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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

30 janvier 2007

Nam: Pays! Aujourd’hui, il n’ y a pas la blague. On va être dur dur avec tout le monde surtout au niveau de la plage.
Assi: Il y a un problème au niveau de la plage?
Nam: Mais oui! C’est l’intérêt du peuple qui est en danger.
Assi: L’intérêt du peuple comment?
Nam: Toi, tu n’es au courant de rien?
Assi: Non mon pays! Le Capitaine n’a rien dit.
Nam: Mais, c’est sérieux maintenant. Qu’on ne doit plus laisser les gens blaguer sur la plage. L’ordre vient d’en haut même.
Assi: Ah bon! Je peux savoir pourquoi?
Nam: Oui! Tu peux le savoir. Maintenant-là, les choses sont plus claires. Il y a véritablement de l’essence dans notre mer.
Assi: Qui a trouvé l’essence dedans ?
Nam: C’est les blancs. Dans peu de temps, on va commencer «l’extraction»?
Assi: Pays! On n’a pas trouvé le Gaz oïl pour nos voitures ?
Nam: Il y a tout dedans.
Assi: Même le pétrole pour nos lampes?
Nam: Oui! Le pétrole est plus nombreux plus que les autres.
Assi: Dis-moi class! L’essence-là, c’est super sans plomb?
Nam: C’est ça même.
Assi: Donc, on a gagné! Maintenant là, plus personne ne fêtera sur la plage. On va les renvoyer tous.
Un rastaman: (cigarette à la main) : Bonsoir les chefs!
Assi: Répètes ce que tu viens de dire.
Rasta: Je vous dis bonsoir.
Nam: Imbécile! Toi-même bonsoir. Toi, tu n’as pas entendu qu’on a trouvé l’essence dans la mer?
Rasta: Pardon les chefs! J’ai entendu.
Nam: Et pourquoi tu fumes sur la plage. Tu ne sais que tu vas enflammer  la mer?
Rasta: Pardon chef!
Assi: Laisse la cigarette par terre vite. Et quitte ici. Des imbéciles comme ça!
Nam: Quand notre valeureux Koffi Panou avait dit ça, vous disiez que c’est la blague. Aujourd’hui c’est votre zopposant qui le dit. Gare à vous sur cette plage!
Assi: Class ! Tu es bon. Si on ne sévit pas, on risque de voir toute la richesse emportée par le feu.
Nam: Tu as raison class! On continue notre «patrie».

Ça va se savoir!

La vengeance (2)

Comme on le dit souvent, l’«allumette» du pépé refusa de prendre feu devant cette fille aux cuissettes ouvertes à l’amour. Tous les manèges du vieux tendant à redonner vie à son entrejambe furent vains. Pour ne pas perdre le temps, Carole décida de rompre avec son hypocrisie et de démontrer à son «papa» son savoir-faire. Ainsi, elle prit entre ses deux mains le truc dormant de Fo John qu’elle tripota avec art. Sûrement une technique de réanimation des pépés qu’elle avait acquise au cours de l’exercice de sa «profession». Elle l’enfouit ensuite dans sa petite bouche et de sa main, mania avec précaution les deux grenades ratatinées du vieux. De la danse à laquelle il est soumis, le «zizi» commença par retrouver vie, levant par moment la tête comme un cobra en position d’attaque. Fo John tenant la tête de Carole entre ses mains se mit à chanter: «Aaaaaaah, c’èèèèè bon ma fille. Tu es mignonne. Je te gratifierai de ce que tu désires».

Après s’être assurée de la vie donnée à ce vieux truc fatigué, Carole se leva et s’assit sur le «gagaragassou». Elle ouvrit le «dico» et trouva un moyen en aidant le serpent à rentrer et se mit à danser sur le vieux comme une «vodoussi» en transe. Fo John se réalisa à un moment des fouilles du «dico», renversa la petite d’un geste magistral et prit les commandes pour juste un laps de temps où son serpent finit par cracher le venin, le laissant mort raid. Elle avait tenté de nouveau de réanimer son «gnocoteur» en vain. Fo John déclara, sous l’effet de la fatigue, la partie terminée. Il se leva et tendit comme d’habitude à Carole des billets violets mais cette fois-ci, plus un pour récompenser les prestations tant louables de cette dernière. Malgré les finances qui plurent sur elle, elle était insatisfaite, d’où les jurons qu’elle poussait avant de se séparer du vieux faucon. Un autre rendez-vous fut pris.

