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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

15 mars 2007

Au cœur des «Mon Pays»

Tamzi: Mon Commandant ! On ne doit plus laisser les «zens» nous embêter
Commandant: Qui embête encore? Et pourquoi?
Tamzi: C’est les «juliettes». C’est grave ce qu’ils disent. On doit chauffer
Commandant: Les «juliettes» là, ils n’ont que la bouche. Dis-moi exactement ce qu’ils ont dit
Tamzi: Que nous, on n’a plus le droit de circuler en l’air avec nos appareils de chasse.
Commandant: Des imbéciles comme-ça ! Est-ce que, en haut-là, ils ont acheté les lots là-bas?
Tamzi : «Zustement», on ne sait pas
Commandant: C’est ce qu’ils font et quand on les touche maintenant, ils vont crier partout que nous on n’est pas bon. Est-ce qu’ils ont le titre foncier de là où les appareils de chasse circulent en l’air?
Tamzi : Que nous, on ne connaît «rignin». Que nous, on est perdu en l’air avec un avion au Cameroun
Commandant: S’ils sont garçon, ils n’ont qu’à venir répéter ça devant moi-même. Est-ce qu’ils savent comment on prend le volant de l’avion?
Tamzi: C’est ce qu’on se demande «zustement».
Commandant: Si j’arrive à mettre la main sur ce juliette-là qui a dit ça, il va me connaître.
Tamzi: Ils disent qu’avec démocratie-là, nous, on ne peut plus rien faire.
Commandant : Ils parlent seulement la bouche. Est-ce que démocratie-là les a dit qu’elle est contre-balle?
Tamzi: Ils disent qu’ils sont devenus plus forts que nous.
Commandant : S’ils sont vraiment garçon, ils n’ont qu’à continuer. On va tirer fusils sur eux pour voir si leur démocratie va «broquer» les balles. Comment des salauds comme ça peuvent continuer à nous emmerder.
Tamzi: L’un d’eux a dit que avec notre statut-là, on est devenu zéro. Qu’on a plus la force.
Commandant: Lui-même zéro! Lui-même statut. Ce sont eux-mêmes qui vont utiliser ces statuts-là. En tout cas, moi je ne vais jamais traiter avec ces statuts.
Tamzi: Ainsi que je. Moi aussi, les statuts nouveaux-là, je ne les regarde pas.
Commandant: En tout cas, on est là. On va voir ça au moment des élections. Ils font «wan wan» et quand ça chauffe, ils rentrent se cacher sous les lits.

Ça va se savoir!

L’amertume de Rose

Rose est le prénom de cette fille au goût démesuré pour le matérialisme. Avec ses 18 ans, Rose se prend pour la plus belle de la planète et abuse des hommes qui eux aussi n’ont nulle part à voir. C’est ainsi que, depuis longtemps, elle est devenue la fille la plus rusée, passant entre les hommes comme au rallye où ceux-ci constituent les balises. Mais, dans tout ceci, elle a une préférence absolue pour Roger, un étudiant en Socio IV qui prépare ardemment sa maîtrise.

Dans la relation que Rose entretient avec lui, il n’a jamais douté un seul instant que sa dulcinée a un autre «gnocotteur». Et ce dernier n’etait qu’un pépé de la trempe de ces cadres de l’administration de notre pays. Ce fonctionnaire, destructeur du jeune couple pour ses désirs ardents occupa Rose à plein temps et avec beaucoup de gratification à tel point que les rumeurs avaient fini par informer Roger de la situation qui prévalait dans la cité.

Roger, sur ce, avait failli rompre avec Rose n’eût été l’intervention de leurs proches amis qui ont pesé lourdement pour convaincre la victime de l’infidélité criarde. Tout était remis dans l’ordre et le jeune couple est reparti sur de nouvelles bases avec beaucoup plus d’affection que par le passé. Le drame pour Roger est qu’il n’eut connu guère son rival. Il a fallu du temps pour qu’il les surprenne un jour après la réconciliation dans un coin suspect. Alors, au cours d’un interrogatoire musclé de Roger, Rose avoua ses relations avec ce pépé: «C’est tout simplement pour ton bien que je me suis engagée dans cette aventure. Tu sais, c’est lui qui finance tes études et autres par mon intermédiaire. Alors ne t’en fais pas. Tout rentrera dans l’ordre dès que tu finiras tes études et que tu auras un emploi».

Roger de nouveau avait bien voulu en finir avec Rose, mais il se ravisa parce qu’il était en ce moment dans une situation beaucoup plus critique sur le plan financier. Ainsi, tout repartit comme sur des roulettes jusqu’à ce que Rose ne tombât enceinte «biologiquement» pour Roger qui en ces moments avait redoublé d’effort sur le plan «gnocottage». Il ne se douta de rien quant à l’appartenance de cette grossesse dès que Rose l’informa. Mais, il a été surpris le jour où, Rose précipitamment vint à la maison avec un taxi-bagage pour déménager  vers d’autres cieux sous prétexte de rejoindre le père de son enfant. Roger eut du mal à avaler cette pilule et laissa Rose faire comme le lui dictait son cœur.

Des mois sont passés et Rose accoucha d’un beau garçon. Comme pour punir Rose, le Pépé, on ne sait quelle mouche l’a piqué, vint à Rose et la fit savoir que cet enfant n’était pas le sien, parce qu’ils ont des signes d’appartenance qu’il ne trouvait pas en celui-ci. C’est ainsi que le Pépé abandonna Rose. Quelques six mois après, le Pépé quitta ce monde pour l’au-delà. Rose n’avait plus de soutien. Cependant, Roger après tout ce qu’il a enduré, réussit avec brio son cursus et trouva aussitôt du travail. Il est aujourd’hui, l’un des cadres bien nanti du pays. Rose, en ce moment fait des pieds et des mains pour intenter un procès contre son ex-copain parce que, certaine que cet enfant est celui de Roger. Aussi envisage-t-elle faire un test génétique pour prouver ses arguments. Attention! Messieurs les Jurés. Tonton D

Entrave à la liberté d’expression

Philippe EVEGNON interdit les éditos de Lawson-Drackey sur Nana FM
· Sous «Togbui» Gnassingbé II comme sous «Togbui» Gnassingbé 1er, même dénominateur

Nous avons appris qu’il existerait des pays au monde comme le Japon par exemple où des humains vont jusqu’à payer leurs semblables pour qu’ils puissent les critiquer. Cela montre combien on ne peut pas danser et s’apprécier soi-même. Cela également dénote de la volonté manifeste des gens réfléchis, de pousser loin leurs efforts pour atteindre de bonnes performances dans le développement intégral. A moins que l’on nous démontre que ceux qui aiment qu’on les critique ne sont pas eux, des êtres humains comme ceux du microcosme togolais.

Au Togo, que ce soit du temps de Gnassingbé Eyadèma que nous désignons avec raison par le titre éloquent et évocateur du terroir  de «Togbui» (maître du trône) Gnassingbé 1er  à cause de son long règne sans partage et la succession monarchique éhontée qui aurait été instituée par ses soins et qu’a connue notre République à son décès, que ce soit aujourd’hui, sous le fils héritier du trône royal «Togbui» Gnassingbé II, les gens se montrent toujours hostiles aux critiques. Et l’on se demande alors avec raison pourquoi tant d’allergie et de frilosité, voire d’acrimonie de la part de ces gens vis-à-vis de la critique, s’ils sont réellement des adeptes de la bonne gouvernance, de la transparence, de la démocratie et d’une gestion saine des biens publics, susceptibles de conduire cepays «reculé à cent ans en arrière» aujourd’hui comme le voulait Togbui Gnassingbé 1er vers l’émergence, le développement et l’épanouissement total des Togolais.

Nous étions au mercredi 28 février 2007 lorsqu’une lettre signée de Monsieur Philip Evégno, Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), naguère journaliste démocrate sorti de nos rangs et brandi par le pouvoir en place comme un trophée de chasse et la panacée au sommet de cette institution, pour les beaux yeux de la Communauté internationale qui voulait un homme éloigné du sérail RPT, atterrit au siège de Radio Nana FM. Par cette lettre, celui-ci dit mettre fin à la diffusion des éditoriaux de notre confrère Daniel Lawson-Drackey qui passent tous les lundis et jeudis. Avouons que ces éditoriaux ne tombent pas comme des cheveux sur la soupe. Ils sont le résultat de longues enquêtes bien fouillées avec pièces à conviction à l’appui. Il n’y a que ceux qui n’aiment pas la vérité que cela peut déranger. Qui parmi eux, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, ont pu avoir le courage de confondre l’éditorialiste maison de Nana FM, en apportant la preuve contraire de ses allégations jusqu’à ce jour? Personne! Ne vaudrait-il pas mieux alors arrêter les mauvaises manières de faire, plutôt que d’agir mal et de pleurnicher après sans pouvoir faire un petit démenti?

