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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Mouri: As-tu entendu ce qui se passe?
Tala: Pays! Il y a quoi?
Mouri: L’heure est grave. Le temps n’est plus à la blague.
Tala: Quoi? C’est la guerre? Les envahisseurs sont venus de quel côté? Du Ghana encore?
Mouri: Non, il ne s’agit pas de la guerre. Mais, c’est grave.
Tala: C’est quoi alors?
Mouri: C’est des civils qui veulent nous embêter. On ne va pas les laisser faire.
Tala: Mais! Il y a quoi? Explique-moi correctement la «siation»!
Mouri: C’est à propos de la FTF.
Tala: Comment à propos de la FTF!
Mouri: Ils sont en train de nous arracher la présidence.
Tala: Comment? Donc le Lt-Col va tomber?
Mouri: Oui! C’est ce qu’ils sont en train de faire.
Tala: Mais, un militaire ne tombe jamais. Il faut qu’on montre aux civils que nous sommes plus «Faure» qu’eux.
Mouri: C’est justement pour cela que je vous rappelle.
Tala: Là, il faut téléphoner la FIR tout de suite. Comment! Les civils-là, ils sont des ingrats. Ils ont laissé le Lieutenant-Colonel construire, ils veulent le prendre à leur compte. Jamais! Ça ne va pas passer.
Mouri: Class! Réfléchissons bien. On doit faire une intervention rapide. Pays! Allons arrêter le vote même?
Tala: Je crois que c’est la meilleure solution. Si on réussit à l’arrêter, personne ne sera élu et le Lt-Col restera toujours et toujours président de la FTF.
Mouri: Attends un peu. Mon téléphone sonne… Ah! Tata, le fait est fait. Le Lt-Col est tombé.
Tala: Tombé même? Qu’est-ce qu’on peut faire pour le sauver?
Mouri: Non, rien n’est possible. Semble que c’est le Général «Même Même» qui organise les choses.
Tala: Quel Général a pu faire ça?
Mouri: C’est le Gal. Mémène même qui fait les choses.
Tala: Ah bon ! Lui seul?
Mouri: Non! Il semble que c’est la FIFA et la CAF qui lui ont dit de faire les…
Tala: Quelle Afiwa et quelle Kafui ?
Mouri: Non! Je dis FIFA, c’est-à-dire FTF du monde entier et CAF, c’est-à-dire FTF de l’Afrique.
Tala: Là, arrête de téléphoner la FIR. Sinon le Gal risque de nous envoyer en taule.
Mouri: Bon class! On garde le contact.

Ça va se savoir!

Du Nirvana à l’enfer

Dominique est un beau type avec sa forme svelte et son visage bien taillé. Mais il a une démesure au niveau du ventre. Au Togo, c’est l’un des signes extérieurs de l’opulence. Les complets de «mawa» qu’ils portent font de lui un gentleman. Lui-même est par nature un bouc, braguette toujours ouverte.

Mais depuis le jour où il vit Divine nouvellement installée dans le quartier d’Ablogamé, son corps fut envahi par une secousse. Cette jeune fille aux fesses moelleuses mérite vraiment son nom . Elle est toujours propre et surtout réservée. Que fallait-il alors faire pour conquérir cet «espace vital»?, se demandait souvent Dominique. En bon «tchatcheur», il essaya de la saluer de temps en temps avec un regard et un sourire d’amoureux. Ensuite, il engagea les petites conversations servant à déblayer le terrain. Par bonheur, les deux ont les mêmes goûts et les mêmes désirs. Ils adorent aussi le même genre musical: «le coupé-décalé» à l’ivoirienne. Pendant deux mois, c’était l’intro. Dominique était tellement emportée par cette créature qu’il ne voulait pas comme à son habitude brusquer les choses. Je dois aller doucement si je veux avoir cette fille, se disait-il.

Au cours du troisième mois, il lui déclara son amour. Il lui fit savoir qu’il l’aimait beaucoup et qu’il voudrait bien qu’elle soit la mère de ses enfants. Les femmes, j’en ai connues de tous les goûts et de tous les âges. Mais maintenant, il faut que je normalise ma vie sentimentale et je crois qu’avec toi j’y arriverai. C’était le discours du «tchatcheur». L’unique réponse de  Divine était qu’elle avait déjà un copain et qu’elle ne pouvait pas le trahir. La réponse standard des femmes hypocrites. Dominique rebondit et lui fit savoir qu’il n’y trouvait pas d’inconvénient. Comme je t’aime, je pourrais encore attendre, capitula-t-il.

A partir de ce jour, Dominique évitait au maximum Divine. Il ne la saluait que de loin. Cette situation mettait mal à l’aise la fille. Un soir, elle l’apostropha : Pourquoi tu m’évites ces derniers temps? La réponse de Dominique ne s’était pas fait attendre. Je ne veux pas te créer des problèmes avec ton petit ami. Toi aussi, il ne te fera rien, rectifia-t-elle. Il osa et la saisit par la main. Divine ne broncha. Est-ce que tu veux qu’on soit ensemble? Elle était coi. L’arbre était en train de tomber dans ce quatrième mois. Le premier rendez-vous fut pris sur ce même soir.

A 20 heures, Divine débarqua chez Dominique qui l’attendait de couilles fermes. Elle s’était embaumée d’un parfum envoûtant. Le jeans pantalon qu’elle portait fait transparaître ses deux masses arrière. Dans la chambre du futur «gnocotteur», ça jouait «Wolosso», un «coupé-décalé» ivoirien axé sur la pornographie. Le rythme qu’elle adore était là ainsi que son accompagnateur. Toutes les conditions étaient remplies pour une opération de jambes en l’air digne de ce nom. Subitement, le vicieux plongea son doigt dans la fente de Divine. Zone chaude et humide. Il la fouillait comme un archéologue en plein travail en Egypte. Puis on ne savait pas comment ils s’étaient pris pour se défaire de leurs habits. Dominique est un champion de la position «tirer debout». Il demanda à la fille d’accrocher ses deux mains au bout d’un des fauteuils, se chaussa, se plaça derrière elle et la pénétra d’un  coup sec. Il lui asséna sans ménagement des coups de hanche. Plus fort, encouragea-t-elle. Tout à coup, Dominique se cala. Il ne pouvait plus revenir après cette entrée. Il s’était déchiré au niveau de la cuisse droite. Il a fallu des efforts surhumains de Divine avant qu’il ne se retire d’elle. Dominique n’avait ouvert les yeux qu’après un traitement intense dans une clinique du quartier.  Tonton Z

Lutte démocratique au Togo, véritable parcours de combattant

Le processus démocratique enclenché depuis 1990 au Togo a été marqué par beaucoup d’événements malheureux. L’attaque de la Primature en décembre 1991, l’attentat de Soudou en mai 1992, le lâche assassinat de Tavio Amorin en juillet 1992, la répression sanglante des manifestations pacifiques de Fréau Jardin en janvier 1993, le député du CAR brûlé dans sa voiture en 1994 sont encore vivaces dans les esprits. Même les élections qu’a connues le Togo sont soldées par des violences inouïes. La présidentielle de juin 1998 qui a vu le RPT opérer un hold-up électoral a été à l’origine de quelques manifestations de contestations qui ont été vite étouffées par la soldatesque. Tout le monde a en mémoire le rapport d’Amnesty International qui fait état d’une centaine de corps rejetés par la mer. Les législatives annoncées à l’issue de l’Accord cadre de Lomé pour remplacer les présidentielles n’ont pas été organisées dans des conditions acceptables. Conséquence, l’opposition a boycotté les législatives de 2002 après s’être vainement fait entendre. La présidentielle de juin 2003 qui a permis à Eyadéma de rempiler a été aussi marquée par des fraudes massives et des mouvements de contestations. C’est le même scénario qui a été réédité lors de la présidentielle d’avril 2005.

