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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Akim: Tu as écouté la nouvelle?
Boul: Laquelle?
Akim: Celle du ministre de la «Sécrité».
Boul: Non Class! Ça concerne quoi?
Akim: C’est au sujet des «zopposants» qui organisent les manifs n’importe comment.
Boul: Oui, j’ai écouté ça. A partir de dorénavant, on va voir dans ce pays…!
Akim: Vraiment! Ceux qui disent démocratie, démocratie-là, s’ils sont garçon, ils n’ont qu’à encore organiser les manifs n’importe comment!
Boul: Oui mais, seulement le ministre a autorisé les week-ends.
Akim: Oui! Seulement les week-ends, on verra ceux qui sont garçons dans ce pays.
Boul: Tu sais, le ministre est très intelligent. S’il ne fait pas ça, les «zopposants» vont nous dominer.
Akim: Oui! Si on les laisse, tout le monde va voter pour eux.
Boul: Et ce serait très grave. Il faut qu’on les empêche de faire la publicité pour leur parti politique et c’est ce que le ministre vient de faire.
Akim: On ne dit pas publicité! On dit Campagne.
Boul: C’est le vrai mot ça?
Akim: Oui, c’est le mot approprié.
Boul: Toi-même tu sais que nous on n’a pas fréquenté beaucoup.
Akim: C’est vrai. Mais Class, tu sais, le Col. Titikpina n’a pas chance.
Boul: Pourquoi tu dis ça?
Akim: Oui ! Il n’a pas chance. Si c’était au temps du vieux même qu’il a pris cette décision, il sera nommé Général en même temps.
Boul: C’est vrai. Seulement qu’avec le petit, les galons ne pleuvent pas.

Ça va se savoir!

Le voyage

Des gorgées de boissons meublaient la conversation du duo qui ne cessait de se rapprocher l’un vers l’autre. D’un geste magistral, Sylvia se leva et ôta sa robe devenue encombrante malgré sa finesse et s’approcha de Dido, très ébloui par ce qu’il voyait et qu’il ne comprenait pas du tout. Elle avança ses doigts frêles sur les épaules de Dido qu’il caressa et en même temps tentait de lui enlever ses habits. Celui-ci étonné du comportement qu’il considérait indécent, se retira pour se loger dans l’angle du canapé.

Celle-ci le poursuivit et réussit à s’asseoir sur les genoux de Dido qui les écarta, laissant tomber Sylvia, très mécontente qui poussa des jurons. Puis, elle s’écria: «Que se passe-t-il? Dis-moi,  n’as-tu pas tout conclu avec Stéphane avant d’être ici?». Elle s’élança vers le téléphone quand surgit Stéphane dans le salon. Sylvia ne lui laissa aucun temps avec des injures assaisonnées de menaces de quitter le foyer conjugal pour trouver satisfaction ailleurs. Cependant, Stéphane prit Dido en aparté et l’amena dans un couloir où il tentait vaille que vaille de le convaincre à faire ce qu’il jugeait d’atteinte à sa coutume. «C’est impossible. Je ne peux  faire cela, car chez nous en Afrique, on ne se couche pas avec la femme de son frère ni de son ami. Je t’en prie. Ramène-moi au théâtre», disait-il à Stéphane qui aussi ne voulait rien comprendre. Mais, ils étaient parvenus à un compromis qui devrait amener  Dido à se coucher avec Sylvia parce que pour lui, il fallait qu’il sauve ce couple malheureux sur le point de se disloquer. Stephen repartit sur ses pas après quelques bises fraiches sur les joues de Sylvia parce que maintenant, il était rassuré que tout était rentré dans l’ordre.

Aussitôt que Stéphane était reparti que, Sylvia comme une assoiffée, vint à Dido, lui prit par les mains comme pour valser. Tous deux debout, Sylvia l’aida à enlever ses vêtements amoureusement. Elle le traîna dans la chambre au centre de laquelle se trouvait un grand lit de trois places. Dido était finalement rentré dans le jeu de ce couple. Dans sa tenue d’Adam, son bazooka formait avec son corps une équerre, c’est-à-dire un angle géométriquement droit, Dido s’assit les jambes grandement écartées au bord du lit, laissant apparaître son «gnocotomètre» à la tête luisante se mouvoir comme un cobra en face d’une proie. Sylvia s’agenouilla entre les jambes, prit le «gnocotomètre» entre ses deux mains puis à l’aide de l’une des mains, l’orienta vers sa petite  bouche dans laquelle elle l’enfonça avec délicatesse. Tellement il est costaud, le serpent noir avait éprouvé des difficultés pour se nicher. Elle le ressortit et de sa langue, lui applique une toilette avec sa salive.

Dido, dans son plaisir avancé, faisait promener ses doigts sur tout le corps de sa partenaire qui aussi, en retour était aux anges. Dido, dans la ballade de ses doigts, trouva le chemin de la cité interdite couverte par l’ombre des poils dessinant un parfait triangle et cachée entre les deux jambes frêles de Sylvia. Celui-ci fit glisser avec la plus grande délicatesse un de ses doigts dans la cité bien chaude et lubrifiée comme si il y eut par là un déluge. Il fit de cet endroit en sa possession, un centre de loisirs où il s’appliqua, démontra ainsi tout son savoir faire.
Au bout d’une demi heure jonchée de caresse, Dido et Sylvia n’en pouvaient plus. D’une roulade comme dans un jeu de mômes, ils se retrouvèrent au beau milieu du lit où, Sylvia comme une cavalière sur la route de la soie, lui monta dessus et s’assit avec justesse sur le « gnocotomètre » de Dido debout et droit comme une perche. Toujours assise sur cette matraque grasse et flexible, d’un geste acrobatique par les jeux de jambes, Sylvia se tourna sans s’éloigner d’un seul petit millimètre, le canon qu’elle avait enfoui jalousement en elle et qui lui procure tout le désir qu’elle manquait il y a un temps.