Nos enquêtes et les recoupements que nous avons eu à faire nous permettent aujourd’hui de mettre la main sur celui pour qui aurait roulé le Président de la HAAC. On ne peut pas être juriste de formation et se livrer à des gymnastiques compromettantes pour soi-même et avec l’argent de l’Etat, un bien public; sinon autant ne pas faire des études de droit. De plus, on ne peut pas se dire «opposant» et reprocher des pratiques éhontées et d’un autre âge au pouvoir en place, et une fois qu’on a eu un département ministériel à gérer dans le gouvernement dit d’Union nationale, s’adonner soi-même aux mêmes malversations sans frémir. Qui trompe qui? Les preuves sont là et assez parlantes et Dieu sait que notre fameux Ministre ne pourra jamais apporter la preuve contraire. Pourquoi ce Ministre, que volontairement nous refusons de nommer et qui se reconnaît, n’a-t-il pas jugé utile de passer par les média pour protester contre la dénonciation de la compromettante manipulation de sous, ou tout simplement envoyer un droit de réponse à diffuser sur la même radio sur laquelle est passée l’information le concernant et qui n’est d’ailleurs un secret pour personne au jour d’aujourd’hui, puisque plusieurs journaux privés avaient eu à en faire écho, ou encore attaquer en justice pour propagation de fausse information et diffamation? Qu’on le veuille ou non, la presse continuera de jouer son rôle de sentinelle pour amener les hommes sans foi ni loi à une autocensure en amont.

Nous comprenons que là où se trouve notre ex-confrère Philipe Evégnon, il n’a pas les mains libres et ne peut que recevoir des ordres à exécuter. Seulement nous avons été très amusé quand il déclare dans sa correspondance: «pire, lesdits éditoriaux portent souvent gravement atteinte à la dignité d’honnêtes citoyens».Qu’on nous dise qui sont ces honnêtes citoyens dénoncés pour leurs mauvais comportements dans la société depuis toujours et qui n’ont jamais pu avoir le courage de montrer le bout du nez, se contentant parfois de raser les murs. Est-ce le Ministre qui lui a dit qu’il est un citoyen honnête et qu’il a une dignité? Oubien c’est lui-même qui le dit à sa place? Alors attention! Au travail, Monsieur Evégno et que chacun fasse le travail qui le concerne! Que les ministres, serviteurs du peuple fassent bien leur travail, le président de la HAAC, le sien et les journalistes aussi le leur, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes! Pour nous, les citoyens honnêtes qui ont une dignité à protéger, nous n’avons pas besoin d’une loupe pour les déceler; nous les jugeons par leurs actes dont nous avons les échos. Alors, à notre ex-confrère, nous demandons de bien faire son travail en dépit des pesanteurs et surtout, de ne pas aller dans le sillage de son prédécesseur Combévi Georges Agbodjan qui avait commis trop de gaffes et de zèle pour rien.

Qui peut oser dire que les dénonciations de la presse libre au Togo ne contribuent pas efficacement et petit à petit aux changements de comportements dans le pays? Rappelons-nous que, pour que le Ministre de la fonction publique en arrive à publier les résultats du dernier concours de la fonction publique, il a fallu que la presse dénonce la rétention des résultats dudit concours passé depuis plusieurs mois. Tout dernièrement aussi, il a fallu que la presse dénonce la vacance au sommet de la CNDH pour que rapidement, on mette en place un nouveau bureau, etc, etc ... Alors, que ce monsieur contribue à affaiblir la verve des combattants de l’injustice, du pillage, de la gabegie et du gaspillage dans notre pays, serait criminel de sa part. Et nous l’invitons à se ressaisir. Quand il arrivait à la HAAC, nous savions que notre confrère ne réussirait à surprendre personne agréablement. C’est le contraire qui nous aurait surpris et voilà qui arrive si bien. Il n’est pas à son premier coup.

La pertinence des analyses et des réflexions ainsi que l’impartialité des critiques, le tout assaisonné et soutenu par des citations d’écrivains, philosophes, penseurs et hommes politiques de renom qui ont fait leur temps et dont les idées-forces continuent de mener le monde moderne, ne laissent personne indifférent. Au jour d’aujourd’hui chacun de nous presque, sait ce qui est bon à faire dans nos sociétés, dans la vie civile, militaire, religieuse comme politique et ce qui ne l’est pas, surtout si l’on est un homme public, si l’on est un Ministre, donc serviteur du peuple. Quand on est censé focaliser l’attention des autres sur soi, il y a des choses, des erreurs à ne pas commettre. Et si vous vous y aventurez et que vous êtes dénoncé, alors vous n’avez qu’à vous en prendre à vous-­même, pas à celui qui vous dénonce.

«Ce qui semble faire la force et la crédibilité des éditoriaux de notre confrère, c’est entre autres, son impartialité et l’objectivité qui les caractérisent, à cela il faut ajouter aussi l’opportunisme et la pertinence des sujets traités  à telle enseigne qu’après les avoir écoutés, vous avez l’impression que dès demain vous avez la solution aux problèmes qui minent le pays et dont nous souffrons tous», nous déclarait en privé un confrère de radio le vendredi dernier.

Nous allons prendre l’aspect impartialité et dire que nous avions suivi un éditorial de l’après élection du nouveau bureau de la FTF et le lendemain, nous avions appelé M. Lawson-Drackey pour le féliciter. A s’y méprendre, on serait tenté de penser qu’il prenait parti pour Rock Gnassingbé vomi à un moment donné par tous. Son impartialité dans le traitement de ses dossiers, est une invite à tous et à chacun de bien faire pour mériter mieux qu’une critique acerbe. «Je ne connais pas de fils d’Eyadèma tout comme je ne connais pas de fils à Sylvanus Olympio, pour moi, ce sont les actes posés qui m’intéressent, je les dénoncerai si cela venait même de mes propres parents au gouvernement, tout comme je féliciterai les Gnassingbé s’ils posent de beaux actes». Nous allons terminer en laissant cette déclaration du confrère à votre appréciation.  Il nous l’a confiée au cours d’une brève conversation concernant la sanction de la HAAC. Nous osons croire que lesautorités feront l’effort de revoir cette décision car leséditoriaux pareils sur cette radio constituent un baromètre par lequel on peut juger de la volonté de démocratisation dans le pays. L’important demeure l’effort que chacun doit faire à son niveau pour se sortir des vilenies qui ont cours depuis des lustres. Sous le Gal Eyadèma, comme sous son fils, on a l’impression que le dénominateur commun c’est le refus obstiné du pouvoir qui régente la vie nationale depuis 1963 d’accepter de s’améliorer à travers les critiques. Pourquoi ne pas faire mieux pour récolter des acclamations plutôt que faire mal et refuser d’être critiqué? «Togbui» Gnassingbé II a tout intérêt à demander au responsable actuel de la HAAC de jouer son vrai rôle à la tête de cette institution, car ceux qui ont insisté pour qu’elle change de look, nous surveillent. Alain SIMOUBA

Elections législatives / Des fraudes en perspective

Les avantages et les inconvénients de l’emprunt ou de l’achat des Kits

«Les Parties prenantes au Dialogue conviennent d’instituer une carte d’électeur infalsifiable et sécurisée», précise le point 1-2-6 de l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006. Bien que ce soit clair dans l’esprit de tous, les représentants du RPT, de la CPP, du PDR et du REFAMP-Togo à la CENI ont usé du dilatoire en arguant qu’une « carte d’électeur infalsifiable et sécurisée » ne signifie pas qu’elle devrait nécessairement porter une photo. Ils avaient opté pour l’ancien système de recensement avec son cortège de violences. Nous avions écrit à l’époque que c’était une manœuvre orchestrée à dessein par le RPT et ses béquilles pour, se fondant sur le problème de temps, bâcler l’organisation des élections. Aujourd’hui, les faits semblent nous donner raison.

