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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
L’interconnexion pour réduire la crise énergétique L’interconnexion en énergie électrique, entre le Nigeria, le Bénin et le Togo est désormais une réalité. La Commune de Sakété, dans le département du Plateau, située à 65km environ de Cotonou la capitale économique du Bénin, a accueilli le 13 février dernier la cérémonie officielle inaugurale des installations du réseau d’interconnexion CEB-TCN. Etaient présents à cette manifestation, les Chefs d’Etat Yayi Boni du Bénin, Olusegun Obasanjo du Nigeria, John Kufuor du Ghana et Faure Gnassingbé du Togo. En effet, cette cérémonie était meublée de nombreux discours. Ainsi, dans son allocution de bienvenue, M. Salilfou DJIBRIL, directeur de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) a mis l’accent sur les bonnes relatons entre les Etats: «Aussi, voudrais-je saisir l’opportunité de cette inauguration pour souligner les bonnes relations d’amitié et de coopération énergétique qui unissent le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Niger, le Togo et le Bénin et qui s’illustrent merveilleusement à travers la réalisation de cet important joyau technologique» Il a également émis le vœu que, au-delà de ce projet d’interconnexion électrique, ces relations de bon voisinage aillent en se renforçant chaque jour davantage. Le Prof. Messan Léopold Gnininvi a quant à lui, dans son discours, rendu un vibrant hommage à tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à la réalisation de ce joyau. «L’inauguration de ce jour ne peut pas passer inaperçue. Elle intervient à un moment où nos populations et nos économies sont au bord de l’asphyxie. Nous sommes en train d’assister à l’entrée au stade du dernier marathonnier. Nous attendons tous l’entrée de la flamme olympique. Nous attendons tous la lumière… », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Je voudrais avec votre permission avoir une pensée pour tous les coureurs de ce relais. Les grandes pensées pour se réaliser méritent une multitude de petites décisions et de petites tâches». En réalité, cette interconnexion des réseaux de la CEB et de la Transmission Compagny of Nigeria (TCN) n’est qu’une solution d’appoint pour améliorer la situation chaotique que vivent les populations béninoises et togolaises. Car cette interconnexion n’apportera à la CEB qu’une puissance supplémentaire de 75 MW dans un premier temps. Cette puissance augmentera par la suite. Pour l’instant, le déficit énergétique demeure. Le phénomène du délestage n’est donc pas endigué dans la mesure où persiste la crise sur le réseau Volta Region Authority (VRA) du Ghana. La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) a donc du pain sur la planche par rapport à l’énergie dont elle dispose (environ 100 MW) qui est très inférieure aux besoins des populations estimés à plus de 150 MW. Le déficit énergétique pour les deux pays reste toujours important. Le Togo tout comme le Bénin ne sont donc pas encore sortis de l’ornière. Le délestage n’est pas totalement endigué. Il y aura certes des perturbations dans les prestations de service de la CEET. Mais les hautes autorités de cette société comptent faire de tout ce qui est en leur pouvoir pour sortir les Togolais de ce spectre de délestage à en croire le Directeur Général de la CEET. Actuellement, les regards sont tournés vers d’autres solutions telle la transformation des turbines à gaz de la CEB pour tourner au gaz naturel en provenance du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest dont l’arrivée est prévue pour octobre 2007. Il faut souligner par ailleurs que le projet d’interconnexion a coûté à la CEB plus de 12,5 milliards de francs CFA. Didier LEDOUX
Au cœur des «Mon Pays» Ali: Pays! Mais, ta figure est longue Ça va se savoir! Le Voyage (5) Dido assis avec un «gnocottomètre » plus dur que l’acier, vit venir se percher sur lui Sylvia, assise comme un enfant sur son pot de toilette, le gros serpent dans sa profondeur. Elle sortit de sa profondeur la matraque qui lui procurait tout son bonheur, et la prit entre ses mains puis la balada sur son nombril jusqu’à ce que, comme un volcan, le «gnocottomètre» cracha des larves chaudes. Elle les récupera dans ses mains puis les enduit tout le corps comme une lotion. Après trois séances couronnées chacune d’un bon arrosage les deux partenaires allèrent prendre une bonne douche ensemble. Ils enfilèrent leur vêtement et allèrent prendre un petit déjeuner copieux dans la salle à manger. Il sonnait neuf heures quand ils descendirent prendre la petite golf de sport rouge. Sylvia conduisit d’abord Dido chez lui à la maison où précipitamment il ramassa ses affaires et revint à la voiture qu’elle démarra en trombe en direction de la gare. Sylvia tira suffisamment de l’argent qu’elle mit elle-même dans la poche de Dido à leur arrivée à la gare et aussi après lui avoir pris le ticket SNCF de première classe. Ils s’embrassèrent tendrement quand retentit l’annonce de l’arrivée du TGV. «Tu m’appelles dès ton retour chéri. Que vais-je te préparer pour le dîner?», demandait Sylvia à Dido qui d’un bon entra dans le train. Presque une heure après, Dido arriva sur le campus universitaire, mais très abattu ce matin. Il avait lutté dans l’amphi toute la journée contre le sommeil. Il résista contre celui-ci jusqu’au soir où il retourna dans sa ville. Mais, dans le train, sur le chemin de retour, Dido fit la connaissance de Monique à côté de qui, il avait pris place durant le voyage. Monique, une veuve de la cinquantaine avec qui Dido avait discuté de tout et de rien, tomba amoureuse de lui, ce qu’elle n’avait pas hésité à lui déclarer. A la descente du train, Monique invita Dido à venir connaître chez elle. Celui-ci, malgré sa fatigue, ne trouva pas d’inconvénient et la suivit comme un mouton de panurge. Quinze minutes de route en taxi sur des routes pleines de verglas avaient suffit pour arriver chez Monique qui habitait dans le même quartier que Dido et presqu’au même endroit. Celle-ci l’installa et lui apporta quelque chose à boire. Monique vint s’asseoir à côté de Dido qu’elle abreuvait de toute histoire à l’emballer totalement dans son désir fou de faire de l’amour dont elle souffrait il y a deux ans depuis le décès accidentel de son époux. Elle arriva à convaincre Dido par des promesses basées sur des finances qu’elle hérita de son feu époux accompagnées de caresses que Dido ressentit dans le plus profond de son cœur comme un coup de poignard. Dido résolu en consolateur des femmes en détresse, l’embrassa tendrement. Alors qu’il fouettait un autre chat ailleurs, Sylvia n’avait cessé de téléphoner chez celui-ci à une fréquence régulière de dix minutes. Ces coups de fil sans cesse étaient considérés par les parents d’accueil de Dido comme un harcèlement. Quelques instants passés au salon où ils burent ensemble, Monique invita Dido à découvrir sa chambre. Une fois dans celle-ci, elle le fit asseoir sur le spacieux lit au milieu de la chambre de la même disposition comme chez Stéphane et Sylvia. Monique qui, entre-temps était sortie de la chambre revint drapée d’une serviette de toilette. Elle s’assit auprès de Dido au bord du lit et commença à déboutonner sa chemise… A suivre Tonton D. Sans détour Adieu Chirac des anachronismes! «Je me souviens ainsi d’une remarque de Chirac, après une histoire d’élections truquées au Gabon, mon parti voulait tout recommencer. Chirac m’a dit: «Omar, laisse tomber. Cela ne sert à rien. Quand on est élu, on est élu»» (Omar Bongo, dans la revue «Valeurs actuelles» du 25 novembre 2005). Aujourd’hui à Cannes, il n’est pas question de distribution d’Oscars aux différents acteurs et cinéastes. Ce n’est pas le jour des acteurs du cinéma comme Gérard Depardieu, les Steven Seagal, Leonardo Di Caprio, Denzel Washington ou des cinéastes tels Quentin Tarantino, Luc Besson, David R. Ellis… Mais c’est celui d’un Chirac en fin de mandat et d’une trentaine de comédiens africains. C’est pour le ballet françafricain. Ici le film se joue entre Chirac, acteur principal, et la trentaine de comparses venus d’Afrique. La cité du Festival sera donc pour « Chirac l’Africain » celle de la cérémonie des adieux. Bongo, N’Guesso, Biya, Compaoré… lui rendront un hommage mérité pour avoir été, pendant ses douze ans passés à l’Elysée, «le redoutable défenseur des pays pauvres» dans les grandes instances internationales. Pour avoir œuvré pour l’annulation de la dette de certains pays pauvres. Pour avoir fermé les yeux sur les fraudes électorales, le tripatouillage constitutionnel, la longévité au pouvoir. Pour avoir régulièrement salué la «brillante réélection» de tel ou tel dinosaure ou félicité l’élection d’un apprenti dictateur. Sans la France de Chirac, l’Afrique ne connaîtra jamais le «bonheur». Et c’est ce que semble dire l’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé: «Sans Paris, nous n’aurions jamais accès aux dirigeants de la Banque Mondiale ou du Fonds Monétaire International. On ne pourrait pas se faire entendre». De fait, Janus n’a jamais été un dieu du panthéon africain. En d’autres termes, Chirac ne peut jamais souhaiter le développement de l’Afrique. Plutôt la situation de paupérisation du «Noir Continent» est savamment entretenue par la France et les autres puissances. «Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi. Ensuite, nous avons pillé ses matières premières ; après, on a dit : ils (les Africains) ne sont bons à rien. Au nom de la religion, on a détruit leur culture et maintenant, comme il faut faire les choses avec plus d’élégance, on leur pique leurs cerveaux grâce aux bourses. Plus, on constate que la malheureuse Afrique n’est pas dans un état brillant, qu’elle ne génère pas d’élites. Après s’être enrichi à ses dépens, on lui donne des leçons», avouait Chirac au sommet «France-A-fric» de janvier 2001 après qu’il eut avalé quelques verres de bière. Mais pendant ses douze ans de pouvoir, il n’a rien fait pour améliorer la situation. Pire, les puissances occidentales dont la France en tête ne cessent de piller le continent. Ce n’est pas pour le Roi de Prusse que la France est présente au Tchad avec ses militaires. L’argent du pétrole de ce pays suscite des convoitises. En plus, les entreprises du pré carré de l’ex-empire colonial français sont toujours omniprésentes et récupèrent les sociétés d’Etat par le biais de la politique de la privatisation imposée par les institutions de Bretton Woods. Aussi, l’attachement de la France à l’aide au développement répond-il uniquement au souci de trouver des financements à détourner de concert avec les satrapes qui sont aux affaires. Qui plus est, les projets de développement sont gérés dans cette même opacité. Les ressources africaines sont pillées et en retour, les Français viennent se comporter en bons Samaritains en Afrique en y construisant quelques rares W.C, puits, écoles… Non. Ça doit cesser. Les jeunes sont l’avenir du monde et il revient à ceux d’Afrique de prendre leurs responsabilités. Ils ont les moyens pour faire sauter ce verrou françafricain. Zeus AZIADOUVO Législatives de 2007 Emprunt des Kits de la RDC Le gouvernement a empiété sur les prérogatives de la CENI Après le difficile accouchement du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’un des problèmes auquel avait face cette institution chargée d’organiser les prochaines élections législatives était la question du recensement électoral. Deux types de recensement étaient au cœur des discussions. Ce qui évidemment avait conduit à l’éclatement des membres en deux camps. Le RPT et ses satellites la CPP, le PDR et le REFAMP-Togo arguaient que le pays n’a pas les moyens et que compte tenu du temps qui restait, il est souhaitable que l’ancienne opération de vote soit reconduite. En revanche, le CAR, la CDPA, l’UFC et le GF2D optaient pour un recensement du type congolais (RDC). D’après ce type de recensement, l’inscription des électeurs sera réalisée grâce à un ensemble de matériels informatiques, de fournitures et de consommables rassemblés dans une trousse appelée Trousse d’identification numérique (TIN) ou Digital Enrolement Kit (DIK) en Anglais. Il a fallu que les membres de la CENI aillent à l’école des experts de la sous-région et plusieurs mois avant que cette question ne soit tranchée à la dernière réunion du Comité de Suivi du 16 janvier 2007 à Ouagadougou. Et depuis, les discussions à la CENI sont moins conflictuelles
et les travaux connaissent une légère avancée.
Les membres de cette institution étaient, dans le cadre
de l’élaboration du chronogramme, en train de plancher
sur la façon d’acquérir justement ces Kits.
Selon certaines indiscrétions, les différents experts
de l’UE et du PNUD auraient même souhaité l’achat
de ces matériels pour que le Togo en fasse son patrimoine.
Les discussions étaient à ce niveau quand, contre
toute attente, le gouvernement a, après avoir écouté une
communication du ministre de l’Administration Territoriale
sur l’état d’avancement du processus électoral
au conseil des ministres du vendredi 09 févier dernier,
fait savoir qu’«un certain nombre de questions
délicates, notamment celles portant sur le recensement électoral
et la carte d’électeur ont été réglées ;
il a été retenu que notre pays emprunte de la République
Démocratique du Congo des Kits devant servir à ces
opérations». «Chaque Kit c’est
un ensemble constitué d’ordinateur, d’une imprimante,
d’un appareil photo et un générateur, le tout
livré ensemble en vue de l’opération de l’établissement
des cartes d’électeurs avec photo numérisée»,
poursuit le communiqué. L’autre problème est de savoir pourquoi le gouvernement s’entiche à emprunter à la République Démocratique du Congo des Kits devant servir aux opérations de vote. N’y a-t-il pas des avantages quand le Togo achète lui-même ces matériels? Pour un expert, «la meilleure solution est que le Togo les achète pour se les approprier». «Les prochaines législatives ne seront pas les seules élections que notre pays organisera et il est indispensable qu’on puisse garder ces matériels dans le patrimoine national. De la même façon, les Congolais ont eux aussi d’autres scrutins à organiser et pourraient tenter un jour de récupérer leurs Kits», ajoute-t-il. Si l’achat des Kits était aussi le vœu des partenaires qui sont déterminés à accompagner le processus, pourquoi ne pas choisir cette option pour que le Togo dispose de ces matériels une fois pour de bon ? Sur la question, une source proche de la CENI a fait remarquer que le gouvernement a malheureusement pris cette décision sans demander l’avis des membres, mais qu’ils ne lui en tiennent pas rigueur. «L’essentiel est qu’on ait de bons matériels», nous a-t-elle dit. R. Kedjagni Sommet «France-A-Fric» à Cannes (France): Les derniers hommages à Chirac, mais… la «Françafrique» demeure En début de semaine, la ville de Cannes a enregistré un interminable ballet de chefs d’Etat «nègres» et de leurs délégations. Et pour cause. Le 24ème sommet France-Afrique s’y tient, marqué d’un sceau particulier. Cette rencontre aux allures de carnaval, de conseil de famille sera sans doute la dernière que présidera «Le Prince de la duplicité», le bonimenteur «frère Jacques». C’est la nième palabre entre le «maître» et ses «ouvriers» où de jolis thèmes ont été formulés pour débats. «L’Afrique et l’équilibre du monde» tel est celui du sommet. Des piliers de la «Françafrique» ont été appelés à exposer: Blaise Compaoré sur «les matières premières en Afrique», Sassou N’Guesso sur «la place et le poids de l’Afrique dans le monde», Paul Biya sur «L’Afrique et la société de l’information». Jolis thèmes, non? En décembre 2005, au cours du précédent sommet à Bamako, la Jeunesse africaine a été à l’honneur. De beaux discours ont été délivrés et des décisions ont été prises. Mais cela n’a pas empêché des jeunes Africains-Maliens et Sénégalais surtout- de défier les mers même au péril de leur vie pour rallier l’Europe. C’est dire que le présent qui se tient à Cannes ne changera rien au vécu quotidien des Africains. Il parait donc plus celui des adieux avec un homme et de renouvellement de contrat avec un système mafieux. Le temps des adieux Son départ forcé devra faire des nostalgiques sur le continent car ses relations avec les «complices» africains sont intimes. «Pour les chefs d’Etat et les ministres africains que j’ai rencontrés, l’image de Jacques Chirac est exceptionnelle. Ils sont inquiets parce qu’ils ne veulent pas perdre le meilleur avocat qu’ils ont jamais eu», déclarait au confrère français «le Figaro» la Ministre française déléguée au développement, Brigitte Girardin, avant d’évoquer «la dimension personnelle et affective» des relations les liant. Politique inhumaine La politique africaine de Chirac n’est que le reflet de la politique de Chirac en France. Sous couvert de désir de régulation de la mondialisation, Chirac l’Aficain a toujours adoubé les réformes des institutions internationales qui prônent la privatisation et les dogmes libéraux. Il est une parfaite synthèse de la politique française en Afrique, qui a toujours privilégié ses réseaux, ses multinationales qui absorbent nos entreprises, s’approprient nos matières premières, inondent nos marchés de biens subventionnés. Chirac jouit d’une impunité en France, à l’image de l’impunité de Chefs d’Etat ou de despotes qu’il contribue à maintenir au pouvoir contre la société civile africaine, dont il invoque pourtant les mânes. Ce vieux chef, cet homme du refus de la guerre en Irak, cet avocat de l’Afrique porte encore un regard infantilisant vis-à-vis de ceux qui défendent un autre partenariat, une autre vie démocratique et d’autres savoirs et savoir-faire». C’était d’ailleurs la dénonciation de cette politique qui a motivé lundi l’organisation du sommet citoyen France-Afrique ayant regroupé des ONG et organisations de la société civile et qui a servi de replique anticipée au «rendez-vous diplomatique» des chefs d’Etat. Peut-être que c’est la campagne électorale qui les y oblige. Toujours est-il que Ségolène Royal et surtout Nicolas Sarkozy dénoncent «en chœur» la Françafrique de Chirac. A la première qui affirme sans détour que «depuis bientôt cinq ans, la Droite française est à l’origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup… Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politiques clientélistes en Afrique», renchérit Sarkozy qui plaide pour « une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et de ses obsolescences» et souhaite «tourner la page des complaisances, des officines, des secrets et des ambiguïtés». Tous ces discours paraissent nobles et peuvent bonimenter certains faibles d’esprit. On pourrait être tenté de penser que tout sera rose avec Sarkozy ou Royal à l’Elysée. C’était le même espoir au terme du mandat de François Mitterrand et on voyait Jacques Chirac en messie, en sauveur de l’Afrique. Mais comme dira l’autre, ça a été « plus pire ». Chirac, Sarko ou Ségo, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Les intérêts de la France d’abord. L’Afrique, peu importe. Ainsi l’ont voulu ces chefs d’Etat «nègres»… TINO Kossi Tournée de l’UFC De l’intox autour de l’accident de Gléi Après le Conseil National de l’UFC tenu à Lomé les 3 et 4 février 2007, Gilchrist Olympio s’est rendu à Atakpamé pour exprimer, «au nom de l’UFC et en son nom personnel, sa compassion et sa solidarité aux victimes des drames» et rendre hommage aux disparus. Tout s’est déroulé normalement dans cette ville qui a connu les pires atrocités en avril 2005 et c’est sur le chemin de retour à Lomé que l’imprévu se