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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

15 mars 2007

Activités des partis politiques

Le PDP a conquis le Tône

Le Bureau National du PDP était le 10 février dernier à Dapaong. Conduite par son Président National, Bassabi Kagbara, la délégation du Parti Démocratique Panafricain (PDP) a rencontré la population de Tône au Centre des Jeunes de la ville.  Pour l’étape de Dapaong de sa tournée, le PDP a apporté le même message que celui prêché lors des autres étapes.

Basé sur le triptyque Union-Justice-Patriotisme, le PDP a invité la population de Tône à voir désormais le paysage politique avec des yeux nouveaux. «C’est fini l’époque de deux classes politiques antagonistes: l’opposition traditionnelle et le pouvoir RPT. D’autres forces ont émergé depuis un temps et l’heure de l’antagonisme : opposition traditionnelle, pouvoir RPT, est dépassée», sont les termes utilisés par le leader du PDP, Bassabi Kagbara. Le Parti Démocratique Panafricain a donc invité le Tône à opter aujourd’hui, pour le vrai changement, «pas un changement de façade», soulignera le leader du PDP. C’est pourquoi, en les remerciant de leur massive mobilisation, M. Kagbara a traduit que cela témoigne de la détermination ferme du peuple de Tône, d’opérer le changement dans son milieu. Un changement qui, selon le PDP, ne peut se faire que dans le respect des principes de Justice, d’Union et de Patriotisme qui sont si chers au parti. «Union parce que sans l’union, on ne peut rien réussir, la justice parce que dans la justice on reconnaît le mérite de tout un chacun: «A César ce qui est à César» et enfin le patriotisme, qui est un principe inconditionnel pour toute nation qui veut réellement se développer», a confié un responsable du parti.

La population de Tône qui a d’abord fait remarquer à la délégation du PDP que la loyauté, et la parole donnée sont des principes inviolables chez elle, a, à son tour, garanti le jeune parti de son adhésion à ses idéaux. Elle a donc invité les responsables du PDP à ne pas oublier demain les messages à eux prêchés aujourd’hui, et à respecter la parole donnée, contrairement aux politiques qui sont passés jusque-là devant eux.

Une sorte de contrat de confiance a donc été conclu entre la population de Tône et le Bureau National du PDP, à la fin des travaux, avec la mise en place d’un bureau préfectoral présidé par Mme MIGBARE Marie. M. A.

Les pays membres de la CEDEAO planchent sur le projet de transport de courrier par voie terrestre

Hier s’est ouvert à Lomé, un séminaire de deux jours sur le projet régional de transport  du courrier par voie terrestre organisé par l’Union postale universelle (UPU). Cette rencontre qui se déroule du 6 au 7mars 2007 à l’Hôtel Mercure Sarakawa connaît la participation des délégués de la CEDEAO, de l’UPAP (Union Panafricaine des Postes) et des sociétés des postes venant des pays suivants : Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, Nigéria, Sénégal et Togo.

L’objectif dudit séminaire est de restituer  les résultats des différents tests effectués depuis le lancement de ce projet pilote à Abuja au Nigéria  le 29 septembre 2003.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du ministre chargé de l’équipement, des transports et des postes et télécommunications, M.Palouki Massina a déclaré que ce projet est «une occasion qui doit permettre de discuter ,d’échanger et de prendre des décisions en ce qui concerne les actions à mener dans le cadre de l’amélioration  du transport sur le plan sous- régional».

Le directeur général de la Société des Postes du Togo (SPT) a, pour sa part, affirmé que cette rencontre  de deux jours est une opportunité pour chaque entreprise postale d’analyser ensemble la situation générale en terme de mesure de la qualité de service, de système d’appui technologique, International Provider Service (IPS) et l’examen des infrastructures dans les différents pays.

Il a indiqué pour suivre que «Ce séminaire sera l’occasion de mûrir davantage les solutions idoines pour la réussite de ce projet sous-régional d’acheminement du courrier par voie terrestre.» Tora Tana (stagiaire)

Roger Justino sort son deuxième livre  sur le Togo

Le lundi 5mars dernier, le journaliste essayiste béninois Roger Justino a procédé au lancement de son deuxième ouvrage sur le Togo  à la Maison du Journalisme à Lomé.C’était en présence des représentants des institutions nationales et internationales, et de nombreux journalistes.

Ce livre intitulé,Togo la face cachée du processus électoral,est le second tome d’une trilogie que l’auteur consacre depuis quelques années à notre pays .Il est la suite logique  du premier volume paru en  Juin 2006, Togo de l’Etat voyou à l’Etat de droit: la République menacée.

C’est aussi une compilation de plusieurs années de recherches, d’analyses, d’études et de critiques sur les diverses phases sociopolitiques qu’a traversé le Togo depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Dans ce second volume comme dans le précédent, l’auteur s’inspire du passé du Togo et présente avec attention et objectivité l’actualité tout en dégageant les grandes perspectives qui s’annoncent pour l’histoire.

Selon Roger Justino lui-même, l’objectif reste le même d’un livre à l’autre. «Tenter en tant que journaliste de restaurer la mémoire du Togo à travers ses multiples phases politiques et les vicissitudes de l’ambiguïté de l’essence politicienne non pas en historien,  mais exclusivement en journaliste»,  a-t-il affirmé lors du lancement.

Par ailleurs, cette œuvre éditée par la maison Africa Forza au Bénin compte une centaine de pages et est composée de trois parties à savoir, la réconciliation  à  l’épreuve de  l’impunité ; l’accord politique global: les dessous de son application ; Togo face aux grands défis qui pointent.