Ayant constaté son impuissance à l’édition précédente, Fo John avait demandé conseil à ses proches pour se venger de cette fille qui avait osé lui avouer son incapacité à satisfaire une jeune fille de son âge. Ceux-ci lui avaient conseillé du «VIAGRA» qu’il n’avait pas hésité à acheter pour ce qu’il considérait comme une revanche. S’étant assuré de la venue de Carole, Fo John prit ses pilules au-delà des prescriptions médicales.                      

Ce jour-là, son «gnocomètre» était à 180° d’angle. Il n’avait pas hésité à prendre les commandes en premier contrairement à l’édition précédente. Sauf que Carole était plutôt contente de pouvoir être satisfaite et satisfaire son «gnocoteur» défaillant. Pépé avait engagé alors le ballon. Carole l’amortit dans le plus profond d’elle et obligea Fo John à continuer sur cette lancée. Il cracha pour la première fois après 30 minutes d’âpres travaux faits de coups de hanche, ce qu’il n’avait plus fait il y a longtemps. Il n’avait cessé d’enfoncer son long truc qui, jadis, faisait frémir les filles. Effectivement, ce jour-là, Carole avait oublié et regretté sa naissance tellement que les va-et-vient produisaient de la chaleur qui brûlait ardemment son « dico ». Au bout de quatre vomissements intrajambaires, le pépé s’écroula sur Carole. Fo John était plongé dans un long sommeil. Un peu plus tard, Carole constata de la mousse qui sortait de sa bouche d’où l’appel au secours. Fo John fut alors évacué sur l’hôpital où il ne s’est remis qu’après une semaine de coma. (Fin) Tonton D 

 

Sans détour

La farce des héritiers

«Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables» (Montaigne, Essais II)

Mercredi dernier, héritiers et héritières du pouvoir togolais, courtisans et courtisanes, ministres zélés et ministres sobres, choristes geignards et autres «éternels admirateurs» des œuvres du «Baobab» étaient tous à «Sara et Kawa» pour célébrer le 33ème anniversaire de la fameuse «Libération économique». Dans toutes les préfectures, les mêmes manifestations ont été organisées comme au bon vieux temps. A l’époque, toute la population conservait ses larmes pour ne les verser que quand les animateurs et animatrices invoquaient devant les monuments les noms de Aniko Palako, Gnémégnan, Gnandi et autres… Au même moment, on faisait croire que seul Etienne Gnassingbé était sorti indemne, tous les autres étant morts. Bien que certains fussent vivants, ils ne pouvaient rien réclamer et laissaient Eyadéma cultiver son culte de la personnalité et son invincibilité. Quelle aliénation!

Selon l’histoire «Il était une fois Eyadèma» que les médias du clan ont servi à l’occasion aux Togolais, la responsabilité de l’accident est imputée à des milieux financiers. Il est raconté que le « père de la nation » avait des velléités de «nationalisation» de la Société Minière du Bénin (usine d’exploitation des phosphates). « Togo-Presse » relate le reste: «Dépitée, échaudée et médusée, la haute finance internationale qui voyait en cette déclaration des propos de trop, décida, les jours suivants, d’acheter Eyadèma en le corrompant. Celui-ci déclina toutes les offres y compris la proposition d’un milliard et demi de francs CFA. Ces impérialistes qui venaient de réaliser que plus rien ne pouvait encore épater l’Homme du 13 janvier, trouvaient en un attentat le dernier recours afin d’en finir avec un homme aussi «têtu» et gênant». Quel canular? Cet accident n’était-il pas plutôt dû au «surcharge de l’appareil bourré de victuailles»? Ne se raconte-t-il pas que «les pilotes en avaient fait la remarque au chef de l’Etat qui s’en était soucié comme un guigne»?

De toutes les façons, feu Gnassingbé Eyadèma «nationalisa» le 04 février 1974 l’usine qui devint Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB). Ceci était le début de la fameuse «Libération économique» après bien sûr la sanglante «Libération politique». C’était également le commencement des bamboulas et des prodigalités. Avec le temps, la CTMB changea de nom pour devenir Office Togolais des Phosphates (OTP). La «Libération économique» que les Togolais avaient tant chantée et louée se révéla plus tard un suicide économique. La dette extérieure a augmenté de façon anarchique, bloquant ainsi le processus du développement de notre pays. Qui plus est, les installations de cette usine sont devenues vieillottes et dépassées. Le quotidien des populations riveraines rime avec la misère et la désolation. Aussi, avant de rejoindre ses ancêtres, le grand «nationalisateur» a-t-il «internationalisé» l’usine qui est désormais International Fertilizers Group-Togo (IFG-Togo). C’est pourquoi Faure qu’on dit intellectuel n’a aucune raison de se transporter aujourd’hui à « Sara et Kawa » pour célébrer une supposée «Libération économique». C’est lui qui voyage et voit les choses. Quant à nous autres, on ne connaît que la lagune puante, les routes cabossées et les rues aux briques mal superposés qu’on appelle ici « pavés ». Le Burkina Faso et le Bénin qui n’ont rien se développent alors que nous, nous demeurons esclaves d’une histoire sans tête ni queue. Trêve de comédie! Zeus AZIADOUVO

