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Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Tam: Pays! On dit quoi?
Toyi: Mais, il n’y a pas grand-chose. Seulement qu’on est en fête.
Tam: La fête-là, c’est comment?
Toyi: Ça s’est bien passé.
Tam: Ah bon!
Toyi: Il fallait être là, pour savoir ce que je dis. La bière, on a bu fatigué. La viande, on a mangé jusqu’à ce que le ventre même ne demande pardon.
Tam: Malheureusement que moi, je n’étais pas là.
Toyi: Tu étais où même? On t’a cherché partout, partout mais zéro.
Tam: Comme le Cdt m’a demandé de garder les enfants là en taule, c’est pourquoi.
Toyi: Ah! Je vois. Et l’affaire là, c’est comment?
Tam: Pas grand problème. Pour le moment, on n’a rien dit sur eux. Seulement qu’ils sont gardés là-bas en taule. Après la fête, les chefs vont décider de leur sort.
Toyi: Vraiment, c’est déplorable. Ces petits-là pensent qu’ils sont encore des civils.
Tam: Oui! Ils pensent que l’armée, c’est l’armoire. Ils ne savent pas que chez nous, c’est la rigueur.
Toyi: Semble-t-il qu’ils sont 20 têtes non?
Tam: Pour le moment, c’est 20 personnes qu’on a détectées ! Mais,  les fouilles continuent.
Toyi: Il peut y en avoir d’autres?
Tam: On ne sait pas jamais. Il se peut qu’on en trouve d’autres?
Toyi: Est-ce que c’est possible qu’on les garde encore dans la Police?
Tam: Pourquoi et comment? Ce qu’ils ont fait, c’est du faux et usage du faux. Falsifier des diplômes pour rentrer dans la police, ce n’est pas possible. Ils doivent retourner pour rester civils.
Toyi: C’est vrai! En tout cas, chez nous il n’y a pas la fraude.
Tam: Personne ne leur pardonnera.

Ça va se savoir!

Le voyage

Dido est un jeune compatriote âgé de 21 ans environ. Il décida de partir en Europe afin de poursuivre ses études. Il eut la chance d’avoir avant son projet de voyage une famille d’accueil contrairement à ce que l’on assiste ces derniers temps avec le phénomène de l’aventure et ses conséquences. En plus de ses bagages intellectuels, il traîne un bagage naturel en son centre de gravité, c’est-à-dire un gros et robuste «gnocotomètre» à la taille d’un bébé anaconda. Cet instrument lui fut bénéfique et défaillant durant son séjour angoumoisin (Angoulême). Bénéfique parce qu’il s’est vaillamment servi de cet outil précieux pour rendre heureuses nombre de femmes de l’hexagone moyennant finance. Aussi défaillant parce qu’il ne lui avait pas permis de poursuivre plus loin ses études comme il l’avait projeté.

Vêtu d’un pantalon jeans, une chemise manche longue au col pincé servant de sous-vêtement à un pull rouge bordeau, Dido, après un spectacle auquel venait d’assister, s’installa dans le jardin public en face du théâtre de la ville qu’il venait de quitter il y a quelques instants en cette nuit glaciale de l’hiver. Toutes ses pensées étaient sur l’Afrique, son continent plein de charme que chantent ses enfants. Ses idées parcouraient ses nombreuses filles qu’il avait la facilité de draguer sur les sentiers qui mènent aux ruisseaux. Il en avait vraiment besoin pour se revigorer surtout qu’il caillait fort là, contrairement au beau et permanent soleil qui lui séchait à longueur d’année sa peau noire, source de sa fierté et de son identité.
Dido sursauta du long songe dans lequel il était plongé par la présence d’un monsieur d’une cinquantaine qui vint s’asseoir à ses côtés sur le banc public fait de béton. Stéphane est le prénom de l’inconnu qui était apparu à Dido comme un ange. Ce dernier fut le premier à lui adresser la parole après les salutations, un comportement inhabituel chez ces gens. Après un long moment d’entretien, Stéphane et Dido se familiarisèrent et devinrent aussitôt très intimes. Sur ce, Stéphane invita Dido à l’emmener chez lui et le présenter à sa femme qui aimerait certainement faire sa connaissance. Dido ne se doutait de rien et ne trouvait pas d’inconvénient à cette proposition qui, pour lui n’était que naturelle.

Les deux amis s’introduisirent dans la  petite Peugeot 205 junior de Stéphane, garée sur le parking du théâtre après une petite marche dans le jardin où l’on apercevait de part et d’autre des amoureux se frotter l’un contre l’autre. Ils s’ébranlèrent en direction de Puy Moyen, un quartier de la périphérique d’Angoulême. Dix minutes de route à une allure de croisière après, ils descendirent et rentrèrent dans une coquette villa. Juste après son installation dans le canapé de velours d’un salon spacieux et bien meublé, surgit une jolie silhouette à l’allure d’une mannequin des défilés de mode, drapée d’une robe de nuit transparente qui laissait entrevoir deux petits seins et un joli triangle que formaient les poils du bas-ventre. Celle-ci vient s’asseoir à côté de Dido. C’est  Sylvia, l’épouse légale de Stéphane depuis cinq ans. Juste après la présentation faite par Stéphane, Sylvia se leva brusquement et demanda ce qu’on doit servir à Dido.

Le couple revint de la cuisine un instant après avec Sylvia qui tenait dans ses mains un plateau sur lequel il y avait du Whisky, J.B et des verres. Elle servit en premier l’hôte, le Black comme on les appelle. Un débat s’engagea entre le trio. Chacun racontait une petite histoire pour amuser la galerie quand retentit le téléphone. Stéphane s’empressa pour prendre le combiné qu’il décrocha. Juste après, il vint présenter ses excuses à sa femme et à l’hôte assis l’un à côté de l’autre et s’en alla aussitôt. S’agissait-il d’un départ stratégique? A suivre.... Tonton D.

Alerte santé 

La grippe aviaire fait reparler d’elle
Première victime du H5N1 enregistrée au Nigeria

Cette maladie avait suscité un tollé des plus monstres fin 2005 – début 2006 lorsque les premières découvertes de son entrée sur le continent africain ont été faites. La grippe aviaire devrait rester à l’étape de la transmission volaille à volaille que l’on se retiendrait de s’alarmer. On redoutait la mutation du virus sous sa forme humaine, H5N1. Découverte pour la toute première fois au Nigeria, la grippe aviaire s’est répandue comme une traînée de poudre et atteint l’Egypte, le Niger, le Burkina, le Cameroun.

