|
|
|
|
|
Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Dossier du pétrole off-shore au Togo Après le pétrole Panou, aujourd’hui c’est le pétrole Gnininvi 26 janvier 2007 Les Togolais se rappellent certainement ce qu’il urge d’appeler «le pétrole off-shore de Koffi Panou». C’était en 1999, au cours d’une édition du journal télévisé de 20 heures sur la TVT que l’information est tombée. Dans une communication spéciale, feu Koffi Panou annonçait, sourire aux lèvres la probable présence au large des côtes togolaises de gisement de pétrole off-shore. C’était l’époque des récupérations politiques de tout évènement heureux et les Togolais n’y avaient pas accordé grande importance, surtout venant de la bouche d’un des griots du clan Gnassingbé. Mais de nos jours, on est aux portes de la quasi certitude car on en sait un peu plus sur le dossier. Entre-temps, une société internationale Hunt Petroleum était chargée de faire des prospections. Des techniciens nationaux ont aussi effectué des travaux qui s’avèrent prometteurs et l’espoir est permis de trouver du pétrole dans les eaux territoriales togolaises comme le confirme le Directeur des Mines et de l’Energie: «La situation togolaise est telle que techniquement parlant, tous les paramètres contribuent effectivement à se donner l’espoir de trouver du pétrole au Togo. D’autant plus que le Nigeria à côté qui est l’un des producteurs en Afrique de l’Ouest fait partie justement d’un ensemble technique où on a trouvé du pétrole dont le bassin ouest-africain (dont fait partie le Togo).Donc tout espoir est permis». Aujourd’hui des actions concrètes sont entreprises pour son exploitation. C’est ainsi que sous l’impulsion du Professeur Léopold Gnininvi, Ministre de l’Energie et des Mines, un contrat vient d’être signé entre l’Etat togolais et la société de forage Oranto International. Au terme du contrat qui court jusqu’en janvier 2009, la société devra réussir à faire un premier forage. « Avec ce nouveau contrat s’ouvre une nouvelle période pour nous », déclarait le Professeur. Oranto International dispose de 24 mois pour faire jaillir du pétrole. Croisons les doigts et prions que cette nouvelle tentative soit la bonne. L.H. Au cœur des «Mon Pays» Assi: Class! Tu
as eu les nouvelles de Tsévié? Ça va se savoir! La vengeance (1) Il se passe beaucoup de choses aux abords des marchés. La crise aidant, les nantis se croient tout permis à tel point qu’ils tentent le plus souvent d’aller au-delà de leurs moyens. C’est ainsi que M. Jean, affectueusement appelé «Fo John», de la soixantaine d’âge qui tient un commerce à côté du marché d’Akodesséwa, s’est lié d’amitié avec Carole, une jeune fille de vingt ans, habitant le même quartier à proximité de l’établissement «John et F…». Comme ces nombreux pépés, Fo John est un grand coureur de jupons et surtout spécialiste des «faiseuses de santé», c’est-à-dire des jeunes filles dont la tranche d’âge est comprise entre 18 et 20 ans. Il ne rate jamais sa cible du moment où le «gondon» (argent) et autres biens matériels ne font pas défaut chez lui. Il s’est même substitué au papa bonheur du coin dans ses largesses à l’endroit des filles qui le caressent dans le sens du poil pour avoir du foin. A cause de ce comportement, il est devenu l’ennemi juré des garçons à qui il arrache leurs «gonzesses» dont l’avidité pour le gain facile est criarde. Dans sa logique de celui qui change fréquemment de filles, Fo John tomba l’après-midi de la Saint Sylvestre sur Carole alors qu’il était encore assis à la devanture de son magasin comme à l’accoutumée. Carole la redoutable «absorbeuse» que craignent les jeunes de son quartier ne trouva aucun inconvénient à être la maîtresse d’un pépé qui a au moins de quoi la satisfaire financièrement et matériellement. Sur cet accord de principe, Fo John très emballé par la beauté angélique de Carole et pour lui témoigner sa générosité, mit la main dans la poche et lui tendit cinq billets violets, tous claquants contre deux bisous frais sur ses joues. Le rendez-vous était pris pour cette même nuit. Mais au finish, il dut passer une nuit blanche même s’il s’était contenté des bisous frais qui continuaient de lui glacer indéfiniment ses joues presque enfoncées par le fait que certaines dents sont sautées. Trois jours après, Carole pointa de nouveau son visage beaucoup plus badigeonné que la première fois. Elle était dans une tenue de star. Après quelques mots d’excuses accompagnés du passage des doigts fins sur le corps du pépe, ce dernier fut de nouveau endiablé avec un nouveau rendez-vous. Il n’hésita pas à faire comme la dernière fois. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le pauvre pépé était de nouveau laissé en lapin.. Mais cette fois-ci, elle eut la présence d’esprit d’appeler son homme providentiel pour lui présenter ses excuses et promit que le lendemain, s’il pleut ou s’il neige, elle serait à ses côtés. Promesse tenue cette fois-ci, rendant fou de joie Fo John. Il ferma rapidement son magasin et prit dans sa voiture la go en direction d’un hôtel de la place. Une cassette de Julio Iglesias envoya de suaves chansons consistant à réveiller les «esprits sentimentaux»: «En amour, il faut toujours un perdant. Moi, j’ai eu la chance de gagner souvent…». Après quelques toasts dans le hall, le couple heureux se retrouva dans une chambre apprêtée pour la circonstance à la demande du pépé. Carole, pour cacher au vieux dans un premier temps son professionnalisme en la matière, affichait une hypocrisie. Tous deux nus comme Adam et Eve, Fo John fut le premier à se jeter sur le lit très spacieux. Malgré son désir de posséder cette petite créature, il resta faible en bas. C’est ce qu’avait constaté Carole lorsqu’elle alla se coucher auprès de son pépé magnanime… A suivre. Tonton D Sans détour 31ème Sommet de la CEDEAO pour quels résultats? «Beaucoup d’intellectuels sont dans les gouvernements, beaucoup d’intellectuels sont à l’origine des idéologies destructrices du continent africain. Beaucoup d’intellectuels sont les commis voyageurs des tyrans, des barbares qui nous ont ruinés, déchirés, en 50 ans d’indépendance. Le vrai problème de l’Afrique c’est l’intellectuel africain» (Tierno Monénembo - écrivain nigérien) La 31ème session ordinaire de la fameuse Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue vendredi dernier dans la capitale du « pays des hommes intègres ». Mais malheureusement, parmi les onze chefs d’Etat qui ont pris part à ce sommet - deux pays s’étant fait représenter alors que les chaises des deux autres étaient vides- seuls les N°1 de notre voisin de l’Est et du Libéria pouvaient se prévaloir du titre d’«homme intègre». Les autres sont des malgouvernants, des dictateurs qui ont horreur de l’alternance, des champions dans la violation des droits de l’homme, des «mal élus»… Les uns se sont engouffrés dans leurs vestes alors que les autres se sont embourbés dans leur basin trois pièces. C’était pour parler de transformation du secrétariat de la communauté en commission, l’élection d’un nouveau président en exercice, les blocages de la crise ivoirienne et le développement. Mais au finish, rien de concret à mettre à leur actif. Sur le premier point, il est question de la mutation du secrétariat exécutif de la Communauté en commission présidée par le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas. Celui-ci est épaulé par un vice-président et sept commissaires qui ont prêté serment au Sommet de Ouagadougou. Une photocopie conforme de la Commission de l’Union Européenne. Mais ici le Ghanéen qui a toujours montré qu’il est un porteur de sceaux et de valises de tous ces tyrans, et sa bande ne sauraient rien changer. Par exemple, ce n’est pas un Compaoré embêté par l’affaire Zongo ou un Toumani Touré éclaboussé par l’«ATT-cratie» qui accepteraient se faire juger par la Cour de justice qui est créée. C’est une énième comédie des nègres. Une nouvelle trouvaille des «intellectuels tarés» pour entretenir le mirage. En plus, ce sommet a été marqué par l’élection d’un nouveau président en exercice en la personne de Blaise Compaoré en remplacement du Nigérien Mamadou Tandja qui a cautionné la frauduleuse et les violences d’avril 2005. Pour la crise ivoirienne, ils n’ont pris aucune décision courageuse. Ces chefs d’Etat dont certains sont parties prenantes dans la guerre ne pouvaient que saluer l’initiative de Gbagbo d’engager un dialogue avec les Forces Nouvelles. En outre, ils ont dépêché une délégation au chevet d’un Lansana Conté finissant qui fait face depuis quelques semaines à des mouvements sociaux très violents. Sur un autre plan, l’intégration sous-régionale n’existe que dans la tête de nos dirigeants. Elle n’est ni vécue ni partagée par les populations. La libre circulation des biens et des personnes n’est réalité que dans les cahiers des élèves. Elle n’existe pas dans les faits. Et à Ouaga, on n’a prévu que la création d’unités pilotes pour résoudre les tracasseries policières et douanières. L’autre belle blague est l’idée de la mise sur pied d’une monnaie commune sous-régionale. Les pays de l’espace francophone qui dépendent du trésor français s’y opposeront. Puisque l’accepter c’est signer la fin de leur pouvoir mal acquis. Zeus AZIADOUVO Réaction du gouvernement ou de la présidence au rapport d’AI? Edem