Durant tout ce processus difficile, certains Togolais ont trouvé la mort ; d’autres sont portés disparus ; d’autres encore ont pris le chemin de l’exil. Que sont devenus les Salifou Moutairou, Agbessi Kouma, Comlan Coba Monique, Akobi Laure, Kponton Koffi… qui ont toujours pris une part active aux manifestations des partis de l’opposition. Sont-ils fatigués de continuer la lutte politique surtout que d’autres enjeux attendent les Togolais au cours de cette année 2007?  L.H.

Droits de l’homme   

A quand la prestation de serment des membres élus de la CNDH?

Rien ne se passe normalement au Togo, pays de nos aïeux. Le Togo tend à être un pays modèle en violations des textes.

Parmi les 22 engagements souscrits par le gouvernement togolais dirigé par Koffi Sama, l’auteur du terme «Catastrophe nationale» et sous la présidence du Général Eyadéma, il y avait la reforme de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Il y a déjà bien longtemps que devant Romano Prodi qui présidait la Commission Européenne, que le gouvernement, sous pression et quémandant la reprise de la Coopération, avait accepté de mettre tout en œuvre pour faciliter les conditions d’un Etat de droit et du respect des Droits de l’Homme dont le déficit et les violations constantes ont amené l’Union Européenne à suspendre la coopération économique.

Parmi ces engagements, ou déclarations de bonne intention, il y avait donc la reforme et la redynamisation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme qui, sous le sieur Gnondoli, Magistrat, qui n’a jamais siégé dans une affaire au Tribunal, était devenue une institution vide et sans aucune crédibilité, mieux une caisse de résonance du pouvoir «gnassonial» en matière des droits de l’homme.

Pour faire croire à la communauté internationale qu’on prenait au sérieux la reforme appelée de tous les vœux par les militants des droits de l’homme, une commission a travaillé sur les nouveaux textes et réalisé des reformes substantielles quant à la mission, la composition et le fonctionnement de la Commission.

Suivant les dispositions de l’article 3 de la loi du 19 novembre 1996 modifiées par la loi de 2005, «la commission est composée de dix sept (17) personnalités élues par l’Assemblée nationale à la majorité absolue de ses membres en raison de leur probité morale, de leur indépendance d’esprit, de leur expérience dans leur domaine respectif et de leur intérêt pour les droits de l’homme».

Ainsi à l’approche d’une mission de l’Union Européenne, on a poussé les divers corps ou organisations à désigner leurs représentants et en août dans un tapage médiatique, les 17 membres ont été élus par la représentation nationale au cours d’une séance plénière. Le Président de l’Assemblée Nationale  «ce béni des dieux», Abass Bonfoh, s’est félicité du choix porté sur les nouveaux membres élus dont l’engagement pour les droits de l’homme, la probité et la compétence ont été salués et ont été déterminants dans leur choix.

L’opinion publique qui a pris connaissance de la liste des nouveaux élus s’est réjouie du fait que des personnalités connues pour leur engagement pour les droits de l’homme aient été élues et avait nourri l’espoir qu’elles feraient oublier l’époque noire qu’a connue la CNDH sous Monsieur Gnondoli devenu aujourd’hui fonctionnaire de l’ONU à Bujumbura (Burundi).

Mais l’euphorie et l’espoir qu’a suscités cette élection seront malheureusement de courte durée car les vieux démons des calculs mesquins, politiques et tribalistes vont reprendre le dessus.

Alors que les membres avaient été convoqués à prêter serment le 21 août 2006 à 9 heures, on leur fit comprendre que la cérémonie est différée sans qu’aucune raison n’ait été donnée et depuis lors, silence total.

Les démarches que nous avons entreprises auprès de l’Assemblée Nationale ou du Ministre Chargé des relations avec le Parlement et les Institutions, Monsieur d’Almeida d’abord puis Maître Abi Tchessa ne nous ont pas permis de connaître les raisons de cette paralysie de la CNDH.

Or l’article 6 du règlement intérieur de la Commission stipule que «La durée du mandat de la CNDH est de quatre ans renouvelable».

«Ce mandat court à partir de la date de leur élection par l’Assemblée Nationale».

Les membres nouvellement élus eux-mêmes disent ne rien comprendre à la léthargie dont la CNDH est frappée. Certains disent que notre pays, dans sa dynamique actuelle, n’a pas besoin d’une telle situation surtout que l’importance et le rôle de la CNDH dans les grands rendez-vous qui attendent le pays, sont indéniables.

Les observateurs internationaux s’étonnent de cette situation et estiment que rien ne justifie l’hésitation du Bureau de l’Assemblée Nationale à recevoir le serment des membres élus car pendant que Monsieur Bonfoh et Monsieur Têkoe refusent de prendre leurs responsabilités et que Maître Abi Tchessa, Madame Aïdam et leur patron du gouvernement, Maître Yawovi AGBOYIBOR se cachent derrière leur petit doigt et se renvoient la balle, l’entourage du Chef de l’Etat qui tire les ficelles se frotte les mains et les anciens membres dont le mandat est terminé ne boudent par leur plaisir et se prévalent de leur titre pour bénéficier encore des avantages de la fonction.

Pourtant, dans un Etat normal où les hommes se respectent et respectent les textes et la dignité, les membres actuels de la Commission auraient pu, depuis l’élection des nouveaux membres, rendre leur tablier.

En tout cas, l’Union Européenne, l’ONU et les Organisations des droits de l’Homme doivent prendre la mesure de la léthargie dans laquelle Monsieur Abass Bonfoh et son Bureau, poussés par des mains invisibles, plongent la CNDH.

La Communauté internationale et le facilitateur de l’Accord Politique Global doivent rappeler les autorités togolaises au respect de leur engagement pour que la CNDH ne soit plus sacrifiée sur l’autel des intrigues, et des intérêts partisans et mesquins.