Cette propagation de la maladie s’accompagnait aussi de la découverte de sa forme humaine et a fait prendre à chaque Etat une kyrielle de mesures. Les Etats non encore touchés bouclent leurs frontières et interdisent les importations de volailles en provenance des pays affectés. La sensibilisation s’imposait partout – Etats touchés ou non – comme une arme redoutable contre la maladie. Les élevages infestés voient leurs volailles systématiquement brûlés et les éleveurs étaient appelés à signaler tout cas suspect de volatile pour un abattage, à manier avec précaution les animaux malades. La propagation fulgurante de la maladie et le tollé médiatique qui l’avaient accompagnée ont créé une véritable psychose au sein des populations qui devinrent hostiles à la consommation des volailles car pour elles, c’était le seul moyen d’éviter de contracter le mal.

L’attitude alarmante des autorités sanitaires avait eu le mérite de mettre les consommateurs sur le qui-vive. Mais un relâchement dans la sensibilisation est constaté depuis un certain temps. Plus rien sur la maladie au niveau des autorités sanitaires et les populations la pensaient circonscrite.

Oh que leurre! La maladie elle autre n’a pas observé de trêve dans ses mutations. Jusqu’ici aucune victime de sa forme humaine n’a été enregistrée sur le continent africain. Mais depuis le 17 janvier dernier, les données ont changé. Une Nigériane de 22  ans a succombé à cette date, les prélèvements effectués ont été envoyés dans un laboratoire spécialisé à Londres et d’après les analyses, le décès serait dû au virus responsable de la transmission humaine de la maladie, le H5N1.

C’est dire que la menace de la grippe aviaire est bien actuelle et la maladie est bien loin d’être maîtrisée. Ce cas a fait prendre des mesures aux pays frontaliers du Nigeria. Même si aucun cas n’a été officiellement enregistré au Togo, il n’y a pas de raison que les autorités baissent les bras dans la sensibilisation. Ce serait donc suicidaire d’observer un black-out sur le mal qui risque d’endormir les populations. Les uns et les autres ne perdront rien à rester vigilants, en signalant tout cas suspect de volatile malade aux autorités. C’est le sacrifice à faire pour contourner le mal. TINO Kossi
           
Sans détour

Pas de discrimination

«Homme de l’avenir souvenez-vous de moi. Je vivais à l’époque où finissaient les rois» (Guillaume Apollinaire, Alcools)

Lundi 05 février dernier, les Togolais ont célébré le deuxième anniversaire de la «catastrophe nationale». Deux ans jour pour jour que le Général-Président s’en est allé. Pour se remémorer cet instant, des manifestations ont été organisées sur toute l’étendue du territoire. Quoi de plus normal! «Une patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent», disait Ernest Renan dans son discours à l’Académie française du 23 avril 1885. Quoi qu’on dise, le Général Gnassingbé Eyadèma a marqué de son seing le Togo. Et comme tout être mortel, il avait ses qualités et ses défauts. En cette date anniversaire, il est décent et indispensable que des hommages mérités lui soient rendus. Car, si on demandait d’évoquer les anciens présidents du Togo indépendant, on ne pourrait ne pas citer les noms de Sylvanus Olympio, de Nicolas Grunitzky, de Kléber Dadjo et de Gnassingbé Eyadèma. Chacun a, à sa manière, apporté quelque chose à l’existence et au développement de ce pays.

Si on se réfère aux recommandations de la Commission de Mgr Dosseh-Anyron, Sylvanus Olympio serait le «père de l’indépendance» et Gnassingbé Eyadèma le «père de la nation». Mais avant qu’on ait un «père de la nation», il a fallu que l’Etat togolais ait d’abord existé. Pendant plusieurs années, des gens ont trimé pour faire du Togo un pays indépendant. Aussi, après le coup d’Etat sanglant de 1963, a-t-il fallu que certains à l’instar de Nicolas Grunitzky aient accepté d’assumer une mission périlleuse en attendant que l’heure de «l’illustre inconnu du 13 janvier» (Atsutsè Agbobli, «Sylvanus Olympio un destin Tragique») ne sonne. Que dire enfin de Kléber Dadjo qui a exercé le pouvoir de janvier à avril 1967 après bien sûr le deuxième coup d’Etat militaire?

Tous ces présidents sont intimement liés à l’Histoire du Togo. Ils méritent tous d’être honorés. Mais malheureusement, dans le Togo d’aujourd’hui où le mot réconciliation commence et termine tout discours, on n’a que faire de la date du trépas de ces personnalités. Seul feu Eyadèma a besoin de recevoir des honneurs le jour de son décès. Plusieurs jours sont consacrés à cet événement. Président de la République, ministres, députés, directeurs de sociétés, fonctionnaires de l’Etat, héritiers et courtisans ont déserté la puante capitale pour se retrouver au Nord pour la grande fête. Sur les médias d’Etat, on ne parlait que du Général-Président. Le «meilleur de tous»? De toutes les façons, certains actes qui sont posés, en cette date anniversaire, sont la preuve que les Togolais sont loin de la réconciliation. Le fait de tout «éyadamaïser» dans un Togo qui appartient à nous tous, ne favorise pas la cohésion nationale. Après le Boulevard Gnassingbé Eyadèma, le Camp Général Gnassingbé Eyadèma, l’Aéroport International Général Gnassingbé Eyadèma, les fils viennent d’accrocher au mur du Collège Militaire de Tchitchao le nom de leur géniteur qui en est «l’ instigateur et le créateur». Gageons qu’au troisième anniversaire, un autre édifice prendrait le nom du Général-président et ainsi de suite. Tout est à lui même si entre-temps on a décidé de donner le nom du «père de l’indépendance» à une ruelle aux briques superposées. Sans rancune. C’est la réconciliation «made by» Faure. Zeus AZIADOUVO

Constat

Le Togo n’est pas gouverné

Aujourd’hui, le Togo donne l’air d’un pays normal où tout semble aller comme sur des roulettes. Il y a un début de changement même s’il reste beaucoup de chemin à faire. Cependant, ce qui se passe dans les méandres du pouvoir risque d’hypothéquer dangereusement l’espoir suscité par la signature de l’Accord politique global et la formation du Gouvernement d’union nationale. Il s’est avéré que le pays n’est pas gouverné et que les grandes décisions ne sont pas promptement prises.