Kodjo dans le rôle de liseur
professionnel de motion Intitulé «Je veux savoir pourquoi on a tué mon fils», le rapport demande surtout au gouvernement togolais d’assumer ses responsabilités pour traduire devant les tribunaux les auteurs et les commanditaires de cette tragédie et mettre un terme à l’impunité qui fait le lit du mal togolais depuis plusieurs années déjà. Le pouvoir togolais qui avait demandé le report de la publication du document pour formuler des observations, a fait parvenir le 11 décembre 2006 à Amnesty International un courrier de douze pages portant les griffes de M. Edem Kodjo pour démonter le rapport d’AI. Se mettant dans le rôle parfait des liseurs professionnels de motion, M. Edem Kodjo, fait récemment ministre d’Etat à la présidence par Faure Gnassingbé, s’en prend à Amnesty International et émet des réserves sur le contenu du rapport. Pour le président de la CPP, «ce qui paraît être militaire de façon ostentatoire, constitue bien souvent des subterfuges utilisés par des groupes de voyous pour influencer le jugement des victimes (vêtements, armes, parfois véhicules camouflés ou plaques d’immatriculation falsifiées»). M. Edem Kodjo s’érige en avocat du diable des éléments des forces de sécurité alors que celles-ci ont été indexées dans les différents rapports des organisations de défense des droits de l’homme (ONU, FIDH…) comme étant les principaux responsables des massacres d’avril 2005. Le ministre d’Etat à la présidence après s’être interrogé « sur les vraies motivations de ce rapport et le moment choisi pour sa médiation », estime que le document « ne paraît pas de nature à consolider le processus en cours mais au contraire à troubler la paix qui prévaut dans le pays et la sérénité qui entoure actuellement la conduite du processus de réconciliation nationale ». M. Edem Kodjo pousse son cynisme plus loin en disant «être préoccupé par ce déchaînement inutile, redondant et volontairement polémique». Il considère par ailleurs le combat d’Amnesty International contre l’impunité comme «relevant de l’histoire car largement dépassé». Serait-on en d’autres temps que le président de la CPP aurait pris la tête des marches de soutien pour dénoncer, à travers des montages grotesques des laboratoires de Lomé 2, le rapport d’AI et rejeter la responsabilité entière des tueries sur l’opposition. La réaction du gouvernement au rapport d’Amnesty International suscite de nombreuses interrogations. Pourquoi c’est M. Edem Kodjo qui est de l’administration qui répond à la place des membres du gouvernement? Le Premier ministre est-il au parfum du courrier adressé à l’organisation internationale de défense des droits de l’homme? Voilà autant de questions que se posent les Togolais. Il ne fait pas de doute que Faure n’accorde pas de crédit à Agboyibo et son équipe et qu’il a ses hommes de main qui agissent dans l’ombre et au nom des autorités togolaises. Le cas patent est celui de Edem Kodjo. M.A. Rapport d’Amnesty International: Edem Kodjo encourage l’impunité au Togo Les Togolais, des rescapés en fait n’ont certainement pas encore oublié les violences pré et postélectorales d’avril 2005. Ce sont des choses qui ne s’effacent pas vite de la mémoire, dira l’autre. Des citoyens ont été massacrés, pour la plupart des innocents, des gens qui n’ont rien à voir avec la politique, juste pour assurer au Fils la montée au trône. Aujourd’hui, ces événements ne sont qu’un triste souvenir mais les plaies demeurent vivaces chez les victimes et leurs proches. Les divers rapports élaborés recommandaient que justice soit rendue aux victimes. Mais le pouvoir n’a pas daigné y donner suite. Ce que beaucoup qualifient de promotion de la culture de l’impunité dont le maître d’œuvre semble être manifestement Edem Kodjo. On se rappelle