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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Au cœur des «Mon Pays»

07 mars 2007

Lardja: Class! Tu as écouté les «Dépités» l’autre fois?
Napo: Oui! Mais eux-là, ils «braguent».
Lardja: En bon ! Dis-vrai.
Napo: Tu veux parler du nouveau «statis» qu’ils ont adopté non?
Lardja: C’en ça même.
Napo: Ils «braguent» avec le feu.
Lardja: Pourtant le ministre de la Défense et le chef d’Etat major sont là mais n’ont rien dit.
Napo: Qui t’a dit qu’ils sont d’accord?
Lardja: Donc ils peuvent refuser les choses après?
Napo: Tu n’as pas entendu le discours du gros?
Lardja: Oui mais, est-ce que les «dépités» seront d’accord?
Napo: Ils sont qui les «dépités»? Est-ce que si nous, on n’est pas là, eux, ils seront là?
Lardja: Oui mais, cela ne les a pas empêchés d’adopter le «statis».
Napo: Class! Va dormir seulement. Si nous, on refuse après, est-ce qu’ils vont nous battre? D’ailleurs, tu n’as pas entendu ce que le P.A a dit?
Lardja: Que quoi?
Napo: Ceux qui pensent que l’armée va devenir l’armoire se trompent. Le P.A.  a dit que nous on fait notre bien depuis.
Lardja: Donc on va continuer comme-ça?
Napo: C’est ça ou rien. L’armée togolaise c’est dur comme iroko et ça va rester comme-ça. L’armée ne va jamais devenir du bois blanc.
Lardja: J’ai compris maintenant.
Napo: Tout ce que les «dépités» ont fait, c’est juste pour calmer les «zopposants». Nous, on va travailler comme on travaillait. Et si les «zopposants» sont garçons, ils n’ont qu’à oser toucher au pouvoir et on va voir.
Lardja: Donc, on ne sera pas aussi apolitique ?
Napo: Eux-mêmes «apolitique»! Nous, on n’est pas des citoyens comme eux. Ils veulent faire ça pour nous retirer le pouvoir. Jamais! On ne va pas les laisser faire. C’est celui que nous voulons qui sera toujours président dans ce pays.

Ça va se savoir!

Le Voyage  (10)

Malheureusement, cette nage ne changea pas grand-chose. Discrètement, Juliette riait et était à la fois contente de voir son mec hors pair. Dido sortit de l’eau et vint se coucher sur le sable fin de cette plage, visage contre le sol et tentait d’oublier tout ce que voyaient ses yeux et qui engendrait cette situation. Il voudrait bien s’endormir, mais il en était incapable.

A plusieurs reprises, Juliette s’était jetée à l’eau sans son mec qu’elle voudrait bien avoir à ses côtés. Elle s’était fait violence à un moment donné et est venue forcer la main à Dido qu’elle réussit à déloger. Cette eau tiède de l’océan atlantique en cette fin d’hiver leur faisait tous deux du bien. Ils formaient un couple qu’enviaient de nombreuses femmes et filles sur cette plage privée.

Assis sur une natte et entourés pour la circonstance de quoi se rafraîchir et de quoi grignoter, ils reçurent des amis surtout féminins de Juliette qui étaient aussi ce jour au rendez-vous périodique. Dido était ennuyé parce que tout le monde avait à la bouche: «C’est de lui que tu m’as parlé?». Il commençait à se faire tard et la plage se dépeuplait du monde qui y était il y a quelques heures.

Alors, Juliette se leva et prit la main de Dido comme pour l’aider à se lever et tous deux se dirigèrent vers la mer puis se jetèrent là-dedans à la manière olympique. Ils se retrouvèrent l’un à côté de l’autre après quelques instants de nage solitaire. Dido prit Juliette entre ses bras musclés et tous deux avaient leurs regards pointés vers la rive. De la position de «kiba-dashi», cavalier de fer en japonais, sous l’eau et seule la poitrine visible, Dido fit asseoir Juliette sur ses jambes solidement fixées au sol. Cette dernière, dos tourné à Dido avait ses bouts de seins dans les deux mains de celui-ci. Il les manipulait comme un « DJ » le fait avec les boutons de la table de mixage. Juliette avait dans sa profondeur le gros et noir anaconda. Le peu de personnes encore sur la plage qui les regardaient n’imaginèrent pas un seul instant ce qui se passait sous l’océan. Mais, au bout de quelques minutes de spectacle, Dido brusquement se détacha de Juliette qui s’écria sans se rendre compte des yeux fixés sur eux: «Non! Pas çà. Où es-tu mon ange?» Au même moment, au-dessus de l’eau, les torpilles libérées émergeaient comme des bulles d’oxygène. Ils se retrouvèrent hors de l’eau, rangèrent leurs objets puis retournèrent chacun chez lui dès leur arrivée à Angoulême.