UE-Togo

Le Col. Titikpina réclame près de 4 milliards F CFA pour sécuriser les élections

Suite aux violences qui ont marqué le processus électoral d’avril 2005, les partenaires du Togo se préoccupent désormais de la sécurisation des prochaines législatives. C’est dans cette optique qu’une mission de l’Union Européenne en séjour à Lomé a eu une séance de travail avec le ministre de la Sécurité, le Colonel Atcha Titikpina, à son cabinet. Cette rencontre a également vu la présence du ministre de la coopération et du NEPAD, M. Gilbert Bawara.

Dans un exposé présenté à l’occasion, le ministre a fait savoir que la mission des forces de sécurité en période électorale est de sécuriser les activités des partis politiques, les manifestations politiques, les opérations et le matériel électoral, les candidats. Mais la police et la gendarmerie manquent cruellement de moyens pour faire leur travail. Pour le ministre, les moyens roulants des deux corps sont inexistants ou sont dans un état de vétusté très avancé. Les moyens de communication radio sont déficients et rendent difficile la liaison entre les unités sur le terrain. Bref «ces moyens ne suffisent pas à garantir la plénitude des résultats sécuritaires souhaitables pour les législatives prochaines». Des arguments pour justifier plus tard les dérapages auxquels on a toujours habitué les Togolais lors des joutes électorales? Nous ne saurons répondre à cette question.

Tout compte fait, le ministre, lui, il a fait son calcul et a ajouté que les besoins sont estimés à 3.316.412.000 F CFA pour les moyens roulants et 386.580.000 F CFA en ce qui concerne la transmission. Les besoins de la chaîne de commandement sont estimés à 5.975.000 F CFA. Ce qui fait un total général de 3.708.967.000 F CFA.

Certes, l’Accord Politique Global demande au gouvernement «de renforcer les mesures visant à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national et de veiller au strict respect des normes républicaines relatives à l’intervention des Forces de Sécurité dans le maintien de l’ordre et de la sécurité publique». Mais il serait plus décent et plus responsable que le ministre pose d’abord les problèmes au cours d’un conseil des ministres pour  que le gouvernement  puisse identifier ce qu’il peut faire. Ce n’est qu’après ce travail que le gouvernement peut solliciter le concours des partenaires en mettant bien sûr dans la balance ce dont il dispose. Ça fait désordre quand le ministre «pleurnichait» sur les moyens devant cette délégation des Eurocrates. A preuve, ceux-ci n’ont pas prêté attention à ses jérémiades et «ont souhaité également rencontrer les responsables des différentes sessions de sécurité pour avoir plus de détails».

En tout état de cause, il faut que les moyens des forces de sécurité soient améliorés pour qu’elles remplissent convenablement leur mission. Il faut également que des dispositions soient prises pour que des éternels «éléments incontrôlés» et des hommes en cagoule ne viennent pas s’emparer des urnes le jour du scrutin. Par ailleurs, l’Union Européenne devait aller loin en envoyant pendant la période électorale des observateurs militaires pouvant apprécier le dispositif sécuritaire mis en place. Car les Togolais ne veulent plus revivre la tragédie de 2005. R. Kedjani

Enquête/Lutte contre le banditisme au Togo

Deux malfrats Ibo activement recherchés par les forces de sécurité

Le Togo, ces derniers temps, traverse une grave crise de sécurité. Les populations,  sur toute l’étendue du territoire national gèrent au quotidien la peur engendrée par l’insécurité grandissante qui fait allègrement son bonhomme de chemin. Les auteurs tant nationaux qu’étrangers agissent sans vergogne, profitant de l’inefficacité des forces de sécurité. En plus, des raisons politiques et diplomatiques nourrissent et favorisent cette situation qui tue presque chaque jour des paisibles populations en quête de leur pain quotidien.
A cette situation préoccupante qui interpelle tous les Togolais à œuvrer activement pour leur propre sécurité en attendant un lendemain radieux sans violence, notre rédaction a pris le soin d’apporter sa petite contribution à la lutte contre le banditisme de grand chemin qui fait des victimes chaque jour que Dieu fait. Présente sur nombre de terrains, elle a enclenché des investigations à partir d’une tentative d’assassinat perpétrée contre la personne de Paulo, un Ibo (ethnie nigériane) à Hanoukopé.
Il ressort de nos investigations, quoi qu’on dise qu’il existe des bandes armées qui opèrent au Togo sans être inquiétées. Parmi elles, celle qui était dirigée par le tout-puissant Soulé KELECHI, un Ibo (Nigérian). C’était l’une des plus terribles bandes, bien organisées et structurées si on tient compte des actions et des séquences de leurs opérations.