qu’en mars 2006, Edem Kodjo, alors Premier Ministre avait sorti une circulaire par laquelle il «instruit fermement» les organes compétents «d’abandonner instamment toutes poursuites diligentées ou à diligenter à l’encontre de toutes personnes présumées auteurs d’infractions ou de délits étroitement liés à l’élection», excepté les personnes soupçonnées d’avoir commis des «crimes de sang». Beaucoup de Togolais avaient pensé à une mauvaise blague de sa part. C’est pourtant ce qui a été appliqué au grand désarroi des victimes. Les bourreaux du peuple figurant sur la «liste nominative des auteurs et commanditaires présumés cités par les victimes» se la coulent douce jusqu’à ce jour. Les Togolais pensaient s’être débarrassés d’Edem Kodjo une fois les clés de la primature retirée de ses mains par Me Yawovi Agboyibo en Septembre 2006. Oh que non ! L’Homme reste égal à lui-même, plus que jamais actif dans les basses besognes. L’Enarque manœuvre pendant tout ce temps pour empêcher que justice soit rendue malgré les cris d’alarme, les plaintes des victimes. «Il faut condamner ces personnes pour que cela s’arrête», «Je tiens à ce que la justice soit faite car ces hommes ont bafoué la vie de mes enfants», «Nous voulons réparation», crient les victimes. Amnesty International à travers son rapport enfin rendu public vient rappeler aux Togolais que l’homme a poussé son cynisme plus loin, même loin de la primature. Le rapport devrait être rendu public depuis le 26 novembre dernier. Mais il a été reporté pour accorder au pouvoir togolais, à sa demande, un délai afin de faire des observations. Mais le 11 décembre 2006, les gouvernants togolais ont fait parvenir un document à l’organisation internationale de défense des droits de l’homme, servant du dilatoire pour minimiser la poursuite judiciaire. On parle dans le courrier de «renforcement en personnel des services de sécurité», de leur formation et d’ «intégration des Forces Armées Togolaises dans la vie de la Nation». Et comme par hasard, ce document est signé de l’inusable Edem Kodjo qui pense que le rapport d’AI «ne paraît pas de nature à consolider le processus en cours mais au contraire à troubler la paix qui prévaut dans le pays et la sérénité qui entours actuellement la conduite du processus de réconciliation nationale». L’homme pousse l’outrecuidance jusqu’à aller vouloir blanchir les forces armées indexées par les différents rapports en déclarant: «Ce qui parait être militaire ostentatoire, constitue bien souvent des subterfuges utilisés par des groupes de voyous pour influencer le jugement des victimes (vêtements, armes, parfois véhicules camouflés ou plaques d’immatriculation falsifiées)». Que diantre a-t-il à s’opposer tant que justice soit rendue? Tino Kossi Insécurité/Un week-end de terreur au Togo Sept morts et un blessé grave Au conseil des ministres du jeudi 18 janvier dernier, le ministre de la Sécurité, le Colonel Atcha Titikpina, a présenté une communication sur la situation concernant les accidents de la route et les vols à main armée au Togo. De son exposé, il ressort qu’au cours de l’année 2006, il a été enregistré «127 vols à main armée qui ont entraîné 11 morts». Mais à voir ce qui s’est passé le week-end dernier, la situation risque d’être catastrophique d’ici à la fin de l’année. Trois présumés voleurs brûlés vif à Avépozo, trois personnes abattues par des malfrats dans le Zio, un corps retrouvé dans la lagune de Bè, tel est le bilan de ce qu’on peut appeler la tragédie du début d’année. La vindicte populaire à Avépozo D’après certaines indiscrétions, l’infortuné Akouétè est très connu des habitants de cette banlieue pour avoir fait partie de ceux qui auraient terrorisé les populations de cette zone lors de la présidentielle d’avril 2005. Selon d’autres informations, les présumés voleurs devraient se rendre à Notsè lundi 22 janvier dernier avant que le drame ne se produise. Meurtres dans le Zio Un corps repêché dans
la lagune de Bè Les autorités togolaises interpellées Par ailleurs, le laxisme des forces de sécurité et de l’ordre amène souvent les populations à se rendre justice elles-mêmes. Ce qui représente un danger permanent pour un Etat de droit. Des gens peuvent être injustement accusés de vol ou de meurtre et lynchés sans autre forme de procès. Il faut donc revisiter la situation des forces de l’ordre en augmentant aussi bien leur effectif que leurs moyens d’action. Une révision de leur situation salariale leur permettra d’être moins enclines aux pourboires, aux dessous de table… et de faire convenablement leur travail. Ce sont là les quelques conditions qui peuvent ramener la confiance entre celles-ci et la population civile. R. Kedjagni Libertinage Fo Kuessan