Pour finir, l’auteur promet que le dernier volume de la trilogie sera publié à la fin de la transition en cours dans notre pays, c’est-à-dire après les législatives prochaines .Il portera sur les grands défis du renouveau démocratique au Togo. T.T. (stagiaire)

Au cœur des «Mon pays»

Tansi: Class! Tu as écouté la nouvelle de la FTF?
Biam: Non! Maintenant là, je ne veux même plus entendre parler d’eux. Donc moi j’ai seulement déposé mes yeux pour regarder ce que je vais voir.
Tansi: Tu sais, class, les gens-la qui ont pris la FTF ne savent rien.
Biam: Ah bon! Qu’est-ce qui se passe déjà là-bas?
Tansi: C’est à propos des «Zéperviers» petits-là qui vont jouer aussi la CAN des petits ici à Lomé.
Biam: Tu parles des cadets?
Tansi: «Zustement», c’est ça. Moi j’oubliais le mot. Comme nous, on n’a pas fréquenté beaucoup-là, on n’oublie vite vite les gros mots.
Biam: Oui à propos des cadets-là, les gens de la FTF ont fait quoi ?
Tansi: Les gens-là qui ont pris la place du Lt.Col ne savent pas «rignin». Ils ont amené les hommes-là à Abidjan et on a dit que 6 ne peuvent pas jouer parce qu’ils n’ont pas le cœur solide.
Biam: Toi-même regarde. Ils sont tous des zéros. Est-ce qu’avec le Lt-Col, on a une fois eu ces problèmes-là?
Tansi: «zamais» on n’a pas entendu des «soses» comme ça avec le Lt-Col
Biam: D’ailleurs est-ce que football, c’est l’armée ? Ce n’est pas dans l’armée qu’on teste le cœur? Et leur Tata-là, ne dit rien?
Tansi: Leur Tata, ne connaît «rignin» sinon il devait dire aux- gens là que le football, ce n’est pas l’armée.
Biam : En tout cas, nous on ne va rien dire. C’est eux qui crient que le Lt-Col n’est pas bon non? Ils n’ont qu’à faire ce qui est bon et nous, on va regarder.
Tansi: Mais en tout «camp», nous on est là. Le jour où leur Tata va faire quelque chose et on va l’amener chez nous, on va voir.
Biam: Laisse-les. En tout cas, nous on ne va plus les cotiser de l’argent comme le Lt-Col nous a toujours demandé de le faire.
Tansi: S’ils sont garçons, ils n’ont qu’à venir nous dire ça. On est là. On va fesser les fesses à leur Tata-là il va voir.

Boa destructeur

Loin de profaner Dieu ou d’être jaloux de son critère d’octroi de beauté à ses créatures, Elise est une beauté divinement extraordinaire. Avec ses 22 ans révolus, ses yeux écarquillés, son teint clair luisant et sa forme de mannequin hollywoodien, Elise est la cible de nombreux hommes qui veulent la posséder. Non pas pour en faire une épouse, mais pour être leur maîtresse. A force d’être courtisée par les hommes de tout acabit, Elise se prenait pour l’héroïne de son Amakpapé natal. Décidément, sa présence et son existence dans cette contrée a rendu le village célèbre à cause des haltes des camionneurs qui avaient pris l’habitude de s’abreuver là.

C’est ainsi qu’elle tomba un jour sur Boukary et Mamoudou, respectivement chauffeur et assistant à bord de leur semi-remorque qu’ils venaient à peine de garer. Ils la hélèrent puis elle vint à eux sans aucun protocole. Elle en avait habitude. De la discussion engagée, les deux co-chauffeurs tombèrent amoureux du feu follet d’Amakpapé. Un rendez-vous fut pris pour le soir auprès du véhicule. Jusqu’ici, Elise ne savait pas qui des deux était son cavalier à qui elle soutirerait davantage d’argent. Dès son départ, les deux frangins tombèrent dans une discussion houleuse en (Moré), langue Mossi du Burkina Faso. L’un d’eux céda sous réserve de mettre en branle son projet dès la nuit venue. Ainsi, elle était ponctuelle ce soir au rendez-vous à l’heure indiquée. Elle trouva Boukary, le plus âgé du duo à qui le plus jeune avait implicitement laissé la main, se résignant pour des raisons inavouées.

Couché sur le lit pico sous le camion, Boukary n’y eut pas de temps à perdre après les salutations et formalités d’usage de l’arrivée de Elise. Il se leva du lit et fit asseoir cette dernière, enleva son «djalabya» qui protégeait sa nudité. Elise, malgré l’obscurité qui s’était abattu sur les lieux, put constater la taille énorme du boa que cachait Boukary sous son boubou. Entre-temps, comme dans un jeu d’enfant, Mamoudou s’était présenté à la «pomme de discorde», lui mettant la puce à l’oreille au sujet du boa, avant de disparaître. C’est bien ce qui avait permis à Elise de découvrir à temps le boa destructeur qui allait lui défoncer sa petite cuvette.

Elise se leva précipitamment et prit le départ. Mais Boukary la rattrapa aussitôt sous le prétexte qu’elle n’avait pas le droit de voir ce qu’il avait de plus intime. De là, Elise, sur la pointe des pieds, détala. Une course poursuite s’engagea entre les deux amoureux. Elle réussit à distancer son poursuivant gêné dans sa course par le gros serpent. Elle s’était fait rejoindre plus tard sous un arbre par Mamoudou avec qui finalement les cœurs se parlaient, mais avec l’idée d’intérêt de part et d’autre. Comme au champ de bataille, les deux amoureux s’engagèrent dans un match inédit sur un pagne dressé pour la circonstance et sous la belle étoile. Mamoudou pilait fortement et en dessous, Elise fredonnait à tue-tête.

Les deux ne se souciaient de rien et fonçaient sans se défoncer quand subitement leur apparut Boukary. Mamoudou pris de peur, se retira de Elise et s’enfila de loin ses vêtements puis prit la fuite talon aux fesses. Mais Elise quant à elle dans sa position couchée, était retenue par le colosse qui tentait par tous les moyens de lui enfoncer son boa dans la profondeur. Elise se débattit mais en vain. Elle ne réussit pas. Au bout d’un moment, elle cria très fort. Elle venait d’être défoncée. Ces cris de détresse ne s’étaient guère estompés jusqu’à ce que lui vinssent des secours du village ameuté par les cris. Elle s’en était sortie avec une forte douleur qui l’obligea à marcher comme une mineure qui venait d’être déflorée. Tonton D

Sans détour

Compaoré ramène la paix en Côte d’Ivoire

«Maintenant, les conditions sont réunies pour que les Ivoiriens eux-mêmes arrivent à surmonter leurs difficultés. C’est une très grande satisfaction pour nous de voir que les Ivoiriens ont retrouvé cette confiance entre eux et se sont approprié toutes les solutions que la communauté internationale avait préconisées» (Brigitte Giradin, ministre française de la Coopération)

