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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

05 mars 2007

Interview du Dr Martin Amouzou, Administrateur délégué du (MDTE)

«L’APG, malgré ses multiples insuffisances, devrait nous conduire à des élections propres»

Le Mouvement Citoyen de la Diaspora Togolaise en Europe (MDTE) est l’une des principales organisations des Togolais de l’étranger. Quelle est sa mission? Qu’est-ce qui fait sa particularité? Quelles appréciations fait-il de la situation socio-politique du Togo? Autant de questions que nous avons posées à son Administrateur délégué, Dr Martin Amouzou. Lisez plutôt…

Liberté: Docteur Martin AMOUZOU, vous êtes l’Administrateur Délégué du «MOUVEMENT CITOYEN DE LA DIASPORA TOGOLAISE EN EUROPE» (MDTE)» créé en mai 2006. Ne pensez-vous pas que c’est une organisation de plus de la diaspora togolaise? Qu’est-ce qui fait votre particularité par rapport aux autres associations de la diaspora?
Dr Martin AMOUZOU
: Je tiens tout d’abord à vous remercier d’avoir bien voulu nous consacrer cette interview pour vous parler du Mouvement Citoyen de la Diaspora Togolaise en Europe (MDTE) dont je suis aujourd’hui l’Administrateur Délégué. Et pour répondre tout de go à votre question, une organisation de plus; de manière comptable oui, mais stratégiquement, il ne s’agit pas d’une organisation de trop. La diaspora n’est pas monolithique. Elle est diverse et diversifiée. Cette différence doit être respectée. Mais au-delà de cette diversité, l’objectif final doit rester le même: faire de notre pays un Etat de droit respectueux de la dignité de la personne et prometteur du progrès social pour tous. A chaque instant, la mémoire de nos compatriotes sacrifiés sur l’autel de la gourmandise et de l’intolérance politique doit nous interpeller à plus de sagacité dans la lutte que nous menons pour un nouvel ordre politique. Toute autre considération n’est que futilité.

Nombre de Togolais trouvent que vous créez les associations pour vous faire remarquer et vous retrouver plus tard dans les méandres du pouvoir.
Pour se faire remarquer et se positionner dans les méandres du pouvoir, le chemin le plus court est de collaborer avec le pouvoir en place. Ça ne coûte rien mais ça peut rapporter gros, alors que créer des associations et les animer, c’est du temps et de l’argent investis sans aucune garantie d’un quelconque retour sur investissement. Savez-vous ce que ça me coûte à titre personnel (si je puis me permettre cette digression) chaque fois que je dois annuler mes consultations pour animer une réunion associative? En tout état de cause, dans une organisation quelle qu’elle soit, l’exigence de vigilance et de vérité doit toujours être de règle, sous peine de sanctions disciplinaires. La crédibilité même de nos actions en dépend.

L’un de vos objectifs est de contribuer à l’instauration et à la consolidation de la démocratie au Togo, comment comptez-vous y arriver?
En portant le MDTE sur les fonts baptismaux, notre objectif de départ était très clair: œuvrer pour l’avènement d’un véritable Etat de Droit où le respect de la dignité de l’Homme, la Paix et l’Epanouissement du peuple togolais seront des réalités tangibles. Cet engagement du MDTE fait appel à toutes les forces constructives démocratiques d’où qu’elles viennent pour relever ce défi exigé par la situation socio politique et économique laissée par  quarante ans de dictature au Togo. Le Peuple Togolais en général et sa diaspora en particulier regorgent de compétences insoupçonnées. Le MDTE compte sur la force propre du Peuple Togolais lui-même, sur ses organisations citoyennes et démocratiques et aussi sur ses amis démocrates à travers le monde. De par son histoire, le Peuple Togolais qui a toujours su se redresser, ne demande pas qu’on le tienne debout. Il demande seulement qu’on ne lui brise pas les jambes.

Dans certains pays, la diaspora influence énormément la vie politique en participant même aux opérations électorales. Mais la diaspora togolaise ne vit pas encore cette situation. Comment cela peut s’expliquer?
Vous avez totalement raison. Il est tout de même surprenant que bien que l’histoire des peuples démontre l’important rôle qu’a toujours joué ailleurs cette composante d’un peuple, longtemps en Afrique, son rôle a été négligé, banalisé, ignoré, voire non souhaité. Certes quelques pays ont vite perçu l’importance de cet apport à leur développement et ont su exploiter le filon en le reconnaissant et en le soutenant. Mais d’autres pays africains traînent encore les pas, voire se méfie de cet apport, de peur de ne pas pouvoir le maîtriser ou plutôt de ne pas pouvoir maîtriser ces acteurs.  Le cas du Togo illustre bien cet enfermement aveugle sur ces mânes venues d’ailleurs et qui pourtant a toujours apporté un soulagement dans la situation de nos concitoyens écrasés par le système. A qui la responsabilité de cette situation de la Diaspora Togolaise? On ne saura désigner personne pour rester politiquement correct. Les constats faits sur les diasporas montrent que la diaspora togolaise aussi foisonne d’activités ici et là-bas, de compétences dont le Togo pourrait en bénéficier. Mais comme seule part de responsabilité de la diaspora elle-même c’est le  manque, de ce que vous devinez tous, des bases solides et claires de son organisation.

Concrètement qu’est-ce que votre mouvement pense faire pour remédier à cette situation?
Au sein du MDTE, nous voulons que cela change à travers une réelle implication dans notre pays, de toutes les bonnes volontés de la diaspora, organisées comme point d’appui de la vie associative locale. Nous sommes convaincus que le soutien, l’organisation et la capitalisation de certaines actions en direction du Togo, peut convertir le regard de notre pays sur sa diaspora, allant jusqu’à la reconnaissance de sa fonction élective.

Monsieur l’Administrateur Délégué, vous savez qu’il y a de nouveaux enjeux qui attendent les Togolais au cours de cette année 2007. Quelles sont les actions que va entreprendre votre mouvement pour que ces élections législatives se déroulent dans une transparence totale? 
L’année 2007 est pour le MDTE une année de toutes les vigilances. Le 16 décembre dernier nous avions débattu lors d’une journée citoyenne que nous avions organisée à Paris: des élections 2007 au TOGO: Challenge démocratique ou une désillusion de plus? Vous savez, on ne va pas continuer à se payer de mots sur la réconciliation nationale. Cette réconciliation, on la fait ou on ne la fait pas. Et si elle doit se faire, la première étape est la tenue de véritables élections crédibles acceptées par tous. Arrêtons les perpétuels rafistolages et ravalements de façade qui ne cachent en fait une seule réalité : le refus de changement. Regardez tout autour de nous, tous les Etats se développent, le monde entier avance, crée, innove pour faire face aux nouveaux défis mondiaux. Nous, nous nous enfonçons de manière suicidaire. Cette situation n’est plus acceptable.

Avez-vous des inquiétudes sur la transparence des prochaines élections législatives?
Tout togolais devrait bien évidemment être inquiet sur la régularité et la sincérité des prochaines élections législatives. L’histoire récente de notre pays est faite d’une succession d’élections controversées, émaillées de fraudes, de violences aveugles, d’arrestations arbitraires des citoyens.