Aujourd’hui,  Soulé KELECHI, activement recherché par les Forces de Sécurité, s’est volatilisé dans la nature et constitue un danger public, dans la mesure où il n’est pas désarmé et au vu de ses derniers actes qui l’ont contraint à la fuite. De plus, il est par moment et par endroit repéré sur le territoire national avec son acolyte OGNOBI, aussi Nigérian qui lui est resté fidèle. Voici chronologiquement quelques unes de leurs dernières actions que notre rédaction se fait le devoir de vous retracer.

En novembre 2006, Soulé KELECHI en personne aurait tiré sur Paulo, un de ses ex-acolytes qu’il soupçonnait déjà d’être de connivence avec les Forces de Sécurité à en croire les témoignages recueillis au cours de nos investigations. Ce dernier aurait eu la vie sauve grâce aux phares de la patrouille qui serait arrivée par hasard et par coïncidence dans les parages où elle était en service, d’où la victime a échappé de justesse à d’autres balles qu’il chargeait de nouveau.

Selon nos recoupements, il serait intervenu vers fin décembre 2006 au bar Togo Star où il a tiré sur OCEAN, un de leurs concitoyens. Grièvement blessé, il fut évacué sur le Nigeria pour les soins.

Ainsi, en début décembre 2006, CLASS, un autre Nigérian fera les frais de la foudre du reliquat de la bande de Soulé à l’hôtel LILI à Kodjoviakopé. Aussi grièvement blessé, il est évacué au Nigeria. Il faut souligner qu’ils appartenaient tous deux au gang avant sa dislocation.

Au lendemain des fêtes de Noël, c’est-à-dire le mardi 26 décembre 2006, Soulé KELECHI en personne a abattu un Togolais, conducteur de taxi-moto communément appelé «Z» au quartier Wuiti et lui a subtilisé sa moto. Ce dernier succombera à ses blessures à l’hôpital à en croire les témoignages. Il a été appréhendé par des témoins lors de son forfait. Ainsi, de Wuiti il s’est rendu à Ablogamé où un jeune affectueusement appelé Patronvi, un agent officieux de la police ferait les frais avec deux plombs dans sa chair, c’est-à-dire une balle à l’épaule et une autre à l’abdomen. Sa vie serait aujourd’hui hors de danger selon les sources médicales.

Soulé KELECHI et son acolyte OGNOBI actuellement errant avec la rage de tuer, doivent être dénoncés aux Forces de Sécurité les plus proches du lieu où ils seront appréhendés. C’est là, un sens patriotique des populations en vue de la sécurité pour tous dans un Togo paisible.

Au vu de tout ce qui précède, il ressort de nos investigations que beaucoup de paramètres constituent des facteurs qui favorisent le banditisme de grand chemin qui prend une allure vertigineuse au Togo. Cependant, outre la corruption qui gangrène notre société et qui de surcroît entrave la traque efficace des braqueurs, il y a de nombreuses insuffisances sécuritaires qui encouragent cette situation plus que dramatique que vivent les Togolais. Aussi y a-t-il des raisons politico-diplomatiques qui font des Ibo au Togo des personnes en territoire conquis. La présence de la bande à Soulé KELECHI n’est qu’une preuve tangible parmi tant d’autres de la cohabitation difficile et imposée qu’endurent les Togolais depuis un certain temps. Mais nous ne sommes pas contre les efforts politiques en faveur de l’intégration sous-régionale qui, bien élaborée, contribuera au développement économique de nos Etats.

Il faut souligner que, sur le plan politique et diplomatique, les autorités togolaises accordent assez d’importance aux expatriés, au détriment des citoyens togolais qui subissent le lourd fardeau de l’animosité de ces communautés étrangères. La dernière révolte populaire contre les Ibo, même si une fois en passant il n’y a pas de preuves matérielles, est une illustration du ras-le-bol des Togolais.

