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- Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

CONVENTION DEMOCRATIQUE DES PEUPLES AFRICAINS - BRANCHE TOGOLAISE
CDPA-BT
BP 13963 Lomé * Togo


L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction

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CDPA-BTE-mail : cdpa-bt@cdpa-bt.org ou cdpa-bt-ev@web.de Homepage : www.cdpa-bt.org

RENCONTRES TOGOLAISES DU 18/02/2006


Le MFAO (Mouvement de la Force Alternative d'Opposition) et des membres de la Communauté Chrétienne des Togolais d'Antony ont organisé sous les auspices de la CDPA-BT (Convention Démocratique des Peuples Africains - Branche Togolaise), une rencontre des togolais le samedi 18 février 2006 pour s'informer réciproquement sur la situation politique au Togo depuis 15 ans, réfléchir sur quelques problèmes relatifs à cette situation et ce faisant, acquérir des connaissances ou enrichir les connaissances déjà acquises pour agir non seulement en tant que communauté chrétienne, mais aussi en tant que citoyens démocrates, pour le mieux être et le bonheur des togolais et pour un meilleur devenir du Togo.

Cette rencontre a vu aussi la participation des démocrates français parmi lesquels des membres du CSPT (Comité de Soutien au Peuple Togolais) qui ont pris part activement aux discussions.

Les discussions et des échanges ont été focalisées sur les problèmes d'actualités et des conclusions ont étés tirées sur les questions relatives à :

La réconciliation nationale
Le prochain dialogue inter togolais,
Les festivités du 13 janvier passé,
La date du 27 avril 2006.
Dans un bref discours introductif des débats, le représentant de la CDPA-BT, organisation coordonnatrice de cette rencontre a rappelé que bons nombres de togolais, dans leur perception des choses, avaient cru que c'est Eyadema qui était à l'origine du blocage de l'évolution démocratique au Togo.
Il a en outre indiqué que ce qui s'est passé le 5 février 2005 à la mort du dictateur a démontré les limites de cette vue des choses. Eyadema est mort a-t-il déclaré mais tout le système de dictature demeure ; l'objectif de démocratisation n'a pas été atteint et, la lutte pour la fin de la dictature et l'instauration de la démocratie, reste d'actualité.

1 - La question de la réconciliation nationale

Les participants, après avoir longuement échangé sur la question, ont convenu que les recommandations de la commission dite de réhabilitation chargée par Faure avaient pour objectif de soigner l'image d'un régime de dictature en quête de sa légitimité nationale et internationale.
S'agissant des recommandations proprement dites l'idée de proclamer Eyadema comme père de la nation a été récusée au motif qu'au moment où le peuple togolais luttait pour son indépendance, Eyadema était engagé dans l'armée coloniale qui luttait contre les nationalistes vietnamiens et algériens.
Les participants ont réaffirmé que la nation togolaise était née avant l'avènement de Eyadema et que le plus beau témoignage de l'histoire est le vote massif du peuple togolais le 27 avril 1958 pour son accession à la souveraineté nationale et, le monument de l'indépendance érigé en hommage aux togolais et togolaises et sur lequel est gravée en lettre d'or, les inscriptions suivant :


«HOMMAGE AU PEUPLE TOGOLAIS
PEUPLE TOGOLAIS PAR TA FOI,
TON COURAGE ET TES SACRIFICES,
LA NATION TOGOLAISE EST NEE».

Un bel hommage au Peuple qui reste gravé dans la mémoire de tous les Togolais.
2 -Les festivités du 13 janvier passé

Rien ne peut donc travestir l'histoire du Togo ; aussi, les participants considèrent-t ils le 13 janvier 1963 comme une journée nationale de deuil pour les Togolais qui ont vu, non seulement, leur premier président démocratiquement élu Sylvanus Olympio, assassiné, mais la remise en cause de leur indépendance acquise de haute lutte et, la mise sous tutelle du Togo depuis cette date pour y installer un régime de dictature qui dure depuis plus de 40 ans.
Fort de ce constat, les participants ont estimé, à l'unanimité, que la célébration des festivités du 13 janvier est une injure à la mémoire du Peuple togolais et ne peut favoriser la réconciliation nationale ; ils rejettent en conséquence les conclusions de la fameuse commission de réflexion pour la «réhabilitation » de l'histoire du Togo, placée sous le haut patronage du très controversé Monseigneur Robert, Dosseh-Anyron.
Ils soutiennent par ailleurs, qu'une véritable réconciliation nationale ne peut être engagée qu'à la fin du régime de dictature et l'instauration de la démocratie où des dispositions seront prises pour traduire devant une justice indépendante du pouvoir politique togolais, les auteurs des tueries et leurs commanditaires.