Le lendemain, le téléphone n’avait cessé de sonner. C’étaient bien sûr, les amies de Juliette qui voudraient chacune convier le black à un dîner, soit chez elles ou au restaurant avec des idées suspectes. C’est ainsi que Dido, devenu maître dans l’art et pour préserver ces acquis, gérait au mieux toutes ces conquêtes jusqu’au jour où il les perdit toutes au cours d’une soirée. Parce que, ce soir au dîner offert par Annie, toutes les amies de Juliette, y compris elle-même s’étaient rencontrées et chacune se prévalait le droit de propriété sur Dido. Ainsi la soirée fut gâchée par la jalousie. Et c’était Rose, la toute dernière conquête de Dido qui déclencha les hostilités. Dido avait eu, malgré quelques égratignures au visage et la tête légèrement défoncée, la vie sauve parce qu’il s’était vite volatilisé dans la nature. Il s’était fait rattraper par la police le lendemain et déféré devant le tribunal où il avait été acquitté. Malgré cette victoire, il avait échoué sur le plan de son cursus universitaire. Fin Tonton D

Sans détour

Et de deux pour «Liberté»

«Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté » (Paul Eluard, Poésie et Vérité 1942)

Suite au décès du Général Gnassingbé Eyadèma, le Togo était en ébullition. La succession patrilinéaire qu’on avait voulu imposer à cette République au mépris de la Constitution, avait braqué tous les Togolais. La tension était perceptible. Pourtant, les organisations internationales qui s’étaient premièrement inscrites en faux contre l’institution de cette oligarchie dans ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest, n’avaient pas hésité à demander aux Togolais d’aller aux urnes le 24 avril pour régler la question de la succession du «grand baobab». Un nouveau défi pour le peuple après qu’il se fut battu pour rétablir un simulacre de légalité constitutionnelle? Oui, la liberté ne se donne pas, elle se conquiert. Les Togolais étaient donc obligés d’aller à la conquête de cette valeur cardinale par les urnes.

C’est pour accompagner les populations dans ce processus que notre journal a vu le jour le 02 mars 2005. Bien qu’il y eût une pléthore d’organes de presse, nous avions eu la ferme conviction que nous pourrions encore faire quelque chose. Nous avions décidé d’oser en apportant notre modeste contribution à l’enracinement de la démocratie sur la «Terre de nos aïeux». Charles Alexis Clérel de Tocqueville, au retour de son voyage aux Etats-Unis, écrivait dans «De la démocratie en Amérique» que «La presse est par excellence, l’instrument démocratique de la liberté». Aujourd’hui, c’est un pari gagné. Depuis deux ans, nous avons rempli cette mission avec fierté. Votre journal a été et reste témoin des actes de violence qu’a connus notre pays, de la kyrielle de rapports publiés sur ces événements et qui sont jusqu’à ce jour sans suite, de l’impunité qui fait son petit bonhomme de chemin, des discours ronflants sur la réconciliation et le pardon, du Dialogue national et de l’Accord Politique Global dont il a accouché, du gouvernement d’union nationale qui doit conduire les Togolais aux prochaines élections législatives.

Nous étions partis pour être un hebdomadaire. C’est à juste titre que nous avions baptisé notre canard «Liberté Hebdo» et fait nôtre cette assertion de Montesquieu, «Liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens» pour rendre compte de l’importance que revêt la liberté dans l’émancipation d’un peuple. Après neuf mois d’expérience, c’est-à-dire le 1er décembre 2005, nous nous sommes donné un nouveau challenge. Le journal paraissait désormais deux fois par semaine et trois fois à chaque grand événement. Mais depuis le 1er février dernier, le journal a de nouveau fait un pas pour devenir un trihebdomadaire. Vous comprenez que nous sommes obligés d’introduire une légère modification pour avoir «Liberté» tout court comme titre. Allons-nous en arriver là, si vous les lecteurs, ne nous apportez pas votre soutien? Non. Tout ce que nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à vous, chers lecteurs. Merci pour vos observations, vos critiques fort constructives. Nous en avons besoin pour progresser. Avec vous, ouvrons d’autres chantiers. Zeus Aziadouvo                                                              

Comité de Suivi

Les raisons de la non tenue de la 3è session
* Report sur le mardi 13 mars

Le Comité de suivi s’était réuni le 16 janvier dernier à Ouagadougou sous l’égide du facilitateur Blaise Compaoré. La date du 27 février avait à l’époque été retenue pour abriter la session suivante, la troisième donc. Les Togolais, très préoccupés par le processus d’application de l’Accord Politique Global du 20 août signé par toutes les parties prenantes s’attendaient donc à voir des délégations togolaises faire à nouveau le ballet de Ouaga. Mais leurs attentes ont été vaines car la rencontre a été reportée. Quelles en sont les raisons ?

FESPACO oblige
C’était la culture qui était à l’honneur la semaine dernière. Ouagadougou, la capitale du cinéma africain était prise d’assaut par la grande famille du cinéma à la faveur du Fespaco. L’événement a ravi la vedette à tout autre. C’était de bonne guerre car la culture est la nouvelle arme d’expansion des puissances. C’était une rencontre de grande envergure, un défi de plus à l’Etat burkinabé qu’il se doit de relever. C’est l’honneur de tout un pays qui est en jeu à travers cet événement. Quoi de plus normal pour impliquer le gouvernement. La crédibilité du pouvoir burkinabé est écorchée par des événements politiques. Le sommet devrait être impliqué et l’événement est de taille quand on se rappelle le courroux que l’idée de déplacement d’un événement culturel similaire hors d’Abidjan avait suscité chez le chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo. «… Pas question!» aurait-il tranché.

Bref, le Fespaco avait relégué la 3è session du Comité de suivi au second plan.

Le facilitateur trop chargé
La seconde raison est relative au calendrier assez chargé de son Excellence Blaise Compaoré qui devra rendre aussi service dans un autre dossier. Le chef d’Etat burkinabé n’est pas seulement facilitateur dans la crise togolaise. Depuis qu’il a pris les rênes de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) après le retrait de son homologue nigérien Mamadou Tandja, il est aussi chargé de la facilitation dans la crise ivoiro-ivoirienne. Depuis la semaine passée, son calendrier est donc trop chargé. Il aurait rencontré les protagonistes de la crise. Il a été immobilisé par ce dossier ivoirien. Un ministre français aurait rencontré les Forces Nouvelles à Ouaga en sa présence.