L’Accord Politique Global, malgré ses multiples insuffisances, devrait nous conduire à des élections propres. Mais malheureusement aujourd’hui, nos préoccupations sont très grandes pour ce qui concerne le cadre juridique et institutionnel de ces élections. La CENI semble s’enliser dans des querelles de salon au lieu d’aller vite et bien à l’essentiel. Bien plus, la cour constitutionnelle n’est pas encore revue. Nous disons très clairement et de la manière la plus solennelle que cette institution qui s’est décrédibilisée au cours des différents soubresauts politiques qu’a connus notre pays, n’est plus en état actuel de son organisation et de son fonctionnement apte à assurer la sincérité et la transparence du prochain scrutin législatif. Nous en appelons à tous les protagonistes pour que des mesures urgentes soit prises à cet effet.

Vous êtes sûr que ce message sera entendu par tous les acteurs du processus électoral?
Laissez-moi vous dire cher Monsieur que notre pays ne peut plus se permettre le luxe de rater cet ultime rendez-vous avec l’histoire. De toutes les façons l’équation à nous poser est très simple: réussir ou disparaître.

Nous allons parler à présent du social. Selon vos statuts, vous vous proposez de soutenir toutes les initiatives de développement social, économique et culturel au Togo, qu’est-ce à dire?
Je pense avoir déjà donné plus haut des éléments qui pourront répondre à cette question. Certes nous voulons soutenir des initiatives dans les domaines sus énumérés mais vous convenez aussi avec nous que des critères vont être nécessaires pour sélectionner les projets. Notre rôle dans ces domaines sera principalement un rôle de facilitation de leur réalisation, notre mouvement ne pouvant se substituer ni à l’Etat ni aux ONG.

Il y a bientôt un an que votre mouvement existe. Quelles sont les actions que vous avez déjà menées au Togo pour améliorer un tant soit peu le vécu quotidien d’une tranche de la population? 
Que peut un an de volonté personnelle d’un groupe d’immigrés, contre 40 ans de gabegie d’un Etat? Nous avons permis à nos familles de survivre en subvenant à leurs besoins les plus vitaux. N’est-ce pas déjà beaucoup compte tenu de la misère inacceptable qui sévit au pays? Mais puisque vous me posez la question, je peux vous dire que par le biais des associations membres de notre mouvement, nous avons envoyé du matériel de santé à quelques hôpitaux et dispensaires, mis à la disposition de certains établissements scolaires du matériel éducatif, fait des micro crédits et servi de point d’appui à certaines associations locales. Des actions infiniment modestes par rapport à l’immensité de la tâche. Toutefois, laissez-moi vous dire très simplement qu’on aura beau transformer notre pays en un vaste camp humanitaire, cela ne règlera pas pour autant la crise que nous traversons. Le problème togolais, c’est bien un problème éminemment politique. Réglons ce problème, répartissons normalement les richesses de ce pays, payons les salaires de ceux qui travaillent, payons les pensions de retraite à ceux qui ont travaillé, aidons les jeunes à rentrer dans la vie active, les paysans à vivre normalement des fruits de leur labeur, vous verrez qu’on ne sera plus obligé de faire du social ou de l’humanitaire. C’est évident!

Contrairement aux Togolais, les Maliens et les Sénégalais se regroupent en associations et participent au développement de leur milieu. Ce qui n’est pas le cas des Togolais de l’étranger. Qu’est-ce qui est à l’origine de cet état de chose?
Je suis d’accord avec vous que les Togolais n’ont pas l’ingéniosité des associations villageoises des Maliens et des Sénégalais. C’est une question de culture, doublée d’une contrainte politique. En effet, le togolais qui était aussi créatif au départ, a subi les aléas d’un régime policier très strict qui l’a rendu plus méfiant vis-à-vis de ses compatriotes et, au final, moins solidaire. Il nous faut réapprendre à partager la confiance nécessaire pour porter des projets collectifs. C’est un vrai challenge auquel je convie au nom du MDTE toute notre diaspora togolaise. Ensemble, nous pouvons relever ce défi.

Votre mot de fin
La situation générale de notre pays, nous en convenons tous, reste encore aujourd’hui très difficile. Nous sommes convaincus au MDTE que la résolution de la grave crise togolaise passe inexorablement par des initiatives hardies et volontaristes tendant à la création des conditions d’une véritable réconciliation nationale et à la mise en place effective des outils juridiques et constitutionnels destinés à sauvegarder et à faire triompher la volonté populaire. Je souhaite que le peuple togolais ne tombe pas dans le piège de la lassitude et évite de se contenter des rafistolages suicidaires dans lesquels veulent le contraindre les tenants du statu quo. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras, car à ce moment ce sera fini pour nous. Soyons convaincus de la justesse de notre combat et évitons à jamais les petits raccourcis qui ne cessent de nous retarder.

Réalisée par Zeus Aziadouvo

Au cœur des «Mon Pays»
Awi: Sergent Bidjaki! L’heure est grave pour nous.
Bidjaki: Qu’est-ce qui ne va pas mal?
Awi: Je dis que l’heure est vraiment grave. Parce que avec les Kpendjèlme (recrues), c’est grave.
Bidjaki: Qu’est-ce qu’ils ont encore fait?
Awi: L’autre jour, le Lieutenant m’a demandé de les amener à la patrie. Mais…
Bidjaki: Mais quoi?
Awi: Tu connais le coin où on fait la chose avant quand on prend l’argent non?
Bidjaki: Oui! Oui! Chez les femmes de sceau là. Je me souviens maintenant. Et alors?
Awi: Voilà. Je commandais la patrie là-bas puis les Kpendjèlme ont attrapé beaucoup. Après ils sont rentrés dans leur caserne.
Bidjaki: Et tu trouves que c’est grave? Toi aussi quand tu étais Kpendjèlme tu as fait ça non?
Awi: Oui, mais c’est que le petit a osé prendre ma femme large et quand...
Bidjaki: Et  quand quoi?
Awi: Quand je voudrais rentrer, il a musclé sans son pantalon. Alors, je suis fâché et j’ai sifflé rassemblement et il est venu en retard.
Bidjaki: Tu l’as puni?
Awi: Non.
Bidjaki: Il fallait lui dire de faire appui avant seulement non?
Awi: Il faut que je rende compte au Lieutenant d’abord. Mais, lui aussi quand je suis parti chez lui, il zécrivait dans sa TVT.
Bidjaki: Le Lieutenant est devenu zournaliste?
Awi: Oui. Depuis longtemps quand les yovo là sont venus qu’il a commencé à travailler dans la télévision.
Bidjaki: Non. Ce n’est pas une TVT.
Awi: C’est quoi? Il regarde touzours dedans, mais moi mes zyeux n’ont pas volé sur sa TVT. Chez lui, c’est zécriture qui est Jacquy-Chan.
Bidjaki: Ah! Ah! C’est zordinataire. Il m’a dit ça un jour de regarder dedans, il y a tous nos noms.

Ça va se savoir!

Le Voyage (9)

Dido, à cause de la petite forme de Juliette la tournait à sa guise comme un potier et la modelait à sa façon. Il l’a prise entre ses deux jambes mi écartées et exposa la bouche « bas ventrale » qu’il souleva de quelques centimètres du lit par ses deux mains agrippées à la petite hanche de Juliette. Cette dernière dans cette position avait, comme un acrobate, ses genoux  au niveau de sa poitrine et les pieds fléchis que Dido, malgré tout son poids tenait comme une hampe d’escalier. Il ajusta ensuite le bout du «trou de bowling» qui était à sa merci. En plus du poids de Dido sous lequel ployait Juliette, elle était soumise aux coups de hanche d’un rythme régulier de ce dernier. C’est sous le gémissement de plaisir qu’au bout d’une demi-heure de va-et-vient bien appliqué, Dido se retira spontanément d’elle.

