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Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Alou: Pays! Aujourd’hui, on doit chauffer. Parce que, c’est la fête. Il faut qu’on trouve de l’argent.
Abi: Là, tu as parfaitement raison. On doit être dur, dur.
Alou: Class! Il y a un chauffeur qui arrive. Gare-le.
Abi: Ne t’en fais pas. Tu me connais non!
Hé! Toi-là. Serre là-bas. Tes pièces?
Chauffeur: Chefs! Bonsoir.
Abi: C’est salutation on mange?
Descend vite de la voiture.
Chauffeur: Pardon Chef! On va seulement à …
Abi: Tu vas où? Je dis tes pièces!
Chauffeur: Voici les pièces.
Abi: C’est les papiers qu’on mange? Au lieu de nous corrompre pour partir, reste là-bas.
Alou: Class! Laisse le garer là. Il n’a qu’à rester avec nous. Il y a un taximan qui arrive. Arrête-le.
Abi: Eh toi ! Arrête-toi!
Taximan: Chef Bonsoir! C’est le retour.
Abi: Est-ce que lorsque tu passais premièrement, tu m’as vu?
Taximan: Pardon! C’est le retour.
Abi: Arrête de m’embrouiller. C’est le retour, c’est le retour. Bar le retour, c’est à
Lomé. Montre-moi où est tes pièces? Vite!
Alou: Class! S’il ne veut pas descendre du car, va prendre la clé de sa voiture.
Taximan: Chef Pardon! C’est ce soir seulement que je suis sorti. Je n’ai pas encore travaillé. On va se voir demain.
Abi: Reste là-bas. Si c’est demain que toi tu manges, nous on mange aujourd’hui.
Alou: Class! Il dit quoi?
Abi: Qu’on va se voir demain.
Alou: Donc, il veut dire que nous on va attendre jusqu’à demain pour manger?
Abi: C’est ce qu’il dit.
Alou: Dis-lui qu’il se trompe. S’il ne donne rien, sa voiture ne bouge pas.

Ça va se savoir!

En attendant le retour… (2)

Les deux tourtereaux étaient tellement emballés par le plaisir qu’ils ne daignèrent répondre à celui ou à celle qui sonna. Ils continuèrent sans gêne leur travail. Louis était sûr d’une chose : sa femme grasse est une bougie et elle ne pouvait pas se passer de la fête de la Nativité. Elle devait être en ce moment à l’église en train de réciter le pater noster et consorts. Roberta était toujours dans sa position habituelle. Elle était assise sur le pylône et faisait «saute, saute sauterelle». Pendant ce temps, Louis lui limait à grands coups de langue ses seins en épine de baobab. Comme on l’a dit, tout se faisait au rythme du film porno qui passait. Le sang cognait à la tête de Roberta. Elle n’en pouvait plus. Ses jambes commencèrent à la lâcher. Elle sentait son orgasme prochain. Louis eut tout compris. Il la releva, et la fit asseoir sur le canapé. Cela coïncidait au changement de position des acteurs du film porno. Le canapé donc pour terminer en beauté le premier round.

Il s’écarta le chemin et la pénétra d’un coup sec. Aïe! Ce contact provoqua des râlements de plaisir chez la «veuve allemagnaise» qui écarta instinctivement encore un peu plus ses jambes. Elle poussa un, «shshsh» étouffé et enroula ses bras autour de son cou. Louis rentrait et sortait de la fente intime de cette beauté prise en otage par le rêve européen. Elle-même était aux anges. Le gros membre qui la transperçait, lui procurait une intense jouissance. Elle avait la bouche ouverte et encourageait à cadence régulière son «bienfaiteur saisonnie»  à la défoncer, à l’écrabouiller.

Louis qui savait qu’ils avaient affaire à un amour chronométré ne comprenait pas pourquoi le liquide libérateur tardait à venir. Il y avait plus de trente minutes qu’ils avaient commencé ces manèges. Mais la délivrance ne vint point. Emporté par le plaisir et la peur de se faire prendre par sa femme, il oublia qu’il avait lui-même ingurgité deux bons vers d’«atikédji» (des racines de plantes décolorées par l’alcool local: sodabi). Ces décoctions ont, à en croire les vicieux, des qualités aphrodisiaques terribles.

De toutes les façons, il fallait tout faire pour aller jusqu’au bout. Louis continua de lui labourer le bas. Elle haletait quand il accélérait. Elle voulait que cela ne finisse jamais mais à l’accélération saccadée de Louis, elle sut que les ondes de plaisir lui montaient dans les reins. Elle s’accrocha alors un peu plus et l’encourageait avec des câlineries qui feraient revenir à la vie un impuissant.

Celui qui sonnait était un visiteur. Comme personne ne venait lui ouvrir, il ne continua plus. Il joignit «dame baleine» sur son portable pour lui dire qu’il était en ce moment précis devant leur maison. Elle dut écourter sa présence à l’église pour revenir à la maison. Son cousin qui vit depuis plusieurs années en Allemagne était de retour à Lomé pour un séjour d’un mois. La grosse avait une clé et n’eut pas de la peine à ouvrir et le portail et la chambre. Louis et sa Roberta ne se doutaient de rien. Ils voulaient, après avoir tué le serpent, lui enlever à tout prix la tête. «Ma fiancée dont je t’ai souvent parlé vit aussi dans ce quartier de Djidjolé», informa l’expatrié. «Attends, observa Roberta. J’ai entendu une voix qui ressemble…». C’était trop tard. Madame s’introduit dans la chambre et vit son mari cacher son «bangala» en Roberta. Ici, ils étaient pris en flagrant délit «de canapé» ou «de corps». L’expatrié fut appelé comme témoin dans cette découverte. Mais il s’évapora quand il sut que c’est sa Roberta qui se faisait défoncer. En voyant son «Allemagnais», celle-ci tomba en syncope malgré la présence de Louis en elle... Tonton Z

La FICK 2006 est entrée dans l’histoire

Pendant une dizaine de jours, des visiteurs professionnels et des touristes des différents pays du monde ont fait le déplacement de Kara (Togo) où ils ont pu apprécier les différents produits industriels, artisanaux et des services exposés par les nombreux exposants venus du Togo, du Bénin, du Mali, du Niger et du Burkina-Faso.

Ces visiteurs ont eu l’occasion, non seulement de découvrir ces produits mais aussi de les acheter en cette période de fête de fin d’année. Les manifestations rentrant dans le cadre de cette foire ont été clôturées le vendredi 29 décembre 2006 au Palais des Congrès de Kara.

Au cours de la cérémonie de clôture, des certificats  ont été décernés à toutes les sociétés qui ont participé à cette foire. Des certificats sponsor-média ont été également décernés aux médias qui ont eu à faire la publicité autour de FICK 2006 dont Liberté-Hebdo. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Jean-Lucien Sanvie de Tové qui a officiellement clôturé les activités de FICK 2006 a félicité les organisateurs pour l’initiative et a promis œuvrer pour la pérennisation de cette foire pour le développement des activités du secteur commercial. «Les quinzaines commerciales, les braderies de fin de séries, les foires nationales et internationales sont autant de manifestations commerciales qui concourent à la promotion, voire au développement des activités du secteur commercial. C’est pour ce faire que notre département s’attèle à faire en sorte qu’elles soient mieux planifiées et mieux organisées afin que toutes les parties (organisateurs, exposants, visiteurs professionnels que Touristiques et d’Etat) puissent en tirer meilleur profit», a déclaré le ministre.