En réalité, un pays qui fonctionne comme il se doit, ne peut pas se soustraire du conseil des ministres hebdomadaire. Il est la seule occasion au cours de laquelle les gouvernants passent au peigne fin les problèmes de l’heure. S’il y a une urgence, des solutions exceptionnelles sont prises à temps pour la juguler. Un directeur de société pourrait-il faire prospérer ses affaires s’il ne faisait pas constamment le point de la situation avec ses collaborateurs ? Un Etat fonctionne presque de la même façon. Même dans les villages, les chefs traditionnels tiennent régulièrement des conseils avec leurs notables. En France par exemple, le Conseil des ministres se réunit, sauf événement exceptionnel, tous les mercredis matins au Salon Murat du palais de l’Elysée. Traditionnellement, le ministre des affaires étrangères fait un bref tour d’horizon de l’actualité internationale. Ensuite, le Président de la République donne la parole aux différents ministres dont l’action est à l’ordre du jour ou qui ont à défendre un projet de loi, puis conclut le Conseil en y ajoutant éventuellement une remarque sur un sujet précis, s’il souhaite lui donner un écho particulier. Il signe les actes délibérés par le Conseil.

Mais au Togo du «leader nouveau, un esprit nouveau», le conseil des ministres est devenu un luxe. Il est rarement organisé. Le traditionnel conseil des ministres de mercredi est même ignoré et tout se fait dorénavant selon les sautes d’humeur du «fils de la nation». «Sous l’autorité du Président de la République, le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dirige l’administration des forces armées et des forces de sécurité», précise l’article 77 de la Constitution togolaise. Le Premier ministre actuel peut-il atteindre tous ces objectifs si le conseil des ministres n’est pas fréquemment organisé?

En outre, on semble avoir affaire aujourd’hui à deux gouvernements : l’un étant celui de Me Agboyibo et l’autre se trouve au Palais de la Présidence. Ceux qui sont très proches de Faure Gnassingbé préfèrent aller directement rendre compte au président que de passer par le Premier ministre. Sa non participation à la fête du 13 janvier 2007 n’a fait que consolider ces divisions internes.

Qui plus est, le président Faure Gnassingbé préfère voyager et recevoir les éternelles félicitations de ses pairs lors de ses nombreuses pérégrinations au lieu de s’atteler à résoudre les problèmes auxquels les Togolais sont confrontés. A en croire certaines indiscrétions, c’est son demi-frère qui tenterait de rectifier le tir. Mais pour ne pas être traité de constituer une ombre à son grand-frère, il se serait finalement rétracté. Aussi certains barons qui seraient contre la fameuse politique d’ouverture de Faure, ne voudraient-ils plus exprimer leur position sur la gestion des affaires de l’Etat. Il se raconte que quand il voyage, plus rien ne bouge au Togo et que lui-même a de la peine à se retrouver. Il n’y a pas de structure efficace pouvant permettre de prendre des décisions lorsqu’on est en face de certaines urgences. Par exemple, dans un seul week-end du mois de janvier, sept personnes ont été tuées à des endroits bien différents. Nous serions dans un pays normal qu’un conseil des ministres extraordinaire allait être convoqué pour écouter le ministre de la Sécurité. Ces actes devraient être condamnés avec la dernière rigueur et avec la promesse de l’ouverture d’une enquête même si on sait qu’elle n’aboutit jamais. Mais ce geste aurait eu le mérite d’être posé. Il aurait été la preuve manifeste de l’intérêt que les gouvernants portent à leurs gouvernés. Par ailleurs, le laisser-aller observé depuis un certain temps a fait du Togo le lieu de refuge de tous les malfrats de la sous-région. Traqués dans leur pays d’origine, ils se replient sur le Togo où ils agissent en toute impunité.

Avec deux ans d’apprentissage, nous osons croire que le chef de l’Etat est suffisamment aguerri pour conduire comme il se doit les affaires de ce pays. Une redynamisation de toutes les structures de l’Etat  et l’organisation régulière du conseil des ministres pour un rendement efficient deviennent indispensables. R. Kédjagni

«Retour triomphal» de Gilchrist/Conseil national de l’UFC

Des leçons à tirer de la mobilisation populaire

Beaucoup le vouaient aux gémonies eu égard à ses sorties médiatiques à l’issue de la nomination du Premier ministre du Gouvernement d’union nationale le 16 septembre dernier et à la formation proprement dite du gouvernement. Les écarts de langage, des propos pas du tout tendres à l’endroit du PM élu et surtout la décision qu’on dit «unilatérale» de sa part de non participation de l’UFC au gouvernement contrairement à la volonté d’une frange de son parti ont créé une crise sans précédente qui a affecté la solidarité du parti. Son 2è Vice-président Amah Gnassingbé décida de se désolidariser du groupe pour se produire «à titre personnel». Ce que applaudissaient «les mauvais esprits». Les détracteurs de l’Union des Forces de Changement (UFC) pronostiquaient dans leur «faure» intérieur un «harmaguédon» qui se traduirait par une désolidarisation massive des partisans et sympathisants des manifestations officielles du parti. Ils étaient nombreux, ces «anti Gil» et «anti UFC» à s’attendre que les populations boudent l’accueil du leader national le 02 février dernier, le Conseil national le lendemain puis le meeting le dimanche. Mais ils n’ont eu que leurs beaux yeux pour pleurer.

L’accueil n’a certes pas été celui des grands jours de délire. Mais il a le mérite de déjouer tous les pronostics. Ils étaient tout de même nombreux, les partisans et sympathisants de l’UFC à venir accueillir leur idole au poste frontière d’Aflao. Nul autre leader de parti ne pourrait jouir d’un accueil aussi chaleureux, d’une foule aussi fournie et joyeuse, même pas «l’autre» du «parti éternel» si on devait faire abstraction des «moyens de corruption» constitués de prime de présence et de déplacement qu’on met en branle. Passons.

Ils avaient répondu aussi nombreux présent aux travaux du Conseil et au meeting du dimanche. C’est dire que la popularité de l’UFC et le charisme de son patron sont restés intacts. Un fait non moins illustratif est la présence aux travaux du Conseil «des partis politiques amis» dont l’ADDI la CDPA-BT et l’UCD, des membres du corps diplomatique et des organisations internationales.