Cependant, Juliette s’écria: «Non! Non! C’est pas sérieux de me priver de ça. Reviens mon beau et bon cheval. Que t’es merveilleux. Laisse-moi t’apprécier mieux, mon ange». C’est sur ces mots que Dido se vida de ses torpilles qui, comme des missiles «Skud» atteignirent dans leur course effrénée le visage de Juliette qui s’exclama de nouveau: «Oh! Que c’est bien chaud! J’en ai manqué il y a un bon moment». Après s’être entièrement vidé de ces torpilles qui vinrent couronner ses efforts, l’infatigable Dido poursuivit son bonhomme de chemin avec son canon, toujours robuste et puissant pour de nouvelles aventures. Ils se laissèrent emporter par le sommeil après plusieurs épisodes dans différentes positions. Aussi firent-ils le programme du lendemain. Ils programmèrent une sortie sur une plage de Charente Maritime réservée aux nudistes dont fait partie, Juliette ce que ignorait Dido.

Sous l’effet de la fatigue qui les assomma, ils dormirent tous deux profondément et se réveillèrent dans la mi journée du dimanche. Ils s’affairèrent et partirent après un petit déjeuner copieux à l’allemande comme ils l’appellent dans la localité. Sur la route qui mène à la Rochelle, ils firent halte devant un distributeur automatique où Juliette tira suffisamment de sous pour la charge de deux personnes. Plus d’une heure de route après, elle gara sur un grand parking bondé de voitures. Ils descendirent et prirent quelques affaires avec eux. Dans un bâtiment, un grand hall qui sert de vestiaire, Juliette, après les formalités d’usage, amena Dido dans une cabine qui portait le numéro 0707. Elle montra la plaque sur laquelle étaient gravés les chiffres et disait à Dido: «C’est parfait. Ce sont les chiffres de perfection. N’est-ce pas au 7è jour que Dieu se reposa après un dur labeur?». Ils se déshabillèrent et rangèrent leurs effets dans une sorte de commode puis prirent avec eux quelques objets indispensables pour la plage.

Ils sortirent du hall dans leur tenue d’Adam et Eve et empruntèrent une allée qui traverse un grand jardin vert. Au regard levé, Dido à la première vue, vit venir trois jolies «nanettes» de presque même taille à l’allure des mannequins, toutes nues. Dido n’en croyait à ses yeux. Ils pensait être plongé dans un rêve. Il était d’ores et déjà emballé, ce qui déclencha en lui une sorte de malaise. Déjà, il dépassa ce groupe de filles dans un état physique inhabituel des hommes qui fréquentent le coin. Devant lui, son gros «gnocotomètre» très fâché  l’embêtait à tel point qu’il s’arrêta un instant pour le mettre comme une queue entre les jambes. Ceci l’empêcha de bien marcher puis d’un instant à un autre, le gros truc comme un serpent sortit la tête et reprit sa position initiale au regard de nombreuses personnes qui faisaient des va-et-vient sur cette plage qu’ils venaient d’atteindre. Sur la plage, Dido se débarrassa très rapidement des choses qu’il avait entre les mains et se jeta à l’eau comme un maître nageur afin de raidir cette manche à balai qui le gênait assez.

Malheureusement, cette nage ne changea pas grand-chose. Discrètement, Juliette riait et était à la fois contente de voir son mec dans cet état. Dido sortit de l’eau et vint se coucher sur le sable fin de cette plage visage contre le sol et tentait d’oublier tout ce que voyaient ses yeux et qui engendrait cette situation. Tonton D

Prochaines législatives:

La crainte du bis repetita d’avril 2005
. Conscientiser les Forces armées et dissuader les milices

Décidément, la dynamique des élections législatives est en branle et la fièvre de ce scrutin emballe un beau monde. Aux différentes formations politiques qui descendent sur le terrain, qui pour installer des bureaux locaux, qui pour sensibiliser les militants autour du processus ou pour les remobiliser pour la bataille finale, viennent s’adjoindre des institutions de promotion de la démocratie, de la paix civile. Si le travail des premières est classique et n’a rien d’innovant, celui des secondes est assez louable et nécessaire, eu égard à l’expérience d’avril 2005 encore vivace dans les mémoires.

Former la jeunesse des partis, oui
La jeunesse a été l’instrument essentiel et la victime par excellence des violences. Vu l’expérience d’avril 2005, la psychose est grande dans les esprits qui conçoivent une élection au Togo comme devant rimer avec des violences et des morts. Il faudrait préparer les esprits à éviter de se prêter au jeu de certains leaders politiques et à rechercher la paix civile. Et le groupe cible par excellence est la jeunesse dans son ensemble. C’est dans cette perspective que l’initiative du WANEP (West African Network for Peace bulding) est à louer. L’institution assure à la jeunesse des partis politiques une formation dans ce sens intitulé: «jeunes leaders politiques : comment pouvez-vous gérer pacifiquement le prochain processus électoral au Togo?». Le ministère des Droits de l’Homme et de la Démocratie semble aussi résolument inscrit dans cette logique et on n’en voudrait pour preuve que le discours délivré par la préposée Mme Célestine Akouavi Aïdam à l’ouverture de l’atelier.

L’urgence ailleurs
Mais certains y voient de l’acharnement injustifié à l’endroit de la jeunesse des partis, arguant que les promoteurs et acteurs des violences sont ailleurs. Et quand on y voit de près, on se rend compte que les jeunes qui sont descendus dans les rues les 26 et 27 avril 2005 n’avaient posé aucun acte attentatoire à la vie d’autrui. Ils sont juste sortis pour revendiquer leur vote et pour ça, ils avaient creusé des tranchées, érigé des barricades et brûlé des pneus. Ces actes ne peuvent donc pas faire perdre la vie à des centaines de citoyens et envoyer sur les chemins de l’exil près de 60 milles autres.

Les auteurs par excellence des violences, c’est bien les fameux « pacificateurs », constitués par les éléments des forces armées déployés dans les quartiers, puis les milices à la solde du RPT qui les ont beaucoup aidés dans leur besogne.

Dissuader les milices
Il paraît donc plus urgent de conscientiser d’abord les sommités du RPT à ne plus transformer leur jeunesse en milice, qu’on arme en plus. Ce ne sont pas des racontars. Les 26 et 27 avril 2005, on a vu de jeunes zélés du clan trimballer des pistolets et autres armes qu’ils n’ont pas hésité à utliser contre les manifestants de l’opposition. Dans certains quartiers, ce sont exclusivement ces miliciens qui sont à la source des morts enregistrées. A Atakpamé par exemple, la plupart des décès enregistrés et des blessures sont l’œuvre de milices armées dirigées par l’inénarrable Major Kouloum. Les différents rapports établis sur les violences ont retenu d’ailleurs leur responsabilité. C’est plus ce beau monde qu’il urge de conscientiser afin qu’il se départisse de la violence.

Pacifier les esprits des FAT
Les Forces armées ne devront pas être en reste. C’est elles qu’il urge de sensibiliser car les violences portent leur griffe. C’est elles qui ont été déployées dans les quartiers pour les «pacifier». Et la suite, tout le monde la connaît. Entre 150 et 1000 Togolais tués. Aujourd’hui, certes, un nouveau statut est adopté pour les Forces Armées togolaises. Mais nous n’avons pas cessé de le dire, une simple manifestation d’intention ne saurait suffire. Bien évidemment, le caractère «républicain» et «apolitique» des FAT est réaffirmé. Mais le plus gros du travail reste un travail de conscientisation des hommes en arme à se départir des instincts de répression violente des civils, même au péril de leur vie. Voilà les vrais chantiers à explorer. La paix civile en dépend. TINO Kossi

Péril en la demeure

Les diplomates togolais vivent dans des conditions misérables

Le Togo, comme la plupart des pays, dispose de par le monde des représentations diplomatiques. Mais les citoyens togolais qui y travaillent, tirent le diable par la queue. Leurs conditions de vie et celles de leurs progénitures sont très désolantes.