n’est plus le même Quelqu’un disait l’autre fois que le clan Gnassingbé ne réhabilite pas quelqu’un « fata », c’est-à-dire gratutos. Sinon nous, on pensait que si on a ramené Fo Kuessan à la TVT, c’est simplement parce qu’on lui reconnaît des qualités et qu’il n’est pas rappelé pour servir une cause secrète. Certains «Gnassingbélandais» nous confient que depuis un certain temps, Fo Kuessan s’éloigne de son «faut-il en rire ou pleurer», qu’il se «gnassingbéise» et se «faurise» même. Ils ont peut-être vu juste car depuis un certain temps, on le voit et l’entend sur le terrain politique. Son cœur est en train d’être séduit par les manifs «gnassingbéiques». Le point d’orgue l’autre fois a été sa présence en chair et en os au grand défilé civilo-militaire du 13 janvier. Nous, on ne voulait pas croire à ce que les gens ont commencé à penser de lui mais certains de ses éditoriaux nous en dissuadent. Surtout celui du 12 janvier a trop fait l’apologie du 13 janvier. Sinon sincèrement, il commence à faire douter de lui. Les bébés
policiers en stage de racket Tous les habitants de Lomé la Poubelle doivent avoir remarqué que les «kpovitô», policiers que l’on rencontre depuis un certain temps aux carrefours sont des «new brand». Ils sont directement sortis de l’usine, pardon de l’école de police. Ce qu’ils font là c’est comme un stage pratique. Mais en «zénéral», c’est des foutaises sur nos rues. La plupart sont des DVV, c’est-à-dire Directement Venus du Village. Ils ont encore les réflexes des «mon beau village». Et ils prennent Lomé pour Paris. C’est normal, puisque selon les indiscrétions, la plupart dans leur village ne voient des véhicules que le jour du marché. On raconte que l’autre fois, l’un s’est retrouvé au bord de la lagune de Nyékonakpoé, s’exultant de découvrir pour la première fois la mer. N’a-t-on pas parlé de l’autre qui a pris un feu tricolore clignotant pour un portable et a plongé là-dessus pour le prendre ? Quelqu’un disait aussi que l’autre fois, l’un était parti chez une de ses connaissances et pour l’accueillir, on lui donna de l’eau glacée ; mais une fois l’eau dans la bouche, il la cracha aussitôt avec énergie, s’emportant que l’eau était empoisonnée. C’était en fait parce qu’il n’a jamais bu une eau glacée. Passons. Ce qui énerve plus les gens, c’est que ces «policiétos» s’initient déjà aux rackets, le sport favori du métier. C’est le cas du cas de ceux qui sont postés au marché des Ibos, pardon de Hédzranawoé. Au lieu de lutter contre le vol et certaines pratiques malsaines des Ibos, ils ne font que guetter les conducteurs. Gare à celui qui va garer sa moto ou sa voiture. Tu payes 5000 F et tu pars ou bien tu ne payes pas et tu restes. Et sur nos rues, ils ont déjà acquis le langage standard: «deux cents avec tes pièces». Certains «Gnassingbélandais» pensent finalement que ces bébés policiers sont en stage de racket. Kéi ! Les avocats-là…! Tout ce qu’on sait, c’est que les gens-là sont imprévisibles. On n’en voudrait pour exemple que l’autre PM de la transition. Ce sont aussi des gens rusés. C’est justement le cliché que véhicule le clan au pouvoir sur Fo Agbo. On le dit très futé et qu’il ne faut pas lui faire totalement confiance. Ce que tout le monde, même chez nous au village sait, est que c’est des gens bizarres et «trizarres». Ils peuvent par exemple soutenir que Oussama Ben Laden est le Messie, l’agneau de Dieu qui est venu enlever le péché du monde ou que Faure Gnassingbé est le grand-papa d’Eyadéma. Après avoir assisté à la manifestation «La nuit de l’éloquence», un Gnassingbélandais a juré qu’il prendra ses jambes à son cou s’il lui arrivait de croiser un avocat dans un coin obscur. Dans le cadre de la rentrée judiciaire du barreau, il a été organisé vendredi un concours d’éloquence dénommée «la nuit de l’éloquence». Le concours a été remporté par un certain Me Eli Eli Noussoukpoè. Il s’agissait de faire une plaidoirie sur un thème choisi. Selon ce qui a été rapporté, le lauréat Me Eli Eli Noussoukpoè a développé une plaidoirie dans laquelle il a démontré qu’on devrait avoir pitié pour Satan. «Kéi!», s’est exclamé un «mon pays» avant de se demander: «le gars-là, il est «diabléique» (possédé) ou bien c’est comment?». Mais entre nous, est-ce que ça ne vous effraye pas que l’on demande pareille chose pour satan qui est à la base de tous nos malheurs ? Sincèrement les avocats-là, ils doivent vivre isolés dans un village, très loin de nous parce qu’ils nous «peur». Améyi et Boukpéssi, les «Zopposants» de
