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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Faits divers Un homme décède à la suite d’une cérémonie d’exorcisme 07 mars 2007
Les faits Malgré les soins et les cérémonies effectués, la santé de Fèki ne s’améliorait pas. Consultant de nouveau ses oracles, le charlatan Abalo découvrit que Yao avait un boa et que celui-ci était à l’origine des malheurs qui survenaient dans la famille Mouzou. Le charlatan se dit capable de tuer le boa à condition que, avertit-il, « en tuant le serpent, Yao devrait mourir ». Ce que la famille accepta. Alors, prétextant que Yao s’était transformé spirituellement en boa pour l’attaquer, Abalo l’abat, mais «spirituellement», a-t-il dit. Devant la cour Lorsqu’on lui posa des questions au sujet des blessures constatées sur le corps de la victime, il a répondu que les plaies béantes au cou, au dos et aux pieds de Yao correspondaient à celles laissées sur le boa à la suite du combat. «Je savais qu’en tuant le boa, Yao devrait mourir. Malgré mes avertissements, la famille m’a donné l’autorisation d’agir», a-t-il laissé entendre devant la Cour. Il soutenait aussi que lorsque le boa avale spirituellement quelqu’un il ne se guérit pas. Le malade n’a donc pas guéri suite à la mort du serpent. L’Avocat général de la séance, M. Essodon Ali a dans son réquisitoire affirmé que le procès ne portait pas sur une affaire de sorcellerie mais de mort d’homme. Car selon lui, un combat spirituel n’occasionne pas de blessures, une hémorragie etc. Il a ajouté que ce sont des violences physiques qui ont été faites sur la victime. L’infraction d’homicide volontaire a été donc retenue contre Abalo. Quant à la défense, assuré par Me Alognon François, il est revenu sur les vraies causes du décès de Yao qui selon lui n’est d’autre que de la sorcellerie en se basant sur le fait que la victime elle-même avait accepté avoir décimé les membres de sa famille. Il a donc plaidé que l’accusé mérite compréhension de la part de la Cour et des circonstances atténuantes. Mais après délibération, la Cour présidé par M. Yempah Kantchil-Laré a reconnu M. Abalo Languiè coupable d’homicide volontaire en le condamnant à 10 ans de prison. Source: Togo presse
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