En réalité, les ambassades togolaises à l’étranger connaissent depuis quelques années des situations difficiles. Elles ploient sous le poids d’une dette estimée, selon des indiscrétions, à près d’une dizaine de milliards de francs CFA. De plus, l’Etat togolais dispose de biens mobiliers et immobiliers dans certaines capitales comme Paris, Londres, Washington, New York… Mais certains de ces biens sont inoccupés, donc à l’abandon. A ces problèmes s’ajoute celui du délabrement avancé des locaux abritant les différentes ambassades. Des millions de francs CFA auraient été débloqués à l’époque pour rénover les ambassades de New York et de Washington. Mais rien n’a été fait et il était fréquent d’entendre des railleries du genre: «On a honte de venir à votre ambassade, … même le drapeau est sale…». Mais ces derniers jours, des informations font état de ce que l’immeuble sis sur la Massachusetts Avenue à Washington a fait une toilette. Les mêmes retouches ont été apportées au building 112E sur la quarantième Avenue à New York City.

Nonobstant ces rénovations, la vie du personnel rime avec la misère. Il est difficile aux fonctionnaires de joindre les deux bouts dans des pays isolés où l’individualisme prime sur tout. Les recettes générées par certains services comme la délivrance des visas ne représentent que des miettes devant les dépenses énormes auxquelles ils sont confrontés.

A Washington comme à New York, les diplomates togolais tutoient chaque jour que Dieu fait la misère. Ils seraient toujours dans les mêmes habits et vivent loin des quartiers habituels où logent les autres diplomates, y compris ceux des pays plus pauvres que le Togo.

Cette situation n’est pas sans incidence sur les enfants de ces diplomates. Ces derniers sont obligés d’étudier, en anglais, la langue du pays. Ils ne peuvent pas aller à l’école française. On susurre qu’à New York, la Représentation devrait une bagatelle de 100 000 dollars US à un établissement français qui, dans le temps, accueillait les petits. Le cycle primaire terminé, fini leur scolarité, les parents n’ayant pas la possibilité de payer leurs études universitaires.

Bien que des hommes aujourd’hui influents soient passés par là, c’est toujours le statu quo. Même l’actuel ministre des Affaires Etrangères, Zarifou Ayéva ne change rien. Il a juste organisé une conférence des Ambassadeurs à Lomé pour, dit-on, redynamiser la diplomatie togolaise. Mais après les belles promesses, silence radio. R.K.

Accueil populaire réservé à Gilchrist dans les Lacs

Lucien Messan, un pépé mythomane pris la main dans le sac

On se rappelle que dans le cadre de son congrès les 03 et 04 février derniers, l’Union des Forces de Changement (UFC) a entrepris une tournée dans certaines localités. Le leader Gilchrist Olympio et sa suite étaient à Atakpamé le 06 février puis dans les Lacs quarante huit heures plus tard. Comme on devait s’y attendre, l’accueil a été enthousiaste. «Fo Gil» a été accueilli en héros partout où il est passé, ce que des «journaux responsables» n’ont pas manqué de rapporter.

Mais tel Diogène de Synope, le fameux philosophe qui s’efforce de faire dans sa vie le contraire de tout le monde, notre «Doyen» Lucien Messan- un peu lunatique-, avait vu autre chose. Dans son «Le Combat du Peuple» n°587 du 12 au 16 février 2007, «Doyen » dans un article au titre ronflant: «Visite de Gilchrist Olympio dans les Lacs; le temps de l’usure et de la lassitude: l’attente des populations n’a pas été comblée» déversait sa bile sur le leader de l’UFC et minimisait l’accueil que les populations lui ont réservé. «Contrairement à ce que d’aucuns pensent, ce déplacement du leader de l’UFC dans les Lacs a été pour lui, un grand échec parce que, comme on est habitué à le voir, ou comme son parti aime le clamer, le leader de l’UFC n’a pas drainé de foule, ni soulevé d’enthousiasme… Gilchrist Olympio et les siens s’illusionnaient pouvoir mobiliser les foules et s’attendaient à un accueil très chaleureux. Malheureusement le constat est amer. Il s’agit d’un pari manqué… Le leader de l’UFC qui se déplaçait avec un cortège de plus de 35 véhicules dont un bus rempli de militants habillés en jaune, n’a trouvé nulle part, autant de monde que ceux qui se déplaçaient avec lui… Aklakou a infligé un cinglant camouflet à Gilchrist Olympio… A Avévé, contrairement à ce qu’on a toujours observé avec la visite des hautes personnalités qui sont toujours accueillies dans la grande cour de l’Ecole Officielle, Gilchrist Olympio n’a eu droit qu’à la place publique du quartier Sokodé, une place si exiguë qu’entre les joueurs de tam-tam Agbadja et un autre groupe folklorique, il n’y avait pas de lieu pour pavoiser…», a gribouillé «Pépé» Lucien Messan.

Avec une telle inimitié de notre «Doyen» à l’endroit de l’UFC, on était loin de «Fo GIl» qu’il pouvait s’afficher dans la masse. Mais quelle n’est notre surprise de le voir dans la foule de militants et sympathisants de l’UFC à Avévé. Observez bien la photo. L’homme  à la tête en encadré n’est autre que M. Lucien Messan, Directeur de la Rédaction de «Le Combat du Peuple», celui qui voue pourtant une inimitié monstre au leader Gilchrist Olympio et à son parti. A voir les regards de Gilchrist et des autres, sûrement que notre «Doyen» a été l’objet d’une raillerie et cherche donc à s’éclipser. Sa mine en dit long.

Le mensonge a beau prendre un ascenseur, la vérité finit toujours par le rattraper. Notre Sérénissime «Doyen» a été pris la main dans le sac. L.H.

La course aux législatives engagée

Les partis politiques s’agitent sur le terrain

Nous sommes encore à quatre (04) mois des élections législatives mais déjà, comme dans l’Hexagone, bien que la campagne officielle n’ait pas encore démarré, les populations tant de Lomé que de l’intérieur du pays vivent déjà les prémices de l’événement. Tout porte à croire que les formations politiques qui débarqueront tard sur le terrain ne puiseront que de l’eau trouble. On dirait la course au trésor engagée.

En effet, les Etat-major des partis politiques semblent obéir à un coup d’envoi donné. La semaine écoulée justement, presque tous les partis politiques sont descendus sur le terrain. Ceux qui ne l’ont pas fait ont tout de même organisé une manifestation officielle entrant dans le cadre des prochaines élections.
           
Descente sur le terrain
Hier c’était le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), puis l’Union des Forces de Changement (UFC) qui organisèrent leur congrès dans la perspective du scrutin. Une tournée avait conduit ensuite le leader de l’UFC Gilchrist Olympio à Atakpamé et dans les Lacs. La semaine dernière, c’était au tour du Parti Démocratique pour le Renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva  de tenir son congrès, le 3è de son existence, afin de mettre ses militants en ordre de bataille pour «l’assaut final».