Le peuple, lui, attend un signe «Faure» du Chef de l’Etat qui déclare s’inscrire dans le progrès et la détribalisation des Institutions de la République. La CNDH en est une et des plus importantes! A.M.

Sans détour

Quel député pour 2007?

«La démocratie est un état où le peuple souverain, guidé par des lois qui sont son ouvrage, fait par lui-même tout ce qu’il peut bien faire, et par des délégués tout ce qu’il ne peut faire lui-même» (Robespierre, discours du 18 Pluviôse an II)

Le pouvoir législatif est l’un des trois pouvoirs chargés de réguler la vie politique, économique et socio-culturelle dans un Etat. Ce pouvoir délégué par le peuple est exercé par une Assemblée nationale, un Sénat… Au Togo, la loi fondamentale précise que «les membres de l’Assemblée Nationale portent le titre de député». C’est à juste titre qu’ils sont appelés élus ou représentants du peuple. Quand ils sont alors à l’hémicycle, ils parlent au nom du peuple et défendent leurs intérêts. Ils doivent seulement avoir à l’esprit le bonheur des populations qui les délèguent pour faire ce qu’elles ne peuvent faire elles-mêmes.

Même si la Constitution togolaise «toilettée» prévoit un Parlement composé de deux assemblées : l’Assemblée Nationale et le Sénat, seule la première est effective jusqu’à ce jour. Mais c’est une Assemblée nationale monocolore RPT élue suite aux législatives anticipées d’octobre 2002 boycottées par l’opposition démocratique. Pour enjoliver ce qu’on appellera plus tard «Assemblée mouton», une «opposition constructive» a été créée par le pouvoir. L’hémicycle togolais est donc devenu un lieu par excellence de la pagaille et de la comédie. Ceux que le peuple a députés, expédient les textes au lieu de les débattre sérieusement. Leur sport favori est de lever la main pour voter «pour». Ensuite, la parole est donnée à la présidente de la fameuse «Opposition parlementaire» de prononcer une allocution dans un Français à découper avec la scie. Et le tour est joué. Depuis cinq ans, il y en a qui n’ont jamais pris la parole pour se prononcer sur un sujet. L’essentiel est d’encaisser les espèces sonnantes et trébuchantes liées à leur fonction. On n’a que faire du peuple.

Quoi qu’on dise, l’«Assemblée mouton» a causé beaucoup de torts aux Togolais. C’est elle qui a «sodomisé» la Constitution de 1992, le seul acquis de la lutte démocratique. Plusieurs articles ont été merveilleusement dénaturés, mieux «toilettés» par la bande à Fambaré Natchaba pour permettre à feu Eyadèma de ne plus  «se reposer dans son village natal» à la fin de son deuxième quinquennat mais de rempiler en 2003. Le mandat de trop ! Tout compte fait, le chef de fil de ce «toilettage» n’en sera pas plus tard le grand gagnant. Il en est plutôt le grand perdant puisqu’il a été «toiletté» de la même façon par ses propres élèves. Ces députés de l’«Assemblée mouton» ont entériné le coup d’Etat du 05 février en faisant en l’espace de quelques heures du ministre Faure, député-président de l’Assemblée nationale-président de la République par intérim. Et la belle blague est qu’il continue gaillardement le mandat de son géniteur qui devrait s’achever en juin 2008. C’est ce précédent qui est à l’origine de la nouvelle trouvaille qui permet à toute personne de retourner occuper sa place à l’hémicycle une fois qu’elle perd son portefeuille ministériel. Mme Iloudjè de la JUVENTO y est depuis qu’elle n’est plus ministre.

Pour la prochaine législature, il faut de vrais élus du peuple. Des gens qui soient à même de lire et de comprendre les textes avant de les voter. Des gens qui ne visent que l’intérêt du peuple. Les enjeux qui attendent la prochaine législature, sont de taille et il est impérieux que tous les partis positionnent des candidats efficaces et utiles. Qu’on évite de peupler l’hémicycle où le sort de tout un Etat est décidé par des liseurs de motions, des anciens animateurs, des muets analphabètes, des histrions, des jongleurs… Plus d’«Assemblée mouton» au Togo! Zeus AZIADOUVO

Interview dans Jeune Afrique

Faure ouvre une brèche à la récidive de la violence

Les Togolais se rappellent certainement l’interview qu’avait accordée Faure Gnasisngbé au confrère panafricain «Jeune Afrique» dans son édition n°2398-2399 du 24 décembre 2006 au 06 janvier 2007. Certains de ses propos reviennent sans cesse à la mémoire et créent une intrigue, une inquiétude légitime chez les togolais dans ce contexte de dynamique électorale enclenchée depuis la signature de l’Accord politique global le 20 août 2006. Lesdits propos pourraient paraître anodins, comme de ces milliers  d’autres que tient un politique ; mais lorsqu’ils se trouvent tenus par un politique qui est au-devant d’un clan qui n’a jamais envisagé l’alternance et qui préside désormais aux destinées de cinq millions d’âmes, il y a de fortes inquiétudes à nourrir surtout devant l’imminence du scrutin législatif du 24 juin 2007.

La phrase de trop
«Si c’était à refaire?» était la question qui avait été posée à Faure Gnassingbé, après qu’il a fait l’apologie de sa montée au pouvoir qui ne s’était pas faite en douce. Et à celui qui est censé incarner un «esprit nouveau» de lâcher: «Je le referais. Même si je déplore les violences qui, hélas, ont assombri le processus de transition de février à avril 2005» et de tenter de justifier l’acte en ces termes: «Si je n’avais pas répondu présent à l’appel que les forces armées, puis l’Assemblée nationale m’avaient lancé, le pire était presque sûr».

Le hic
En rappel, les violences électorales d’avril 2005 avaient coûté la vie à près d’un millier de compatriotes et jeté plus de 50 mille autres sur le chemin de l’exil. Ces violences ont été savamment orchestrées pour simplement assurer le pouvoir au clan Gnassingbé. Aujourd’hui, on est à environ dix huit (18) mois de ces événements tragiques et les plaies semblent se cicatriser à la faveur du processus de décrispation amorcé depuis l’enclenchement de pourparlers intertogolais en avril 2006, la preuve étant la présence de membres de l’opposition traditionnelle au gouvernement. Mais s’il faut louer une paix retrouvée qui est « à mettre à l’actif de tous » comme lui-même le déclarait à l’occasion de la présentation de vœux de nouvel an à la nation, reconnaître qu’il y a un «apaisement» et que «le Togo est désormais en paix et sans doute plus uni qu’il ne l’était» et déclarer quelques secondes après qu’il se tenait prêt à récidiver tout ce scénario macabre, il y a péril en la demeure. Surtout qu’une autre échéance électorale, et non des moindres approche à grands pas : les législatives du 24 juin prochain.

