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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Ali: Class! Ça  fait longtemps!
Nam: Vraiment longtemps!
Ali: Mais il y a un problème?
Nam: Est-ce que lorsque tu m’as vu là, j’ai transporté problème sur la tête?
Ali: Non ! Ne te fâche pas. Comme depuis-là, tu ne viens pas chez moi, c’est pourquoi lorsque je t’ai vu, j’ai eu très peur.
Nam: N’aie pas peur.
Ali: Donc c’est une simple visite?
Nam: Oui ! On dit souvent que voir frère, c’est faire frère non ?
Ali: Vraiment ! Les vieux ont l’habitude de le dire.
Nam: Chez vous-là, la fête c’est comment ?
Ali: Toi-même tu sais que les choses ne sont plus comme avant non? Mais en tout cas, on se débrouille aussi.
Nam: Comment prendre pour faire? Nous aussi, on se le demande.
Ali: Mais class! Qu’est-ce que vos zopposants disent encore?
Nam: Laisse-les. Ils pensent que la démocratie-là, elle est venue et elle ne va jamais partir ?
Ali: C’est ce qu’ils pensent?
Nam: Oui!
Ali: Ça, ils se trompent. Moi je suis sûr que cette maudite démocratie va partir comme elle est arrivée.
Nam: C’est vrai class!
Ali: Qu’est-ce qui a commencé et n’a jamais fini? La Bible ne dit-elle pas qu’il y aura la fin du monde?
Nam: C’est ce qu’ils oublient. Chaque fois, c’est démocratie. A cause de ça-là seulement, les amis sont devenus des ennemis, les frères ne peuvent plus se parler. C’est vraiment grave.
Ali: Très très grave. Et certains ne comprennent même pas le sens de la chose. Par exemple à Bè, un mon pays ne peut même plus blaguer avec quelqu’un.
Nam: Oui ! On disait que eux, ils ne connaissent pas blague.
Ali: C’est vraiment difficile. Par exemple l’autre fois, on était de patrie et on a voulu blaguer avec une fille-là, c’est devenu en même temps la guerre.
Nam: Ah bon!
Ali: Oui! A Bè, si tu es un «mon pays», ne blague jamais.
Nam: Pourquoi?
Ali: Si tu blagues, on te cogne la tête avec la pierre.
Nam: Vraiment! Si Dieu est vraiment Dieu, la démocratie va partir comme elle est venue.
Ali: Class! A plus donc.

Ça va se savoir!

Dansou, le voyeur

            Solange est l’une de ces filles qui, au lieu de cacher leur forme de spaghetti, préfèrent l’exhiber à travers leurs tenues toutes sexy. A priori, beaucoup de gens se plaignent de leur sort et ressassent qu’avec des hanches de colibri, elles auront de la peine à supporter des poids lourds. Mais en réalité, ce sont de vraies avaleuses, prêtes à absorber tout être de chair et de sang. Dans ses conquêtes sentimentales, Solange tomba sur un jeune trapu qui n’a rien à envier à Hercule. Emile, c’est son nom, était souvent fui par les filles qui ont eu le courage de le «connaître». Les deux s’étaient rencontrés à l’anniversaire d’un ami commun. La première étreinte eut lieu lorsque les deux dansèrent sur le morceau «A new day has come» de Celine Dion. Elle lui avait enroulé sa langue autour de la sienne tout en lui triturant le dessous des deux mains. Emile s’était tellement emporté qu’il salit son caleçon. Depuis, il jura de prendre sa revanche.

            Un après-midi, le trapu revint à la maison avec sa proie. Dansou qui connaissait un peu les tribulations des filles avec son voisin, se disait que la maigrichonne serait un membre de sa famille. Donc il s’en alla. Mais quelques minutes plus tard, on ne savait quelle mouche l’avait piqué, il revint se positionner comme à toutes les occasions derrière la fenêtre. De là, il vivait souvent en live le débarquement allié en Nirvana.

            Les deux passèrent à l’action. Solange était singulière dans sa tenue d’Eve. C’est un corps épanoui avec deux globes qui contrastaient avec tout le reste. Très volumineux et très fermes. Emile les saisit au moment où elle s’agenouilla pour que sa bouche arrivât au niveau de sa taille. Elle se saisit de l’objet de sa convoitise et le fourra dans sa bouche. Dansou ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Mais la manière dont elle limait le bâton jouisseur de son attaquant fit mourir le «voyeur» de plaisir. Il se saisit de son «gagaragassou» et accompagna tous les gestes qui se faisaient à l’intérieur.

            En un moment, Emile s’arracha de la bouche de Solange et la renversa sur le lit. Il s’appliqua à son tour à asticoter son bas. Elle gloussait de plaisir en se pinçant le bout de ses globes. Son nid d’amour fut envahi par la rosée naturelle. Emile plaça son bazooka couvert d’un fin plastique devant mais s’arrêta net. Il avait peur de faire mal à cette décharnée. Il était en pleine réflexion quand Solange se glissa vers le bâton et l’engloutit millimètre par millimètre. Dansou resta pendant un moment pantois devant  l’exploit de la maigrelette. Il n’en croyait pas ses yeux. Emile se retrouvait donc jusqu’au fond. Ce qui ne lui est jamais arrivé. Son gros truc allait et venait en elle avec une certaine régularité. Il la labourait à grands coups de rein en lui arrachant des râlements de plaisir.

            Tout à coup, il se retira et se mit sur le dos. Avec une rapidité hors du commun, Solange se plaça au-dessus de lui les jambes écartées. Elle s’empala et absorba de nouveau l’énorme épieu. Dansou émit un grand cri et s’écroula. Il avait précédé les vrais « gnocotteurs ». Il atteignit ainsi son orgasme. Apeurés, certains voisins accoururent vers lui pour le secourir. Ils virent un homme dont le pénis était couvert du liquide visqueux et qui se tordait de douleur. Il eut un claquage au niveau du genou lorsqu’il était tombé. Quand les voisins jetèrent un coup d’œil dans la chambre, ils découvrirent les merveilles de la fringale sur le trapu. Tonton Z

Cynisme des enseignants de IDH Gnamassigan

            Nul n’est sans savoir que le châtiment corporel à l’école est proscrit par loi. Les ONGs et les institutions internationales n’ont cessé de lutter contre la maltraitance des enfants à l’école.

            Mais il semble que certains enseignants ou professeurs n’ont pas encore compris le message et ils n’ont que faire de cette réglementation.

            Créée il y a environ quatre ans, l’école IDH de Gnamassigan est située à Agoé. Les classes sont en claies. En ce qui concerne la toiture, elle est faite de tôle pour certains bâtiments et de chaume pour d’autres. Cet établissement composé d’un collège et d’un lycée n’est pas clôturé et les élèves suivent les cours avec les chèvres, les moutons…
            Le vrai problème qui nous amène à parler de ce  complexe scolaire, c’est la violence faite aux élèves. Les élèves sont considérés comme des bêtes surtout ceux des classes de premières et de terminales. La semaine dernière, un élève, pour être venu en retard à l’école, a été tapé rageusement aux mains par le surveillant. Ses mains se sont tellement enflées que l’élève n’arrivait plus à tenir son stylo.

            Dans cette même semaine, un des majors des classes de lycée a été renvoyé pour une durée de deux mois pour avoir laissé entrer son camarade renvoyé pour non paiement de l’écolage. Mais l’élève en question a réussi à rassembler 12 000 francs sur les 15 000 francs qu’il avait à payer.

            Les conditions dans lesquelles étudient ces élèves sont vraiment déplorables. Les professeurs du lycée, surtout ceux des classes d’examens ont décidé de ne plus expliquer les cours aux élèves.