Le RPT était aussi descendu sur le terrain la semaine écoulée. Il était dans l’Ogou pour redynamiser ses structures locales. Le parti a également procédé à l’installation de son bureau préfectoral, mais aussi de ceux de ses ailes marchantes, l’UNFT (Union Nationale des Femmes du Togo) et la JRPT (Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais).

Comme pour ne pas être le dindon de la farce, la Convention Patriotique Panafricaine (CPP) de l’inusable Edem Kodjo était aussi dans la préfecture. Et c’était le même objectif qui motivait ce déplacement, mettre les militants en ordre de bataille.
Quant au Prof. Léopold Gnininvi, il n’a pas seulement eu d’yeux et d’oreilles pour Sakété, allusion à la fameuse interconnexion entre la Nigérian Power Holding Company et la Compagnie Electrique du Bénin (CEB). Son parti affirme avoir bouclé il y a quelques jours une tournée de trois (03) semaines qui l’a conduit dans les Plateaux, dans la région centrale, à Pagala, Sotouboua, Tchamba et autres. Et sans surprise, c’était aux fins de mobiliser les militants et les Togolais de tous bords. Le message était le même pour toutes les formations politiques: augmenter l’aura du parti chez les populations.

Scrutin décisif
Tout cet agissement a une portée plus grande. Elle dénote de l’importance du scrutin de juin prochain. L’enjeu est donc de taille. Certains trouvent cette compétition électorale comme celle de la dernière chance eu égard à l’histoire électorale mouvementée qu’a connue le Togo, aux événements survenus depuis le 05 Février 2005. L’enjeu est de taille, vu que le scrutin à venir est censé être l’aboutissement d’un processus de décrispation engagé depuis avril 2006, mieux, depuis le 20 août 2006, date de la signature de l’Accord Politique Global. C’est le moment de sceller l’avenir du Togo. Ce scrutin est le tout premier scrutin législatif auquel participeront toutes les formations politiques contrairement au passé où certains partis en ont été exclus. L’espoir est donc permis, et chacun veut se tailler une place au soleil. Il ne pourrait en être autrement quand on sait que l’Union Européenne serait d’yeux et d’oreille dans ces élections. Elle les veut transparentes pour reprendre avec le Togo sa coopération coupée il y a bientôt une quinzaine d’années. TINO Kossi

Dossier

Le système informatique de la Lonato : un enfer pour le personnel

Nous avions dans notre livraison N°169 DU 19 février 2007 publié un dossier sur la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) notamment sur le système d’informatisation qui, au lieu d’assouplir le travail du personnel, l’asservit. Les collecteurs qui font des va et vient entre les points de collecte et la direction de Lotosport, les agents qui s’épuisent en fouillant les lots des collecteurs pour chercher des coupons litigieux, les «dépouilleurs» qui s’usent des heures durant sur des machines vétustes pour le traitement des coupons qu’on appelle là-bas le scannage ne bénéficient pratiquement pas de repos. Bref, ce système leur impose une servitude infâme.

Nous sommes heureux d’apprendre qu’il y a un petit assouplissement et que les agents ont pu rentrer chez eux lundi et mercredi derniers vers 22 heures. C’est  la preuve que nous ne sommes pas des destructeurs comme le supposent certains. Au contraire, nous pensons au bien des Togolais et nous ne luttons que dans ce sens.

Nous jugeons utile toutefois de revenir sur ce système d’informatisation qui déshumanise  les agents de la société. Ceux-ci sont devenus esclaves de ce système. Il faut souligner que les agents passent 8 heures chaque lundi et mercredi à scanner les coupons sur les machines dites informatisées et plus d’un mois à fouiller les lots des coupons traités par les machines pour les retraiter manuellement. Ce qui fait un double travail pour aboutir au même résultat. Nous l’avions déjà dit, le premier jour où le système a été installé, les agents sont rentrés à 13 heures au boulot pour ne sortir qu’à 6 heures du matin le lendemain. En plus, il y a beaucoup de contraintes liées au travail. Quand on s’asseoit, on ne peut plus ressortir. Les agents ne sont autorisés qu’à aller se soulager (uriner ou faire des besoins) mais ils sont systématiquement fouillés. Certains habits et chaussures ne sont pas autorisés au travail. Malgré toutes ces contraintes, les agents ne bénéficient pas de primes et le traitement est dérisoire. Imaginez une mère de famille qui va faire pendant des heures durant ce travail infernal pour une modique somme de 3 000 F ou 4 000 F. Où est alors sa dignité? Le comble, c’est qu’ils ne peuvent pas protester. Etant majoritairement kabyè dans la société, ils sont tenus par une obligation de solidarité. Toute initiative de contestation est étouffée parce qu’il y a parmi eux, certains qui sont prompts à vendre la mèche pour être promus. Les agents désabusés n’arrivent pas à s’expliquer qu’alors que rien ne marche, la direction de la Lonato persiste avec ce système qui dure plus de 6 ans déjà. Beaucoup se posent des questions sur  cet état de chose. Ils se demandent si cette informatisation qui revient plus chère à la société ne serait pas guidée par des objectifs inavoués. Tout porte à le croire.

Sur  un tout autre plan, on croit savoir que le DG avait fait il y a quelques temps la promotion du Lotto Q auprès des collecteurs. Pourquoi jusqu’alors, il n’arrive pas à lancer ce produit ? D’aucuns estiment que M. Pékemsi est conscient que rien ne marche. Dans ce cas, on se demande ce qu’il attend pour traduire en justice la société EDITEC de France pour non respect des contours de charge fournis par la Lonato. Mieux encore, qu’il sanctionne la commission chargée d’élaborer ce cahier de charge. Il s’avère nécessaire que le conseil d’administration de la Lonato se penche sur cette question d’informatisation afin de dissiper tout suspicion et trouver définitivement une solution aux agents de la société. Avant tout,  le travail doit libérer l’homme et non l’opprimer, l’asservir.

La question que nous nous posons est de savoir s’il n’y a pas de cadres capables de réfléchir et trouver des voies et moyens pour sortir la Lonato du gouffre actuel dans lequel elle se trouve. Il y en a à gogo au chômage à Lomé et la direction doit impérativement en engager pour entretenir l’image de cette institution et assurer son rayonnement. Dans  tous les cas, nous continuons nos enquêtes et nous n’hésiterons pas un seul instant à mettre à nu les dessous de cette informatisation si la direction s’obstine à maintenir le statu quo.

Par ailleurs, selon des sources proches de la direction générale, le reclassement des agents de A2 en A1 dont nous avions fait cas, ne concernerait que les directeurs de département pour cause de service rendu.  On se demande comment un directeur de département peut être à la fois un agent d’encadrement et un agent d’exécution puisqu’il est le seul à être encouragé. Tout compte fait, dans cette procédure, il y a un gaspillage de finance publique alors que plein de jeunes chômeurs courent les rues avec leurs diplômes. Le revenu du contribuable doit pouvoir profiter aux Togolais. Nous rappelons à ce propos qu’un niveau ne se décrète pas, il s’acquiert. Nous ne voulons pas voir les choses capoter dans cette société. Aussi tenons-nous à attirer l’attention du directeur pour qu’il revoie ses relations avec l’ensemble de ses partenaires. Car selon des indiscrétions, une bombe couve au sein de cette société et si elle s’explose, on assure que où que M. Pékemsi se trouve les débris de cette bombe l’atteindront. A bon entendeur…
Affaire à suivre M.A.