L’intrigue
La grosse énigme est la suivante : Faure Gnassingbé et le RPT pourront-ils accepter une quelconque victoire de l’opposition traditionnelle à ce scrutin? Ne se ressourceront-ils pas une fois de plus dans la violence pour assurer au RPT une mainmise totale sur le pouvoir? L’enjeu est de taille autour de ce scrutin.

Silence coupable des opposants
Nombre de Togolais se déclarent surpris par l’attitude attentiste des leaders politiques et nommément ceux de l’opposition traditionnelle devant des déclarations d’une aussi grande gravité. Ces déclarations ont été faites depuis plus de deux semaines mais les opposants traditionnels ne réagissent pas.

Qu’est-ce qui peut bien justifier un tel mutisme de Gilchrist Olympio, Léopold Gnininvi et Yawovi Agboyibo? Les deux derniers se taisent-ils au nom de la prétendue solidarité gouvernementale? Ce faisant, c’est accorder leur caution tacite au clan Gnassingbé, leur aval à se ressourcer dans une violence éventuelle. Ils ont le devoir d’attirer l’attention du peuple togolais et de la communauté internationale sur cette brèche ouverte à la récidive.

Qui ne dit rien consent, dit-on. Et l’acte honorable posé par François Boko le 22 avril 2005 pour éviter de cautionner le plan de massacre établi par le clan Gnassingbé devrait les inspirer.

Les Togolais ont commencé à croire à la dynamique nouvelle incarnée par Faure Gnassingbé. Ce serait à tout son honneur qu’il revienne sur ces déclarations. Le temps joue encore en sa faveur. TINO Kossi

Méfiance au sommet de l’Etat

Jean Codo, un escroc béninois qui tente de séduire Faure
           
Pendant le long règne du Général Gnassingbé Eyadèma, on voyait les détrousseurs et les escrocs de tout acabit défiler dans la savane de Lomé 2 (résidence privée de l’ancien président). Des gens qui ne valent même pas un clou dans leur pays s’affublent des titres mirobolants aux fins de bénéficier de la magnanimité légendaire du Général-Président. A l’époque, «bitosards» (affairistes maladroits) étrangers et liseurs de motions se disputaient les petites parcelles de Lomé 2. Mais depuis le 05 février 2005, les choses ont changé et les liseurs de motion sont obligés de se décarcasser avant de joindre les deux bouts. Par contre, les «bitosards» étrangers n’en démordent pas et tentent de séduire le chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui entend rassurer la communauté internationale. Parmi ces vendeurs d’illusions, on retrouve le Béninois Jean Codo, ex-Conseiller de l’ancien président Mathieu Kérékou. Bien qu’impliqué dans beaucoup d’affaires d’escroquerie dans son Bénin natal, le sieur Codo voudrait se mettre aujourd’hui au service du chef de l’Etat togolais. Pour y arriver, il a commandé un article promo dans les colonnes de notre confrère «Aube Nouvelle» N° 32 du 03 au 17 novembre 2006.

Jean Codo, «l’expert béninois»
«Normalisation entre le Togo et ses partenaires: Le Béninois Jean Codo soutient la diplomatie togolaise», titre notre confrère «Aube Nouvelle» qui fait remarquer que «Le déploiement de cette diplomatie active et agissante est soutenu par des personnalités tant européennes qu’africaines». Pour lui, le sieur Codo, expert en hôtellerie et en développement du tourisme est parmi les grands Africains «épris de solidarité entre les peuples» qui soutiennent le Togo. Il est raconté qu’il a longtemps exercé en France avant d’être rappelé au pays par l’ancien président du Bénin, Mathieu Kérékou qui le nomma Conseiller. Et c’est là qu’il «a acquis une grande expérience en diplomatie et a pu cerner les défis et enjeux de la normalisation des relations de coopération entre le Togo et ses partenaires, notamment l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et les Institutions de Breton Wood telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale». En plus, le fameux «expert béninois» ne cesserait, à chaque rencontre avec ses hôtes et autres hommes d’affaires, de vanter les progrès réalisés par les nouvelles autorités togolaises en matière de démocratie et des libertés. «Il fait sien, le proverbe selon lequel «lorsque la case du voisin brûle, on doit l’aider à éteindre le feu». A l’image du diplomate algérien Mohammed Dembri qui a été décoré par l’ancien président feu Gnassingbé Eyadèma pour sa contribution au classement définitif du dossier Amnesty International/Togo, M. Jean Codo participe par lui-même et par son équation personnelle à soutenir la diplomatie togolaise dans la recherche des moyens pour le retour plein et entier des bailleurs de fonds afin que l’épanouissement  de l’économie et de la population togolaise soient un gage ou un socle solide pour la paix et la justice sociale au Togo», ajoute le confrère. Sur toutes les lignes, on a affaire à des jolis mots tendant à suborner ses interlocuteurs. Mais in fine, tout ceci n’est que masque.

L’escroc Jean Codo
Celui qui voudrait apporter le bonheur aux Togolais est un homme souillé dans son pays. Il est cité dans nombre d’affaires louches. «Faux et usage de faux: Jean Codo et un Français soutirent 26 millions à Adjovi Séverin», titre notre confrère béninois «Le Matin» du mois d’août 2006. Le journal rapporte qu’avec la complicité d’un député européen qui répond du nom de Michel Skabronkay, Jean Codo, ex-conseiller à la présidence de la République du Bénin, «et ses complices ont disposé de viles stratégies et surtout des échéances électorales» pour escroquer M. Adjovi Séverin, homme politique béninois. «Comme tout candidat honnête et à la recherche de débouchés, le présidentiable Adjovi Séverin s’est intéressé à la proposition de Jean Codo. Cette proposition bien réfléchie et composée par le métronome Jean Codo doué dans les affaires d’escroquerie a pour objectif d’aider le candidat à briguer le fauteuil présidentiel. Il s’agissait pour Jean Codo et le député français d’introduire M. Adjovi Séverin auprès du président Jacques Chirac afin de lui faire bénéficier du soutien du premier magistrat français», indique le journal. Devant une telle proposition, le candidat Adjovi ne pouvait que céder à l’appât et délivrer un chèque de 26 millions hormis les dessous de table. Mais à la date d’aujourd’hui, aucune audience n’a été programmée par Chirac pour recevoir le sieur Adjovi. Comme cela n’a pas porté des fruits, ils ont proposé des marchandises en contrepartie. Mais jusqu’aujourd’hui, le candidat malheureux à la présidentielle de mars 2006 «attend toujours de rentrer en possession de ses biens».

Par ailleurs, un autre journal béninois «Djakpata» N° 233 du mercredi 23 août 2006 le cite dans une autre affaire d’escroquerie qui a trait à la vente de parcelles de terre sous le titre: «A propos d’une affaire d’escroquerie portant sur une somme de 23 millions: les vérités qui confondent Jean Codo et consorts; Lire la lettre ouverte des enfants de la victime». Ici, il est accusé d’avoir escroqué une femme. Et c’est à juste titre que la lettre se termine par cette observation: «M. Codjo Jean peut-il se présenter au parquet de Cotonou? Il saurait très bien que d’énormes dossiers de malversations l’y attendent».