Sans détour

Pari gagné

«Quant il s’agit d’un mortel, il faut attendre sa dernière journée avant de l’appeler heureux» (Sophocle, Oedipe roi)

Le 08 octobre 2005, les Eperviers du Togo étaient partis arracher à Brazzaville leur première qualification pour une Coupe du Monde. A l’époque, c’était tout le Togo qui avait jubilé. Après les violences d’avril 2005, le Créateur avait su combler les cœurs endoloris par cette qualification historique pour  le Mondial allemand. La couleur jaune qui était entre-temps source de malheur, était portée par les Togolais de tout bord qui avaient accueilli avec la manière les héros de Brazzaville. Très rapidement, les tenants de l’ordre ancien en ont fait une récupération politique. Joueurs et staff technique avaient été convoyés sur Pya pour s’incliner devant la tombe du Général-président alors que le pays compte trois autres chefs d’Etat qui sont aussi décédés.

Mais comme les bonnes choses ne durent jamais au Togo, nos «togolaiseries» ont pris le pas sur une organisation efficace dans la perspective de la CAN égyptienne et du Mondial allemand. Le programme de préparation concocté par l’entraîneur était rangé dans les placards. La raison, le sempiternel problème de manque de moyens financiers. Les Eperviers s’étaient préparés dans un désordre total et, «comme on fait son lit, on se couche». Le bilan égyptien était triste: trois défaites en trois matches, querelles internes entre les joueurs d’une part et le bras de fer ayant opposé le coach à son feu follet d’autre part.
Même si entre-temps, Keshi avait été remercié et remplacé par un vieux aventurier allemand présenté comme le «meilleur connaisseur» du football africain, cette situation avait fait son chemin jusqu’à la Weltmeisterschaft. A défaut de faire de bons résultats sur le terrain, les Eperviers ont brillé dans les faits divers. Toutes les conditions étaient bien remplies pour que le divorce soit consommé entre les joueurs et les dirigeants d’une part, et entre les Eperviers et le public d’autre part.

Il fallait donc renouer le fil, réconcilier l’équipe togolaise avec son public. C’est dans ce contexte que s’est inscrit le match amical du mercredi dernier. Eperviers et Lions se sont donné rendez-vous au stade de Kégué pour ce premier match de l’année 2007. cette rencontre a tenu toutes ses promesses, et le fair-play qui a régné durant le match, le jeu de bonne qualité proposé par les deux équipes et le score à la fin du match ont enchanté tout supporteur raisonnable. La bande à Keshi a mouillé le maillot bien qu’elle ait baissé la garde vers la fin du match. Il y avait certes des erreurs, mais il faut reconnaître que les Lions Indomptables n’étaient pas venus à Lomé en victimes expiatoires. Au lieu de s’en prendre à tel ou tel joueur, il est impérieux de capitaliser cette sortie pour partir sur de nouvelles bases. Que les éternels insatisfaits qui injuriaient mercredi certains joueurs le comprennent. Ce n’est pas de cette façon qu’on supporte une équipe. Non, il faut revisiter ces comportements et positiver ce qui a été fait dans la perspective des matchs ô combien périlleux qui attendent nos Eperviers. L’avenir de notre équipe nationale passe par ce match de réconciliation. Somme toute, ce match a été un pari gagné. Zeus AZIADOUVO

Atteinte aux libertés  publiques

Le Col. Titikpina courroucé par la mobilisation autour des sorties de Gilchrist

«Dans le souci de permettre à mon département d’assurer l’ordre public et de pouvoir prendre les dispositions nécessaires pour une bonne couverture sécuritaire des activités politiques conformément à la lettre et à l’esprit de l’Accord politique global, j’ai l’honneur de vous demander dorénavant que:
1- L’organisation des manifestations politiques sur la voie publique se tienne en week-end plutôt qu’à un jour ouvrable.
2- Le ministère de la Sécurité soit informé soixante-douze (72) heures à l’avance».
 
Tels sont les termes d’un communiqué du ministre de la Sécurité le Colonel Atcha Titikpina aux « responsables des partis politiques » publié dans «Togo Presse» N°7466 du mercredi 07 février 2007. Cette sortie de l’ancien aide de camp de Faure Gnassingbé appelle à certaines observations.

En effet, dans une République qui fonctionne normalement, les décisions ne sont pas prises selon les sautes d’humeur des gouvernants. Tout se décide en fonction des lois et textes en vigueur dans le pays. Pour que le communiqué du ministre ne souffre d’aucune contestation, il faut qu’il vise les lois de la République qui stipulent que «l’organisation des manifestations politiques sur la voie publique se tienne en week-end plutôt qu’à un jour ouvrable». Et comme il ne l’a pas fait, c’est qu’aucune loi n’existe en la matière. Par conséquent, le Colonel Atcha Titikpina porte atteinte à la liberté de manifestation reconnue par la Constitution quoique toilettée et la charte des partis politiques.

Ce communiqué rendu public par le ministre est la preuve que le bain de foule auquel à a droit le cortège du leader de l’UFC gêne. Il faut donc l’étouffer par des décisions soldatesques. En outre, il ne s’agit pas ici de manifestations politiques proprement dites mais de visites que Gilchrist Olympio rend aux familles. Si au cours de son déplacement, il est suivi par une foule nombreuse, quitte aux forces de sécurité qui sont au service de toute la nation de faire leur travail. Le Colonel Titikpina ferait-il le même communiqué si c’était Faure Gnassingbé qui drainait autant de monde lors de ses déplacements? A-t-il par ailleurs informé ses supérieurs hiérarchiques (Président de la République et Premier ministre) avant de sortir le communiqué?

En tout état de cause, la liberté de manifestation n’a pas de limite pour peu qu’elle se jouisse dans le strict respect des lois. Un simple communiqué du ministre ne saurait se substituer aux lois de la République. «L’Etat reconnaît et garantit dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’associations, de réunion et de manifestation pacifique et sans instruments de violences», précise l’article 30 de la loi fondamentale togolaise alors que l’article 9 de la charte des partis politiques stipule que «les partis politiques peuvent organiser librement des réunions et manifestations publiques à caractère pacifique en se conformant aux lois et règlements en vigueur». Même l’Accord politique global auquel il s’accroche, n’introduit pas des restrictions par rapport à la liberté de manifestation.

