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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Journée internationale de la femme: La Femme africaine et le 08 mars 12 mars 2007
Jeudi 08 mars, a été célébrée la Journée Mondiale de la Femme. C’est une occasion pour les institutions traitant des questions de la promotion de la Femme de faire le point de la situation. Les chiffres sont publiés et selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une femme sur 15 est victime de violences. «La violence contre les femmes et les filles ne recule pas, quels que soient le continent, le pays et la culture», souligne le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, dans son message. Que dire des inégalités entre les hommes et les femmes qui demeurent criardes! Pourtant, le Programme d’action de Beijing, adopté en 1995, fait du partage inégal du pouvoir et des responsabilités de décision à tous les niveaux un domaine d’action critique et décrit les mesures à prendre par les gouvernements, le secteur privé, les instituts universitaires, les organes régionaux et les organisations non gouvernementales ainsi que le système des Nations Unies pour que les femmes aient davantage accès aux structures de pouvoir et aux processus de décision, et y participent pleinement. En Afrique par exemple, à l’exception de l’Afrique du Sud ou du Rwanda qui ont accordé une place de choix aux femmes dans les sphères décisionnelles, elles restent sous-représentées à tous les niveaux de prise de décisions. Leurs succès ne sont que trop souvent invisibles et méconnus et leurs voix ne sont pas entendues. Il reste encore beaucoup à faire, non seulement pour assurer leur participation aux organes officiels de décision, mais également pour que leur participation ait davantage d’effets. Comme on le dit souvent, l’ère de Mathusalem est révolue il y a bien des siècles. Rien ne se donne plus gratuitement. Tout est conquête. Si malgré leur nombre important, les femmes africaines ont de la peine à se faire entendre comme leurs sœurs d’Europe ou d’Amérique, c’est qu’elles pèchent dans les stratégies à adopter. Douze ans après la Conférence de Beijing, on a l’impression que la question de la promotion de la Femme n’est que l’affaire de ces femmes qui, pour parler comme Cheikh Amidou Kane, «savent lier le bois aux bois». Une question qui ne regarde que les intellectuelles quoi! Comme les bailleurs de fonds financent les projets ayant trait à la promotion de la femme, elles n’ont créé des associations que pour améliorer leur propre existence au lieu d’une action plus efficace sur le terrain. Qui plus est, leur stratégie est calquée sur celle de l’Occident alors que les réalités ne sont pas les mêmes. La femme espagnole et la femme togolaise ne vivent pas les mêmes situations. Mais les intellectuelles qui sont à l’avant-garde de la promotion de la Femme africaine font preuve d’un suivisme sans précédent. Sinon comment comprendre que, pour commémorer cette journée, une centaine de femmes africaines se retrouvent en Espagne qui fait preuve d’une violence barbare dans sa politique contre l’immigration clandestine ? Repoussés des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla (Nord du Maroc), les immigrés clandestins africains sont soumis par les Espagnols à de pires atrocités. C’est pourtant ce pays qu’ont choisi les femmes africaines pour commémorer cette date alors que leurs sœurs de l’Afrique des profondeurs ne savent même pas qu’il y a un jour de l’année au cours duquel elles sont célébrées, honorées. Zeus AZIADOUVO correspondant permanent à Lomé
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