Venu au pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat sanglant, Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina Faso, n’avait pas l’air d’un faiseur de paix. Les conditions dans lesquelles il avait capté le pouvoir l’avait obligé à se lier d’amitié avec les dictateurs patentés à l’instar de feu Houpouët Boigny, feu Gnassingbé Eyadèma, feu Mobutu, Omar Bongo… «petit dictateur deviendra grand pour vu que Dieu lui prête vie», le jeune Compaoré n’avait pas pris beaucoup de temps pour s’imposer à ses compatriotes. Lorsque le vent de l’Est atterrit au Burkina Faso, il l’accueillit à bras ouverts et déclencha avec intelligence le processus démocratique. Tout s’était déroulé sans anicroche. Il organisait des élections de façon transparentes mais avait sa stratégie pour ne pas les perdre. Pendant la «grève générale illimitée», il était même appelé au secours d’un de ses ex-mentors, feu Eyadèma, qui avait de la peine à s’entendre avec son opposition. Après l’affaire Zongo qui lui est restée au travers de la gorge jusqu’à ce jour, l’histoire retiendra qu’il  est le premier chef d’Etat africain à modifier la Constitution pour s’offrir une présidence à vie. Il avait même pris le pas sur ses initiateurs et est devenu l’un des pions essentiels du pré carré français. Compaoré était régulièrement accusé par ses pairs de vouloir déstabiliser leur pays. Dès le déclenchement de la crise ivoirienne, le Burkina Faso et son président étaient accusés par le pouvoir de «l’opposant-président» Gbagbo. L’ami d’hier s’était mué en fantôme que feu Eyadèma voyait derrière des histoires de tentatives de coup d’Etat. Même son de cloche chez l’ex-président mauritanien Ould Taya. Aussi plusieurs rapports onusiens ont-ils reconnu son implication dans les guerres en Sierra Léone ou au Libéria et dans les trafics de tout genre.

Cependant, Compaoré le rebelle s’est repenti pour devenir depuis ces dernières années Compaoré le faiseur de paix. De l’Angola au Tchad en passant par le Mali, le Niger et tout récemment le Togo, le diplomate Compaoré a engrangé des succès. C’est grâce à lui qu’il y aujourd’hui un semblant d’accalmie au Togo.

L’autre exploit qu’il vient de réaliser est la conclusion d’un accord entre les Forces Nouvelles (ex-rebelles) et le pouvoir de Gbagbo. En l’espace d’un mois, il a réussi à amener les deux camps à se mettre d’accord sur un certain nombre de choses. L’«accord politique de Ouagadougou» préconise la formation d’un nouveau gouvernement «cinq semaines après son entrée en vigueur». L’arrangement prévoit aussi la suppression progressive de la zone de confiance, un cordon démilitarisé qui s’étire d’Est en Ouest du pays. Les questions de la reprise de l’identification des populations en vue d’élection ainsi que celle relative au désarmement, au démantèlement des milices et à l’intégration des rebelles à la future armée ivoirienne sont également prises en compte par l’accord. Compaoré est-il en train de réussir là où la France de Chirac, l’ONU ont lamentablement échoué?

Tout compte fait, Gbagbo n’a pas pu cacher sa joie quand il déclare que «C’est la paix en Afrique et par l’Afrique». Ici, Compaoré est allé droit au but et n’a pas usé de «diplomatie folklorique» dont feu Eyadèma seul avait le secret. Comme l’a dit le chef de la diplomatie togolaise, Zarifou Ayéva, dans son «Premier Tome des proverbes», n’est-ce pas que «C’est au voleur qu’il faut confier le butin»? Zeus AZIADOUVO

Lettre ouverte à Dahuku Péré

Vives contestations parmi les signataires
Vers une plainte contre le sieur VIDADA pour faux et usage de faux

Des dissensions opposent depuis quelques mois, le chef de file de l’Alliance DAHUKU Péré a son ami AGBEYOME Kodjo. La crise qui secoue le parti a connu  de nouveaux rebondissements à travers une pétition adressée la semaine dernière au Président du bureau  provisoire. La lettre qui aurait été signée par 53 membres fondateurs sur 91 demande à DAHUKU Péré de trouver expressément une solution au différend qui l’oppose à son vice-président. «Nous estimons que la crise a trop duré qu’il va falloir que vous vous expliquiez clairement et sincèrement au cours de la prochaine réunion des membres fondateurs sur les causes de vos dissensions et ce qui justifie ce  long silence que vous observez  depuis sur ce sujet qui menace la cohésion de notre parti», écrivent les signataires avant de menacer : «Nous osons espérer que vous mettrez tout en œuvre pour trouver une solution à l’amiable à ce problème dans un delai raisonnable. A défaut d’une initiative de notre part  dans ce sens deux semaines à compter de la réception de cette lettre, nous vous considérons comme démissionnaire et  prendrons les décisions qui s’imposent pour sauver le parti qui est un patrimoine commun».
 
Bon nombre de signataires ont vivement protesté  et affirment que leur signature a été traficotée. C’est le cas notamment de Dokambire Lelitibé qui réside aux Etats-Unis et qui aurait signé cette pétition au Togo. «Comment pourrai-je lire et signer un document alors que je vis sur un autre continent très loin du nôtre», s’interroge-t-il. M. Foligan Folly Yao parle également de la falsification  de sa signature. «Je n’ai été jamais approché par une quelconque personne pour signer quoi que ce soit et le plus surprenant est que la signature devant mon nom n’est pas la mienne», récuse-t-il.Il ressort des explications des uns et des autres qu’il s’agit des manœuvres du sieur Vidada Komlan Dzidula qui est membre fondateur du parti. Celui-ci est parti rencontrer ses camarades  afin de recueillir leur signature pour la rédaction d’une pétition à adresser à Dahuku Péré et Agbéyomé Kodjo afin de les amener à régler le différend qui les oppose. Mais ils n’ont jamais partcipé à la rédaction de la pétition, pis encore, ils retrouvent par enchantement leur nom dans la presse comme signataires du document adressé au président du parti. «… Nous vous affirmons sincèrement que nous ne sommes associés ni de près ni de loin à cette pétition. Nous, Namorou Djaware, Salifou Daouda, Akoh Charles sommes indignés de cet acte posé par des responsables politiques en nos noms. Cet acte indigne ne peut être que l’œuvre d’un ennemi qui s’est glissé parmi nous pour briser cette confiance et cette fraternité qui ont été à la base de l’édification des idéaux de ce parti», protestent les membres de l’Alliance de Mango.

