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Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Esso: Pays! Depuis hier, on ne s’est pas vu. Tu étais où?
Nam: Toi-même tu sais non?
Esso: Ou bien tu es allé au nord pour les manifs?
Nam: Non mais, j’étais à Lomé.
Esso: Tu es à Lomé et tu n’es pas venu au camp?
Nam: Non mais, depuis vendredi, moi j’étais seulement dans la nature.
Esso: Pourquoi?
Nam: Toi-même tu sais que le zopposant  principal est là non?
Esso: Oui, maintenant je vois. Toi, tu étais à quel niveau ?
Nam: Mais, moi j’avais en charge la «sécrité» à la frontière.
Esso: Donc c’est là où tu es resté pendant les 3 jours?
Nam: Oui! Puisque j’étais le chef poste.
Esso: Oui! Je vois. Mais dis-moi, la «sécrité» était comment?
Nam: C’est juste pour percevoir. Parce que toi-même, tu sais qu’on ne sait pas jamais.
Esso: Justement, on ne sait pas jamais. Les gens-là, sont capables de tout.
Nam: Toi-même, tu les connais non?
Esso: Bien sûr que oui.
Nam: Surtout avec les Ekpémogues-là, on en avait tellement peur mais finalement plus de peur que de mal.
Nam: Evidemment. Mais nous, on croyait qu’il va aller au nord, en fin de compte il a fui.
Esso: On dit souvent que l’homme a peur du serpent et le serpent aussi a peur de l’homme.
Nam: Vraiment! C’est ce qu’on a constaté à la fin.
Esso: Attends, Mazama m’a pourtant dit qu’il doit aller à Atoukpamé.
Nam: A Atoukpamé? Il y a le Major Kouloum. Il ne peut pas oser.

Ça va se savoir!

Amour sans frontière

Paul qui vit depuis quelques années avec sa femme Joséphine, lui proposa un jour l’adoption d’un joli garçonnet de trois ans sous prétexte qu’avec celui-ci, elle puisse se former à la vie de mère avant qu’elle ne conçoive elle-même au moment venu. Mais, chose curieuse, le petit ressemblait trop à Paul. Ils établirent en leur nom un acte de naissance à l’enfant. Durant deux ans de mariage sans la venue d’un enfant de Joséphine au monde, Paul lui proposa de nouveau l’adoption d’un autre enfant. Mais, cette fois-ci, des dispositions adéquates furent prises, car, il s’agissait d’un nourrisson de six mois. Joséphine ne trouva aucun inconvénient à la nouvelle demande de son époux. Mais, à l’arrivée de l’enfant, elle s’aperçut que celui-ci aussi ressemble au premier et par ricochet à son époux.

Voulant comprendre les raisons qui sous-tendent cette ressemblance aiguë, ils eurent des discussions très intenses pendant des mois. C’est ainsi que Joséphine avait commis un cabinet de détective privé de lui apporter de la lumière sur cette affaire d’adoption qui devenait complexe et provoquait en elle de l’insomnie. Alors, sur les traces de Paul que le détective ne lâchait point un seul instant, la découverte fut plus que catastrophique. Encore ce soir, Paul annonça à Joséphine, un rendez-vous qu’il aurait avec l’un de ses partenaires qui arrivait de l’étranger. Elle prit aussitôt le soin de prévenir son détective.

Paul démarra sa voiture, une grosse cylindrée. Il s’élança sur la route et au bout de 1500 m, il gara la voiture et continua à pied sans s’en rendre compte d’être pisté. Il se glissa dans une obscurité totale. Il s’arrêta sous un arbuste à proximité d’une montagne d’ordures, l’un des dépotoirs de Lomé. Il s’assit près d’une silhouette très ronde qui illustra la forme obèse d’une femme qui le reçut amoureusement. Paul se déshabilla et accrocha ses vêtements à une branche de l’arbuste, la maison de fortune plus idéale certainement pour lui par rapport à sa coquette villa.

Paul prit vraiment le temps de caresser sa dulcinée comme si c’était à la maison. Sauf qu’il n’y eut aucune conversation entre les deux partenaires. Mais, il faut avouer que le travail allait bon train. Car, Paul eut tout le plaisir à défricher proprement la folle qui avait élu domicile à cet endroit depuis plusieurs années. Il prit ses deux jambes qu’il écarta et enfonça son gros serpent «bas-ventral» dans la terre promise. Le gros ventre c’est-à-dire encore enceinte de la femme couchée, donnait l’impression au détective qui regardait dans le viseur de sa caméra infrarouge, comme si Paul éprouvait des difficultés de pénétration. Mais, connaissant le terrain, il franchit sans la moindre difficulté. Du viseur, l’on constata les coups de hanche rythmiques de Paul qui, à chaque arrosage qui marqua la fin d’une série, poussa tout comme sa partenaire des soupirs. C’est aussi pour Paul la pause et le redémarrage avec changement de position.

Ce n’est qu’au troisième round, quand Paul sur ses deux pieds debout butait férocement et alla arroser, qu’il sentit la présence humaine se diriger vers eux. Il fut retardé dans sa fuite lorsqu’il alla se retirer par les mains de la femme qui attendait qu’il pleuve dans son fond intérieur c’est-à-dire dans sa profondeur. Sentant le danger se rapprocher davantage, il détala tout nu abandonna ses vêtements sur les lieux. C’est tout nu qu’il se jeta dans sa voiture et roula jusqu’à la maison où il déclara à son épouse, stupéfaite de le voir rentrer de cette manière. Quelques minutes après son retour fracassant, retentit le téléphone que décrocha Joséphine qui fut mise au courant de ce qui s’était réellement passé avec son mari. Tonton D

Conseil National

L’UFC se mobilise pour un véritable changement au Togo

L’Union des Forces de Changement (UFC) a tenu samedi et dimanche à la chapelle Christ Rédempteur, son Conseil National sous la présidence effective du président national Gilchrist Olympio. Placées sous le thème «Mobilisation pour le véritable changement», les assises ont réuni une foule de militants, des membres du bureau national, des représentants des partis frères et amis, des membres du corps diplomatique et des organisations internationales, des chefs traditionnels, des représentants des centrales syndicales, des organisations de la société civile et de plusieurs autres invités. C’est au président du comité d’organisation qu’a échu l’honneur d’ouvrir le bal.  Dans son mot de bienvenue, M. Patrick Lawson a, après avoir exprimé sa reconnaissance aux militants du parti pour leur dynamisme ainsi que leur courage face aux rudes épreuves qu’ils ont subies pendant de longues années, rendu un vibrant hommage au président national pour son courage et sa détermination pour l’avènement d’une société juste et moderne au Togo. Il n’a pas manqué de souligner les manœuvres dilatoires du régime en place pour faire échec au processus en cours dans le pays.

