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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
15 mars 2007 Diplomatie Le Togo vu de Washington Comme chaque année, le Département d'Etat à Washington publie son rapport annuel sur les droits de l'homme à travers le monde. Le Togo est étudié à la loupe par les experts. Respect des droits humains, conditions de détention, procédures judiciaires, liberté de la presse et de l'accès à Internet… Le rapport est organisé en plusieurs chapitres très documentés mais souvent inexacts. A croire que le document a été réalisé par des fonctionnaires n'ayant jamais fait le déplacement au Togo. En effet, le rapport 2006 constate certes que la situation des droits de l'homme s'est améliorée mais que de sérieux problèmes demeurent comme l’impossibilité pour les citoyens de changer leur gouvernement, les violences faites aux détenus, les arrestations arbitraires et la détention dans des lieux tenus secrets, les atteintes à la liberté de la presse, les discriminations contre les femmes et les minorités ethniques ". Etc. Une présentation qui laisse penser que le Togo est l'une des pires dictatures du monde.La réalité est heureusement différente. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Faure Gnassingbé, de très importants changements sont intervenus dans tous les secteurs évoqués par le rapport du Département d'Etat. D'ailleurs, si les principaux partenaires étrangers du Togo - y compris l'Union européenne- ont renoué avec le pays après 15 années de boycott, ce n'est pas vraiment par hasard. Il ne s'agit pas d'affirmer que tout est exceptionnel dans le pays et qu'aucune critique ne saurait être tolérée, mais on aurait aimé des fonctionnaires du Département d'Etat un peu plus d'objectivité dans la réalisation de leur rapport. Source: republicoftogo.com Echos de la Cour d'assises de Lomé Un homme écope de 25 ans de réclusion pour avoir égorgé et soutiré du sang à un enfant Pour avoir égorgé et recueilli le sang d'un enfant
de six (6) ans, TENGUE est condamné à 25 ans et 10
millions de dédommagement. Faits Contacté par les parents de l'enfant, le nommé Dijiwonou Tengue leur a signifié qu’il a appelé l’enfant au cours de l'après-midi, mais il ne savait pas quelle direction il avait prise. Ainsi, le 10 août 2004, les parents de Florent ont poursuivi les recherches qui les ont conduits dans une maison en construction où ils ont découvert des traces de sang. Ils ont aussitôt alerté la gendarmerie qui se transporta sur les lieux. Celle-ci découvrit le corps d'un enfant égorgé et enterré à la hâte dont une partie des membres était visible. Le corps a été identifié par les parents de l'enfant comme étant celui qu'ils recherchaient. Interpellé sur le sujet, celui-ci déclarait qu'en effet ce jour aux environs de 14 heures, son ami KOUMONDI Komi lui a proposé de lui trouver un enfant à qui il peut soutirer deux litres de sang pour aller vendre à un El Hadj au prix de trois millions le litre, promettant que sa récompense serait d'un million. Après lui avoir demandé ce service, il alla attendre dans la maison inachevée où Florent a été conduit. Avec le couteau qu'il avait, il trancha la tête de l'enfant et vida son sang dans une cuvette pour ensuite remplir deux bouteilles qu'il emporta. Après le forfait, il a enterré l'enfant et laissé la cuvette sur les lieux. Interpellé à son tour, le nommé KOUMONDJI ne reconnaît aucun des faits à sa charge. Il rejeta tout en bloc. Il faut souligner que TENGUE entre- temps est revenu sur ses déclarations en disant qu'il n'avait pas participé au meurtre du jeune Florent DEGBE, mais que le jour des faits, KOUMONDJI lui avait demandé de lui appeler Florent parce qu'il voulait l’envoyer lui acheter quelque chose. Au terme des débats, l'Avocat général M. POYODE dans sa réquisition a, se fondant sur les articles 12 ; 44 ; 47 du Code Pénal requis contre les inculpés la réclusion criminelle à perpétuité en se fondant sur l'existence d'éléments légal et matériel qui sont constitués. C'est ainsi qu'à l'endroit du Président des accesseurs et des membres du jury, il a déclaré que le sang du jeune Florent DEGBE, cet être fragile qui avait besoin de la protection des adultes et qui avait été