Pour M. Tinos Class, Président du comité d’organisation de cette foire, «cette première édition a été une réussite à tous les niveaux. Mais le comité d’organisation prendra toutes les mesures nécessaires pour que les prochaines éditions comblent les attentes des uns et des autres pour que se pérennise la foire industrielle et commerciale de Kara, pour le bonheur des exposants, des populations de Kara et de tout le Togo».

Rappelons que le Comité d’organisation a décidé organiser cette foire tous les deux ans à Kara. GLAKPE Koffi

Les élèves du CEG Djagblé sensibilisés sur le VIH/SIDA

L’ONG «Les Volontaires des Zones Rurales» (VZR) a organisé le 15 décembre 2006 au CEG Djagblé, un village situé à 25 km à l’Est de Lomé une campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Cette campagne qui a mobilisé environ 900 élèves de la 6e à la 3e, a porté essentiellement sur la prise de conscience des jeunes face à l’avancée impitoyable de la  pandémie, la prévention, l’incitation au test de dépistage et la séropositivité.

Le VIH/SIDA constitue aujourd’hui la principale cause de décès en Afrique et surtout  au Sud du Sahara. Face à la menace du fléau, la prévention s’avère plus que nécessaire. Les responsables des VZR ont conseillé aux élèves l’abstinence sexuelle qui demeure le mode de prévention le plus sûr. Ils ont également insisté sur l’utilisation des préservatifs masculins et féminins comme d’autres moyens de se prémunir contre la maladie.

Afin de pouvoir se protéger et protéger les autres, les VZR ont encouragé leurs interlocuteurs à connaître leur statut sérologique en faisant le test de dépistage volontaire et anonyme.
Les manifestations ont été aussi marquées par des échanges fructueux entre les élèves et les VZR. Des dépliants d’information sur le VIH/SIDA et des préservatifs ont été distribués aussi bien aux élèves qu’aux enseignants.

Notons que les VZR est une association apolitique et à but non lucratif qui se fixe comme objectifs de favoriser le développement des zones rurales ; lutter contre l’analphabétisme, la délinquance juvénile, la dégradation de l’environnement, les abus sexuels ; sensibiliser les populations sur le VIH/SIDA et les IST ; promouvoir l’éducation des jeunes filles ; sensibiliser les populations sur le trafic des enfants et ses dangers ; initier et soutenir les regroupements des jeunes ; organiser et encadrer les activités socio-éducatives à l’endroit des jeunes désoeuvrés, des délinquants en vue de leur intégration socio-économique. M.A.

Pendaison de Saddam Hussein

Un exemple pour les dirigeants africains

Le monde entier a assisté sur les écrans de télévision à la mise à mort de l’ancien homme fort irakien Saddam Hussein. Il a été pendu au petit matin du 30 décembre, fête de la Tabaski, conformément à la sentence prononcée contre lui pour ses nombreux crimes commis durant ses années de règne. L’homme traîne un passé de dictateur, de criminel hors pair et paye certes aujourd’hui pour ses actes. Mais Saddam Hussein n’est pas plus dictateur que nombre de gouvernants africains qui se la coulent douce.
 
Un CV taché de sang
Saddam Hussein n’a été jugé que pour le meurtre de 148 villageois chiites dans les années 1980. Les autres chefs d’inculpation retenus contre lui ne sont pas moins lourds. Il est accusé d’avoir liquidé plus de 180.000 kurdes  au cours d’une campagne militaire dans les années 80. Entre 2003 et 2005, les Américains ont découvert 288 charniers et plus de 300.000 corps, des victimes de sa dictature. Les opposants politiques à son régime sont éliminés. Sa méchanceté n’aurait pas épargné jusque ses gendres. Il se raconte qu’il les aurait fait arrêter et tuer (ils sont deux) après que ceux-ci ont cru à une mesure d’amnistie qu’il a feint de prendre.

Plein de Saddam Hussein en Afrique
Ils ne s’appellent pas Saddam Hussein, mais ces dirigeants africains ne sont pas moins criminels que lui. Ils n’ont peut-être pas tué autant. Mais des citoyens ont tout de même perdu la vie sous leur règne. Au Togo par exemple entre 150 et mille personnes ont perdu la vie  entre février et avril 2005 et les auteurs de ces crimes ont été identifiés. Des poursuites judiciaires ont été d’ailleurs recommandées contre ces bourreaux et leurs commanditaires qui ont attenté à la vie de pauvres citoyens juste pour assouvir leur soif du pouvoir. Mais rien n’est fait jusqu’alors. Le gouvernement d’Edem Kodjo a même pris la décision de faire suspendre les poursuites judiciaires par une lettre circulaire en mars dernier. Jusqu’à ce jour, les bourreaux se la coulent douce, sans être inquiétés par la justice togolaise ou internationale. Des tapis rouges leur sont plutôt dressés dans les chancelleries européennes.

Ce sont encore eux, ces gouvernants qui pillent les ressources nationales pour assouvir leurs fantasmes, laissant le reste du peuple dans la dèche. Non seulement ils sont des criminels de sang mais aussi des criminels financiers, et ne méritent pas moins qu’une pend...

La Justice vient peut-être d’être rendue pour les Irakiens chiites, kurdes qui ont souffert énormément le martyr des années Saddam. Les Africains, et les Togolais nommément attendent la leur avec impatience. Si seulement le phosphate pouvait se muter en pétrole,… TINO Kossi

Sans détour

2007: La renaissance?

«Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour» (I Corinthiens 13 : 13)

Depuis lundi 1er janvier 2007, une année s’est ajouté à l’âge de toutes les créatures de Dieu. Et souvent, ce n’est pas le fait de prendre de l’âge qui est notre préoccupation. On ne s’en soucie même pas. Plutôt, on est euphorique d’entrer dans une année nouvelle. Puisque le train sans destination qui nous impose son rythme, a abandonné au cours de l’année précédente certains en cours de route. En 2006, on a vu des gens bien portants s’écrouler en un clin d’œil. Des êtres qui nous sont chers, sont tombés devant nous sans que nous n’ayons pu faire quelque chose. On n’a beau pleurer. On a beau gémir. Ils n’ont pu regagner le train. Ils sont définitivement passés derrière le rideau épais. Et on ne les verra plus. Certains par contre ont été amputés d’une partie de leur corps du fait des accidents, des maladies… D’autres sont cloués sur place et ne peuvent aller nulle part. D’autres encore étaient malheureux parce que leur vie a rimé avec la misère, parce que leur commerce a pris de l’eau, parce que leur semblable leur a fait perdre leur emploi…

Pourtant, nous avons souhaité à toutes ces personnes, à l’orée de l’année 2006, nos vœux de santé, de longévité, de bonheur, de succès… Cherchons-nous en fin d’année à savoir si les vœux que nous avons formulés à l’endroit de nos prochains ont été traduits dans les faits ? Pensons-nous à comptabiliser nos proches parents et amis qui s’en sont allés et à qui nous avons pourtant souhaité une longue vie et une santé de fer?

Non. Nous ne nous prêtons pas à ces exercices. Nous sommes seulement obnubilés par l’année nouvelle qui s’annonce. On jubile sans savoir que plus les jours passent, plus nous nous approchons irrémédiablement de la mort. C’est un passage obligé. Toute chose a ou aura une fin.

