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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Au cœur des «Mon Pays» Lérou: Aujourd’hui, c’est
aujourd’hui. Class ! Tu sais que 13 janvier c’est
pour bientôt non? Ça va se savoir! En attendant le retour… (1) Dans le quartier Djidjolé, tout le monde ne fait que parler de Roberta, une jeune commerçante d’environ 30 ans. Son teint clair et sa taille svelte font vibrer l’entrejambe des mâles. En plus, elle a un sourire envoûtant qu’elle offre à tout le monde sans exception. Elle-même adore s’afficher avec les hommes. A l’endroit où elle vend, les hommes défilent toutes les minutes. Et elle les accueille tous avec chaleur et civilité. Cette attitude a amené les commères à la taxer de tous les noms d’oiseaux. Pour certaines, elle vend au kilogramme ses cuisses. D’autres vont loin en prétextant qu’ils l’ont vue avec telle ou telle personne en train de s’embrasser. Un jour, une dame trapue comme Hercule et de teint noir pur débarqua chez elle pour la sommer de ne plus s’approcher de son mari: «Vous les jeunes filles d’aujourd’hui, vous ne voulez rien faire et vous ne cherchez qu’ à arracher les maris d’autrui. Dorénavant, je ne vais plus te voir avec mon mari. Tu peux prendre pour les autres, mais pas le mien. Je ne te laisserai pas …». «Hé toi! Quel est ton problème?, l’interrompit Roberta. Va demander à ton mari s’il y a quelque chose entre nous. En plus, ton mari-là même ne m’a jamais intéressée». Cette bisbille s’était au finish transformée en bagarre. Bilan : cinq points pour Roberta contre trois pour la femme Hercule malgré sa forme. Contrairement à tout ce qui est raconté, Roberta est une fille sérieuse. Bien qu’elle s’affiche aux côtés des hommes, elle évite de tomber sous leurs charmes. Elle a son «gnocotteur» attitré qui s’est exilé du côté de l’Allemagne. Celui-ci est parti depuis 1999 mais n’a pas jusqu’à ce jour normalisé sa situation. En 2004, il aurait conquis une «Allemagnaise» de 61 ans dans l’espoir d’avoir le papier. Malgré tout, Roberta lui était restée fidèle. Elle voudrait à tout prix aller à «Djamani» (Allemagne). Mais à force d’aller au cimetière, on finit par rencontrer le fantôme. En élargissant son champ d’amitié avec les hommes, elle finit par se faire séduire par un jeune fonctionnaire en mai dernier. Comme c’est dit dans «Cantique des cantiques», «L’amour est fort comme la mort». On ne lui résiste pas. On ne le maîtrise pas. Il emporte. Louis, le jeune fonctionnaire, avait déjà une femme massive à la maison. Les deux néo-amoureux se sont donc mis d’accord de s’envoyer en l’air chaque jour que Dieu fera en attendant que «l’Allemagnais» revienne. Elle voulait juste garder la forme. Ne dit-on pas qu’un muscle qui ne travaille pas s’atrophie? De toutes les façons, sept ans c’est trop. Tout se faisait dans la chambre que l’expatrié avait louée à Roberta, loin des yeux de «dame baleine». Le 24 décembre dernier, Madame se rendit à l’église vers 22 heures pour suivre la messe de minuit. Monsieur simula un mot de tête pour rester à la maison. Quelle mouche l’avait piqué ? Il joignit Roberta au téléphone et lui dit de venir le rejoindre. Vers 22 heures 30, Louis l’accueillit de couilles fermes. Comme c’était un amour chronométré, il ne perdit pas le temps et attaqua tout de suite. Un film porno était au rendez-vous pour donner un coup de pousse à la tricherie. Une chaise suffit pour l’opération, exactement comme dans le film. Louis prit place avec le pylône en l’air susceptible de capter toutes les chaînes lointaines. Roberta vint et couvrit ledit pylône de tout son corps. Aïe, elle le fit disparaître en elle. Maintenant, il fallait l’accompagner des mouvements de va-et-vient. Tout à coup, on sonna à la porte. Etait-ce Madame ou un visiteur inopportun? A suivre… Tonton Z Sans détour Annan, la déception «Vous savez que chez moi les grands hommes sont les
premiers et les héros les derniers. J’appelle grands hommes tous
ceux qui ont excellé dans l’utile ou dans l’agréable.