La persistance du délestage malgré l’interconnexion

Il y a belle lurette que les Togolais souffrent d’un délestage criard. Pour palier au déficit énergétique qui est à la base de cette situation déplorable dont les conséquences affectent sérieusement l’économie du Togo, l’interconnexion entre la CEB et la TCN a été effectuée et l’inauguration a eu lieu le 13 février dernier à Sakété (Bénin).

Force est de constater aujourd’hui, la persistance du délestage qui, en réalité ne devrait être qu’un souvenir lointain pour les populations togolaises. Alors, des voix s’élèvent de toute part pour fustiger le gouvernement ou la CEET, la société chargée de la distribution et la gestion de l’énergie électrique au Togo. «Il n’y a plus de délestage, mais des pannes diverses sur les réseaux du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Togo», répondent les autorités en charge de l’énergie.

En réalité, avec les 83 MW à peu près à la disposition de la CEET plus 10% environ de marge de sécurité, le Togo pouvait en principe être à l’abri de toutes ces déconvenues qui fragilisent l’économie du pays, à en croire des sources dignes de foi. La persistance du délestage aujourd’hui serait donc due aux pannes sur les réseaux précités. Aussi est-il que: «Tous ces réseaux ont besoin d’être revus et modernisés. C’est ce à quoi les autorités togolaises et leurs homologues des pays voisins s’attellent aujourd’hui afin d’en finir définitivement avec ce déficit énergétique», a-t-on appris de sources proches du Ministère des Mines et de l’Energie que dirige le Prof Léopold Messan GNININVI depuis la mise en place du Gouvernement d’Union Nationale.

Il faut souligner que le Ministre en charge de l’énergie est aujourd’hui très apprécié pour sa compétence en la matière. Ce qui rassure les techniciens de la CEET qui lui font entièrement confiance pour une sortie honorable de cette crise énergétique qui leur donne du cauchemar face à la clientèle très exigeante. «Nous tendons vers la fin de ce problème qui nous mettait mal à l’aise face à nos clients. Il faut reconnaître qu’il fait de son mieux avec les moyens de bord. Il mérite vraiment un coup de chapeau, car avec lui, les problèmes de notre société trouvent d’ores et déjà un début de solution encourageant», nous confie un technicien des services de branchement. Didier LEDOUX

Le stage de formation des nouveaux policiers bloqué

En décembre dernier, il a été organisé sur toute l’étendue du territoire national des recrutements pour renforcer le corps de la Police Nationale. Après cette phase, les recrues ont été soumises à des tests écrits et sportifs. Les résultats ont été proclamés en janvier 2007 et les heureux admis étaient convoyés à Kara à la fin de ce même mois pour la formation proprement dite.

Mais selon certaines indiscrétions, ce stage de formation connaît pour l’heure des problèmes. Il est bloqué à cause du manque de moyen. Il y a déjà plusieurs jours que cette situation perdure.

Dans l’entourage du ministère de la Sécurité, on susurre que c’est un problème mineur et que tout est en train de rentrer dans l’ordre. L.H.

Libertinage

Gnassingbéland, l’autre cour du roi Pétaud
Ceux qui disaient que  le Gnassingbéland est un véritable foutoir, un saladier ont plus que raison. Il y a trop de chose «gnama gnama», c’est-à-dire trop de désordres qui se passent. Dans la cour du roi Pétaud même, il y a de l’ordre certaines fois.

Comment peut-on déclencher une opération de contrôle de carte d’identité en pleine journée, et de quelle manière encore ? C’est pourtant ce qu’on fait faire aux «kpovitôvi», les nouvelles recrues de la police qui mettent du leur. Le tour était aux habitants du quartier de Nyékonakpoè de subir la foudre  de ces «mini policiers». C’est comme ça autour de 15 heures vendredi dernier, ils ont été déversés en masse dans presque tous les carrefours. Objectif : contrôler les cartes d’identité. C’est le sort subi par les passants qui n’avaient pas pris sur eux leur carte qui est révoltant. Ils ont été entassés comme du «abôbi», c’est-à-dire du petit poisson sous le soleil comme si c’est eux qui font payer la somme dérisoire de 21 000 aux «micros policiers» là. Il n’y avait pas de distinction. Adultes, vieux, jeunes, gros, minces, étaient mélangés là-bas. Nous, on a vu certains suer comme des «adéwou». Quand on a dit ça, un «accouché difficilement» lui, dit qu’il pensait directement aux habitants du quartier Adéwui alors que nous on veut parler du silure.

Comment est-ce qu’on peut parquer sous le  soleil des honnêtes gens qui allaient au boulot parce qu’ils n’ont pas sur eux leur carte d’identité ? C’est dans des pays à l’image du «Gnassingbéland» qu’on peut faire ça. On déverse ces «Kpovitô» pour bousculer d’honnêtes citoyens alors qu’ils pourraient être utiles ailleurs. Pourquoi pas au large marché de Lomé pour décourager les apprentis voleurs ou à Déckon pour obliger les «ahassiteuses» à avaler du condom protector, pardon à le porter avant de…?

«Inhin», les Agouda ont chaud!
Depuis depuis que «Faure-vi» a «attrapé» le tabouret laissé vacant par son géniteur, les Gnassingbélais ne se sont jamais sentis fiers de leur Président. Mais avec la guerre ouverte aux «insolvables fiscaux», «Faure-vi» vient pénétrer directement dans le cœur de beaucoup de ses administrés. Passons.

En effet, depuis février, les sociétés qui doivent des impôts au fisc ont des problèmes de difficultés. On a commencé par la fameuse société RAMCO. Avant, nous on ne « savaissait » pas qu’une société pouvait « manger » de l’impôt jusqu’à hauteur de milliard. Mais avec la guerre aux insolvables décrétée par Mme Ingrid Awadé Nana, on sait désormais que ces «Agouda Yovo» sont des sangsues pour l’économie togolaise. Après RAMCO qui doit plus de 2 milliards d’impayés, c’est le parc automobile d’un autre Libanais qui est dans le collimateur du fisc. Selon les indiscrétions, le fameux Bassam El Najjar du Port Autonome de Lomé, lui, doit plus de 5 milliards. «Kéï!», a crié un «mon pays» quand il a eu écho de la somme.

Entre nous, est-ce que ces Libanais-là ne sont pas les vrais fossoyeurs de l’économie togolaise? Nous on est contentissime  que notre Faure National ait décrété une guerre contre «les eux». Ces Libanais sont donc des poux, des parasites qui vivent aux dépens de l’économie togolaise mais la nuisent. D’un autre côté, après avoir recouvré ces impayés, on devra prendre d’autres sanctions à leur encontre parce que beaucoup de Gnassingbélandais ne les portent pas dans leur cœur. Ces Agouda ont toujours arraché nos «gnocopines» parce qu’ils ont du chiffre, c’est-à-dire du pognon. Des fois même, ils arrachent et la fille et la mère. Nous, parce qu’on n’a pas quelque chose, on la ferme. En ville aussi, ces Agouda sont ceux qui roulent à tombeau ouvert avec leur «zolis» véhicules. Comme nous on n’a jamais acheté un vélo, on se tait, comme toujours.

HAAC: Hôpital des Avortons Agités de l’Audiovisuel et de la Communication, version Frédéric Gakpara
«… Entendu que seul des interventions chirurgicales psycho cervicales peuvent venir à bout des agités récidivistes ; entendu que la liberté d’expression est une arme dangereuse à ne pas confier à n’importe quel énergumène débile de la presse ; entendu que d’après les découvertes psychodramatiques de Machiavel, le meilleur bourreau pouvant diriger cet hôpital (Hôpital des Avortons Agités de l’Audiovisuel et de la Communication), ne peut être qu’un confrère hier agité lui-même, rappelons la capitale urgence de protéger la susceptibilité notoire des valeureux dirigeants de notre pays conformément aux normes de la République monarchique définies solennellement comme suit: «les modes de traitement des malades mentaux de la communicatio».