C’est dire que le calendrier du Facilitateur était assez chargé car l’homme était sur plusieurs fronts. Le Comité de suivi ne saurait d’ailleurs se tenir en l’absence du facilitateur qui en est le «chairman».

Manque d’enjeu
A la deuxième session tenue à Ouaga le 16 janvier, un certain nombre de décisions ont été prises. Les parties avaient unanimement opté entre autres pour le recensement par kits, la carte d’électeur sécurisée avec photo numérique. Il était alors décidé que la session suivante devait débattre de la suite donnée par le gouvernement à ces recommandations. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à reconnaître que la question a été traitée. Le Ministre de la Coopération et du Népad et celui de l’Administration Territoriale étaient entre-temps envoyé en République Démocratique du Congo pour emprunter les kits de ce pays.

Selon plusieurs sources contactées, il n’y avait donc pas plus grand enjeu à organiser cette session et les parties se sont accordées à la reporter sur le 13 mars prochain. L.H.

Justice togolaise

L’agresseur du ministre Barqué sera enfin jugé lundi
. L’incriminé demande pardon à son oncle à travers une lettre

En octobre 2003, comme une traînée de poudre, la nouvelle de l’agression dont a été victime le Conseiller spécial du feu Eyadéma et de Faure Gnassingbé, M. Barry Moussa Barqué, a atteint les grandes villes et les hameaux les plus reculés du pays. A l’époque, chacun y allait de son commentaire. On cherchait à trouver derrière cette agression des mains de l’opposition ou celles de certains barons qui voudraient en finir avec ce trop proche du « Baobab ». Et  au moment où la victime suivait des soins intenses en France, des dossiers l’impliquant dans la gestion chaotique de l’IFG-Togo avaient commencé à circuler dans la presse locale. Feu Eyadéma avait même commis un audit dont les résultats se font toujours attendre. Cette situation avait renforcé la seconde option selon laquelle ce seraient certains barons qui en voudraient à l’ancien ministre. Mais dans les faits, c’est une histoire purement familiale qui a failli déboucher sur un homicide. L’agresseur n’était autre que le propre neveu du ministre, Altine Barry dit Yambadjoa.
S’étant enfui après son forfait, c’était sous l’action concertée des services de renseignement du Togo et du Ghana qu’il a été arrêté et ramené à Lomé. Depuis ce temps où le neveu de Barqué a été appréhendé en même temps que certains de ses prétendus complices, aucun jugement n’a été annoncé. Entre-temps, certains d’entre eux ont provisoirement recouvré leur liberté. Dans cette affaire, seuls Altine et son co-accusé, Yongue Minkinamé Jean-François, le mari de sa sœur, sont jusqu’à ce jour derrière les barreaux.

Après plus de trois ans passés à la prison civile de Lomé, ils seront pour la première fois devant les tribunaux le lundi 05 mars 2007. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par le président de Cour d’Appel de Lomé. «Nous, Abalo PETCHELEBIA, Président de la Cour d’Appel de Lomé; Vu les dispositions de l’ordonnance N°37-85 du sept septembre mil neuf cent soixante dix huit portant organisation judiciaire au Togo; Vu les dispositions du Code de Procédure Pénale, notamment à ses articles 202 et 208 ; Ensemble avec l’avis de Monsieur le  Procureur Général près la Cour d’Appel de Lomé; Fixons au lundi cinq mars deux mil sept à huit heures à Lomé la date d’ouverture de la première session des Assises de l’Année deux mil sept…», précise en substance le communiqué. Ce qu’on peut appeler affaire Barqué et neveu sera le premier procès qui ouvrira le bal aux 23 jugements annoncés. Barry Atline Yambadjoa, Yongue Minkinamé, Kanny Langbatibe, Bedjra Afi sont poursuivis pour «tentative d’homicide volontaire, complicité de tentative d’homicide volontaire et non dénonciation de criminels». Un certain Laré K. Totrika sera entendu comme témoin. Pour l’heure, on ne sait pas la peine qui sera requise contre ces accusés. Mais le code Pénal prévoit en son article 44 que «quiconque commet volontairement un homicide sera puni de la réclusion perpétuelle». Et selon les spécialistes, la même sanction est prononcée même si l’accusé n’a pas atteint son but. On s’attend donc à un jugement houleux lundi prochain.

Rappelons qu’entre-temps, Barry Altine a, depuis la prison, envoyé le 22 août 2006, une lettre à notre rédaction dans laquelle il a apporté quelques rectificatifs et à travers laquelle il demande pardon à son oncle (Liberté N°120 du 15 septembre 2006). Voir ci-dessous la lettre. R.K.

Lomé, le 22 août 2006

Barry Altine
Détenu à la prison civile de Lomé
B.P. 81217
A monsieur le Directeur de Publication du Journal «Liberté»

Objet: Remerciement, rectification et demande de pardon à mon Oncle à travers votre journal
Monsieur le Directeur,

Je saisis cette opportunité pour vous remercier très sincèrement pour avoir pensé et soulevé mon cas dans votre édition n°111 du 18/08/06 dernier. Que Dieu bénisse votre journal.