            Rappelons que la plupart des professeurs qui dispensent les cours dans cet établissement sont des jeunes qui n’ont reçu aucune formation pédagogique. C’est pourquoi il y règne un désordre sans précédent. Comme nous le savons, les cours de l’après-midi démarrent à 15 heures. Mais les professeurs de cet établissement n’en font qu’à leur tête. Pour punir ses élèves, un professeur est venu dispenser des cours à partir de 14h aux élèves qu’il a pu trouver dans la classe. Un autre est allé jusqu’à dispenser le cours à deux élèves, sans se soucier des autres. Mais il a considéré le cours comme étant fait.

            «Je suis découragé car, comme mes camarades, j’éprouve du mal à assimiler les cours sans explication. Nos profs sont si méchants. Ils ne veulent pas notre réussite», s’indigne une élève de la classe de terminale. Ainsi se présente la situation des élèves de IDH Gnamassigan. Une situation révoltante qui amène un certain nombre de parents à se demander si leurs enfants réussiront en fin d’année. «Je ne comprend pas ce qui se passe dans cet établissement. Ils veulent faire échouer nos enfants. Ce qui m’énerve le plus, c’est la manière dont ils les traitent», s’est plaint un parent d’élève.

            Ce sont les élèves des classes d’examen qui sont le plus à plaindre. Alors que les parents, affectés par la paupérisation avancée de notre pays éprouvent les pires difficultés à s’acquitter des frais de scolarité de leurs enfants, acheter les fournitures et payer d’autres frais nécessaires, voilà ce qui se fait de leurs «graines les plus chères».

            La déclaration universelle des droits de l’homme en son article 26 alinéa 2 stipule que «l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales». Ce que ignorent évidemment ces professeurs qui font carrément preuve de maltraitance à l’endroit de ces élèves.          

            Face à la démission de l’Etat, l’éducation togolaise est malade. Elle manque de tout, d’infrastructures, de personnel compétent, de matériels didactiques… Il urge donc que les autorités compétentes en charge de l’éducation s’investissent dans ce dossier pour arracher ces élèves de la méchanceté notoire de ces professeurs et leur sauver l’année scolaire. T.T. (Stagiaire)

Pèlerinage à la Mecque

Baba Téouri dénonce des complots contre son agence

            Depuis deux semaines, de nombreux musulmans sont bloqués et attendent de faire le pèlerinage à la Mecque par le biais de la SIERI (Société Internationale pour l’Expansion des Rites de l’Islam) qui est une agence de voyages.

            En vue de faire connaître au public les vrais problèmes qui empêchent les pèlerins musulmans d’accomplir l’un des sept piliers de l’Islam qui est le pèlerinage  à la Mecque, le Président directeur général de la SIERI, M. Téouri Baba, a organisé le samedi 23 décembre dernier une conférence de presse au siège de son agence.

            En effet, la SIERI est l’une des anciennes agences qui œuvre et surtout facilite la tâche aux fidèles de Mahomet dans l’accomplissement de leurs rites  religieux à la Mecque.
            Malheureusement, selon M. Téouri Baba, certains individus malintentionnés empêchent son agence de faire son travail.

            Il estime être l’objet d’un complot, de sabotage de la part de certaines personnes, surtout de l’attaché de cabinet du ministre de l’Administration territoriale qui veut le noyer et prendre les commandes du pèlerinage à la Mecque. Les avions sollicités par les soins de la SIERI sont détournés, empêchant ainsi les pèlerins de faire le Hadj. «Au fait, ils veulent regrouper toutes les agences sous leur bannière afin d’obliger les pèlerins à prendre un avion unique. Ce procédé n’est pas fiable», a déclaré M. Téouri. On se rappelle qu’en 2005, plus de 900 pèlerins togolais et ceux des pays voisins qui passaient par la SIERI n’ont pas pu effectuer le voyage à cause de ces magouilles.

            M. Teouri Baba a précisé que l’échec de la mission de l’Union musulmane du Togo dans le domaine du transport des pèlerins était, en réalité, l’une des conséquences des pressions et influences qu’elle subissait de certaines personnes. Tora Tana (Stagiaire)

Sans détour

Cynisme

«Nous recherchons le bonheur, et ne trouvons que misère et mort» (Blaise Pascal, Pensées)

Dimanche 25 décembre dernier, l’univers tout entier était en fête. C’était le 2006ème anniversaire de la venue notre  Seigneur Jésus-Christ. Même si certaines congrégations religieuses  mettent en cause cette date en soutenant qu’elle n’a rien d’objectif, il faut reconnaître qu’elle est tout un symbole pour l’humanité toute entière. Si on se souvient de ces derniers instants quand il a été crucifié pour nous racheter, nous avons l’obligation morale de nous rappeler sa naissance émouvante et pleine d’enseignement. «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous», précise Romains 5 : 8. On ne saurait donc se passer de la naissance de « Ecce homo ! » (voici l’homme), selon les propos de Ponce Pilate. C’est pour donner à cet événement toute sa valeur  qu’on l’associe aux enfants qui expriment cette candeur, cette innocence. Et la tradition veut qu’en cette date, le Père Noël, personnage imaginaire, dépose des cadeaux dans les souliers des enfants.

Cette tradition est universelle et fait même partie des habitudes. Au Togo aussi, les gens s’y dérobent. Des chaînes de télévision et radio ont, depuis le 15 décembre initié des émissions pour mettre les enfants, «ces doux êtres», dans le bain de la fête. Des émissions ont été initiées à leur intention. Certains ont reçu en direct sur les chaînes de télévision les cadeaux offerts à eux par leurs parents. Dans quelques établissements, les cadeaux des parents ont été distribués aux ayant-droits au cours d’une cérémonie. Qu’il nous a donné de la peine, cet enfant d’une école privée de la place qui pleurait à grosses gouttes parce que ses parents n’ont pu envoyer de cadeaux ! Il était inconsolable malgré les tentatives de persuasion de sa maîtresse.

Cet enfant aurait pu avoir le sourire si ses parents avaient régulièrement perçu le fruit de son travail. Cet enfant aurait pu être heureux si les ressources immenses  dont regorge le pays étaient bien gérées. Au Togo, on a tout pour être heureux. Mais par la faute d’un groupuscule de copains, les Togolais sont à la traîne. A voir les gesticulations de certains ministres et hauts placés en cette fin d’année, on est en droit de dire que cette situation est créée et entretenue à dessein. Ils ont tout monopolisé et à l’occasion de la célébration de la fête de la Nativité, ils trouvent les qualités de bons Samaritains. Ils distribuent, devant un armada de médias, des miettes à ceux qu’ils appellent eux-mêmes des « enfants démunis ». Et la formule consacrée pour justifier ce geste: «C’est pour arracher un petit sourire à ces petits êtres qui souffrent dans leur chair». Après ces tapages, les « enfants démunis » sont oubliés et le rendez-vous est pris pour la fin de l’année prochaine. Ils n’ont que faire de ce que ces enfants vont mettre sous la dent durant le reste de l’année. Après, ces faux bons Samaritains avanceront des chiffres faramineux pour ces opérations de séduction. D’autres enverront des éléments sonores et des coupures de presse à leurs partenaires pour dire qu’ils ont fait quelque chose à l’endroit des «enfants démunis». Quel cynisme ! Quelle cruauté ! Admirables et courageux «enfants démunis», que de crimes on commet en votre nom! R. Kédjagni

Interview dans «Jeune Afrique»

Faure Gnassingbé fait l’apologie du coup d’Etat du 05 février 2005

«Ceux qui reprochent au président du Togo, Faure Gnassingbé, de ne pas s’exprimer assez souvent seront servis. L’hebdo Jeune Afrique publie une longue interview du chef de l’Etat», telle est l’introduction qu’a faite le site gouvernemental republicoftogo.com pour annoncer l’interview qui est publiée dans «Jeune Afrique» paru lundi dernier. Dans cet entretien, on retrouve un Faure Gnassingbé ragaillardi et bienheureux comme lors de la cérémonie de clôture du 9ème congrès du RPT. Le «mal élu» légitimé par l’Accord Politique Global et le gouvernement d’union nationale est désormais dans la peau d’un président et peut s’offrir le luxe de narguer ses adversaires politiques. Le chef de l’Etat a, dans cette interview, fait l’apologie du putsch du 05 février et n’a pas hésité à se gausser de ses opposants.