Les saccageurs de provinces ne sont que héros» (Voltaire) Boutros-Ghali avait été impuissant face au génocide rwandais. Lui, le très francophile, n’avait pu rien faire quand la France apportait tout son soutien au camp des massacreurs. De plus, ses prises de position déplaisaient aux Etats-Unis d’Amérique qui avaient fini par le pousser vers la sortie. Le Ghanéen Kofi Annan soutenu par les USA fut alors élu pour le remplacer. Mais comme ses prédécesseurs, il n’avait aucun pouvoir de décision. Tout étant concentré entre les mains des cinq pays du Conseil de Sécurité. Même s’il a ouvert les institutions onusiennes aux Africains, il faut reconnaître qu’il a lamentablement échoué dans la résolution des conflits qui polluent la vie sur le «Noir Continent». La Somalie qui est devenue depuis quelques années un pays fantôme, ne l’a jamais ému. Actuellement, les leçons du génocide au Rwanda n’étant pas tirées, l’humanité assiste à un autre au Darfour. Le Ghanéen a reconnu lui-même son échec en déclarant qu’au Darfour «on aurait dû réagir plus vite» en envoyant des troupes avant que «la situation ne devienne beaucoup plus compliquée» Qui plus est, il n’a pas su régler la crise ivoirienne qui a commencé avec son deuxième mandat. L’autre grand échec fut la guerre d’Irak qu’il n’a pas pu arrêter. L’histoire retiendra aussi que son règne a été marqué par le scandale du fameux programme «Pétrole contre nourriture». Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicament durant l’embargo international suite à la guerre du Koweït. C’est pour donc soulager le peuple irakien que ce programme a été initié. Il permettait à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Mais cela a été une occasion pour les grandes puissances de s’enrichir. Même le propre fils d’Annan est impliqué dans ce scandale. Après la Russie, la France en a été le deuxième pays bénéficiaire. La compagnie pétrolière Total est accusée de contourner le programme. Des sociétés françaises de courtage pétrolier ont également dépassé les quotas autorisés d’exportation de pétrole irakien par la technique de surlifting. Dans cette affaire, beaucoup de personnalités françaises ont été citées (confer Jean Montaldo, «Chirac et les 40 menteurs» paru en septembre 2006). On comprend alors pourquoi la France s’est opposée à la guerre en Irak. On comprend aussi pourquoi la France a soutenu Annan quand le scandale a éclaté. On comprend encore pourquoi le Ghanéen s’alignait depuis quelques années sur la position de la France. La gestion de la crise togolaise après le putsch du 05 février 2005 en est une illustration. Après, Annan ne s’est pas empêché d’envoyer au Togo une mission pour compter les morts et les blessés. La suite, motus et bouche cousue! R. Kédjagni Fête du 13 janvier 2007 Me Agboyibo et les siens, iront ou iront pas? Le «leader nouveau» et sa clique n’arrivent pas à se départir des habitudes rétrogrades du parti RPT. Le changement tant annoncé, la réconciliation tant voulue, le pardon tant prôné, l’ouverture politique tant vantée ne sont que hypocrisie. Faure continue de considérer le pouvoir comme un legs et ne trouve pas d’inconvénient de faire exactement comme son géniteur. Au cours de ses 38 ans au pouvoir, feu Eyadèma est le premier au Togo à utiliser le plus ces concepts. En effet, après son pouvoir mal acquis, Faure avait l’impérieux devoir de rassurer les Togolais et de rendre son pays fréquentable. Mais à quoi n’avons-nous pas assisté? Tout de suite, il baptisa l’aéroport de Lomé et le Camp RIT du nom de son père. Et avant d’attribuer le nom des anciens présidents à quelques lieux publics ou édifices, il a fallu d’abord mettre en place une «commission de réhabilitation de l’histoire du Togo». Dirigée par Mgr Casimir Dosseh-Anyron, l’un des grands faiseurs de la dictature «éyadémaïque», cette commission n’a rendu publics que des résultats perclus. En ce qui concerne la date du 13 janvier, la commission l’a déclarée «Journée de Réconciliation nationale». Elle recommande que «l’organisation des manifestations soit conçue uniquement dans le sens de la Réconciliation Nationale». Même si la célébration du 13 janvier 2006 a pris l’allure des précédentes manifestations - la seule innovation était l’organisation d’une messe hypocrite en l’honneur de feu Sylvanus Olympio - celle de cette année doit prendre une autre tournure. Avec l’Accord politique global signé par toutes les parties et la formation du Gouvernement d’union nationale, il serait indécent et malheureux qu’on pose des actes qui puissent frustrer les partenaires politiques. Mais le pouvoir de Faure s’est engagé dans cette logique et des préparatifs sont déjà en cours pour faire exactement comme au temps de la toute puissance du RPT. Et le «fils de la nation» tente de justifier, dans l’interview qu’il a accordée à «Jeune Afrique», cette célébration «archaïque» du 13 janvier: «Si le 13 janvier 1963 fut pour certains un jour de deuil, ce fut pour nombre de Togolais une libération. C’est cette délivrance qui est célébrée ce jour-là, en aucun cas l’assassinat d’Olympio, dont nul ne saurait se réjouir». Ces propos ne s’inscrivent-ils pas en faux contre les recommandations de la commission Dosseh-Anyron? Tout compte fait, l’apatam est en train d’être érigé en face du Garage Central. Ce jour-là, Faure et son bataclan seront à l’église très tôt le matin pour célébrer le 13 janvier qui «fut pour certains un jour de deuil» avant de revenir faire la parade militaro-civile en face du Garage Central pour le compte du 13 janvier qui « fut pour nombre de Togolais une libération ». Deux questions s’imposent : est-ce l’assassinat de Sylvanus Olympio qui est considéré pour «nombre de Togolais» comme une «délivrance» ou la montée au pouvoir de Gnassingbé? Si c’est pour le second cas, Eyadèma n’est-il pas plutôt venu au pouvoir le 14 avril 1967? Pour l’heure, notre préoccupation ici est de savoir si les militants de l’opposition qui sont actuellement au gouvernement iront s’asseoir aux côtés de Faure pour commémorer le 13 janvier de «délivrance». Me Agboyibo, Prof Gnininvi, Me Gahoun Hégbor, MM. Martin Aduayom et Amah Gnassingbé, iront ou iront pas? Ces responsables de partis politiques qui ont toujours condamné la célébration de la fête du 13 janvier, sauront-ils se soustraire à cet événement? De l’autre côté, il y a la pression de l’UFC qui pleure à ces occasions le lâche assassinat du «père de l’indépendance». Ce crime reste la pierre angulaire de la tension qui couve dans notre pays depuis plus de 40 ans. Beaucoup de Togolais ont des récriminations par rapport à cette fête. S’il advenait que ces ministres-opposants y allaient, il faudrait qu’ils aient des arguments pour convaincre leurs militants. L’UFC ne retournerait-elle pas leur possible présence à cette fête contre eux? Quelle épreuve difficile! Sûrement que cette question démange déjà leur cerveau. Le 27 avril dernier, Me Agboyibo et le Prof Gnininvi avaient pris part aux festivités marquant l’accession du Togo à l’indépendance. Mais après avoir reçu sa décoration, le leader de la CDPA s’éclipsa en arguant plus tard que «le RPT a fait un petit pas, moi aussi j’ai fait un petit pas». Une semaine après la formation du gouvernement d’union nationale, ils sont partis fêter le 23 septembre au camp Général Gnassingbé Eyadèma aux côtés de Faure. Le 13 janvier reste la prochaine équation à résoudre… Z. A. Grincement de dents au sein du gouvernement d’union nationale De tout temps, les conclusions issues des pourparlers togolo-togolais sont exécutées par le seul gouvernement RPT. Ce qui lui permettait de tronquer à loisir les accords. Mais pour le dernier dialogue, le premier sous Faure Gnassingbé, les partis de l’opposition ont exigé une mise en œuvre collégiale des conclusions. C’est ce qui a fait que la formation du gouvernement d’union nationale est inscrite dans l’Accord. «Toutes les Parties prenantes au Dialogue acceptent le principe de la formation du gouvernement d’union nationale», lit-on dans l’APG. Et c’est chose