Sur le second point, il est tout à fait normal que le ministre soit informé pour mieux organiser ses services. Mais il ne faudrait pas que cette procédure soit muée en une autorisation préalable du ministre. On est au Togo et on ne se connaît que trop. Informé, le ministre pourrait à sa guise interdire une manifestation en envoyant les forces de sécurité boucler le lieu. Les anciens ministres de l’Intérieur et de la Sécurité se sont toujours comportés ainsi et ces interdictions «sentimentales» ont été souvent à l’origine des actes de violence.

Au demeurant, cette sortie du Colonel Titikpina doit être considérée comme une menace pour la liberté de manifestation et condamnée par tous les partis ainsi que par les organisations de défense des droits humains. Car un ministre exécute les lois de la République et non celles issues de ses entrailles. R. Kédjagni

L’Economie togolaise en coupe réglée par le clan Gnassingbé

Le PM Agboyibo gouverne-t-il vraiment?

Il y a quelques jours que la nouvelle de la probable nomination de Rock Gnassingbé à la Direction de la LONATO (Loterie Nationale Togolaise) circule dans la presse. Mais beaucoup s’étonnent que l’information n’ait suscité aucune réaction de la part des acteurs politiques soucieux d’une gestion saine des ressources nationales. L’homme proposé ne présente pourtant pas un passé glorieux en matière de gestion.

Rock Gnassingbé ne devrait même pas être pressenti à ce poste si nous étions dans un «ETAT NORMAL». Le personnage traîne une bosse d’as de la malversation financière. Son passage à la FTF en dit long. Rock a passé huit (08) bonnes années à la tête de la Fédération togolaise de football (FTF)- de 1998 à 2006- sans présenter de bilan financier, ni pour sa première, ni pour sa deuxième «mi-temps». Le trésorier élu de son bureau d’alors, M. Tino Adjété affirme être dépouillé de ses prérogatives. C’est à peine qu’il voyait la couleur des chèques pour les décaissements, qu’il connaît le compte de l’organe dont il est le trésorier. En matière de sous, tout partait de Rock et aboutissait à lui.

Quelle gestion a-t-il faite des subventions annuelles estimées à plusieurs centaines de millions de F CFA  qu’accorde la FIFA à chaque fédération pour chaque saison sportive pendant les huit ans passés à la tête de la structure ? Les clubs n’ont cessé de se plaindre de n’être pas subventionnés pour jouer le championnat. La gestion chaotique des retombées de la qualification du Togo pour le Mondial- des milliards de F CFA- est encore vivace dans les mémoires.

Prendrait-on le risque de brader une société aussi importante que la LONATO à un personnage pareil? Ce serait commettre une grosse bévue car cette société n’est pas une épicerie. Son chiffre d’affaire se compte en milliards (30 selon des indiscrétions). Cette société détient le monopole de gestion des jeux de hasard et il ne pouvait en être autrement. On imagine le bénéfice annuel de cette structure qui n’a pas hésité à décaisser près de trois milliards pour se construire un nouveau siège avec tous les luxes possibles, qui fait des réalisations sociales par intermittence. Selon des sources bien indiquées, sa part de contribution au budget national serait très importante.

L’Economie togolaise devrait être manifestement mise en coupe réglée pour qu’on assiste à certains faits. Tous les postes juteux de l’administration sont occupés par les Fils à Papa ou les hommes du clan. Kpatcha Gnassingbé au mépris des dispositions constitutionnelles cumule son poste de ministre de la défense avec celui de DG de la Sazof. Aujourd’hui, il est question de donner une part de l’héritage à Rock aussi. N’est pas DG des Douanes, du Port Autonome de Lomé, de Togo Télécom, Togocel, Ministre de l’Economie et des Finances qui veut. Il faut avoir été initié à l’ «Ecole du Parti» avant d’y rêver.

On en appelle aux ministres de l’opposition au Gouvernement et à tous les acteurs politiques préoccupés par le souci d’une gestion saine et d’une répartition équitable des ressources nationales à ne pas se murer dans un mutisme face à une telle entreprise. Ils ont l’obligation de barrer la route à cette initiative. Le Premier ministre Yawovi Agboyibo est particulièrement interpellé sur cette affaire. Que dit-il d’une telle initiative ? Le décret de nomination de Rock Gnassingbé à ce poste est censé être pris au prochain conseil des ministres. Et avant qu’on en arrive-là, le projet devra passer par lui avant d’atterrir sur la table de Faure qui devra avoir le dernier mot, en tant que chef de l’Etat. Sans détour, il devra barrer la route à une pareille manœuvre. Dans le cas contraire, il aura donné son aval à cette entreprise. S’il s’y oppose mais on se passe de sa position, les Togolais en prendraient acte.

Cela vaut également pour tous les autres acteurs politiques qui se disent défendre les acquis du peuple. Ils devront prendre exemple sur les politiques français, notamment le PS (Parti Socialiste) qui ont réagi promptement lorsque Chirac a nommé ses «amis» au Conseil Constitutionnel. Le mutisme des politiques togolais devant cette entreprise serait suicidaire. TINO Kossi

Mise en œuvre de l’APG

Incapacité du gouvernement à entamer les grandes réformes

L’Accord Politique Global signé le 20 août 2006 est censé conduire le Togo à une sortie définitive de crise. Pour que ses grandes lignes soient appliquées, toutes les parties au gouvernement ont convenu de la «mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale dans le but de restaurer la paix, la sérénité et la confiance mutuelle et d’organiser des élections législatives justes, transparentes et acceptables par tous». Mais avec ce qui se passe aujourd’hui, il est fort possible que les élections législatives qui ne préoccupent que le gouvernement, créent plus tard plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. Les mêmes causes produiront les mêmes effets si les réformes nécessaires ne sont pas engagées.