Besoin de capitalisation
La popularité de l’UFC ne se réduit pas aux citoyens qui étaient présents aux manifestations. Ceux-là font partie des compatriotes qui ont bravé toutes les contingences, les intimidations de toutes parts. Ils sont encore nombreux dans les coulisses ces Togolais qui portent Gilchrist Olympio et l’UFC dans leur cœur, qui s’identifient encore à eux, comptent sur ce parti pour relever les gros obstacles que pose le clan Gnassingbé pour occulter l’alternance démocratique au Togo. L’UFC a donc l’obligation morale de faire bon usage de cette popularité et éviter qu’elle ne s’estompe. C’est pour cette raison qu’elle devra éviter toute situation conflictuelle avec les autres formations politiques et rallier le maximum de voix à sa cause.

Parlant de ses rapports avec ses autres camarades de lutte, l’UFC devra les ménager. Car même si des divergences de vue caractérisent leurs rapports, il y a tout de même des terrains où ils marquent des points. Quel Togolais n’a pas apprécié la détermination avec laquelle le CAR, la CDPA et l’UFC ont défendu l’option de la carte d’électeur munie de photo et le recensement avec kit? N’est-ce pas une telle solidarité qui permet au parti de dire que «le Conseil national se félicite de la fermeté avec laquelle l’UFC a exigé et obtenu, avec l’ensemble des partis de l’opposition démocratique (CAR et CDPA) et les forces de changement, le mode de recensement électoral permettant l’enregistrement des électeurs et la délivrance de la carte d’électeur avec photo numérisée, séance tenante»? Ces partis frères auraient fait défection que cet acquis ne serait pas obtenu.

L’UFC et ses leaders doivent donc éviter de tirer sur la corde raide. Ils ont le devoir d’éviter des propos du genre «De toutes les façons, nous croyons que si nous sommes sincères et si nous voulons avoir de vrai changement dans le pays, il faut qu’ils (CAR, CDPA et autres) se rapprochent de nous». C’est assez prétentieux.

Même s’il est vrai que les postes concédés à l’opposition démocratique au GUN ne sont que des «strapontins», ce serait malhonnête de ne pas reconnaître l’apport dans la conduite des affaires du pays. Ces ministres CAR et CDPA empêchent tout de même le RPT d’avoir les coudées franches pour frauder à tous les niveaux. Ç’aurait été un ministre RPT à la Communication qu’il prendrait peut-être des mesures restrictives à l’endroit de la presse privée responsable en ce moment aussi crusial ou bien le ministère des Mines et de l’Energie encore dans leur main que l’interconnexion avec le Nigeria pour réguler la crise énergétique n’aurait même pas effleuré les esprits ou le projet gazoduc serait resté à l’étape de projet. On imagine bien quel sort aurait été réservé à l’application de l’APG si c’était un homme du clan qui occupait la Primature.

Il urge que l’UFC capitalise toute sa popularité pour relever de plus grands défis. Les populations ne voudront plus la voir inactive, lorsqu’elles lui accorderont leurs suffrages que le clan au pouvoir confisquera. Les Togolais voudront la voir plus pragmatique et efficace lorsqu’ils seront violentés par les «mon pays» pour l’avoir plébiscitée aux élections. Le défi est donc énorme et le prochain essai devra être le bon. A bon entendeur… TINO Kossi

Le Nord Togo privé d’informations

Depuis quelques temps, le Nord Togo est sevré des prestations des médias publics en l’occurrence celles de Radio Lomé et de la Télévision Togolaise (TVT). Sous prétexte de panne des émetteurs selon les sources officielles, l’on s’en est rendu compte qu’il s’agit d’un acte hautement politique orchestré par les tenants du pouvoir à l’encontre des membres de l’opposition au sein du Gouvernement d’Union Nationale que dirige Me AGBOYIBO Madji Yawovi.

En réalité, il ressort de nos investigations que la panne des émetteurs qu’évoquent les responsables n’est qu’un prétexte pour justifier la stratégie de sabotage des actions du Premier Ministre Me Yawovi Madji AGBOYIBO et par ricochet celles des membres de l’opposition au Gouvernement. Parce que, pendant longtemps et dans leur logique de diviser pour régner, le pouvoir RPT a tellement menti aux populations de la partie septentrionale du Togo que le partage du pouvoir imposé par l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006 entre les acteurs de la politique togolaise risque de le mettre à nu.

Non seulement qu’ils se verront rattraper par leur mensonge, mais aussi la peur de se voir ravir la vedette par l’opposition en cette période préélectorale. C’est ainsi que les populations de la partie septentrionale du Togo sont privées d’informations depuis  longtemps. Et ce jusqu’à quand, se demandent les Togolais qui sont avant tout des contribuables.

Comme une boutade elle-même contradictoire, lancée au sein des populations, on fait croire à la cherté des matériels. En plus, ces sources proches du pouvoir RPT évoquent des offres chinoises bon marché contre celles françaises habituellement chères. En principe, le choix devrait être clair et ne devrait souffrir d’aucune ambiguïté à voir la santé économique du Togo. C’est incongru de voir les autorités togolaises tergiverser sur ce sujet quant au pays de l’importation, s’il ne s’agit réellement pas d’un acte politique savamment orchestré par le pouvoir RPT qui régente ce pays depuis 40 ans.

De Blitta à Cinkassé, l’impatience des populations commence par les lasser, à en croire les témoignages recueillis dans cette partie du pays par  notre équipe de reportage qui a sillonné les villes et villages autrefois desservis en information même si elle est tronquée. «Nous sommes dans une obscurité totale, car nous n’avons plus de l’information, même si, elle n’est souvent pas vraie, nous nous contentons des images et des films. Ils nous en veulent certainement. C’est sûr qu’ils ne veulent pas qu’avec le changement, nous soyons au cœur de l’événement.», nous a confié Mme Tchilalou, institutrice à Bafilo dans sa résignation. M. Kézié, fonctionnaire à Kara, quant à lui déclare : dans une nervosité qui laisse transparaître son désarroi «C’est très aberrant que l’on ne puisse pas  couvrir entièrement ce petit Togo. Ils ne veulent pas nous dire la vérité sur tout ce qui se passe au pays. C’est pourquoi ils ont inventé cette histoire à dormir debout. Savez-vous? Ils  nous ont tellement menti pendant longtemps que, avec les nouvelles donnes politiques, ils ne veulent pas que nous comprenions ou découvrions la vérité sur les torts qu’ils nous ont causés».     