Parlant de Rectification, je voudrais vous préciser que je m’appelle BARRY Altine et non Midil comme vous l’avez écrit. Quand vous parlez de Mango comme étant le village de Monsieur Barqué, je voudrais aussi vous rectifier que c’est plutôt Dapaong. C’est le lieu pour moi de préciser que s’il y a un problème au village, je ne le sais pas trop et je me trouve coupable de tout ceci car je suis conscient des troubles que mon acte peut amener dans ma famille parce que j’ai perdu ma famille et je suis resté seul, abandonné.
Permettez-moi donc de saisir cette occasion pour réitérer mon pardon très sincère à mon oncle qui a été la victime de mon acte. Aujourd’hui, je suis désespéré dans cette prison si bien que je ne sais plus à quoi me comparer parce que je suis abandonné à moi-même par ceux qui m’aimaient tant et tout ceci à cause de la faute commise.
Monsieur le Directeur de Publication, je vous prie d’être mon Porte-parole auprès de mon oncle car, je suis et reste son enfant. Du fond de mon cœur, je lui dis: «papa, je m’agenouille à tes pieds les larmes de remords plein mon âme pour te dire que je regrette amèrement mon acte antérieur et me retire dans le pardon et l’amour de Dieu pour implorer ton PARDON. Encore une fois, pardon pour tout le mal que je t’ai fait, à la famille, aux victimes innocentes et aux autres personnes touchées».

Monsieur le Directeur, je tiens à rappeler que mon co-accusé, le nommé YONGUE Jean-François qui est mon beau-frère (le mari de ma sœur) n’a absolument rien à avoir dans cette affaire et je souffre beaucoup pour sa souffrance.

Dans l’espoir que ma lettre va plus vous aider, veuillez agréer Monsieur le Directeur de Publication, l’expression de ma profonde gratitude.
Mes chaleureuses salutations.

Dahuku Péré et la crise au sein de l’Alliance

«J’ai été un peu surpris [par la lettre] mais je vais gérer ça»

La crise qui couvait depuis quelques temps au sein de l’Alliance a pris des proportions inquiétantes cette semaine. Cinquante trois (53) des quatre-vingt et onze (91) membres fondateurs du parti viennent d’adresser au Président provisoire Dahuku Péré une lettre-sommation et lui donnent un délai de «deux semaines» pour régler le problème au risque de se voir exclure du parti.

Rappel
La crise à l’Alliance est née de la discorde entre les deux sommités du jeune parti, Dahuku Péré et Agbéyomé Kodjo. Les Togolais en ont été instruits par le second, lorsqu’au cours d’une intervention télévisée sur la TVT, il déclara: «pour l’heure, je suis en rupture de banc avec l’Alliance» et pesta: «Il n’est pas question pour nous à l’Alliance, de nous fondre dans un autre parti politique, à cause d’une combinaison contre nature qui aurait été conclue sur notre dos», réagissant ainsi aux rumeurs d’une possible alliance que devrait signer l’Alliance avec le CAR de Me. Yawovi Agboyibo.

Une commission de trois (03) membres dirigée par le secrétaire Général, Boessi Yaovi avait été mise sur pied et était chargée de réconcilier les deux hommes. Les signataires de la lettre regrettent que les démarches n’aient pas abouti et accusent Péré de ne faire «aucun effort… perceptible pour remédier au plus vite à la situation». Ils lui reprochent également de ne point se gêner pour convoquer l’Assemblée Statutaire chargée d’élire le bureau définitif six mois après la création du parti en septembre 2005 comme il était recommandé, et malgré les relances répétées des membres fondateurs.

Prémices de réaction
Le ton menaçant de la lettre – les 53 signataires préviennent: «A défaut d’une initiative de votre part, nous vous considérons comme démissionnaire et prendrons les décisions qui s’imposent pour sauver le parti qui est un patrimoine commun» -, nous avons contacté M. Péré pour avoir son avis sur la lettre et sa version des faits. «J’ai été un peu surpris [par la lettre] mais je vais gérer ça», a-t-il déclaré.

M. Péré déclare être en voyage pendant que la lettre était écrite et qu’il est venu la découvrir dès son retour, dans sa boîte aux lettres au même moment qu’elle est publiée dans les médias. Selon des indiscrétions, des membres du bureau provisoire n’auraient pas été informés d’une telle lettre et certains signataires ont dû être «courtisés», pour signer le courrier.

Il existerait aussi parmi les signataires, selon des sources, un membre qui serait parti aux Etats-Unis, d’où des soupçons sur la présence de sa signature sur le courrier. Parmi les noms des signataires figurerait aussi l’un qui ne correspondrait à aucun membre fondateur. Du flou donc dans cette histoire.

Tout compte fait, M. Péré a promis réagir officiellement à la lettre-sommation dans les jours ou heures à venir. T.K.

Les Togolais s’interrogent

Que cachent les avions invisibles qui survolent Lomé?

Depuis quelques jours, des supputations font bon ménage dans le quotidien des Togolais usés par de longues années de lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit. Il faut dire que l’accalmie engendrée par la signature de l’Accord Politique Global (APG) signé le 20 août 2006 entre les acteurs politiques togolais, vient d’être brisée par le vrombissement des aéronefs invisibles dans le ciel togolais.

Ces bruits inhabituels, outre la nuisance sonore qu’ils provoquent, alimentent des débats jugés à tort ou à raison de stériles. Il va sans dire que cette situation perdure et devient très inquiétante.

Une investigation menée dans ce sens fait ressortir deux versions dont les Forces Armées Togolaise (FAT) restent le dénominateur commun. La première fait état de ce que la publication et l’adoption du nouveau statut de l’armée serait au centre d’un mouvement en gestation au sein de l’armée.

La deuxième version de sources proches de l’Etat-major des Armées de l’air, non concise, évoque la révision des aéronefs et une patrouille de routine. «Il ne faut pas créer de la polémique. C’est tout simplement des séances périodiques de révision des avions. Cette période sert également à former le personnel naviguant de l’escadrille nationale en matière de pratique. Donc on profite au cours de cet exercice pour faire des patrouilles de routine, c’est-à-dire des simulations de mission de reconnaissance. C’est vrai que cela puisse paraître bizarre aux civils, surtout que ce n’est pas leur domaine», a laissé entendre un officier supérieur des FAT qui a requis l’anonymat. Cette source récuse catégoriquement l’hypothèse d’un coup de force en gestation.