En effet, dans l’Accord Politique Global, les dispositions finales stipulent au point 5.1: «Les Parties prenantes au Dialogue conviennent de la création d’un cadre permanent de dialogue et de concertation sur les sujets d’intérêt national. Le Gouvernement d’Union Nationale fixera les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure». Mais jusqu’alors, rien n’est fait. Si cette structure existait, certains problèmes mineurs pourraient connaître un début de solution. Par exemple, la dernière sortie du Colonel Titikpina pourrait être discutée à fond au sein de ce comité.

L’autre préoccupation est relative à la question de la réforme de l’armée. L’Etat togolais doit, normalement, faire l’option d’une armée républicaine, donc une armée différente de celle qui se réfère à la personne et à l’ethnie du feu Général-président, et ensuite à celle de ses fils. Cette réforme est inscrite dans le programme du gouvernement d’Union Nationale. «Les Parties prenantes au Dialogue National recommandent au Gouvernement d’étudier les questions relatives à la réforme de l’Armée et des Forces de Sécurité. Ce processus de réformes devra s’inscrire dans la durée, et constituer une des priorités du Gouvernement», précisent les points 3-5 et 3.6 de l’APG. Mais à quoi assiste-t-on depuis la formation du Gouvernement d’Union Nationale? A une implication active des militaires dans la vie politique de la Nation. De plus, les militaires continuent de lier leur vie à la personne du feu Eyadéma et par ricochet à celle de sa famille. C’étaient bien eux qui étaient derrière la célébration de la «fête de la division». Près de six mois après la signature de l’APG, et à quatre mois des législatives qui signifient la fin du Gouvernement d’Union Nationale, cette question n’est pas encore inscrite à l’ordre du jour.

Par ailleurs, en ce qui concerne les réformes institutionnelles, les parties prenantes au dialogue national ont engagé: «Le Gouvernement à étudier les propositions de révision constitutionnelle notamment: le régime politique, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, les conditions d’éligibilité du Président de la République, la durée et la limitation du mandat présidentiel, l’institution d’un Sénat, la réforme de la Cour Constitutionnelle» (3.2). Après ce travail exploratoire, «le gouvernement prendra en charge ces propositions pour la prochaine législature». Mais jusqu’alors, ce chantier n’est pas ouvert. Entre nous, «le cadre permanent de dialogue et de concertation» dont nous avons parlé ci-haut ne sera-t-il pas la structure idéale pouvant permettre d’aborder ces problèmes?

Aussi le Gouvernement d’Union Nationale n’a-t-il que faire de la question de l’impunité. Bien que le dernier rapport d’Amnesty International ait insisté sur ce problème, le gouvernement Agboyibo ne s’empresse guère à traduire dans les faits «la création d’une Commission chargée  de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique commis par le passé et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes». Or, un travail sérieux sur ce chapitre devrait contribuer à baliser la morale politique togolaise et rassurer tout le monde dans la perspective des élections législatives.

Comme on le voit,  tous ces chantiers sont pour l’heure demeurés intacts et ne semblent nullement émouvoir le gouvernement qui veut se livrer au cinéma «gbogboyagboïque» qui consiste à convoyer les ministres dans une ville de l’intérieur pour une bamboula de plusieurs jours. Ça s’appelle dans le jargon gouvernemental «séminaire résidentiel» et celui du Bélier noir devrait en principe se tenir en cette fin de semaine à Nangbéto. Mais il a été reporté du fait d’un voyage du Premier ministre.

Pour notre part, nous pensons que ce séminaire n’a pas sa raison d’être et ce sera encore de l’argent jeté par les fenêtres. Pour «mesurer le chemin parcouru ensemble et sur la manière de diriger les affaires de l’Etat», on n’a pas besoin de saigner les contribuables togolais pour se retrouver à Nangbéto. Les conseils des ministres ne sont-ils pas faits pour ces genres de questions? R. Kédjagni

Insécurité à Lomé:

Soulé KELESHI continue de terroriser les populations

Dans notre parution N° 160, nous publiions une enquête sous le titre: «Lutte contre le banditisme au Togo. Deux malfrats Ibo activement recherchés par les forces de sécurité». Mais, à notre grand étonnement, les présumés malfrats circulent librement et continuent de terroriser les paisibles populations sans s’être inquiétés. Sous d’autres cieux, la puce à l’oreille des autorités togolaises devrait en réalité permettre déjà l’arrestation de ces individus hors pairs qui troublent la quiétude de nos populations.

Le chef du gang Soulé KELESHI, Ibo d’origine nigériane, bien qu’il soit activement recherché par les Forces de sécurité togolaises est encore très mobile en ce moment à Lomé et ses environs à en croire les témoignages recueillis ces derniers temps. Il a été appréhendé dans les quartiers Adjidogomé, Adoboukomé, Hédzranawé et dans l’ancien Zongo (derrière la BTCI). Il est même accueilli à bras ouverts et protégé le plus souvent par ses compatriotes qui, comme lui, s’adonnent à cœur joie à la fausseté, aux affaires louches et aux braquages dans notre pays. Ainsi, ceux-ci deviennent ses indices contre d’autres Ibo de bonne moralité et des Togolais nantis.

En réalité, Soulé KELESHI se passe pour un homme doté de force mystique selon nos recoupements. «Nous l’avons vu la semaine dernière très furieux chez ses compatriotes. Dingue qu’il soit, pour passer inaperçu avec sa tête toujours rasée, il s’est trouvé une perruque rasta qu’il a entre-temps ôtée de sa tête. Il n’a pas songé à sa taille ni à sa corpulence. Même un de leur compatriote l’ayant aperçu et reconnu a détalé comme un lapin.» nous a confié un témoin à Adoboukomé.