En effet, eu égard aux nombreux témoignages, l’on peut sans ambages dire que le RPT au pouvoir depuis 40 ans n’est pas prêt au jeu démocratique. Il a encore plein de stratégies dans son carquois pour tirer à chaque fois le drap de son côté. Mais dans ce contexte, il viole systématiquement les droits de l’homme dans la mesure où il est reconnu le droit à l’information des populations dans la  Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à laquelle le Togo fait partie. Il urge que le Gouvernement d’Union Nationale fasse tout ce qui est en son pouvoir afin que les populations de la partie septentrionale du Togo entrent dans leur droit, celui relatif à l’information. Didier LEDOUX

Tractations diplomatiques au Togo

Une délégation des Etats-Unis s’est entretenue avec la classe politique

La semaine dernière, une délégation du Département américain pour l’Afrique de l’Ouest a séjourné à Lomé où elle a eu à s’entretenir avec les autorités gouvernementales, le président de l’Assemblée Nationale ainsi que l’Etat-major des principaux partis politiques. Conduite par son directeur adjoint, M. Don Heflin, cette délégation qui effectue une tournée ouest-africaine, était au Togo pour «constater les réalités». « On a toute une série de réunions avec les différents acteurs de la classe politique pour qu’on s’informe un peu plus sur la situation et l’évolution de cette situation », a déclaré son porte-parole à l’issue de la rencontre avec le président de l’Assemblée Nationale. Pour lui, les Etats-Unis d’Amérique sont toujours préoccupés de ce qui se passe au Togo et c’est pourquoi ils sont venus constater les progrès que les Togolais ont faits et continuent de faire. «Nous avons eu une séance de travail avec cette délégation qui effectue actuellement une tournée en Afrique de l’Ouest. Nous n’avons fait qu’un tour d’horizon de la situation tant nationale que sous-régionale», a confié à notre rédaction un responsable de parti politique.

En ce qui concerne l’aide des Etats-Unis au Togo, la délégation a été prudente en affirmant qu’elle espère que les Etats-Unis vont apporter une contribution mais qu’elle ne sait pas encore la forme que cela prendra. L.H.

Le cortège de l’UFC a fait un accident hier à Gléi

Une délégation de l’UFC à la tête de laquelle se trouvait Gilchrist Olympio a effectué hier une tournée à Atakpamé où elle a visité les victimes de la répression d’avril 2005. Un accident s’est malheureusement produit sur leur chemin de retour à Lomé. Plus de peur que de mal aucun mort n’a été déploré.    

Toutefois, on dénombre plusieurs blessés. C’est au niveau de Gléi que l’accident est survenu. Voulant éviter un cycliste qui traversait la route, la voiture 4×4 à bord de laquelle se trouvaient Eric Amerding et sa sœur a freiné et a été heurtée de derrière par celle qui suivait et se sont toutes deux renversées. Ily a plusieurs blessés, selon les sources proches de l’UFC. Ils ont été évacués à l’Hôpital Saint Joseph de Datcha. Ceux dont les cas ne sont pas graves ont été libérés et les autres gardés pour observation.

La Rédaction de «Liberté Hebdo» leur souhaite une prompte guérison. L.H.

Visites aux victimes des violences d’avril 2005

Gilchrist Olympio accueilli en héros à Atakpamé

Après le Conseil national et un meeting à Lomé, le président national de l’UFC, Gilchrist Olympio, s’est rendu hier mardi à Atakpamé à près de 170 km au Nord de Lomé. L’objectif de ce déplacement est de rendre visite aux nombreuses familles victimes des agressions, de violences, de tueries, des massacres et de graves atteintes aux droits de l’homme lors du processus électoral d’avril 2005. «Nous pensons que cette visite nous permettra d’apaiser les cœurs et de redonner confiance à nos militants et sympathisants», avait déclaré le 3è vice-président du parti, Patrick Lawson.

Vers 10 heures, le cortège du président national de l’UFC s’immobilisa dans la ville d’Atakpamé. Bien que ce soit un jour ouvrable, les populations d’Atakpamé sont sorties nombreuses pour accueillir Gilchrist Olympio. Il a drainé sur tous les lieux qu’il a visités un monde fou. Sa voiture défiait à peine les collines parce qu’allant à pas de tortue. Il n’a pas fait  de distinction entre les familles victimes des violences d’avril 2005. «Nous sommes sortis pour accueillir notre leader et malgré tout ce qui s’est passé, nous restons mobilisés derrière lui », nous a déclaré un militant tout de jaune vêtu. Et une dame d’une cinquantaine d’année et qui dit être  témoin de la répression sanglante d’avril 2005 d’ajouter : « Nous sommes heureux que notre président soit parmi nous aujourd’hui. Le geste est très humain. A Atakpamé, quoi qu’il arrive, nous sommes pour le changement». Au cours de ses visites, un meeting s’est improvisé qui a vu la participation d’une foule nombreuse.

Après Atakpamé, le leader de l’UFC se rendra jeudi à Aného, une ville qui n’a pas été épargnée par les répressions sanglantes d’avril 2005. Ces sorties de Gilchrist Olympio sont la preuve que l’UFC  jouit toujours d’une large audience auprès des Togolais. Il lui revient donc de capitaliser tous ces atouts en mobilisant les autres partis pour un changement véritable au Togo. E.Y.

Libertinage

Des «dépités» anti-pantalons
Les députés «RD Congolais» là ont «des l’intention inavouées» et il faut qu’ils soient clairs. La fois dernière, nous ont suivait gentillement la grande menterie de 20 heures sur notre télé chérie quand on nous apprend que les dépités du pays du gentil Mobutu Sessesséko Kukugbengu Wazabanga ont voté une loi relative au port de pantalon des femmes députés. Selon cette loi votée par les élus du peuple testiculards, leurs homologues femelles ne sont plus autorisés à pénétrer à l’hémicycle en pantalon car cela les indisposerait. Les hommes se disent provoqués par les formes que ressortent les pantalons souvent  miolant », c’est-à-dire sexy. Semble-t-il que le postérieur de certaines d’entre elles danse du n’dombolo et ça crée un «trafic jam», c’est-à-dire un embouteillage dans l’entrejambe. Ils disent que cela fait que leur «pharmacie est de garde» durant toute la séance, leur «gnapomètre» reste dressé comme le canon d’un Panzer.

