Sport

Accueil

Contacts

Forum

Liens

Annuaire

Sommaire

Dépêches

Revue de  presse

National

International

Société

Economie

Culture

Santé

Libre tribune

Forum

Tourisme

Dossiers

Médias

ONG & ASBL

Portrait

Interviews

Echos de la diaspora

Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Farce présidentielle au Sénégal:

Abdoulaye Wade élue dans la pure tradition africaine
                                         
5 mars 2007

«Il n’en demeure pas moins que l’Afrique est résolument engagée dans la voie de la démocratie. Elle avance à son propre rythme et selon ses moyens. La preuve en est que, un peu partout sur le continent, nos Etats s’emploient à ce que les élections démocratiques deviennent progressivement la règle et non l’exception» (Gnassingbé Eyadèma, au Sommet de l’OUA à Lomé en 2000).

En Afrique, il est rare que le parti au pouvoir perde les élections qu’il organise. Tout est fait pour assurer la continuité. Les adversaires de l’inusable Abdoulaye Wade l’ont appris à leurs dépens. Le chantre de «SOPI» (changement en Wolof) qui bouclera son deuxième septennat à plus de 80 ans, avait mis les bouchées doubles pour faire un bon score. Sachant que son ex-disciple Idrissa Seck était sa plus sérieuse menace, le géronte initie une série de rencontres avec ce dernier pour tenter de brouiller les pistes. Stratégie qui se révèle aujourd’hui payante. Et, avant que les résultats officiels ne soient disponibles, les partisans du président sortant affirment que leur candidat a remporté la présidentielle dès le premier tour. Un pourcentage de 57% est avancé. Cette manœuvre provient de son directeur de campagne, Macky Sall, également Premier ministre. «C’est du bluff qui ne repose sur aucune réalité», rétorque l’opposition. Mais les résultats partiels placent l’avocat au-dessus de la barre de 50%.

Certes, il n’y a d’élections propres dans aucun pays de la planète. Mais il faut reconnaître que le premier tour des élections présidentielles sénégalaises était à l’image de ce qui se fait généralement en Afrique. Les opérations de vote se sont déroulées avec des failles notoires dans l’organisation matérielle. Il était impossible à l’électeur d’entrer en possession de sa carte d’électeur. Les jeunes qui ont pris d’assaut les bureaux de vote pour retirer leurs cartes d’électeurs, ont été priés de revenir lors du second tour. Dans pas mal de bureaux de vote visités, il a été constaté souvent un retard dans la mise en place du matériel électoral. On est parfois resté à guetter la venue d’un président de bureau de vote qui se faisait désirer. Des bulletins de certains candidats ont manqué à l’appel. Des bureaux de vote ont été ouverts à 10 heures. Cette situation a influé sur le rythme de déroulement du scrutin.

Vu le nombre important d’électeurs, qui se bousculaient devant les portes de bureaux de vote, le ministre de l’Intérieur était obligé de proroger les opérations jusqu’à 22 heures. Mais la publication tardive du communiqué n’a pas enchanté certains présidents de bureau de vote, qui ont préféré arrêter le scrutin à 18 heures, comme le stipule le Code électoral. Aussi parle-t-on de 5% des cartes d’électeur qui n’ont pas été distribuées. Pour l’opposition, ces cartes qui ne font pas moins de 250 000 ont été attribuées à des militants du PDS, le parti de Wade. En outre, une cinquantaine de villages de Casamance ont été privés de vote. Les mêmes anicroches ont été observées à l’étranger. C’est le cas à Genève où des bureaux de vote n’ont pas été ouverts. Pour pallier les manquements, les électeurs ont dû être rapatriés sur Lyon.

Nonobstant ces manquements, la chanson est la même. «Les dysfonctionnements constatés au cours de l’élection présidentielle ne devraient pas influer sur le résultat», avertit le président de la Commission électorale nationale autonome. Et déjà, la fameuse CEDEAO a rendu public son communiqué pour annoncer que ces dysfonctionnements ne sont pas de nature à entacher la régularité du scrutin. Mais la seule scène qui a manqué et qu’on aurait bien voulu revoir est la « sécurisation » d’urne «made by Togo».

Zeus Aziadouvo (correspondant au Togo)

 

 

Nouvelles des partis Politiques et Associations

Toute l'actualité sur etiame.com

Plage à Lomé

Port de Lomé

Le Togo

Copyright©by Etiame.com  webmaster  2005 - Tous droits réservés