Aujourd’hui,  il urge que le ministre TITIKPINA qui a en charge la sécurité des Togolais s’attaque sans complaisance au nœud des problèmes liés à l’insécurité. Ainsi pour palier ce qui est devenu un fléau, il doit se faire violence pour élaborer une stratégie adéquate nécessitant certainement des moyens. Il ressort de nos investigations que, pour ce petit pays qu’est le Togo, il n’existe nulle part, même dans un petit coin, des matériels adéquats pour permettre des recherches d’identification par empreinte digitale. Ce n’est pas une affirmation gratuite. Les enquêtes au Togo se font par tâtonnement. C’est l’une des raisons fondamentales qui font que le plus souvent la justice en absence de preuves matérielles, relâche les prévenus au profit du doute.

Par exemple, les malfrats ayant commis le forfait de Davié ont dans leur fuite abandonné leur véhicule que les Forces de Sécurité ont retrouvé, à en croire les témoignages. Sous d’autres cieux où ces malfaiteurs ont laissé des empreintes, ils seront déjà interpellés et remis à la justice. Mais, hélas ! Ils continuent allègrement leur chemin avec toutes les conséquences que cela comporte. C’est là les raisons fondamentales du phénomène de vindictes populaires auxquels s’adonnent aujourd’hui à cœur joie les Togolais.
Alors, pour un Togo sécurisé, gage pour les investissements, facteur d’une bonne santé économique, M. TITIKPINA a en face de lui deux impératifs : 1- le développement des unités de recherches dotées des moyens adéquats à l’identification rapide par empreintes digitales ; 2- la création d’un laboratoire de recherche en criminologie avec un personnel compétent en la matière. Ces éléments contribueront à éradiquer ou dans une moindre mesure à réduire la criminalité qui devient très récurrente au Togo. Les gouvernants peuvent se passer de certaines folles dépenses pour assurer la sécurité des contribuables qui n’en demandent pas trop. Il revient aussi aux citoyens de collaborer avec les forces de sécurité. Didier LEDOUX

Vers une politique adéquate en matière de l’Energie et de l’Eau au Togo

L’Association des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) qui assure le secrétariat du Comité d’organisation du Dialogue National Multi Acteurs sur les politiques en matière de l’énergie et de l’eau au Togo a organisé le 18 janvier 2007 à l’hôtel du 2 Février à Lomé un atelier. En effet, cette rencontre a pour but d’harmoniser les positions des acteurs impliqués dans le dialogue à savoir le Gouvernement, le secteur privé (promoteur de l’énergie et de l’eau), les organisations de la société civile et les communautés de base.

Il faut souligner que plusieurs communications et recommandations ont meublé cet atelier. Ainsi, dans ces recommandations, les Organisations de la Société Civile (OSC) proposent à l’endroit du Gouvernement une prise de mesures appropriées pour que «des études d’impact soient réalisées pour tout projet de construction de barrages» et que  «les impacts des barrages sur les communautés riveraines soient atténués». Pour les Communautés affectées par les barrages, elles recommandent: «la construction des maisons en dur, l’approvisionnement des villages en eau potable, l’électrification des villages riverains et affectés, l’indemnisation des populations pour les biens perdus, l’entretien des routes, le renvoi des peuls dans le secteur de Nangbeto, la restauration de la cascade de Kpimé, un suivi régulier des ouvrages mis en place, la construction d’un centre de santé, la construction d’un lieu public, la formation des populations riveraines sur la pêche et la création de projets de développement». A l’endroit du Gouvernement particulièrement, elles recommandent  « que toutes les couches sociales du Togo et surtout celles qui abritent les barrages aient accès à l’eau potable, que ce soit dans les villes ou dans les villages; que le gouvernement instaure des lois connues de tous les Togolais protégeant les rivières et les points d’eau ; l’accélération de l’élaboration du code de l’eau; l’application de la politique nationale de l’eau adoptée en septembre 2006 ; qu’une institution tripartite (gouvernement, OSC, communautés) soit mise en place pour réfléchir périodiquement sur l’application du code de l’eau».

Outre les acteurs impliqués dans ce dialogue, on notait la présence d’un représentant du PNUD et aussi une délégation de la GTZ, l’un des principaux bailleurs du Dialogue National Multi Acteurs sur la politique en matière de l’Eau et de l’Energie au Togo en perspective.