Tata «Gbogboyagbo»,
toi encore? Gabi à la fête
du 13 janvier Ce qui a étonné les Togolais à part entière qui ont dit niet à la glorification de l’assassinat du père de l’indépendance, c’est la présence à la tribune d’ «Aviyomé»Kodjo, celui-là même qui en 2002 a sorti un pamphlet incendiaire contre le régime en place. On l’a vu avec nos propres «zoeils» sur le perchoir somnoler de temps à temps. Aujourd’hui, on a l’impression qu’il retourne à ses anciennes amours. L’homme se fait tellement voir que nous, on ne comprend plus «rignin». Tantôt, il se lie avec Péré, tantôt il se délie, tantôt il veut être président de la FTF et «tantard» il loue «Faure-vi vodoua». En tout cas, sa présence aux côtés des forces «mortes» pardon vives du RPT mérite une reconnaissance de la part du p’tit. «On ne sait pas jamais», ce «sous-tient» de
l’homme de Tokpli aux «fils de la Nation» peut équivaloir à un
poste de conseiller d’Etat à la présidence. 24 janvier 1974: La fable de «L’attentat» de Sarakawa racontée par Me Occansey La volaille des courtisans d’Eyadéma, ses griots, ses crieurs de slogans ressassent tous les jours à la population leur antienne sur le nationalisme du «Timonier». Ce dernier aurait failli payer de sa vie, disait-on, parce qu’il avait refusé de se laisser corrompre par les impérialistes de la CTMB. A la longue liste des surnoms laudatifs dont on le gratifiait vint alors s’ajouter celui d’«incorruptible». A défaut de pouvoir le corrompre, on s’était pris à sa personne, on voulait l’éliminer physiquement. C’était l’explication qu’on donnait au peuple de «L’attentat de Sarakawa». On a beaucoup écrit et épilogué sur ce drame. Il convient ici de rétablir la vérité pour démythifier un nationalisme pas trop criant. En effet, pendant la période allant de l’indépendance du pays (1960) jusqu’en 1970, le Togo réussissait à maintenir son équilibre financier intérieur et extérieur. Il avait même pu constituer des réserves en devises. Le PIB avait augmenté de 7% par an en moyenne, et le revenu par habitant allait en progressant de 2,4%. Le déficit des finances publiques était très bas, et avait pu être financé sans recours à l’aide extérieure. Suite au premier choc pétrolier et à l’augmentation du prix des engrais sur le marché mondial, la demande des phosphates augmenta à la fin de l’année 1973. Le Maroc, premier exportateur mondial de phosphate, au début de 1974, augmenta le prix de ce produit en multipliant le prix pratiqué jusque-là sur le marché mondial par quatre. Alors le Togo saisit aussi l’occasion en janvier 1974 pour s’occuper lui-même de la commercialisation de ses phosphates; un mois plus tard, Eyadéma nationalisa les mines. Comme on s’y attendait, les recettes de l’Etat avaient triplé (de 11.000 à 37.000 F. Cfa la tonne de phosphate). Le Trésor public regorgeait de richesses. Avec cette manne, Eyadéma, au lieu de soulager la misère endémique qui sévissait au Togo, s’en remplissait les poches et se lançait dans des opérations de prestige non rentables et qui ruinaient le pays. Le «premier économiste» ne tenait plus compte des prévisions de recettes de l’OTP. Il inaugure une acrobatie financière, une gymnastique qui donnerait le tournis aux meilleurs valseurs du monde. Après s’être approprié les richesses de l’OTP, il s’emploie à les dilapider. Avec Assor, Tchalla, Djondo et Bagnah, il instaure une vraie Phosphatocratie. Les gâchis au niveau de l’OTP, la pompe à finances du RPT, sont inénarrables. Eyadéma fait par-ci un don de 5.000 tonnes de phosphate à la Corée de Kim II-Sung; par-là un autre de 150.000 tonnes, soit 6 milliards de francs Cfa à Mobutu; ailleurs, 250 millions de francs à Sékou Touré venu au Togo soutenir son régime contre d’imaginaires assaillants. Quand Eyadéma dépense, c’est le contribuable qui paie. Eyadéma, ce grand économiste qui ne s’intéresse à cette science que lorsqu’il faut