Nous, on s’est demandé pourquoi cet acharnement des mâles contre les femelles. Toute cette détermination contre les femmes pour le pantalon qu’elles portent en Afrique depuis ? C’est pourquoi nous disons que les députés là ont «des l’intention factorisées» qu’il faut développer. Cette attitude est un signe fort du «ahassiisme», c’est-à-dire la libido dose adulte. Il leur suffit de fermer les «oeils» au passage des dames et dire «je ne vais pas regarder ça » et le tour est joué. Nous on a diagnostiqué leur mal. C’est que leur zizi rentre automatiquement en érection à la vue de ces dames et ils sont obligés de les cacher dans leur caleçon jusqu’à la fin de la séance. C’est de la possession et ça se guérit au Togo. Ils n’ont qu’à venir consulter «Nôvi vévié le xôsé me».

Et puis entre nous, est-ce qu’on demande à ces «dépités» de venir regarder les fesses ? Ils n’ont qu’à copier les «dépités gnassingbélandais». Leur travail c’est de lever la main pour voter oui. On en connaît qui viennent dormir et se réveiller juste pour lever leur main pour voter oui. Où est leur mal? Aucune, dira l’autre. Comme ça ils évitent de tomber dans la tentation comme leurs pairs RD Congolais.

«Femmes du 21è siècle» vous avez dit?
C’est à Togo ici qu’on rencontre toutes les dénominations d’associations car on en a vu. SYLIBABOU (Syndicat Libre des Balayeurs de Boulevards), ARENOMANL (Amicale des Ressortissants du No man’s Land Togo-Bénin à Lomé), ASVOPROMAAD (Association de Voleurs Professionnels du Marché d’Adawlato), SYNPOCOMI (Syndicat des Premières Copines des Ministres), ASSOMANA (Association des Maçons dont le Nom commence par la lettre A) patati patata.

L’autre fois, on apprenait la naissance d’une autre au titre ronflant. Organisation des Femmes Africaines du 21e siècle. Nous, on s’est posé beaucoup de questions sur les critères d’une femme du 21e siècle et on s’est adressé aux spécialistes. Selon ce qu’on nous a laissé entendre, la femme africaine du 21e siècle est celle qui doit être instruite et participer activement aux prises de décisions. Mais ce qu’on a vu de nos propres «zoeils» à la télé nous a beaucoup «tonné». C’est des dames en train de donner de grands coups de balais à un endroit qu’on a vu. C’est ça la femme du 21e siècle ? s’est-on demandé. Et puis est-ce que la dénomination-là n’est pas trop ronflante ? C’est comme diraient les enfants, «akpadi sénou wou filma», c’est-à-dire que l’actualité était plus intéressante que le film même. On pouvait éviter cet effet d’annonce en dénommant tout simplement cette association «Service Voirie prime». Comme ça on éviterait de semer de la «confondrontion» dans les esprits. Ou bien qu’on dise tout simplement Unité de balayage des Enceintes des Médias Publics et on comprendrait.

A propos, si les fameuses «Femmes Africaines du 21e siècle» se sont dirigées tout droit vers l’enceinte de la TVT, c’est bien parce qu’elle est «saaaale». Mais bizarrement c’est de là que proviennent les infos propres sur le Togo. Et puis entre nous, est-ce que c’est l’endroit de Lomé qui mérite plus des coups de balai ? Absolument pas. Juste pas loin de la TVT, au niveau des neems à côté de l’Hôtel de Ville, il y a une «cacateraie», c’est-à-dire un lieu de «chiement» à ciel ouvert et de dépôt d’ordures. Qu’elles aient donc pitié de cet endroit aussi.

Message à la Nation de son Excellence Frédéric Yao Gakpara
«Togolaises, Togolais. Je suis très jeune mais avec toutes les équations et devinettes que les vieux me posent dans ce pays, je vieillis prématurément. Mon papa m’a donc suggéré d’éviter le combat en catégorie vieux politicien. Il m’a demandé d’évincer en deux manches les vieux. La première manche appelée Plan A concernera les opposants, la deuxième manche appelée Plan B concernera mes courtisans. Je vous communique les paramètres du plan A car le second est top secret. Il s’agit de dédommager les opposants ayant épuisé 25 ans de service oppositionnel pour qu’ils n’aient plus la phobie de la retraite. Ceci me permettra d’avoir des concurrents jeunes pour un combat équitable. J’offre aux opposants au seuil de leur retraite une pension à grille paritaire plus une indemnisation proportionnelle aux divers traitements subis en fonction. Privation de temps d’antenne sur les médias publics, 600 F; Signataire d’accord politique de bluff, 1500 F; Victime des motions de petits dégénérées, 5000 F ; Garde à vue préventive, 6950 F; Garde à vue correctionnelle, 7500 F; Bastonnade d’intimidation ayant entraîné une longue hospitalisation, 10.000 F; Coup de fil anonyme et nocturne à opposant légalement marié, 8000 F. Si l’intéressé apporte la preuve que le coup de fil a perturbé leur séance intime, il pourra bénéficier d’une prime de 12.000 F.

Je sais que la carrière professionnelle n’est pas facile surtout au Togo. C’est pourquoi j’ajoute, pour ceux qui ont fait l’objet d’une longue réclusion pénitentiaire injustifiée, une prime spéciale, pouvant même valoir un poste de Premier ministre. Ceci ne doit aucunement faire l’objet d’une jalousie au point de susciter de méchants qualificatifs du genre Parti Satellitaire. Bref, il y aura ainsi un dédommagement spécial pour les exilés à vie. Soyez donc de vrais gentlemen et souffrez qu’on retienne 10% de vos pensions pour avoir donné de l’insomnie à nos militaires avec des menaces de trois «énou gorogoro».