3 - S'agissant du dialogue inter togolais

Aux yeux des participants, cet énième dialogue va permettre, à l'instar des précédents, de :

Légitimer Faure pour faire oublier qu'il s'est emparé de force du pouvoir politique par une violence d'Etat et des urnes volées,
Amnistier le pouvoir togolais de tous les crimes commis qui lui sont reprochés dans différents rapports,
Plaider pour le rétablissement des relations avec l'union européenne,
Encourager des pratiques de violation dans l'impunité et, comme les autres dialogues, consolider le régime dictatorial.
Se fondant donc sur ces éléments, l'assistance a unanimement rejetée l'idée du dialogue inter togolais qui, dans le contexte actuel constitue une diversion, ne fera que perdurer la dictature militaire et de son aile civile le RPT au Togo.
4 - Sur un tout autre registre, la question de la société civile

Des membres du CSPT ayant pris part activement aux discussions ont informé l'assistance des conclusions du forum de Bamako auquel des organisations de la société civile togolaise ont participé et qui s'est terminé par l'appel à la mise en place :

d'un observatoire international du processus de démocratisation au Togo,
d'un vaste mouvement de sensibilisation et de mobilisation au niveau mondial à l'instar de la Marche Mondiale des Femmes pour susciter l'adhésion de la société civile mondiale à la cause du peuple togolais ; et enfin
l'organisation d'un forum de la société civile de la diaspora.
Cette information a donné lieu a des échanges sur la nature de la société civile au Togo. Il en est résulté que le problème de la société civile au Togo où règne un régime de dictature ne peut être posé dans les mêmes termes que celles des pays démocratiques où elles (sociétés civiles), loin de celle émergente au Togo, participent et jouent réellement le rôle qui leur est dévolu, parce que le système démocratique le permet.
Le modérateur de la CDPA-BT a donc saisi cette opportunité pour démontrer que la société civile émergente au Togo ne pourrait se substituer aux partis politiques togolais pour réaliser le changement démocratique au Togo ; et il propose alors l'idée de l'émergence d'une force alternative d'opposition pour mettre fin à la dictature.
5 - Le Mouvement de la Force Alternative d'Opposition (MFAO)

Après avoir échangé sur la question, les participants ont donc déploré la pléthore d'organisations associatives qui se concurrencent entre elles, souvent avec des objectifs pas clairs, au lieu de s'unir pour mettre fin à la dictature. Ils saluent et encouragent en conséquence la construction du MFAO, un mouvement de masse qui offre un cadre unitaire de lutte aux organisations politiques, aux organisations associatives dites de la société civile et aux individualités, pour mettre fin à la dictature et instaurer la démocratie au Togo.

6 - La question des réfugiés

La question des réfugiés dans les camps en Afrique et dans la diaspora a été aussi abordée. Il en est ressorti la nécessité d'aider ces réfugiés et d'accompagner ceux de la diaspora dans leur démarche pour obtenir le droit d'asile. Il a été déploré le manque de structure dans la diaspora permettant de leur porter le soutien indispensable à leur survie. D'après un intervenant, la ligue togolaise des droits de l'homme en France, qui aurait pu jouer ce rôle dans la diaspora, mérite de sortir de sa léthargie et d'être redynamisée.

7 - La question du 27 avril 2006

La date du 27 avril étant reconnue et confirmée comme date de l'indépendance, donc date de la fête nationale des togolais, l'ensemble des participants est tombé d'accord pour organiser et donner un caractère particulier aux festivités du 27 avril 2006.
L'idée suggérée par des membres de la communauté chrétienne d'Antony d'organiser une messe d'action de grâce, a été retenue. Le principe des manifestations politiques pour cette occasion a été aussi admis ; reste à en définir le contenu avec d'autres organisations démocratiques des togolais en France.
Deux commissions mises sur pieds, sont chargées d'inviter l'ensemble des organisations démocratiques sur la place de Paris pour préparer et organiser ensemble la commémoration du 27 avril 2006.

Un verre de l'amitié a été offert pour clôturer cette rencontre riche d'enseignements.

Fait à Paris le 18 février 2006

Pour la CDPA-BT,
Organisation coordonnatrice
Emmanuel BOCCOVI


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Pour toutes remarques, suggestions ou contribution, s'adresser à:

CDPA-BT, B.P. 13963, Lomé Togo

E-Mails à: cdpa-bt@cdpa-bt.org ou cdpa-bt-ev@web.de
Site internet : www.cdpa-bt.org

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