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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Bras de fer entre la FTF et son ministère de tutelle Richard Attipoé, rendre difficile la mission de Avlessi Tata 22 janvier 2007 L’information avait circulé au sein de l’opinion
nationale. Le technicien français Patrice Neveu a été retenu
pour prendre les rênes de la sélection togolaise.
Et bien, il n’en sera rien. Le contrat d’engagement
prévu pour être signé n’a pas eu lieu.
Le nouveau bureau de la Fédération Togolaise de Football
a recusé le sélectionneur français.
Les propos va-t-en guerre de M. Attipoe «Le nouveau bureau n’a pas encore pris fonction. Le nouveau bureau n’a pas encore été légitimé par l’Etat et c’est le ministre de tutelle qui doit légitimer le nouveau bureau et l’amener auprès du Premier ministre et du Chef de l’Etat. Ils n’ont pas encore pris fonction et ils contestent la décision de l’autorité. J’ai été personnellement peiné par cette attitude», a tempêté M. Attipoé. «On me parle de Keshi, on me parle d’Otto Pfister. Qui va signer le contrat de Keshi? Qui va signer le contrat d’Otto Pfister? Je leur ai dit, on verra qui signera », a rouspété le ministre. Et il va encore plus loin: «Ce n’est pas parce que l’autorité a dit qu’elle ne s’ingérera pas dans la gestion interne de la Fédération qu’elle va regarder tout faire. La récréation est terminée. Ceux qui pensent qu’ils peuvent encore dans la logique du passé s’enrichir ou utiliser l’équipe nationale, qu’ils sachent qu’ils auront en face d’eux le tigre. Cette fois-ci le tigre ne dort plus ; il a les deux yeux grands ouverts […] Je voudrais lancer un appel à la Fédération. L’orgueil tue. Puisque le choix qui a été fait ne convient pas, j’attends le nouveau choix. Je voudrais avertir la nouvelle équipe que le peuple togolais observe et que les Togolais n’accepteront plus les divagations qu’on a connues». Les férus du ballon rond ont été révoltés par les propos de Richard Attipoe, des propos qui ne sont pas de nature à amener la sérénité dans la famille du football national. Le ministre a-t-il des griefs personnels contre le nouveau bureau ? Oui, répondra-t-on sans hésiter eu égard aux écarts de langage auxquels nous avons assisté lundi à son cabinet. Le crime de lèse-majesté du nouveau président, c’est d’avoir opté pour le retour de Stephen Keshi. Une proposition battue en brèche par le ministre. Il ne fait l’ombre d’aucun doute, M. Richard Attipoe n’est pas disposé à rendre la tâche facile à Avlessi Tata. A ce train, où amène-t-on le football togolais? L’élection de la nouvelle équipe à la tête de la Fédération avait suscité une adhésion populaire et beaucoup pensaient qu’une page de l’histoire du football togolais est tournée et qu’on va se mettre résolument sur la voie du renouveau. Erreur. On retourne inéluctablement à la case départ avec un nouvel épisode du capharnaüm qui règne au sein du sport roi togolais. Ceux qui pensent que le ministre n’a pas digéré la défaite de son ami Rock Gnassingbé ont raison. Que M. Attipoe porte Avlessi Tata dans son cœur ou non, il est tenu de travailler avec lui pour le salut de notre football. A ce qu’on sache, le nouveau président de la FTF n’a pas été imposé mais il a été démocratiquement élu par les congressistes et le ministre doit respecter le choix des Togolais. Y a-t-il urgence à signer vaille que vaille le contrat avec le technicien français ce lundi? M. Richard Attipoe pourrait prendre son mal en patience, attendre un peu que le nouveau bureau soit légitimé comme il le dit et ensemble ils accorderont leur violon sur le choix du sélectionneur. On donnera raison au ministre si le contrat avait été signé avec Patrice Neveu bien avant la mise en place du nouveau bureau. On serait sur la même longueur d’onde que lui. Après tout, le ministre n’a pas de bilan à présenter dans quatre ans. C’est la nouvelle Fédération qui aura des comptes à rendre aux Togolais et à ce point de vue, elle a un droit de regard dans le choix du recrutement de l’entraîneur. M. Richard doit savoir mettre de l’eau dans son vin. Les problèmes ne peuvent pas se régler sous l’effet de la colère et encore moins par un diktat. Comme il l’a su bien le dire, «la récréation est terminée» et le peuple togolais ne veut plus d’un dictateur à la tête de son sport-roi. Médard A.
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