Togolaises, Togolais, l’Histoire me retiendra certainement comme le plus offrant des présidents. Je suis désolé pour ceux qui ont pris leur retraite anticipée bien que très jeunes après tentative de coup d’Etat par cocktail molotov sans même laisser d’adresse bancaire permettant au trésor public de lui envoyer ses pensions pour une prime de prise insensée de risque d’attentat…». Affaire à suivre

Rude concurrence
Qui dit que  la concurrence n’est pas bonne? Depuis l’offensive commerciale de la société de téléphonie mobile Moov, sa concurrente Togocel ne dort plus le sommeil. Cette société qui a profité de sa situation de monopole pour abuser et faire voir de toutes les couleurs ses clients, voit du noir. Les abonnés qui ont été de tout temps désabusés l’ont désertée. Et c’est par bateau entier pour certains  et ambulance pour d’autres qu’ils ont rejoint l’autre camp. Prise de peur, Togocel a cherché sournoisement et honteusement de faire arrêter le service téléphonique de Moov. Mais en vain. En passe de perdre son leadership, elle cherche nuit et jour des moyens pour reconquérir les clients. C’est de bonne guerre. La bataille est rude entre les deux «coépouses» pour le bonheur des Togolais. Pour garder le peu de clients qui lui restent, Togocel a dû instituer une nouvelle grille tarifaire pour eux. Pour une communication intra-réseau, l’impulsion est de 30 F, 35 F ou 40 F CFA (tarif TTC) selon qu’on est abonné à Libertis Privilège, Libertis Classique ou Libertis Jeunes.

Vers le téléphone fixe et vers Moov, l’impulsion est de 50 F, 56 F  et 62 F. Les jours fériés et les dimanches, elle accorde une réduction de 50% sur ces tarifs. C’est grâce à Moov que ces réductions sont intervenues. Merci à toi!

Mais attention, il y a le revers de la médaille. Ce que ces gens-là donnent par la main droite, ils le récupèrent par la main gauche.

On raconte qu’après les 15 secondes, c’est l’enfer pour votre crédit. Même l’ambulance de l’hôpital de Bè ne file pas comme ça. Le crédit s’évapore seulement. Ils sont malins dê.

Tout compte fait, le fait que la communication ne coûte plus les yeux de la tête au Togo, c’est déjà un pas. Si le marché pouvait s’ouvrir à d’autres opérateurs, les Togolais appèleront chaque jour Bagdad pour avoir des nouvelles des Kamikazes.

«Togo Obscurité» a pensé aux amoureux
Tenez-le pour dit ! Le 14 février, les «Valentinois» ne s’accoupleront pas dans le noir. Il parait que c’est mauvais pour la santé. En vue de permettre aux «gnocotteurs» de faire la chose corps à corps et de se regarder «zoeils dans les zoeils», Togo Obscurité, pardon la CEET a promis de rétablir le courant le 13 février. Il n’y aura plus de délestage toutes les 15 secondes. C’est promis et juré.

Depuis le voyage «énergétique» du ministre des Mines au Nigeria, on assure que les travaux avancent à pas de tortue, que dis-je, les travaux avancent considérablement et tout rentrerait dans l’ordre à partir du 13 de ce mois. On ne sait pas si on doit leur faire confiance ou pas. Ils nous mélangent trop. Ce n’est pas la première fois que ces Messieurs au ventre administratif de la CEET nous font de telle promesse. Ils nous avaient fait savoir qu’à compter du 1er février ils ne couperont plus le courant afin de permettre aux «Gnassingbélandais» de fêter le retour triomphal du père de la Nation. On en était là quand «Yovovia» a dit que lui aussi il va faire son «retour triomphal». La CEET a alors renié sa parole et le délestage est devenu plus «faure». Aujourd’hui, on nous dit que le courant sera permanemment fourni à partir de la fête des amoureux. Mais on craint que «Fo Gil» ne se résolve à s’accoupler, plutôt à célébrer la Saint Valentin à Lomé la poubelle.

Alors là bienvenu à nouveau le délestage.

«Natch-la-barbe» fête aussi son deuxième anniversaire
5 février 2005-5février 2007. Il y a deux ans que l’ancien homme «Faure» du Togo, le père de l’actuel homme «Faure» de «Gnassingbéland» est arraché à notre affection. Et comme le précise la constitution régulièrement tripatouillée et sodomisée de la République de «Gnasingbéland», à la mort du président c’est le président de l’Assemblée qui se charge de diriger le peuple en attendant  l’organisation de nouvelles élections. Ainsi donc, «Natch-la-barbe» devait assurer  l’intérim à la mort du « Baobab ». Mais malheureusement, le jour de la «catastrophe nationale», notre bien aimé «Natch-la-barbe» était en France pour des affaires «Gnassionales». Mais très vite, il a pris son vol en direction du Togo pour venir assurer l’intérim. Mais comme au RPT, tous les coups  sont permis, la frontière aérienne togolaise fut «broquée». Et «Natch-la-barbe» fut obligé de descendre au pays des «Dadjè» (Bénin). Dans le même avion, se trouvait le «franco-togolais» Charles «Des-baches». Alors que la frontière terrestre Togo-Bénin fut également « broquée », Charles «Des-baches» lui, il a réussi à intégrer Lomé. Mais tout a été manigancé pour que «Natch-la-barbe» n’atteigne pas la «poubelle togolaise», pardon la capitale togolaise. Au lieu donc d’être le président par intérim «Gnassional», «Natch-la-barbe» est devenu président par intérim en exil. Compte tenu de la taille de l’évènement, notre bien aimé «Natch» serait en train de célébrer le deuxième anniversaire de son accession à la présidence par intérim en exil. Les populations de Hédzranawoé et de ses environs sont donc conviées à cette fête. NB : Le service est libre.

Keshi, un coach ou un ami des «Zéperviers»?
L’ancien coach des «Zéperviers», qui a qualifié le Togo pour la CAN et la Coupe du Monde 2006 et que «Rockvi-Gnass» a chassé par la suite, séjourne depuis quelque temps dans la «poubelle» togolaise, que dis-je, dans la capitale togolaise. A sa descente d’avion, le Nigérian a déclaré aux journalistes qu’il est «arrivé au Togo pour continuer ce qu’il n’a pas pu faire après la qualification du Togo pour la CAN et le Mondial 2006». Quand nous, on a attendu cela, on a cru que la même nuit, son contrat allait être signé. Mais jusque-là, «nothing» (rien).

Pourtant, le coach nigérian était au stade de Kégué le lundi dernier où il a dirigé une séance  d’entraînement des « Zéperviers » qui se préparaient  pour affronter les Lions Indomptables du Cameroun. De sources amicales et fraternelles non vérifiables, c’est à cause de l’arrivée du Nigérian que le nouveau « prégo » de la Fédé a refusé que le ministre « tigre » signe le contrat de Patrice «Nièce » pardon, Neveu. Et comme pour les laisser faire le ministre «Richardson Von Attipoé» a mis ses «mains sur ses mentons» et regarde «kpooo» (tranquillement) pour voir celui qui va signer le contrat de Stephen Keshi. Vrai ou faux? N’a-t-il pas déclaré lors d’une conférence de presse qu’il «ne signera jamais le contrat de Keshi»? 