En effet, la question de la carte d’électeur avec ou sans données biométriques du titulaire a beaucoup retardé les travaux de la CENI. Et ce n’est qu’ à sa troisième session que le Comité de Suivi a tranché en faveur de la production de cartes avec photo numérisée et l’utilisation des «Kits mobiles d’enregistrement biométriques» pour l’identification des électeurs et pour l’établissement du fichier électoral. Selon certaines indiscrétions, lors des séances de travail que les experts du PNUD et de l’UE ont eues avec les membres de la CENI, l’idée d’achat  des Kits était acquise. Les discussions se poursuivaient même au sein de l’institution chargée d’organiser les élections quand le gouvernement décida en conseil des ministres l’emprunt des Kits de la République Démocratique du Congo (RDC), prenant ainsi la CENI de cours. C’était même par voie de presse que certains membres ont appris cette décision qui les concerne au premier chef. Cette démarche du gouvernement constitue une violation flagrante de l’APG et un empiètement sur les prérogatives de la CENI. Nous avons dénoncé en son temps cet état de chose.

Après avoir bloqué les travaux pendant plusieurs mois, le RPT met aujourd’hui en avance le temps pour justifier l’emprunt des Kits de la RDC. On soutient aussi  que les moyens financiers font défaut et que c’est «en agissant en bon père de famille que le gouvernement a pris cette décision» (Gilbert Bawara sur Radio Nostalgie samedi 03 mars dernier).

En appréciant les avantages et les inconvénients des deux scénarios (achat et emprunt) considérés par la CENI pour l’acquisition des Kits d’enregistrement biométriques, on se rend compte que  l’option achat est la meilleure. Ses avantages sont plus importants  que ses inconvénients. Il n’y a que deux inconvénients pour l’achat des Kits : le temps de livraison relativement élevé et le coût qui est plus important. Par contre, les inconvénients sont pléthoriques contre seulement quatre avantages dans le cas de l’emprunt. Pourtant, c’est cette mauvaise option qui enchante le RPT. N’y a-t-il pas alors anguille sous roche ? Si on a à cœur l’organisation d’élection libre et transparente, pourquoi préfère t-on passer par des voies tortueuses?

Avec l’emprunt des Kits, la vigilance doit être de mise dans le camp de l’opposition et des partenaires du Togo. Quand le RPT s’accroche à quelque chose, il ne le fait pas fortuitement. R.K.

Scénario 1: Emprunt de 1890 kits de la RDC

Avantages

- Acquisition rapide: Pas d’appel d’offres international requis pour l’acquisition des 1890 kits
- Moins coûteux dans l’immédiat et si l’on considère seulement les élections législatives
- Concept de Coopération Sud Sud très intéressant et de toutes les manières à considérer dans le futur
- Nombre de kits/ électeurs proportionnés par rapport à des opérations similaires.

Inconvénients
- Kits à devoir être acheté de toutes les manières pour le futur mis à jour du fichier électoral pour les élections municipales et pour l’émission de carte d’identités.

- Disponibilité du nombre total de kits à emprunter est à confirmer (mise à jour du fichier électoral congolais en vue des élections municipales RDC prévue en 2007)

- Fonctionnement des 1890 kits à vérifier sur place en RDC

- Gestion interinstitutionnelle et inter­organisationelle de l’opération. Accords entre Délégations de la CE RDC et Togo, avec les Bureaux du PNUD RDC et TOGO. Accords CEI-RDC-CENI-TOGO et Gouvernements RDC-TOGO

- Gestion logistique de l’opération très lourde pour la sélection des kits en état de marche et transport de la RDC au Togo et du Togo à la RDC. Un avion Cargo devrait être utilisé en raison du volume. IAPSO est en train de calculer la somme exacte. On estime un coût Aller/Retour à 500 000 dollars.

- Contracter une police d’assurance durant l’utilisation des kits au Togo, estimée par IAPSO à 1% de la valeur totale actuelle des 1890 Kit selon sa valeur réactualisée pour être préparée par le PNUD-­RDC

- Générateur RDC= Générateurs 2 temps: mélange essence/huile qui s’est avéré difficile à gérer pendant l’enregistrement en RDC.

- Appel d’offres nécessaire pour l’acquisition des consommables (cartes électeurs, cartouches encres, CD etc) de même que pour concevoir le logiciel d’enregistrement adapté aux besoins togolais. En RDC 500 US ont été facturé pour chaque Kit. L’appel d’offre demande au moins  5 semaines.

- Logistique: les consommables et le logiciel devront être intégrés dans  les kits localement au Togo avant la formation et leur distribution sur le terrain (Durée appel d’offre 5 à 6 semaines)

- Un nouveau logiciel doit être développé et installé pour l’enregistrement au Togo

- Le logiciel installé en ce moment sur les kits RDC est propriété du prestataire de services qu’avait remportés le marché (ZETES). Leur accord ou intervention serait nécessaire pour adapter le nouveau logiciel.

- Il serait préférable de toutes manières de pouvoir préparer un nouveau logiciel pour le Togo vu qu’il semble que les temps pour et les coûts de l’adaptation ou de conception sont pratiquement les mêmes. (2 semaines + 500 US par machine)

- Les kits devront être retournés en RDC à la fin de la période d’enregistrement.

- Contrat nécessaire pour le recrutement d’un prestataire de services pour la formation, et la maintenance.

Scénario 2: Achat de 1890 kits

Avantages
- Possibilité de mener une opération pilote qui sert de test de validation des kits en conditions réelles (en RDC ce test a exclu pour non fonctionnement l’offre sélectionné sur base de dossier. Ce test est très important du point de vue opérationnel.

- La médiatisation de l’opération pilote contribue aussi à rassurer la population sur la transparence du processus électoral. L’utilisation de cette solution faciliterait des synergies avec le Centre National Togolais de Documentation (qui en fait la demande) chargé de produire les cartes nationales d’identité et surtout la mise à jour du fichier électoral pour les élections municipales de 2008 et plus en général pour les prochaines échéances électorales togolais dans une perspective de pérennisation des acquis.

- L’utilisation des kits pour l’établissement du fichier électoral pour les élections législatives de 2007 et pour sa mise à jour en vue des élections municipales 2008 aurait un effet amortisseur sur les coûts.

- Nombre de kits/électeurs proportionné par rapport à des opérations similaires;

- Développement des capacités à long terme de la CENI qui devrait collaborer avec PNUD et IAPSO sur les spécifications des kits et sur les services d’assistance

Inconvénients
- Temps de livraison relativement élevé: 12 semaines (y inclus appel d’offre).

- Coût plus important si l’on considère seulement les élections législatives 2007, moins élevé si l’on considère la mise à jour du registre pour les élections municipales et émissions cartes d’identités.
           
Rapport de la mission conjointe CENI-Gouvernement en RDC

1- A la suite des demandes d’appui électoral du Gouvernement du Togo adressées au PNUD et à la Commission Européenne (CE), une mission d’évaluation a été organisée à Lomé par la Division d’Assistance Electorale (EAD) des Nations Unies (NU) du Département des Affaires Politiques à New York. La mission avait pour objectif principal l’évaluation de l’environnement politique général afin de déterminer si une assistance électorale des Nations Unies était possible.

2- A la suite de l’avis de cette mission, une autre mission conjointe CE-PNUD de formulation a été menée entre le 23 janvier et le 6 février 2007. Cette mission a discuté avec la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) des prévisions de dépenses pour les opérations des élections législatives anticipées et de celles municipales en 2008 et du projet de chronogramme des opérations électorales. A la suite de ces discussions, la mission UE-PNUD a pu déterminer, en collaboration avec la CENI et le Gouvernement, les domaines d’assistance électoral et préparer le document nécessaire à l’approbation du projet PEACE, Project d’Enregistrement et d’Appui au Cycle Electorale du Togo.

3- Dans le contexte de l’enregistrement des électeurs, l’un des désaccords persistant depuis l’entrée en fonction des membres de la CENI, portait sur la question de la carte d’électeur avec ou sans données biométriques du titulaire. L’Accord Politique Global spécifie en effet l’utilisation d’une «carte d’électeur infalsifiable et sécurisée». Le Comité de Suivi a tranché en faveur de la production de cartes avec photo numérisée et l’utilisation des «Kits mobiles d’enregistrement biométrique» pour l’identification des électeurs et pour l’établissement du fichier électoral.

4- Il faut souligner que le Kit d’enregistrement biométrique est un système intégré mobile et compact comprenant un matériel informatique et le logiciel nécessaire pour procéder à l’identification des électeurs. A la base, il s’agit d’une mallette robuste pouvant contenir les éléments nécessaires à l’identification biométrique :
. un ordinateur portable avec son système d’exploitation installé
. une application logicielle de collecte de données alphanumériques et biométriques
. une Webcam ou un appareil photo numérique
. un capteur d’empreintes digitales,
. une imprimante à jet d’encre permettant la production d’une carte d’électeur sécurisé à délivrer in situ lors de l’enregistrement. Cette carte doit reprendre les principales informations saisies au cours de l’enrôlement.