C’est donc cette personnalité qui veut « soutenir » la diplomatie togolaise et amener le Togo à renouer avec ses partenaires. Le sieur Codo qui incarne le paraître au Togo, est un escroc patenté dans son pays le Bénin. Vigilance donc dans le camp de Faure Gnassingbé. R. Kédjagni

Hausse des prix des boissons

Certains bars escroquent les consommateurs

Ça c’est grave!
C’était avec des pincements au cœur que les consommateurs togolais ont appris la hausse observée sur certains produits BB. Cette décision qui concerne les bières telles Eku, Guinness, Flag et Castel prenait effet à compter du mardi 02 janvier dernier et était prise de commun accord entre la Direction Commerciale de la Brasserie BB de Lomé, la Direction du Commerce Intérieur et du Contrôle des Prix et le Secrétariat Général du SYNTRESDEBOISTO (Syndicat des Tenanciers de Restaurants et de Débits de Boissons du Togo)

Les consommateurs en ont encore au travers de leur gorge et sont indignés car la Brasserie ne cherche pas à donner suite au fameux dossier d’Awooyo contenant un scorpion en décomposition qui cause des dommages à un consommateur du nom de Balalina Madjumata Jean Yves.

Mais comme si cela ne suffisait pas, des tenanciers de bars de débits de  boisson profitent eux aussi de cette augmentation pour arnaquer les consommateurs. Chacun s’établit de nouveaux tarifs sur les boissons. Pour la grande bouteille de Guinness portée officiellement à 825 F soit une augmentation de 25 F, nombre de buvettes la revendent à 900 F. Des hausses sont également observées sur les autres boissons. Au lieu de 550 F, la grande bouteille d’Eku est vendue aux clients à 600 F, de même que la bouteille du Castel. Quant à Flag, elle est vendue à 550 F.

Pire, ces revendeurs profitent de la situation pour augmenter exagérément les prix d’autres boissons qui ne sont même pas concernées par la décision d’augmentation. Ils vendent désormais la bouteille d’Awooyo à 600 F et même des sucreries comme Cocktail de Fruit à 400 F.

C’est l’occasion d’interpeller les autorités sur cet état de fait et les restaurateurs à ne concéder les augmentations que sur les boissons visées par cette décision officielle. «Liberté Hebdo» se fera le devoir de citer nommément des débits de boissons qui se livrent à cette escroquerie qui ne devrait pas rester impunie. Ces bars et buvettes sont donc avertis. Affaire à suivre. L.H.

Libertinage

«Faure-vi» et ses discours flatteurs
Le lundi 08 janvier dernier, «Faure-vi Vodoua» a prononcé son énième discours flatteur et mielleux. C’était à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux des représentants d’organisations internationales et des membres du corps diplomatique accrédité au Togo. Si le doyen du corps diplomatique a été bref dans son intervention en souhaitant une bonne année au peuple togolais et en félicitant les autorités «togovilaines» pour l’hospitalité légendaire qui leur est réservée au Togo, «Faure-vi Vodoua», lui, n’a pas fait les choses à moitié.
Il a prononcé un discours pluri-kilométrique à faire dormir debout. A force de se tenir debout et de l’écouter, certains diplomates avaient tellement mal aux pieds qu’à un moment donné, ils avaient envie de s’asseoir. Passons!

Ce qui intéresse est le contenu du discours de «Faure-vi Yesu». A l’entendre, on dirait qu’il n’est pas à «Gnassingbéland» et n’est pas au courant de tous les problèmes qui minent la CENI.

«… La quasi-totalité des 22 engagements a été réalisée et ceux que nous avons pris en complément le sont également… L’accord politique global a jeté la base d’une franche collaboration entre les acteurs politiques de notre pays. Permettez-moi de vous réaffirmer mon engagement à faire des élections législatives à venir un rendez démocratique. Chaque Togolaise et Togolais pourra s’exprimer librement pour l’instauration de la paix au Togo», a-t-il déclaré. Entre nous, ce n’est pas le RPT et ses satellites qui font les pieds et les mains à la CENI pour que les cartes d’électeurs ne soient pas munies de photo ? N’est-ce pas pour frauder les élections qu’ils refusent cela ? Si Faure a vraiment la volonté d’organiser les élections transparentes, pourquoi ne rappelle-t-il pas à l’ordre ceux qu’il a lui-même envoyés à la CENI ?  Lorsque le dernier des sages de Kolokopé a entendu son discours, il a tourné mille fois la tête et a dit ceci: «Faure-vi croit qu’il flatte quelqu’un. Il se trompe. Le peuple togolais a découvert depuis le congrès passé du RPT son vrai visage».

La LTDH enfin ressuscitée?
Le Président de la FIDH, Me Sidiki Kaba était arrivé à Lomé le jeudi 04 janvier 2007. L’objectif de cette visite était de faire la virgule,  pardon le point de la «siation» des droits des « mongoliens », pardon des hommes à «Gnassingbéland». Il a rencontré le Bélier Noir de Kouvé, et a discuté de l’évolution politique au Togo avec lui.

Selon M. FIDH, la signature de l’Accord «Grammatical» Global et la mise en place d’un «Govimeti» (gouvernement) d’union «copinale et marâtrale» ne suffisent pas pour parler d’instauration du processus démocratique au Togo. Il faut des élections propres sans «sécurisation» de l’urne pour que le «Gnassingbéland» soit compté parmi le concert des nations «non moyenâgeuses»,  pardon civilisées du monde.Pour lui, le Togo est toujours compté parmi les pays de « l’âge de la pierre taillée». Passons! Il a également rencontré lors de son séjour à «Eyadémaville», le nouveau bureau de la Ligue Togolaise des «Désordres» de l’Homme (LTDH). C’est d’ailleurs le nouveau président,  Me Yacoubou Amadou qui a raccompagné Me Sidiki Kaba chez le PM. Lorsque l’image a été montrée à la «TiVi», même les troupeaux de bêtes de Gnamassila étaient en joie. Le vieux joueur de Ludo de Adakpamé a  aussi poussé un grand soupir en regardant l’image à la télé. Il a dit qu’enfin M. «Clown-Somme» et  «Arré» Apédoh-Amah vont laisser la Ligue tranquille et permettre à la nouvelle équipe de travailler.

Rockvi le menaceur professionnel
Certains actes qu’entreprend Rockvi sont ceux d’un agonisant, de quelqu’un qui sent sa mort prochaine. Nous, on savait qu’il en était conscient et c’est pourquoi il avait laissé ses concurrents s’agiter pendant la campagne. Il n’avait même pas rendu officielle sa candidature et c’est avec problèmes de difficultés qu’il a fomenté un programme. Nous, on a eu honte pour lui d’apprendre l’incident qu’il a créé vendredi chez le président du CNOT.