            A la question de savoir comment il a vécu les instants après la mort de son père, Faure ne s’est pas empêché de déclarer: «Au même moment, il m’a fallu accepter de devenir moi-même président dans ce type de circonstances. Je crois que sur ce point, le conditionnement qui était le mien a joué un rôle déterminant. Nos amis comme nos ennemis, tout le monde prévoyait le pire, l’apocalypse pour le Togo après la disparition d’Eyadéma. Moi-même, j’avais en tête qu’une guerre civile était quasi inéluctable si la continuité n’était pas immédiatement assurée à la tête de l’Etat. J’ai donc dit oui. Pour donner une chance à la paix». Ces propos sont d’un intellectuel qui aurait fait les grandes universités françaises et américaines. Dans une République, on ne capte pas le pouvoir comme dans une monarchie du Golfe Persique. Il y a des règles auxquelles il faut se conformer pour assurer la continuité, surtout que dans le cas du Togo, c’était le RPT seul qui était aux affaires. «En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission ou empêchement définitif, la fonction présidentielle est exercée provisoirement par le président de l’Assemblée nationale», précise la Constitution «sodomisée» à maintes reprises par le RPT. Le dauphin constitutionnel, Fambaré Natchaba n’était pas du CAR, de la CDPA, encore moins de l’UFC. Pourquoi ne pas laisser les textes suivre leur cours normal et chercher à venir au pouvoir par la voie la plus civilisée ? Aussi cette «guerre civile» était-elle une invention pour tenter de faire un coup de force. D’ailleurs, son feu père avait habitué les Togolais à ce morceau et en bon héritier, il reprend les termes de « papa » à son compte.

Il n’a même pas eu de pincement au cœur quand il affirme que si c’était à refaire, il le referait : «Je le referais. Même si je déplore les violences qui, hélas, ont assombri le processus de transition de février à avril 2005. Si je n’avais pas répondu présent à l’appel que les forces armées, puis l’Assemblée nationale m’avaient lancé, le pire était presque sûr». Donc Faure Gnassingbé ne regrette rien et est heureux d’avoir répondu à l’appel des « forces armées ». Pour éviter « le pire » aux Togolais. Est-ce à dire que le Togo ne connaîtrait jamais la paix si ce n’était pas un Gnassingbé qui soit venu au pouvoir ? Et pour exprimer tout son bonheur pour avoir capté le pouvoir dans ces conditions, il ajoutera plus tard: «On ne se fait pas chef tout seul dit le proverbe. Je ne me suis pas levé au soir du samedi 5 février pour m’autoproclamer président. L’unique institution qui, ce jour-là, pouvait agir face au vide était l’armée. C’est elle qui m’a proposé le job».

En répondant à une remarque de Gbagbo sur son «élection calamiteuse», le « fils de la nation» a déclaré: «A partir du moment où le sang a coulé, ce ne pouvait pas être une bonne élection. Je rappelle tout de même que je n’étais plus au pouvoir quand elle a eu lieu, que je ne l’ai pas organisée et que son résultat n’a pas été sérieusement contesté». Faut-il en rire ou en pleurer? La présidentielle du 24 avril n’a-t-elle pas été « sérieusement contestée»? Qu’est-ce qui est alors à l’origine de près de 1000 morts, des milliers de blessés et du départ à l’exil de plus de 50 000 Togolais ? Non, Faure sait qu’il n’a pas gagné les élections et qu’il a été imposé aux Togolais. Il n’a aucun intérêt à verser dans la provocation quand les plaies liées à sa libido pour le pouvoir sont en train de se cicatriser. Même si «Ces chiffres sont très largement exagérés, multipliés par trois ou quatre par rapport au nombre réel de victimes», comme il le dit dans l’interview - il n’a pourtant pas donné le chiffre exact - il faut reconnaître que ce sont des Togolais de plus qui s’en sont allés et qui méritent respect. C’est comme cela que nous, nous concevons un «jeune président» qui rompt avec les habitudes du passé en tournant mille fois sa langue avant de parler.

Par ailleurs, le chef de l’Etat semble méconnaître l’origine du pourrissement de la crise togolaise. Depuis le déclenchement du processus démocratique, il n’a jamais été question de la part de l’opposition démocratique d’une «stratégie de l’affrontement qui était la sienne sous Eyadéma». C’était le Général-président qui ne voulait pas faire la démocratie et qui tronquait à loisir les conclusions des différents pourparlers. Le pouvoir était un as dans le dilatoire, le rafistolage, le reniement de parole. Et c’est de la même stratégie que lui Faure, «le leader nouveau» et ses sbires usent aujourd’hui. L’«ouverture totale» qu’il a au bout des lèvres n’est qu’un véritable leurre.

            En plus, il n’a pas mâché ses mots à l’endroit du leader de l’UFC Glichrist Olympio. «Il fut un opposant résolu, c’est vrai. D’abord, par sentiment de vengeance personnelle, puisqu’il attribue l’assassinat de son père, le président Sylvanus Olympio, au général Eyadéma», dixit Faure. Ce cliché de vengeance qu’on n’a pas su distinguer de l’engagement politique de Gilchrist Olympio, a toujours porté un coup dur à la réussite du processus démocratique au Togo. En cette période de réconciliation, le chef de l’Etat a intérêt à se départir de ce préjugé « archaïque » pour se comporter en homme... C’est à lui de jouer le jeu en posant des actes honnêtes et responsables. Si on veut que tous les Togolais soient ensemble, pourquoi le RPT seul doit-il tout monopoliser? Qui plus est, il faut rappeler à Faure que c’était son pater lui-même qui a revendiqué la mort de Sylvanus Olympio. Ce que d’ailleurs tous les livres d’histoires ont repris.

            S’agissant des relations entre l’Union Européenne et le Togo, le chef de l’Etat a, à mots couverts, accusé l’Allemagne de bloquer l’évolution des discussions et adressé ses vifs remerciements au très controversé Louis Michel: «L’Allemagne fait preuve à notre encontre d’une hostilité de longue date, dont la persistance aujourd’hui encore m’étonne. Cette position influence hélas une bonne partie des pays membres de l’Union européenne. Heureusement qu’un homme comme Louis Michel, le Commissaire au Développement, a de nos réalités une approche beaucoup plus objective».

            Enfin, les Togolais doivent attendre longtemps avant de connaître leur «Première Dame». «Le Faure» ne s’est pas encore décidé à se marier. A la question «Le Togo n’a toujours pas de Première Dame. Songez-vous à vous marier?», le chef de l’Etat a ri « avec appétit » avant de lâcher: «Je n’ai pas entendu votre question». Zeus A.

Emission 7/7 sur TV7

M. Pascal Bodjona n’a convaincu personne

La chance a échu une fois encore à un des collaborateurs directs de Faure Gnassingbé de  venir débattre de l’actualité nationale (surtout) et internationale sur les plateaux de la TV7. L’invité de 7/7 de dimanche dernier n’était  autre que le Directeur de Cabinet de Faure Gnassingbé, le sieur Pascal Bodjona. Contre-vérités, diversions, fourvoiement, du déjà entendu, de la surenchère autour du RPT et de son «jeune Président», voilà ce qu’il a servi aux téléspectateurs.
           