Pour M. Tsogbé Yao et Mme Tamakloe Tiam de l’Alliance de Kpalimé qui se disent être piégés et désapprouvent le document. «Monsieur Vidada a porté atteinte à notre dignité et à notre personne. Nous sommes prêts à l’affronter ou à répondre devant toute instance juridique ou judiciaire», se sont-ils indignés.

Que conclure? L’acte posé par M. Vidada Komlan Dzidula est grave. Il a abusé de la confiance de ses camarades et a fait faux et usage de faux, un acte sévèrement puni par la loi les contestataires entendent d’ailleurs traduire celui-ci devant les juridictions compétentes. De source généralement informée, le vice-président du parti Agbéyomé Kodjo serait derrière ces manœuvres.

Ci-joint un échantillon de la lettre des contestataires. M. A.

Quelques exemples de lettres des contestataires
De: dokambire lelitibé (dokambire 71@yahoo.fr)
Envoyé : lundi 05 mars 2007    04 :05 : 59
A: Martial Parbou
<martipab_1958@hotmail .com
Objet: RE. très urgent

BONJOUR SON EXCELLENCE,
Je viens de rentrer en contacte de votre message qui m’a surpris négativement selon les informations que je viens de lire.

Dites moi, Excellence, comment pourrai-je lire et signer un document alors que je vis sur un autre continent très loin du nôtre? Avant mon départ pour les USA en 2005, vous étiez bien informé en tant que le 1er  Fondateur de notre parti. On dirait que vous n’êtes pas con vaincu de mon départ du pays et pourtant j’ai eu à joindre au téléphone depuis le pays de l’oncle SAM alors que vous vous apprêtiez pour l’église. NB : J’ai tente de vous joindre sur les 927-69-46,944-21-86 mais en vain. Prière me donner le numéro de maison et n’éteingner plus votre portable.
Portez-vous bien.
                                                           Lomé, le 04 mars 2007
FOLIGAN FOLLY YAO
Membre fondateur de l’ALLIANCE                                           
Tel : 922 48 70
                                               A
                                               Monsieur le Président  de L’ALLIANCE
Objet: Note de contestation

Monsieur le Président,

C’est avec une grande stupéfaction et contestation que je me vois signataire d’une lettre ouverte à votre encontre.

En effet, Forum de la semaine, dans sa parution du 1er mars 2007, a publié une lettre ouverte des membres fondateurs avec une liste de 53 personnes dont je ne me douterais en faire partie. Quelle ne fut ma surprise de me voir apparaître sur la liste des membres  déposée au bureau. Cette surprise tient du fait que je n’ai jamais été approché par une quelconque personne  pour signer quoi que ce soit et le plus surprenant est que la signature devant mon nom n’est pas la mienne.

J’avoue ne pas connaître les intentions des auteurs  de ce document mais je vous dire qu’ils ne font pas honneur à notre parti. Prendre le courage de signer à la place des gens, cela relève  de la  mauvaise foi.

Je vous envoie cette note, pour qu’elle soit une preuve  tangible de la contestation  de ma signature dans cette lettre ouverte, en espérant qu’elle puisse vous être utile pour toute action juridique.      

Affaire de «Tentative de coup d’Etat» de juillet 2005

La santé des six personnes détenues à la prison de Lomé se dégrade

Courant juillet 2005, une histoire de tentative de coup d’Etat contre le nouveau pouvoir de Faure Gnassingbé a circulé sur toute l’étendue du territoire national. Quelques jours plus tard, six personnes soupçonnées de préparer un coup d’Etat, ont été appréhendées et détenues depuis lors à la prison civile de Lomé. Il s’agit de quatre militaires : Adjudant Kpakpo, Sergent Folly, Caporal-Chef Amétépé, Sergent Akakpo, et de deux civils : M. Tudzi Kossi et Hermès Woamédé da Silveira (leader de l’ APUA -Alliance des patriotes pour l’unité et l’action-, créée en avril 2003).
Rappelons que dans cette affaire de coup d’Etat, des rumeurs ont circulé qu’une grande personnalité religieuse aurait été soupçonnée. Il s’agit de Monseigneur Philippe Kpodzro qui aurait même été entendue.

Depuis bientôt deux ans, ces gens sont détenus sans jugement à la prison de Lomé. De sources bien informées, entre-temps, certains d’entre eux sont nuitamment extraits de la geôle et conduits à des destinations inconnues avant d’être ramenés quelques heures plus tard. Bien que le gouvernement togolais ait enclenché un processus de réforme de la justice, le dossier de ces six personnes n’a jamais connu un début de traitement. Pire, leur inculpation n’aurait pas été clairement établie, et les preuves et les éléments corroborant cette affaire de coup d’Etat ne sont pas rapportés.

Ce qui est inquiétant, c’est l’Etat de santé des prisonniers qui ne cesse de se dégrader. Ils souffrent actuellement de maladies et divers maux suite aux mauvais traitements qui leur ont été infligés. Mais les soins requis ne leur sont jamais donnés et ils continuent de souffrir dans leur peau.

Compte tenu de l’injustice dont a été victime Yongue Minkinamé Jean-François, le co-accusé du neveu du ministre Barqué, qui vient de passer plus de trois ans en prison alors que le jugement de lundi 05 mars dernier l’acquitait   il urge que le dossier des autres prisonniers qui n’ont jamais connu de procès, soit enfin ouvert. R.K.

Drame à Ablogamé

Un Togolais se suicide par pendaison après avoir éventré sa femme

Le lundi 05 mars dernier en fin de matinée, le quartier Ablogamé a connu un drame, phénomène inhabituel pour les habitants du quartier qui ont cru à un conte de fée et qui ont du mal à s’en remettre. Tété Koffi Amadou alias Azingokui artiste, comédien et animateur radio s’est pendu dans sa chambre à coucher après avoir éventré sa concubine.

Il sonnait environ 12 h 35 ce lundi 05 mars lorsque les habitants du quartier Ablogamé furent alertés par des cris de détresse de deux jeunes dames, l’une poignardée au sein et éventrée, les intestins et autres gastriques à découvert, l’autre une cuisse complètement déchiquetée. Auteur de cet exploit, le nommé Tété Koffi Amadou communément appelé Azingokui. A la suite de cet exploit que des observateurs n’ont pas hésité à qualifier de sanguinaire, l’auteur n’a trouvé d’autres solutions que de rentrer tout bonnement dans sa chambre à coucher où il s’enferme et se pend.