Le candidat Tata Avlessi et tout son bataclan seraient allés présenter au président du CNOT leurs vœux de nouvel an et le programme du candidat de l’USM à la présidence de la FTF. Quelques instants après, comme s’il s’était informé par satellite, le Fils du Père, «Monsieur n’est-ce pas» débarqua. Il aurait été amicalement violent, selon les témoins, envers tout le monde, particulièrement envers «Le grognard». Selon la version même de ce dernier, Rockvi l’aurait menacé en des termes à peine voilés. Il lui reproche de vouloir amener le candidat Auguste Sagbo d’Agaza à se désister en faveur de Tata Avlessi. C’est ce que Rockvi n’a pas voulu voir de ses yeux. Ses propos sur Sport FM samedi dans l’émission «Temps réglementaire» n’ont convaincu que le major des débiles de l’Ecole Internationale de Zébé. Il dit s’être rendu seul chez le «gnognard», «sans escorte» et que comme tel, il ne pouvait menacer personne, qu’on ne peut pas aller comme ça menacer un Général en plus. Le «p’tit» là, il a voulu nous draguer mais nous, on a été très vigilants comme les militaires togolais qui ont «neutralisé» les «assagnants» du 23 septembre 1986. Rock, «tchoko tchoko» (qu’il pleuve ou qu’il neige) il doit partir.

Que le ministre a la comprenette difficile!
Qu’est-ce qu’on voit au juste chez des gens avant de les parachuter directeur, ministre, préfet etc? Le diplôme, le teint, la taille, l’origine ethnique, le zèle, quoi au juste? Sinon Tonton Bernado de son grand-père Walla nous a beaucoup «hon» au cours de l’émission «Temps réglementaire» sur la Radio Sport FM samedi dernier. Sinon quand on l’avait annoncé pour  l’émission de samedi dernier, on s’était mis en tête que l’éclat de l’émission sera rehaussé rien que par sa présence. Mais c’était une déception totale sur toute la ligne. Raisonnement zéro, niveau de Français prim...

Sinon, comment-est-ce qu’une autorité d’une telle envergure, qui a fait ses études «régulièrement»  puisse prétendre qu’une loi modifiée équivaut toujours à son originale? Notre «ministrard» s’obstinait tant à concevoir que le statut de la FTF de 1998 qui est une version modifiée de celui de 1994, vaut ce statut original de 1994 et que «certaines lignes» ne devraient donc pas être «exclues» à participer au vote. Les deux journalistes et le directeur de campagne du candidat Avlessi, Tonton Zepp s’étaient tués à lui expliquer la nuance mais notre ministre ne comprenait «rignin». Un aliéné psycho-ventral de notre quartier s’étonnait que le ministre ne comprenât pas ce simple truc et proposait qu’on devrait lui demander si Eyadéma Gnassingbé et Faure Gnassingbé étaient les mêmes personnages.

On a tout compris lorsqu’une source bien informée nous fit savoir que le ministre avait raté le chapitre de «logique et raisonnement» en philo et qu’il aurait fait les études «en gros». Et puis le niveau de Français là, on dirait le début d’apprentissage de la langue de Molière d’un Vietnamien…

Quand «Eau potable» devient vidange
Ce problème de vidange là commence à emmerder sérieusement les «zotorités» municipales. Les vidangeurs, selon les infos, déverseraient les «produits finis», c’est-à-dire les eaux usées, les cac… liquides «gnê importe où». On cite par exemple le cimetière de Bè Kpota, le domaine de Lomé II et le Campus de Lomé. La résurgence de ce problème nous a aussitôt rappelé une histoire. Savourez vous-même.

C’est un gars qui, pour s’assurer le minimum vital, s’est acheté un camion citerne. Il en usait pour vendre de l’eau potable au temps de la pénurie d’eau. Il était écrit sur le camion «Eau potable» et le gars était reconnu sous ce nom. Ses voisins profitaient même de ses largesses car chaque soir, après sa journée, il ramenait au garage à la maison le camion-citerne rempli d’eau potable que chacun venait puiser gratuitement pour ses besoins.
Un jour, il apprit par l’intermédiaire d’un ami que l’activité de vidange est plus rentable. Il changea aussitôt d’avis et devient vidangeur. Sa première journée de vidange lui était on ne peut plus bénéfique. Il était tellement demandé qu’il n’avait pas eu une minute de repos. Généralement, après une journée de vidange, on verse de l’eau dans la citerne afin de la rendre propre. Tellement fatigué, notre vidangeur du premier jour n’a pas eu le temps de faire ressortir l’eau qui devrait servir à nettoyer la citerne. Il amena en l’état son camion citerne à la maison. Comme d’habitude, un voisin, ne s’étant pas rendu compte du changement d’activité de l’ami, vint au  petit matin chercher de l’eau pour se débarbouiller, pensant y trouver toujours de l’eau potable puisque l’inscription se trouvait toujours sur la citerne. C’est quand il ramena l’eau à la lumière et qu’il vit là dedans des chenilles en train de danser qu’il se rendit à l’évidence…

Un «Pas-tort» rattrapé par son infidélité à outrance
Des comportements auxquels fait face aujourd’hui le monde prennent une allure très inquiétante. L’apparition des églises dites charismatiques qui poussent comme de petits champignons sur une terre fertile depuis le vent de l’Est qui a soufflé sur le Togo, fait voir de toutes les couleurs. C’est ainsi que de nombreux avides de gains faciles se sont convertis avec une automaticité de devenir pasteur après un court séjour de chauffage des longs bancs de fortune dans ces églises et une expédition de formation du «broaking» et de vocifération dans les pays anglophones. Malgré l’absence de leur prédisposition à ce métier qui, jadis, était consacré aux initiés, ils prennent d’assaut ce corps de métier. Ils s’autoproclament Pasteurs, Prophètes, Evangélistes et autres. C’est plutôt le lieu pour eux d’exceller dans leur ignominie agrémentée d’une bonne dose d’hypocrisie.

En effet, il s’agit du «Pas-tort» Louis Agbéss…fondateur, gérant, PDG, d’une église qu’il a créée de toute pièce à Klikamé pour extorquer des naïfs qui viennent de partout. Ce péché est moindre par rapport à son goût incontrôlable des femmes à autrui et ses sorties noctambules dans les coins chauds de Lomé. A chaque fois qu’il est surpris par des connaissances dans ces milieux, il trouve toujours des arguments sur la base de mauvaise interprétation des versets bibliques quant à dire par exemple «Jésus a déclaré à ses disciples en rentrant chez les Pharisiens, qu’il n’est pas venu sur cette terre pour les justes, mais, plutôt pour les pécheurs, c’est pourquoi j’apporte la lumière aux putes qui sont encore dans les ténèbres», pour se soustraire des critiques.