«Il était ici, il y a trois jours sur une moto. A sa taille, on peut apercevoir la présence d’une arme. Il a attendu là dans l’angle de la rue puis quelqu’un est venu lui remettre quelque chose et après il a démarré. Il a porté un foulard à l’effigie des USA sur la tête. La dernière fois aussi, il y a eu des perquisitions dans les maisons ici, alors qu’il était dans le quartier en ce moment. Mais la police n’a pas pu mettre la main sur lui. On ne sait pas comment il pu a leur échapper. On dit qu’il est spirituellement puissant. Certains de nos compatriotes, à cause de lui, ne font que du cauchemar», nous a témoigné un Ibo à Adoboukomé, non loin d’une maison qu’il nous indique secrètement et qui est supposée être le lieu de rencontre des Ibo de la mafia à Lomé.

Il ressort de nos investigations comme nous l’avons signifié dans la précédente parution, qu’il y a une inefficacité criarde d’action de nos forces de sécurité. Celle-ci est due au manque de moyens surtout des dernières technologies. Ainsi, le tâtonnement dans la traque et dans les recherches en matière d’enquête policière tant qu’il durera, favorisera la criminalité au Togo. C’est dans cette logique que M. TITIKPINA, le ministre en charge de la sécurité est interpellé à œuvrer pour doter les forces de sécurité des moyens efficaces qui permettent l’identification par empreintes digitales et aussi la création au Togo d’un laboratoire de recherche en criminologie. Les temps sont révolus pour des enquêtes basées uniquement sur des soupçons.

Aussi, est-il  aberrant qu’en ce 21 ème siècle, un Etat investisse  dans l’achat des gaz lacrymogènes et de matraques pour étouffer les revendications légitimes d’un peuple en quête de l’instauration de la démocratie et d’un Etat de droit. Il urge qu’on pense à renforcer les moyens des forces de sécurité afin qu’elles puissent faire convenablement leur travail. Didier LEDOUX

Libertinage

Sacrée TVT
Ceux qui étaient au terrain avaient eu une impression différente de ceux qui avaient suivi le match sur les écrans modernes de la Très Vilaine Télévision. Sinon, elle est géniale, cette chaîne qu’on dit mère. Non ? Voyez-vous mêmes. Le match a commencé et ceux qui n’avaient pas pu faire le déplacement de Kégué avaient écarquillé leurs «zoeils» pour le regarder. Semble-t-il que comme on dit du détergent «Momo Magic» que «né ossô nyanouadé.. Vodoua», c’est-à-dire que ça nettoie bien et rend «clean», les gens l’ont acheté pour se laver les yeux afin de bien suivre le match du début jusqu’à la fin. Nous on n’était pas présents pour savoir si c’est vrai. Toujours est-il que des gens ont nettoyé les écrans de leur télé pour avoir la netteté des images. Le match a commencé sur le terrain mais «kpakparikpaa», le coup d’envoi n’était pas donné sur la TVT. Semble-t-il que l’arbitre central n’était pas au studio en ce moment. Les gens ne comprenaient pas qu’on pouvait décider de ne pas retransmettre un tel match. C’est à quelques minutes de la mi-temps que Dieu faisant, les images ont atterri «gbo». Et il fallait voir comment elles étaient claires et nettes. On dirait la chambre à coucher de «saint satan». C’était on ne peut plus «fitifiti», c’est-à-dire «inclair». C’est comme quand il y a délestage à la morgue… Le ballon prenait plusieurs couleurs. Tantôt c’est blanc, tantôt c’est noir, tantôt c’est métis. Pour les joueurs, n’en parlons pas. Quelqu’un disait que si c’était 13 janvier, on va trouver les moyens de retransmettre le défilé de façon impec. Passons.

Une question nous tracasse. Est-ce comme ça qu’on va retransmettre les matchs de la CAN des cadets aussi en mars prochain?

«Chorale Détia» vous avez dit?
«Yovovia» et son UFC natale ont démontré aux «Gnassingbélandais» qu’ils n’ont rien perdu de leur aura. Et ça, point n’est besoin de porter des lunettes anti-éclipses pour le constater. L’accueil à la frontière de Kodjoviakopé n’était pas celui des grands jours. Mais ceux qui étaient là sont venus de leur propre chef. Eux, ils n’ont pas été convoyés dans des camions remorques de la SOTOCO, des véhicules des FAT, dans des «ado afiagna», c’est-à-dire dans des camions genre titan qui ne permettent pas aux passagers de contempler le paysage et une fois rentrés, c’est arrivés à destination qu’ils savent qu’ils ont avalé des kilomètres. Les tricots, foulards et tout autre vêtement à l’effigie du parti qu’ils portaient, on ne les a pas harcelés avec aux coins des rues ou distribués. Eux autres, ils ont déboursé de l’argent de leur propre chef pour les acheter. C’est ça aussi le militantisme. Ils ne sont pas comme les «Gnassingbéisants».

Le parti des teins clairs là a su relever ce défi. Mais il y a quelque chose qui nous a «massivement» étonnés. C’est ce qu’ils ont appelé «Chorale Détia» là. Vraiment, les Olympiolais là aussi! Certains pensent que c’est du zèle made in UFC. «Chorale Détia comment!  Tout devient Détia quand ce Gucris là arrive ici. Si c’est comme ça, nous, on va déraciner tous les palmiers au Togo. On détruit ensuite la frontière de Kodjoviakopé et on va voir par où il va passer pour rentrer au Togo», grognait un «mon pays». Nous, on s’est seulement demandé quel type de chansons ils ont chanté. Leur slogan doit être «Ablodé !... Gbadja! Nougorogoro améton yélé dzadzô assiyagbé!». (Trois miracles vont se produire cette fois-ci.) Quelqu’un nous demandait s’il y a aussi chorale «Eblia», c’est-à-dire le mais pour les RPTistes. Nous, on lui a répondu que c’est capable car les gens là sont possibles de tout. Eux, leur premier morceau à exécuter serait «Ecartons tout mauvais esprit qui gêne l’unité nationale …», l’autre «RPT yéagné ha gnuiadée Togovi». (le RPT est un bon parti). Et les «particules» genre le «Nid», NDP dont les militants se réduisent aux membres du bureau, ont-ils aussi une chorale?