Selon les témoignages recueillis sur le lieu du drame, le pendu de son vivant serait arrivé dans ce quartier, il y a plus d’une année déjà où il a sympathisé avec beaucoup de jeunes. Il vivait en concubinage avec une dame prénommée Tchotcho qui lui aurait fait quatre enfants dont deux jumeaux (une première couche) seraient décédés à leur naissance. Jusqu’en novembre dernier, le couple vit ensemble avec deux enfants (un garçon et une fille qui seraient âgés respectivement de 4 et 6 ans).

«Au mois de décembre dernier, si ma mémoire est bonne, Azingokui et sa femme se sont séparés. La femme l’a quitté laissant sous sa garde les deux enfants. Et depuis lors, à chacune de nos rencontres, et souvent dans le bar d’à-côté autour d’un verre, notre ami n’a cessé de pleurer pour le retour de sa femme au foyer. Le 1er mars dernier, nous étions avec d’autres amis dans le même bar lorsque celui-ci lâcha: «Si moi je reste encore en vie jusqu’à la fin du mois de mars, je ne mourrai plus de toute ma vie». Nous tous qui étions autour de la table croyions à un délire qui serait consécutif à l’alcool. Mais aujourd’hui, le résultat est là», nous a confié Julien, un jeune vivant dans le quartier et également artiste de profession.

Comment le pendu en est-il arrivé là?
Une colocataire de la maison de Azingokui témoigne: «Vers la fin d’année 2006, sa femme l’a quitté pour aller vivre avec une amie que Azingokui soupçonnait de brebis galeuse et de mauvaise conseillère. Jusqu’à l’heure où ce Monsieur vient de rendre l’âme, il n’a pas pu digérer cette séparation. C’est la raison pour laquelle, chaque fois que l’occasion lui permettait, il se transportait chez sa femme qui vivait toujours avec son amie. Ironie du sort, pendant qu’il implorait le pardon de la mère de ses enfants à regagner le foyer conjugal, il faisait plutôt l’objet d’insultes et de calomnies de la part des deux amies intimes. La femme lui jetait souvent à la figure qu’elle l’a déjà trahie en couchant avec d’autres hommes et qu’il n’avait qu’à chercher ailleurs».

Et malgré tout, au nom de l’amour, Azingokui a continué ses tentatives de réconciliation. Fatigué de ses vaines tentatives, il prépare un coup qui a débouché sur le drame de lundi dernier.

Toujours selon les colocataires, c’est Azingokui lui-même qui a passé un coup de fil à la dame de passer ramasser ses effets restants dans sa chambre. Raison évoquée : un voyage imminent en perspective. Celui-ci aurait tout planifié car profitant de l’absence de la plupart des habitants de la maison et de l’accalmie de la mi-journée. La dame en venant se fit accompagner par sa copine qui l’héberge actuellement.
Arrivées chez Azingokui, celui-ci les invita à rentrer au salon. La femme opposa une résistance au motif qu’il fait souvent très chaud en ces lieux et préfère rester sous le hangar dehors. Azingokui comme d’habitude, entreprit à nouveau les négociations pour implorer le retour au foyer de sa bien-aimée, allant jusqu’à s’agenouiller devant elle. Le même cycle infernal des insultes et des calomnies refait surface de la part des deux dames. Dépassé par les événements, l’animateur rentre dans sa chambre et en sort avec un couteau à double tranchant. Première cible, la copine de sa femme à qui il déchiquette la cuisse. C’est au moment où sa femme voulait intervenir pour le maîtriser qu’il se tourna vers elle en déversant toute sa rage sur elle. Résultat: une mamelle copieusement opérée, l’abdomen éventré.

Les cris d’alerte appelant au secours retinrent l’attention surtout des jeunes du quartier qui volèrent au secours des deux dames en les emmenant dans une clinique à côté ; elles seront ensuite évacuées au CHU-Tokoin via l’hôpital secondaire de Bè.

Lorsque les jeunes du quartier, après s’être occupés des deux dames pour leur évacuation, revinrent au lieu de la tentative d’assassinat, pour se charger de son auteur, ce dernier se réfugia dans sa chambre à coucher en ayant pris soin de verrouiller les portes d’accès. De peur que le même sort ne leur soit réservé, ils appellent la police.

Les éléments de la police arrivés sur place et après avoir chargé leurs armes défoncèrent les portes. C’était trop tard. Azingokui, de son propre chef, s’offrait le voyage dans l’au-delà. La police n’a eu qu’à constater son suicide par pendaison dans sa chambre à coucher.

Des témoignages font état de ce que Tété Koffi Amadou alias Azingokui serait à sa troisième tentative de suicide par pendaison. L.H.

Cour d’assises de Lomé

Barry Altine écope de 20 ans de réclusion criminelle

Interpellé le 08 novembre 2003 à Accra (Ghana) et écroué à la prison civile de Lomé depuis ce temps, M. Barry Altine dit Yambadjoa et l’un de ses co-accusés ont comparu le 05 mars dernier devant la cour d’assises de Lomé en sa première session de mars 2007. Accusé de tentative d’homicide volontaire, complicité de tentative d’homicide volontaire et non dénonciation  de criminels, Barry Altine a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle conformément à l’article 45A du Code pénal et son codétenu acquitté au terme de cette audience présidée par M. Abalo Pétchélébia, président de la Cour d’ Appel et M.M’dakéna Atara dans le rôle d’avocat général.

En effet, M.Barry Moussa Barqué, Conseiller Spécial du Président de la République, a été victime dans la nuit du 24 au 25 octobre 2003, d’une agression assortie de plusieurs coups de poignards à divers endroits de son corps. L’agresseur de ce dernier n’est autre que son neveu qui venait de rentrer dans la maison avec une pause au salon pour les salutations d’usage avec la fille de la victime qui s’y trouvait. Il monta à l’étage dans la chambre puis réveilla son oncle qui dormait. Il engagea une discussion avec celui-ci et c’est au cours de cette discussion qu’il a poignardé son oncle avant de prendre la fuite. Il ressort de l’audience que Altine a quitté Hahotoé où il résidait dans la soirée et est arrivé à Lomé en compagnie de son ami Kanny qu’il a convaincu de l’accompagner parce qu’il avait une urgence à Lomé. Lorsqu’ils sont arrivés à Lomé, ils ont marqué un arrêt dans une buvette à Nukafu où ils ont pris chacun une bouteille de bière. Ils sont ensuite partis pour le domicile du Ministre, mais en cours de route, il a fait attendre son ami Kanny quelque part au bord du boulevard Jean Paul II. Après le forfait, ils sont  repartis à Hahotoé où il a passé le reste de la nuit chez Kanny. Il quitta ce dernier au petit matin pour rejoindre Dame BEDJRA Afi à qui il aurait demandé de l’aide pour se sauver. Ainsi pour son refuge, il a été conduit à Accra (Ghana) où il sera interpellé plus tard le 08 Novembre 2003 via Kégué.