Mais le problème c’est que nous ne vivons pas selon la volonté du Créateur du ciel et de la terre. Nous ne vivons que selon notre propre volonté empreinte d’égoïsme, de suffisance, de mépris, de haine, de mensonge. Combien de fois avons-nous vu Dieu en nos prochains ? Combien de fois avons-nous aimé nos prochains comme nous-mêmes ? Combien de fois sommes-nous préoccupés du sort de nos semblables ? Pourtant, on n’a actuellement qu’au bout des lèvres: «bonne et heureuse année» patati, patata.

En tout cas, la rédaction de «Liberté Hebdo» ne va pas se soustraire à la tradition. Elle présente ses sincères vœux à tous les Togolais et surtout à ses lecteurs et à ses partenaires pour leur soutien et leurs conseils. Puisse 2007 être l’année de la renaissance pour le peuple togolais tout entier et que les élections législatives qui sont programmées se fassent dans la transparence et sans heurt. Les Togolais ont trop souffert et il revient aux acteurs politiques de faire preuve de bonne volonté et d’ouverture pour mettre notre pays sur la voie du progrès. Vivement que le mot « guerre » soit banni du vocabulaire et que la paix conquière les cœurs en Irak, au Darfour, en Somalie, en Côte d’Ivoire, au Tchad, en Colombie, en Afghanistan, au Sri Lanka. Que les dictateurs invétérés qui entretiennent la misère sur le «Noir Continent» reviennent à de meilleurs sentiments. Que ceux qui monopolisent les biens de la nature pensent à les partager. Enfin, puissent les hommes se rappeler qu’ils sont des frères. Zeus AZIADOUVO

Révélation sur les relations UE-Togo

La France a sous-traité le dossier togolais à Louis Michel

Si le pouvoir continue de proposer de simulacres de solutions à la crise togolaise, c’est qu’il bénéficie du soutien incontestable de la France et du Commissaire Européen au Développement et à l’Action Humanitaire, Louis Michel. La fougue du Belge à parler de la reprise de la coopération et des milliards qui sont des «sommes énormes» pour le Togo qu’engendrerait cette reprise, nous a amenés à nous interroger dans l’une de nos parutions s’il a quelque chose à y gagner. Maintenant les choses se précisent de plus en plus.

En effet, des indiscrétions font état de ce que le Conseiller de Chirac, Michel de Bonnecorse aurait confié à un leader politique togolais que la France avait sous-traité le dossier togolais à Louis Michel. Ce qu’aurait reconnu l’intéressé lui-même en affirmant que c’est l’Elysée qui lui a assigné cette mission de s’occuper en particulier du Togo. Il y a bien longtemps que ces informations circulent dans les arcanes des partis politiques.
A voir les déclarations tonitruantes et inconséquentes du Belge Louis Michel au sujet de la crise togolaise, on se rend tout  de suite à l’évidence qu’il roule pour la Françafrique. Les bourdes de ce Monsieur impliqué dans une affaire de détournement de plusieurs centaines de milliards de F CFA destinés à la République Démocratique du Congo, ont commencé lors de sa première visite au Togo en décembre 2004. Reçu à Pya par le Général Eyadèma et après avoir savouré les «délices» togolaises, il devint plus royaliste que le roi. Il s’était versé dans des éloges maladroits à l’endroit du Général président et avait tancé les responsables de l’opposition avec mépris. Pour lui, l’opposition est la cause du blocage bien que le pouvoir s’employât à dénaturer les 22 engagements et à organiser une parodie de dialogue qui se résumait à des consultations mécaniques entre gouvernement, pouvoir, opposition et société civile.

C’est également lui qui, après les élections présidentielles, refusait d’assumer et de rendre publics les rapports sur les fraudes massives relevées par la Délégation de l’UE au Togo. Il n’hésita pas dans la foulée à prendre acte de l’élection de Faure Gnassingbé après bien sûr les félicitations de la France.

L’élection de Faure étant consommée, il fallait continuer les 22 engagements en demandant au pouvoir d’ouvrir enfin un dialogue avec l’opposition démocratique. Selon une source, le Commissaire Louis Michel aurait, avec le concours d’un ministre togolais, rédigé le mémorandum introductif transmis aux partis politiques. En plus, il a fait capoter la proposition de Kofi Annan de choisir l’Algérien Lakhdar Brahimi comme facilitateur. Ce travail de sape, il l’aurait fait avec le Français Michel de Bonnecorse. Pour ces deux personnalités, «le diplomate algérien n’est pas africain; il ne connaît pas suffisamment la mentalité des Africains de l’Ouest».

Avec la signature de l’Accord Politique Global, un service immense vient d’être rendu au Belge qui avait essuyé le reproche du Conseil d’avoir inscrit le Togo sur la liste des pays éligibles au 10ème FED alors que ce pays n’avait pas encore eu de notification du 9ème FED.

On comprend alors pourquoi les autorités togolaises qui sont passées maîtres dans le replâtrage vouent un respect sacro-saint à cette personnalité qui aime faire de l’esbroufe. Le ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, ne fait pas d’intervention sur les médias sans louer le Belge. Même Faure ne tarit pas d’éloges sur Louis Michel sans qui il n’y a de vie possible au Togo. «Heureusement qu’un homme comme Louis Michel, le Commissaire au Développement, a de nos réalités une approche beaucoup plus objective», a confié le «fils de la nation» dans l’interview accordée à «Jeune Afrique».

En définitive, nous ne sommes pas contre une normalisation des relations entre l’UE et le Togo. Mais nous refusons ces manœuvres qui visent à détourner dans les poches de ces supposés «bienfaiteurs» les fonds alloués au Togo. Il se raconte d’ailleurs que le Belge qui aurait des visées électoralistes dans son pays, aurait besoin des moyens pour ce faire. De toutes les façons, on voit les autorités togolaises signer les papiers pour des déblocages de fonds et des subventions de l’UE, mais rien n’a toujours changé dans le microcosme économico-social togolais. Evans YEMEY

Inquiétude du pouvoir par rapport à la présidence allemande de l’UE

Depuis lundi 1er janvier 2007, l’Allemagne assume la présidence tournante de l’Union Européenne. Elle en a pour six mois. Cette présidence allemande coïncide avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie qui portent le nombre des pays membres de l’UE à 27.

Les autorités allemandes auront pour tâches principales de : réduire la bureaucratie qui bat son plein dans les institutions européennes, améliorer les relations entre l’UE et la Russie, aborder le dossier énergétique, accentuer la lutte contre le réchauffement climatique… Aussi les Eurocrates espèrent-ils que la présidence allemande insuffle un nouvel élan à ses membres pour résoudre la crise constitutionnelle. On se rappelle que la France et les Pays-Bas avaient dit NON en 2005 au projet de constitution pour l’UE. «Il faut savoir que la présidence allemande n’aboutira pas à des résultats concrets en ce qui concerne le traité constitutionnel. Nous sommes convenus que la présidence allemande ouvre des perspectives et qu’au plus tard, lors de la présidence française, - c’est en 2008 – nous disposions alors d’une solution pour que les gens sachent à quoi s’en tenir lorsqu’ils iront voter aux élections européennes…», a nuancé la chancelière allemande Angela Merkel. Cette présidence allemande sera également marquée le 25 mars prochain par le 50ème anniversaire de l’unification européenne (Traité de Rome).