Voilà que cette nuit encore, Louis aborde sous la paillote d’un bar, une fille qu’il «tchatche», drague et le marché est conclu. Après le long couloir obscur, ils débarquent dans la chambre de passage avant qu’ils ne se découvrent tous deux. La fille de ce soir n’était autre que la supposée épouse du proche collaborateur de Louis qui, sous prétexte de veillée de prière va mener tranquillement dans ce coin sa vie de débauche, mais que les gens prennent dans leur église pour une femme vertueuse voire un ange de Dieu en service sur la terre.
Face à cette situation, ils se sont convaincus et ont pactisé avant de passer à l’essentiel qu’ils apprécient avant de se quitter. Comme la colombe et le miel, ils reviennent le plus souvent à ce même endroit pour le «gnocotage». Pour leur infliger une sévère punition, Kafui, la femme infidèle est frappée d’une grossesse de Louis. L’affaire est aujourd’hui connue des fidèles de cette église qui commencent à abandonner la barque.

FTF Appel patriotique à l’endroit des élus

Transcender leurs divergences, et parler le langage du football

Les dés sont jetés. La Fédération Togolaise de Football (FTF) a un nouveau bureau élu depuis hier. S’il est vrai que cette élection a fait couler beaucoup d’adrénaline, elle a tout de même connu un dénouement heureux. Cette issue heureuse, c’était l’élection d’une nouvelle figure à la tête de cette structure. Aujourd’hui, le public sportif peut s’estimer comblé car Rock Balakiyèm Gnassingbé, le fameux Lieutenant-Colonel, Président-Trésorier de la FTF qui a fait voir de toutes les couleurs aux amoureux du ballon rond est renvoyé à ses chères études.

Il n’y a plus donc de Rock Gnassingbé, Dobou Gerson, Kossivi Reinhardt, Raoul Adabla, Messan Attolou et compagnie. Désormais on parlera de Tata Avlessi, Gabriel Ameyi et associés. C’est la logique qui a triomphé : l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Une inquiétude naît pourtant déjà, liée à leurs petites sensibilités. On savait Winny Dogbatsè plus proche de Tata Avlessi et on s’attendait le voir élu à la vice-présidence pour que le groupe travaille en totale synergie. Malheureusement, il n’a pas été élu. Le public sportif connaît des relents de frictions entre l’élu à ce poste, l’homme de Marathana, l’honorable député  Gabriel Améyi et Tata Avlessi, le tout nouveau président de la FTF. On connaît le boss de Maranatha plus proche de Rock Gnassingbé qui est viré. Et donc déjà, les observateurs avisés redoutent des adversités, des coups de gueule, des mésententes monstres entre les deux élus. On signale déjà un scandale, créé par Améyi qui a refusé de serrer la main à Avlessi après l’élection de ce dernier.

Mais nous autres sommes instruits que lorsqu’on a la chose dans le sang, cela se sent toujours. Le public sportif togolais connaît les deux hommes très férus de la matière. L’histoire de Maranatha de Fiokpo ne saurait être écrite sans que plusieurs pages ne soient consacrées à l’honorable député Gabriel Ameyi. N’est-ce pas que le renouveau footballistique du club de Fiokpo lui est imputable? Que dire de ses investissements monstres pour la gloire des Messagers ? Maranatha peut se réjouir d’avoir un président du nom de Gabriel Améyi. Tata Avlessi est l’autre mécène. «Masseville» doit son existence à cet homme. C’est grâce à ses efforts personnels qu’il a propulsé l’Union Sportive de Masséda (USM) au firmament du football togolais en un rien de temps. Il l’a doté d’un complexe sportif enviable. Aujourd’hui, il est admis que si tous les clubs pouvaient avoir comme président Tata Avlessi, ou même  un sosie de lui, le football ne se porterait que trop bien.

Alors les deux élus, et au-delà les autres, enverront un signal fort aux amoureux du foot, en transcendant leurs divergences pour ne faire parler que leur cœur dans lequel coule une rivière commune : la passion du football. Tino Kossi

Action des Partis Politiques

Le PDP innove

A cinq mois des législatives 2007, le Parti Démocratique Panafricain vient d’enclencher une tournée auprès de ses militants de la base sur toute l’étendue du territoire national.  Du 29  décembre 2006 au 1er Janvier 2007, le Bureau national du parti était dans la préfecture de la Binah, première étape de cette tournée qui, selon un responsable du parti, s’étendra sur tout le mois de janvier.

Le PDP a choisi cette période de l’année pour rendre visite à ses militants de la base, parce que, expliquera un membre du bureau national, cela témoigne du souci réel du parti de partager avec les populations leur quotidien. Et la période  des fêtes de fin d’année est l’une des plus indiquées, continue notre source, pour témoigner aux militants  et aux populations en général, tout l’attachement du parti. Pour le leader du PDP, Bassabi KAGBARA, il est de bon ton, pour un parti qui se dit réellement soucieux du bien-être et du quotidien de son peuple, de venir passer ces genres d’instants avec sa base. «Les fins d’année sont spéciales dans la vie de tout le monde. Ce sont des périodes de fêtes. Mais la triste réalité est que ce n’est pas tout le monde qui arrive à fêter, faute de moyens. Donc le PDP a trouvé judicieux de venir partager ces instants spéciaux avec les populations et leur apporter sa modeste contribution», a déclaré le président du PDP.

Et le parti pour la cause, s’est déplacé avec des sacs de riz et des bidons d’huile qui ont été distribués aux populations dans les neuf cantons de la préfecture. Un geste du PDP qui a été très apprécié par les populations qui ont confié être de plus en plus convaincues du désir et de la volonté de sérieux de cette jeune formation politique. «C’est la preuve que ce parti est vraiment soucieux du peuple, et c’est la première fois qu’un leader politique se déplace vers nous dans cette préfecture», s’est exclamé un paysan. Le Parti Démocratique Panafricain en a profité également, pour avoir des entretiens avec les populations ainsi que les chefs de canton et de village sur leurs quotidiens dans cette préfecture. Beaucoup de problèmes ont été soulevés au cours des échanges. Des problèmes auxquels le PDP a proposé des pistes de solutions car, a déclaré le leader du parti, Bassabi KAGBARA, à l’adresse de ses interlocuteurs «nous ne pouvons que vous proposer des solutions, et ne nous pouvons vous promettre résoudre vos problèmes, car le PDP n’est qu’un parti politique et nous ne pouvons que vous aider à résoudre les problèmes et non les résoudre à votre place». «Il ne faut pas promettre l’impossible», a-t-il conclu.

Le 31 décembre, un vin d’honneur, offert par le leader du Parti,  a réuni les autorités traditionnelles et administratives, les représentants des différentes couches professionnelles ainsi que les bureaux cantonaux du PDP de la préfecture de la Binah.  L. H.