5-L’option envisagée par la CENI et le Gouvernement pour l’acquisition de ces kits en prenant en compte les aspects financiers, juridico administratifs et le chronogramme des opérations électorales est l’emprunt des kits similaires déjà utilisés avec succès en République Démocratique du Congo.

6-Ces kits ont été acquis dans le contexte du Projet d’Appui au Processus Electoral de la RDC financé par un panier géré par le PNUD. L’adoption de cette solution visera une utilisation ponctuelle pour établir le fichier électoral pour les élections législatives 2007 au Togo.

7- Dans ce contexte, il a été convenu qu’une mission conjointe de la CENI, du PNUD  Togo et PNUD Bruxelles, du Ministère de la Coopération ainsi que du Ministère de l’Administration du Territoire se rende à Kinshasa en vue de l’évaluation des dispositions nécessaires pour la réalisation de cette opération.

8- La mission s’est déroulée du 17 Février au 23 Février et a eu plusieurs rencontres  et séances de travail avec les autorités congolaises, le PNUD RDC, la Délégation de la Commission Européenne ainsi que la CEI Congolaise. Ces séances de travail qui ont impliqué aussi bien les décideurs que  les techniciens de la CEI, de la MONUC et de l’APEC ont visé principalement à évaluer la faisabilité de l’opération d’emprunt des kits et à en déterminer les conditions de réalisation.

9- Au terme des diverses discussions entre les différentes délégations, un accord de principe est convenu sur les points essentiels suivants:

. Le PNUD RDC prendra urgemment les dispositions pour le transfert de la propriété de tous les kits à la CEI Congolaise afin de rendre possible cette opération de prêt ;

. La CEI Congolaise accepte de prêter à la CENI Togolaise 3000 kits dont 2500 seront complets et testés en bon état de fonctionnement et les 500 autres incomplets à reconditionner sous la responsabilité du gouvernement togolais ;

. Le gouvernement Togolais prendra les dispositions et financera l’acheminement de ces kits sur Lomé pour les mettre à la disposition de la CENI, puis leur retour sur Kinshasa ;

. Le gouvernement Togolais et la CENI seront responsables des dispositions nécessaires : afin defaire développer le logiciel nécessaire au fonctionnement de ces kits dans le contexte togolais, suivant les spécifications de la CENI. Sur cette activité, la Division Electorale de la MONUC, le PNUD Togo, le PNUD RDC et le PNUD Bruxelles pourraient donner un appui ou une  expertise technique si demandée                                                   

. Le PNUD Togo et le PNUD RDC collaboreront, selon les besoins, pour mettre à la disposition de la CENI Togolaise l’expertise technique acquise par l’équipe du CNT (Centre National de Traitement) et la coordination des opérations techniques congolais en vue de l’établissement du CNT Togolais et la facilitation de sa prise en main de cette technologie. Cette assistance technique se fera dans le cadre des activités de l’Unité de Gestion du Projet PEACE Togo.

10- Cette opération représentera une première expérience de transfert de la technologie et méthodologie de l’enregistrement biométriques des électeurs d’un pays africain à un autre. Le transfert  se réalise grâce à deux projets géré par les bureaux du PNUD RDC et Togo selon le partenariat stratégique établi avec la Commissionne Européenne et qui a été défini par la signature des «Orientations Pratiques pour la Mise en Oeuvre des Programmes et Projets d’Assistance Electorale» entre l’Administrateur Adjoint du PNUD, Ad Melkert, et le Directeur Général de EuropeAid, Koos Richelle, le 21 Avril 2006 à Bruxelles. Dans ce contexte, il y faudra envisager les scénarii suivants possibles:

Scénario 1

11- Le Gouvernement Togolais et la CENI se chargent sur fonds propres de faire réaliser l’opération d’acheminement des kits empruntés. Un test complet des kits sera effectué à Kinshasa sous  la responsabilité de la CENI et du gouvernement Togolais, avant leur embarquement pour Lomé. La CEI et le PNUD apporteront un appui technique pour la réalisation de cette opération qui sera financée par le  gouvernement Togolais. Le coût indicatif est évalué à 19 USD par kit. La CENI donnera les indications pour leur adaptation au contexte togolais. Dans cette hypothèse, le Gouvernement Togolais et la CENI se porteraient alors responsables entièrement des opérations suivantes:

. De conclure un contrat de gré à gré ou lancer un appel d’offre pour faire développer le logiciel d’enrôlement conforme aux spécifications togolaises, la CENI devant être propriétaire du code source de ce logiciel et des licences associées au développement de ce logiciel :
. Faire tester le fonctionnement des kits à Kinshasa
. Palettiser et embarquer les kits
. Transporter les kits de Kinshasa à Lomé
. Depalettiser et réinitialiser chaque kit aux spécifications togolaises.
. Dispatcher les kits vers les centres d’enregistrement
12-Et après la clôture de l’enrôlement des électeurs, l’opération inverse devra  être réalisée pour restituer les kits à la CENI Congolaise, à savoir:
. Rassembler les kits des centres d’enregistrement vers Lomé.
. Désinstaller le logiciel d’enrôlement PEACE Togo sur ces kits·
.Tester le bon fonctionnement de chaque kit
. Palettiser et embarquer
.Transporter de Lomé à Kinshasa
. Depalettiser
. Rembourser des kits manquants et défectueux

13- Dans ce scénario, le PNUD n’étant pas impliqué dans la passation de marché pour les phases critiques d’acheminement des kits, de conception du logiciel et de réinitialisation des kits, le gouvernement togolais et la CENI pourront, en usant de la souveraineté de l’Etat Togolais, désigner une société pour mener cette opération de manière accélérée, sans passer par un appel d’offres.

14- Le rôle stratégique du PNUD Togo dans ce scénario consiste en la mise à disposition de la CENI Togolaise de l’expertise des techniciens du CNT congolais, en contrat de consultance ou de transfert temporaire du personnel technique du PNUD ou de la MONUC pour aider à anticiper sur les problèmes éventuels liés aux nouvelles spécifications du kit. Puisqu’il s’est avéré que le CNT Congolais a dû développer des solutions de contournement des problèmes rencontrés sur ces kits, l’expérience du personnel technique du CNT Congolais pourra permettre de limiter le plus possible ce genre d’inconvénient dans le cas Togolais, soit par anticipation des problèmes éventuels, soit en aidant le nouveau CNT Togolais dans l’élaboration des solutions de parade aux problèmes qui surviendraient.

Scénario 2

15- Le gouvernement Togolais et la CENI se chargent, sur fonds propre, de l’opération d’acheminement des kits empruntés, dans le but d’accélérer le processus d’enrôlement. La même procédure pour le test et l’acheminement du scénario 1 s’applique ici, à l’exclusion de l’opération de réinitialisation. Dans ce scénario, le gouvernement chercherait donc à gagner du temps en attendant la mobilisation des ressources du projet PEACE Togo.          

16- Pour permettre que ce gain de temps soit effectivement capitalisé, le PNUD Togo dans le contexte du projet PEACE devra prendre les dispositions nécessaires pour conduire le processus de réalisation du logiciel de réinitialisation des kits le plus rapidement possible. Conformément aux procédures du PNUD, un appel d’offre international devra être lancé à cet effet à travers IAPSO. Le PNUD Togo devra anticiper sur cette tâche en élaborant le cahier des charges en collaboration avec le CNT et la coordination des opérations de terrain de la RDC, en suivant les indications de la CENI Togo, et lancer l’appel d’offre dans un délai de 30 jours maximum.

17- Il faut souligner que:
. Toute société spécialisée dans la conception de logiciel d’enregistrement des électeurs devrait être en mesure de pouvoir réaliser la conception d’un logiciel adapté au kit et au contexte togolais avec l’appui du CNT. II sera toutefois nécessaire pour ces sociétés d’acquérir auprès de la compagnie Cross Match Technologies GmbH la licence d’utilisation du kit de développement de logiciel permettant de piloter l’exploitation du lecteur d’empreinte digitale contenu dans ce kit.
. Le scanner d’empreinte digitale livré avec ce kit est d’un modèle obsolète dont la fabrication est            discontinuée.
. Les prestataires en concurrence pour la proposition de réinitialisation des kits devront donc se voir mis à. disposition un modèle du kit le plus tôt possible en vue de leur permettre de développer leur logiciel à proposer, adapté à ce kit en particulier.
. L’expérience du .CNT peut être capitalisée par la CENI Togolaise mais elle devra s’attendre à faire face à des problèmes inédits auxquels il faudra trouver des solutions inédites.