Message à la Nation de son Excellence Frédéric Yao Gakpara (suite et fin)
«Togolaise, Togolais. Je suis également heureux de vous annoncer que le ministère de recrutement de nouveaux opposants s’active pour qu’il n’y ait pas de vide politique oppositionnel. Mais d’entrée de jeu, je préviens mes nouveaux concurrents. L’Etat de droit ne sera plus un mot vain au Togo. Par conséquent, il n’y aura plus de diffamation, plus d’intimidation ni de persécution. Celui qui aura donc à simuler des agressions contre sa personne dans le but de bénéficier de primes à sa retraite sera sous le coup de la loi pour faux et usage de faux.
Togolaise, Togolais. Comme vous voyez, nous rentrons dans l’air de la discontinuité. Permettez que je demande l’appréciation de mon secrétaire parrain Gbogboyagbo. (Gbogboyagbo dit donc) «Mon Président, vous m’avez mis devant le fait accompli. Je suis fâché et ma fâcherie prend des propensions océaniques. Comment accorder autant de faveurs à ces radicaux, à ces extrémistes, à ces fauteurs de troubles ? Vous êtes récidivistes. Et nous les modérés, vous nous avez mis aux oubliettes ! Votre Papa si aimable, si doux, si chocolat ne m’avait pas parlé de ce scénario. Qu’allons-nous devenir si vous nous classez parmi ceux qui n’ont jamais pris de risque… Vous nous faites çàa, même en ce 05 février, jour anniversaire de la mort de votre Papa? Aoo… Miantô miabé dômevi lawô nouya koudo mian…?».

Gardez votre grandeur, cher Gbogboyagbo. Vous faites partie du plan B.
Togolaises, Togolais. Merci pour votre sens civique».

Fogan Abassi «Ne nous hon pas»
Certains actes n’honorent pas leurs auteurs et surtout  qu’au Togo la honte ne tue pas. Qui a  une fois emprunté la voie allant d’Agoyi Assiyéyé-Mission  Tové se rendra  compte de sa mauvaise qualité. On rencontre sur cette route des trous, des crevasses, des dépressions etc… Le plus difficile c’est la lourde poussière qui s’en dégage.

Il paraît même que les femmes font «poli» (se maquiller) avec. Passons. Malgré sa mauvaise qualité, c’est elle qu’empruntent les «mon pays» du camp FIR, des anciens ministres, des éternels et des nouveaux.

Quelque chose nous «carcasse», pardon nous tracasse et nous fait «hon», c’est que Fo Abassigan dit Bon-faux aussi faisait «faro faro» sur cette route pour se rendre à son travail quand il était dans sa maison à Agoyi-Gnamassi. Nous, on «avait croyance avant» que comme il est un ancien «prégo» par intérim qui a beaucoup bénéficié de la catastrophe «gnassionale», il allait «goudron» cette route comme l’a fait le «nombreux» ministre du contraire de l’«attaque» dans son quartier. Parce que nous, on «savaissait» que quand il enseignait (1-préparez-vous; 2-préparation ; 3-partez pi) aux élèves, il ne pouvait pas le faire. Vrai ou faux?

Mais maintenant qu’il en a les «moignins», il a préféré «gbanfô» (quitter) sa maison d’Agoyi pour aller rester dans la cité OUA «kpoo». Quant aux «zed» qui font ce trajet bien que leur nourriture préférée soit la poussière, ils se plaignent de maux de reins et ont de sérieux problèmes avec leurs femmes parce qu’ils n’arrivent plus à bien jouer le «hanche ball». Les femmes ont sérieusement piqué la colère car leur «gnocotteurs» leur tournent le dos la nuit. De sources sûres et un peu douteuses, pour faire entendre leurs voix et réclamer leurs droits, elles ont créé l’Association des Femmes des Zed Avides de Gnocottement (AFZAG) section Agoyi.

En tout cas, elles demandent à Fogan Abassi dit Bon-faux de faire vite pour arranger cette voie pour que leurs «gnocotteurs» retrouvent leurs ardeurs nocturnes. Sinon, elles menacent de faire un sit-in devant son nouveau domicile en tenue d’EVE. Shut! C’est un secret.

Le «mon pays» Col a surpris!
Dans le cadre du lancement officiel du projet ASSEREP, les civiles et les «mon pays» se sont réunis hier jeudi 08 février 2007 à la salle de conférence du siège des Nations-Unies pour la Paix et la Désarmement en Afrique sise dans la zone GTA en face du nouveau siège de la LONATO qui abriterait probablement «Rockvi-Gnass» dans les tout prochains jours. Au cours de ces assises, les civils et les «mon pays» ont réfléchi ensemble sur les voies et moyens devant permettre de «promouvoir la stabilité politique et institutionnelle, la paix, la sécurité et le développement socio-économique durable du Togo». A la fin donc du lancement du projet, une conférence de presse a été tenue dans la même salle. Les «juliettes», nom donné aux journalistes par les « mon pays », étaient face à un collège de responsables  du projet composé du représentant du PM, de la présidence et des «grands mon pays», des officiers quoi.

Beaucoup de questions ont été posées par les «juliettes». Mais une était très curieuse et a suscité notre intérêt. Le «con-frère» demandait: «Entre-temps, on avait parlé de réconciliation Armée-Nation. Mais cela n’a pas empêché les événements d’avril 2005 de se produire. Est-ce qu’avec ce projet, le civil? peut faire confiance au militaire? Si oui, quelle garantie les «mon pays» pensent-ils donner aux civils». Le «con-frère» demande donc si après ce projet, il sera garanti que les populations de Bè et de ses environs ne vont plus écrire sur les portes de leurs maisons: «Déjà battu»? Les autres «juliettes» qui étaient dans la salle avaient eu peur. Ils voyaient que les «grands mon pays» allaient «prendre le feu», s’enflammer quoi. Mais tout le monde était surpris que lorsque le Commandant a pris la parole, il n’a pas pris feu. Au contraire, il a laissé entendre qu’  «à partir de dorénavant», les «mon pays» vont s’entendre et vivre avec des civils comme des amis intimes.

