ont été surpris, le garçon fut déféré trois jours plus tard à la prison civile de Lomé. La justice ne se fie qu’au dossier monté de toute pièce par les parents de la fille en complicité avec le Prof Akpadja Koffi, gynécologue au CHU-Tokoin. Selon le certificat de viol établi par le gynécologue en question le 30 novembre 2006, la fille « allait au marché ce soir-là, elle a été suivie à son insu par le jeune homme. En cours de route, il l’attrapa. Voulant crier, il l’a immobilisée par la gorge. Il la déshabilla dans une lutte incomparable et la viola sans préservatif. Indignée par l’acte, le sous-vêtement mouillé de sang, elle courut à la maison pour informer sa maman. La consultation à l’hôpital n’a pas pu être faite le même jour par ignorance. Mademoiselle m’a signifié qu’elle n’a jamais eu de rapport sexuel avant le viol ». Une histoire à dormir debout. Alors que tous les témoins parlent de l’enceinte de l’établissement, le fameux gynécologue parle de la route. Plus loin, il poursuit que «l’examen gynécologique a fait mettre en évidence: une vulve en développement avec un hymen fraîchement déchiré sur 1 à 2 cm». Et il conclut que Mademoiselle ALATE «présente ce jour le 8 novembre 2006, des signes de défloration récente sans consentement, compatibles avec le viol». Ce qui surprend dans toute cette déclaration est que le Prof. parle d’un hymen fraîchement déchiré alors qu’il a examiné la fille le 08 novembre soit 5 jours après. Comme on peut le constater, il s’agit simplement d’une
histoire montée de toute pièce pour enfoncer l’élève
SIKA Kodjo. Il y a déjà un mois 10 jours que cet élève
qui a à peine 18 ans et qui prépare son BEPC, est
injustement détenu en prison. D’autres sources font état
de mauvais état de santé dans lequel l’élève
se trouve actuellement en prison. Cette maladie serait due au traitement
inhumain dont-il a été victime à la Direction
de la Police Judiciaire. La justice doit rétablir l’élève
dans ses droits. Ces relations entre élèves d’un
même établissement existent un peu partout à Lomé.
Le ministre de la Justice doit prendre ses responsabilités
et libérer l’élève SIKA Kodjo afin qu’il
retrouve les bancs de l’école. La fièvre typhoïde Une maladie qui prend de l’ampleur dans notre pays S’il y a une maladie qui fait rage de nos jours au sein de la population togolaise, et qui est encore très mal connue de nos populations, c’est bien la fièvre typhoïde par manque d’informations adéquates, elle est confondue facilement au paludisme. Dans le monde, la fièvre typhoïde infecte annuellement près de 17 millions de personnes et environ 600.000 d’entres elles en meurent. Elle constitue un problème majeur pour la santé publique dans les pays en voie de développement. La fièvre typhoïde qu’est-ce que s’est? Comment la reconnaître? D’ailleurs, d’autres symptômes comme l’apathie (nonchalance), le délire, la diarrhée, les saignements par le rectum, les tâches roses transitoires sur le tronc apparaissent plus rarement. Selon le Dr Joseph Kasuyi Mukenge, en cas de fièvre de maux de tête, de troubles digestifs, il est prudent de se rendre à l’hôpital. Il fait savoir qu’un traitement correct et débuté à temps met à l’abri des complications mortelles. Mode de transmission de la maladie Par ailleurs, la typhoïde est généralement transmise par l’eau ou les aliments, sensiblement de la même manière que le choléra. Les personnes infectées excrètent des bactéries vivantes dans leurs selles et leurs urines. Elles sont généralement contagieuses pendant quelques jours avant que des symptômes ne se manifestent. Si elles ne se lavent pas convenablement les mains, le bacille de la typhoïde peut être transmis aux aliments ou à l’eau et de là, infecter une autre personne. Il peut aussi être transmis directement de personne à personne par des doigts contaminés.
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