Procès de l’UFC
            On aura beau tenter de nous raconter le contraire. Le one man show de Faure Gnassingbé, son discours improvisé de clôture du congrès du RPT était pour une frange un procès à l’Union des Forces de Changement (UFC), et Pascal Bodjona n’a pas à s’époumoner à faire croire le contraire. Les noms du PDR, de la CPP et du CAR – celui de la CDPA n’a été même pas évoqué – n’ont été prononcés qu’une fois. Par contre, celui  de l’UFC a été prononcé à huit (8) reprises. Un pan entier de l’allocution était même consacré à ce parti. Ce n’est certes pas «interdit de parler de l’UFC au Togo en bien ou en mal», mais c’est malsain et malséant de s’adonner à cette gymnastique au cours d’un congrès dit du RPT.

            On a tiré à boulet rouge sur ce parti, faisant croire qu’il a délibérément choisi de ne pas entrer au gouvernement. On parle d’ailleurs d’«exigences fantaisistes» de sa part. Beaucoup de spectateurs s’attendaient à ce que le Directeur de Cabinet énumère ces «exigences fantaisistes». Dans ses ébats pour donner les raisons pour lesquelles Faure Gnassingbé et le RPT qualifient ses exigences de fantaisistes, M. Bodjona n’a tout de même pas  levé le voile. Il a laissé beaucoup de téléspectateurs sur leur soif. «Il y a eu de la part du Président une réponse concrète avec un listing de postes ministériels donnés à l’UFC», dit-il. Mais à la demande des animateurs de l’émission d’énumérer ces postes, l’invité a fait beaucoup de déçus en laissant entendre: «Je ne peux pas le dire parce que les règles de fonctionnement du comité de suivi ne  me permettent pas de le dire». La simple citation de ces postes aurait  quand même permis aux Togolais de faire la part des choses. La recherche de la clarté aurait voulu que M. Bodjona ne fasse pas rétention d’informations pour quelque raison que ce soit. C’est malheureusement l’obscurantisme érigé en tradition au RPT qui a une fois de plus eu le dessus. C’est aussi ça le RPT.

            Pour en venir aux fameuses exigences, l’UFC ne réclamait pourtant pas, à ce qu’on sache,  la moitié des postes ministériels, c’est-à-dire 17 sur 37. Ce parti ne veut surtout pas de «strapontins». Il veut des postes qui auraient un droit de regard sur les affaires électorales de juin prochain, comme la Décentralisation pour minimiser les fraudes électorales. Les «mauvais esprits» ne cessent de ressasser du RPT et de son Président une pseudo «bonne foi». Ce parti n’aurait pas dû faire de polémique et aurait pu céder, ne serait-ce que cet importantissime poste à l’UFC, si cette cession n’amenuise pas ses chances (RPT) de remporter les prochaines législatives. Les Togolais sont instruits que les fraudes électorales constituent un véritable outil de victoire du RPT aux différentes compétions électorales.

Congrès d’ «ouverture et réconciliation» vous avez dit?
            Visiblement les mots trahissent leurs auteurs. Et le cas RPT en est la parfaite illustration. On a cru entendre que le congrès était placé sous le signe de «ouverture et réconciliation». Cela se lit d’ailleurs sur les banderoles géantes affichées à la Fontaine Lumineuse. Mais c’est tout écoeurés que les Togolais avaient entendu Faure Gnassingbé pester lundi 18 décembre lors de la délivrance de son speech de clôture : «… Alors, ceux qui sont de mauvaise foi et qui ne veulent pas venir au gouvernement, qu’ils restent là où ils sont. Le pays avancera avec ou sans eux. Nous avons plusieurs fois montré notre bonne foi. Nous avons  tendu la main, mais nous ne supplions personne. Le Togo regorge de beaucoup de talents qui sont  partout. Ils sont aussi à l’UFC, mais ne sont pas seulement à l’UFC. Si les gens de l’UFC veulent venir, la porte est ouverte. Mais il n’est pas question de répondre à des exigences fantaisistes».

            Chasser le naturel, il revient au galop, dit-on. Mais c’est bien malheureux que le «leader nouveau» avec son «esprit nouveau» se fourvoient dans cette voie. TINO Kossi

Préfecture de Bassar  Les dessous des affrontements entre les cantons de Kabou et de Bangéli

Deux morts et plusieurs blessés
Des jeunes fuient et se réfugient au Ghana

Depuis plusieurs années, un litige foncier oppose le canton de Kabou à celui de Bangéli dans la préfecture de Bassar. Les deux cantons se disputent le village de Tankpayambour. Selon certaines indiscrétions, le marché de Tankpayambour aurait été créé par un chef canton Kabou au temps du président Sylvanus Olympio. A l’Ouest, un autre marché aurait été construit plus tard par les populations de Bangéli. Les deux marchés étant proches, celui de Bangéli finirait pas disparaître avec le temps. Entre-temps, les populations de Bangéli auraient commencé à revendiquer le village de Tankpayambour. La justice a  été même saisie de l’affaire et a tranché en faveur des populations de Kabou.

En outre, le village de Tankpayambour a évolué et serait en voie de devenir aujourd’hui un canton qui s’ajouterait à ceux que compte déjà le grand Kabou. Selon certaines sources, le grand Kabou ayant plusieurs cantons est en passe d’acquérir le statut de sous-préfecture. Si ce projet se réalisait, Bangéli serait avalé par la sous-préfecture de Kabou. Il se pose ici un problème d’autonomie. Un cadre du Grand Bassar qui a requis l’anonymat a reconnu l’existence de ce projet et fait observer que cette volonté de faire de Kabou une sous-préfecture reste un danger pour la ville de Bassar. «C’est quelque chose qui ne contente pas les gens de Bassar qui manipulent les populations de Bangéli», a indiqué un habitant de Kabou.

Il faut aussi signaler que lors de la célébration en septembre dernier de «Dpontre», fête traditionnelle du Grand-Bassar, les cadres de la ville de Bassar n’auraient pas vu d’un bon œil le fait que le chef de l’Etat et sa délégation aient boudé le déjeuner prévu à Bassar en faveur de celui de Kabou.

Ces tensions qui couvent ont donc conduit à des affrontements à Bangéli le jeudi 21 décembre dernier. L’intervention des forces de l’ordre a été tragique. Le ministère de l’Administration territoriale parle d’un homme qui aurait succombé à ses blessures après avoir reçu des «balles tirées par les jeunes qui détenaient les fusils de chasse». Ce que conteste une source indépendante qui avance le chiffre de deux morts et de plusieurs blessés. Pour celle-ci, les forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles. Sursaut-Togo de Kofi Yamgnane, originaire de Bangéli parle de son côté de deux morts et d’une quinzaine de blessés. Cette association fait remarquer que la gendarmerie a reçu le renfort des bérets rouges basés  à Kara et que la chasse à l’homme se poursuit. Ce qui aurait obligé plusieurs jeunes à fuir au Ghana voisin.

Mais avant tout, il faut reconnaître que le communiqué du ministre de l’Administration territoriale est flou. Le gaz lacrymogène n’a d’effet que sur les yeux et cet effet est éphémère. Pour le cas de celui qui serait blessé par la brûlure de gaz lacrymogènes, il est fort possible qu’on ait  utilisé autre chose que le gaz lacrymogène. La grenade à fragmentation par exemple...
Affaire à suivre ... L.H

Elections transparentes au Togo

Le RPT et ses satellites bloquent délibérément le processus

            Depuis plus d’un mois, les discussions sont bloquées à la CENI. Toutes les parties ont de la peine à accorder leur violon sur le type de recensement et l’interprétation des «cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées». Mais en réalité, aucun problème ne devrait se poser si tout le monde avait à cœur l’organisation d’élection libre et transparente. Le RPT et ses satellites : CPP, PDR et REFAMP-Togo (association) font preuve d’une mauvaise foi manifeste en se cramponnant au recensement axé sur la procédure habituelle de révision des listes électorales avec des phases séparées et différées d’enregistrement des électeurs, de saisie informatique et de centralisation de données, de personnalisation des cartes d’électeurs puis de leur distribution et en arguant que les «cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées» ne signifient pas qu’il faut nécessairement mettre la photo. C’est une manœuvre dilatoire visant à faire traîner les choses et mettre au finish l’opposition devant le fait accompli.