En effet, cette situation de psychose engendrée par des rumeurs va en grandissant. Combien cela coûte-il de passer, ce ne serait-ce qu’un petit communiqué pour informer les populations de ces exercices? Surtout que les Togolais ne sont pas encore sortis de leur torpeur. Ils sont certainement encore hantés par les souvenirs des violences post-électorales du 24 avril 2005. L.H.

Crise entre les Libanais et la Direction des Impôts

Les consommateurs exposés à la hausse des prix

Les Parcs de Véhicules d’Occasion (PVO) ont été paralysés en début de cette semaine. Parce qu’il y eut ce que l’on peut sans ambages appeler un bras de fer entre l’Etat togolais représenté par la Direction Générale des Impôts et les importateurs des véhicules d’occasion.

Cette crise est née du non reversement au Trésor public des taxes perçues sur chaque véhicule qui débarque au PAL. Il ressort que les clauses qui lient l’Etat togolais sont concises sur cette question. Mais,  force est de constater que, pour des raisons non élucidées, les importateurs avec à leur tête M. Bassam El Najjar, se sont refusés depuis belle lurette de s’acquitter des devoirs qui sont les leurs. Il faut souligner par ailleurs que la taxe de 15.000 CFA perçue sur toute catégorie de véhicules est pourtant incluse dans les 150.000 CFA pour les petits véhicules et 190.000CFA pour les autres types de véhicules appelés les véhicules utilitaires dans les frais de retrait que payent en amont les consommateurs aux importateurs.

Il se passe beaucoup de choses au détriment des Togolais qui sont les victimes d’une situation indescriptible. Selon des informations en notre possession, la SIG, la société de Bassam qui gère environ 27 parcs, perçoit à elle seule 25.000 CFA pour les petits véhicules et 30.000 CFA pour les véhicules utilitaires contre 15.000 CFA pour l’Etat togolais sur chaque véhicule hormis d’autres frais non justifiés que payent les consommateurs finaux. Quoi qu’on dise, il a fallu ce changement à la tête de la Direction des Impôts pour que les fossoyeurs de l’économie togolaise soient démasqués.

L’Etat togolais a alors perdu d’importantes sommes d’argent qui n’ont profité qu’à des individus sur fond de complicité et de corruption. Sinon, comment de telles pratiques peuvent-elles se passer inaperçues dans un pays qui se dit un Etat de droit? C’est certainement pour sauver les meubles en ce moment où le Togo a de sérieux problèmes de trésorerie publique que la nouvelle Directrice des Impôts à l’allure d’une dame de fer a pris des décisions courageuses. Celles-ci obligent les importateurs à verser au Trésor public, à l’avance cette taxe dès le débarquement des véhicules. Cette décision, certes positive pour l’économie du pays, a au contraire engendré un mouvement de grève de 48 heures des importateurs qui ont fini par se réaliser du tort qu’ils causent à l’économie togolaise, allant ainsi payer préalablement ces taxes.  

«Sur cette question, nous avons élevé nos voix sans être entendus. Pire, sur cette question, nous avons failli perdre notre vie. Car tous ceux qui sont impliqués dans cette histoire, ne sont pas des gens tolérants. Ils ont tous les pouvoirs d’où, à la moindre manifestation, vous devenez la cible privilégiée. Fouillez et vous trouverez que ce sont de gros pontes qui, pour leurs intérêts personnels, sont à la base de cette situation macabre qui porte préjudice à l’avenir de notre pays», nous a confié un transitaire qui était sur ses ergots le jour de la fameuse grève des importateurs de véhicules d’occasion.

Du côté des importateurs, on se targue de se verser dans la diversion avec des arguments qui ne tiennent pas la route, mais qui sont sujets à investigation. «Ils ne sont pas sérieux ces gens-là. Nous avons toujours payé nos impôts et même plus. Maintenant, nous avons compris et nous allons changer avec eux. Tous ces patrons ont pris leur part et aujourd’hui, ils se taisent comme s’ils ne nous connaissent pas. Nous les attendons tous ici. Ils payeront tout jusqu’au petit boulon, car ils ont abusé de nous.  De toutes les façons, ce sont les consommateurs qui payent ces taxes. Ils continueront de les payer. Nous n’avons rien à perdre», nous a déclaré un Libanais très en colère, sur la route de «la porte sous le pont» où se font les transferts du PAL vers les PVO. Ces propos prouvent à suffisance que les consommateurs finaux feront face certainement à une hausse des prix qui se dit tout bas dans les sillages des importateurs que sont les Libanais. Ceux-ci, il faut le souligner, ont la mainmise sur les activités de vente des véhicules d’occasion.

Aujourd’hui, il est question d’assainir l’économie du Togo et non le temps pour se faire de la popularité par des actions de complaisance. Aussi, faudrait-il que ces fonds au Trésor public profitent aux Togolais contrairement à tout ce que les populations togolaises ont connu les décennies précédentes. C’est à cette seule condition de bonne gouvernance que tous les Togolais sans exception aucune jouiront des retombées du pays. Nous y reviendrons. Didier LEDOUX

Libertinage

Le désordre  continue
Le 09 janvier dernier, Rock-vi et ses jongleurs sont tombés «gboya» à l’issue du congrès extraordinaire dirigé par le «Zénéral» Séyi «Même-même». L’homme de Masséda a été élu pour conduire la destinée du «footoubôlou» togolais. Nous, on croyait qu’il y aurait un changement dans les comportements des nouveaux acteurs. Entre l’ancien et le nouveau bureau, c’est même pipe, même tabac quoi. La FTF demeure la «Fédération des Foutaises du Football». D’abord, c’étaient les deux premiers vice-présidents, Gabi Améyi et «Boukpéssitsev» qui ont écrit une lettre à «AFIWA» de Blatter pour dire non aux nominations de «Tata» du jardin d’enfants, que dis-je, Tata de Masséda, en live sur la Très Vilaine Télévision. Depuis, silence télévision et silence radio.