bourrer son escarcelle de l’espèce sonnante et trébuchante, n’avait pas prévu que le boom des phosphates ne serait que de courte durée. Dès juillet 1975, les cours mondiaux des phosphates chutèrent et les revenus de l’Etat en conséquence; Eyadéma n’en continuait pas moins de pomper les réserves de la vache à lait qu’est l’OTP. C’est ainsi que le pays finit par s’endetter lourdement auprès de l’étranger! Le réseau bancaire sombra très vite dans un état de déliquescence. Ainsi, le peuple vint à murmurer, ne voyant pas les retombées, les bénéfices engendrés par la nationalisation des mines du Bénin. Il comprenait encore moins bien la façon peu orthodoxe qui présidait à la gestion de l’économie du pays. Le trou financier creusé par le «premier financier» prend alors la dimension d’un gouffre. Cette situation devrait empirer jusqu’en 1996 où la dette extérieure du Togo atteint plus de mille milliards de francs et la dette intérieure environ 250 milliards. Eyadema, très tôt alerté par le Fonds Monétaire Internationale et la Banque mondiale qui redoutaient une implosion populaire au Togo à cause de la mauvaise gouvernance qui était de règle dans le pays, prit peur. C’est pour apaiser les populations en courroux, pour prévenir les troubles sociaux, endormir le peuple, pour motiver un échec, qu’il fallait présenter cet homme comme la grande victime des basses tractations du néocolonialisme, le présenter comme une sorte de souffre-douleur de l’impérialisme français. On fit alors circuler le bruit selon lequel Eyadéma aurait refusé un pot-de-vin d’un milliard et demi de francs Cfa que lui aurait offert Max Robert, l’administrateur-délégué de la CTMB afin qu’il renonce à la nationalisation des mines. En effet, il est vrai que cette offre avait été bel et bien faite par la CTMB à Eyadéma. Non seulement ce dernier avait accepté et empoché cette somme, mais a réclamé en plus 3 milliards à lui seul sur les superbénéfices à lui transférer dans une banque en Suisse. Max Robert, homme de principe, protestant rigoureux et intègre s’opposa aux nouvelles exigences d’Eyadéma car il devait aussi rendre compte de sa gestion aux actionnaires qui avaient suivi la montée des prix. L’accident d’avion de Sarakawa vient à point
nommé. Il servira à détourner l’attention
des Togolais, à masquer les magouilles, la gestion lascive
du patrimoine national, le fiasco du régime. Il sera commenté,
arrangé et présenté au peuple comme une tentative
d’élimination physique du petit sergent pour maintenir
le Togo dans la sujétion économique de la France.
Il s’agissait d’élever cette version au rang
de vérité officielle non seulement pour discréditer
les autorités de la CTMB, mais surtout pour sortir Eyadéma
de l’impasse. Exploité par les hommes de paille d’Eyadéma, Michel
Kunalé Eklo et Christophe Djoko Amados, qui entretenaient
une armée de stipendiés pour inonder le Togo de tracts
et répandre les antennes de la radio-télévision
la fable, «drame» prend une dimension nationale
alors que l’accident était dû au surcharge de
l’appareil bourré de victuailles pour les festivités à la
cour du roitelet de Pya. Les passagers de l’avion présidentiel
racontent que les pilotes en avaient fait la remarque au Chef de
l’Etat qui s’en était soucié comme d’une
guigne. Seule la chance avait sauvé Eyadéma ;
la baraka était avec le satanique reître ce jour-là.
Eyadéma qui n’est pas à une ignominie près,
n’a pas changé de scénario. Il n’a pas
hésité, à salir les dépouilles des
pilotes de l’avion. Sans que le parquet ait ouvert une information,
il les présenta tout de go comme des traîtres à la
solde de l’impérialisme et du néo-colonialisme
français et ne montra la moindre compassion pour la famille
des deux coopérants, pilotes dévoués, courageux.
Il profita même de cet avion pour mieux entretenir la croyance à son
invincibilité, légende qui divinisait sa personne,
le désignait comme l’«homme le plus pouvoirieux» du
Togo; ainsi, le superhomme fit croire à Paris-Match et à plusieurs
journalistes qu’il était seul survivant de l’accident
alors que les Bénoît Yaya Malou, les Alidou Djafalo,
les Kifalang Baka et plusieurs autres s’en étaient également
sortis avec quelques entorses, contusions, égratignures
et bras cassés. Un odieux travestissement. Ces derniers
ne pouvaient apporter un démenti à l’interview
accordée par le «Patron» aux journalistes.