Entre nous, est-ce que cela sera possible, même le jour où on va organiser de nouvelles élections législatives et que l’UFC «va» encore gagner? That is the question. Est-ce que le fameux slogan selon lequel, «Papa avait dit: Ne laissez jamais le pouvoir vous échapper car vous aurez du mal à le récupérer», sera laissé de côté? Pour le moment, nous  ne croyons pas avec nos «zoeils». En tout cas, wait and see.

Quand Agassa Kossi trompe!
Le mercredi 07 février dernier l’équipe togolaise de football et celle du Cameroun se sont affrontées sur le Stade de Kégué. Rigobert Song et ses coéquipiers sont venus tenir en échec la bande à Adébayor Shéyi. Si au cours de cette rencontre, nous avons noté un bon comportement de Nibombé Daré, Olufadé Adékami et de Shéyi Adébayor, celui qui a plus déçu le public sportif togolais est le portier Agassa Kossi.

Au cours de la première partie, les joueurs togolais n’ont laissé aucune chance à leurs homologues du Cameroun. Les Togolais étaient présents dans tous les compartiments du jeu et la combinaison de Shéyi Adébayor et de Oluladé Adékami mettait régulièrement en difficulté la défense camerounaise que contrôlait Rigobert Song. Les Togolais ont ainsi réussi par deux fois à trouver le chemin des filets. Mais à la deuxième mi-temps, tout allait comme  si les Togolais jouaient les poteaux vides. Agassa était devenu plus transparent que le mot. Suite à deux erreurs, les Camerounais sont revenus au score. Cela a surpris un spectateur qui demandait à savoir comment se fait-il que Agassa «même» peut encaisser des buts de ce genre ? Un mongolien tangué qui était dans les parages a pu trouver la réponse à cette question. Selon lui, si Agassa n’arrive plus à bien garder, c’est que ses deux fesses lui font mal. A-t-il reçu des fessées? demanda un autre spectateur. «Non, c’est à force de rester sur les bancs dans son équipe en Espagne, qu’il a contracté ce mal», répond encore le mongolien tangué. Si c’est vrai ce que dit le mongolien, il faut que notre portier cherche un remède.

«Richardson von Attipoé» dépose la balle à terre
Au lendemain du refus du nouveau bureau de la FTF d’engager Patrice Nièce, que dis-je Patrice Neveu comme entraîneur des Eperviers du Togo, le ministre de la Jeunesse et des Sports, «Richardson Von Attipoé» avait eu une rencontre avec la presse togolaise. Au cours de cette rencontre, le ministre a mis ses vingt pardon, dix doigts dans le feu en disant qu’il ne signera jamais un quelconque contrat avec Stephen Keshi. Comme pour faire peur au nouveau bureau de la FTF, «Richardson Von Attipoé» a laissé entendre qu’il n’est pas un «homme simple» mais un «homme tigre». Cela a fait peur aux journalistes. Ils croyaient que «l’homme tigre» allait dévorer Tata Avlessi et compagnie. «Le nouveau bureau n’a pas encore pris fonction. Le nouveau bureau n’a pas encore été légitimé par l’Etat, c’est le ministre de tutelle qui doit légitimer le nouveau bureau. Ils n’ont pas encore pris fonction et ils contestent la décision de l’autorité…. On me parle de Keshi, ou on me parle de  Otto Pfister. Qui va signer le contrat de Keshi ? Qui va signer le contrat de Otto Pfister? Je leur ai dit, on verra qui signera », tempêtait le ministre devant les journalistes. Mais curieusement au cours du match joué avant-hier, Stephen Keshi était sur les bancs de touche et nous avons vu de nos propres « zoeils » le ministre «Richardson Von Attipoè» coude à coude avec Tata Avlessi en train de saluer les joueurs togolais et camerounais. Les journalistes avaient eu au début très peur, ils croyaient que le «tigre» faisait semblant et qu’à la fin, il allait dévorer le président de la FTF et Stephen Keshi. Mais «Kpaoo» (rien quoi). Le «tigre» ne faisait que causer et blaguer jusqu’à la fin. Oh! Zèle, quand tu nous prends!

Match amical Togo-Cameroun

Les Eperviers du Togo ont été tenus en échec par les Lions Indomptables

Dans le cadre des préparatifs pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008, une rencontre amicale a opposé le mercredi 07 février 2007dernier (avant-hier) au Stade de Kégué, les Eperviers du Togo aux Lions Indomptables du Cameroun. Les deux équipes ont entamé la rencontre aux environs de 18h 30 mn GTM. Déjà à la 5e mn, suite à un débordement de Gérémy N’jitap, Agassa Kossi a été transparent ; l’attaque Camerounaise a voulu ouvrir la marque et c’est grâce à l’habileté de Tchangaï Massamaesso que l’équipe togolaise a été sauvée in extrémis. C’est alors que les poulains de Stephen Keshi reprennent le match à leur compte. Leur domination a été soldée à la 24ème mn par l’ouverture du score, œuvre de Olufadé Adékami, très en forme. A la 40ème mn, une combinaison entre Olufadé et Adébayor a permis à ce dernier d’inscrire le deuxième but de la partie. Durant les 5 dernières minutes de la première partie, le public sportif togolais a assisté à un jeu équilibré de la part des deux équipes.