Par ailleurs, la présidence allemande de l’UE qui s’achève fin juin sera témoin de l’organisation des élections législatives togolaises prévues, pour l’heure, au 24 juin 2007. Elle accordera une attention particulière à ce scrutin censé normaliser les relations entre le Togo et l’institution européenne. Sûrement que cela ne sera pas du tout apprécié du côté du pouvoir RPT qui a toujours entretenu des rapports houleux avec l’ancienne métropole. Qui plus est, l’Allemagne a été toujours accusée de soutenir l’opposition togolaise et de vouloir influencer les discussions entre l’UE et le Togo.

Le chef de l’Etat l’a clairement signifié dans son interview à «Jeune Afrique»: «L’Allemagne fait preuve à notre encontre d’une hostilité de longue date, dont la persistance aujourd’hui encore m’étonne. Cette position influence hélas une bonne partie des pays membres de l’Union Européenne».

Il revient donc aux autorités togolaises de s’ouvrir au jeu démocratique et de convaincre les partenaires de leurs actes au lieu de voir le diable partout. R.K.

Enquête  Violente répression sur les populations de Bangéli (Bassar)

* L’événement et les dessous des cartes

«La politique est un sale jeu», dit-on le plus souvent, dans la mesure où pour l’intérêt, des peuples peuvent être sacrifiés sans scrupule. Ainsi, en ont fait les politiques togolais du village de Tankpayambour une pomme de discorde entre les cantons de Bangeli et Kabou, tous deux appartenant à la préfecture de Bassar.

En réalité, un litige foncier vieux de plusieurs décennies oppose les populations de Bangéli à celles de Kabou au sujet du village de Tankpayambour, situé à 5 km de Bangéli et 10 km de Kabou. Bien qu’il ne présente aux yeux des voyageurs qui le traversent aucun aspect particulier, il a pour autant des valeurs politico-économiques chez les habitants des cantons de Bangéli et de Kabou.

Comme une bombe à retardement, la vive tension qu’entretenaient minutieusement les politiques de cette contrée du Togo, a dégénéré le jeudi 21 décembre 2006 à Bangéli avec un bilan lourd de conséquence. Cet événement douloureux a, selon les témoignages, fait 1 mort, 123 blessés dont 3 graves sans compter ceux qui, de peur de représailles ne se sont pas fait connaître et qui de surcroît, comme plusieurs autres ont pris tout simplement le chemin de l’exil en attendant que le calme revienne dans la cité.

En effet, Kabou, Bangéli et Tankpayambour tiennent respectivement leur marché les mercredi, jeudi et vendredi. Il s’avère, selon les témoignages recueillis sur les lieux au lendemain des événements, que la résurrection de ce problème est née de l’interdiction faite aux habitants de Bangéli le mercredi 13 décembre 2006 de faire le marché de Kabou à leur arrivée ce jour. Refoulés, ceux-ci sont rentrés sans faire le marché ce jour-là. Le lendemain jeudi, jour du marché de Bangéli, les jeunes de Kabou se sont transportés au carrefour de Tankpayambour où ils ont érigé des barricades pour empêcher les commerçants de Bassar, Kara et autres villages devant se rendre à Bangéli de faire le déplacement. Cette situation fut portée à la connaissance du lieutenant Odin de la Gendarmerie de Bassar afin qu’une solution soit trouvée pour éviter à la longue des échauffourées, car, selon des sources interrogées, les jeunes de Bangéli au vu de ces faits ont commencé par s’organiser pour aller d’eux-mêmes enlever les barricades, mais ils ont été dissuadés par le chef canton et le député suppléant de la localité. Et aussi, le vendredi 15 décembre 2006, le chef canton de Bangéli aurait interdit à ses sujets d’aller au marché de Tankpayambour vu l’allure que prenait la chose.

Le jeudi 21 décembre 2006, le Capitaine Wadja serait allé à Bangéli où il aurait demandé au chef canton de la localité de réunir ses sujets afin qu’il apaise les esprits. Chose faite d’où l’opportunité à ce dernier de dire aux habitants de Bangéli, dans sa conclusion d’un court discours que «Nul n’a le droit de se rendre justice». Les habitants, dans leur réponse, exigeaient du Capitaine la levée immédiate des barricades érigées au carrefour de Tankpayambour. C’est ainsi qu’il leur aurait promis y retourner faire l’essentiel lui-même.

A son retour, il aurait convoyé deux véhicules chargés des gens de Kabou qui, entre- temps étaient au carrefour de Tankpayambour, empêchant les commerçants de venir à Bangéli et qui, la semaine écoulée avaient interdit à ceux-ci d’animer le marché de Kabou. Alors, les jeunes de la localité se sont opposés à la descente de ces derniers des véhicules en scandant: «Tout le monde peut venir ici chez nous sauf eux». Face à cette attitude considérée par le Capitaine Wadja comme une impolitesse, il aurait ordonné, sous l’effet de la colère, la traque des jeunes. L’assaut fut alors donné par le jet des grenades lacrymogènes, suivi de bastonnades en désordre selon les témoignages recueillis au cours de nos investigations. Suite à la débandade, une chasse à l’homme s’est engagée. Ainsi, les forces de l’ordre sont rentrées dans les maisons, défonçant les portes et matraquaient tout ce qui s’y trouvait sans pitié, engendrant 1 mort, 123 blessés et nombreux exilés. Des gens grièvement atteints soit par balles soit par des coups de gros bâtons sont encore terrés chez eux sans aucun moyen pour se faire soigner. Plusieurs cas patents parmi tant d’autres que nous avons observés illustrent l’atrocité de la répression. Le premier est celui d’un homme âgé de 65 ans environ, sévèrement molesté, actuellement souffrant à l’omoplate qui serait touché. Le second est celui d’un jeune frappé au pied, aujourd’hui alité et se tordant de douleurs à longueur de journée sans aucun remède, faute d’argent. Le troisième cas est celui d’un homme ayant reçu des balles au pied et qui, dans cette misère criarde dans laquelle végètent ces populations ne se soigne qu’à l’indigène. Un autre cas, celui d’un monsieur qui tousse et vomit du sang pour avoir été touché à la cage thoracique par les bottes militaires qui lui ont marché dessus. «Ils m’ont arrêté à la maison. Ils m’ont battu avec de gros bâtons puis quand je suis tombé, ils m’ont piétiné comme s’ils pétrissaient de l’argile pour construire. Après, je croyais être mort et au réveil, j’ai commencé par tousser et vomir du sang». 

Le cas tragique est celui de N. Bonagnime Bindjomba, âgé de 62 ans et cultivateur qui a succombé des suites de ses blessures par balles à l’abdomen, laissant derrière lui six (06) enfants et des veuves. De nombreux dégâts matériels sont déplorés.

Selon des sources dignes de foi que nous avons interrogées, le chef du canton lui-même serait blessé au pied et aurait subi une humiliation ; invité à aller constater le nombre d’interpellés, il fut lui aussi jeté comme une vulgaire personne dans la Jeep. Cette information a été confirmée par le chef: «Ils sont venus à la maison m’appeler de venir compter les gens arrêtés. Alors, à mon arrivée, ils m’ont bousculé et m’ont fait rentrer de force dans leur voiture entre les armes en m’intimant l’ordre de rester dans un angle qu’ils m’ont indiqué parce qu’il y a des armes là-dedans» a-t-il déclaré.