C’est ainsi que Yongue Minkina, Kanny Lamgbatibe et Bedjra Afi ont été mises en accusation pour complicité de tentative d’homicide volontaire et non dénonciation de criminels. Pour  M. Yongue, il aurait été interpellé suite à la déclaration de M. Barry Yambadjoa au cours de l’enquête préliminaire disant que c’est lui qui lui aurait demandé d’assassiner son oncle parce que le Ministre BARRY Moussa Barqué aurait bloqué l’évolution de la société IFG (ex OTP) qui les emploie. Mais à la barre, l’accusé principal a nié cette version qui a permis son acquittement au verdict. Pour les autres, ils sont condamnés conformément à l’article 195 à un an d’emprisonnement.

A l’issue de l’audience, la défense des accusés a été assurée par Me Aqueréburu Alexis et Me SOPKO Jonas. Ceux-ci ont été déçus par le verdict d’un dossier qu’ils qualifient d’incomplet. «Cette décision est une honte pour la justice togolaise. Je ne trouve pas d’autres mots pour exprimer ce que je ressens pour un dossier où il n’y a pas de certificat médical. Je ne sais pas là où les membres du jury sont allés chercher les endroits où les coups sont portés et on dit avec préméditation. Et là, 20 ans d’emprisonnement pour un jeune homme de 28 ans, vous imaginez, il sort à 48 ans de la prison. Je ne sais pas là où le jury est allé chercher cette condamnation», a déclaré Me SOKPO Jonas, la gorge nouée. C’est la même humeur que laissait transparaître le visage déçu de son collègue Me Aquéréburu qui, lui, s’est refusé à tout commentaire. A la question de savoir si c’est la personnalité de la victime qui a pesé sur la décision, Me SOKPO a répondu: «Moi, je ne vois pas d’autres choses  parce que je me pose la question de savoir si tout citoyen dans la même situation peut venir au Tribunal sans certificat médical. Est-ce que tout citoyen aurait les mêmes faveurs? Parce que nous avons eu à dire dans notre plaidoirie que notre Code pénal prévoit des violences, mêmes volontaires. Et lorsque vous évoquez des violences volontaires, on vous demande un certificat médical pour permettre aux juges d’apprécier l’étendue du préjudice que vous avez eu et de savoir quel est le préjudice réel que vous avez eu à subir. Mais là, on est dans une situation où on parle de tentative, donc, on va plus loin sans aucun document. Mais, dites-moi sur quoi les jurés se sont basés pour savoir réellement que les coups ont été portés. Qu’on nous le dise», a-t-il martelé  dans une déception qui se lit sur son visage.

La défense compte avoir l’avis de l’accusé pour pourvoir eu cassation. Parce qu’elle ne veut pas accepter que ce jeune de 28 ans croupisse en prison pour une infraction qui peut bénéficier de la clémence des autorités en passant par la victime elle-même, sachant que ses discours publics prônent le plus souvent la tolérance, la réconciliation et quoi encore.

Elections législatives 2007

Le RPT prépare la fraude dans les préfectures de Tône  et de Kpendjal

Le Gouvernement d’Union Nationale et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)  sont à pied-d’œuvre pour l’organisation des élections législatives anticipées  cette année conformément aux recommandations de l’Accord Politique Global signé le 20 août dernier à Lomé. Mais contrairement à l’esprit de cet accord, le RPT et ses partis satellites manoeuvrent déjà pour frauder ces législatives.

En effet, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Tozim Potopéré a procédé le 15 février dernier à la nomination des membres des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI). Ils  sont au total 279 membres repartis dans les 30 préfectures du Togo. Et conformément à l’Accord Politique Global, les CELI sont composées  par préfecture de 9 membres dont 1 magistrat 1 représentant du gouvernement (sans voix délibératives), 2 représentants du RPT et  5 représentants des cinq autres partis  signataires de l’Accord Politique Global (CAR, CDPA, CPP, PDR, UFC) dont un pour chacun. Les CELI auront pour tâche d’exécuter au plan  local les décisions de la CENI, de superviser les élections dans les bureaux de vote et de  désigner les délégués chargés de contrôler les opérations de vote. Cependant, une anomalie a été constatée dans la composition des CELI de la préfecture de Tône  et de Kpendjal. Dans la préfecture de Tône, c’est le Secrétaire Général de  la Préfecture, celui qui représente le pouvoir central en l’absence du préfet qui est le  délégué du RPT dans la CELI. Et c’est le même constat dans la préfecture de Kpendjal.

Il urge donc que le président de la CENI analyse ces deux cas et procède  très rapidement à la recomposition   de ces deux CELI. Les rôles joués par les préfets et les Secrétaires Généraux de préfectures lors des élections présidentielles du 24 avril 2005 sont encore vivaces dans les mémoires. Ce ne sont pas les représentants du pouvoir central qui doivent jouer de tels rôles. Des risques d’influence planent donc sur les résultats dans les deux  préfectures. Les représentants de l’opposition «véritable» (UFC, CDPA, CAR) à la CENI sont donc invités à  prendre leur responsabilité pour que le président de la CENI  remédie à cette situation.  Le Premier Ministre Me Yawovi Agboyibo et le ministre d’Etat, Prof Léopold Gnininvi ont également intérêt à jouer leur partition afin que le problème soit résolu le plus tôt possible. Car les populations de ces deux préfectures s’inquiètent déjà du sort qui leur sera réservé lors de ces échéances électorales. Affaire à suivre. Glakpé  Koffi