Pour sa part, M. Mama Seldi a, au nom de l’UFC Fédération Internationale section Bénin, invité le Bureau Directeur du parti à prendre toutes les responsabilités pour assurer la présence de ses militants sur les lieux après chaque élection, à promouvoir avec toutes les assurances le retour au bercail des réfugiés togolais et à assurer la sécurité des membres de l’UFC envoyés à la CENI et dans ses démembrements.
Certains partis frères à l’instar de la CDPA-BT, de l’ADDI et de l’UCD (Union des Croyants pour la Démocratie) ont adressé des messages de félicitations, d’encouragement et de soutien à l’UFC.

Ouvrant solennellement les assises, le président national de l’UFC, M. Gilchrist Olympio a adressé à tous les Togolais ses vœux patriotiques de paix, de bonheur et de prospérité et émis le vœu que l’année 2007 et les années à venir consacrent l’avènement d’un Etat de droit au Togo. Il a exprimé sa reconnaissance aux militants du parti pour leur foi dans la lutte et s’est incliné devant la mémoire des victimes de la dictature.

Evoquant l’Accord Politique Global signé le 20 Août 2006, M. Gilchrist Olympio a précisé que malgré ses insuffisances, il demeure un instrument de dernière chance pour rétablir la confiance et la paix entre les Togolais. Pour lui, le Conseil National doit discuter et entériner les positions déjà exprimées par les représentants du parti dans les organes de mise en œuvre de l’APG. Il s’est réjoui de l’obtention du mode de recensement permettant la délivrance des cartes d’électeurs numérisées avec photo mais est resté réfractaire à l’introduction du vote dans le mode de décision de la CENI. «Nous ne saurions approuver l’initiative d’introduire le vote dans le mode de décision à la CENI parce qu’elle constitue une violation flagrante de l’esprit et de la lettre de l’APG», a-t-il dit. Il a par ailleurs indiqué sa préférence au scrutin uninominal à deux tours.

La non participation de l’UFC au gouvernement
Selon Gilchrist Olympio, les populations togolaises dans leur immense majorité, comprennent et approuvent la position du parti. Il estime que la période de mise en œuvre de l’APG devrait être celle d’une concertation et d’une cogestion entre toutes les forces politiques. Le leader de l’UFC a fait remarquer que bien que le facilitateur ait proposé que la forme et la composition du gouvernement d’union nationale fassent l’objet de consultation avec les partis, le pouvoir n’en a pas tenu compte et a procédé à l’affectation des postes ministériels clé au RPT et à la nomination à des postes de responsabilité des personnes indexées dans le rapport de l’ONU.

«Animée du souci des populations togolaises, l’UFC ne pouvait pas entrer dans ce gouvernement à des conditions posées, contraires à l’esprit de l’APG et aux intérêts des populations togolaises qui, jour après jour, se forment une opinion défavorable sur la mise en œuvre de l’APG», a-t-il déclaré. Gilchrist a expliqué que si l’UFC est restée dans le processus, c’est parce que l’APG ne se limite pas à un gouvernement mais qu’il constitue une série d’actions et de dispositions qui s’articulent et se complètent et le parti entend participer à sa mise en œuvre dans les organes appropriés et veiller à ce que les prochaines élections législatives soient transparentes et crédibles. Il a toutefois insisté que le parti va garder une distance critique et va s’attacher au devoir de vérité afin de sauver la République et la démocratie. «Notre pays ne peut pas rester dans la situation où nous voyons s’enfoncer de plus en plus dans un pouvoir clanique et  archaïque qui continue d’asservir le peuple souverain par l’intimidation et l’utilisation de la violence. Nous devons ensemble nous attacher à corriger cet état de choses et y réussir nécessairement. C’est ainsi que notre pays réconcilié avec lui-même, regagnera la confiance de la Communauté Internationale et retrouvera sa place dans le concert des nations», a-t-il souligné. M.A.

Sans détour

L’histoire se répète

«Si nous n’avions pas de défauts, nous ne prendrions point tant de plaisir à en remarquer dans les autres» (La Rochefoucauld, Maximes)

Dans toutes les démocraties, la presse joue un rôle non négligeable. Et comme le dit bien Charles Alexis Clérel de Tocqueville, elle est «par excellence, l’instrument démocratique de la liberté». Pour que cet instrument démocratique puisse réellement exister et se consolider, le législateur a proposé un certain nombre de mesures. L’une de ces mesures reste l’aide de l’Etat à la presse. Elle n’est nullement une faveur accordée aux médias mais bien une exigence. L’article 5 du Code de la Presse de notre pays est clair là-dessus: «L’Etat consent à la presse des avantages d’ordre économique et financier qui peuvent se présenter sous forme d’aides à la collecte et à la transmission des informations au moyen de tarifs préférentiels ou de détaxe en matière de téléphone, de télécopie, de courrier, de transport, de bandes, de cassettes, de compact disc et autres. Les conditions et modalités de répartition des divers avantages et aides sont fixées par décret en conseil des ministres».