A Tankpayambour, les témoignages confirment certains faits ayant engendré les hostilités. «Les jeunes de Kabou, très déchaînés et furieux étaient venus ici dresser des barricades. Ils nous ont même menacé de tuer ceux qui disent qu’ils sont sous l’autorité de Bangeli et ils ont même donné l’ultimatum pour ceux-là de quitter Tankpayambour avant qu’il ne soit trop tard. Car bientôt c’est la guerre», a déclaré un homme de la soixantaine habitant de la localité. Sur la question de l’appartenance de cette localité à Kabou ou Bangéli, les versions divergent. Mais il faut également souligner que la majeure partie des personnes interrogées reconnaissent à Bangeli son autorité de tutelle sur cette localité. Et aussi, ces versions se basent-elles sur des éléments archéologiques et historiques. Même son de cloche à Kabou en ce qui concerne la paternité de la localité. Pour ce qui est des violences, l’idée de la force qui tire son origine des temps immémoriaux prédomine les témoignages. «Ils ont eu de la chance que les militaires et les gendarmes sont intervenus, sinon nous les aurions écrasés comme des fourmis. S’ils veulent la guerre, nous sommes prêts», a déclaré un jeune de Kabou, très fier de se confier à la presse au sujet d’une situation qui refroidit les relations entre les deux peuples.

Face à cette situation qui s’apparente à un volcan dormant qui peut se réveiller à tout moment, l’on se demande, comment on en est arrivé là, et quelles solutions pour parer au plus pressé?

De nos investigations, il ressort que ce litige datant du temps colonial est aujourd’hui entretenu à des fins politiques par certains cadres et officiers natifs de Kabou. Le but réel de cette manœuvre est d’augmenter le nombre de cantons qui gravitent autour de Kabou afin que celui-ci devienne une sous-préfecture.

Ainsi, des personnalités originaires de Kabou seraient activement impliquées dans cette affaire qui, si on n’y prend pas garde, risque d’embraser des communautés toutes entières  à en croire à ce que murmurent les populations de Kabou et de Bangéli.

Au stade où l’affaire est aujourd’hui- sur le plan judiciaire-, il est impérieux que la Cour de Cassation actuellement saisie fasse preuve d’indépendance et ait recours aux historiens, archéologues et autres en vue de prononcer un verdict sage et accepté par tous.

Pour l’heure, cette situation interpelle toutes les communautés où la colonisation française a, pour ses intérêts et sa politique de: «diviser pour régner», causé du tort de pouvoir se dépasser pour trouver une solution durable afin de préserver des vies humaines qui constituent les bras valides dont nos Etats ont besoin pour leur développement. De notre envoyé spécial Didier LEDOUX

Remise de dons aux malades

Faure n’a qu’à cesser le folklore et gouverner autrement

Il y a certes assez de bénédiction à donner qu’à recevoir. Et certains religieux ont fait de l’aumône et de la charité leur credo. Quotidiennement, ils donnent au passage des pièces de monnaie et de petits mets aux petits gueux du coin. La seule récompense qu’ils attendent est de voir leurs péchés absouts par Dieu ou de bénéficier d’une «simple» bénédiction divine, par ce geste fait sans trompette ni tambour. C’était de cette même manière que devrait aussi procéder Faure Gnassingbé. Mais hélas!

L’homme aurait fait don de vivres aux malades du CHR de Kara, des dons constitués de sacs de riz, de sucre etc afin qu’ils passent  de «bonnes fêtes». Le geste est moral et on a écouté le préfet de la Kozah qui a réceptionné les vivres ânonner que les malades se sentaient soulagés par la magnanimité du Fils. Mais c’est le boucan médiatique organisé tout autour qui lui enlève au  son innocence.

En effet, la cérémonie de remise a été rapportée dans les moindres détails par la Télévision Nationale (TVT). On avait seulement manqué de recueillir les sentiments d’un grabataire sur son lit. Or, il est recommandé dans la Bible que la main gauche ne doit en aucun cas être mis au courant lorsque la main droite donne. Cette recommandation ne semble pas faire école sous certains cieux. Et le lendemain, c’était autour du CHR d’Atakpamé de recevoir ses dons «FAUREiques», toujours en présence, comme par hasard, des caméras de la TVT. Le même geste se serait fait à l’endroit des autres CHR. De cette manière, Dieu ne saurait concéder de bénédiction au donateur. Et puis le geste, est-ce la compensation du pseudo «regret» qu’éprouverait Faure Gnassingbé, au cours de sa rencontre avec la presse (TVT et Radio Lomé) de n’avoir pas fait assez pour la Santé? Aurait-on voulu que nous nous soyons tous retrouvés sur un lit d’hôpital pour bénéficier de ces dons du Fils? Nous autres qui sommes bien portants comme des poissons dans l’eau, quel est alors notre cadeau?

Nombre de ces malades ont dû être hospitalisés pour n’avoir pas eu les moyens de s’acheter une plaquette de chloroquine pour se guérir d’une fièvre encore à l’étape embryonnaire, à cause de la paupérisation artificiellement créée par le clan Gnassingbé. Alors, le meilleur cadeau que Faure Gnassingbé popurrait offrir aux Togolais aujourd’hui, au-delà de discours folkloriques et folklorisés, serait de «gouverner autrement», tel «un homme nouveau, un esprit nouveau». Tino Kossi

Libertinage

«Faure-vi», l’éternel voyageur
Le jeune prégo togolais peine toujours à prendre ses marques. «Faure-vi vodoua», le «leader nouveau», qui voudrait conduire le pays vers le progrès, devrait s’inspirer au moins de ce que fait son voisin de l’Est, Yayi Boni. Cet ancien directeur de la BOAD qui a été élu de façon propre et civilisée, ne fait pas les choses à moitié. Il a entamé une série de réformes après les dix ans du «Caméléon» qui avait fait les pieds et les mains pour saboter le processus électoral. «Amedaxo» (monsieur) Yayi Boni est sur tous les fronts. Il n’hésite pas à faire des visites surprises dans les services pour constater de visu comment ses «con-patriotes» se comportent une fois qu’ils sont au bureau. Entre-temps, il a même surpris son propre Directeur de Cabinet en train de dormir avec appétit aux heures du travail. Ce dernier était tellement emporté par le sommeil - il ronronnait même - que son prégo était obligé de le remuer sérieusement avant qu’il ne se réveille. De plus, en cette fin d’année, comme tous les chefs d’Etat modernes, Yayi Boni s’est adressé à ses «con-patriotes» pour leur présenter ses meilleurs vœux pour l’année nouvelle et leur parler des défis qui les attendent au cours de l’année 2007, prendre des décisions courageuses.