Congrès de la FTF

Tata Avléssi a été élu président

Le congrès de la Fédération Togolaise de Football (FTF) tant attendu a finalement eu lieu hier mardi 09 janvier 2007 à la Salle Concorde de l’Hôtel Corinthia 2 Février. En collaboration avec la FIFA et la CAF, la Commission Electorale Indépendante (CEI) a organisé ce congrès de la manière la plus transparente possible.

Sur les quatre candidatures enregistrées au poste du président, Tata Avléssi a ravi la vedette a ses concurrents au deuxième tour  avec 24 voix sur les 47 possibles. M. Agbéyomé Kodjo vient en deuxième position avec 14 voix, suivi du président sortant Rock Gnassingbé qui a totalisé 9 voix. M. Sagbo Auguste a été éliminé au premier du scrutin avec 2 voix.

Pour ce qui concerne le poste du 1er vice-président, on a assisté à un face-à-face entre le candidat de Gomido et celui de Maranatha suite à la démission du candidat de Sémassi de Sokodé. Là, Améyi Komla a eu raison de Winny Dogbatsè par 26 voix contre 20.

M. Boukpéssi Essoyaba de l’AS Togo-Port a été élu 2ème vice-président avec 26 voix contre 20 pour Oudanou Dobli de Foadan FC et une (1) pour Gazaro Abdel de Doumbé.
Cinq candidats se disputaient le poste du Secrétaire Général. Il s’agit de Lawson Laté, Samla Kodjo, Assogbavi Komlan, Dobou Kwadjo et Dégbovi Koffi. Au finish, c’est M. Assogbavi Komlan qui est sorti vainqueur avec 27 voix.

Sur les 7 candidats qui se sont présentés au poste de Secrétaire Général Adjoint, M. Amavi Patatou de Espoir FC de Tsévié a dominé la bataille avec 23 voix sur les 47 possibles. Au niveau de la Trésorerie Générale, ont été élus respectivement Trésorier Général et Trésorier Général Adjoint, MM. Adjété Edoé Mensan Tino avec 24 voix et Afoh Korké avec le même nombre de voix.

Et enfin, sur les 20 candidats qui se sont présentés au poste de Conseiller, cinq ont été retenus pour assumer la tâche, conformément aux statuts de la FTF. Il s’agit de Mme Téou B. Claudia, M. Kinnenon Komi Zéphérin, M. Amégnran Kodjo, M. Lawson Gallus Dovi et de Mme N’Tchougan-Sonou Akoua épse Adom. La grande surprise a été la non élection de Winny Dogbatsè qui pourrait éventuellement jouer le rôle du conseiller spécial du président élu. GLAKPE Koffi

Réaction de Tata Avlessi

«Cette victoire est celle du peuple togolais»

Je tiens à remercier tout le monde ici présent, particulièrement la FIFA et la CAF. Je pense que la victoire d’aujourd’hui est celle du peuple togolais.

Il faut faire table rase, tendre la main aux adversaires et ensemble on va reprendre tout le chantier.

Bye bye Rock Gnassingbé!
L’homme se conjuguera désormais à l’imparfait. Car depuis hier vers midi, il n’est plus Président de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Il a été balayé par l’ouragan de Masséda, «le choix de la jeunesse» Tata Adaglo Avlessi. Le big boss de l’USM l’a proprement «écrasé» au cours du vote d’hier. Au premier tour, sur un total de 47, le Lieutenant-Colonel Rock Gnassingbé, le «Président-Trésorier», plutôt l’ex s’est retrouvé avec seulement neuf (09) «minables» et «ridicules» voix contre vingt-deux (22) pour Tata et au second, il ne s’est contenté que de neuf (09) contre vingt-quatre pour l’homme de Masséda.

Pauvre Rock ! Qu’as-tu fais, toi qui «as qualifié le Togo pour sa première Coupe du Monde» pour te retrouver avec un tel score?

Fini l’amateurisme ! Fini l’impréparation ! Fini l’improvisation. Rock Gnassingbé est renvoyé à ses chars. On ne récolte que ce qu’on a semé. T.K.

Les à-côtés du congrès

Scandale à la salle Concorde

Gabriel Améyi a refusé d’embrasser son Président Tata Avlessi

A l’issue du 13ème congrès extraordinaire de la Fédération Togolaise de Football, un nouveau bureau de 12 membres a été mis en place. Ce bureau qui aura pour objectif de donner un souffle nouveau au Sport Roi Togolais a à sa tête  le président de l’USM , Tata Adaglo Avlessi suivi de son premier vice-président Améyi Komlan, président de Maranatha de Fiokpo. Cependant, la cohabitation entre ces deux hommes qui ont entre leurs mains le devenir du football togolais s’annonce déjà conflictuelle.

Tous ceux qui ont fait le déplacement de la salle Concorde de l’hôtel Corinthia 2 Février pour la circonstance ont assisté, après l’élection du président de la FTF, à une scène hors du commun.

En effet, après être proclamé président à l’issue du vote, Tata Avlessi s’est levé pour serrer la main aux organisateurs et à certains délégués qui étaient à ses côtés. C’est ainsi qu’il a serré la main au Gal Gnofame, au ministre Edoh, aux représentants de la FIFA  et de la CAF et aux membres de la CEI  qui étaient à la table officielle. Le président élu a ensuite fait un demi-tour vers les délégués où il a embrassé les candidats Agbéyomé, Sagbo. Mais lorsqu’il est arrivé au niveau de M. Améyi Komlan, ce dernier a opposé un refus catégorique à la demande de M. Tata de l’embrasser. Le nouveau président était obligé de le dépasser et d’aller serrer  la main à Rock Gnassingbé puis aux Chefs Traditionnels qui étaient installés à côté de ce dernier.

Une telle attitude est indigne d’un élu du peuple qu’est M. Améyi, pire d’un sportif qui doit rechercher le fair-play. GLAKPE Koffi

Le Ministre Edoh Agbéwonou, bon sécuriseur d’urne
Tous ceux qui ont assisté à la Salle Concorde au déroulement de l’élection du bureau de la FTF ont été admiratifs devant le travail accompli par le Ministre Edoh Agbéwanou, membre de la CEI mise en place par la FIFA pour organiser le vote. Même si cette expression à une connotation humoristique, les témoins l’ont unanimement nommé «meilleur sécuriseur d’urne».

Cette expression ramène aussitôt à la mémoire l’image du «mon pays» détalant à toute jambe, l’urne sur les épaules au cours de la «Frauduleuse» du 24 avril 2005, à des fins qu’on sait. Mais contrairement à ce militaire, le Ministre, lui, n’a laissé aucune chance aux électeurs qui seraient animés d’une envie de fraudes. Tous les votants et les candidats ont été tenus en respect et rappelés à l’ordre au moindre geste suspect. Il avait joué de manière impeccable ce rôle de gendarme et tous les témoins lui ont accordé un satisfecit total. T.K.

 

 

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