Et pour cause… De Lama-Kara à Lomé, tout vêtu de blanc, le «miraculé de Sarakawa» est ovationné par la population le long de la route baptisée pour la circonstance «Itinéraire de la Victoire». L’accueil de la capitale, le 2 février 1974, fut haut en couleur, indescriptible. Pour l’accueillir, les Loméens, ivres de joie, étaient grimpés sur les toits, sur les arbres. Les femmes pleuraient. Les rues étaient noires de monde; des enfants agitaient des drapeaux: Vive Eyadema! La foule était si grande qu’on eût cru que tout le pays se fut assemblé pour voir l’entrée du Rédempteur à Jérusalem. La liesse du peuple a dépassé toute mesure. Pour marquer cette journée mémorable, le plus grand hôtel de Lomé prit le nom de «Hôtel du 2 février», ainsi qu’un lycée de la capitale. Sarakawa, lance le slogan des animateurs, c’est la « grande révélation», le «tombeau de l’impérialisme». Artifices de propagande! Cette publicité montra comment la réalité vécue fut manipulée pour les besoins de la cause, désarticulée, remontée pour la mise en scène d’un endoctrinement. Le peuple en transe acclamant le «sauveur» n’est cependant pas dupe. On l’a souvent vu renverser tous les autels où la créature est adorée et briser les idoles après les avoir encensées sans réflexion, cajolées par bassesse, admirées par stupidité, soutenues par fanatisme. Source: Extrait de «Si Eyadéma m’était conté» de feu Me Siméon Kwami Occansey AGBEYOME Kodjo prend désormais la destinée de Mazargues AC Le Club Mazargues AC a organisé le samedi 20 janvier 2007 à l’hôtel Excellence (Lomé), son Congrès Extraordinaire. Ce Congrès a été présidé par Togbui Azanléko Assou Kpalikpatcho III de Assoukopé et Président de la Ligue de Football de Lomé. A l’issue de ce congrès, un nouveau bureau devant conduire la destinée de ce club a été élu conformément à ses statuts. Ainsi, M. AGBEYOME Kodjo, ancien Premier Ministre, ancien Président de l’Assemblée nationale, précédemment Président d’honneur du Club Mazargues et malheureux candidat au poste de Président de la FTF à son dernier congrès électif a été élu Président du Club Mazargues avec 36 voix pour et 1 nul. Il a, aussitôt après concertation avec les autres membres du club, procédé à la formation du Bureau Exécutif comme il est défini dans les statuts. Dans son discours de circonstance après son investiture par le Président du Congrès, M. AGBEYOME s’est adressé tout d’abord en signe de gratitude et de remerciement aux 14 grands électeurs du Togo profond qui, selon lui, ont compris le message qu’il leur a adressé lors de la campagne pour la présidence de la FTF. Il a également présenté ses sentiments de reconnaissance et de gratitude à tous ceux qui ont voulu et permis qu’il soit porté à la tête du Club de Mazargues AC et leur a promis d’être à la hauteur de la confiance qu’ils viennent de placer en lui. A l’endroit des sportifs, M. AGBEYOME a déclaré que «le moment est venu de sortir notre football des sentiers battus. C’est pourquoi nous allons tout mettre en œuvre pour conférer à notre club tous les attributs d’un club moderne, compétitif, répondant aux normes des standards internationaux». Pour atteindre ces objectifs: «Nous mettrons un accent particulier sur la détection des talents, la formation des entraîneurs et des arbitres, et une pédagogie à l’adresse des supporters, pour que désormais la tolérance, le fair-play soient des valeurs partagées, afin que le football soit un véritable terreau de l’unité nationale, de l’amitié entre les peuples», a souligné le nouveau Président du Club de Mazargues. Le nouveau Bureau Exécutif du Club de Mazargues élu
pour un mandat de quatre ans se présente comme suit: Il faut souligner que le Congrès s’est achevé dans une ambiance de fête et d’espoir à en croire le témoignage de Mlle Akpé, joueuse de l’équipe féminine de Mazargues: «Il y a une immense joie qui m’anime. Je crois vivement en M. AGBEYOME, et qu’avec lui, notre club ira de l’avant, c’est-à-dire que la saison prochaine, nous serons en D2. C’est la raison pour laquelle nous plaçons notre entière et totale confiance en lui». Didier LEDOUX
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |