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Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

Kondi: Comment sera la partie ce soir?
Kao: Pays! Moi je crois qu’on doit aller dur dur.
Kondi: On va s’orienter comment?
Kao: Comme tu veux!
Kondi: Vers Adewi c’est bon?
Kao: Non! On va aller vers le quartier des zopposants.
Kondi: Donc on va vers Bè non?
Kao: «S’en ça même». On va directement vers Bè, Bè Kpota, Difa-Kpota… C’est là où il y a des zopposants. On peut frapper dur dur dans ces quartiers.
Kondi: Oui! C’est vrai. Là-bas aussi on peut trouver les zémidjan et encaisser quelques pièces de 100 F, 100 F.
Kao: Toi, tu as bien trouvé. Allons-y seulement.
Kondi: Class! Aujourd’hui-là, c’est combien même?
Kao: c’est le 17 février non?
Kondi: Donc ça veut dire affaire du valentans-là, c’est fini non?
Kao: Qu’est-ce qu’on appelle valentans même?
Kondi: C’est la fête que jeunes fêtent en disant amour, c’est ça non?
Kao: Non! On ne dit pas valentans ont dit valentin.
Kondi: Justement, c’est ce qu’on dit. J’avais oublié le mot.
Kao: Oui, c’est fini.
Kondi: Les jeunes qu’on va voir dans la nuit aujourd’hui vont savoir que l’armée ce n’est pas l’armoire.
Kao: Class! Toi vois, deux personnes sont dans l’ombre là-bas sous les «zerbes».
Kondi: Eh! Vous-là, viens ici!
Le jeune homme : Chefs nous voici.
Kao: Qu’est-ce que vous faites là-bas?
Le jeune homme: Rien chef!
Kondi : Tu parles que comment?
Le jeune homme: Je dis, on ne fait rien
Kao: Et la femme, elle ne parle pas ? Réponds vite et dis surtout la «verté»
La fille: On cause seulement, on ne fait rien.
Kao: Vous, vous avez porté les habits noirs, les pantalons noirs, les chaussures noires et vous êtes dans le noir dans les «zerbes» noirs et vous dites que vous ne faites rien?
Le jeune homme : C’est vrai, on ne fait rien.
Kondi: C’est ce qu’on va voir aujourd’hui.
Kao: Vous n’avez pas appris que st valentin, c’est fini depuis ?
Kondi: Laisse-les, on va voir ce qu’on va regarder aujourd’hui.
Kao: Suivez-nous? Vous savez ce qu’on appelle «partrie»?
Vous allez faire «patrie» jusqu’à demain matin. Allons-y!

Ça va se savoir!

Le Voyage (6)

Pris d’une forte sensation et d’un désir ardent de passer à l’action afin de repartir si tôt, Djido s’empressa lui-même d’ôter ses vêtements. Il demanda entre-temps à Monique l’autorisation de téléphoner à ses parents pour les prévenir de son retard. Au lieu du numéro des parents, il composa celui de Sylvia. Au bout du fil, Sylvia qui répondit: «Alors, mon amour où es-tu? J’ai préparé un bon dîner pour toi. Fais-moi signe dès que tu prends le train pour que je vienne te chercher à la gare. Aussi, je t’informe que Stéphane est parti en mission. J’ai hâte de me blottir dans tes bras, mon amour». Sur ce, il raccrocha et déposa le combiné puis vint retrouver Monique allongée toute nue sur le lit.

Dido ne perdit pas de temps. Il descendit son pantalon et l’enleva très rapidement comme les «Mon pays» et alla l’accrocher à un cintre dans le vestibule. De son retour, il avançait avec devant lui un  gnocottomètre» dressé comme le canon d’un char d’assaut sur le champ de bataille. Il vint s’allonger près de Monique qui prit d’une main cette grosse chair. Monique se releva puis prit la position d’un secouriste qui appliqua la bouche-à-bouche avec la tête du grand serpent dans sa bouche. Elle le soumettait à un va-et-vient tandis que Dido, la tête de Monique entre ses deux mains, subissait les caresses les plus tendres qu’elle avait manquées depuis son existence, même du vivant de son feu époux. Il fouillait dans ses longs cheveux, touchait tendrement son crâne, enfonçait par moments un doigt dans une oreille puis dans l’autre à une fréquence régulière.

Un instant après, Monique, comme une acrobate de cirque se releva et vint se percher sur la grosse et longue matraque noire qu’elle avait enfoncée en sa profondeur. Celle-ci éprouva des difficultés pour la pénétrer, car, malgré la lubrification abondante de l’île interdite, l’entrée était rétrécie avec le temps. Dido  releva son buste, garda bien évidemment la matraque toujours enfouie en Monique et prit la position assise, saisissant entre ses bras celle-ci. Il passa sous ses aisselles ses bras et saisit les deux bouts des seins qu’il manipulait comme la touche «turning» d’une radio. Monique tourna son regard en arrière et croisa celui de Dido puis ils se prirent les lèvres comme des oiseaux amoureux sur un sapin.

Dido se leva et prit Monique dans ses bras et la fit coucher comme un bébé puis s’agenouilla entre ses jambes écartées. Il prit lui-même le canon qu’il dirigea vers la cité. Mais, il fut de nouveau confronté à des difficultés pour y pénétrer. Il l’enduit à la tête d’une quantité importante de bave puis hop, c’est parti comme sur des roulettes. Monique s’écria à la pénétration: «Ah! Que c’est bon. Fonce comme tu peux. Tu me rends folle de joie mon amour. Tu es si bon». Pendant tout ce temps, Dido en bon Africain piochait, fouillait dans son jeu favoris de va-et-vient à un rythme semblable aux mouvements des soupapes d’un moteur d’une voiture turbo. Au bout d’une demi-heure, l’opération fut sanctionnée par un arrosage flot qui fit crier Monique: « Encore plus. Tu es vachement bon. Tu es un ange. Que c’est bon mon amour. Tu sais rendre heureuse une malheureuse». Dido s’abattit sur elle avec sa large poitrine et prit la tête de Monique par le cou qu’il souleva vers la sienne et prit sa bouche dans laquelle il envoya sa langue que celle-ci suça et téta comme un biberon. Ils se levèrent et changèrent de position. Ils en changèrent après chaque séance sanctionnée par le déluge du liquide jouisseur.  A suivre Tonton D.

2ème Forum Ouest Africain de Bonne Gouvernance

La SALT remporte le 1er Prix de la Bonne Gouvernance

Sous le Haut parrainage de Me Yawovi Madji AGBOYIBO, Premier Ministre de la République Togolaise, le Cabinet Afrique Consulting Group a organisé les 15 et 16 février dernier à l’hôtel du 2 Février, le Deuxième Forum Ouest Africain de Bonne Gouvernance d’Entreprise et la première édition des Prix  de Bonne Gouvernance d’Entreprise de l’espace UEMOA. Cette manifestation a été organisée en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo et le Conseil National du Patronat.
Dans son allocution de bienvenue, M. Komla Sitsopé KAGLAN, Directeur du Cabinet Afrique Consulting Group et Coordonnateur du Prix de Bonne Gouvernance d’Entreprise de l’espace UEMOA, a, après avoir rendu grâce à Dieu le Tout puissant qui, selon lui, a permis la tenue de ce Forum, donné l’objectif de celui-ci  «Le Forum Ouest Africain de Bonne Gouvernance d’Entreprise est un dispositif d’appui à la vulgarisation des pratiques de bonne gouvernance d’entreprise dans l’espace UEMOA en appui des efforts déjà déployés par les Pères fondateurs de cette communauté. Cette deuxième édition va servir de cadre à une triptyque d’actions : la compréhension de la thématique de bonne gouvernance d’entreprise, le lancement de l’Indice de good corporate gouvernance et la première distinction honorifique de Prix de Bonne Gouvernance d’Entreprise.»

Cette manifestation a été sanctionnée par la remise des Prix de Bonne Gouvernance décernés à trois entreprises, de la place. Ainsi le Premier Prix de cette première édition est allé à la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin ( SALT) représentée par Mlle ATIDEPE Mana qui a reçu le prix des mains de M. Kassongueie Yambadjo, Vice-président de l’Assemblée Nationale. Le 2 ème prix  est allé à l’Entreprise Générale de Construction (EGC). Ce prix a été reçu des mains de M. SEDOH, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo par M. Tatchida Franck de EGC. Le 3 ème prix quant à lui est allé à la Technique des Travaux de l’Afrique de l’Ouest (TTAO), représenté par M. Ekpé Kodjo qui l’a reçu des mains de Mme LEGUEDE, présidente de l’Association des Femmes Chef d’Entreprise du Togo.

Il faut souligner cependant que les critères de sélection pour cette distinction sont basés entre autres sur : - la robustesse financière ; - la gestion de la santé sécuteurisme management ; - la compétence fédérée autour des valeurs communes d’efficacité pour soutenir la bonne gouvernance ; - l’innovation pour créer de la valeur ; - la recherche et le  développement ; - la bonne gouvernance elle-même ; - la citoyenneté responsable. Ces axes ont des sous critères qui prennent en compte la  lutte contre le VIH/SIDA, les éléments comme l’aspect genre en entreprise c’est-à-dire le nombre de femmes dans l’encadrement, le plan d’affaire etc, à en croire l’organisation.

C’est la cérémonie de remise de prix qui a mis fin aux manifestations. Le Forum et la 1ère édition du Prix de Bonne Gouvernance se sont terminés sur une note de satisfaction générale comme le témoigne M. Franck Tatchida de l’EGC: «C’est les sentiments de satisfaction qui m’animent parce que lorsque vous faites un effort et que vous êtes récompensé de cet effort, vous ne pouvez qu’être satisfait. C’est un nouveau départ parce que, ce prix n’est pas une fin en soi. Nous n’allons pas dormir sous nos lauriers, c’est maintenant que nous allons travailler davantage pour mériter le prix le plus élevé», a-t-il souligné à l’issue de ce forum.
Didier LEDOUX

Remise des attestations aux participants de la 1ère édition des RECITEL

Le mercredi, 14 février s’est tenu à l’Institut Goethe de Lomé la cérémonie de remise des attestations aux participants de la 1ère édition des RECITEL (Rencontres du Cinéma et de la Télévision de Lomé). Cette première édition s’est déroulée du 02 au 14 octobre 2006 au Centre Culturel Denyigba. La cérémonie de remise d’attestation a connu la participation du représentant du ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs M.Thomas Agbégnaglo, du Directeur du Goethe-Institut M. Kempf, du Directeur du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest de l’OIF (BRAO), du Directeur de l’ORTB (Office des Radio et Télévision du Bénin) M. Stephan Todomé, du Directeur de la Radio Maria Révérend Père Faustin et de nombreux invités.

Au cours de cette soirée, le public a eu à suivre la projection du documentaire sur la 1ère édition des RECITEL et les trois courts métrages de 9 minutes chacun réalisés par les participants de l’atelier «création cinématographique ou 72 chronos». Les différents intervenants, le Directeur de l’ORTB, le Directeur du BRAO ont, tous deux dans leurs interventions, félicité et encouragé M. Kokou d’avoir créé un cadre pour le développement et la promotion du cinéma et de la télévision pour la formation des jeunes de la sous-région.

Rappelons qu’avant cette cérémonie de remise des attestations, M. Do Kokou a organisé le 7 février 2007 dernier à l’Institut Goethe une rencontre d’échange entre les opérateurs économiques et les partenaires institutionnels comme la BIDC (Banque Internationale pour le Développement de la CEDEAO), l’Agence de la Francophonie  pour leur faire savoir qu’il existe des cinéastes dans notre pays et qu’ils ont besoin d’aide financière. Au cours de cette rencontre, les participants ont eu à discuter en long et large avec M. Ekué Djénou Kuégan le Directeur de la cinématographie sur ce que fait l’Etat togolais dans la production cinématographique.

Par ailleurs, la 2e édition des RECITEL se tiendra du 11 au 20 octobre 2007, se déroulera en deux temps.

La première partie des RECITEL aura lieu du 11 au 20 octobre 2007. Elle sera consacrée aux ateliers de formation, aux projections de films dans les quartiers ciblés, aux conférences-débats, aux expositions etc…

Le second temps dit «itinérant» se déroulera de novembre 2007 à septembre 2008 avec des projections itinérantes à travers tout le Togo. Le but recherché est de vulgariser le cinéma en l’apportant à la population où qu’elle se trouve. T.T. (Stagiaire)

Sans détour

Pourvu que ça dure!
           
«Rien ne m’effraye plus que la fausse accalmie. D’un visage qui dort» (Jean Cocteau, Plain-Chant)

En avril 2005, la violence était à son comble. Lomé et certaines villes de l’intérieur étaient devenues des villes fantômes. Les Togolais ont tué les Togolais. Les Nations Unies qui ont fait le médecin après la mort, ont dénombré entre 400 et 500 morts. Certaines organisations de défense des droits de l’homme ont avancé le chiffre de 1000 morts. Quant à la commission d’enquête mise en place par le pouvoir bénéficiaire des actes de violence, elle a parlé de 54 morts. Quel que ce soit le chiffre avancé, il est évident que la succession du Général-Président a été tragique. Le sang a coulé et certains continuent d’ailleurs de pleurer leur mort.

Même si les auteurs et les commanditaires de ces massacres continuent de gambader dans les rues, il faut reconnaître que la situation s’est un tant soit peu rassérénée. Depuis bientôt deux ans, il y a une accalmie. Les éternels «éléments incontrôlés» sont pour l’heure contrôlés. Les Togolais ne zigouillent plus les Togolais pour leurs idées ou pour leur appartenance politique. Les partis politiques mènent sans heurts leurs activités sur toute l’étendue du territoire national. Tout va normalement. Pourvu que ça dure! Nous sommes au Togo et nous ne nous connaissons que trop.

En effet, en période non électorale, tout semble aller comme sur des roulettes. Le Togo devient un havre de la paix. Les libertés publiques sont peu ou prou respectées. Les adversaires politiques ne sont plus persécutés. Après que le « mal élu » eut assis son pouvoir, il devient le grand apôtre de la paix, du pardon, de la réconciliation. Mais une fois que la date des élections s’annonce, les Togolais se muent subitement en loups pour leurs compatriotes. De Lomé à Dapaong, il n’est plus aisé de se réclamer d’une formation politique. Les menaces, les harcèlements, les brimades engloutissent les nobles concepts que sont la paix, le pardon et la réconciliation. Des «éléments incontrôlés» surgissent pour mater ceux qui refusent de «regarder dans la même direction». Et au lendemain de ce bain de sang, on recommence et on demande de nouveau aux Togolais de se pardonner et de se réconcilier. Pendant ce temps, ceux qui ont commis les crimes sont impunis ou promus pour service glorieusement rendu.

Par ailleurs, dans la perspective des élections législatives, chaque formation politique se prépare activement dans son Etat-major. C’est également dans cette optique qu’une cérémonie de fin de formation de 350 gendarmes, policiers et gardiens de préfectures s’est déroulée vendredi dernier sur le site de la Foire Togo 2000. Ce stage de formation a duré deux mois et était destinée à sensibiliser les participants aux questions de maintien de l’ordre à l’approche des élections législatives. «Nous voulons mettre à niveau les forces de sécurité, afin qu’elles puissent affronter avec expérience et retenue des manifestations qui pourraient survenir durant la période électorale», a expliqué l’un des encadreurs. Au cours de la cérémonie, on a vu ces agents formés faire une simulation qui consistait à faire face à une manifestation violente. Avec tact, ils ont maîtrisé les manifestants violents qui lançaient des pierres. Ça c’est le film. Mais dans la réalité, tous ces agents perdent leur self-contrôle et chargent sans ménagement les manifestants. Ils font parfois usage de leurs armes. Ce qui complique la situation, c’est quand des militaires et les milices se mêlent à la danse. Plus du scénario de 2005 sur la «Terre de nos aïeux». Zeus Aziadouvo

Fin du «festival» de Cannes

Maigre bilan pour le dernier sommet «France-A-Fric» de Chirac

Depuis vendredi dernier, le 24ème sommet de la France-Afrique est rentré dans l’histoire. C’était le dernier sommet de Chirac même si à la fin le «vieux» a plaisanté: «Vous me demandez: c’est mon dernier sommet? Je vous réponds : oui... pour cette année». Encore une fois, cette grande messe qui a vu la présence d’une trentaine de chefs d’Etat africains et de la chancelière allemande, n’a rien apporté aux populations africaines. Elle est peu fructueuse en résultats concrets. Le terme central «L’Afrique et l’équilibre du monde» décomposé en trois « corbeilles » a été tout simplement escamoté. Bien que les crises qui minent le « Noir Continent » et dans lesquelles la France est partie prenante aient occupé une place de choix dans les travaux, seuls des accords éclopés ont été conclus.

Discours mystificateur de Chirac
Dans son discours d’ouverture, le «Prince du mensonge» a, comme à son habitude, su choisir les mots pour emballer ces «nez-gros» de chefs d’Etat qui ont fait le déplacement de Cannes. « Nous sommes réunis parce que la France aime l’Afrique, se sent liée à elle par les engagements de la fraternité, de l’histoire et, tout simplement, du cœur. Avec, pour ce qui me concerne, une double conviction: il n’y aura pas de mondialisation réussie sans une Afrique forte et confiante. Mais les efforts de l’Afrique seraient réduits à néant, si le monde ne l’épaulait pas dans sa marche vers l’avenir», dixit le président français. C’est une lapalissade. La France aime l’Afrique pour mieux la piller. Sans le continent africain, la France perdra son prestige et se paupérisera comme le Portugal et l’Espagne. L’Hexagone connaîtrait donc une dégringolade si ces relations venaient à être rompues.

De plus, quand tous les indicateurs sont au rouge sur le continent, malgré la misère qui y bat son plein, quand les jeunes se noient par centaine dans les mers dans leur tentative de rallier l’eldorado européen, Chirac trouve que «c’est une Afrique nouvelle qui prend forme sous nos yeux avec l’ambition légitime de tenir toute sa place dans le monde d’aujourd’hui ». Quelle maladresse! «Dans les années qui viennent, ce seront des milliers de kilomètres d’infrastructures, de nouveaux barrages, et demain, je l’espère, comme un symbole de l’Afrique nouvelle, le pont entre Kinshasa et Brazzaville». Faut-il en rire ou pleurer ? La duplicité du président français est patente quand il déclarait: «L’Afrique est riche, mais les Africains ne le sont pas. Le continent détient le tiers des réserves minérales de la planète. C’est un trésor. Mais il ne doit être ni pillé, ni bradé. Pour cela, il faut le concours des entreprises et des pays les plus demandeurs». Aussi ne s’est-il pas empêché de vanter les interventions militaires françaises aux côtés de Déby et de Bozizé pour mater les Tchadiens et les Centrafricains qui réclament un peu plus de justice dans leur pays.

En outre, il s’en est pris au président Gbagbo de la Côte d’Ivoire en réveillant l’esprit de Houphouët-Boigny dont la disparition aurait fait déserter «la sagesse» de l’ancienne vitrine du pré carré français en Afrique subsaharienne. «C’est cet esprit qui nous anime en Côte d’Ivoire, pays que je souhaite voir retrouver la voie de sagesse et de développement qui en avait fait, sous la sage impulsion du Président Houphouët-Boigny, du Vieux, un véritable modèle», a-t-il dardé avec regret.

Simulacre d’accord entre Tchadien, Soudanais et Centrafricain
En marge du sommet, «Chirac l’Africain»  a initié une rencontre entre les présidents tchadien Idriss Deby Itno, soudanais Omar El-Béchir et centrafricain François Bozizé. L’objectif était de régler les différends qui opposent depuis quelques mois ces trois pays. A Cannes, les trois chefs d’Etat ont signé un accord quelques heures après un mini sommet sur les risques de contagion du conflit du Darfour dans la région. Les trois dirigeants «réitèrent leur engagement à respecter les souverainetés et à ne pas soutenir les mouvements armés». «Nous souhaitons la mise en place d’instances de concertation active entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine», assurent les signataires qui affirment également «soutenir la poursuite de l’engagement de l’ONU et de l’UA». Malgré ces beaux discours d’intention, le président tchadien, hostile au principe d’une telle rencontre, a quitté Cannes dès jeudi soir. Le Tchad jugeait cette rencontre «inutile et inopportune», en accusant le président El-Béchir de n’avoir pas tenu ses anciens engagements de ne plus favoriser de rébellions hostiles à N’Djamena. Le Soudanais a, à son tour, organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a déchiré le papier. C’est donc un accord mort-né que « l’avocat de l’Afrique » a arraché au forceps.

Même sur la guerre de Darfour, Chirac n’a pas pu amener son homologue soudanais à accepter le déploiement des casques bleus dans cette zone. «Les Chefs d’Etat ont exprimé leur préoccupation sur la situation humanitaire au Darfour et dans les régions limitrophes et sur les répercussions de celle-ci sur la stabilité régionale», s’est-on contenté de mettre dans la déclaration finale ayant sanctionne ce 24ème sommet franco-africain.

Réactions tardives sur les violences en Guinée
Les chefs d’Etat présents à Cannes se sont enfin préoccupés des violences qui ont cours en Guinée. «Les Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation devant la grave crise institutionnelle qui secoue la Guinée et porte atteinte à la sécurité des populations civiles et menace la stabilité régionale. Ils ont condamné les violences et se sont émus du grand nombre de victimes innocentes. Ils se sont inquiétés de la dégradation de la situation sécuritaire et ont appelé les responsables de l’ordre public à faire preuve de retenue et d’esprit de responsabilité», lit-on dans la déclaration finale. S’il n’y avait pas eu ce sommet, la France super puissance ne se serait pas prononcée sur cette crise. Le massacre de la population civile par les militaires à la solde du mourant Lansana Conté n’a jamais ému la communauté internationale. On laisse faire et après on enverra des missions onusiennes pour compter les morts dans des rapports qui n’ont, après coup, aucune suite.

Déjà la France se dit prête à évacuer les ressortissants étrangers de Guinée (2 000 Français, 4 000 Libanais et 5 à 600 Américains). «J’espère que nous n’en arriverons pas là et qu’avec la sagesse de la CEDEAO et de l’UA nous arriverons à trouver une solution à la crise de ce pays», a déclaré le président français. Jeudi les autorités françaises ont annoncé le départ d’un navire Transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco de la Marine nationale de Toulon (sud) pour le Golfe de Guinée pour rejoindre un aviso, le Commandant L’Herminier, déjà dans cette zone. C’est aussi ça cette France qui «aime l’Afrique».

Il y a un mois, la même CEDEAO lors de son dernier sommet à Ouagadougou, a promis dépêcher une mission en Guinée. Mais jusqu’alors rien n’a été fait et Conté continue de massacrer joyeusement ses compatriotes.

En définitive, le 24ème sommet «France-A-Fric» qui marquait la fin du règne Chirac n’a rien apporté de concret aux populations africaines. Ce n’était qu’un rendez-vous de mots ronflants, de jolis concepts… La politique africaine de la France peine à se reformer et ce n’est ni Sarkozy, ni Ségolène, ni Bayrou… qui changeront la donne. La France a besoin du concours des satrapes africains pour pouvoir maintenir son prestige international. R. Kedjagni

Arrêt de rigueur terminé

Le Général Tidjani maintenant en résidence surveillée

De source généralement bien informée, le Général de division Assani Tidjani mis aux arrêts de deux mois en mi-décembre 2006 pour s’être rendu à Bouaké en qualité d’expert militaire aux côtés de Guillaume Soro et des Forces Nouvelles a purgé sa peine et est actuellement en résidence surveillée de 60 jours chez lui à Lomé. Après ce délai, il sera libre de tout mouvement. Toutefois, ses déplacements, selon nos sources, seront conditionnés par des autorisations préalables de la haute hiérarchie militaire en l’occurrence, le chef de l’Etat chef suprême des armées et le ministre de la défense. Ces mesures coercitives viseraient à éviter d’autres bourdes du  bouillant Général.

La pomme de discorde entre Tidjani et le haut commandement des Forces Armées Togolaises est née de la visite du Général togolais en retraite le 25 novembre 2006 à Bouaké, la capitale de la rébellion ivoirienne et surtout de l’interview qu’il avait accordée au quotidien ivoirien «Nord-Sud». Les déclarations du Général Tidjani avaient suscité de vives indignations dans l’entourage de Gbagbo et avaient failli créer un incident diplomatique entre Lomé et Abidjan. Des proches de Gbagbo avaient annoncé l’hypothèse d’un coup d’Etat contre leur président et avaient envisagé de s’en prendre aux éléments du contingent togolais  des casques bleus ainsi que la communauté togolaise vivant en Côte d’Ivoire. Les autorités togolaises se sont alors empressées de déminer la crise. Réuni le 11 décembre 2006 à Lomé, le haut commandement des Forces Armées Togolaises avait publiquement désavoué le Général Tidjani. «Les déclarations qu’il (le Général Tidjani) a tenues au cours des travaux et celles qu’il a livrées au quotidien «Nord-Sud» sont strictement personnelles et ne sauraient engager la responsabilité des Forces Armées Togolaises ni celle du gouvernement togolais». En conséquence, le haut commandement condamne avec  «la dernière rigueur l’acte posé par cet officier général qui est de nature à jeter la suspicion sur le contingent togolais déployé sous le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une sanction militaire», soulignait le communiqué de la Présidence de la République.

Le lendemain, une délégation togolaise conduite par Kpatcha Gnassingbé, ministre de la Défense et des Anciens combattants et composée entre autres du Général Gnofame et du Chef d’Etat Major des FAT, le Général Nandja, s’était rendue à Abidjan pour présenter à Laurant Gbagbo les excuses du président Faure Gnassingbé.

Comme sanction, le Général Tidjani avait écopé un bagne de 60 jours.

Pour bien d’observateurs, la sanction prononcée contre Tidjani a de forte chance qu’elle reste purement symbolique eu égard au double masque de la diplomatie togolaise dans la crise ivoirienne et du rôle non moins important joué par cet officier dans l’installation de Faure au pouvoir. On soutient que le Général Tidjani est un intermédiaire incontournable. Il a, dit-on, joué un rôle déterminant dans la prise du  pouvoir par Faure et ferait partie du trio de généraux togolais reçu le 8 mars 2005 par Jacques Chirac juste avant les présidentielles sanglantes d’avril.        Ayant contribué à asseoir Faure Gnassingbé au pouvoir, le Général Tidjani se croyait au dessus de la loi et pouvait se permettre tout. Les fils de son ancien patron dont il était un des sigisbées zélés et dévoués ne l’entendent pas de cette oreille et ont décidé de lui apprendre les règles de la République. M. A.

Société d’Etat

Les agents de la LONATO devenus des esclaves des temps modernes

* PMU-Togo, une société qui tourne à perte

La Loterie Nationale Togolaise (LONATO) fait depuis 1999 la misère à ses agents. Les changements intervenus dans l’informatisation du système de jeux est la cause de leur supplice.

Il est fait état qu’à l’arrivée de l’actuel directeur général M. Kudjow-Kum Pekemsi à la tête de la société, il y avait un système informatique mis en place par Mudata une société française qui permettait d’alléger la souffrance en couplant le traitement manuel et le traitement informatique. Déjà à 18 heures 30 mn, les tirages avaient lieu avec le Loto-Benz ou Loto 90, un jeu lancé en 1990 et 2 ou 3 heures après, tous les traitements sont finis et les agents rentrent chez eux. Le lendemain, les parieurs, en tout cas ceux qui ont gagné, allaient percevoir leur gain.

En 2000, avec l’hypothèse de la menace de puce informatique, une procédure de replacement a été enclenchée avec  Obi Informatique Afrique qui est également une société française au sein de laquelle se trouvait un Togolais. Malheureusement lorsque celui-ci était décédé tout a été bloqué et le système n’a plus continué. On se demande alors comment a été fait l’investissement.

La LONATO était obligée de tout recommencer. Elle a fait appel à une nouvelle société française Editec qui a parachuté un nouveau système. Le premier jour de travail avec ce système a été un véritable casse-tête chinois pour les agents qui sont sortis du boulot à 6 heures du matin le lendemain.

Conséquence: Les parieurs qui font  leurs jeux le mercredi ne peuvent commencer à percevoir leur gain que le jeudi après-midi. Depuis 1999 jusqu’aujourd’hui, c’est le calvaire à la société. Le tirage en direct ne se fait plus.

«Quand on vient au service à 13 heures 30 mn l’après-midi, on rentre à deux heures du matin. Les femmes sont obligées de dormir là. Ça fait deux fois par semaine que les gens vivent cette situation. Notre code exige 8 heures de travail par jour. Nous, on vient au boulot à 7 heures jusqu’à 11 heures et on obtient une pause de deux heures. On reprend le travail à 13 heures jusqu’à un temps indéterminé. Nous souffrons le martyr mais malheureusement, il n’y a aucun intéressement, aucune mesure d’accompagnement», déplore un agent.
           
Il est inadmissible qu’à l’heure de révolution technologique, on ne puisse pas mettre en place un système qui puisse soulager le travail des agents. Le fait de maintenir le statu quo ne vise-t-il pas des objectifs inavoués?

En outre, certains agents n’arrivent pas à comprendre qu’après tout ce que cette société leur fait endurer, on veuille annexer à ce système un certain type de machine appelé Panini, une machine qui consisterait à sélectionner les chèques dans les banques. Cette innovation, à en croire les agents, vient alourdir leur travail. Elle crée plus  de problèmes qu’elle n’en résout. On explique qu’un Panini peut traiter un lot de coupon d’un collecteur qui a déclaré un chiffre d’affaires de 50 000 F et trouver 150 000 F. «Cette machine fait la misère des collecteurs. Quelqu’un peut gagner mais le lot ne va jamais être traité. Les gens gagnent mais la machine ne lit pas les coupons. Pour un lot de coupons de 10, elle trouve par exemple 8. Ces dysfonctionnements nous donnent du fil à retordre. Nous sommes submergés et nous ne savons plus à quel saint nous vouer», a confié une dame.

La gestion des finances de la société
Dans le cadre de la gestion des finances dans cette boîte, on fait observer qu’un agent du groupe A2 première classe, deuxième échelon qui est là en janvier 2001 se retrouve deux ans plus tard, c’est-à-dire en janvier 2003 en A1 hors classe. Cependant, certains sont là scotchés. Il  est fait état d’une gabegie et d’un favoritisme qui ne disent pas leur nom. On peut facilement, sans changement de diplôme, passer de A2 en A1 parce qu’on est proche du DG, explique-t-on. La LONATO qui est une société d’Etat est censée aider les gens d’autant que les chômeurs courent les rues à Lomé. Mais tel n’est pas le cas.

A cette situation de finance vient s’ajouter un autre problème lié au Pari Mutuel Urbain-Togo (PMU-TG). On a loué pour ce produit un bâtiment qui appartiendrait à l’un des proches d’un directeur de département de la LONATO à plus de 300 000 F comme loyer sans compter les autres dépenses.

Or, ce jeu n’engendre qu’un chiffre d’affaires de 3,5 millions de F CFA. Les agents sont payés depuis plus de 6 ans sur le budget de Loto diamant, Loto Benz et Lotosport. Le directeur du PMU M. Bafaley qui est en même temps le directeur d’exploitation de la LONATO n’arrive pas à faire la promotion de son produit qui tourne en perte. Qui plus est, les sommités touchent des indemnités au PMU, une société qui ne génère aucune recette conséquente

Prenons l’exemple d’un chauffeur de LONATO qui quitte Atakpamé pour Kpalimé avec une grosse cantine qui contient deux ou trois coupons dont le chiffre d’affaires s’élève à  1200 F. Celui de Kpalimé qui a fait une recette de 1500 F prend les 3 700 F qu’il doit aller verser à Lomé. Le chauffeur a un ordre de mission de 4 000 F pour une journée sans oublier le carburant ainsi que l’usure du véhicule et le risque du chauffeur.

Entre 2002-2003, un chauffeur aurait quitté Atakpamé avec 3 600 F comme chiffre d’affaires. Malheureusement, il aurait fait un accident entre Atakpamé et Hihéatro et pour les tout premiers soins des accidentés, l’agence d’Atakpamé aurait dû payer plus de 600 000 F.

Comment peut-on dans ces conditions continuer avec ce produit qui tourne en perte?
Affaire à suivre … M.A.

 Libertinage

«Faure-vi» devint «Wôga Eyadèma» à Sakété
Le mardi 13 février dernier, il a été procédé à l’inauguration de l’interconnexion des réseaux CEB et TCN pour la fourniture de l’électricité du Nigeria au Togo et au Bénin. C’était un grand événement pour les Togolais et les «Béninlais» qui connaissent depuis «xoxo» longtemps des problèmes de «lestage» et de délestage. Les «coupements» de courant ont fait que parfois les feux tricolores de Lomé la poubelle sont devenus des feux « unicolores ». Il n’y a que le jaune bizarre bizarre-là qui clignote. C’est pourquoi les prégos du Bénin, du Ghana, du Nigeria et du Togo avaient fait le déplacement de Sakété, un «mon beau village» situé à la frontière bénino-nigériane. A la veille de cette cérémonie, «Faure-vi Vodoua» séjournait dans le Nord-Togo où il a accueilli le «Japonien» Koïchiro Matsuura qui est le directeur général de l’UNESCO. Il était à Kara là-bas où il a réservé un accueil authentiquement «gnassingbéïque» au «Japonien». De cette région, le «fils de la nation» a rallié Sakété par un «lilicopitère» blanc immatriculé 5V-TTN. Quand il débarqua, il ne vit aucun de ses homologues. Après plusieurs détours, il n’eut aucun résultat. A-t-il eu un problème de positionnement dans le temps surtout que le Bénin est en avance sur le Togo d’une heure ? Question pour plusieurs champions. Mais ce qu’il y a c’est que notre «Faure-vi» national était là plus tôt que prévu. Passons.

Ce n’est que plus tard que «Faure-vi Vodoua» a retrouvé ses pairs pour la cérémonie proprement dite. Lors de la solennité, le chairman a curieusement lâché «Wôga Yayi Boni, Wôga Eyadèma». «Wôga» signifie «Chef» en Yorouba, langue locale de Sakété. Mais ce qui a fait rigoler certains dans la foule, c’est le nom Eyadèma qui a accompagné le fameux «Wôga». Le chairman a fait une «confondrotion», que dis-je une confusion quoi ! C’est la preuve que le slogan «lui c’est lui, moi c’est moi» n’a pas d’effet et que les gens continuent de le confondre à son pépé. On se rappelle qu’entre-temps, un chef traditionnel s’est aussi mélangé dans sa tête et a dit «Général Essozimna Gnassingbé». Que dire de l’inusable prégo de la Cour constitutionnelle Atsu «Koffitsev» von Améga qui lança en mai 2005 «est déclaré élu Faure Gnassingbé Essozimna Gnassingbé»? Lors du deuxième anniversaire du «Baobab », une journaliste «télévisionienne» qui ronronne souvent n’a-t-elle pas dit que  la cérémonie s’est déroulée en présence du Père de la nation Faure Essozimna Gnassingbé»?

Vous aussi le «petit ministre» des Collectivités locales!
Il y a certains «Togovilains» que nous, nous ne comprenons pas quoi! Quand ils sont un simple citoyen lambda, ils voient les choses autrement. Mais quand ils captent une portion du pouvoir, ils posent des actes bizarres et aiment devenir plus royalistes que le roi. Celui qui a défrayé la chronique ces derniers temps et dont la photo sillonne dans les journaux «Progosaïques» est le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale chargé des Collectivités locales Ouro-Bossi «Ibn» Tchakondo. Il était samedi 10 février dernier à Vogan où le jeune Basque qui a confisqué avec son géniteur les voyelles de l’alphabet pour former le nom de famille, Vianney Dupuydauby, aurait été fait citoyen de déshonneur, pardon citoyen d’honneur de cette ville. Ces gens qui sont venus piller le Port autonome de Lomé, pour camoufler leur vol, initient des œuvres sociales tous azimuts. Il y a même une ministre du gouvernement Agbo qui est chargée depuis un certain temps de gérer cette magnanimité «Dupuydaubyque». Elle est à toutes les manifs organisées par les saigneurs de notre économie. «Les autorités municipales viennent de m’offrir un terrain sur lequel, en tant que citoyen du milieu, j’aurai bientôt à y construire mon logement où les portes resteront ouvertes à tous mes concitoyens», a déclaré le bébé Dupuydauby. Véritable comédie. Et pour goûter aux délices «Dupuydaubyques», le ministre s’est transporté à Vogan où il s’est offert en spectacle chez les «Voganais» (habitants de Vogan). Le ministre, pagne noué à la hanche, le cou pendant d’une cravate, a dansé à rompre son dos et ses reins. Il était accompagné dans cette partie par le néo «citoyen d’honneur voganais» qui le singeait gauchement. Nègrerie tout ça.

Le «zuze» Espoir Assogbavi ne changera jamais
Espoir Assogbavi est l’actuel«Séklétaire» Général de la Fédération Togolaise de Football. Il n’est pas du tout à «foncondre» avec Assogbavi qui a fait les beaux jours du football togolais dans les années 1980. Celui-ci est un «zuge». On ne lui connaît aucun passé de footballeur. Ah, j’oubliais, quelqu’un a dit une fois qu’il a évolué au sein des «Onze Escargots» d’Abôbô et qu’il jouait au poste de Secrétariat Général. C’est fort de ces expériences qu’il venait commenter certains matches sur la Très Vilaine Télévision. On en était là quand il s’était fait élire SG au congrès de Kpalimé en 2002. Après avoir commis bévues sur bévues sous Rockvi, il sut, en bon opportuniste, se rallier au groupe qui a démissionné après les clowneries de la Coupe du Monde. Il est revenu aux affaires après le congrès extraordinaire du 09 janvier 2007. Mais comme chasser le naturel, il revient au galop, le «zuze» Assogbavi s’est maladroitement distingué au stade de Kégué le 07 février dernier lors du match amical Togo-Caméroun. Il a fait montre d’un zèle morbide en demandant aux «mon pays» de charger les journalistes et les photographes. Et les jeunes policiers s’en sont donné à cœur joie. Le « con-frère » Pierrot Attiogbé de Nana FM a eu des coups de poing en plein visage quand il tentait d’aller dans la zone mixte où se réalisaient les interviews d’après match. Ce «zuze» ne changera jamais et après avoir enfoncé proprement son président, il rendra sa démission pour jouer au saint. Les juges-la même, ils sont toujours comme ça comme ça quoi!

«Gbogboyagbo»,  le sport va faire l’affaire?
Décidemment, les politiciens togolais ne cessent de nous «tonner». Après «Fo-Aviyomé», c’est le tour du Roi Koqdjo de Noépéville de faire des «zoeils» doux à la chose sportive. La semaine dernière, Edem Edouard Kodjovi Kodjo dit «Gbogboyagbo» était l’invité d’une émission consacrée au sport sur la «deuxième Télé Vilaine Togolaise». Ensemble avec notre «con-frère», sa majesté le Roi Koqdjo a fait le tour de l’actualité sportive togolaise, africaine et mondiale.

«Les Eperviers du Togo ont fait de leur mieux lors de leur première participation à la Coupe du Monde. Seulement, je regrette personnellement les contours pas nécessairement sportifs qui ont accompagné cette participation à la Coupe du Monde. Pour tous les matches que le Togo a joués, nos joueurs ont tenu tête à leurs adversaires y compris la France. Ce que nous devons également savoir, c’est qu’à part Shéyi, nos joueurs évoluent dans les petites équipes européennes. Il n’y a donc pas de joueurs togolais à Milan AC, à Chelsea, à Barcelone ou au Real de Madrid. Nous devons donc les pousser vers l’avant et c’est comme ça que le Togo fera une bonne prestation lors des compétitions à venir», a déclaré le Roi en répondant à une question relative à la participation du Togo à la Coupe du Monde. Entre nous, quand «Gbogboyagbo» déclare qu’il « regrette les contours pas nécessairement sportifs qui ont accompagné cette participation à la Coupe du Monde», est-ce à dire que c’est les «zopposants» de son bienfaiteur «Faure-vi» qui ont manipulé les «Zéperviers»? Passons! Quand un Zémidjan a aperçu «Gbogboyagbo» en train de parler du sport, il a ri «kakakaka» et a déclaré que malgré sa présidence annexe, lui-même sait qu’il est politiquement fini et c’est la raison pour laquelle il veut s’intéresser désormais au sport. Les sportifs togolais sont-ils prêts à l’accueillir ? That is the question.

Des «mon pays» femmes?
Les «Gnassingbélandais» ont commencé à survoler pardon, à  mettre en application les recommandations de l’Accord Politique Global «paragraphé» à Ouaga et signé à Lomé. La semaine dernière, les « ministrables » du gouvernement Agboyibo ont planché sur les points (3.5 et 3.6) de cet accord. A la fin des travaux, il a été décidé qu’à  partir de dorénavant», les femmes peuvent être également des «mon pays». Le nouveau texte souligne d’entrée que «les Forces Armées Togolaises sont nationales, républicaines et apolitiques. Elles ont pour mission de préparer et d’assurer la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation et sont entièrement soumises et sont entièrement soumises à l’autorité politique constitutionnelle régulièrement établie. Elles comprennent l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine nationale, la gendarmerie nationale, la musique des armées, le corps des commissaires des armées et le service de santé des armées. Il est à souligner une innovation de taille : la carrière militaire sera désormais ouverte aux femmes», précise le communiqué ayant sanctionné le conseil des ministres du vendredi 09 février 2007. Plus donc de doute. Les femmes aussi seront des «mon pays» et vont faire «patrie» les nuits à Lomé. Lorsque les habitants de Bè ont lu le communiqué dans les presses, ils ont rapidement organisé une fête de «Sodabi» (boisson locale) et de «Akoumé ku yébéssévi» (Pâte plus sauce tomate bien pimentée). Ils étaient en joie quoi. Et la raison est toute simple ! Lors des élections à venir, le nombre et la teneur des fessées qui seront administrées aux civils par les «mon pays» seront réduits. A propos, y aura-t-il des femmes dans le groupe des «sécuriseurs» d’urnes?

Faure-vi le «beau toiseau» migrateur
«Faure-vi Vodoua» est-il un «beau toiseau» migrateur qui voyage d’un continent à l’autre? En tout cas, c’est ce que pensent certains. 78, c’est le nombre de voyages qu’a effectué notre prégo depuis sa prise de pouvoir par la force un 5 février puis par la fraude un 24 avril. On sait que le p’tit affectionne les voyages et est toujours entre deux avions mais on ne «savaissait» pas qu’il en a fait tant. Un «con de frère» s’est mis à compter ses pérégrinations et en a trouvé 78. Il  faut le faire. «Calculementalement», ça fait un voyage chaque 9 jours. Nous, on s’est demandé s’il est devenu un de ces commerçants qui vont à Dubai chaque semaine. Le vieux du village d’Anômé nous a répondu qu’à «Gnassingbéland», le pays se gouverne dans les airs. Il a parlé vrai. A ce train, le p’tit va battre le record du plus grand voyageur au monde, s’il ne l’a déjà fait. Il faut que son nom soit inscrit dans le Guinness Record. Les exploits de «Faure-vi  Voudoua» n’ont pas échappé aux «zoeils» de son papa chocolat qui lui prodiguait depuis l’outre tombe le conseil suivant : «Toi aussi il te faut un petit gris gris». Il faut dire, un jeune président ne meurt pas au crash. C’est ce que j’aurais dû crier après Sarakawa. Mais j’étais à court d’inspiration et » j’ai dit: ils ne m’ont pas «zu» je les ai eus. Il faut n’est-ce pas aller vite déclarer ton incantation au BUTODRA. Sinon tu connais bien les zopposants; ils vont te pirater. C’est une incantation très importante pour toi qui voyage beaucoup».

A propos, tu peux bien t’inscrire dans la catégorie grand voyageur de tous les temps. A ton allure, si n’est-ce pas le prix de baril n’augmente pas, tu l’emporteras. Pour ça mon fils, il faut garder de bons rapports avec l’OPEP. Obasanjo est dedans. Il te donnera de bons conseils. Mais attention! Dans cette compétition, il ne faut jamais chercher histoire à «Bernadette», la dame qui fait trembler le plus puissant Président au monde. Ne lui cherche pas histoire, si tu veux n’est-ce pas exercer ton pouvoir en l’air. Il est capable de diriger ton avion sur l’hôtel du 2 Février ….» On espère que ces conseils entreront dans de bons «zoreils».

Sacré Togo
Le Togo a ceci de contagieux que tout ce qu’il fait de mauvais, contamine les autres pays. Il est le premier à inaugurer les coups d’Etat en Afrique et les autres ont commencé à lui emboîter le pas. Il a tripatouillé sa constitution, les autres l’ont fait. Il tord le cou aux élections, les autres aussi le font. Son « chien de tas » a «mouru» au pouvoir et ça fait tache d’huile sur le continent. Les autres prégos du continent noir veulent installer leurs rejetons sur le trône comme «à Togo  ici». Bientôt on verra les «mon pays» porter des «zurnes» sous leurs aisselles et courir comme des joueurs de rugby au cours des élections en Afrique. Cette merveilleuse invention vient du Togo. Chapeau ! Les exemples sont légion…

Nous, on ne sait pas que ce qui s’était passé en avril 2005 dans certains quartiers à Lomé, les pays vont encore nous copier cela. C’est ici que nous étions quand les militaires ont «décédé» de pacifier certains bastions de l’opposition. Ils sont rentrés dans les maisons, ils ont tabassé bien bon des gens, «gnocotté» celles qu’il faillait «gnocotter», cassé et pillé des choses dans les chambres et tiré à balles «irréelles sur tout ce qui ne bouge pas». «Le chien de tas» de la Guinée, le grabataire Lasana Conté, a demandé à ses soldats de faire la même chose qu’au Togo. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les militaires matent les gens là-bas en désordre et ils ont transformé certains quartiers en « baisodrome » où ils « gnappent » et « sodomisent » les jeunes filles à haute dose. Sacré Conté ! La recette qu’on a trouvée ici pour calmer l’ardeur meurtrière et violence des militaires est toute simple. Les Guinéens n’ont qu’à écrire sur leur maison: «Déjà tué», «déjà battu» ou encore «déjà violée».

Lancement officiel de la 14ème édition de l’élection Miss Togo

Moov devient le nouveau partenaire officiel

La salle flamboyant de l’hôtel 2 février a servi de cadre le vendredi 16 février dernier au lancement officiel de l’élection Miss Togo 2007. Ont pris part à cette cérémonie consacrée au lancement de cette 14ème édition, les membres du gouvernement, le corps diplomatique, les directeurs des différentes entreprises partenaires de l’événement, des responsables des médias d’Etat et privés, des artistes de la chanson togolaise etc…
Notons qu’avant cette cérémonie de lancement une conférence de presse a été animée par le président du comité national M. Gaspard Baka, le Délégué de l’Atlantique Télécom-Togo, M. Frederic Féraille.

C’était une occasion pour M. Gaspard Baka de faire connaître le nouveau programme au public, les activités et surtout de donner des explications sur le fait d’avoir changé de partenaire officiel. Pour M. Gaspard Baka, Moov remplace l’ancien partenaire officiel pour des raisons financières. En ce qui concerne M. Frédéric Feraille, il a, dans son intervention, donné les objectifs poursuivis par Moov en choisissant d’être aux côtés du comité Miss Togo. De ce fait, il a expliqué que c’est une manière de faire parler de Moov non pas du fait de la qualité de ses produits et de sa grande ambition de donner un nouveau souffle à la téléphonie mobile au Togo mais de contribuer à l’épanouissement de la culture togolaise et au développement du Togo tout entier. «Notre ambition aux côtés de l’élection Miss Togo 2007 est donc d’apporter une touche particulière, un cachet spécial, qui fera de cette édition, celle qui brisera les frontières de l’usuel et du déjà vu, celle de l’inhabituel et du non conformisme», a-t-il déclaré. Car selon lui, Moov croit en la valeur de la culture togolaise. C’est pour cela qu’il a invité tout le monde à être dans le «Moov no limit».

Rappelons que cette cérémonie a été lancée officiellement par Mme Ibrahima Mémounatou, Ministre des Affaires Sociales et de la Promotion Féminine représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs. Elle a dans son discours de circonstance appelé le Comité Miss Togo à faire preuve de bon sens pour que cette élection ne soit pas une occasion pour choisifier la femme togolaise mais une occasion qui doit contribuer à la valoriser. La grande finale de l’élection Miss Togo se tiendra le samedi 25 août 2007 au Palais des congrès de Lomé avec à l’avance les élections régionales qui se dérouleront à Dapaong, à Kara, à Sokodé, à Atakpamé, à Lomé en compagnie de Moov. Soulignons que le thème de l’élection de Miss Togo de cette année est «Tous ensemble contre le VIH/Sida». T.T.

Pour notre santé

Prévenir les caries par une hygiène dentaire

L’une des maladies bucco-dentaires connue de tous est la carie. Elle est une maladie dentaire due à la dégradation progressive de l’émail et de la dentine (ivoire des dents), aboutissant à la formation d’une cavité grandissante inflammation des os et des dents, se terminant pas leur destruction.

D’ailleurs, les complications de la carie dentaire peuvent avoir des répercussions sur tout l’organisme. Comment surviennent les maladies bucco-dentaires?

Une alimentation équilibrée exerce-t-elle une influence sur l’état dentaire? Y a-t-il des groupes qui sont plus exposés que d’autres au risque de mauvaise santé bucco-dentaire, une hygiène bucco-dentaire défectueuse prédispose-t-elle aux caries?

Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes attirent l’attention sur les relations entre l’alimentation, la santé bucco-dentaire et la santé tout court.

En 1998, une étude épidémiologique réalisée chez les écoliers de la Commune de Lomé par le Programme Nationale de la Santé Bucco-dentaire (PNSB) en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a révélé que 34% des écoliers sont atteints de la carie dentaire et 80% présentaient des maladies de la gencive et de l’os avec une hygiène bucco-dentaire défectueuse.

Les caries peuvent-elles être causées par un déséquilibre alimentaire?
Dans nombre de cas, les caries sont provoquées par un déséquilibre alimentaire et une surconsommation de sucres. Certaines érosions dentaires, de part leurs localisations peuvent être liées à des problèmes de régurgitation,  voire des anorexies (perte d’appétit). Dans ces situations, l’émail dentaire peut être détruit chimiquement par  les sucs gastriques.

Par ailleurs, d’autres anomalies de l’émail peuvent faire apparaître des carences au  moment de la formation des dents, quand l’enfant est encore dans le sein maternel. Une maladie de la mère pendant la grossesse, la prise de certains médicaments pendant la grossesse peuvent aussi avoir des effets sur l’émail des dents.

L’apport d’une alimentation équilibrée
Une bonne santé bucco-dentaire est assurée d’abord par un brossage régulier. Il est certain qu’une personne ayant une alimentation équilibrée s’occupe en général plutôt bien de sa santé et de ses dents. Aussi dispose-t-il de tous les nutriments recommandés tels que les sels minéraux, les vitamines etc…

La santé bucco-dentaire, inversement n’est pas sans conséquences sur la façon de s’alimenter. Ainsi, il y a un rapport entre un mauvais état dentaire et la dénutrition, en particulier chez les personnes âgées. «Avoir mal aux dents, avoir des dents mobiles, des maladies des gencives, des prothèses retentit à l’évidence sur la façon de se nourrir et l’appétence pour la nourriture», a affirmé le Dr Marysette Folliguet, chef du service d’Odontologie à l’hôpital Louis Mourier.