faite depuis le mois de septembre dernier. Seule l’UFC, l’une des parties prenantes au dialogue, n’est pas au gouvernement. Mais le RPT ne veut pas faire la démocratie. Au lieu d’une résolution en profondeur de la crise, ce parti veut plutôt faire du rafistolage. Après avoir réussi son coup de «diviser pour régner» en surfant sur les petites querelles entre le CAR et l’UFC, Faure et sa clique croyaient que le parti de Me Agboyibo et la CDPA allaient, comme la CPP et le PDR, se muer en satellites du RPT. Et tous ceux qui «croient béatement que le pouvoir, après avoir frauduleusement gagné les élections présidentielles, peut jouer en contrepartie le jeu de la transparence qui permette à l’opposition de gagner les législatives et aller vers un partage de pouvoir dans le cadre d’une cohabitation», sont en train de déchanter. Le blocage qui a actuellement cours à la CENI en est une illustration. Même les propos de défiance tenus par Faure lui-même lors du dernier congrès du RPT et dans l’interview accordée à «Jeune Afrique» ne sont pas de nature à rassurer les adversaires. En outre, des indiscrétions font état de ce qu’il y aurait actuellement des grincements de dents au sein du fameux gouvernement d’union nationale. Les miettes que le RPT aurait données aux membres de l’opposition ne contenteraient pas certains caciques du clan réfractaires à tout partage du pouvoir. On susurre que l’événement qui renforcerait les suspicions, serait le bras de fer qui a opposé Me Agboyibo à son ministre de la Coopération et du NEPAD Gilbert Bawara à propos de l’envoi à l’UE de la requête de financement. Cet incident n’aurait pas été apprécié par certains barons du régime. L’opposition ne voulant pas être doigtée d’avoir sabordé le gouvernement feint de jouer le jeu. Ses ministres n’osent même pas parler de leur chemin de croix au sein de cette équipe gouvernementale. Quoi qu’il arrive, ils ont intérêt à aller jusqu’au bout. Un retrait ne serait pas du tout la solution. Il faut tester la bonne foi du RPT jusqu’à la fin du processus. La situation qui prévaut actuellement donne finalement raison aux deux camps : le CAR et la CDPA qui participent au gouvernement et qui exercent un peu de pression de l’intérieur parce qu’ayant leur œil dedans et l’UFC qui accule le régime de l’extérieur. E. Y. Scrutin du 24 juin 2007 Tiendra ou tiendra pas? L’Accord Politique Global signé par toutes les parties prenantes au dialogue national le 20 août est sans conteste responsable de la détente politique actuelle. Ce n’était pas évident après la parenthèse tragique de la succession du Fils du Père car beaucoup de rancoeurs se sont ajoutées aux frustrations créées par les 38 ans de régence d’Eyadéma. Même si l’APG ne saurait constituer à lui seul une panacée à l’équation togolaise, il a le mérite d’avoir apaisé les esprits surchauffés par cette entrée fracassante de Faure Gnassingbé sur le trône présidentiel. Les opposants- les vrais - étaient désormais associés à la gestion de la chose publique. Les redoutables Me Yawovi Agboyibo, Premier ministre et Léopold Gnininvi, Ministre des Mines et de l’Energie, c’était inimaginable sous Eyadéma. La conquête du pouvoir et sa gestion étant l’essence de tout parti politique, l’APG a su les «apprivoiser» avec ces postes au gouvernement. Cet accord a aussi posé des jalons pour l’organisation des élections législatives qui est la finalité du dialogue. La CENI devient «souveraine» dans son organisation et sa supervision. Justement, c’est le black-out qui caractérise ses travaux qui suscite des inquiétudes. Ses membres étaient divisés au sujet des modalités du recensement électoral et de la nature des cartes d’électeurs. Les divergences de vue étaient tellement tranchées que la CENI a dû s’en remettre au Premier ministre Yawovi Agboyibo qui n’a pu proposer que des «solutions alternatives». Le Comité de Suivi fut alors saisi. Il s’est réuni le 16 décembre dernier mais lui non plus n’a pu trancher, lui qui était pourtant censé «veiller à la bonne