Match amical de football

Le Togo et le Cameroun s’affrontent ce soir

Dans le cadre des préparatifs pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008, les Eperviers du Togo reçoivent en match amical ce soir à 18 heures au Stade de Kégué, les Lions Indomptables du Cameroun. Déjà dimanche, tous les  professionnels togolais convoqués pour cette rencontre sont arrivés à Lomé. Ils se sont entraînés lundi et mardi (hier). C’est Stephen Keshi, l’entraîneur qui a qualifié l’équipe pour la Coupe d’Afrique et la Coupe du Monde 2006 et qui entre-temps était remercié par l’ancien président de la Fédération Togolaise de Football, Rock Balakiyèm Gnassingbé, qui a dirigé les séances d’entraînement. Il faut rappeler que Stephen Keshi est arrivé à Lomé (Togo) le mardi 30 janvier 2007 en provenance des Etats-Unis d’Amérique, sur la demande de la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération Togolaise de Football. La signature de son contrat annoncée pour le samedi 03 février 2007 n’a pas pu se faire.

Malgré tout, il a dirigé les deux séances d’entraînements des Eperviers. Il faut également préciser que, pour la tenue de cette rencontre, la FTF a versé une somme de 50 000 euros à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) en dehors des frais de déplacement, d’hébergement et de restauration de la délégation .

Nous vous proposons les réactions de l’entraîneur Stephen Keshi et de quelques joueurs à la veille de ce match.

Stephen Keshi: «C’est un grand match que nous allons livrer face au Cameroun»
J’ai commencé depuis 2003 un grand chantier. Et en partant, j’ai dit  que j’ai la ferme conviction que je vais revenir sous peu pour d’autres aventures plus émouvantes. Puisque avec le Togo, je n’ai connu que des moments de gloires, des victoires et surtout consécration, celle du meilleur entraîneur africain 2005.

Je suis donc très content de retrouver le peuple togolais qui a toujours su m’accompagner, qui est généreux, courageux et qui sait apprécier. Je suis également content de retrouver mes joueurs et je crois que nous allons abattre un grand travail pour le bonheur des Togolais.

Aujourd’hui, je suis de retour. Ce qui est passé est passé. Je ne suis pas de nature à revenir sur les choses passées. Ce que j’attends faire, c’est de reprendre ce travail  là où je l’ai laissé et arriver à bâtir une équipe de renommée en Afrique. Comme vous le voyez, tous nos poulains ont répondu présent à l’appel. Et c’est un grand match que nous allons livrer face au Cameroun.

Adébayor Shéyi: «Je suis très ravi du retour de Keshi»
Je l’ai toujours dit, Keshi est plus qu’un entraîneur pour moi. Je suis très ravi de son retour. Aujourd’hui qu’il y a une nouvelle personnalité à la tête de la Fédération, nous pensons bien que nos problèmes trouveront des solutions. Pour cette convocation, l’ambition qui prévaut au sein du groupe est exceptionnelle. Tout le monde est content et confiant de lui-même. Nous allons mouiller nos maillots face aux Camerounais. Nous serons de cœur avec la nouvelle équipe de la FTF.

Agassa Kossi: «On n’a pas peur des Camerounais»
Nous saluons tous le retour de Keshi. Il a dirigé l’entraînement et nous allons tous retrouver la joie de jouer. Avec Keshi, nous ferons tout possible pour donner la joie au peuple. On n’a pas peur des Camerounais. On va les gagner ici pour faire honneur au nouveau bureau de la FTF que dirige Tata Avlessi.

Sénaya Yawo Sénior: «Nous allons jouer pour faire honneur aux supporteurs»
C’est avec joie que je retrouve la sélection aujourd’hui. L’ambiance est de taille au sein du groupe ce matin. Je suis personnellement content du nouveau bureau de la FTF. L’accueil qu’ils nous ont réservé à notre retour est exceptionnel. Nous allons jouer pour faire honneur aux supporteurs. Dossier réalisé par Glakpé Koffi

Meeting de sensibilisation

Gabriel Dosseh-Anyron jauge sa popularité dans son «Nid»

Les 03 et 04 février derniers, l’Union des Forces de Changement (UFC) était en Conseil National à Lomé sous la présidence effective du leader charismatique du parti, Gilchrist Olympio. Pendant que le siège de l’UFC à Lom-Nava, la chapelle Christ Rédempteur, la Place Anani Santos et certaines artères de Lomé étaient pavoisés de jaune, la couleur fétiche de l’UFC, les dissidents du parti, Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron, Koffi Aganon Méléagbé et autres qui se sont regroupés au sein du «Nid» étaient tout en vert en meeting de sensibilisation à Doulassamé et à Akodesséwa.

Curieux n’est-ce pas? Officiellement, il s’agit pour les responsables du «Nid» d’expliquer à l’électorat desdits quartiers les enjeux du nouveau mode de scrutin en vigueur ainsi que les grands projets du parti, le fameux contrat social.

De source officieuse, M. Dosseh-Anyron a voulu par ses rencontres jauger sa popularité et s’assurer de ceux qui sont vraiment avec lui. Il peut maintenant se faire une idée des « vrais militants » de son parti. De sources bien informées, il n’y a pas eu match et les attentes du ministre n’auraient pas été comblées. On indique que les rencontres n’ont pas drainé de foule contrairement à l’autre bord et que la plupart étaient guidés par des intérêts. Les propos du vice-président du «Nid», Koffi Aganon en disent long. «Le tout n’est pas de sympathiser avec un leader politique. Encore faut-il savoir voter pour lui  accorder sa voix afin de lui permettre de gagner», disait-il aux populations.

Au fait, y a-t-il vraiment matière à challenger l’UFC sur le terrain de la popularité? Dosseh-Anyron et compagnie l’ont appris à leurs dépens. On se rappelle que le président du RSDD, Harry Olympio, s’était livré au même jeu sans résultat probant.

Les Togolais sont mus par un désir profond de changement après quarante années de dure dictature et ne sont pas prêts à accompagner des illusionnistes. En tout cas, après les législatives du 24 juin, on saura qui est qui et qui représente quoi sur l’échiquier politique togolais. M.A.

 

 

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