On ne sait pas ce que sont devenus ces «nominés». Ensuite, ce fut le tour du «zuze» Espoir Assogbavi de compliquer le «travaillement» des «juliettes» (journalistes selon les «mon pays») en demandant aux forces de l’ordre de les violenter calmement lors du match Togo-Cameroun. Le samedi 24 février dernier, c’est le prégo lui-même qui débarqua sur la radio Sport FM où il a mené la vie dure à nos «con-frères». Le type s’est fâché et a insulté avec appétit les «juliettes». On ne «savaissait» pas qu’il avait du talent en «insultocratie». C’est un très mauvais signe qui  ne le fait plus «Wôga» Avlessi. Que dire du vice-président Gabi Améyi et de son club Maranatha qui croient que quand on se qualifie pour le second tour des éliminatoires de la Ligue Africaine des champions, on ne joue plus les matches du championnat national? Depuis quelques jours, ce club s’est retiré au Ghana sans informer la FTF et pour, dit-on, préparer le prochain match. Bizarre n’est-ce pas?

Est-ce que «Tchassi» (Chelsea) selon un «mon pays» qui participe à la Ligue européenne des champions peut boycotter le championnat anglais en se recroquevillant sur l’Ecosse? Non. Mais «à Togo ici», on le fait. Avec ces amateurs, le «footoubôlou» togolais fera toujours du surplace.

Vive les Lansana!
Depuis quelques mois, les «Guinélais» sont fâchés la colère. Les organisations de la société civile de ce pays étaient contre la vie chère et exigeaient une amélioration des conditions de vie des populations. Elles multipliaient les manifetations et les mots d’ordre de grève. Mais la mayonnaise n’a jamais pris. Il a fallu que les militaires tuent plusieurs «Guinélais» avant que le mourant Lansana Conté ne cède à l’une de leurs revendications qu’est la nomination d’un Premier ministre. Mais Eugène Camara qu’il a choisi pour diriger le gouvernement a été récusé par les organisations qui l’accusent d’être l’un des gentils corrompus du pays. Les manifs redoublèrent d’intensité et les militaires de Conté massacrèrent avec détermination les populations. La «siation» s’était même aggravée avec l’Etat de siège. Mais en début de cette semaine, tout semble se normaliser avec la nomination d’un autre Lansana au poste de Premier ministre. Il s’agit du «dikplomate» Lansana Kouyaté, ancien Secrétaire Général de la « CEDE-YAWO ». Il était un habitué des jardins de Lomé II où il venait bénéficier des sages conseils sonnants et trébuchants du «Baobab». Il était aussi le représentant de la Francophonie dans le dialogue inter-togolais après le départ du Sénégalais Moustapha «Gnass», pardon Niasse. A l’époque, il avait juré réussir là où les Européens avaient échoué. Mais quand il débarqua à Lomé, il ne louait que son éternel bienfaiteur. Conséquence, il fut boycotté par l’opposition.  Aujourd’hui, on serait heureux pour lui s’il ramenait de l’ordre dans sa propre maison. Cependant, un malade «psycho-ventral» nous a demandé à savoir pourquoi lui aussi il s’appelle Lansana. Après avoir réfléchi «kaka», nous lui avons dit tout simplement qu’il se peut que les deux soient nés un dimanche à 13h 13 et que chez les «Guinélais», tout enfant venu au monde en ce moment s’appelle Lansana. Vrai ou faux?

Wade a fait comme les autres
Décidément, tous les chefs d’Etat se ressemblent, c’est-à-dire par leur manière de faire. Ceux qui sont venus clean, sans coup d’Etat, par voie électorale propre finissent toujours par ressembler aux autres.

On était ici quand Abdoulaye Wade faisait l’agneau pour monter au trône. Le gars a peiné avant de devenir président. Il aurait passé 25 ans dans l’opposition et connu plusieurs élections présidentielles dans son pays. A chaque fois, que ce soit sous Senghor, sous Abdou Diouf, il a toujours été premier par la queue. Mais dans les années 2000, on lui a pardonné ses péchés, c’est-à-dire on lui a enfin ouvert les portes de la présidence car il avait trop duré dans l’opposition et puis il s’approchait dangereusement de la m… On lui a vu dedans. C’était un Wade qui criait à tout bout de champ à la fraude électorale. Mais un seul mandat passé à la présidence a rendu l’avocat méconnaissable. On se demande si le pouvoir est diabolique. Le vieux, malgré ses 80 ans a tout fait pour gagner le scrutin de dimanche dernier avec près de 56% des voix. Les concurrents en savent quelque chose. Les Idrissa Seck, Moustapha Niasse, Tanor Dieng et autres n’ont que leurs yeux pour pleurer. Les urnes ont été proprement bourrées. Des milliers de jeunes n’ont pas pu se faire enregistrer ou entrer en possession de leurs cartes d’électeurs. Leur plainte n’est même pas rentrée dans les narines de l’avocat. L’élection a été faite à la togolaise. Et, comme tout a été planifié d’avance, son camp sans attendre les résultats officiels avance avoir remporté le scrutin haut les mains avec 57 % des voix bien que des textes interdisent de telles gymnastiques.

Tout porte à croire qu’en Afrique, il n’y a et n’y aura point de démocrate éternel. On finit toujours par changer de mentalité, à force de goûter aux délices du pouvoir.

Lansana Conté n’est qu’un cas
La grève des Guinéens avait occupé le devant de la scène africaine de par son ampleur et ses conséquences. Les Guinéens ont vu juste. Un président «malaade» ne peut plus conduire un pays. Et puis la vie était invivable. Comme Lasana Conté ne retrouvait plus la raison, il fallait lui adjoindre un Premier Ministre. Le bord politique de celui qu’il a nommé prouve qu’il était vraiment «malaade». C’était normal que les Guinéens manifestent une fois de plus leur opposition.
Les Présidents «nègres» ont toujours eu ce réflexe : déverser l’armée dans les rues pour mater des manifestants. Et Conté n’a pas échappé à la règle. Quotidiennement, ses compatriotes sont traqués, tués. Mais cela ne les décourageait pas à manifester. En à peine un mois de grève, Lansana Conté en a fait tuer plus de cent. Les images des victimes montrent d’ailleurs le degré des horreurs. Des gens avaient le crâne fracturé, le corps complètement déchiqueté par les balles «inoffensives» des gentils militaires guinéens qui prenaient aussi plaisir à «pacifier» les manifestations. Selon des témoins, ils tiraient même à bout portant.

Comme pour montrer son degré de méchanceté, Lansana Conté fait décréter un Etat d’urgence de 20 heures sur 24 au premier abord. Les Guinéens ont été ainsi confinés chez eux. Le Président «malaade» devrait sûrement penser qu’ils abandonneraient ainsi leur revendication mais rien n’y fit. On connaît celui qui a plié finalement. C’est Conté lui-même qui a nommé un autre PM, Lansana Kouyaté pour remplacer «l’autre».

Pour attitude attentiste, nous on dit que c’est de la méchanceté caractérisée. Conté allait céder mais il a sévi d’abord. Et de quelle manière encore? En faisant tuer plus de 100 de ses compatriotes. Des morts pour rien. C’est on ne peut plus méchant. Et ils sont tous comme ça, ces chefs d’Etats «négros».

C’est mieux sans policiers
Les «Gnassingbélandais» se demandent au jour le jour à quoi servent les «kpovitôvi» qu’on a déversés comme du sable lagunaire, que dis-je, sable marin dans nos rues. Eux aussi, ils commencent à suivre les pas de leurs devanciers, c’est-à-dire qu’ils copient leur inefficacité notoire. Souvent, s’il faut descendre sur le terrain, tous cherchent à servir dans les marchés. Comme ça, en avant le «taméa» (pourboire). On aura tout vu avec ces «policiers  petito» qu’on déverse aux carrefours-là. Les feux tricolores, même éteints sont plus utiles que ces micro-policiers-là. Car ils créent «boncousement» du désordre. Imaginez par exemple ce que ça peut causer, quand à un carrefour comme celui de Déckon, deux policiers foutent du bordel dans la réglementation de la circulation. C’est comme ça l’autre fois, autour de 18 heures, sans se contacter, le premier micro policier indique aux véhicules venant du grand marché de passer, le second à ceux venant du commissariat central et le troisième à ceux allant vers le commissariat central. Les véhicules sont venus se mélanger au milieu comme de la salade et, pon! pi! pon ! pi chacun klaxonnait. Nous on ne sait plus comment ça s’est arrangé.

Et puis ce qui est bizarre dans cette histoire, c’est là où il y a pourtant des feux tricolores qui fonctionnent bien bon qu’on les voit en train de vouloir réglementer la circulation. Là où il n’y en  a pas, ils sont «invoyables». Passons.

A propos, on a appris que désormais, avec le nouveau statut des FAT, les femmes aussi peuvent faire carrière dans les «mon pays». Cette nouvelle a fait tiquer un honnête citoyen. Pourquoi ? Parce que les «mon pays» sont habitués à faire patrouille pendant la nuit. Mais qu’on ne se hasarde pas à envoyer des «mon pays» femmes en patrouilles, surtout aux environs de Bè Avéto car les mecs là-bas, leur pharmacie est toujours de garde… Imaginez ce qui pourrait arriver à ces «mon pays» femmes

«Fogan Kpatchagan» n’a pas rassuré
Les «non élus», pardon les élus du peuple se sont réunis le mardi 27 février dernier au Palais des «RPTistes», que dis-je, des Congrès pour l’adoption du nouveau statut des «mon pays». Les grands «mon pays» et le «libéro» du gouvernement, «Fogan Kpatchagan» avaient également pris part à la cérémonie. Et comme au Togo, les «dépités» ne disent jamais non, ils ont une fois encore levé comme d’habitude les mains et adopté au «singleton», pardon à l’unanimité le nouveau statut des hommes en treillis. Passons. Ce qui nous importe ici, ce  sont les déclarations que le «libéro» et Abass «Bon Faux» ont faites à l’issue de la cérémonie d’adoption. Ces déclarations ne rassurent personne. On a comme l’impression que «Fogan Kpatchagan» nous dit que malgré le nouveau statut, les «mon pays» resteront comme tels. «Le nouveau texte prend en compte les ajustements apportés dans l’application pratique de l’ancien statut. Il réaffirme sans ambiguïté, le caractère apolitique des Forces Armées Togolaises dont les personnels sont électeurs mais non éligibles… Les FAT n’épargneront aucun effort pour la défense de l’intégrité territoriale et pour la paix que connaît notre pays», a déclaré le «libéro» du gouvernement. Voulait-il nous dire que les «mon pays» ont toujours adopté un caractère apolitique? N’est-ce pas eux qui ont imposé Faure au peuple à la mort de son père? Ce nouveau statut apparaît donc comme une goutte d’eau versée dans la mer. Le gros du travail est à refaire. Au lieu de penser chaque fois à la formation des hommes en treillis, l’on doit plutôt orienter les débats vers la conscientisation de ceux qui les commandent. C’est comme cela que l’Armée prendra peut-être la couleur «apolitique».