En prélude à cet atelier, plusieurs autres tels que ceux des OSC et des Communautés de base ont suivi le Festival National des Peuples sur les Rivières, tenu du 24 au 26 septembre 2006 à Kossihoué dans la préfecture du Moyen Mono. Celui-ci a regroupé les Organisations de la Société Civile du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Nigeria et du Togo. Ainsi progresse-t-on  lentement mais sûrement vers le but final qui n’est autre qu’un dialogue national tel que recommandé par la Commission Mondiale des Barrages.  Didier LEDOUX

Libertinage

De l’argent jeté par la fenêtre
Quand on dit que le Gnassingbéland est unique en son genre sur la planète Terre, les gens croient que nous, on n’aime pas notre pays ou que nous sommes des anti-Gnassingbélandais. Entre nous, dans quel pays équilibré du monde on peut se permettre de fêter à tout bout de champ ? L’autre fois, c’était la fête de l’assassinat de «Fo Sylva» le 13 janvier 1963. On a dû faire des jonglages monstres pour convaincre les Togolais du 13 janvier qu’on fête. Pour célébrer le 13 avec faste donc, c’était énormément de sous qui ont été utilisés. Et les sous de qui ? Un fana du parti disait que c’était l’argent du RPT qui avait été utilisé. Nous on a voulu croire dans un premier temps mais on s’est ressaisi en lui demandant si le RPT est une multinationale, un établissement financier ou bien une BCEAO bis pour trouver de l’argent facilement comme ça. Imaginez un peu les sous qui ont été utilisés. On a dû remplacer les treillis usés de beaucoup de «mon pays», surtout les zéro classe là. Sincèrement, on s’est rendu compte qu’il le fallait car les uniformes de certains sont tellement usés aux fesses qu’il se crée une fenêtre où on peut voir une partie de leur postérieur dehors. Il fallait faire déplacer tout ce beau monde de l’intérieur. Ne parlons pas des civils. Ils portaient tous des uniformes neufs, mais aux frais de qui? Après le boulot, c’est-à-dire le défilé, est-ce qu’ils devront partir les mains vides ? «Ohoossé», criait l’autre. Ils repartent eux aussi avec quelque chose. De sources hyper certaines mais trompeuses, on a appris qu’à cette occasion, les zéro classes ont eu un bonus de 50 000 F. Que dire des supérieurs ? C’est peut-être plus du milliard qui serait utilisé. Qui dira que le Togo n’est pas plus riche que Dubaï ? On attend de jambes pardon de pieds fermes celui qui nous dira encore qu’il faut une reprise de la coopération avant que les Togolais ne mangent à leur faim.

Ils étaient en blanc mais…
Nous on ne «savaissait» pas que mercredi c’était le fameux 24 janvier où les «yovo» (blancs) avaient voulu «cadavrer» «le baobabier», à l’époque en 1974 fraîchement président. On zappait par hasard et c’était par mégarde que notre doigt a appuyé sur la touche attribuée à la TVT qui redevient très vilaine avec le virage en douce qu’est en train d’opérer Fo Kuessan. On a même juré devant Dieu et les animaux pensants qu’on n’attrapera plus jamais TVT. On est tombé sur un groupe de gens vêtus tout  en blanc. Avant d’avoir observé de près les figures, deux idées nous étaient venues dans le tibia plutôt en tête. Premièrement on a pensé que ce sont des «vodoussi», des adeptes du vodou qui sont en train de «tourner la tête de l’année», c’est-à-dire faire des sacrifices rituels de fin d’année. Secondo, on a pensé à la chorale Saint Lucifer, pardon Saint Jésus. C’est quand on a pu reconnaître deux figures parmi le lot, «Faure-vi et le Libéro» qu’on a su à qui on avait affaire. C’était le «concert band» du RPT qui était en prestation live à «Karasawa» à l’occasion du 33ème anniversaire du terrorisme, pardon de l’attentat déguisé en «askident» qui avait failli emporter «le baobabier». Pour une fois, on a eu une autre version, contrairement à ce qu’on raconte toujours. Cette fois ce n’étaient pas des terroristes à la solde des «zopposants» qui étaient indexés, mais des blancs vrais vrais. On s’en réjouit qu’on ait épargné cette fois les pauvres zopposants.

On veut revenir un peu sur le blanc qu’ils ont porté là. A ce qu’on sache, cette couleur est un signe de pureté. Mais est-ce que les mecs là sont «clean»? Comme par coïncidence, une chanson nous est aussitôt venue à l’esprit. C’est le morceau du jeune artiste togolais Black Joe qui dit: «dzimé fodi nawo wu satana be godé, dzimé fodi nawo wu satana be rideau» (leur cœur est plus sale que le slip et le rideau de satan).