            Pourtant, lors des pourparlers à Lomé, toutes les parties se sont mises d’accord sur la confection des cartes d’électeur avec photo. «Pour des motifs identiques à ceux justifiant l’organisation d’un recensement  électoral, les parties prenantes au Dialogue décident que la CENI prenne des dispositions nécessaires pour établir des cartes d’électeurs infalsifiables. Le Dialogue national recommande que ces cartes infalsifiables soient munies de photo», précise l’Accord politique de base. Ni le RPT, ni ses satellites ne se sont pas opposés à cette mesure qui était d’ailleurs considérée comme un « acquis ». Bien que cette disposition ne fasse pas partie des points de désaccord, le facilitateur a jugé bon de la modifier et de proposer des « cartes d’électeurs infalsifiables et sécurisées ». Et sur ces mots que jouent le RPT et ses béquilles pour faire bloquer le processus. Des chiffres mirobolants ont été avancés pour la réalisation du recensement du type République Démocratique du Congo avec délivrance immédiate d’une carte sélecteur numérisée avec photo du titulaire. Certains soutiennent qu’il faut toute une éternité avant que ce projet ne soit réalisé. Ce qui n’est en fait qu’un canular.
            En effet, le recensement de type RDC consiste en une inscription avec toutes les pièces prévues par la loi y compris le témoignage, avec un bout de chaîne le même jour. Le retrait de la carte avec photo résout toutes les difficultés liées au recensement proposé par les partisans de la fraude : dissimulation des cartes aux électeurs qui ne retrouvent pas les leurs dans le lot, établissement des cartes aux morts et aux mineurs… Ce mode de recensement règle les problèmes de sécurisation et d’identification car la photo et les empreintes biométriques figurant sur la carte d’électeur garantissant la reconnaissance du titulaire qui n’a plus besoin d’aucune autre pièce d’identité pour voter. Il est moins coûteux et le reste est une question de volonté politique. Le coût par électeur est, selon les experts, de 2 à 2,5 dollars pour une population électorale de 2 500 000 soit 5 000 000 ou 6 250 000 dollars (environ 2.500 000 000 ou 3.125 000 000 FCFA).

            Nous osons croire que l’arrivée d’une mission concomitante de l’Union Européenne avec le PNUD permettra aux parties d’évaluer les réels besoins des prochaines législatives. Selon certaines indiscrétions, des émissaires de la CENI seraient dépêchés dans certains pays de la sous-région pour s’informer de ce qui s’y fait afin que l’institution fasse au Comité de suivi lors de la prochaine réunion «une communication sur les options disponibles pour mener les activités aux échéances électorales du 24 juin 2007». Mais dans tout ceci, il faut que le RPT et ses satellites jouent franc jeu au lieu d’accuser les autres de vouloir faire traîner le processus pour jouir de leurs privilèges. Evans Yemey

Libertinage

«Faure-vi» se prépare à fêter deux «13 janvier»
            Quand nous disons que le leader nouveau a un esprit ancien datable au Carbone 13, les gens disent que nous, nous sommes des Daltoniens, c’est-à-dire venant de la Daltonie. Quand nous avons demandé à savoir le continent dans lequel se trouve la Daltonie, on nous a seulement dit que ce pays a été fondé au 18ème siècle avant Satan par Dalton et que là tout le monde ne voit pas dans la même direction. Vrai ou faux? En tout cas, nous, on continue de persister que «Faure-vi Vodou» n’est pas venu pour solder le passif de son pépé mais pour «difficulter» la «siiation» déjà compliquée. Pour lui, le pouvoir est un héritage et un succès de papa et sa victoire. Donc il faut redonner vie aux nombreuses fêtes fêtées par le «père de la nation». Il nous souvient que quelques jours après son brillant hold-up d’avril 2005, il a mis en place une commission de destruction, pardon de réhabilitation de l’histoire. Ce truc fut piloté par Mgr Dosseh-Anyron, l’un des grands artisans de la lutte pour l’indépendance et de l’instauration de la dictature féroce du RPT. Et comme c’était une «con-mission» «gnassionale», les résultats de ses travaux sont allés dans le sens voulu par le clan. Cette «con-mission» a déclaré la date du 13 janvier «fête de la réconciliation». Il nous souvient que l’année dernière, à l’occasion du premier 13 janvier de «Faure-vi», la révélation de la grève générale illimitée, Kokou «Ton-zoom», à l’époque ministre des journalistes, s’était livré à une acrobatie intellectuelle pour tenter de justifier le «fêtement» du 13 janvier. Pour lui, il y a deux 13 janvier: «le 13 janvier de notre histoire première» qui a trait à l’assassinat du « père de l’indépendance » et « le 13 janvier de notre histoire deuxième » qui est célébré par le papa à Faure et qui symbolise une supposée «libération gnassionale».

            Comme l’année passée, nous aurons affaire à deux 13 janvier qui vont être célébrés. Le premier sera fêté dans la matinée. Ceux qui ont «gagné les élections présidentielles» vont aller à l’église pour remercier le Créateur pour ses bienfaits, prier pour la mémoire de Sylvanus Olympio, et demander enfin à Dieu de tout faire pour que les «Togovilains» se réconcilient. Après cette comédie, les « chrétiens » se retrouveront en face du Garage Central pour le deuxième 13 janvier. On commence d’ailleurs à ériger l’apatam. Là, les armes qui ont caressé les «Togovilains» dans le sens du poil en avril 2005 seront dehors. Les défilants vont marcher sur les forces du mal qui ont été vaincues par le tout-puissant «père de la nation». C’est çà la réconciliation? A propos, Agbo et Gnininvi iront ou n’iront pas à ce défilé?

Bravo «Rein-hâte», «con-essaye» la même chose à ton patron!
            La «Con-mission» Electorale Indépendante mise en place par la FIFA, les «Nations Unies du football» selon les propres termes de «Rein-hâte» lui-même ne fait pas les choses à moitié. Le Général Seyi Mémène n’a aucune envie de rééditer le scénario de la présidentielle de juin 1998 où il a proclamé élu Gnassingbé père. Il veut maintenant organiser une élection clairement transparente pour continuer de gagner des galons dans les sphères du football mondial. Il a obligé les ligues et les clubs qui sont allergiques aux élections et à l’alternance, à normaliser la «siiation» avant la date fatidique du 09 janvier au cours de laquelle un nouveau prégo de la Fédération Togolaise des Footaises (FTF) sera élu.

            Le samedi dernier, la Ligue de Lomé qui est dirigée depuis des années par Kossivi «Rein-hâte» et qui n’a jamais connu d’élection, était en congrès. Parmi les candidats, on pourrait citer «Rien-hâte», l’ancien trésorier sans trésor de la FTF Lawson «Gale-Luxe», le «cheffou» Dogbé «Main-sent», Djadja Avognon l’un des pions de Rockvi qui s’était désisté en sa faveur en plein processus électoral lors du congrès de Kpalimé au cours duquel quelqu’un a pleuré avec appétit que «papa, on veut voler ma victoire»… Un «mon pays», le Colonel Tchangaï était aussi de la partie. Selon certaines informations douteuses provenant de sources sûres, le «con-essayé» userait de menaces et d’intimidations pour «peurer» les autres. Mais ceux-ci ont dit que «quand un œil veut se casser, il doit aller dans la tête». Ils ont maintenu leur candidature et décidé d’administrer une fessée électorale au «con-essayé» de Rockvi. Sentant sa fin prochaine, «Rein-hâte» fit venir les siens et leur parla sans témoin de Jéhovah: «Je me retire de la course». N’est-ce pas vrai que « la petite honte est mieux que la grande honte » ? Depuis donc samedi, c’est le «cheffou» Dogbé «Main-sent» qui est élu prégo de la Ligue de Lomé. Vivement que «Rein-hâte» «con-essaye» son patron Rockvi de la même façon. Même si le «fils de la nation» soutient qu’un militaire ne démissionne pas, il n’a qu’à faire tout pour le convaincre. Sinon, il va faire «gboya» comme quelqu’un qui en souffre depuis 2003.

«Gnassingbé de Lama» a conquis son portefeuille sur le tas
            Pour faire mal à l’UFCocu, le pouvoir en place est parti débaucher son deuxième vice-président, le Dr Amah Gnassingbé, celui qui a déclaré de façon musculaire à la conférence nationale qu’il est «Gnassingbé de Lama» et non «Gnassingbé assassin» pour faire taire la salle qui pouffait de rire quand il a donné son nom. Ce «vieux» qui aurait des problèmes de «comprenette», a été nommé ministre d’Etat. Il n’a pas de portefeuille bien défini et son travail, à en croire ceux qui l’ont dénaturé, est d’avoir un droit de regard sur les ministres. Ce qui veut dire qu’il est le N°3 de l’exécutif «togovilain» après bien sûr «Faure-vi vodoua» et «élo matchi matchi» (petit crocodile) de Kouvé. Mais depuis que ce gouvernement a été formé, on a l’impression que le super ministre d’Etat ne fait pas le travail qui devrait être le sien. S’il faisait réellement son boulot, son enfant Gilberto von Bawara n’allait pas envoyer en clando la requête de financement à l’UE. Comme cette mission lui paraît difficile, celui qui dit détenir le récépissé de l’UFCocu, a, depuis quelques jours, conquis un portefeuille sur le tas. Il s’affiche désormais à toutes les manifestations. Il était à Kara là-bas pour les cérémonies de la foire qui est organisée dans cette ville. Le vendredi 22 décembre dernier, il était à la nuit de l’intégration de l’IAEC et a participé à la fête. Il était dans tous ses états et on l’a même vu danser gaiement avec une jolie dame. Le ministre d’Etat n’était pas mal du tout. Ce qui a sans doute amené un fou normal à lui proposer comme poste : ministre d’Etat, ministre des activités festives.

Demandez avant de prendre
            Actuellement, ce ne sont pas toutes les femmes qui sont abordables «au Lomé ici». Il y en a qui sont réceptionnées pour les grands hommes. Si tu sais que tu es moyen, contente-toi de la coiffeuse, de la couturière ou de la bonniche du coin. Entre moyens, on se comprend. Il y a aujourd’hui dans la puante capitale des femmes apparemment suaves et qui roulent dans des RAV 4 aux vitres teintées. Elles sont façonnées par le Créateur lui-même et non pas ses ouvriers. «Clair teint», «zyeux» d’ange, poitrine envoûtante, fesses bien potelées, hanche à lancer en l’air même un éléphant… Avec les touches artificielles, elles sont encore plus ravissantes et sûrement succulentes. Elles portent toujours des habits de qualité et non les « wouya wouya » qui pullulent chez les «Médjira» et les Ibo. Ces belles dames sont des chasses gardées. Un ami « tchatcheur » qui s’est aventuré sur l’un de ces terrains, en a eu pour son compte. N’osez pas ; elles sont pour quelqu’un. Suivez mon regard…

Est-ce qu’il y a un «mauvais joyeux Noël»?
            Lundi dernier, les chrétiens Gnassingbélandais étaient, comme les autres du monde entier en fête. C’était à la faveur de la fête de la Nativité. L’histoire  nous apprend que c’était le 25 décembre que «Jésus Christ  de Zamaleck», pardon de Nazareth «a été né» par Marie. Mais ce ne sont plus seulement les Chrétiens qui mangent cette fête. Nous, on a vu des «vodoutô» (animistes) et des gens qui «musulment» s’enjailler plus que les vrais propriétaires de la fête. On ne comprend plus pourquoi les gens font «fôdzi» (semblant) et pourquoi on fait encore la distinction entre Chrétiens, animistes, musulmans. On devait désormais regrouper les fêtes pour économiser par exemple l’énergie et des jours. Les adeptes de Allah ont tout fait pour se démarquer des autres. Leur fête de Tabaski serait fixée au 30 décembre. L’autre fois, c’est un prêtre vodou qu’on a surpris en train de chanter «Petit Papa Noël…» à ses enfants. Passons.

            Plusieurs stations radios avaient programmé lundi des émissions, spécial Noël et offraient l’occasion aux auditeurs de présenter leurs vœux de fête et dédicacer des morceaux à leurs proches et amis. Un testiculard appelle et dit: «J’aimerais souhaiter un  «bon joyeux Noël» à mes amis…». Du « gnê n’importe quoi!»

            Entre nous, est-ce qu’il y a un «mauvais joyeux» Noël? Nous, on  a aussitôt pensé que le type doit faire partie de la descendance de ceux qui ont crucifié Jésus. Il ne manquait que de peu qu’il dise «… à mes amis, à mon père, à ma mère, à ma sœur et à mon frère même père même mère parents différents…». Quand on est allé aux nouvelles, il a fallu plusieurs heures pour « spliquer » à notre ami que le nom de la fête ce n’était pas «Joyeux Noël» mais simplement «Noël».

Togocel a rencontré garçon
            Les gouvernants gnassingbélandais aiment des fois faire marrer avec certaines de leurs décisions. Il y a belle lurette que nous on entend parler de Moov. Les gars ont fait tellement boucan que même à Anyron-kopé on connaît Moov. Pour la soirée de lancement officiel, c’étaient des artistes et animateurs de carrure internationale qui ont été invités.

            Etaient présents Harry Diboula, Thierry Kam, Teeyah, Jacob Desvarieux, Amobé Mevegué, Claudy Siar … et, des portables derniers cris ont été distribués à la soirée-là. Même le représentant du Ministre des Postes et Télécommunications serait arrivé et aurait bénéficié de ces cadeaux. Mais bizarrement, quelques jours après, on sort un communiqué pour dire que la société Moov n’est pas légale. «… Moov est apparu sans aucune autorisation des autorités. A compter de ce jour, le service téléphonique de Moov est arrêté et toute commercialisation de ce service sous quelque forme que ce soit est interdite», apprend-on.

            On pense que ce n’est pas sérieux. Même si le communiqué émane du préposé aux Postes et Télécommunications, nous, on n’est pas dupes. Il faut y voir la main de Togocel qui est à l’agonie. Togocel manque de fair-play. Cette société n’a qu’à supporter aussi la concurrence comme elle en avait fait voir de toutes les couleurs à Telecel. A chaque bout de temps, c’est des «… C’est pourquoi nous sommes leaders» qu’on entend. Question pour un champion: «est-ce que Togocel est toujours leader?» Si elle est encore dealer, pardon leader, elle n’a qu’à faire promotion comme Moov pour réduire les appels à 20 Francs.

            Sinon Togocel a rencontré vrai vrai garçon. Elle n’a qu’à négocier avec Moov. C’est mieux.

Après le «petit» Gilberto, c’est le «nombreux» Pascualé
            L’autre fois, c’était le «Zéléssime» Gilberto von Bawara alias Népad qui avait confisqué les plateaux de TV7 pour débiter « gnê n’importe quoi ». Aujourd’hui, c’est l’ex « Hacamiste » Pascualé de Bodjona qui lui emboîte le pas après l’intermède de sortie hasardeuse de «Faure-vi Vodoua» lors du «con-grès» du Rassemblement des Patapatôs du Togo (RPT) les 16, 17 et 18 décembre derniers. Le «jeune président» avait commis beaucoup de bourdes en voulant improviser le discours de clôture, comme Frère Jacques. Il a garé l’allocution qui lui a été soigneusement préparée et a voulu jouer au «fransè yovo». L’erreur est qu’il n’a pas mesuré la portée des propos qu’il tenait. Beaucoup de Gnassingbélandais ont vu dans le discours de clôture un procès aux partis de l’opposition et à l’UFC nommément. Si les autres partis n’organisent pas des congrès, en quoi ça regarde «Faure-vi» et son RPiTeux?

Ça nous étonne quand le «nombreux» Pascualé s’étonnait dimanche dernier sur la TV7 lors de son émission 7/7. «Est-ce que c’est interdit de parler de l’UFC?», se demanda-t-il. Oui, Monsieur le Directeur de cabinet, c’est un peu déplacé de parler tant de l’UFC à un «con-grès» du RPT. C’est même un sacrilège, un péché mortel de le faire là-bas. C’est comme ça ils se mettent à faire de la publicité à l’UFC sans s’en rendre compte. A force de se mettre à s’attaquer au parti de «Yovovia», ils lui taillent une place dans le cœur des Gnassingbélandais, même ceux de son Kouméa natal. Le RPT n’a qu’à mettre à profit son temps pour effectuer le bilan de ses 40 ans de gouvernance. Ce serait mieux que de faire du «kpakpato».

L’oeil du magicien

A 16 ans, Joël enceinte sa mère

            L’humanité avance inexorablement vers sa propre destruction. Et pour cause, des pratiques qui portent atteinte à la dignité humaine sont devenues monnaie courante. Aussi assiste-t-on impuissant à l’homosexualité, l’inceste, les rapports sexuels entre homme et animal etc…

            C’est dans cette lignée de pratiques déshonorables que «Da Akou», âgée de 35 ans et commerçante à Atakpamé (Préfecture d’Ogou) s’est vu enceintée par son unique fils Joël, âgé de 16 ans et élève. En effet, tout a commencé juste quelques mois après le décès de M. Christophe l’époux de Da Akou, mécanicien auto de son état, décédé dans un accident de circulation.

            Depuis le décès de son époux, Da Akou pour meubler son veuvage a sous le prétexte de la peur, sollicité son fils à venir désormais partager sa chambre avec elle. Joël n’a trouvé d’inconvénient à la demande de sa mère pour qui il est un enfant chéri. Même au vivant du père.

            Ainsi, Joël a commencé  à dormir aux côtés de sa mère à 14 ans et la séparation est devenue impossible. Car la complicité entre la mère et le fils devenait plus forte. Cette situation bien entretenue par Da Akou dura deux ans sans que le moindre écho puisse alerter les voisins, ni les parents.

            Cette situation a rendu timide Joël à l’école. Comme tout enfant de son âge, il s’éloigne du «choisissons-nous» qui a cours dans les établissements scolaires. Par la force des choses et la pression de ses camarades, Joël tombait amoureux d’une fille. Cette dernière engendra un désordre dans le comportement de Joël vis-à-vis de sa mère qui a vite compris le danger qui la guettait. Elle décida alors d’éloigner cette jeune fille de son fils.

            Ne pouvant plus rester longtemps sous le poids de cette lourde charge traumatisante, Joël  s’est, dans la recherche d’une solution adéquate pour sa vie, confié à l’un de ses oncles. Ce dernier pris de colère à l’extrême, non pas pour l’acte que sa belle-sœur a posé et de surcroît contre leur coutume, mais, parce qu’elle lui revenait de droit dans la pratique de lévirat proposé par le conseil de famille. Alors, comme du feu de paille, l’information est allée loin et très loin. Comme pour punir Da Akou, Dieu dans sa fureur l’a frappée d’une grossesse de deux mois que l’on n’a découverte qu’au cours de la cérémonie de purification. Elle porte la grosse de son fils Joël.

            Pour comprendre ce qui s’est réellement passé pour en arriver là, Joël s’est confié à nous comme à un prêtre dans la confession pour implorer le pardon divin. «C’est la faute à Maman», a-t-il commencé avant de continuer: «Elle m’entourait de tous les soins dignes pour un fils. C’est ainsi que le soir de mon 12ème anniversaire, après que nous sommes rentrés d’une ballade qui nous a conduits au cinéma, elle me faisait des bisous à outrance. A la douche, elle me disait, dès que tu finis, appelle-moi pour que je t’essuie car aujourd’hui c’est ton jour. C’était chose faite. Après, au lit, elle posait sa poitrine sur la mienne et m’embrassait de partout puis d’un geste elle se couche entièrement sur moi. Un instant après, j’ai senti mon « zizi » entre ses mains puis ensuite elle s’est assise sur moi et s’est faite pénétrer. Je sentis une chaleur puis j’ai perdu la tête. Elle se coucha et me fit monter sur elle. Elle manipulait ma hanche et après je me suis vidé. C’est ainsi que nous entretenions les rapports depuis longtemps jusqu’à ce que l’information n’aille au niveau des parents. Tout le monde me voit d’un mauvais œil aujourd’hui dans la famille alors que je ne comprenais rien et ne mesurais pas l’ampleur de tout cela. Aidez-la, car elle menace de se suicider. Je l’aime bien. C’est ma maman chérie».

            Cette situation plus que dramatique que subissent nombre d’enfants du Togo est punie par le Code Pénal si l’on se réfère à l’inceste qui se définit comme des rapports sexuels entre deux personnes parentes ou alliées  entre lesquelles le mariage est interdit par la loi. Alors sauvons l’humanité en perdition, par des comportements dignes d’humain. Didier LEDOUX

Tata Avléssi Adaglo, candidat à la présidence de la FTF

«Je m’inscrirai dans une dynamique de modernisation du football togolais»

            Le public sportif togolais a assisté le 23 décembre dernier à l’Hôtel Mercure Sarakawa à la cérémonie marquant l’annonce de la candidature de M. Tata Avléssi Adaglo à la présidence de la Fédération Togolaise de Football. «… Présidents de Ligues, de Clubs, entraîneurs, Arbitres, Joueurs, Journalistes sportifs ; nous avons pour ambition majeure de servir le football, notre passion commune. Notre détermination, votre engagement, nous permettent de relever bien de défis sur le plan organisationnel, structurel, afin d’imprimer une nouvelle vision, d’aborder cette discipline pour donner encore un nouvel espoir à notre jeunesse. Cette jeunesse unie derrière notre équipe nationale dans l’euphorie de notre double qualification à la CAN et au Mondial 2006 est prête à l’accompagner pour voler encore de victoire en victoire si notre fédération arrive à regagner sa confiance par la résolution des différents problèmes qui minent notre famille ». C’est en ces mots que « le candidat de la Jeunesse», président de l’Union Sportive de Masséda, a introduit l’annonce de sa candidature et sollicité le soutien du public sportif pour les élections à venir à l’occasion du 13ème congrès extraordinaire de la Fédération Togolaise de Football.

            Aussi, pour rassurer les uns et les autres de sa volonté réelle de servir le sport roi togolais, M. Tata Avléssi a-t-il laissé entendre que  c’est toute une équipe réunie au sein du Groupe d’Action pour un Football Equitable (GRAFE) qui veut donner un nouveau souffle à notre Fédération. Nous sommes mus par la ferme volonté de conserver les acquis positifs et de tout mettre en œuvre pour que la confiance, le respect mutuel, l’humilité, la transparence et la formation soient le moteur de la gestion de notre fédération pour que règne le fair-play».

            Plusieurs personnalités au rang desquelles de vieilles gloires du football africain, étaient à ce rendez-vous pour apporter leur soutien à la candidature du président de l’USM. Il y avait entre autres, Anthony Bafoué du Ghana, Abdoulaye Traoré de Côte d’Ivoire, Laurent Pokou… L’International Togolais Agassa Kossi était également aux côtés de M. Tata Avléssi lors de cette rencontre. Pour M. Winny Dogbatsè, président du GRAFE et président du Comité d’Organisation de l’évènement, «Il faut changer le système de fonctionnement de la FTF. A voir l’Etat de délabrement dans lequel notre football se trouve aujourd’hui, il est impératif de colmater les brèches et d’envoyer de nouvelles idées. Et le plus important, c’est de mettre rapidement en place après les élections, les états généraux et la politique sportive doit être dégagée par consensus au niveau des couches sociales du pays. Nous pensons donc que ce n’est pas la personne d’un candidat qui compte. C’est tout le groupe qui est derrière. C’est une ossature. Nous pensons qu’il faut repenser le football dans tous ses compartiments. Aujourd’hui, le football est devenu une affaire commerciale. Il faut donc un manager. Et dans chaque département, de la présidence jusqu’aux conseillers en passant par la trésorerie, il faut des structures. Il n’est plus question qu’on ait un dictateur qui vienne imposer sa loi. On veut un football équitable. Il faut qu’il y ait une certaine transparence pour que tout le peuple sache ce qui se passe dans le football».

            Le congrès de la FTF prévu pour le 09 janvier prochain s’annonce donc très serré. Face à ce  candidat très engagé qui est Tata Avléssi appuyé par le puissant Groupe d’Action pour un Football Equitable (GRAFE), Rock Gnassingbé aura du fil à retordre. Il peut d’ores et déjà commencer à faire ses valises pour retourner à ses anciennes amours. GLAKPE Koffi

Fin de l’atelier des REFAMP:

Les participantes repartent assez instruites

            L’atelier sous-régional de renforcement des capacités des membres du REFAMP (Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires) en «Plaidoyer, leadership et mobilisation de ressource», qui a regroupé depuis le lundi 18 décembre 2006 à Lomé les femmes leaders venues de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la Guinée Equatoriale et du Togo, est arrivé à son terme le vendredi 22 décembre 2006. C’est la salle Pya de l’Hôtel 2 Février qui a servi de cadre à la cérémonie de clôture ponctuée par une série d’allocutions et la remise de certificats et de cadeaux aux participantes.

            D’après le bilan de l’atelier présenté par Dr Namoudou Keita, Coordonnateur CEFA, 95% des participantes se sont déclarées satisfaites par les enseignements reçus au cours de ces cinq (05) jours d’atelier. Ayant acquis des connaissances en matière de plaidoyer, de mobilisation des ressources, de leadership et de l’équité du genre, les participantes se sont exercées à élaborer, par pays, une esquisse de plan de plaidoyer et de mobilisation des ressources, excepté le Niger dont la délégation, pour des raisons de vol n’a pu être représentée que par une seule femme et ce pour le dernier jour. L’esquisse de plan de plaidoyer des participantes ivoiriennes a pour thème: «Fédération  des membres du REFAMP/Côte d’Ivoire pour la sortie de crise» et vise à «Harmoniser la vision du REFAMP/ Côte d’Ivoire par rapport à son rôle dans l’amélioration de la paix en Côte d’Ivoire d’ici à mars 2007 ; assurer la mise en œuvre du programme de travail du REFAMP/Côte d’Ivoire d’ici les prochaines élections ; pour celles de la Guinée Equatoriale, le thème était «Adoption du Code de la Famille» et avait pour but de «promouvoir l’égalité et l’équité de genre à travers la divulgation du code de la famille» et nommément de «faire adopter le code de la famille en Guinée Equatoriale d’ici à fin novembre 2007». Elaboration et diffusion des textes d’application de la loi portant maintien des filles enceintes à l’école» était le thème des Béninoises et visait «l’élaboration et la diffusion  des textes d’application de la loi portant maintien des filles enceintes à l’école d’ici à novembre 2007 » par «les ministères de l’enseignement supérieur et de  la formation technique». Le plan des Togolaises quant à elles avait eu pour thème l’«Adoption de la loi fixant le quota des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux au Togo» et vise à «contribuer à l’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux»  et précisément «obtenir d’ici à 2009 des autorités compétentes, l’adoption de la loi fixant le quota des femmes  dans les instances de prise de décision à tous les niveaux», «faire prendre par le gouvernement les textes d’application de la loi fixant le quota des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux».

            Des membres du gouvernement: MM Sanvi de Tové, Okoulou Kantchati, Foly Bazi Katari, Mawutoè d’Almeida, et Mme Massan Loretta Akoueté, représentant le Président de la République ont rehaussé de leur présence l’éclat de la cérémonie de clôture, signe de l’importance qu’accorde le gouvernement togolais à cette rencontre de femmes.

            L’ambiance a été une fois de plus entretenue par les poètes Eklou Naté Ablodévi, et Princesse Lidy qui fit savoir qu’être femme leader, ce n’est pas se servir, mais servir le peuple.

            Les remerciements sont allés au CEFA (Centre d’Education de la Famille Africaine) qui a assuré la formation, au UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) et au Japon pour leurs soutiens matériel et financier, à l’Etat togolais pour son appui financier et au REFAMP/Togo, à travers Mme Larba Apoudjak, sa Présidente pour la qualité d’organisation et l’hospitalité. Tino Kossi

Wona Germain, nouveau promoteur de la Boxe au Togo

L’hôtel Excellence de Lomé a servi de cadre le mercredi 20 décembre dernier à un point de presse qui a regroupé une vingtaine de journalistes sportifs togolais, et des acteurs de la Boxe togolaise. Cette rencontre a permis à M. Bayor Kelani, Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Boxe et président de la Fédération Togolaise de Boxe (FTB) de présenter au public sportif togolais le nouveau promoteur et manager de la Boxe togolaise, Wona Germain et de faire le bilan des activités de la FTB.

«L’objectif que s’est fixé la FTB au cours des années 2003, 2004, 2005 est atteint. Ça fait un réel plaisir non seulement pour les pugilistes et les amoureux du noble art, mais aussi pour tout le peuple togolais dans la mesure où la FTB a eu à organiser des championnats au niveau amateur et au niveau professionnel. Compte tenu donc de nos ambitions pour les années à venir, nous avons besoin des hommes de confiance dans notre tâche. Et c’est pour cela que je vous présente aujourd’hui, M. Wona Germain à qui le ministère de la Jeunesse et des Sports vient de délivrer une licence de promotion et de management de la Boxe au Togo et dans le monde entier», a précisé M. Bayor Kélani.

Pour le nouveau promoteur, le souci majeur de cet acte est «d’aider le sport togolais à prendre véritablement et durablement son envol. Nous ferons davantage pour que le sourire demeure sur les lèvres des sportifs togolais. Notre mission n’a plus de limite aujourd’hui, mais pour le moment, nous avons choisi la boxe. Nous ferons donc en sorte que le noble art connaisse un véritable essor au Togo».

M. Bayor Kelani a également profité de cette occasion pour informer le public sportif togolais sur l’organisation des combats amateurs par la Société SIPROCOM Sarl en collaboration avec la Fédération Togolaise de Boxe le 30 décembre prochain à la Place Anani Santos, ex-Fréau Jardin.

Rappelons que M. Wona Germain est le Directeur Général de la Société SIPROCOM qui organise ces combats amateurs. G. K.

 

 

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