Il y a quelques années, certaines organisations de presse avaient, vu les conditions pénibles dans lesquelles les journalistes exerçaient leur métier ô combien noble, eu l’ingénieuse idée de prendre langue avec le pouvoir afin de lui poser le problème de l’aide de l’Etat à la presse. C’était au temps du Général-président. Emballés dans leur veste clinquante, les responsables des organisations de presse débarquèrent à Lomé II, la résidence privée du défunt chef de l’Etat. A l’époque, Lomé II était comme la salle dans laquelle se déroule la danse peinte par Voltaire dans «Zadig». Quand on y entrait, on en sortait toujours avec quelque chose. La magnanimité légendaire du Général était passée par là. Mais ce déplacement qui s’était déroulé hors des caméras, avait connu un grand déballage dans les différents canards de la place. Parce que le partage du butin avait divisé les membres de la délégation. Ceux-ci s’étaient proprement insultés par journaux interposés. La suite, tout le monde la connaît avec ces histoires de CTEP qui a englouti d’énormes sommes au contribuable togolais et dont la plupart des journaux membres sont devenus des «irrégulomadaires» parce que paraissant à chaque éclipse solaire.

En outre, depuis quelques années, on retrouve dans notre corporation des commères qui se passent pour des saints. Ils sont prompts à vilipender leurs confrères dans leurs colonnes en les accusant d’aller constamment bénéficier des faveurs du clan. «Personne ne peut longtemps porter un masque», écrivait Sénèque. Aujourd’hui, ce sont eux qui gambadent dans toutes les directions. Dans l’éternelle affaire de l’aide de l’Etat à la presse, certains de ces gens, responsables des fameuses organisations de presse, étaient à la présidence fin décembre pour engager des discussions avec le fils du père. Ce que tout le monde a salué même s’il s’est avéré que certains membres de la délégation ont pleurniché sur nos conditions. Comme la magnanimité est génétiquement non modifiable, le «fils de la nation» envoya quelques jours plus tard à chacune des six organisations cinq cent billets de mille francs. Quelle aubaine pour cette fin d’année ! Les gloutons n’ont pas daigné informer les autres membres de leur association et ont gardé par-devers eux les billets clinquants de la présidence. A ces fonds, s’ajoutent les quatre cent mille francs tactiquement prélevés sur  l’aide de l’année dernière et encaissés par chacune des organisations. Toutes ces sommes divisent les membres des associations. A propos, pourquoi cet omerta sur toutes ces démarches? Ces organisations sont-elles représentatives de la presse togolaise? Zeus AZIADOUVO

Pour une reprise totale de la coopération UE-Togo

Louis Michel,  toujours dans son rôle de «démarcheur»

Si nos mémoires nous sont encore restées fidèles, l’Union Européenne avait été obligée de faire prendre des engagements au nombre de 22 au régime togolais et c’était en avril 2004 pour «déficit démocratique». Il revenait donc au régime togolais de revoir sa copie afin de bénéficier à nouveau des subsides  de sa coopération car le Togo en a été coupé depuis les années 93. Au moment où  des pays voisins tels le Bénin et le Ghana, bien meilleurs élèves en matière de démocratie que  le Togo, jouissaient régulièrement des FED aux moments opportuns, le Togo lui en était sevré. Et les fonds s’accumulaient et constituaient une épargne pour le Togo avec toute une pile de ponctions. L’ «indulgence» de l’UE la pousse à décaisser une partie de ces fonds  que l’on notifie au Togo sous d’autres formes d’aides  pour la réalisation d’œuvres humanitaires, sociales etc. Et le reste constitue ce que l’UE appelle dans son  jargon «reliquat» dont toute décision de notification au Togo  met en  scène de façon intermittente le Belge Louis Michel.

Les Togolais lui connaissent un zèle sans égal dans cette affaire de déblocage de reliquat et il les a assez saoulés de ses déclarations, le pic ayant été enregistré en septembre après la signature de l’Accord Politique Global. Il n’avait pas hésité à récupérer la décision de notification des reliquats du 9è FED et des fonds STABEX d’environ 40 millions d’Euros  comme une reprise totale de la Coopération de L’UE avec le Togo. Les observateurs avisés ont tiré sur son zèle aveugle et pensaient l’avoir ramené à la raison. Mais le Commissaire Européen à l’Action Humanitaire et au Développement  n’a rien perdu de ses talents de zélateur. Il est revenu à la charge en marge du dernier sommet de l’Union Africaine tenu à Addis-Abeba les 29 et 30 janvier derniers. On en veut pour preuve que le sujet passé  sur la TVT autour de cette question.

Il ne faisait qu’affirmer son penchant pour le déblocage, n’hésitant pas à parler de «sommes considérables d’argent» et «de reprise totale de la coopération»,  ce qu’il répéta à près de trois reprises. Cette obsession, hypnose que  crée le déblocage chez le Belge vient conforter davantage dans leur opinion certains Togolais qui pensent que Louis Michel devrait jouer dans cette histoire le rôle du parfait démarcheur. Et qui dit démarcheur dit sans doute commissions en guise de récompense pour le travail accompli. Louis Michel devrait en avoir en retour  pour justifier ce zèle à outrance. Cela devrait se comprendre quand on sait que «La France a sous-traité le dossier togolais à Louis Michel» comme nous le révélions dans notre édition n°152 du 03 janvier dernier.

Le pouvoir togolais, au lieu de corriger le «déficit démocratique» pour mériter la reprise de la coopération,  semble avoir opté pour des «raccourcis», ce qui consiste à engager des fonctionnaires  européens afin de convaincre  l’institution à débloquer les fonds. Beaucoup se demandent ce qui devrait rester de ces fonds débloqués au Togo lorsqu’on aura payé à tous ces fonctionnaires leurs «commissions de démarchage».

La seule condition pour mériter la reprise de la coopération totale est d’organiser les prochaines législatives de façon «libre, transparente, équitable, crédible et incontestée». Le Parlement européen l’avait signifié et la présidence à l’époque finlandaise l’a réaffirmé. Pas donc de reprise totale de coopération sans élections démocratiquement organisées. Cette condition est pourtant simple à réaliser. Mais si le clan se rechigne à la contourner,  à passer par des méandres pour que la reprise intervienne, c’est dire tout son obscurantisme à créer un Etat de droit au Togo. L.H.