produisit. «Malheureusement, sur le chemin de retour, alors que le convoi approchait Gléï, un minibus du cortège a percuté la voiture du Conseiller spécial Eric Amerding, dont le chauffeur tentait d’éviter un jeune cycliste maladroit. Sous le choc, les deux véhicules se sont renversés sur les bas côtés de la route. On déplore plusieurs blessés qui ont été transportés d’urgence à l’hôpital Saint Joseph de Datcha, pour recevoir les soins appropriés», précise un communiqué rendu public le 06 février 2007 par le 3ème vice-président du parti Patrick Lawson. Selon les témoins, l’accident a été sérieux puisque les deux véhicules ont fait plusieurs tonneaux. Mais grâce à Dieu, le pire a été évité. Cependant, certains individus malintentionnés font courir les rumeurs selon lesquelles il y aurait eu des blessés graves parmi lesquels des paralysés à vie. D’autres parlent de plusieurs morts. D’autres encore avancent un chiffre de 50 morts alors que ce sont un minibus de quinze places et une Patrol qui contiendrait au plus cinq personnes qui ont été victimes de l’accident. Tout ceci n’est donc que de l’intox. Certes, il y a eu des blessés mais leur situation s’est depuis alors améliorée. Notre rédaction a pu rencontrer nombre d’entre eux et parmi ceux-ci, seul un militant qui a une fracture au bras portait encore le plâtre. «Vous savez, l’accident a été terrible mais Dieu était avec nous. Nous avons reçu les soins adéquats et tout va mieux. Il n’y a ni de blessés graves, ni de morts dans le cortège», a témoigné l’un des blessés qui présentait une égratignure sur le front. «Même au niveau de Eric Amerding, Conseiller spécial de Gilchrist Olympio, tout s’est bien passé et il est retourné depuis au Ghana». «Malgré son âge (75 ans), il a vite récupéré et se porte très bien», assure un responsable du parti. Nous y reviendrons. E.Y. Libertinage Les «Gnassingbélandais» adorent du «Adoufouli» (gratutos) Voilà les factures téléphoniques du mois de janvier qui tombent. Mais quel n’est leur regret de constater qu’elles se sont bizarrement augmentées. C’est après explications qu’ils se rendent compte qu’ils avaient été proprement floués. Nous, on «savaissait» que Togo Télécom est loin d’être un Papa Noël. Le mal est que beaucoup de tenanciers de cabines ont fait faillite «en même tament». «Ça va leur apprendra». Les «Gnassingbélandais» aiment trop du «adoufouli». Saint Valentin à Dékon Quelqu’un nous disait que même les «ahassiteuses» (prostituées) de Dékon ont donné un sens spécial à cette fête. A l’image de Togocel qui fait souvent promotion à l’occasion des fêtes, semble-t-il que les «professionnelles» du coin aussi l’ont imité. Elles auraient fait promotion spéciale sur leur «pack et kit intrajambaire». Ce qui est marrant dans cette histoire, elles n’ont pas fait publicité. Elles auraient pu mettre une affiche quelque part là-bas pour alerter le maximum de gens. Nous, on connaît quelqu’un qui est capable de quitter Nassablé pour débarquer à Dékon afin de faire la chose à moindre frais. Semble-t-il même que les premiers à débarquer ont été servis gratuitement. Après tout, c’est la fête non ? C’est normal que les «gbolo kokoée» (prostituées) enlèvent des restrictions sur la chose non ? C’est maintenant qu’on comprend pourquoi le jour-là, les entrejambes des mecs étaient bizarrement gonflés à ce niveau. Frédéric Gakpara en guerre contre les eaux «Kponton» (puantes)