Libertinage

Quand «la HAAC» devient «la hache»
Entre nous, le machin de «Fo Fillip Dekassou» commence à déraper dangereusement. Les «Gnassingbélandais» ont fini par applaudir quand la HAAC a eu à interdire entre-temps les pubs herbivores, pardon les publicités de produits traditionnels sur les chaînes parce que les raisons avancées pour justifier cette interruption étaient justes. C’est le seul bon truc à mettre dans son répertoire parce que après-là, c’est des décisions visant à «plastaïser», c’est-à-dire bâillonner la liberté d’expression. Hier c’était Radio Victoire FM qui a été suspendue pour avoir laissé parler sur ses antennes Jacques Roux. Aujourd’hui, «Fo Fillip Dékassou» tourne sa hache contre «Nyagan FM»,  pardon Nana FM, et précisément contre Lawson-Drackey, le Directeur de la maison du journalisme. Ses éditos brûlants sont désormais interdits sur la Radio et les raisons avancées pour justifier cette interdiction ne peuvent même pas convaincre « Tonio de la Lune ». Nous, on pense sérieusement que  «Fogan Dékassou» est en train de changer dangereusement. Comment peut-on, dans un pays qui se réclame à cor et à cri de droit ne pas souffrir que l’on ait une opinion différente? Ce n’est pas capable. On dirait que la presse irait mieux sans la HAAC de Fo Evegno-là qui devient un instrument déguisé au service de ... Quand un journal raconte  «gnè n’importe quoi» et insulte proprement ses confrères et des leaders d’opinion dans les colonnes de son canard, la HAAC est muette et laisse faire. Mais elle est prompte à charcuter toute opinion qui ne loue pas le ... La HAAC est simplement sous ordre. C’est pitoyable que la HAAC devienne cela. 

Eeewé! C’est TVT ça!
On pardonne la TVT, que dis-je, on demande pardon à la TVT, de nous pardonner nos offenses comme nous autres pardonnons aux «Gnass» qui ont «broqué» le tabouret présidentiel depuis le pléistocène jusqu’à ce jour. Sinon on faisait partie de ceux qui «sultaient» amicalement la TVT de Très Vilaine Télévision, Toute Vieillote Télévision, Télévision de la Tourmente et que  sais-je encore ; on en avait même l’exclusivité. Ça on l’assume. On était loin d’imaginer que ces remarques allaient être positivées par la chaîne mère. On en était là quand samedi, on a été agréablement surpris d’être étonnés de voir une autre TVT. C’est maintenant qu’on peut la compter parmi les chaînes de télévision. Quand les 20 heures ont sonné et le générique de journal a commencé à passer, on avait eu l’impression de nous être trompés de chaîne. Quand le studio a été présenté et, bien que le logo de la TVT dansât dans un coin et qu’on ait reconnu notre «con-frère» «François Minagni», pardon Franck Missité, on n’en croyait pas nos narines et nos lèvres. Certains ont pensé tout de suite que le «con-frère» a peut-être été viré et qu’il a lui-même criée une TVT bis comme les transfuges de partis politiques en ont le secret.

Sinon, la main sur les fesses, pardon sur le cœur, nous disons que  «Fofovi Kuessan Akabaraka» a relevé ce défi à lui. Au moins on est fier de ce studio qui peut à présent défier ceux des pays voisins. Ça va nous faire oublier un peu la vieille époque de la TVT.

A propos, est-ce seulement le studio de présentation du journal qui a été modernisé? Ou bien les autres équipements aussi le sont? Sinon, si on doit garder de ces caméras fantomatiques datables au carbone 14 et ces micros paléontologiques, cela ne ferait pas sérieux. La TVT doit faire oublier cette page sombre de son existence. C’est un joli studio après tout. Mais que la qualité du service s’en ressente.   

Gakpara met en garde les mecs contre les gos de Lomé
«Mon vieux! La capitale est grave dê! Si tu vois fille, on dirait ange nouvellement créé par Dieu lui-même là, pardon, demande lui ses casiers judiciaires. Même si ses derrières rebondissent à chaque pas, pardon demande lui ses casiers judiciaires. J’ai bien dit ses, pour ne pas dire au bas mot  cinq cassiers judiciaires.

Casier judiciaire N°1: quand elle te dit qu’elle voyage beaucoup là, mon frère, vérifie si ce n’est pas dans prison elle va. «Gbasse»avec des organes humains, elles sont dedans, drogue, elles sont dedans, escroquerie de tout genre, elles sont dedans, vol à main armée, elles sont dedans. Eh, toi-même là kê, aujourd’hui si fille veut te vendre, elle va le faire piam ! Pardon, vas à la justice et demande le casier judiciaire  N°1 de la fille  que tu dragues. Si même c’est écrit délit mineur-là kê, pardon faut pas rentrer dedans.

Casier judiciaire  N°2: ça là kê pour l’avoir, il faut t’adresser à la SOVINTO. Si SOVINTO manque d’informations, vas directement à la Brasserie du Bénin. Yée tsiè! Oh non! Fille de cette capitale boit, elle boit on dirait dromadaire. Fille qui descend un casier de bière dans une soirée là, tu vas faire quoi avec? Tu vois bouteille d’eau dans sa main et tu penses que c’est eau minérale, djaa c’est sodabi. Quand même, mon frère, si tu veux construire foyer un jour guê, pardon, faut passer à côté.

Casier judiciaire N°3: Mon frère, si tu veux chercher femme-là, vas d’abord voir les topographes pour avoir le découpage économique de la ville. Il y a des maisons, tu dragues femme dedans, mon frère tu es foutu? Maison-là kê,  c’est siège social de la misère. Tous les problèmes causés par des générations, c’est toi qui vas transporter. Manger-là oo, c’est toi, habiller, c’est toi, loyer guê, c’est toi, santé de grand-mère, c’est toi, écolage de petit frère, c’est toi, carburant de grand frère barbu  c’est toi, même savon de toilette, c’est toi encore. Eh mon frère, si tu ne quittes pas dedans, même argent pour aller au village-là,  tu ne pourras pas gagner. Crois-moi. Même si  trou là est doux comme vanille guê, pardon, faut damer dessus…» Affaire à suivre.