Médias togolais

Un cadeau de Faure divise les journalistes

Depuis 2005, certaines organisations de presse ont engagé des discussions avec l’exécutif togolais afin que l’aide de l’Etat à la presse soit traduite dans les faits. C’est dans cet esprit qu’une somme de 50.000.000 F CFA a été prévue dans le budget de l’année 2006. Mais compte tenu des besoins du moment, le fonds n’a pas été encaissé et les discussions étaient toujours maintenues en vue d’une possible augmentation. Ce qui ne sera jamais fait.

Pour permettre une amélioration de l’enveloppe pour le compte de l’année 2007, les mêmes organisations de presse se sont levées tôt. C’est ainsi qu’en fin décembre dernier, les responsables de six organisations de presse (UJIT, OREPI, URATEL, OTM, ATOPAP et CTEP) se sont rendus à la présidence de la République pour soumettre des doléances au chef de l’Etat. Rappelons qu’en dehors de l’UJIT et de l’ATOPAP parce que nouvellement créée, les autres organisations sont réfractaires au jeu démocratique. La présidence à vie y est de mise et les élections s’organisent rarement. Passons.

Ce sont donc ces associations qui parlent au nom de la presse plurielle togolaise. Lors de leur rencontre avec le président Faure, ils lui auraient exposé tous les problèmes qui minent le bon fonctionnement de la presse togolaise. Après les discussions, celui-ci aurait voulu leur «rembourser les frais de déplacement» mais il se serait rétracté. Quelques jours plus tard, il a, par personne interposée, offert 500.000 F CFA à chacune des six organisations. Dans l’ambiance des fêtes de fin d’année, certains membres de délégation ont tout simplement oublié que c’est au nom des organisations qu’ils se sont rendus à la présidence. Ils n’ont pas hésité à garder par-devers eux le «gombo» présidentiel. Un membre de la délégation affirme que lui, il aurait montré le cadeau aux autres membres et qu’il l’aurait versé sur le compte de l’association devenue comateuse. D’autres par contre soutiennent qu’ils n’ont rien pris et qu’ils sont prêts à se jeter dans le feu pour prouver leur bonne foi. Pendant ce moment, les autres membres des organisations manifestent leur mécontentement et exigent un renouvellement des instances. Les plus exigeants sont même allés jusqu’à la source pour vérifier l’information.

Entre-temps, le gouvernement a, après moult tractations, débloqué les 50.000.000 FCFA de l’année 2006. Une «Maison de la Presse» aurait été achetée à 46,5 millions. Pour le reste, les fameuses organisations de presse se sont arrangées pour se retrouver avec un «taméa» de 400.000 FCFA chacune. Pour quoi faire? On vous dira que c’est pour assurer le bon fonctionnement desdites associations. Mais pratiquement à tous les niveaux, ce fonds a été partagé entre les membres des organisations qui étaient sur le qui-vive depuis l’éclatement de l’affaire des 500.000 Fcfa présidentiels. Dans certaines organisations, chaque membre se serait retrouvé avec 75.000 F. Mais pour le partage, les membres se sont basés sur des dispositions du Code de la Presse pour écarter les journaux qui ne paraissent plus. «Les directeurs des «irrégulomadaires» ne sont pas concernés par ces fonds», jasent certains. Informés plus tard, les patrons des «irrégulomadaires» se mobilisent pour réclamer leur part du gâteau. Il y en a qui se proposent de paraître pour pouvoir encaisser le fonds.

C’est cette situation délétère qui prévaut aujourd’hui au sein de la presse plurielle togolaise. Les journalistes, mieux les membres des organisations de presse sont divisés à propos de ces petits CFA et il est fort possible qu’on assiste dans les tout prochains jours à des renversements de situation. Avec ce qui se passe, on se demande s’il faut dorénavant remettre les fonds à ces organisations souvent utilisées pour des «bitos» (business) personnels. Ne faut-il pas plutôt penser à mettre en place une seule organisation crédible de presse au Togo? Entre nous, les 3.500.000 F CFA qui ont été distribués et qui se sont retrouvés dans les bouteilles de bière ne peuvent-ils pas être utilisés à bon escient? Organiser par exemple un séminaire pour permettre au moins aux journalistes de mieux cerner le nouveau mode de scrutin? Quel gâchis! R. Kédjagni

Le prix de la transhumance politique

Amah Gnassingbé complètement ignoré par son ex-mentor          
A l’annonce de la tenue effective du Conseil National de l’UFC et le retour de son leader Gilchrist Olympio, Amah Gnassingbé qui dit être allé au gouvernement «à titre personnel» a fait sortir un communiqué dans lequel il contestait la légitimité de Gilchrist Olympio et du 3è vice-président Patrick Lawson. Pour lui, ces derniers n’ont pas leur nom sur le récépissé et ils n’ont pas raison d’agir au nom du parti. Il avait même annoncé une conférence de presse pour beaucoup plus de détails.

A partir de ce moment, beaucoup d’observateurs ont pensé qu’il allait mettre sa menace à exécution en contestant devant tous les militants la légitimité de son ex-mentor. Bien qu’il déclare à cor et à cri qu’il demeure le 2è vice-président de l’UFC, il n’était pas au Conseil National. Il a été complètement ignoré par Gilchrist Olympio.

Quant à Antoine Bodjona, accusé d’avoir «manipulé» le Docteur de Lama, il n’avait pas aussi pris part à ces assises. Il s’est même plaint dans les colonnes de notre confrère «Le Républicain» N° 64 du mardi 30 janvier: «Si aujourd’hui on doute de mon intégrité, vu ce que j’ai fait à l’UFC, je dis que c’est regrettable».

En ce qui concerne les anciens militants qui se sont mués en «oiseaux migratoires», ils ont organisés samedi et dimanche des meetings pour s’assurer que ceux qui se réclament du «Nid», sont effectivement les leurs. E. P.