application de l’accord». Le CAR, l’UFC et la CDPA restent campés sur leur position d’organisation d’un «recensement électoral» proprement dit et de confection de «cartes d’électeur infalsifiables et sécurisées» avec photo. Le RPT et ses copains réfutent cette position qui constituerait un frein à leurs habituelles opérations de fraudes électorales. Depuis lors, rien n’évolue. Mieux, plus de nouvelles y relatives. Et de jour en jour, l’inquiétude gagne les Togolais. La grosse énigme reste posée : le scrutin, tiendra ou tiendra pas ? TINO Kossi Législatives 2007 Echos de l’intérieur du pays Le RPT très mal loti dans la Binah L’atmosphère, à quelques mois des prochaines législatives, est plus que tendue à l’intérieur du pays. Une descente faite sur le terrain dans le septentrion, révèle que cette partie du Togo que le Rpt a toujours clamée comme son bastion,un terrain où il serait imbattable, n’en est rien. Alors pas du tout. On pourra même dire que le sentiment anti-Rpt est plus fort au Nord du pays qu’au sud. Et il y a de ces préfectures où déjà les humeurs affichées par les populations ,augurent que les prochaines joutes électorales sont attendues vivement, comme l’occasion ultime pour ces populations opprimées depuis quatre décennies par le pouvoir Rpt , de lui retourner la monnaie de la pièce. N’est-ce pas que ces élections sont annoncées comme devront être des plus transparentes et des plus crédibles que notre pays ait connues jusqu’ici. C’est ainsi que dans la préfecture de la Binah par exemple, l’une des plus renommées de la région de la KARA, les prochaines législatives sont appréhendées comme une occasion inouïe de bouter le Rpt, ce parti régent hors de cette zone. Le Rpt dans la Binah est tout simplement considéré tel un mal cancéreux que seul les prochaines joutes électorales peuvent permettre d’extirper. Bouter
le Rassemblement du Peuple Togolais maintenant ou … En effet, le décor qu’offre cette région pourtant conçue comme un bastion du parti au pouvoir, est plutôt triste. La binah semble tout simplement être oubliée par le pouvoir. Pourtant cette région peut se targuer d’être l’une des rares qui ont à chaque gouvernement un fils dans la sphère décisionnelle. Mais la triste réalité est que les moindres infrastructures de développement que cette partie du Togo peut souffler avoir acquis durant les quarante ans de règne Rpt sont des réalisations de ses fils cadres qui n’ont pourtant rien à avoir avec la politique. «Nous avons vite su, que notre préfecture ne pouvait rien attendre du Rpt qui ne trouve d’importance à la Binah qu’il est pour lui un fief de fraudes et de bourrage d’urnes à volonté.» a confié un cadre en vacance dans son village. Et la chose est tellement ressentie ici que les tenants du parti au pouvoir dans le milieu : le désormais SG du Rpt SOLITOKI Esso, le ministre Manganawè, l’ex ministre PRE etc.., sont regardés en parias qu’aucun habitant de la région ne voudrait croiser sur son passage. Pour preuve, la huée dont a été l’objet le duo SOLITOKI - PRE, lors de la Journée de réflexion qui a précédé la célébration en décembre dernier de la fête traditionnelle de la localité : Synkaring. L’honorable SOLITOKI, et Dieu seul sait si ce titre a un seul instant effleuré les esprits échauffés, a été traité de tous les noms d’oiseaux, au même titre que son frère et ami PRE Symfétchéou. Il est reproché à ces deux hommes, surtout à SOLITOKI d’être des freins au développement de leur propre préfecture. L’honorable Solitoki se serait investi, à défaut d’initier lui-même comme le lui demande son attribut de député, à saper toute initiative de développement, puisque, a-t-on confié, il craint que cela ne fasse la pub du promoteur. L’homme, selon ses frères, se comporterait dans sa région tel un Léviathan, que personne ne doit oser rivaliser, sinon que d’être usé par les coups bas, les torpilles et autres. Des stratégies sournoises qui lui seraient propres et qu’il dissimule facilement sous son air calme et presque inoffensif. «Cette