Antoine Bodjona, le nouveau zopposant de l’UFC
M. Antoine Bodjona est finalement devenu l’avocat défenseur du Dr Amah Gnassingbé. Depuis l’entrée de Gnassingbé de Lama au gouvernement du Bélier noir où il occupe un poste de ministre d’Etat «chargé d’assister seulement aux fêtes», M. Antoine Bodjona est sur la défensive et attaque tous ceux qui osent dire quelque chose de mal du Docteur. Finalement, M. Antoine dépasse son rôle d’avocat défenseur et contredit son client. Alors que le Docteur lui-même a toujours dit qu’il est au gouvernement à titre personnel, M. Antoine Bodjona pense qu’il l’est au nom de l’UFC. Certainement que le nom de M. Antoine Bodjona figure également sur le récépissé de l’UFC. «Avant d’être nommé à ce poste ministériel, le Dr Amah Gnassingbé a été consulté par le Premier ministre; il ne l’a pas été parce que M. Agboyibo le connaît personnellement. Il l’a été en tant que deuxième vice-président de l’UFC et Président de l’UFC (en l’absence de Gilchrist Olympio et Bob Akitani) puis président de la délégation de l’UFC au dialogue inter-togolais. Il ne pouvait donc être nommé ministre qu’au titre de l’UFC et pas autrement. Toute autre interprétation de cette nomination ou de son entrée au gouvernement d’Union nationale n’est ni moins ni plus qu’une vaine acrobatie, il n’y est pas entré à titre personnel, ses détracteurs ne le disent que pour se donner bonne conscience», a déclaré «l’avocat défenseur», Antoine Bodjona dans une interview accordée à Togoforum. Quelle défense! Quelle contradiction! Qu’est-ce que M. Antoine voulait nous dire? Qu’il y a aujourd’hui deux UFC au Togo? Ceux qui soutiennent que c’est lui qui monte Amah Gnassingbé contre l’UFC de «Fo Gil» ont donc raison. Les choses sont claires aujourd’hui que c’est M. Antoine Bodjona qui tirait les ficelles. Nous ne serons donc pas surpris de voir M. Bodjona organiser le Conseil National de «son UFC» un de ces jours. M. Antoine Bodjona est vraiment «faure» pour prendre une telle initiative.

Participation du Togo à la Coupe du Monde 2006

La FTF a reçu près de 900 millions de la FIFA

Juste après la Coupe du Monde 2006, la Fédération Togolaise de Football (FTF) devrait recevoir de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) une enveloppe de plus d’un milliard 800 millions de francs CFA. Cette enveloppe devrait faire suite à la participation du Togo à ce grand évènement mondial. Mais compte tenu des problèmes qu’a connus la délégation togolaise en Allemagne, la Fédération Internationale de Football Association a bloqué les Fonds et demandé qu’un congrès extraordinaire soit organisé afin de redonner vie à la Fédération Togolaise de Football. Aujourd’hui que le Congrès a été organisé et qu’un nouveau bureau a été mis sur pied, la FIFA a débloqué les fonds. La Fédération Togolaise de Football est rentrée en possession du reste des fonds le vendredi 23 Février dernier. Le nouveau bureau de la FTF a donc eu droit à 900 millions de francs F CFA. Rappelons que la FIFA avait débloqué auparavant un peu plus d’un milliard de francs à la FTF pour satisfaire les revendications des joueurs togolais lors de leur participation à la Coupe du Monde. Le nouveau président de la Fédération Togolaise de Football, M. Tata Adaglo Avlessi, qui a hérité des caisses vides, va enfin pousser un ouf de soulagement. Il a aujourd’hui le minimum qu’il faut pour démarrer ses activités. Ainsi, la FTF pourra payer à Stephen Keshi les 100 millions que l’ancien bureau de la FTF dirigé par Rock Gnassingbé lui devait. Cette enveloppe est arrivée au moment opportun dans la mesure où elle va permettre à la FTF de bien préparer la rencontre Togo - Sierra Leone prévue pour le 27 mars prochain et qui rentre dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008 que le Ghana organise. Mais toutefois, cette enveloppe ne devait pas nous faire oublier la gestion catastrophique que Rock Gnassingbé a faite des fonds de la FTF. Ce dernier doit présenter au peuple un bilan financier de ses activités durant les huit ans qu’il a passés à la tête de cette structure. GLAKPE Koffi

Encore des «Togolaiseries» au Ghana

Qui de l’Ambassadeur ou du président de la FTF était invité?

Lors de la cérémonie des Awards 2006 de la CAF qui s’est déroulée hier dans la capitale ghanéenne, le Togo s’est encore distingué maladroitement. Lorsque le meilleur club africain de l’année a été désigné, il a été annoncé que c’était l’Ambassadeur du Togo au Ghana qui devrait donner le trophée au lauréat. Contre toute attente, c’est le président de la FTF qui s’est prêté à ce cérémonial. Qu’est-ce qui s’est réellement passé pour que le Togo offre encore ce spectacle? L’Ambassadeur a-t-il été oui ou non invité? Etait-ce une erreur des présentateurs? Autant de questions que se posent nombre de Togolais qui ont suivi en direct l’évènement sur les chaînes de télévision. Affaire à suivre. L.H.

 

 

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