et les cacas Pardon, venons-en. Si «Le Baobab» décide de nous humilier, il aurait pu verser son caca à l’entrée principale de Lomé II. Et là ce serait la course à la fouille archéologique. Pendant la nuit, les gens vont le fouiller de fond en comble. Les compatriotes là ! Mais « Le Baobab » nous a voué trop de respect. C’est pourquoi il a fait réaliser une fosse sceptique de un (1) Km dans sa maison et posté un bataillon entier pour la garde du caca. Qu’est-ce qu’on a à foutre avec certaines catégories de personnes avec leur caca de pauvres là? Des cacas inconséquents-là, des cacas de «galifôtô» (mélange de gari et de beignet) qu’on verse sur les rues à d’honnêtes citoyens? Habitants de Lomé, prenez garde hein! N’ayez pas l’apparence des gens civilisés pour faire des conneries. Avant, sur le chemin de l’école, on reprend un beignet qui tombe par terre et on le mange. Qu’un enfant essaye encore aujourd’hui. Ce ne sont que des maladies qu’il va ramener à la maison. Prenez soin de vos eaux «kponton» et de vos cacas. Certains ne vont pas payer les frais de vidange et d’autres vont polluer la vie à leurs voisins. Ils sont dans les quartiers. Je ne vais doigter personne. Le linge sale se lave en famille. Mais à propos, nos «fiôhawadé…» (gouvernants-là), qu’est-ce qu’ils font au juste? S’ils ne peuvent pas faire réaliser des égouts, qu’ils subventionnent au moins les vidanges pour amoindrir les frais afin que tout le monde fasse également la vidange. Ou bien Frédéric la longue bouche a encore mal parlé? Je le dirai même si ça vous énerve. Si quelqu’un n’est pas d’accord, qu’il aille faire la natation dans la lagune de Bè. Chanson…» (Fin). Le «doyen» comme un drosophile aux yeux rouges Dans sa parution de cette semaine, le «doyen» a été malhonnête en écrivant que le séjour de «Fo Gil» a été un rendez-vous manqué. Et le site gouvernemental « republicoftogo.com» en a fait son chou gras. «Nous voulons seulement dire que le leader de l’UFC qui se déplaçait avec un cortège de plus de 35 véhicules dont un bus rempli de militants habillés en jaune, n’a trouvé nulle part, autant de monde que ceux qui se déplaçaient avec lui», écrit le «doyen». Gros mensonge n’est-ce pas? Même si ce n’étaient pas les foules des grands jours, il faut reconnaître que «Fo Gil» fait partie des rares politiques togolais qui peuvent mobiliser actuellement autant de foule. Quand son mentor «Faure-vi vodoua» et son airRPéTé ont organisé leur congrès, les cars des FAT, de la SOTOCO et autres sociétés d’Etat ont été mis à profit pour convoyer les militants depuis leur «mon beau village». Mais ici, c’est «Womé nami gaa o, miantô wéva» (On ne nous a pas donné de l’argent, c’est nous-mêmes qui sommes venus). C’est la vérité «doyen». On sait que tu as dissuadé les gens de ton «mon beau village» à ne pas sortir. Mais ils n’ont pas obtempéré et tu as «mangé la honte». «Gbogboyagbo» second président de la
République? Au fait, depuis que ce soi-disant «intello» est tombé «gboya» de la Primature pour se retrouver à l’intersection des «con-essayés» de «Faure-vi Vodoua» et des ministres du gouvernement Agboyibo, il n’a jamais cessé de « tonner » les «Gnassingbélandais». D’abord, il se dit ministre d’Etat à la présidence, un poste que la Constitution Togolaise ne reconnaît pas. Et il ne participe pas aux Conseils des ministres. Ce qui suppose qu’il est plus «con-essayé» de Faure que ministre d’Agboyibo. Si on considère les choses comme telles, le bonhomme doit occuper un bureau à la présidence. Mais aussi surprenantes que les choses puissent paraître, «Gbogboyagbo» crée sa propre présidence à la cité OUA qu’il baptise «Gbogboyagboïquement» «Présidence de la République annexe». Est-ce à dire que «Gbogboyagbo» est devenu un autre président du Togo? Si oui, à la suite de quelle élection a-t-il été élu? Celle qu’il a remportés en 2003 avec un score de 0 % ? Vraiment si cet homme avait l’armée à ses côtés, il sera plus dictateur que… Qui a «broqué» les gazons de la FIFA? Ahoomey-«Zoulou» le plus heureux