Fin du calvaire

Les Togolais à l’abri des coupures du courant à partir du 13 février

L’énergie électrique est une denrée indispensable à l’économie de tous les pays soucieux du développement intégral de leurs populations. Mais depuis bientôt un an, le Togo traverse une crise énergétique terrible. C’est en vue de pallier les désagréments de cette situation préoccupante que le Prof. Léopold Messan GNININVI, Ministre des Mines et de l’Energie a effectué avec son homologue béninois une visite technique au Nigeria et au Bénin les 29 et 30 janvier derniers.

En effet, l’objectif de cette visite était de s’assurer de l’état d’avancement réel des travaux de l’interconnexion, depuis la source à IKEJA West au Nigeria jusqu’au point de connexion au réseau CEB à SAKETE au Bénin. De source sûre et digne de foi proche du ministère, il ressort que les travaux ont bien avancé sur toute la ligne du projet.  «Dans ces conditions il est quasiment certain que dans les 10 jours qui suivent, c’est-à-dire jusqu’au 10 février 2007, tous les essais de circulation de l’énergie du Nigeria vers la CEB, y compris les essais et réglages de synchronisation des deux réseaux soient terminés. La CEB pourrait alors recevoir normalement l’énergie du Nigeria», a-t-on appris des mêmes sources.

Il faut signaler d’ores et déjà que la mise en service de l’interconnexion est prévue pour le mardi 13 février prochain. Cette mise en service, qui annoncera le début officiel des échanges d’énergie électrique de Transmission Company of Nigeria (TCN), devrait être honorée par la présence effective des chefs d’Etat du Nigeria, du Bénin, du Ghana et du Togo.

Techniquement, «Il s’agit d’un projet de ligne 330 Kv de 70 km avec un poste comprenant 2 transformateurs de 330 KV / 161 KV / 20 KV de 200 MVA chacun à SAKETE au Bénin et une travée 330 KV à IKEJA West au Nigeria. Cette ligne comporte 156 pylônes type chat, dont 121 côté Nigeria et 35 côté Bénin. Cette interconnexion permettra d’augmenter la sécurité des approvisionnements de la CEB en injectant jusqu’à 100 MW supplémentaires voire plus, car la capacité de la ligne est de 270 MW», a-t-on indiqué.

En réalité, cette information réjouit plus d’un Togolais à cause des graves perturbations survenues dans leur existence ces derniers temps. Alors, l’expérience amère faite pendant cette crise énergétique interpelle tout Togolais à la bonne gestion. Il urge que les autorités togolaises s’emploient davantage à mettre en place une stratégie préventive contre des situations similaires. S’impose alors à elles, une politique adéquate en matière d’énergie renouvelable. C’est à ces seules conditions que le Togo évitera à l’avenir des déficits énergétiques dont l’impact a porté sérieusement préjudice à notre économie, déjà agonisante. Car «Gouverner, c’est prévoir». Didier LEDOUX

Retour du Président national de l’UFC

Gilchrist Olympio accueilli avec ferveur à Lomé

Jamais, de mémoire des Togolais, un retour de Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) n’avait suscité autant de commentaires. Beaucoup avaient signé la fin du mythe ou mieux encore son arrêt de mort. Dubitatifs, certains se demandaient, eu égard à ses récentes prises de position, si l’UFC allait mobiliser des foules autour de son président. La mayonnaise allait-elle prendre? s’interrogeaient d’autres. Elle a plus que pris, répondra-t-on. Le parti n’a pas prêché dans le désert. L’appel lancé aux populations pour aller accueillir massivement Gilchrist Olympio dans le cadre du Conseil National du parti a été suivi. Point de doute, pour un retour triomphal, c’en était un.

En effet, ce sont des milliers de militants et sympathisants vêtus pour la plupart de jaune, la couleur du parti qui se sont rendus vendredi après-midi à la frontière d’Aflao pour accueillir le leader de l’UFC. C’est aux environs de 15 heures que Gilchrist Olympio est arrivé à la frontière et après les formalités administratives, le cortège s’est ébranlé à une allure d’escargot au rythme des chants et des danses jusqu’au siège du parti à Lomnava où l’attendait encore une foule nombreuse. Là, ce fut des moments récréatifs avec des louanges au Dieu Tout-puissant, des chants militants, de ralliements et de l’«Ablodé». Les militants de l’UFC ont une fois encore démontré leur indéfectible attachement à leur président. Certains n’ont pas caché leur joie. «Je suis très content de la mobilisation d’aujourd’hui. Regardez vous-mêmes comment les gens sont sortis. Nous avons entendu dire que les militants sont démobilisés. Et bien, il n’en est rien. Qu’on le veuille ou non, l’UFC est et demeure l’un des partis les plus importants sur l’échiquier politique togolais», s’est exclamé un militant. Une autre de renchérir: «Tout ce qu’on a entendu sur l’UFC fait partie des stratégies de ses adversaires pour semer le doute et la confusion au sein de l’opinion. Nous avons montré une fois encore que nous sommes unis derrière notre président. Il peut toujours compter sur nous parce que l’UFC est une et indivisible». Médard A.

 

Insécurité au Togo

Le DG de Wooding braqué et sa voiture de 30 millions emportée

Un braquage de plus au Togo. L’insécurité que vit notre pays va en grandissant et la faiblesse et l’inefficacité du système de sécurité au Togo a été une fois de plus mis à l’épreuve.

Après donc les nationaux, les auteurs des actes de banditisme et de vols à mains armées se tournent vers les expatriés, les opérateurs économiques. La voiture du directeur de Wooding qui coûterait environ 30 millions F CFA a été volée le jeudi 1er février 2007 devant la maison de l’opérateur économique sise à Hountigomé derrière le CERFER par trois individus armés. Selon les témoignages recueillis sur le lieu du braquage, Mme Sandrine, la femme du directeur de Wooding était allée en ville accompagnée de son enfant. Il sonnait 18h30mn quand elle est arrivée devant le portail de sa maison. Le temps que le gardien qui appartient à Inter Com Security, lui ouvre le garage, elle était apostrophée par trois individus fortement armés. Les malfrats l’intimaient aussitôt l’ordre de descendre de la bagnole et de rendre la clé de celle-ci. Ce qu’elle fit sans grande résistance. Au même moment, l’un des malfrats avait son arme braquée sur le gardien des lieux. Très vite, les malfrats rentrèrent dans la voiture en question et s’évaporèrent dans la nature.