attitude n’est qu’une apparence», a confié un ressortissant. Solitoki serait le maître-d’œuvre, le concepteur des stratégies de fraudes et de bourrages d’urnes lors des opérations électorales dans la région. Et tout est bon pour le Rpt dans cette région, puisqu’il n’y a personne qui inquiète, pour arriver à ses fins. «C’est à la CELI que tout se joue ici. On vient même frapper nuitamment aux fenêtres des gens, les sommant de changer les procès verbaux à la faveur du Rpt, sinon.... Il faut donc qu’on fasse tout pour que la CELI soit impartiale cette année», a confié une source. «Mais nous les attendons cette fois, maintenant que Eyadema n’est plus», a rajouté une autre. La triste réalité dans ce milieu est que le député Rpt, Esso SOLITOKI est tout sauf aimé dans sa préfecture. L’homme est même l’objet d’un dédain populaire, même dans son propre canton natal Psarè où on lui reproche sa propension à s’afficher en homme tendre, un grand innocent et un unificateur, alors qu’il est en fait un trouble eau, un sans cœur, un partisan du pire. Et son ascension il y a quelques semaines à la tête du Rpt est accueillie tout simplement dans sa région comme une mauvaise blague. «Nous attendons ces législatives, et il faut qu’elles soient réellement transparentes pour leur monter eux tous au Rpt, tout le bien qu’on pense d’eux. Et Solitoki le sait très bien», a déclaré un chef de village ironique. Le problème est sérieux. L’opposition
en revanchard L’autre force en présence est le Parti Démocratique Panafricain (PDP). Le parti de Bassabi KAGBARA, bien que jeune a, actuellement, la cote si haute dans ce milieu, qu’il est aujourd’hui source de soucis, surtout dans le milieu Rpt. Il se dit dans le milieu que la stratégie d’action du nouveau parti séduit au point qu’il s’est instauré en adversaire à abattre. Mais une chose est que, vu la résolution des populations de cette préfecture à faire rayonner leur vraie vérité lors de ces prochaines joutes électorales, le pouvoir a intérêt à ce que le jeu soit clair et transparent, du moins dans cette partie du Togo, au risque de créer le pire. L’autorité investie de l’organisation de ces élections est avertie. E. Pierre Congrès de la FTF La Commission Electorale annule trois (03) candidatures Lire le communiqué intégral de la CEI Le public sportif togolais attend certes impatiemment le congrès électif du 09 janvier prochain. A cette occasion, on devra renouveler le bureau directeur de la Fédération Togolaise de Football (FTF). A cette fin, la Commission Electorale Indépendante (CEI) mise en place par la FIFA et la CAF pour organiser le congrès «par lettre circulaire n°057/FTF/CEI en date du 07 décembre 2006 a fait appel à candidature pour le prochain bureau exécutif». Après la clôture du délai fixé au 26 décembre dernier, la CEI a pu enregistrer huit (08) manifestations à la présidence. Mais dans le lot, seules cinq candidatures ont respecté les conditions et sont donc retenues. Les trois (03) autres «sont rejetées pour vice de forme». Selon les «dispositions des statuts et règlements en vigueur», un candidat n’est en droit de postuler qu’à un seul poste. On ne peut donc pas déposer sa candidature simultanément, par exemple, au poste de Président, de Trésorier ou de Conseiller. C’est malheureusement le constat que fait la CEI. «La CEI rappelle que certains candidats ayant postulé pour 2, 3 voire 4 postes devront choisir un seul et un seul poste afin de permettre la publication définitive des candidats au Bureau Exécutif de la FTF», indique le communiqué de la CEI daté d’hier et signé de son président, le Gal. Séyi Mémène. TINO Kossi Communiqué Par lettre circulaire n°057/FTF/CEI en date du 07 décembre 2006, la Commission Electorale Indépendante (CEI) a fait appel à candidature pour le prochain Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Après la clôture des dépôts, la CEI publie à titre provisoire la liste des candidats suivants à la présidence du Bureau Exécutif par ordre alphabétique: 1. AGBEDANOU