Sacrée TVT !
Ces Togolais qui pensaient depuis que la TVT est une télé à part ont pleinement raison. Et nous même, on est en train de vouloir les comprendre. C’était manifeste que la chaîne mère avait entamé une cure de modernisation avec la venue de Yovodévi aux commandes. Mais certains Gnassingbélandais jaloux de ses acquis disent qu’il a commencé à goutter aux délices «gnassingbéïques» depuis un certain temps et que cela rejaillit sur les prestations de la chaîne. Ça n’engage que les eux. En tout cas, nous, on préfère un Yovodévi à un Améyibôvi…

Mais cela ne nous empêche pas de constater aussi les TVTniaiseries. On n’avait pas fini de parler de ses équipements fantomatiques, ses caméras de la même génération que Hô chi Min, on dirait fabriquées à Dien Bien phu. Mais certains de ses ratés deviennent récurrents dans le journal télévisé.

On suivait le journal jeudi dernier à 20 heures, nommément la prestation de Me Gahoun Hegbor, Ministre de la Communication et de la Formation Civique, Porte-parole du Gouvernement quand on vit un gros bras parcourir nos petits écrans. On dirait quelqu’un en train de faire signe au caméraman de s’éclipser. On a eu très peur dans les tout premiers instants. Mais on a fini par se ressaisir. Le lendemain, on suivait toujours le journal présenté par la dame de la boîte qui parle Français comme une parisienne quand elle annonça un sujet télévisuel. «Kpakparikpa» (néant), le sujet ne venait pas. Elle a essayé de nouveau, toujours «rignin». C’est en ce moment que sonna le téléphone du plateau. Elle décrocha au vu et au su des téléspectateurs un téléphone gargantuesque et parla. Nous, on a déposé nos «zoeils» et on l’a regardée faire. Après avoir raccroché, elle n’a même pas demandé pardon pour ce désagrément et a continué comme si de rien n’était.

Le bonheur à la porte des Togolais
Ça y est! Les Togolais peuvent maintenant s’estimer heureux. Le bonheur est à leur porte. Fini la misère, l’indigence, la précarité, la pauvreté. Ils sont désormais fortunés et peuvent dormir à longueur de journée, ronfler et péter à gogo sans se soucier d’aller travailler. Ne dit-on pas d’ailleurs que la fortune vient en dormant?

Les populations vont dorénavant manger et boire à satiété parce que la côte togolaise regorge du pétrole, de l’off -shore en quantité et en qualité. Le contrat d’exploration et d’exploitation a été signé cette semaine et les premiers forages devront être faits d’ici à 2009. Il ne s’agit pas du «faux pétrole» de feu Panou de l’ère Eyadèma mais du «vrai pétrole» de l’opposition radicale de Gnininvi de l’ère Faure Gnassingbé. Qui dit que Faure n’est pas «faure»?

Cependant, il y a des inquiétudes qui subsistent. Les métis, les teints clairs-clairs de l’UFC là sont toujours jaloux des acquis du p’tit. Il n’est pas exclu qu’un de ces jours, ils sabotent le  pétrole en  mettant du feu aux raffineries fictives.
            Ces gens-là sont « possibles » de tout. La vigilance est donc de mise. Il urge qu’on mette un cordon de sécurité tout au long de la côte pour assurer nuit et jour une haute protection de l’off shore. Cela mettra hors d’état de nuire les ennemis du peuple. Honni soit qui mal y pense.

Ginininvi sanctionné par «Faure-vi»
La semaine dernière, les deux «pregos» du Togo et du Bénin sont allés voir le «prego» du Nigeria à propos de la crise énergétique que connaissent les deux pays.

«Faure-vi vodoua» et «Amedaxo» Yayi Boni ont demandé pardon «Kakaka» à Olusegun Obasanjo pour avoir un peu d’électricité pour éclairer leur  pays. Le «prégo» du Nigeria aussi n’a pas refusé. Il les a rassurés que très prochainement il va faire de son mieux pour les éclairer. Donc si tout va bien, le Togo et le Bénin seront électriquement connectés au Nigeria et la grande crise énergétique qui a laissé inactives la CEB et la CEET sera enfin résolue. Passons.