La Mise en place du Centre National de Traitement
18- De l’expérience congolaise, il ressort que la mise en place du CNT en amont de toute l’opération est extrêmement importante. Les déboires connus par la CEI faute d’avoir réalisé son opération dans cette séquence sont énormes.            .
19- Ceci implique que le PNUD doit en priorité programmer cette opération en parallèle avec l’opération de rapatriement des kits. Les montants nécessaires pour monter l’équipement du CNT ne sont pas exorbitants et cette opération pourra par exemple faire partie des activités pré financées.

Réunion de mise au point du 20 Février 2007
20- La réunion s’est tenue au bureau de l’Abbé Malu Malu, président de la CEI congolaise. Etaient présents :
1. L’Abbé Malu Malu, Président de la CEI
2. Potopere Tozim, Président de la CENI Togolaise
3. Gilbert Bawara, Le Ministre Togolais de la coopération
4. Ahoumey Zunu, Ministre Togolais de l’Administration du Territoire
5. Béchir Bungu, Directeur National des Opérations a.i. du BNO de la CEI
6. Raphaël Sambiani, Membre de la CENI Togolaise
7. Sibabi Boutchou, Membre de la CENI Togolaise.
8. Blé Kacouchia, Chef des opérations de la Division Electorale de la MONUC
9. Simon-Pierre Nanitelamio, Conseiller Technique Principale du Project l’APEC
10. Fabio Bargiacchi, Senior Electoral Assistance Spécialist, PNUD Bruxelles
11. Alexandre Pouyo, PNUD Lomé

21- Ouvrant la réunion, l’Abbé Malu Malu a exposé le contexte de la mission de la délégation togolaise venue partager l’expérience de la RDC en matière électorale, notamment en ce qui concerne le processus d’enregistrement des électeurs. En louant cette initiative, il a expliqué aussi que la démarche de la délégation togolaise vise aussi à concrétiser la demande faite par le gouvernement togolais pour l’emprunt des kits d’enregistrement. L’Abbé a précisé que cette demande portait initialement sur le nombre de 2000 kits, mais que ce chiffre est maintenant revu à la hausse, à savoir 2500 kits complets fonctionnels, auxquels s’ajouteraient 500 kits Incomplets.

22- Le nombre de kits actuellement rassemblé à Kinshasa serait de 3500 Kits, a précisé le CTP de l’APEC. L’Abbé a expliqué le besoin de la CEI Congolaise de garder au moins 1000 kits opérationnels au niveau de l’APEC en prévision d’éventuel besoin dans le cadre de l’opération de mise à jour de la liste électorale en cours pour préparer les élections locales en RDC. Le CTP de l’APEC a précisé que l’opération de rapatriement des kits sur Kinshasa se poursuivait. Un chiffre plus précis des kits disponibles sera communiqué le Jeudi 22 Février pour la réunion du comité de pilotage prévue pour le Vendredi 23.

23- Les ministres togolais ont tenu à remercier la CEI pour cette disponibilité et salué ce cas exemplaire de coopération Sud-Sud. Ils ont ensemble souhaité que les démarches en vue de la mise à disposition des kits soient les plus rapides possible compte tenu du délai très court dont disposent le gouvernement togolais et la CENI togolaise pour conduire à bout les législatives 2007. L’Abbé a rassuré que les dispositions sont en train d’être prises dans ce sens. Il a expliqué que la prochaine étape consiste à faire entériner la demande de la délégation togolaise par le comité de pilotage qui va se réunir le vendredi 23, comité au sein duquel il n’entrevoyait aucune résistance ou réticence à cette démarche de prêt des kits. Une fois la décision du comité de pilotage consignée dans le rapport de réunion, le PNUD Kinshasa devra procéder à la cession des kits au gouvernement congolais qui à son tour les prêtera à la CENI togolaise.

24- Parlant au nom du PNUD, Fabio Bargiacchi a alors évoqué le problème de logistique lié au transport et à la réinitialisation des kits, et demandé les dispositions que le PNUD Togo devra envisager pour appuyer ces opérations. Les Ministres ont assuré que le gouvernement togolais est en train d’envisager les dispositions à prendre pour faire acheminer les kits à Lomé. Le Ministre de la coopération a aussi expliqué que l’opération de réinitialisation des kits devra se dérouler à Lomé, avec une société sélectionnée par un contrat gré à gré ou par appel d’offres, qui devra travailler avec la CENI à adapter les kits aux spécifications togolaises. Concernant le transport, le Ministre de la Coopération a pris note de l’estimation de IAPSO communiquée par Fabio Bargiacchi et expliqué que le gouvernement togolais explorait les différentes possibilités, y comprise celle du recours aux services de la MONUC, pour l’acheminement des kits sur Lomé aux frais du Gouvernement Togolais.

25- Il a été effectué une visite des entrepôts des kits par les deux Ministres le 22 Février et par la délégation de la CENl le 23 Février. Le CTP de l’APEC a pris les dispositions aussi bien pour cette visite que pour les détails complémentaires à communiquer aux deux délégations et au comité de pilotage le vendredi 23 Février pour permettre d’accélérer la procédure de cette transaction.

26- La visite des 3 membres de la CENI Togolaise a été mise à profit pour suivre des séances de formation et de démonstration sur le processus d’enregistrement des électeurs avec kit biométrique et de production des listes électorales. En outre, une visite sur le terrain à Matadi dans la province du Bas­ Congo leur a permis de toucher du doigt la réalité du travail d’enregistrement des électeurs effectué par les démembrements de la CEI au niveau local.

27- La délégation togolaise a, en outre, demandé et obtenu que 2 kits soient d’ores et déjà remis à la CENI et ramenés à Lomé pour servir non seulement de démonstration concrète aux membres de la CENI, mais aussi pour une présentation publique aux médias togolais par anticipation de la campagne de sensibilisation.

28- La délégation togolaise a remercié les autorités électorales congolaises, les partenaires au développement pour leur disponibilité et l’attention particulière accordée aux besoins du Togo pour le bon déroulement de son processus électoral.

Fait à Kinshasa, le 23 Février 2007

Sans détour

L’opposition s’endort

«Ne songez qu’à soi et au présent, source d’erreur dans la politique» (Jean de La Bruyère, Les Caractères)

Depuis le déclenchement du processus démocratique au Togo, des observateurs avisés ont toujours appelé à une unicité d’action de l’opposition. Un chef de parti politique avait même repris cette option en son compte avec le slogan «la démocratie d’abord, le multipartisme ensuite». Tout en souhaitant une union forte de l’opposition, chacun des leaders voulait en être le grand bénéficiaire. C’est à partir de ce moment que le problème de leadership a commencé à ronger l’opposition. La parenthèse de 1994 qui a vu celle-ci gagner une élection sur la «Terre de nos aïeux» a été mal gérée. A ce niveau aussi, le problème de leadership s’est posé et feu Eyadèma avait choisi le mauvais pion pour saborder ce beau succès de l’opposition. Les élections présidentielles de juin 1998 n’ont rien changé à la situation qui prévalait. Les choses se sont plutôt dégradées et les leaders de l’opposition ont continué à se regarder en chien de faïence.

La Coordination des Forces Démocratiques (CFD) créée à la veille des législatives anticipées d’octobre 2002 n’a été qu’une structure de façade. Les intérêts particuliers ont très vite pris le pas sur l’intérêt général. Conséquence, aux élections présidentielles du 1er juin 2003, on dénombrait cinq candidats issus de la coordination en face du Général-Président qui rempilait et d’un candidat indépendant en la personne de Nicolas Lawson. Et quand Dahuku Péré du PSR et du courant des rénovateurs du RPT, et Bob Akitani revendiquaient leur victoire dans leur Etat-major respectif, feu Eyadèma et ses fidèles avaient mis en branle leurs machines à fraudes et attribué après coup à chacun des concurrents le pourcentage qu’ils voulaient. Celui qui avait déclamé « Gbogboyagbo» de Djankassé à Cinkassé était tombé «gboya» avec un score voisin de 0%. C’était le début de son crépuscule. Le fameux «Marcoussis préventif» et ces histoires de «retrait momentané de la scène politique» n’eurent aucun écho et quelques mois plus tard, il rejoint ses anciennes amours en compagnie de son ami du PDR. Ces deux «opposants» ont fait leur choix.