Du courage les gars!
Le MRC, vous connaissez? C’est la particule d’Abass «Kazaboua», le Monsieur qui muscle chaque fois qu’il est invité sur le plateau de la Très Vilaine Télévision en voie de modernisation. Ce truc qui se définit comme  Mouvement Républicain des Centristes, a organisé le 3 mars dernier à la Bourse du travail une  réunion personnelle que «Kazaboua Agombio» a pompeusement baptisée Congrès. A propos, il se situe au centre de quoi même? Tout le monde connaît son accointance pour les RePTiles et il faut qu’il cesse de distraire le monde.  Je disais donc que cette molécule qui se résume au seul président  a convoyé les éternels marcheurs de Lomé II et qui sont en chômage technique depuis la disparition de l’homme providentiel à la CNTT pour prendre part au «congrès». Il se raconte que sa femme et ses enfants ne font pas partie de sa particule. Abass «Kazaboua» aurait donc  promis des espèces sonnantes et trébuchantes. Les désoeuvrés se sont donc transportés en quantité et en qualité suffisantes. On susurre que la salle était pleine comme l’œuf d’un lézard. Les drosophiles aux yeux rouges qui étaient surexcités au début du congrès croyant que la manne allait tomber ont vite déchanté. Grande fut leur déception. Après l’ouverture, le président a disparu de la circulation. Il était invoyable. Le soleil était au zénith et le «ministre de l’intérieur» des congressistes s’est fâché la colère. Ils avaient terriblement faim et maugréaient dans la salle. Satan aidant, «Kazaboua» a réapparu quelque heures plus tard avec des baguettes de Sakomi et jus de 25F qu’il a distribués aux congressistes. Ils ont dû combler tout avec des litres d’eau. La plupart des congressistes étaient repartis «déçus». Du courage les gars ! C’est ça aussi la «kpolitique».

Qui monte les jeunes contre Péré?
Un groupe de 53 fondateurs de l’Alliance a adressé le 27 février dernier une lettre ouverte au président du bureau provisoire, l’apprenti Chrétien Dahuku Péré et le sommait de régler dans les plus brefs délais le différend qui l’oppose à Fo Gabi, sans quoi, ils vont le pousser  à la porte de sortie. Des journaux n’ont pas manqué de publier dans leur colonne la fameuse lettre. Nombre de signataires se disent choqués de retrouver  leur nom  dans la presse et affirment n’être pas au courant d’une quelconque lettre. D’autres encore indiquent que leur signature a été traficotée. C’est le cas de Dokambire qui est aux Etats-Unis et qui a signé la lettre à Lomé. A-t-il le don d’ubiquité? On ne saurait le dire. «Comment pourrais-je lire et signer un document alors que je vis sur un autre continent très loin du nôtre?», s’interroge-t-il  dans un courrier adressé à Dahuku Péré. M. Foligan Folly Yao, un autre membre qui ferait partie des 53 signataires se dit surpris et  consterné. «Je n’ai approché une quelconque personne pour signer quoi que ce soit et le plus surprenant est que la signature devant  mon nom n’est pas la mienne», s’indigne-t-il. D’autres encore protestent vivement contre cette escroquerie qui  ne dit pas son nom. De sources bien informées, il s’agit d’une manipulation orchestrée par le sieur Vidada Komlan Dzidula à qui une rutilante BMW a été offerte. Par qui? Ce n’est pas avec ma bouche que vous allez manger piment.

Barqué, pitié!
C’était en 2003 que le problème a commencé. Altine Barry n’est en fait que le neveu du «con-essayé» spécial du Baobab de Lomé II, Barry M.Barqué. Il avait à cette époque agressé violemment ce dernier avant de prendre la fuite. Mais comme les «mon pays» togolais sont « faure » dans les enquêtes, ils ont réussi à mettre la main sur l’ «onclier»de Barqué. A l’époque, certains disaient que Altine a voulu «Midi Lacoster» son oncle pour une affaire familiale. Ça fait donc trois ans et poussières que Altine Barry et son co-accusé, Yongué Minkinamé Jean François, le mari de sa sœur sont écroués dans le «Guantanamo» togolais. Entre-temps, l’accusé Altine Barry a écrit une lettre à son oncle pour lui demander pardon. Lettre que notre rédaction avait publiée. Malgré le pardon demandé par «lonclier», l’oncle a laissé la justice faire son travail  le lundi 05 mars dernier. Selon les décisions de la justice, Altine Barry doit passer 20 ans dans le «Guantanamo». Il va passer toute sa jeunesse dans les quatre murs  quoi. Entre nous, l’oncle ne peut-il pas «regarder dedans» un peu à son «onclier»? Lui aussi!

Même son mentor Gnassingbé Eyadéma a gracié «Boko Bosso» qui avait tiré sur lui à bout portant et à balle réelle un 24 avril.  Que dire des populations de Bè qui ont pardonné les «mon pays» malgré le nombre élevé de jeunes tués dans ce quartier lors des élections du 24 avril 2005? Il n’est pas encore tard. Barqué peut toujours faire quelque chose pour sauver Altine.

Et si on formait les barons du RPT?
Les élections législatives anticipées préconisées par l’Accord Politique Global «paragraphé» arrivent  avec la vitesse de la lumière. Pour tout ce qui s’est passé en avril 2005, les organisations de la Société Civile et les partenaires s’activent proprement sur le terrain. Ils ne veulent plus lire «déjà battu», «déjà tué», «déjà gnocotté», «déjà défiguré» sur les portes des «zopposants».  Les séminaires de formation, des ateliers, des recyclages  sont organisés de part et d’autres du pays pour apaiser les esprits et conscientiser les «Gnassingbélandais». Les civils et les «mon pays» sont les plus visés dans cette affaire. Seulement ceux qui organisent ces genres de formation oublient une chose. Au fait, les jeunes et les « mon pays » ne sont pas les premiers responsables des actes  de violences que le Togo a toujours connus pendant les échéances électorales. C’est les barons du RPT qui  ont toujours commandité les massacres. Eux, ils n’aiment pas accepter les résultats des urnes. Ils truquent les résultats et c’est quand le peuple veut revendiquer sa victoire qu’ils ordonnent  les «mon pays» de massacrer pacifiquement les manifestants. Au fait, c’est par eux que doivent commencer les séminaires ou ateliers. Les barons du RPT doivent donc aller à l’école de la démocratie et c’est après ça qu’on doit penser à conscientiser les jeunes et les «mon pays». Sans cela, les «Gnassingbélandais» connaitront toujours les mêmes problèmes. Un séminaire de formation sur le thème «Les législatives de 2007, comment respecter les résultats des urnes», à l’intention des  barons du RPT et du clan  serait le bienvenu.

 

 

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