Article 1: Le directeur de l’Hôpital des Avortons Agités de l’Audiovisuel et de la Communication, le HAAC, doit sévir et n’accorder aucune faveur à ces patients qui sont réputés être des agités inconvertibles dangereux pour les honnêtes dirigeants.

Article 2: L’Etat consacre la souveraineté de l’Hôpital des Avortons Agités de l’Audiovisuel et de la Communication, le HAAC, à retirer le droit de profession à tout malade mental dont les symptômes majeurs seront l’injure et la diffamation.
Article 3: L’Etat met gracieusement à la disposition de l’Hôpital les Nouvelles Technologies d’Immobilisation de la Communication (NTIC), qui se composent des instruments suivants :
- le «trop parler mètre» servant à veiller à un trop débit de rétention d’information ;
- Le «diffamomètre» servant à mesurer le taux de diffamation à l’endroit des institutions de la République;
- L’ «électionmètre» servant à identifier les organes de presse dignes de couvrir les élections ;
- Le « sanctionmètre » servant à définir les mesures de répressions adéquates pour chaque délit de presse.

L’Etat met en outre à la disposition des forces de sécurité le « mépimètre », servant à calculer le nombre de fessées nécessaires pour remettre un fou sur les rails de la raison.

Article 4: L’Hôpital des Avortons Agités de l’Audiovisuel et de la Communication, le HAAC, prévoit tous ses patients qu’il ne dispose pas d’anesthésie pour les avortons agités admis en bloc opératoire. Les perfusions pour les traitements de choc sont un mélange d’acide sulfurique, de kérozène, de détergent et d’huile à moteur.

Article 5: En cas de chance taux zéro pour la conversion d’un confrère débile, l’hôpital se réserve le droit de décider d’une ablation de son cerveau pour lui greffer un cerveau de mouton.
Les présentes dispositions seront promulguées par le directeur de l’Hôpital Fo Filip Dékassou et publiées aux journaux officiels. Son prédécesseur, M. Dékadzêvi Agbodzandzan le conseillera pour toute fin utile».

Le plus tôt serait le mieux
Certaines particules s’agitent énormément ces derniers temps dans le landerneau politique togolais à l’approche des élections législatives du 24 juin. Il s’agit de la CPPutain de sa Majesté le Roi  Koq Gbogboyagbo 1er de Noépeville, du PDRien de son Altesse le très proverbial prince Komateux «Zari-fou» et du PSRidicule de l’instituteur, pardon de maître Tchess BCBG. N’est-ce pas Monsieur l’infirmier es lettres en proverbes qui dit que ce sont les tonneaux vides qui font du bruit? En tout cas, la bataille ne s’annonce pas du tout facile et ces particules ont intérêt à affûter très tôt leurs armes.

On ne sait pas jamais, peut-être certains Togolais auront pitié d’eux pour leur donner leur voix.
Il se dit qu’il ne passe une nuit où on ne trouve pas le PSRidicule dans les coins et recoins du Togo. Même son de cloche de la part de la CPPutain qui a tenu la semaine dernière son conseil fédéral dans l’Ogou sous la présidence de l’Arthémus Zulu. La particule de Gbogboyagbo soutient dur comme fer qu’elle gagnera haut les mains les prochaines élections. Nous on va déposer les yeux pour voir se produire ce miracle.

Le PDRien aussi a tenu son congrès international le samedi passé. Beaucoup de gens murmurent que cette «molécule» compte sur les proverbes pour rafler la mise le 24 juin. Et son président en a beaucoup planté. S’il est vrai que ce sont les oiseaux qui se lèvent très tôt qui arrivent à avoir les insectes les plus dodus, il est aussi vrai que l’enfant a beau courir, il ne peut jamais dépasser le soleil.

A propos, qu’attendent les autres particules et les opposants pétard pour se jeter dans l’arène?

Sacrés Agoyéens
Une carte d’invitation vous invitant à assister à des funérailles? Vous l’avez une fois vu, vous ? Nous, nous l’avons vue de nos propres « zoeils » et cela nous a beaucoup «tourné» et beaucoup de questions nous sont venues à l’esprit. Quand «mième» nous on «savaissait» qu’on donnait des cartes d’invitation pour assister à des mariages, à des libérations etc… mais des « invitements » pour assister à des funérailles, du «ziamais» vu. Cela ressemble «beaucoument» à du «Ayémé nubiôbiô» (demande déguisée) et c’est à Agoyi que ça se passe. Ceux qui donnent ces cartes n’ont qu’à rejoindre les faux mendiants qui sont derrière la BTCI. Quand le débile de notre quartier a appris cela, il a d’abord gratté longuement dans son poussiéreux afro géant qu’il a sur la tête. Puis il a dit que les « agoyèens » sont «fraiment» «faure» avant de se poser cette question : après qu’ils ont vendu tous leurs terrains, c’est la manière qu’ils ont trouvée pour soutirer l’argent aux gens ? Le mal dans cette histoire, c’est que après vous avoir donné la fameuse carte d’invitation, vous êtes obligés de vous y rendre pour faire le geste quoi. Car si vous n’y allez pas, vous aurez de gros, larges et minces problèmes  avec vos amis. Car, certains après leurs funérailles refuseront de vous saluer et vous regarderont avec des «zoeils» rouges foncés comme ceux des drosophiles mutants. C’est vraiment déplorable. Quand un «mon pays» «gbangbana» a entendu ça, il a dit que ceux qui font cette pratique méritent d’être fessés avec des «cordonlettes». Mais ce qui nous «inquierte» dans cette affaire, c’est que les gens sont  entrain de vouloir  regarder leur «zamis» avec des «zoeils d’azégbongbon», «d’ekougbongbon», «de manigbongbon». Heureusement  que les «pas-tort» sont là pour nous sodomiser pardon, nous exorciser.

La Directrice fait  peur
S’il y a aujourd’hui une dame «Faure» qui fait peur à «Gnassingbéland», c’est bien la directrice des Impôts. Au début lorsqu’elle faisait courir le «zémidjan» et faisait trembler les gérants de cabines téléphoniques, les «Eyadémavillois» pensaient que ces actions ne seront peut-être qu’un feu de paille. Personne ne «savaissait» qu’elle pouvait prendre des décisions aussi audacieuses. Mais finalement on a tous compris qu’elle ne fait pas de distinction entre les «chèvres-zamis» du roi et celles des autres. Elle frappe partout quoi. Après donc la chasse aux «zémidjans», la directrice des Impôts a  officiellement  déclaré la guerre aux fossoyeurs de l’économie «Gnassingbélandaise» qui se sont toujours comportés comme s’ils étaient en terre conquise.

Les soi-disant opérateurs économiques qui s’enrichissent sur le dos du contribuable «Gnassingbélandais» ont trouvé garçonne, c’est à dire une femme «faure» en chemin. Hier, c’était  RAMCO qui a été visée par la dame.

M. Ram était obligé de verser 2 milliards sur les 3 milliards 300 millions qu’il devait à la direction des Impôts. Aujourd’hui, c’est le tout-puissant et incontournable Bassam El Najjar, l’homme qui a toujours considéré le «Gnassingbéland» comme sa propriété privée, qui est en difficulté. Il est sommé de payer 5 milliards 300 millions de F CFA aux services des Impôts.