Les trois principaux partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC) étaient censés amener les Togolais au changement tant désiré. Quel Togolais n’avait pas apprécié la Coalition qui avait été mise en place et qui avait présenté un candidat unique à la présidentielle d’avril 2005 ? Mais cette dynamique avait pris de l’eau puisque  les dissensions ont vu le jour dès le lendemain du scrutin. Point n’est besoin de revenir sur les coups bas et les commérages qui font leur petit bonhomme de chemin. Le fait que le CAR et la CDPA soient au gouvernement n’est pas une mauvaise chose en soi. Ceci devrait permettre de changer les choses du dedans pendant que l’UFC met la pression de l’extérieur. C’est un scénario idéal pour pousser le RPT à organiser pour une fois au Togo, des élections libres et transparentes. Mais à quoi assiste-t-on ? A des polémiques vaines. Chacun attend ces législatives pour jauger sa popularité et régler une fois pour de bon le sempiternel problème de leadership. C’est l’unique préoccupation dans tous les Etats-majors des trois partis de l’opposition. Pendant ce temps, le RPT et ses satellites activent leurs appareils à fraudes. Zeus AZIADOUVO

Un ministre zélé dans ses œuvres

Gilbert Bawara nourrit une haine viscérale contre l’UFC

L’actuel ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, était un illustre inconnu au Togo. Ce n’est qu’après la présidentielle controversée d’avril 2005 qu’il a commencé à faire parler de lui. Au début, il ressassait à qui voulait l’entendre qu’il n’était pas du RPT et qu’il était une personnalité indépendante. Mais depuis le dernier congrès du parti au pouvoir, il est devenu l’un des membres de son Comité central. «A un moment donné, il faut  se jeter à l’eau», soutient-il. C’est avec son manteau de militant RPT et de ministre de la Coopération du NEPAD qu’il a été invité dans l’émission «Rendez-vous de la Rédaction» sur la Radio Nostalgie du samedi 03 mars 2007. Les points centraux de cette émission étaient les élections législatives qui s’annoncent, la réforme de l’armée, le RPT et la coopération UE-Togo.

Comme d’habitude, c’est un ministre zélé, hautain et suffisant que nous avons suivi. Durant toute l’émission, il ne faisait que louer feu Gnassingbé Eyadèma qui avait fait ceci ou qui avait telle vision pour le pays. Il voulait donner des leçons de démocratie aux autres partis alors que son RPT n’a jamais gagné honnêtement des élections au Togo.

A une question des journalistes sur une remarque de M. Atsutsè Agbobli, remarque selon laquelle ce serait malheureux que les Togolais votent le RPT après 40 ans de règne de ce parti, le ministre était sorti de ses gonds. «Dites-moi ce que celui-là a apporté à son pays à part certains articles incendiaires!», protesta-t-il. Et quand les journalistes rectifièrent en disant que M. Atsutsè Agbobli a été ministre, il persista que ce dernier n’a rien fait pour son pays.

A propos, qu’est-ce que lui, Gilbert Bawara, peut se targuer d’avoir apporté aux Togolais ? Le mensonge sur la coopération UE-Togo ? En tant qu’ordonnateur des fonds de l’UE, combien le Togo a-t-il déjà reçu dans le cadre de la supposée reprise de la coopération? Qu’est-ce qui a changé dans le vécu quotidien des Togolais depuis que lui et Louis Michel ont commencé à leur rebattre les oreilles avec ces histoires de «sommes colossales» à prendre? Rien. Sur Radio Nostalgie, le ministre s’est seulement contenté de dire que les règles de l’UE sont tellement rigides et complexes et qu’il faut un peu de temps. «Entre le moment où une reprise est annoncée et le moment où les populations peuvent percevoir cette reprise, il s’écoule un temps long», conclua-t-il. Ce temps c’est une éternité et rien ne changera dans la vie des Togolais surtout que dans cette affaire de coopération UE-Togo, il y a des histoires de sous-traitance. Allez-y comprendre quelque chose.

En outre, durant toute l’émission, le ministre zélé a déversé sa bile sur l’Union des Forces de Changement (UFC) et son président Gilchrist Olympio. Gilbert Bawara nourrit une haine morbide contre l’UFC. Pour lui, ce parti est la source de tous les malheurs des Togolais. Toutes ses interventions  se terminent par des attaques haineuses contre d’autres Togolais qui sont aussi de ce parti. «Qu’est-ce qui risque d’arriver  si l’UFC a la majorité? Est-ce que nous n’allons pas dilapider, ruiner tous les efforts qui ont été consentis depuis avril 2005, pour apaiser le pays, pour amorcer la réconciliation nationale. Ils ont envie de changer tout ; ils ont envie de changer la Constitution. Peut-être même on va changer la dénomination du pays. Nous ne serons pratiquement plus des Togolais. Tel que je perçois en pointillé le programme de l’UFC, il y a une aventure dans laquelle nous serons tous avisés de ne pas nous lancer», darda-t-il. Ces propos puants et empreints de mépris viennent de la bouche d’un ministre de la République. Il ajoute que l’attitude de l’UFC, c’est de retourner les Togolais contre eux-mêmes et que sa philosophie est celle de l’affrontement. Ces  déclarations ne constituent-elles pas un appel à la violence. Pourtant, dans le code de bonne conduite de l’APG, les Parties prenantes au Dialogue  «s’engagent à œuvrer pour la sauvegarde de la paix, de la concorde sociale et de l’unité nationale par l’acceptation des diversités d’options politiques et d’opinions et le rejet de la violence sous toutes ses formes». R.K.

Mme Olatokunbo Ige du HCDH-Togo:

«Nous avons la responsabilité de soutenir le processus afin que des élections apaisées, libres et transparentes soient organisées en juin 2007»

Afin de permettre aux citoyens togolais de se familiariser avec les activités de promotion et de protection des Droits de l’Homme, le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) a organisé le 02 mars dernier à son siège une «Journée Portes Ouvertes».

Mme Olatokunbo Ige, Représentante du HCDH-Togo a, à cette occasion, réitéré l’engagement de son institution en faveur des droits de l’Homme et a invité toutes les couches de la population togolaise, à se joindre à l’action du HCDH pour que triomphe à jamais l’idéal des droits de l’homme au Togo.

Les élections législatives s’approchent à grands pas. Pour éviter des violations massives des droits de l’homme que le Togo connaît  de tout temps surtout à l’occasion des processus électoraux, Mme Ige a souligné qu’ils ont «la responsabilité de soutenir le processus en cours afin que des élections apaisées, libres et transparentes soient organisées en juin 2007» et ce, conformément à l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Cet article stipule que «1- toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis
            2- Toute personne a droit à accéder dans des conditions d’égalité aux fonctions publiques de son pays
            3- La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté de vote».

La représentante du HCDH-Togo a déclaré que c’est dans ce contexte que leur bureau en collaboration avec le gouvernement, le système des Nations Unies au Togo et tous les acteurs des Droits de l’Homme s’apprête à mettre en œuvre un Projet pilote d’observation systématique et de proximité des violations des droits de l’homme sur tout le territoire togolais à la veille, pendant et après les élections.

Mme Ige Olatokunbo a tenu toutefois à préciser que l’action du HCDH ne vise pas à se substituer «aux autorités ou au peuple togolais, mais à appuyer et à renforcer la dynamique nationale pour la construction d’un pays meilleur où règnera la paix, la justice et les droits de l’homme».

Rappelons que c’est le 10 juillet 2006 que le Gouvernement togolais a conclu avec le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme un Accord pour l’établissement de son bureau au Togo.

Ce bureau a été officiellement installé le 14 novembre 2006. Il a pour tâches entre autres de:
- Veiller au respect des règles et principes des droits de l’homme et du droit international humanitaire,
- Suivre attentivement la situation des droits de l’homme à travers le pays,
- Conseiller et assister les autorités togolaises dans la mise en œuvre des stratégies visant la promotion et la protection des droits de l’homme au Togo,
- Assister le Gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les différents rapports nationaux et internationaux sur les allégations des violations des droits de l’homme survenues au Togo, ainsi que des vingt-deux engagements souscrits par le Gouvernement avec l’Union Européenne,
- Coopérer avec le Gouvernement dans la mise en application des normes internationales des droits de l’home, notamment des instruments internationaux relatifs auxdits droits ratifiés par le Togo… M.A.