D’après d’autres informations, le directeur de Wooding, M. Fabrice Ruiz aurait averti aussitôt le ministre de la Sécurité, le Col. Atcha Titikpina, le ministre de la Défense, Kpatcha Gnassingbé et même le président de la République Faure Gnassingbé. Ces derniers auraient à leur tour envoyé les forces de l’ordre sur les traces des malfrats. Mais jusque-là, et la police et l’armée n’ont pas réussi à mettre la main sur les trois braqueurs. De sources proches de la police, les enquêtes seraient en cours pour retrouver ces malfrats. Nous espérons que les enquêtes aboutiront. Car ici, c’est l’intérêt de tout un peuple qui est en jeu. Les gouvernants doivent donc tout faire pour mettre fin à ce climat d’insécurité qui sévit au Togo depuis déjà plus d’un an. Ce climat ne rassure pas les opérateurs économiques qui veulent investir dans notre pays. GLAKPE  Koffi

Meeting de l’UFC

Gilchrist Olympio appelle les populations à la mobilisation

Le Conseil National de l’UFC ouvert samedi a connu son épilogue par un grand meeting organisé à la place Anani Santos.

Tout comme à son retour, le leader de l’UFC a été accueilli par un bain de foule. Ils étaient des milliers de militants et de sympathisants à prendre d’assaut le lieu du meeting pour écouter leur président. Un compte rendu des travaux des assises a été fait ainsi que les décisions qui ont été prises.

Gilchrist Olympio a éclairé les populations sur les stratégies de mobilisation du parti en vue des prochaines élections législatives. Il a appelé les militants à se mobiliser pour un véritable changement au Togo.

Le président national de l’UFC part à partir du 5 février en tournée à l’intérieur du pays et visitera les populations d’Atakpamé et d’Aného. Nous y reviendrons. L.H.

Libertinage

«Faure-vi» toujours présent à toutes les manifs
Nous, nous ne comprenons pas quelque chose dans ce petit pays aux grands problèmes. On a l’impression que «Faure-vi vodoua» fait partie du «SYNKOUVISITO» (Syndicat des «Nkouvisitô» du Togo) c’est-à-dire syndicat des avares quoi ! A «Togo ici», après lui, c’est le Bélier de Kouvé qui vient. Il serait un peu gentil s’il donnait certains de ses voyages à Agbo. Au moins, il pourrait laisser le Premier ministre le représenter à certains des nombreux sommets et conférences auxquels il participe. Mais le «fils de la nation» ne veut pas se laisser dépasser dans le domaine où il excelle. Dans le mois de janvier, il a effectué en tout et pour tout cinq voyages. Il est partout. Même si on dit qu’il y a une réunion sur les rues de Trikit en Irak, il y sera. Et comme d’habitude, le Bélier noir lui fera «babayi» (au revoir) et «atouou» (bienvenue). Passons.    

Du 28 au 29 janvier 2007, s’est déroulé à «A dix Abiba» le 8ème dessous, pardon sommet de l’Union Africaine. Il semble que les «chefs de tas» sont tellement touchés par la rudesse de l’harmattan de cette année qu’ils ont décidé de parler de «l’échauffement du climat» au cours du sommet. Mais les problèmes politiques surtout celui de la nomination d’un nouveau président de l’UA ont dominé le débat. «Faure-vi vodoua» était aussi là et a reçu les «félicitements» et les «encourageations» pour sa politique tactiquement «ouverte». En marge du sommet, il a reçu l’apôtre Louis Michel qui l’a encore mystifié par son discours louangeur. Et ce dernier n’avait parlé que des Euros que « son » Union Européenne a débloqués au Togo. Quand un malade faisant une diarrhée séculaire a vu ça, il a dit que le «yovo» de Bê, pardon que le Belge serait venu voir les autorités « togovilaines » pour prendre son «taméa». Vrai ou faux ? De plus, on a vu le « leader nouveau » en train d’apprendre à conduire un «avignon» en Ethiopie. Les témoins auditifs et corporels de cet apprentissage disent qu’il a même volé sur place. Comme lui, il sait maintenant pédaler un «avignon», il ne pourrait pas connaître «l’aksident» de «Sara et Kawa» s’il décidait un jour de «nationaliser» l’Accord politique global.          

Le campus universitaire, c’est la merde

Présentement, les étudiants sont en train de faire des examens. A cause du déficit des infrastructures, les cours sont arrêtés dans certaines facultés pour le moment. Mais comme tout devrait être fait d’ici à la fin de ce mois, certains départements de la «flèche», pardon FLESH ont réceptionné une salle du restaurant universitaire. Rappelons que l’augmentation depuis quelques années du prix de la restauration a amené les étudiants à abandonner le «resto» jadis prisé. Cependant, la salle se trouve entre la cuisine et le cabaret qui sont toujours fonctionnels. La semaine du 29 janvier au 1er février 2007, les étudiants de la 3è année de Sociologie ont composé là. D’abord, les bonnes odeurs qu’envoyait la cuisine les faisait avaler goulûment les salives. Il y a un candidat qui était constipé à force d’ingurgiter ses salives. Il avait eu de la peine à finir son examen. Mais lors de l’entretien, des arômes terribles envahissaient la salle. Les candidats n’avaient pas le temps de sortir pour cracher puisqu’en ce moment précis leur vie était chronométrée. Ils avalaient tout cela. Ce qui choquait «beaucousement» c’est quand, en plein devoir où les esprits étaient surchauffés, débarquèrent des femmes rondes, grasses et dodues traînant aussi bien leurs pattes que les poussettes contenant de mets qui faisaient même saliver les lézards agrippés contre le mur. Et aux protestations des étudiants qui se cherchaient devant leur épreuve, les femmes «deux chevaux» répliquaient avec hargne par des injures en couvrant au passage les mets par le «vinaigre» qui sortait de leur bouche. Dans ces conditions, il est fort possible que les étudiants tombent «gboya».