des ministres? Quand le Roi était à Mango en janvier dernier, l’EPAM a décaissé 120 000 F pour son déplacement. Où est son mal dans tout ça ? Ne dit-on pas souvent que celui qui travaille à l’hôtel vit de l’hôtel? A part le déplacement, le ministre a également empoché 500 000 F lorsque son frère était mort le même mois de janvier. Qu’il fait bon vivre chez le Roi Ahoomey! Passons. Quand le plus mongolien des mongoliens de Kolokopé a eu vent de l’information, il est allé voir le directeur de l’école primaire de son village pour lui dire qu’il va recommencer l’école la rentrée prochaine. Notre mongolien voulait fréquenter, remplacer le Roi Ahoomey et profiter de tous ces avantages. Entre nous, le Roi Ahoomey est-il ministre de l’Administration Territoriale ou ministre de l’EPAM? En tout cas, «Faure-vi Vodoua» ferait un grand plaisir au Roi Ahoomey en lui créant un ministère de l’EPAM dans son prochain gouvernement. Comme l’a fait son mentor de la CCP... FC Barcelone: Les relations entre Eto’o et son coach se sont nettement améliorées Un bras de fer a opposé l’international Camerounais de FC Barcelone Eto’o Fils et son entraîneur Franck Rijkaard le dimanche 11 février dernier au cours du match contre Santander. En effet, Eto’o a refusé d’entrer vers la fin de la partie lors de cette 22e journée de Liga. Ce comportement n’aurait pas plu à son coach Franck Rijkaard qui l’a ouvertement critiqué lors de la conférence de presse d’après-match. L’international Brésilien Ronaldinho avait également fustigé l’individualisme de Samuel Eto’o juste après la rencontre, estimant qu’il «(fallait) toujours penser à ce qui (pourrait) être le meilleur pour le groupe». Le Camerounais, comme pour marquer son mécontentement, ne s’est pas entraîné lundi avec le groupe. Mardi, il a rompu le silence et s’en est violemment pris à son entraîneur et à son coéquipier Ronaldinho. «Aller en salle de presse et dire que je n’ai pas voulu jouer, c’est de la mauvaise foi», a déclaré Eto’o en répondant à son entraîneur. A l’endroit de son coéquipier, l’attaquant camerounais n’a pas caché sa colère: «Si un partenaire dit qu’il faut penser au groupe, c’est à lui de penser au groupe. Moi je pense toujours en premier au groupe et après à l’argent», a-t-il répondu à Ronaldinho. Heureusement, les esprits se sont calmés et Samuel Eto’o est revenu à de meilleurs sentiments. Les supporters Barcelonais n’ont plus du souci à se faire. Eto’o s’est entraîné mercredi avec le groupe. Aussi, un photographe de la presse a-t-il constaté que le joueur Camerounais et son partenaire Brésilien se sont réconciliés, en se prenant dans les bras et se sont amusés côte-à-côte avec plusieurs ballons, en compagnie de Thiago Motta. Rappelons également qu’avant de commencer à s’entraîner, «l’équipe s’est réunie dans le vestiaire pour commenter les déclarations faites par l’attaquant Camerounais». Le dénouement de cette crise est donc une bonne nouvelle pour les Barcelonais qui ont encore presque la moitié de la Liga à jouer, sans oublier le huitième de finale de la Ligue des champions qui les attend. Le retour donc de Eto’o après quatre mois de blessure à ce moment aussi important de la saison ne peut que réjouir les Barcelonais. G.K.
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