Libertinage

Messe du Mgr Dosseh-Anyron au «Père de la nation»
Le 05 février 2005, le «Perroquet de Pya» selon le «mercenaire au col blanc» Charles Debbasch, s’en est allé. Ses obsèques ainsi que ses interminables funérailles ont toujours été de grands événements. L’année dernière, des funérailles traditionnelles ont été organisées et les forces mortes, pardon vives de tout «Gnassingbéland» s’étaient déplacées sur Pya et Kara-là-bas pour lui rendre des hommages mérités. On se souvient qu’à l’époque le « libéro » avait montré aux Togolais qu’il avait une autre corde à son arc. Il jouait avec art un tam-tam quand son frère de la Fédération Togolaise de «Footaise», le fan de Bella Bellow, exécutait les morceaux de cette dernière. On se souvient aussi qu’à cette cérémonie le ministre Selom Klassou dansait au rythme de «kla, kla,  sou,  sou» de même que sa collègue Sokpo-Diallo qui avait menti plus tard sur le phénomène de «le cri scolaire». Le 05 février dernier, des festivités grandioses ont marqué le deuxième anniversaire de la disparition du «Père de la nation». Et c’est à cette occasion qu’un ancien ministre et aujourd’hui conseiller de «Faure-vi Vodoua», a été amicalement chassé du caniveau familial.

Nous en étions là, quand nous apprenions jeudi 1er mars dernier que l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Robert Dosseh-Anyron, celui qui a officialisé ces histoires de «père de l’indépendance» (Sylvanus Olympio) et de «père de la nation» (Eyadèma ) dans sa fameuse commission de destruction, pardon de réhabilitation de l’histoire, a célébré à Pya une messe sur la tombe du Général-président et qu’après il a été reçu par «Faure-vi». Curieux n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui pouvait justifier cette messe en solo de notre Monseigneur? En tout cas, il a lui-même la réponse: «C’est une messe en signe de reconnaissance au disparu. C’est pour lui témoigner notre amitié, car il aimait beaucoup la liturgie». Ah bon? N’est-ce pas que celui-là était un protestant? De quelle liturgie s’agit-il ? Catholique ou protestante? Même si le Monseigneur d’Anyronkopé dit : « C’est un geste simple et très modeste. Et nous repartons avec un sentiment profondément rassuré dans l’espérance chrétienne que Dieu l’aura accueilli dans sa maison», nous, nous trouvons bizarre et «trizarre» cette célébration version single.

Acharnement contre la DG des Impôts
Nous ne savons pas ce que les «Togovilains» veulent au juste. Ils ressassent à tout moment que les étrangers ont tout monopolisé et qu’ils ne font rien pour développer le pays. Aussi ces derniers n’aiment-ils pas payer les impôts qui servent à faire face aux dépenses publiques. Aujourd’hui que le fisc essaie de mettre de l’ordre dans les choses, ils disent que c’est encore mauvais et que la Dame de fer qui pilote la Direction des Impôts militarise trop la procédure. Pourtant, des sociétés d’Etat à l’instar de la LONATO, de la TdE, des Postes ont été gentiment sommées de payer leurs impôts. Ce qu’elles ont fait. Sur ce point personne n’a trouvé à dire. Quand certaines boutiques de la société Ramco de l’Indopakistanais Ram ont été «ouvertement» fermées pour non payement d’impôt, c’est la presse dans son ensemble qui a salué ça. Plusieurs articles ont été consacrés à ce sujet. Puisque selon les indiscrétions, il n’y aurait même pas 100 000 FCFA sur le compte d’une société qui brasse des milliards «à Togo ici».
Depuis quelques semaines déjà, le Libanais Bassam El-Najjar est touché par cette guerre contre les mauvais payeurs de la République. Il s’est engagé un bras de fer entre lui et la Direction des Impôts. Au lieu que la presse dans son ensemble soutienne cette procédure et demande que les fonds recouvrés soient utilisés à bon escient et que toutes les sociétés soient traités au même pied d’égalité, certains «con-frères» ont encore fait du «bitos» et s’emploient à dénigrer et menacer la Directrice des Impôts. Et souvent, les articles ont la même teneur. On nous dit que pendant des années ces étrangers ont créé des emplois à la jeunesse et qu’ils «ont apporté de leur part au bonheur des populations togolaises». Et alors? Ce n’est pas une raison pour ne pas payer les impôts. Une société qui fait des chiffres d’affaires de plusieurs milliards et qui n’aurait même pas 100 000 F CFA sur son compte bancaire, participe-t-elle au développement du pays? Est-ce qu’en Inde, au Pakistan, en France, au Nigeria, au Niger… on ne paie pas les impôts? Messieurs, cessez de nous amuser.

Silence, la TVT se toilette!
Tous ceux qui ont un poste téléviseur et qui arrivent à capter la TVT «gnassionale» se sont sûrement rendus compte. La Très Vilaine Télévision est en train de s’enjoliver. Elle est en train de prendre un bain digne de ce nom. Un jaloux de ses acquis nous a dit que c’est avec un tonneau de savon liquide et des éponges de fer qu’elle fait sa toilette. Depuis quelques jours, notre TVT devient clean. Le plateau est «joliment joliment» décoré. C’est très bon pour les «zoeils». On voit aussi dans un coin le logo «TVT» clignoter comme le feu jaune qui clignote à chaque «coupement» de courant. Dorénavant, tous ceux qui n’ont pas de montre n’ont qu’à zapper leur télé sur TVT. C’est l’heure pile quoi ! Aucune seconde ne s’y ajoute. Nous sommes heureux pour cette toilette. Mais il reste maintenant beaucoup de choses à faire. Il faut penser à bien regarder dans le personnel pour ne plus nous envoyer n’importe qui pour la présentation du journal. Surtout dans l’édition de  nuit, on voit certaines têtes qui nous «peurent» hein! Il faut également régler le problème des caméras bazooka que la chaîne mère traîne sur les lieux de reportage. Le renforcement des matériels du desk sportif doit être fait pour que les buts que les attaquants togolais marquent avec peine n’échappent plus aux cameramen. Sinon, c’est vilain de dire que Dyto a battu Asko sur un score de deux buts à un et de ne voir que des amortis de tibia et de clavicule en lieu et place des buts marqués.
 
Le «pas-tort» a volé un portable cellulaire 
Décidément, les «pas-torts» ne cessent de nous «tonner». Ils sont dans tous les coups. Ils escroquent  les «ignorants», «gnapent» les femmes d’autrui en désordre et comme si cela ne suffisait pas, ils sont devenus également «fianfi» (des voleurs quoi). Incroyable mais vrai ! L’un d’eux a été arrêté le samedi 03 mars à Bè Kpota. Le  pas-tort» en question s’appelle Em…Tous ceux qui habitent ou qui visitent souvent le quartier doivent le connaître.

Entre-temps, il aidait un autre «pas-tort» à prêcher  la mauvaise, pardon  la bonne nouvelle dans une des grandes églises du quartier Adakpamé. Mais depuis le mois de septembre, le soi-disant «pas-tort» a cessé de prêter main forte à son mentor. Il a ouvert lui-même une église dont nous taisons le nom ici à Bè Kpota non loin du centre de formation de transit La Clé. Et c’est là où il trompe, que dis-je, il enseigne les paroles bibliques à une dizaine de personnes chaque dimanche et parfois les mardis et les jeudis soirs.

Le bonhomme a loué une pièce dans une maison située également dans le quartier. Le samedi nuit aux environs de 23 heures, notre «pas-tort» s’est réveillé de sa chambre pour espionner sa voisine. Et comme la voisine dormait la porte de sa chambre ouverte à cause de la chaleur, notre «pas-tort» prend son portable cellulaire et ressort aussitôt. Un apprenti maçon qui habite également la maison, l’a vu sortir de la chambre à grands pas. Le dimanche (hier) matin, la malheureuse s’est réveillée mais «nothing», elle n’a pas retrouvé son portable qu’elle avait mis en charge. Elle informe toute la maison. C’est alors que l’apprenti maçon a témoigné de ce qu’il a vu la nuit. Personne n’osait le croire. Mais les curieux qui ont poussé les recherches, ont retrouvé finalement le portable cellulaire en question sous le soulier du «pas-tort». Interrogé sur les faits, il était resté muet.

C’est grâce à la sagesse du maisonnier que l’affaire n’a pas été portée au niveau de la police. Quelle honte! Sincèrement, si le gouvernement ne fait rien pour inciter ces paresseux qui se disent «pas-torts» à aller travailler et gagner leur pain quotidien, les vols à mais armés deviendront plus fréquents. La police et la gendarmerie doivent donc surveiller nos «pas-tort» de très près.