K.F. Sétsofia : Sans club Après examen des dossiers et conformément aux dispositions régissant le processus électoral du 9 janvier 2007, les candidatures suivantes sont rejetées pour vice de forme: 1. AGBEDANOU K F. Sétsofia La CEI rappelle que certains candidats ayant postulé pour 2,3 voire 4 postes devront choisir un et un seul poste afin de permettre la publication définitive des candidats au Bureau Exécutif de la FTF. Présidence de la FTF Entre Rock et Agbéyomé, qui est le protégé du député Améyi? Les candidatures aux différents postes du bureau de la Fédération Togolaise de Football (FTF) ont été clôturées mardi 26 décembre dernier par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Pour le poste du président, la CEI a enregistré huit candidatures. Même s’il y a certains dans le lot qui roulent pour le très controversé Rock Gnassingbé, la candidature de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo a surpris plus d’un Togolais. Selon certaines informations en notre possession, l’honorable député et président de Maranatha de Fiokpo, M. Gabriel Améyi, aurait envie de briguer ce poste de président. Mais compte tenu de ses accointances avec le «fils de la nation», il ne voudrait pas se brouiller avec lui. Il aurait alors demandé à son ami Agbéyomé de se positionner. L’objectif serait de laisser le plus politique des candidats faire les quatre ans. Ensuite, il lui baliserait le chemin pour le congrès de 2010. Vrai ou faux? Nous ne saurons le dire. Mais il faut reconnaître que l’honorable Améyi est en passe de se retrouver dans une situation inextricable. Affaire à suivre. L.H. Libertinage Tchanilé Bana,
directeur de campagne de Rock? Agbéyomé Kodjo
is back Quand le chef des mongoliens de Tokoin Forever a appris la nouvelle, il a ri «kakaka» et a dit que «Fo-Gabi» est vraiment intelligent. Que comme les fils de son «ancien papa» Eyadèma ne le laissent pas la place en « Kpolitique », il a bien fait de virer à 180 ° pour s’intéresser au sport. Entre nous, «Fo-Gabi» va-t-il abandonner la «Kpolitique» et laisser son ami Péré seul avec l’Alliance ou va-t-il cumuler «Kpolitique» et Sport? En tout cas, ses amis coéquipiers des «10 barbus de Tokpli Nord» demandent à ceux qui vont trouver «Fo-Gabi» ces temps-ci de lui transmettre leur vœu de bonne santé. Mais est-ce qu’ici, l’autre fils de son ancien papa va-t-il lui laisser le temps? La question reste posée. Mais selon les témoignages très sûrs mais non fondés, cette candidature ajoutée à celle de «Fo Tata» et «Fo Sagbo» font très peur à Rock. Quand «Faure-vi» devient «Faure-gan» Il y a quelques mois encore, c’est avec difficulté que «Faure-vi» ouvrait la bouche pour parler. Avant de le faire, il tourne cent fois sa langue dans sa bouche avant de sortir un mot. Semble-t-il qu’il éprouve du mal à apostropher ses compatriotes dans ses discours au point de vouloir dire : «Pardon mesdames les Togolaises, Messieurs les Togolais, s’il vous plaît». C’est-à-dire qu’il est tellement respectueux qu’il fait comme les «Ghanalaises» qui, s’excusent avant d’insulter amicalement leur mari: «Efo, méréekou megné minawo sia» (Chéri s’il te plaît, imbécile !). Quand on est allé aux nouvelles, on nous a dit que comme son accession au pouvoir a été «glama glama», il se sentait demi-Président. Mais aujourd’hui, apparemment, «le P’ti» pousse des «zailes» et des zèles. Il pousse même des cornes, des défenses comme un «léléphant». Depuis la signature de l’APG, il est devenu un Président Global et total et parle «wouya wouya» et «gnê n’importe comment». Nous, on «savaissait» depuis qu’un Gnassingbé fait rarement agneau indéfiniment. C’est comme l’autre Gnass. Quand il débarqua en 1967, on dirait un «maconnait». Mais quand il a pris des galons, les Gnassingbélandais même ont su. Rock n’a qu’à plier bagage C’est désormais officiel. «Rockvi» ne sera pas seul à briguer le poste de président-trésorier, pardon président de la FTF. D’autres prétendants se sont manifestés. C’est ici le moment pour lui de commencer à plier