Le «leader nouveau» dont on nous rebat les oreilles évolue à contre courant de ces bonnes mœurs. Le spectacle de questions préparées avec les «con de frères» des médias publics n’a séduit aucun « Togovilain ». Le «p’tit» est toujours entre deux avions. C’est le globe-trotter par excellence. Du 15 novembre à fin décembre 2006, «Faure-vi vodoua»  a effectué son 6ème voyage soit un voyage par semaine. Il croit lui-même «con-vaincre» les «Togovilains» quand il laisse entendre dans le «gbagbatage» qu’il a fait dans «Jeune Afrique»: «Le rayonnement et la stature de mon père faisaient qu’on venait à Lomé rendre visite au doyen. Moi, j’arrive. C’est donc à moi de me déplacer, ne serait-ce que pour remercier tous ceux qui ont aidé le Togo pendant la période difficile que nous venons de vivre». N’est-ce pas là un argument tiré par les cheveux? Pour un débile ventral, c’est que «Faure-vi» n’arrive pas à «haya» ( mener la belle vie ) à Lomé qu’il est obligé de voyager pour «couper décaler» ailleurs. Vrai ou faux?

Agbo chez Tandja?
Le samedi dernier, ceux qui «musulment», ont fêté la Tabaski ou la fête des moutons. Déjà la veille, on a entendu sur une radio de la place un reportage dans lequel un musulman a dit que « moi je vais tuer un bélier noir qu’un ami m’a offert». Quand on a entendu ça, on a eu peur «kaka». Et le jour même de la fête, un autre a affirmé avoir tué un bélier. Nous, on croyait qu’il a exécuté son plan. C’est quand on a vu le «bélier» lui-même  sur les écrans de la Très Vilaine Télévision en train d’assister à la prière musulmane que nous avons poussé un ouf de joyeusement. On était heureux pour Agbo de Kouvé.

Ce n’est qu’après que nous, on a appris qu’il s’est rendu jeudi 28 décembre dernier - le jour où il bouclait ses cent jours à la primature - au pays des «Médjira» c’est-à-dire au Niger pour rencontrer le prégo Mamadou et Bineta, pardon Mamadou Tandja, le futur président sortant de la «CEDE-YAWO». «Je suis porteur d’un message qui est essentiellement de remerciement du président Faure pour tout ce que le président Tandja fait pour le Togo», a déclaré le «Bélier noir» à sa descente d’«avignon». Il a aussi ajouté que «c’est grâce au concours de Tandja et son implication directe qu’on a pu conclure le 20 août dernier, l’Accord politique global qui a permis la formation d`un gouvernement d’union nationale». Ces propos ont fait «sourisser» un malade «historico-politico-mental». Qu’est-ce que «Tandja fait pour le Togo» pour mériter cet égard? Pour avoir aidé à tuer plus de 500 Togolais, blesser des milliers et mettre plus de 50 000 autres sur le chemin de l’exil ? Les ministres RPT peuvent aller tenir ce discours et non Agbo qui, en tant que coordinateur de la Coalition, n’avait pas été entendu par Tandja. Ce dialogue auquel il aurait participé pourrait avoir lieu après que Faure se fut retiré du pouvoir. Mais ce Tandja qui roulait pour la France et la chiraquie s’est accroché à une vile histoire de vide constitutionnel pour organiser à la va-vite la présidentielle. Non, il ne mérite pas cet honneur.

Des donateurs inopinés
Dieu a dit dans son roman, c’est-à-dire La Bible de Bagdad, pardon de Jérusalem qu’il y a plus de bénédictions à donner qu’à recevoir. Ceux qui «musulment» ont compris ça depuis depuis. C’est pourquoi chaque jour que satan fait, que dis-je, chaque jour que Allah fait, eux ils font l’aumône, des dons de charité. Ce n’est pas pour rien qu’il y a un marché de mendicité qui s’anime à Zongo dans les environs de la BTCI à Lomé. Parmi le lot de mendiants, il y a de vrais et de faux nécessiteux. Semble-t-il que le marché est aussi important là-bas que les gens de la BTCI viennent «casser tchindji» là-bas quand ils ont besoin de «petit petit argent». C’était une parenthèse.

Les fils de Allah, eux au moins, n’attendent pas les fêtes et certaines circonstances pour faire «saara». Ils doivent instruire certains de nos «zamis politikchuan» qui s’y prennent maladroitement. Comme par enchantement, «Faure-vi» et Ricardo von Attipoé se sont découvert des vertus similaires. La TVT informait dans son édition du jeudi que l’enfant de Gnass a fait don d’un lot de vivres aux malades du CHR de «Kara là-bas » et que le second a fait de même au dispensaire d’«Agoyi». Et on nous dit que c’est pour permettre aux malades de bien fêter que «le p’tit» a pensé à eux.

Sincèrement, il n’y aura aucune bénédiction en retour car Dieu a dit dans son roman que quand la main gauche donne, la main droite ne doit pas être au courant. Or dans le cas du cas de «Faure-vi», toute l’équipe de la TVT a été mobilisée pour rapporter l’évènement. Et puis, est-ce que le geste était gratuit? Absolument pas. C’est un clin d’œil aux électeurs dans le cadre des prochaines législatives. On a profité de l’occasion pour l’encenser et c’était le rôle qu’a joué le Préfet naturel, pardon le Préfet de toujours de la Kozah, celui qui «mangeait préfet» quand mon grand-père séduisait ma grand-mère avec son pantalon bas au marigot. Il disait qu’avec ces dons du «P’tit», les malades ont guéri «en même tament». «Chuan», «Gnê n’importe quoi»!

«Faure-vi» tronque l’Histoire
«Faure-vi» prétend connaître «Yovovia» et a osé parler de lui dans l’interview qu’il a accordée à notre «con-frère» Vieille Afrique, pardon Jeune Afrique. «Gilchrist Olympio… fut un opposant résolu. D’abord par vengeance personnelle puisqu’il attribue l’assassinat de son père, le président Sylvanus Olympio au Général Eyadéma», dit-il. Cette simple portion de passage contient des contrevérités. «Fo Gil» ne «fut» pas un zopposant résolu, il l’ «est toujours». Sinon  il aurait couru derrière les «strapontins» au Gouvernement d’Union Nationale issu du Dialogue politique que le RPT proposait à l’UFC.

Et puis si vraiment c’est simplement par «vengeance personnelle» que Fo Gil est rentré en «kpolitique» et « fut un opposant résolu» car accuse le «Baobabier» d’avoir «Etienneïquement» tué son Papa, comme «depuis le 5 Février 2005, le président Eyadéma n’est plus de ce monde», il devrait aussi s’éclipser de la scène politique. S’il ne l’a pas fait, c’est parce que ce qu’il combat réellement demeure : un système. L’homme s’en est allé mais le système demeure. C’est une question de logique.

A la lecture du passage où «Faure-vi» disait que Fo Gil « attribue l’assassinat de son père, le président Sylvanus Olympio, au Général Eyadéma», cela a fait «sourisser» un lunatique qui se trouve dans le quartier où on peut trouver un habit  plus long qu’un pantalon, c’est-à-dire Zongo. Quant à nous, on s’est demandé si «Faure-vi» n’a pas étudié l’histoire de ce coup d’état au CEI B avec M. Dansomon Rémi. Les archives, les livres d’Histoire du Togo – on ne parle pas de «Il était une fois Eyadéma» – même rapportent que c’est «Fo Ti» qui a revendiqué l’assassinat d’Olympio.