A la reprise, l’équipe togolaise a entamé la partie avec beaucoup de prudence. Les quelques actions offensives menées par l’attaque camerounaise ont toujours été annihilées par la défense togolaise que contrôlait l’incontournable Daré Nibombé. Mais à la 66ème mn, Pierre Boya profite d’une mauvaise sortie du portier togolais pour inscrire le premier but camerounais. Et au marquoir, on notait 2 pour le Togo, 1 pour le Cameroun. Le score était resté intact jusqu’à la fin des 90 minutes. C’est alors que l’arbitre de la rencontre, le Béninois Koffi Codja accorda trois minutes d’arrêts de jeu. A la 2ème mn des arrêts de jeu, l’équipe camerounaise est parvenue à égaliser sur un corner repris de la tête par Mbia Stephan. Et c’est sur le score de parité 2 buts partout que l’arbitre met fin à la rencontre. Que ce soit du côté togolais ou camerounais, les entraîneurs se sont félicités de l’esprit dans lequel le match s’est déroulé et promettent poursuivre les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008 avec plus de sérénité.  GLAKPE Koffi

FTF/Fini le suspense

Le contrat de Keshi enfin signé

Cette affaire a tenu en haleine tout le public sportif togolais. Keshi sera-t-il embauché ou pas? C’était la question que se posait tout le monde. Tout semblait militer en sa faveur mais ce qui devrait confirmer son embauche est la signature du contrat. Tata Avlessi lors de la conférence de presse du 1er février dernier promettait cela pour 72 heures. Mais rien à l’expiration de ce délai. C’est pourtant Stephen Keshi qu’on a vu diriger les séances d’entraînement des Eperviers entrant dans la perspective de la rencontre amicale du mercredi dernier contre les Lions Indomptables du Cameroun. Depuis ce mercredi, fini le suspense.

Stephen Keshi a signé autour de 18 heures le fameux contrat avec la Fédération togolaise de football à quelques minutes du début de la rencontre. C’est ce qui est à l’origine du léger retard accusé dans le démarrage du match. Il était au préalable prévu pour débuter à 18 heures mais a dû être différé à 30 minutes après.

C’est un contrat de dix (10) mois, qui court donc du 07 février au 07 décembre 2007. L’objectif prioritaire est  sans doute la qualification pour la CAN 2008 au Ghana. Reste au gouvernement d’homologuer ce contrat. L.H.

Tournée à l’intérieur du pays

Bain de foule pour Gilchrist dans les Lacs et dans le Vo

  • Le chef Foly Bébé XV s’est caché pour éviter le leader de l’UFC

Le leader charismatique de l’Union des Forces de Changement (UFC) arrivé à Lomé le vendredi 02 février dernier pour présider le Conseil National de son parti, Gilchrist Olympio a fait une tournée à l’intérieur du Togo.

Après le Conseil National tenu à Lomé, les 3 et 4 février derniers, Gilchrist Olympio était mardi dernier à Atakpamé. Hier jeudi 08 février, ce sont les populations de la préfecture des Lacs et de Vo qui ont reçu la visite de celui qu’ils appellent affectueusement «Yovovia».

Tout le long du parcours de Lomé à Aného en passant par Agbodankopé, Séwatchikopé, Agbodrafo et Kpémé, le décor était le même. Les populations étaient sorties nombreuses. La preuve, les gens sont massés tout au long de son itinéraire pour l’ovationner. Des chants et danses étaient au rendez-vous.

A chaque étape, il avait droit à la libation pour lui souhaiter la bienvenue.
Ainsi  à Aného, il était reçu en premier lieu au palais royal de N’lessi par sa Majesté Nana Ohiniko Quam-Dessou XIV, Chef canton de la ville d’Aného qui est en même temps le Chef  de la communauté Adjigo à laquelle appartient Gilchrist Olympio. Ensuite le cortège s’est ébranlé en direction le palais royal de Lolamé où il a rencontré sa Majesté Lawson Zankli.

En effet, c’est le même cérémonial, c’est-à-dire, visite de courtoisie aux chefs suivie des familles qui ont enregistré des victimes. C’était là, l’objectif réel de la tournée à en croire son message qui est le même partout.

«Chers parents, chers sœurs et frères notre visite ici ce matin est de vous apporter notre soutien et vous présenter nos condoléances suite aux douloureux évènements des présidentielles de 2005. Nous ne sommes pas ici en campagne électorale bien qu’il y ait  des élections en perspective. Pour les causes électorales, nous reviendrons le moment opportun pour vous éclaircir sur les sujets d’ordre politiques», a-t-il souvent déclaré à la masse, pleine d’émotion. Les vieux n’ont guère cessé de proférer à son endroit des bénédictions en implorant les divinités et les ancêtres de veiller sur celui qu’ils qualifient d’emboîter le pas de son père, le premier président togolais démocratiquement élu qui fut fauché par un coup d’Etat en 1963.

Partout où il passait, il prenait le bain de foule des gens de tout âge. C’est seulement à Glidji qu’il y a eu un couac malgré la sortie massive de la population. Et pour cause, le chef canton Guin Fiogan Sédégbé Folly Bébé XV s’est obstinément refusé de rencontrer Gilchrist Olympio à en croire les témoins. «Qu’il vienne ou pas, nous allons nous entretenir avec notre leader. Il sait ce qu’il se reproche. Les barbaries que nous avons essuyées ne tarissent pas en nous notre détermination pour aller jusqu’au bout », a déclaré un natif de la localité écoeuré du comportement de leur chef qu’ils qualifient de « militant du RPT de race pure».

De Glidji, le cortège est allé à Aklakou, Avévé, Afangnan, Anfoin puis Vogan où s’est achevé le programme de tournée du leader de l’UFC dont l’objectif est d’apporter aux populations victimes des violences post-électorales d’avril 2005 un message de réconfort.

«Ils nous tuent à chaque fois. Mais notre détermination nous rend et nous rendra téméraires jusqu’à la victoire finale, c’est-à-dire quand nous obtiendrons le changement véritable qui veut faire du Togo, un Etat de droit et de démocratie. Déjà à l’allure où vont les choses, nous sommes confiants que la victoire sera de notre côté au lendemain des prochaines législatives», nous a confié un militant de l’UFC à Aného, nous montrant la foule très compacte.

La tournée a été positive selon les responsables de l’UFC «Vous avez vu que les populations sont sorties nombreuses pour accueillir notre Président National. En plus, cette tournée lui a permis de constater de visu le drame que les Togolais ont vécu pendant la présidentielle de 2005. Donc grosso modo, tout s’est bien déroulé» nous a souligné un responsable du parti.  Didier Ledoux,  envoyé spécial

 

 

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