S’il est vraiment maître à «Gnassingbéland» comme il se plait à le dire à ses compatriotes, c’est maintenant qu’on va le savoir. En tout cas, nous on va croiser les pieds, pardon les bras et regarder ce qu’on va voir au Togo.

Le «mon pays» démocrate
A l’annonce de l’arrivée de la démocratie au Togo, le baobab «savaissait» qu’elle n’allait pas lui permettre de continuer à remplir les poches. Pour ce faire, il a fait croire aux «mon pays» que la démocratie était contre leurs intérêts, donc l’ennemi à abattre quoi. Les «mon pays» considéraient ainsi le processus démocratique comme leur porte malheur et s’étaient braqués contre elle. Ils faisaient les ongles et les dents, pardon les pieds et les mains pour que la démocratie ne s’installe pas au Togo. «La démocratie va partir comme elle est arrivée», disaient-ils. Mais depuis la mort du « baobab de Lomé II », certains changements ont été opérés dans les rangs des « mon pays » et certains comprennent mieux le sens de la démocratie.  «On ignorait que la démocratie était aussi bonne. Si c’est qu’on «savaissait», on allait la laisser venir au Togo. Nous, on pensait qu’avec elle, nos intérêts seront en jeu. Mais aujourd’hui, on sait que ça nous avantage plutôt. Elle nous permet d’être plus libres et de gagner un peu plus que ce qu’on gagnait. A partir de dorénavant, on ne va plus prendre les «zopposants» comme nos ennemis. On sait aujourd’hui que c’est des gens qui veulent plutôt notre liberté», s’est contenté de dire un «mon pays» qui est à deux ans de sa retraite. Les populations de Bè auront donc une petite chance lors des élections législatives qui s’annoncent. Comme « les mon pays » comprennent aujourd’hui un peu mieux la notion de démocratie, cela suppose que les urnes ne seront plus «sécurisées» et ils ne «rendront plus vilains» les contestataires. En tout cas, wait and see.

L’oeil du magicien

Privation alimentaire, une punition pour les enfants

Pour une croissance physique, morale et spirituelle de tout homme, une alimentation saine est indispensable. C’est pourquoi, la rétention de l’alimentation pour tout être humain est reconnue comme une atteinte aux droits de l’homme. Cependant, nombre de parents feignent d’ignorer cette règle élémentaire, privant ainsi les enfants de nourriture. Ce qui est une atteinte grave à la dignité des enfants.

Cette pratique est récurrente au Togo, dans la mesure où nombre d’enfants en sont encore victimes. Surtout ces enfants issus du trafic qui persiste dans nos villes et campagnes, ces enfants domestiques que des adultes continuent de prendre chez eux pour des prétextes fallacieux de leur donner la meilleure éducation, les enfants orphelins dont les mères ont quitté le foyer conjugal et qui sont placés sous la tutelle de la marâtre. Nombre de  cas patents que notre reporter a pu rencontrer illustrent bien cette situation dramatique que vivent les enfants au Togo en dépit des campagnes de sensibilisation que mènent certaines ONG de la place.

«Je suis chez mon père et sa nouvelle épouse. Pour la moindre chose, elle me prive de nourriture. A maintes reprises, j’ai dit ceci à mon père mais,  rien n’est fait. Une fois que mon papa a fait la remarque à cette mégère, j’ai payé très cher de ma peau dès qu’il est parti. Il arrive même où c’est moi qui prépare mais je n’ai pas le droit de manger. C’est pourquoi, j’ai quitté la maison afin de me débrouiller toute seule dans ce marché», nous a confié la petite Amélie âgée de 10 ans environ que nous avons rencontrée dans les abords du marché d’Ahanoukopé en compagnie d’autres enfants ayant quitté leur domicile.

L’autre cas est celui de Shérifa qui s’est retrouvée dans la rue et qui, larmes aux yeux nous a donné les raisons qui l’ont poussée à quitter le domicile. «C’est ma tante qui est venue me prendre au village pour venir continuer l’école ici à Lomé après le décès de mon père. Mais arrivée ici, elle me place chez une femme qui a des grandes filles qui vont toutes à l’école. Moi, je m’occupe des travaux ménagers. Mais, à la moindre erreur, elle me frappe et me prive de nourriture. Ce sont les gens de la maison qui me donnent discrètement parfois à manger. C’est pourquoi je l’ai quittée pour voler de mes propres ailes», nous a confié cette fillette d’à peine 12 ans qui errait aux abords du grand marché d’Adawlato et qui avait élu domicile à «Olympio kpanou» avant d’être prise en charge par une ONG de la place.

De nombreux autres cas similaires avec pour dénominateur commun la privation de nourriture ont été décelés lors de notre reportage. Ce qui amène à conclure qu’une action de sensibilisation s’impose davantage aux autorités et ONG de défense des droits de l’enfant sur l’importance de l’alimentation dans la vie d’un humain. Des mesures punitives devront aussi être prises à l’encontre des adultes qui prennent la privation de nourriture comme mesures coercitives dans l’éducation des enfants. Didier LEDOUX

Paroxysme de la barbarie

Un jeune homme égorge un enfant et recueille son sang dans une bouteille

L’horreur était à son comble le 17 février 2007 dernier au palais de justice de Kara. Le nommé Karmon Gbadjé-Ali est jugé pour avoir égorgé un enfant et recueilli son sang. L’acte monstrueux posé par le meurtrier a provoqué indignation et  colère auprès de l’assistance. La sentence prononcée à l’encontre de Karmon est lourde : réclusion criminelle à perpétuité.

Les faits remontent au 31 août 2001, à Ossacré-Nouveau, un village de la préfecture de la Kéran. Ce matin-là, un groupe d’enfant conduit un troupeau de moutons au pâturage. Karmon arrive sur les lieux du pâturage et soustrait du groupe le nommé Skoum Ayara âgé de 6 ans. Quelques pas après, il donne un coup de massue au cou du gosse qui s’écroule. Il sort un couteau du sac qu’il tenait, égorge la victime et recueille son sang dans une bouteille. Cette scène horrible se déroule malheureusement devant les autres enfants parmi lesquels se trouve Kossi Kpakoudji, le frère aîné de Skoum qui accourt à la maison informer ses parents. Ceux-ci se dépêchent sur les lieux mais ils ne retrouveront que le corps inerte de leur enfant, la gorge tranchée. Karmon, après avoir commis son forfait s’est évaporé dans la nature.

Informées, les autorités locales et la gendarmerie arrêtent l’accusé le lendemain au marché de Nandoundja, dans la préfecture de la Kéran alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un véhicule pour Guérinkouka. Il était en possession de la bouteille contenant le sang de sa victime. Interrogé par la gendarmerie, Karmon a reconnu les faits.

A la barre le 17 février dernier, Karmon semblait délirer, répondant à volonté aux questions qu’on lui posait. Et pourtant les conclusions  du médecin psychiatre sont formelles : Karmon est sain d’esprit. Celui-ci a expliqué à la cour qu’il est hanté par des esprits et des diables qui lui ont réclamé le sacrifice humain.

Après avoir écouté les plaidoiries de l’avocat général M. Aworou Komlan Missité et l’avocat de la défense Me François Alognon, la cour a, dans sa décision, reconnu la culpabilité de Karmon et le condamne à la prison à vie. Il devra ensuite payer 400 000 F CFA au titre de dommages-intérêts à la partie civile (la maman de Skoum). M.A. Source: Togo-Presse

 

 

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