Des «aksidents alcoolisés»
La fin d’année et le début de l’année nouvelle sont généralement des occasions de fêtes et d’«enjaillement». Le constat amer est que fête rime avec enivrement, désordre, «aksident», hôpital, mort… Justement, le CHU de Lomé-Tokoin a enregistré près d’une quarantaine de blessés et d’alcoolisés. «Cette année, le 24 (décembre) passé, on avait enregistré pratiquement vingt (20) blessés dont trois (3) femmes et le 25 (décembre) dix-neuf (19)», précise un responsable de l’Hôpital. Le lot là, c’est ceux qui boivent et prennent la route pour le champ de «café-cacao-coton-nivaquine» de leur grand-papa ou leur salon. Ce ne sont que des «aksidents alcoolisés» qui peuvent subvenir car tout le monde est saoulé. Le gérant est saoulé, les serveuses saoulées, les clients saoulés et les chauffeurs saoulés. La TVT a laissé parler une de ses victimes l’autre fois. Retenez vous de rire «taux zéclats», car c’est un péché. «Hier, (24 décembre) qu’on était parti pour «le promenade», nous sommes arrivés au niveau de Kégué-là et on a vu un cycliste devant nous. Ce cycliste-là c’est lui qui nous a causé «du scandale». Et quand on l’a vu de loin, l’ami lui a klaxonné et il a serré. Quand il a serré, le moment qu’on voulait lui doubler, il a encore remonté sur la route. C’est de là que mon ami lui a touché et «bong » nous tous nous sommes tombés et quant à moi par la grâce de Dieu, je suis tombé «hors, hors comme ça là» (suivez son geste) et l’ami est tombé sur la moto et l’homme du vélo est tombé sur le goudron», témoigne-t-elle. On imagine le témoignage si on devrait le prendre dans le vif de l’enivrement…

Le «vrai scandale» a failli se passer à Adéwi. Semble-t-il que le type s’est tellement saoulé qu’il a «confondru» sa propre mère à sa femme. Il aurait ouvert la braguette aux fins d’une randonnée intrajambaire avec sa maman qui était en plein sommeil. Ce sont ses attouchements «militaires», c’est-à-dire brusqués qui ont arraché la maman de son sommeil. Sinon….

Ce que «Liberté Hebdo» a vu en 2006
Une année s’achève, une autre commence. C’est le moment de faire connaître ceux qui ont été meilleurs ou «in-meilleurs» au cours de l’année 2006. «A Togo ici», la rédaction de «Liberté Hebdo» aussi a vu de ses propres «œils» les gens qui ont émergé ou immergé durant l’année 2006 marquée par les funérailles traditionnelles du « père de la nation», le phénomène de «le cri scolaire», la maladie de la « grippe bavière », le dialogue «inter-togovilain», la signature de l’Accord «grammatical» global, la formation du gouvernement d’union «marâtrale et copinale»…
- Le Togolais ayant le plus voyagé: «Faure-vi Vodoua», 1er sans millième
- Le meilleur batteur de tam-tam aux funérailles du « père de la nation»: Le «libéro» Kpatcha 
- Le meilleur danseur aux funérailles du « père de la nation », Selom Klassou
- La meilleure menteuse sur le phénomène de «le cri scolaire », Dr Sokpoh-Dialloïque : « Fermez vos portes et fenêtres et avalez les clés…»
- Le meilleur combattant contre la «grippe bavière»: «Mbô » Kondi Agba qui a mangé en live sur  la TVT un gigot de poulet pour montrer que cette maladie n’est pas encore «à Togo ici»
- La meilleure distributrice des moustiquaires et la personnalité la plus médiatisée : Suzanavi Aho
- Le meilleur ministre zélé chargé de mentir sur la coopération UE-Togo : Gilberto von Bawara
- Le meilleur ministre destructeur des forêts togolaises : « Ici fou » Kantchatchi
- Le ministre le plus heureux: Gabi d’Anyronkopé qui s’est soustrait de la dèche et qui est reconduit grâce à sa transhumance politique
- Le mauvais «promotionneur des jeunes»: Gilbertvi «Atsuïque» qui ne fait concrètement rien pour améliorer le «contenu» du vécu quotidien des jeunes
- Le meilleur diplomate «proverbial»: «Za rit fou» Ayéva qui a battu le record en proverbes au point qu’il est abandonné par nombre de militants de son PDRien
- Le meilleur ministre utilisateur du mot «manichéen»: Arthéminus von Ahoomey-Zunu : il affectionne ce mot notre ami de la CPPutain
- L’homme le plus chanceux de l’année 2006 : Gnassingbé de Lama, le militant de l’UFCocu qui est allé au gouvernement à titre perso
- La famille la plus gâtée : Famille Aïdam : Madame, ministre des «Drôles» de l’Homme et de la «Démoclatie»; Monsieur, Directeur de cabinet avec rang de ministre
- Les meilleurs «signatureurs» de l’Accord «grammatical» global: Erico «Amer-zingli» de l’UFCocu et «Fan-barré Natch-la-barbe» du aiRPéTé qui étaient les invités surprises lors de la cérémonie du 20 août 2006
- L’homme le plus discret de l’année: Samuel «Petanque-Tchalla»
- Le meilleur «écriveur» de communiqués et déclarations, le politique le plus pétard : Fo Nico qui ne se fatigue pas de pondre des communiqués et qui a promis une guérilla au cas où on ne lui ouvrait pas la CENI
- Le meilleur «ternisseur» de l’image du Togo: Rockvi Gnass lors de la Coupe du Monde

L’oeil du magicien

Complicité autour d’un viol d’une fille de 12 ans

L’argent aveugle les hommes et les conduit le plus souvent à la dérive dans leur existence. L’ignorance du droit moderne en ce 21ème siècle et en cette ère de mondialisation et de globalisation et le conservatisme absolu de la tradition, truffé de pratiques indécentes induisent des êtres humains dans de graves erreurs. Et les enfants, dans leur vulnérabilité en payent de lourds tributs.

Amivi, une fillette de 12 ans, de forte corpulence avec de petits seins  à peine visible sur sa poitrine en a fait les frais. Elle n’a jamais songé quitter un jour son Attitogon natal. Même après le décès de son père et malgré la galère chronique dans laquelle elle patauge comme tous autres enfants de son âge et de son village.

En effet, le cours des choses va changer par le soin de son grand-père Amétépé qui assumait la tutelle de la fillette pour qui elle est devenue une charge supplémentaire dans la mesure où son agriculture n’est plus florissante. En plus, il s’est endetté jusqu’au cou comme bon nombre de Togolais.

Ainsi, en lieu et place des transactions habituelles entre le grand-père et M. Youssouf, 52 ans et commerçant résidant à Sagbado (banlieue de Lomé), c’est Amivi l’orpheline qui fait l’objet des discussions. Puisque le commerçant avait déjà une visée macabre sur la petite qui a l’habitude d’accompagner son grand-père dans ses courses. Comme une plaisanterie, les deux hommes s’accordent du mariage de Amivi sans le consentement de l’intéressée. De nos investigations, il ressort quelque part que le vieux Amétépé a contracté une dette envers M. Youssouf qu’il n’est plus en mesure d’éponger.

Des gymnastiques ont abouti au placement de Amivi chez M. Youssouf comme épouse. Alors que ce dernier a à son actif trois femmes. Elle fut accueillie à son arrivée dans l’une des chambres de la villa et qui a toujours servi de chambre de transit de toutes les femmes de cet homme vicieux.