Ce qui nous parait flou dans cette affaire, c’est l’absence du ministre de l’Energie et des Mines, l’enseignant «Oncle-vi», plutôt le Professeur Gnininvi aux côtés de «Faure-vi vodoua» lors du voyage au Nigeria. On se souvient qu’en octobre 2006, le Prof. Gnininvi était allé chez le «prego» Béninois, «dadjè» Yayi Boni dans le cadre de la résolution de cette même crise énergétique. Mais maintenant qu’il s’agit de rendre visite à «Wôga» Obasanjo, on ne comprend pas l’absence du Prof «Oncle-vi» dans cette délégation. On a cherché les raisons «Kakakaka» mais on ne les a jamais trouvées. Heureusement que d’autres «con-frères » font également les mêmes recherches. Le mercredi dernier, le vrai résultat de notre recherche est tombé «Gboya» et c’est «Le Magnan Libéré» qui a mis la main sur le résultat. Il s’agirait donc d’une sanction «Gnassionale» qui est tombée sur le Prof «Oncle-vi». En effet, le Prof a boycotté la fête «Gnassionale» du 13 janvier et pour le punir, «Faure-vi Vodoua» a constitué sa propre délégation à son insu et s’est rendu au Nigeria sans chercher des «problèmes de difficultés».

Le vrai patron de l’UFC, c’est moi Jérôme Amah Gnassingbé!
On ne le connaît que sous le nom de Dr Amah Gnassingbé ou Gnassingbé de Lama. Mais depuis la semaine dernière, un «con-frère» nous apprend que le 2e vice-président de l’UFC s’appelle aussi Jérôme. Il serait donc né un 30 septembre et soufflera une bougie de plus dans quelques mois.

A cette heureuse occasion, nous, on prévoit lui offrir un bol de «Klui klui», ce que les enfants appellent communément et affectueusement «gonazo». On chuchote qu’il en raffole. On se propose également de lui offrir une bassine de «kôdôrô», la feuille de baobab pour préparer la sauce. Il se raconte qu’il s’en délecte à telle enseigne que s’il n’en trouve pas il tombe malade.

L’homme fait actuellement parler de lui dans le landerneau politique togolais. Il clame à qui veut l’entendre qu’il va exclure «Gil cris» et «Patrick Nelson» de l’UFC car, soutient-il, les deux sont des imposteurs. Selon les «kpakpato», c’est-à-dire les racontars, il dit que le vrai patron du parti, c’est lui, Jérôme Amah Gnassingbé. Ce que les Togolais ne savent pas, c’est que l’homme a plus d’une corde à son arc. C’est un super crack, un surdoué. Il aurait récemment écrit à l’ambassade des USA pour dire que lui, il a découvert le produit qui a permis à l’Oncle Sam de mettre la main sur Saddam Hussein.

D’ailleurs, il compte organiser une conférence dans les tout prochains jours pour montrer à la face du monde le fameux produit et l’autre en fabrication au laboratoire qui permettra aux Américains de capturer Oussama Ben Laden. Avec tout cet exploit, il peut vraiment se targuer d’être le président de l’UFC. Mais comment le parti a-t-il pu laisser tomber un homme aussi doué comme Jérôme Amah Gnassingbé? Quel gâchis!

La chose est devenue «poil»
L’affaire fait aujourd’hui la une au sein des Forces Armées Togolaises. La scène s’est passée au quartier Totsi au moment où les populations fêtaient la naissance de Jésus-Christ. Un «Mon pays»  faisait «la patrie» dans le quartier. Et il sonnait une heure du «petit matin de l’harmattan» comme le disait l’autre, quand le «mon pays» surprit une jeune fille sans identité. Elle n’avait aucune pièce sur elle. Et comme il est de coutume chez les «mon pays», la fille devait être punie. Comme punition, le «mon pays» décide que la fille fasse «la patrie» avec lui. Et comme la malheureuse n’avait pas d’argument à faire valoir, elle accepta. Ainsi, commença «la patrie» à deux. Ils «patrillaient» jusqu’à 3 heures du matin. Il faisait aussi froid. Le «mon pays» propose à la malheureuse le jeu de la jambe en l’air contre sa libération. Elle hésitait un peu mais accepta après. Le jeu était ainsi fait. Et c’est la position debout qui a été adoptée. Mais comme la chose était douce pour le «mon pays», il a indiqué à la jeune fille, le camp où il logeait. Vingt jours plus tard, la fille se pointa au camp indiqué se présente au Commandant du Camp et explique tout à ce dernier. Elle était tombée enceinte. Le Commandant à réussi à détecter le «mon pays» en question. Lorsqu’il a été interrogé, il a reconnu les faits mais selon ses arguments, «c’est  pas possible. Comment se fait-il que le petit truc-là que j’ai fais peut devenir « poil». On ne s’est même pas couché mon Commandant. On l’a fait debout. Je refuse! Ça ne peut pas devenir «poil». Elle ment, mon Commandant». Chers amis «mon pays», dans toute les positions, quand on fait la chose sans protection, ça peut devenir «poil» et pire, on peut «attraper» le SIDA. Faites donc attention en faisant vos «patries». 

 

 

 

 

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