Et si «Faure-vi» changeait de politique
Depuis que «Faure-vi Vodoua» a fait «glama glama» pour prendre la place de son père décédé le 05 février 2005, les «Gnassingbélandais» ont pensé que ce serait la fin d’un règne et que le compteur allait redémarrer à zéro. Mais rien n’a changé. Entre le père et le fils c’est «même allumette, même cigarette» que dis-je, même pipe, même tabac. Le «un leader nouveau, un esprit nouveau» que ses militants  chantent n’est que «Adjédada» (mensonge quoi).  Au lieu de s’atteler à résoudre les problèmes internes du pays, il ne fait que du tourisme. Il est toujours entre deux avions. Un vieux du village d’Avévé qui faisait également parti comme le «doignin» de la foule qui avait accueillie «Fo Gil» lors de son dernier passage dans le milieu a dit que Baba a fait une erreur monumentale en n’envoyant pas « Faure-vi » à la Nasa. Selon lui, «Faure-vi» est fait pour rester en l’air et non au sol. Passons.

Ce qui nous importe ici c’est les «millignons» qu’ils distribuent lors de ses «nombreux» séjours sur les terres étrangères aux Togolais qui résident dans ses pays. Ces fonds qui ne sont autres que ceux du contribuable togolais ne doivent pas servir seulement à des futilités. «Faure-vi» a intérêt à cesser le nomadisme.

Ça fait déjà quelque temps que l’Etudiant Attiso Mensah souffre d’une insuffisance rénale. Ces parents dépensent 68 000 F par semaine pour lui  payer les nécessaires qu’il faut pour le mettre sous dialyse deux fois par semaine. Et ce en attendant de trouver les moyens pour aller le traiter en Europe. Malgré les «nombreux» appels à l’aide lancés par la famille de la victime, le gouvernement ne  dit «rignin» à propos. Pourtant des «millignons» sont distribués chaque année à l’extérieur du pays.

Les «zeunes» leaders ont parlé
Pour prévenir les violences pendant les élections législatives prochaines, le WANEP a organisé du 26 au 28 février un atelier à l’Hôtel 2 Février pour les «zeunes» leaders politiques. Ces jaunes, pardon jeunes étaient venus des différents partis politiques à savoir : aiRPéTé, UFCocu,  petit na petit le zoiseau fait son NID», de PéDéR etc… C’était une occasion pour sensibiliser ses «zeunes» sur la manière de gérer les élections législatives du 24 avril, pardon du 24 juin prochain pour ne pas que les «mon pays» les confondent à du «Kpônonma» (farine pour fabriquer le pain). C’est pourquoi à la fin de leur atelier de couture, pardon de formation, ils ont fait des recommandations aux «mon pays», à la Cour Conspirationnelle, que dis-je, constitutionnelle, aux partis politiques, au «gouvraiment» et aux organisations de la société militaire, j’allais dire civile.

Les «zeunes» ont eu à demander avec beaucoup d’humilité aux «mon pays» de ne pas «foncondre» les urnes avec les ballons de rugby avec lesquels ils courent comme des forcenés au cours de leurs entraînements sur le stade mythique «des élections». Aussi désirent-ils que l’armée soit morte autant pour moi, neutre dans le débat «Kpolitique». Pour ce qui est de la Cour Constitutionnelle, les « zeunes » ont souhaité sa récompositon en tenant compte de l’Accord Politico-Grammatical (APG). Car selon «les eux», ceux qui sont là-bas ont mal aux «zoeils», parce qu’ils n’arrivent pas à bien lire ce qu’ils voient et ont  besoin de voirun «zoeiltiste». C’est-à-dire celui qui s’occupe des «zoeils» malades. Concernant les partis «Kpolitiques», il leur a été recommandé de tambouriner, pardon de bannir leurs stratégies politiques «inclaires» en oeuvrant pour l’instauration de la démocratie au lieu de promettre aux citoyens des lunettes antieclipses pour bien regarder le «cri solaire» de 2081.

Par ailleurs, ces jeunes ont fait «Allahou Akbar» au gouvernement de tout faire pour «assirer» la «sekrité» du scrutin, des citoyens et des candidats. Pour la société civile, on l’a priée d’amener ses membres au CP1C pour leur apprendre le rôle qu’ils doivent jouer en sensibilisant les populations, au lieu de faire du «mazin mazin» inutilement.  A bon entendeur…

Le trou qui avale les gens
Sincèrement, entre nous, est-ce qu’il n’y a pas de différence entre un trou et une lagune? Triste histoire que celle de ce jeune homme qui a fait une «confrondrontion» entre un trou et une rivière. Il s’est retrouvé les vertus d’un pêcheur et a décidé d’y faire une partie de pêche. Mal lui en prit. Il est tombé dans le trou boueux et s’est noyé. Le drame s’est produit le mercredi 28 février dernier à Agoenyivé derrière l’AGIP. Les habitants regroupés ce mercredi matin autour du grand trou et qui s’affairaient à repêcher le pêcheur n’en revenait pas. Les parents du pauvre pêcheur eux, étaient inconsolables.

Selon les témoignages, le trou a été fait là-bas il y a 3 ou 4 mois pour des travaux par une société dénommée JER. Mais elle n’a pas jugé utile de le protéger. Cette négligence qui ne dit pas son nom va coûter la vie à deux innocents. Il se raconte qu’un enfant s’est déjà noyé dans le même trou. Le jeune homme de 34 ans est le deuxième. Si ce trou creusé en pleine ville et que certains prennent pour une rivière se met à avaler les gens, il y a de quoi s’inquiéter, n’est-ce pas? Ce jeune homme aussi tout de même ! Comment ne pas reconnaître un trou à une rivière?

L’oeil du magicien

La traite des enfants s’apparente à un monstre à plusieurs têtes. Il existe plusieurs formes de travail des enfants au Togo. En effet, il y a la traite des enfants au sein des cellules familiales qui attire moins l’attention des autorités. L’on assiste impuissant et avec beaucoup d’émotion à l’exploitation abusive des enfants. Ceux-ci sont employés d’une manière aussi pire que ce qui ont l’étiquette d’enfants domestiques. Il s’agit bien évidemment là, d’une autre forme de la traite d’enfant peut-être méconnue du monde.

Le cas le plus patent pour illustrer cette affirmation, est celui de la petite Delphine, âgée de 12 ans environ qui est au service d’une de ses grand-mères maternelles. La petite fille était précédemment chez une autre sœur de sa grand-mère maternelle qui, du moins l’a mise à l’école où elle faisait la classe de CE1 avant d’être récupérée pour venir servir cette grand-mère. Cette fillette est aujourd’hui à la traîne au service de ses propres parents dans le quartier communément appelé «Ga-N’ti ou bit 9» à Kodjoviakopé (Lomé).

Après ses corvées de travaux domestiques, Delphine part à l’assaut des rues et ruelles de Lomé pour vendre les bricoles qui doivent procurer à la famille de l’argent. Et ceci tous les jours que le bon Dieu fait. Assise derrière un véhicule garé à la frontière d’Aflao l’air triste, Delphine nous confie: «J’étais chez la sœur de ma grand-mère où j’allais à l’école quand ils sont venus me récupérer pour rester avec ma vraie grand-mère. Je m’occupe de celle-ci par les travaux domestiques puis je pars me promener pour vendre ces choses. Ma mère est à Abidjan et mon père au Bénin.» A la question de savoir si oui ou non elle a le désir de reprendre le chemin de l’école, elle répond sans hésiter: «Oui, je voudrais bien y retourner. Mais, ma grand-mère ne me laissera pas partir

Il faut sans ambages souligner que nombre d’autres enfants togolais vivent dans de pareils cas. Cette forme de la traite des enfants que l’on peut qualifier de traite d’enfants de forme interne est à proscrire. Il est à noter que le plus souvent, les parents par ignorance ou astuce se cachent derrière des prétextes écœurants quitte à dire à ceux qui veulent les entendre que: «Nous avons été éduqués comme ça depuis les temps  immémoriaux. C’est vous qui gâtez les enfants» ou «L’Etat nous donne quoi pour subvenir aux besoins de ces enfants? Nous faisons avec les moyens de bord».

Les ONG de défense des droits de l’enfant doivent trouver des stratégies nouvelles pour convaincre les parents à se dessaisir de cette pratique ignoble qui porte préjudice à la vie des enfants et hypothèque leur avenir. Aussi, ont-elles l’impérieux devoir de plaidoyer auprès des autorités afin que des mesures contraignantes soient prises en vue de dissuader les parents qui, par cette pratique, font des enfants des adultes malheureux de demain. De ce fait, un investissement dans la création des centres d’accueil pour les enfants victimes de cette pratique sur toute l’étendue du territoire national s’impose.

Didier LEDOUX

 

 

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