Accueil en douce
C’était annoncé, la venue de «Yovovia». On a appris que depuis que cette annonce a été faite, «Jérico sô mavo», c’est-à-dire que les gens n’ont plus fermé les «zœils». Ils se connaissent certainement. Leur souci, c’était comment faire pour minimiser cet autre «retour triomphal». Certains «Gnassingbélandais» affirment que «la patrie» a été très rude dans leur quartier. Gare à toi si tu n’as pas de carte d’identité et pire si tu portes un habit de couleur jaunâtre.

Malgré tout, «Fo Gil» est arrivé par la frontière  aéro-navale d’Aflao où l’attendaient ses fans. Les gens ont dit que la masse d’accueil  se réduira à «Fo Patricki» et «Fabricio». Mais nous avons constaté autre chose là-bas. Les «UFCéistes» là, on les caresse chaque fois avec  les «kprondroulettes» après le départ de leur «Voyo» (blanc) mais ils s’entêtent à aller accueillir le gars comme un héros. Ils y a combien de héros dans ce pays ? Ils étaient là  encore en jaune politique c’est-à-dire  en «Détia», le maillot fétiche des «Olympiolais». Jaune en bas, jaune en haut et jaune en bas encore. Le jaune que nos «zœils» ont pu voir c’est les tricots et les pagnes. Mais un des inconditionnels de «Fo Gil» nous confiait que les dames avaient reçu la consigne de se mettre  vraiment en  jaune complet. Ce qui veut dire qu’elles avaient porté aussi des «mitin» jaunes.

Ce qui nous a satisfait nous autres c’est que les «Olympiolais» ont écouté nos conseils. On leur disait l’autre fois de ne pas réveiller le chat qui dort. Il y a longtemps que «Fo Nico» est en hibernation. Depuis que Gbogboyagbo est devenu un «tchami» c’est-à-dire un notable de « Faure-vi » et qu’il n’occupe plus tellement la scène politique, le gars du PRR est au chômage technique. Il y a longtemps qu’il n’a plus fait son traditionnel exercice intellectualo-buccal, qu’on a entendu des termes tels «imposteur, usurpateur» ou «Lankpankpanwoé , alagawoé». Il ne fallait donc pas le  provoquer avec leur enjaillement. Ils ont écouté et ça nous contente.

Les pleurs de Koffi «Ça ment»
Beaucoup pensent qu’on devra ôter la date du 05 février  du calendrier grégorien. Parce qu’elle est significative. C’est une date qui ne s’oublie pas et elle  doit être marquée au noir sur le calendrier. Les «Gnassingbélandais» ont connu une nuit particulière  ce 05 février 2005. Personne ne pensait que l’ont devrait connaître  une soirée différente de la journée, aussi mouvementée,  tant la journée était cool. C’était sans savoir qu’un «tsunami» national, pardon une « catastrophe nationale » allait subvenir. Autour de 20 heures, au lieu de la traditionnelle menterie sur  la Très vilaine Télévision, c’était du spécial. On passa l’hymne national et Koffi «Ça ment», que dis-je, l’homme de Gléi ville  et nous, on se demandait quand est ce qu’il est devenu «zournaliste». C’est là qu’il annonçait aux Togolais que «le Baobabier» est passé de vie à trépas. Nous, on voulait pleurer pour marquer notre douleur  mais on a dû s’abstenir quand on a vu Fo Koffi à l’œuvre. On dirait que les cinq millions de Togolais lui ont donné une procuration pour pleurer à leur place. Certains affirmeront plus tard que les hauts-parleurs de leurs postes-téléviseurs ont été grillés car ils n’avaient pas l’habitude de faire sortir de pareils sons. Chaque mot prononcé était suivi d’une période de «hoin hoin hoin». Sa voix était tremblotante. Comme c’était un PM, il avait pleuré avec diplomatie. Semble t-il que cela s’enseigne dans les écoles de Premier Ministre. Même le sourd-muet de notre quartier affirmera avoir lui aussi entendu les pleurs.

Nous, on ne savait pas que les «Gnassingbéistes» là aussi ont des larmes dans leurs narines. A un moment, l’excédent de larme a failli emprunter cette voie  pour sortir. A un moment donné, on  s’est dit que «Fo Koffi»  devrait avoir des liens de parenté avec «Fo Kodjo» alors alias «Aviyomé» tant les pleurs étaient semblables…

Les 100 mètres plats du 05 Février
Ça fait deux ans jour pour jour que les «Gnassingbélandais» ont vécu un événement. C’était la « catastrophe nationale ». On a rencontré quelqu’un  qui dit qu’il veut écrire un roman qu’il va titrer «les 100 mètres plats du 05 févier». C’était avec difficulté qu’on est arrivé à  savoir ce qu’il  voulait dire. Il voulait donc relater la débandade qui avait suivi l’annonce de la «catastrophe nationale».

En effet, quand on se rappelle cette nuit folle du 05 février 2005, cela vaut la peine d’être consigné. Les Togolais qui étaient dans les rues ce soir n’avaient rien à envier aux Crawford, Gebreselassié, Icham El Gerrough. Ce soir-là, il fallait vraiment une combinaison de qualités de vitesse et de résistance. A peine la nouvelle annoncée, c’était la débandade. Chacun voulait arriver à la maison le plus vite possible. Il fallait donc que lestalons «fessent les fesses». On dirait que le fantôme du défunt  était à côté de chacun. Quelqu’un racontera après qu’il était avec des amis dans un groupe et qu’ils étaient une dizaine. Le temps d’enlever ses «djimakpla» (sandalettes) pour pouvoir mieux détaler, tous ses amis avaient pris la poudre d’escampette. Dans quelle direction fallait –il aller ? L’embarras de choix était grand tant ça courait dans toutes les directions. On se sentait perdu lorsqu’en se retournant d’un moment en pleine course, on ne voit personne derrière ou à côté. Beaucoup de revendeuses avaient oublié leurs étalages pour sauver leur peau. Pour ceux qui étaient arrivés à la maison, on pouvait entendre des portes se fermer avec fracas. Certains durent frapper «gbagbagba» les portails pour qu’on vienne les leur ouvrir car aussitôt la nouvelle tombée, ceux qui étaient à la maison avait prestement «fermé portes et fenêtres et avalé les clés». 