C’est bien tard dans la nuit que Amivi aura connu le calvaire avec Youssouf le trapu et baraqué. Tous ses cris n’ont abouti à rien et le résultat a été la pénétration forcée de la petite fille avec toutes ses conséquences à en croire aux témoignages de la petite et des services médicaux. Amivi était encore au cours de la journée avec M. Youssouf qui a dû entre-temps prendre du repos pour certainement se revigorer. Dans la foulée, les trois femmes de M. Yossouf étaient passées apporter des «soins» à la petite et à manger à leur époux.

Après, les trois femmes vidèrent la chambre, laissant Amivi à la merci de l’homme sans foi ni loi. De nouveau, les cris stridents de l’orpheline envahirent la cour et l’écho ameute le quartier. Ainsi, les habitants ont envahi de force la cour mais sont renvoyés par les épouses et parents du sieur Youssouf sous prétexte d’un mariage en bonne et due forme. Soulignons que de bouche à oreille, une ONG a été saisie du dossier et a mené des démarches qui ont permis l’interpellation du vieux et le retrait de la petite Amivi qui, malgré les soins médicaux appropriés porte toujours les séquelles de ce viol qu’elle n’est pas prête à oublier.

De sources judiciaires, les trois femmes et le grand-père de Amivi sont interpellés pour complicité de viol. De sources proches de l’ONG qui a le dossier, Amivi aurait une grossesse. De nos investigations, il se révèle que les deux familles, celle de la victime et du présumé violeur se cachent derrière le prétexte de mariage religieux.

En attendant que justice soit rendue à Amivi l’orpheline, il urge que les parents se départissent de cette vieille pratique qui consiste à marier de force leurs filles surtout pour des raisons économiques. Car les enfants ont des droits et ne peuvent en aucun cas faire l’objet de marchandage ou de transaction.  Didier LEDOUX

Congrès de la FTF

Agbéyomé Kodjo propose une nouvelle vision pour le football togolais

L’ancien Premier ministre togolais, Kodjo Agbéyomé, candidat à la présidence de la Fédération Togolaise de Football a présenté le dimanche 31 décembre 2006 à la presse, son programme de campagne. Suite donc aux nombreux problèmes que connaît aujourd’hui la FTF, l’objectif de cette candidature selon M. Kodjo Agbéyomé est d’agir pour sauver l’essentiel et faire renaître la confiance entre les acteurs du Ballon Rond, de partir sur de nouvelles méthodes de managering, pour permettre à la Fédération Togolaise de Football d’insuffler un souffle nouveau dans l’univers footballistique de notre pays. Le candidat a également déclaré être prêt à corriger les dysfonctionnements graves constatés actuellement à la FTF. «Lorsque je serai élu président, je ne jouerai pas le rôle du Trésorier, du Secrétaire et du Conseiller à la fois. Nous ferons en sorte que chacun s’occupe sérieusement de son département pour le bonheur de notre football», a-t-il précisé.

PROGRAMME DE CAMPAGNE DU CANDIDAT AGBEYOME KODJO A  LA PRESIDENCE DE LA FEDERATION TOGOLAISE DE FOOTBALL

Le congrès extraordinaire de la FTF est ouvert pour l’élection d’un nouveau Bureau devant conduire la destinée de notre football pour un mandat de quatre années. Les conditions qui ont conduit la FIFA à décider d’écourter le mandat du bureau sortant sont connues de nous tous, et ne sont pas réjouissantes.

Il vous suffit de vous souvenir du feuilleton de la guérilla des primes à la CAN et au Mondial, de la valse des entraîneurs pour se convaincre des dysfonctionnements graves, qui ont compromis les chances des Eperviers, d’aller au bout de leur ambition.
Il devient urgent d’agir pour sauver l’essentiel et faire renaître la confiance entre les acteurs du Ballon Rond de partir sur de nouvelles bases, de nouvelles méthodes de managering, pour permettre à la FTF d’insuffler un souffle nouveau dans l’univers footballistique de notre pays.

Si je suis élu Président nous ferons un état des lieux avec tous les acteurs pour faire accoucher une nouvelle vision de la mission de la FTF plus à l’écoute des préoccupations des dirigeants des Clubs, des Ligues, des joueurs et de l’ensemble de leur environnement. Un statut du joueur togolais sera désormais défini.

Si je suis élu Président, outre l’urgence de faire adopter de nouveaux textes axés sur les standards de la FIFA, nous mettrons en place un mécanisme de gouvernance participative et une meilleure sécurisation de patrimoine de notre institution commune.

­ Si je suis élu Président nous procéderons à une réorganisation des structures de la FTF, par la création d’une Ligue Nationale chargée de l’organisation des championnats toutes catégories confondues. Cette innovation aura pour mérite de décentraliser la pratique du football au Togo.

Si je suis élu Président, nous nous attaquerons aux chantiers urgents à court terme, notamment la préparation de notre équipe cadette pour sa participation à la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations, en Mars 2007 au Togo, la CAN 2008 et la Coupe du monde 2010 pour les Seniors, sans oublier les Clubs qualifiés pour les compétitions continentales.

Si je suis élu Président, la presse locale jouera pleinement son rôle d’information et il n’y aura pas de sujet tabou. Des points de presse périodiques seront organisés pour une meilleure communication des activités de la fédération.

Si je suis élu Président, nous renforcerons les relations de partenariat avec toutes les institutions telles que l’autorité de tutelle, la CAF, la FIFA., et les autres organisations similaires. 

Si je suis élu Président, nous mènerons une campagne de sensibilisation à l’adresse des supporters, afin qu’ils soient plus fair-play quel que soit le résultat des matches afin de proscrire la violence sous toute ses formes, car elle est contreproductive. C’est la politique résultat Victime Zéro. Pour ce faire, les Clubs des supporters seront responsabilisés.

Si je suis élu Président, nous instituerons une conférence périodique des Présidents des Clubs des Ligues et des supporters, pour échanger, évaluer et identifier les goulots d’étranglement afin de prendre des mesures préventives.

Si je suis élu Président, nous construirons une relation de confiance avec les joueurs professionnels, et procéderons à la détection de nouveaux talents, à travers l’organisation du Championnat Universitaire et Scolaire. Une politique de reconversion des joueurs en fin de carrière, sera envisagée de même que l’attribution des cartes à titre gracieux, aux anciennes gloires du football pour leur présence aux manifestations sportives.

Si je suis élu Président, nous mènerons une politique active de recherche de ressources additionnelles, afin de permettre à la fédération de répondre aux besoins d’équipement en matériels et en moyens financiers des Clubs et des Ligues avant l’ouverture de chaque saison.

Si je suis élu Président, nous établirons un plan à moyen terme permettant à chaque club de disposer d’un stade aux normes réglementaires. Il devient urgent de prévoir la construction d’un stade à l’instar de celui de KEGUE dans la partie septentrionale du pays.

Si je suis élu Président, un accent particulier sera mis sur la formation des Entraîneurs, des Arbitres, des Commissaires aux matches, et de tout autre acteur impliqué dans la promotion de notre football. Cette mission sera confiée à une direction technique nationale rénovée et dotée de moyens conséquents.

Si je suis élu Président, le football féminin bénéficiera d’un soutien particulier en vue de le sortir de sa léthargie.

Si je suis élu Président, nous veillerons à ce que les médecins sportifs, les soigneurs, soient mieux aidés pour l’efficacité de leur mission.

Votre adhésion à ce programme est la clé de l’espérance du renouveau de notre football.

 

 

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