bagage car si les élections devront être claires comme l’urine d’un gecko femelle enceinte, il ne verra rien car la FIFA avait dit que désormais, ce sont des professionnels du football qui seront président de fédérations, c’est-à-dire que ceux qui débarquent « gbi » de nulle part pour devenir président de fédération de football parce qu’ils auraient eu une vision prophétique une nuit en passant, ne seront plus acceptés. C’est le cas du cas de Rockvi qui aurait pardonné, pardon demandé pardon au «grognard» pour aller intercéder pour lui devant Papa afin qu’il devienne ministre de la FTF, pardon président de la FTF. Aujourd’hui, les vrais professionnels qui ont fait leurs preuves sont là. Il s’agit de Tata Avlessi de l’Union Sportive de Masséda qui a beaucoup fait pour ce club. Il a construit tout un stade, un lycée, et beaucoup d’autres choses à ses propres frais sans attendre des rentrées de fonds de quelque part que ce soit pour les récupérer. Tonton Sagbo n’est pas non plus un novice dans le métier. Il est venu aux commandes d’Agaza il y a plusieurs années et a reçu des distinctions internationales même pour services rendus au football. Rockvi n’a qu’à commencer à plier bagage. Togocel au pas de Moov Jamais elle n’a tarifié l’appel à 20 F. Ce sont les messages qui sont tarifiés comme cela les dimanches et jours fériés. C’est au moment de promotion que l’abonnement est ramené à 5 000 F avec tout au plus un crédit de communication de 1500 F. Mais depuis quelques jours, comme par enchantement, une publicité passe sur les petits écrans. Togocel liquide ses abonnements à 2 500 F. Ce n’est certes pas le cadeau du Père Noël de Togocel qui est de passage avec un petit retard. Ne cherchez pas loin. C’est l’effet Moov. Togocel est obligé de suivre le rythme de Moov qui vend son abonnement à 2 500 F avec 1 500 F de crédit de communication. C’est de pareilles concurrentes qu’il faut à nos sociétés d’Etat qui grugent tant les citoyens. Il faut un sosie de Moov pour Togo Telecom aussi. Quand «Faure-vi» devient
subitement sourd Cadeau de fin d’année de la Rédaction Qui veut grossir vient à Liberté Hebdo Après m’avoir scrupuleusement scruté, un « con-de frère» m’apostropha l’autre jour: «Dis moi, qu’est-ce que vous mangez dans votre Rédaction pour prendre des formes aussi inquiétantes? Ma réponse fut sans équivoque: «Tu penses que c’est pour rien qu’on a pris le nom «Liberté». Nous sommes libres là-bas et si tu veux grossir, viens chez nous». Quand j’ai mis mes lunettes anti-éclipse pour observer les camarades, le constat est ahurissant. Les «con-frères» ne manquent pas d’atouts ni d’atours. Ce sont de vrais gargantua. La plupart sont atteints de la «libertémania», cette maladie qui consiste à prendre des airs de liberté et à grossir exagérément. Dans cette course effrénée vers la grossesse, pardon le grossissement, notre Directeur et son garde du corps se disputent la première place. Ce dernier est un vrai «Dupuydauby», c’est-à-dire un mastodonte quoi. Les deux sont suivis par un troisième qui ne veut pas se laisser compter. Il prend une forme «dangereusement dangereuse». Il se raconte que chez lui, c’est maladie. N’allez surtout pas penser qu’ils sont tous gros là-bas. Pour qui connaît les « Libertéens » vous dira qu’il y a aussi des formes spaghetti. Malgré tout ce qu’ils bouffent, ils sont toujours «tchingli tchingli». Chez eux, c’est naissance. Ensuite, il y a des «chauve-souris». Eux, rien ne pousse sur leur crâne. C’est propre comme le désert du Sahara malgré les nombreux produits dont on vante les vertus et qu’ils ont toujours essayés. Ce sont des vieux de la vieille. Dans le lot, il y a un «Gattuso» à la Togolaise, c’est-à-dire un «pollueur non payeur». Ce mec est un «dévoreur» de paquets de cigarettes. Comme vous pouvez le constater, nous formons un septuplet hétérogène. Au fait, où est notre mal si nous sommes énormes, bien charpentés? Si on commence à maigrir, on dira que nous avons le SI…
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