«Fo Gil» fait toujours peur!
Le leader de l’Union des Forces de Changement, «Fo Gil» est dans nos murs. Il est arrivé dans la capitale togolaise le vendredi 02 janvier dernier. Il a été accueilli à «l’aéroport international olym…» que dis-je, à la frontière Togo - Ghana par une foule de Togolais composée en majorité des membres de son parti. Le samedi, «Fo-Gil», l’«homme dont le nom ne figure pas sur le récépicé de son parti» a procédé à l’ouverture du conseil national  du parti des «l’homme en jaune». Passons ! Ce qui nous importe ici est la manière dont la sécurité a été renforcée à Lomé depuis que l’arrivée de «Fo Gil» a été annoncée par la presse. Pour en savoir plus, nous avons interrogé deux «mon pays» qui nous ont livré leur part de vérité. «Mais, que voulez-vous qu’on fasse. N’est-ce pas que le leader de l’UFC est l’ennemi premier du peuple? N’est-ce pas lui qui a formé au temps fort de la démocratie, le groupe des «Ekpémogues» de Lomé? N’est-ce pas lui et son parti qui crient tout le temps qu’eux, ils ont gagné les élections et nous, on a volé leur victoire? Quoi de plus normal que la «sécrité» soit renforcée quand il arrive à Lomé», a déclaré le premier «mon pays». Pour le second, «si on a renforcé la «sécrité», c’est que votre zoppossant-là, on l’a à l’œil. Pourquoi c’est quand nous allons fêter le deuxième anniversaire de la mort du vieux qu’il va venir au Togo? C’est suspect. Mais en tout cas, on l’a à l’œil».

A partir de la déclaration des «mon pays», le mongolien et tangué de Kégué a affirmé que quoi qu’on dise, «Fo Gil» fait toujours peur. Mais pour ceux qui auront la possibilité de le rencontrer avant son départ, qu’il lui transmette les salutations les plus distinguées de la base militaire de Soudou.

Terrible Gilbert Atsu
Malgré les vols à main armée et les assassinats constatés ces derniers temps, le Togo demeure un pays de paix et il  y fait bon vivre. En tout cas, c’est ce qu’a déclaré le vieux Irakien à la barbe pointue qui est arrivé à Lomé il y a deux semaines en provenance  d’«Abou Graïb». En effet, des centaines de jeunes togolais étaient en Assemblée Générale en fin de semaine dernière pour ce machin de «Conseil national de jeunes». A cette occasion, le Secrétaire d’Etat, Gilbert Atsu, l’homme qui avait entre-temps présenté les « contenus » de son département, avait prononcé un discours dans lequel il a invité la jeunesse  à s’intéresser à la «Kpolitique Faurique». Lorsque la «Télé-vilaine-Togolaise» a montré les images des manifestations, on a vu notre Secrétaire d’Etat dans son discours plus «Faure» que tous les Togolais. Tellement il avait les yeux braqués sur le papier et il «délettrait» pardon, il déchiffrait les mots comme un bébé de jardin d’enfant qui est en train d’apprendre les a, b, c de l’alphabet. Au lieu d’un discours, les téléspectateurs ont plutôt suivi l’apprentissage de la lecture des a, b et c. Quand le vieux «abougraïbien» a suivi le truc à la télé, il a appelé son ami togolais et lui a demandé si l’homme de Taekwondo était en train d’étudier l’alpha... Mais quand il a su que c’est un ministre qui prononçait un discours, il a dit que «jusqu’à dorénavant», il ne quittera plus le Togo. Selon lui, en Irak, un ministre ne peut pas faire un discours pendant plus d’une minute sans lever la tête. Il doit lever régulièrement la tête et regarder à gauche ou à droite pour voir s’il y a un attentat au «vélo piégé» pardon, à la voiture piégée qui est en train d’être préparé. Mais si au Togo, il y a des «zotorités intello» comme «Gilberto Atsu» qui dans leur discours, peuvent baisser la tête pendant des heures, c’est qu’il fait vraiment bon vivre au Togo. Tant pis pour les jaloux des acquis du ministre Atsu. Qu’on le veuille ou non, il a battu le record mondial en «discours tête baissée».

Match Togo-Cameroun

La FTF  a versé 50.000 euros à l’équipe camerounaise

Dans le cadre des préparatifs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008, les Eperviers du Togo rencontrent en match amical les Lions Indomptables du Cameroun le mercredi 07 février 2007 au Stade de Kégué. Pour l’organisation de cette rencontre, la Fédération Togolaise de Football (FTF) devra verser 50.000 euros à l’équipe camerounaise en guise de prime de déplacement, hébergement et de restauration des coéquipiers de Rigobert Song. Aujourd’hui, c’est chose faite. Le nouveau président de la FTF, Tata Avlessi qui a promis lors de sa rencontre avec les journalistes, faire de son mieux pour que ce match puisse se tenir, a respecté sa promesse. La Fédération Camerounaise de Football est rentrée en possession des 50.000 euros. Le match Togo-Cameroun se tiendra donc comme prévu.

Rappelons que le nouveau Bureau de la FTF n’est entré en possession d’aucun document relatif aux ressources financières de la FTF après la passation de service du mardi 30 janvier dernier. Les 130 millions qu’a nécessité l’organisation du match Togo-Cameroun devront être déboursés par le nouveau président de la FTF. Le gouvernement togolais doit veiller à ce que l’ancien bureau présente un bilan financier en bonne et due forme au peuple togolais. G.K.

 

 

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