Les groupes à risque
Parmi les groupes à risque, on distingue les enfants. Un quart d’entre eux risquent des caries importantes, surtout dans les populations défavorisées et chez les migrants. Ensuite, il y  a les adolescents. Du fait de leur désir d’autonomie, les comportements à risque apparaissent ce qui n’est pas favorable à des conduites raisonnables comme l’équilibre alimentaire ou le brossage des dents. En plus des groupes à risque que sont les enfants et les adolescents, on trouve aussi les malades hospitalisés pour une longue durée et les personnes âgées.

Les maladies bucco-dentaires peuvent avoir des répercussions sur tout l’organisme d’où l’importance d’avoir une bonne santé buco-dentaire. Tora T. (Stagiaire)

Fusion JST-XENON FC: Gilles ALAGBA élu président

Les dirigeants de la Jeunesse Sportive du Togo (JST), une équipe relevant du District de Football N° 6 d’Ablogamé et ceux de XENON FC équipe appartenant au District n°9 de Baguida ont procédé samedi dernier à la fusion des deux clubs pour en faire une formation qui prend désormais le nom de JS-XENON FC.

Le congrès extraordinaire organisé à cet effet s’est tenu à l’hôtel Novela Star à Avépozo en présence de responsables de la Ligue de Football de Lomé et des dirigeants de certains districts amis.

L’élection qui a sanctionné ce congrès extraordinaire électif a été dirigée par M. Delphin da Sylveira (Secrétaire Général de la Ligue de Football de Lomé qui représentait son Président). Cette  élection a porté à la tête de la nouvelle formation sportive (J.S- XENON FC), M. ALAGBA Gilles pour un mandat de 4 ans.

Conformément aux statuts du club, M. ALAGBA Gilles a formé surplace son équipe dirigeante composée de 9 membres.

Prenant la parole juste après l’adoption du Bureau exécutif par les congressistes, le président ALAGBA Gilles a pris l’engagement «d’être à l’écoute de ses collaborateurs pour recevoir les propositions allant dans le sens des actions destinées à faire parler de J.S-XENON FC aussi bien sur le plan national que sur le plan international».

Pour sa part, M. Delphin da Sylveira a, dans son bref discours de clôture, invité le bureau exécutif de J.S-XENON FC composé essentiellement de jeunes, à beaucoup d’efforts dans la recherche de moyens pour atteindre leur objectif qui est celui de donner une meilleure visibilité au club.

A noter par ailleurs qu’à travers une résolution, les congressistes ont décidé de transférer le siège du club à Baguida dans le district N°9 de la ligue de Football de Lomé. G.K.

Réaménagement du stade Omnisports de Lomé

Les manœuvres de Rock Gnassingbé et alliés font traîner les travaux

Vingt jours seulement nous séparent du coup d’envoi de la septième édition de la Coupe d’Afrique des Nations des Cadets. Mais jusqu’ici, le stade Omnisports de Lomé sur lequel doit se dérouler un nombre important de matches est toujours en chantier. Les matériels devant permettre de finaliser les travaux dorment toujours au Port Autonome de Lomé malgré les cris d’alarme de la société REGEMAC qui exécute les travaux. Les manœuvres de Rock Gnassingbé et alliés expliquent en partie ce phénomène. En effet, lorsque la FIFA avait débloqué les 850.000 dollars pour les travaux, il n’était pas prévu dans les clauses qu’il devrait y avoir une obligation de paiement des frais de douane. Au contraire, l’ancien bureau de la FTF dirigé par Rock Gnassingbé avait rassuré la FIFA qu’il prendrait les dispositions nécessaires pour assurer le transfert des matériels du Port Autonome vers le stade Omnisports. Promesses qu’ils n’ont pas tenues.

Par ailleurs, hormis les matériels de réfections du stade Omnisports, la FIFA a également envoyé des matériels informatiques pour le nouveau siège de la Fédération Togolaise de Football. Ces matériels sont arrivés au Port Autonome plus de cinq mois avant l’organisation de congrès qui a vu  l’élection de Tata Avlessi au poste du président de la Fédération Togolaise de Football. Mais Rock Gnassingbé et les siens ont abandonné les matériels au Port. Des manœuvres donc pour compliquer la tache au nouveau bureau de la FTF.

A partir du moment où les travaux du stade Omnisport ont été l’objet d’un contrat entre l’ancien bureau et la FIFA, Rock Gnassingbé doit tout faire pour que les matériels proviennent au nouveau bureau. Surtout qu’il n’a pas présenté un bilan financier à la fin de son mandat.

Le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de la Jeunesse et des Sports doivent également intervenir dans cette affaire pour permettre une meilleure organisation de cette CAN des Cadets  que le Togo accueille. Les membres de la commission d’organisation de cette compétition qui vont en majorité des proches de l’ancien bureau de la FTF doivent  également prendre leurs responsabilités. GLAKPE Koffi

Ligue africaine des champions

Le Jaraaf de Dakar en voie de déposer une réserve contre Maranatha

Le dimanche 11 février dernier, Maranatha de Fiokpo recevait dans ses antres à Womé le club sénégalais Jaraaf de Dakar dans le cadre des matches retour des préliminaires de la Ligue africaine des Champions. Défaits à Dakar deux semaines plus tôt, les Togolais se sont bien repris en corrigeant les Sénégalais par un score de trois buts à zéro. A la fin de cette rencontre, les visiteurs qui se disaient avoir été trichés, ont posé des actes peu orthodoxes en endommageant le vestiaire qui leur a été réservé.

On en était là, quand le journal sénégalais «Quotidien» révèle dans sa parution de vendredi 16 février que le club de foot de Jaraaf de Dakar a décidé de déposer auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) une réserve pour fustiger les conditions de son élimination de la Ligue des Champions contre Maranatha du Togo. Selon le journal, la plainte est basée sur l’argument que la rencontre s’est déroulée à Womé sur un terrain non homologué.

On se rappelle que cette question d’homologation du stade par la CAF a été posée au Secrétaire Général de Maranatha lors de l’émission «Magazine des Sports» sur TVT le lendemain du match. Mais la réponse de ce dernier a été évasive. Il a seulement déclaré qu’ils ont envoyé les documents à la CAF sans préciser qu’ils ont eu en retour une réponse de cette dernière.

Autre critique formulée par Jaraaf, Womé se trouve à environ 130 km de Lomé. Or, selon les dispositions de la CAF, le match doit se jouer à moins de 70 Km du lieu d’hébergement.

Enfin, les dirigeants du club sénégalais dénoncent les conditions d’accueil au Togo et, notamment, les «coups de poing des forces de l’ordre». Selon les témoignages recueillis par le «Quotidien», «Certains membres de l’encadrement technique ont été littéralement battus par les policiers togolais».

Il revient aux dirigeants sportifs togolais de se mobiliser pour ne pas hypothéquer cette belle victoire d’un club togolais sur une équipe sénégalaise. On ose croire que le Secrétaire Général de Maranatha qui craignait sur TVT un supposé «incident diplomatique » en refusant de se plaindre auprès de la CAF des comportements des Sénégalais, a bien retenu la leçon. E.Y.

 

 

 

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