bâillonné, crie en ces termes: «vengeance; Monsieur le Président, vengez-moi, messieurs les jurés, vengez-moi, ….». Dans sa défense, Me ALOGNON François s'est servi des quatre différentes versions de son client TENGUE pour démontrer que sa situation trouve son origine du passé et d'une enfance déséquilibrée. Il est allé même jusqu'à qualifier son client de schizophrène (atteint de schizophrénie). C'est ainsi que la défense, contrairement à la réquisition de l'Avocat général, a plutôt plaidé pour une peine de l'espérance. Me Anani Kokou Gilles dont le client est KOUMONDJI n'est pas allé de main morte. Il a ainsi à travers sa plaidoirie poétique et lyrique, arraché son client des réquisitions de l'Avocat général, d'où son acquittement. C'est au vu de tout ce qui a précédé au cours d'une audience empreinte de sécurité que le président M. LODONOU dans sa décision a condamné M. TENGUE Djiwonou à 25 ans de réclusion criminelle et dix (10) millions de francs de dédommagement. Didier LEDOUX Elections législatives 2007: des manœuvres en cours au RPT Pourquoi le Ministre de la justice a-t-il arrêté de signer les certificats de nationalité? Depuis quelques temps, les Togolais se plaignent du mépris et du peu d'importance accordés à leurs dossiers déposés au Ministère de la justice aux fins d'obtenir un Certificat de nationalité togolaise. Quelles occupations pourrait tant avoir le Ministre de la justice, au point de ne pouvoir apposer sa signature sur des papiers qui tiendront lieu de certificats de nationalité pour des citoyens togolais ? N'oublions surtout pas que nous sommes à trois mois d'une échéance électorale à l'occasion de laquelle les citoyens auront besoin de la carte nationale d'identité pour pouvoir voter. N'oublions pas non plus que, pour avoir sa carte nationale d'identité, il faut présenter le certificat de nationalité. Certains compatriotes sont venus à nous, afin que nous interpellions l'actuel Ministre de la justice qui pourrait aider ses compatriotes à comprendre la raison pour laquelle les dossiers de demande de certificats de nationalité dorment depuis plusieurs mois à son cabinet. En effet, au début de cette semaine nous avons reçu la visite de deux dames qui nous ont raconté toutes nerveuses, avoir déposé leur demande depuis bientôt cinq (5) mois pour la première et trois (3) mois pour la seconde. Et à chaque fois qu'elles se rendent au retrait, on leur signifie tout simplement que le Ministre n'a pas encore signé. «Et pourtant, a déclaré celle qui attend depuis près de 5 mois, entre mai et juin 2006, j'avais eu à déposer les mêmes demandes de certificats de nationalité pour deux jeunes frères, et en l'espèce de trois semaines les dossiers ont été traités, qu'est-ce qui se passe comme ça dans notre pays?». Connaissant la mauvaise foi caractérisée du RPT (Rassemblement des Profiteurs du Togo) qui ne manifeste jamais de bonne volonté avérée de voir la démocratie et l'alternance politique prendre pied sur la terre de nos aïeux, on est en droit de pressentir, sans risque de se tromper, que cette pratique participe à une manœuvre du parti au pouvoir, pour priver des Togolais de leurs cartes nationales d'identité devant leur permettre de voter dans trois mois lors des législatives. Les partis politiques de l'opposition doivent unanimement dénoncer cette manœuvre et en faire écho lors des prochaines assises du Comité de suivi prévues pour le 13 mars prochain à Ouaga. Si cette intention malicieuse que nous croyons déceler n'y est pas, puisse le Ministre de la justice monter au créneau pour dire publiquement au peuple, la raison pour laquelle depuis des mois, il n'est plus possible pour les Togolais d'entrer dans leur droit que constitue l'obtention d'un certificat de nationalité ? Pour des dossiers qui n'ont pas été rejetés pour incomplétude, on a le plus naturellement du monde, tout le mal à comprendre que depuis environ 5 mois, des certificats de nationalité ne sont plus signés, alors que tout récemment encore en l'espace de trois semaines, c'était passé comme une lettre à la poste. Les Togolais n'ont pas encore oublié (et ne l'oublieront pas de si tôt) comment ils ont été empêchés en 2005 d'entrer en possession de leurs cartes d'électeur, sous prétexte qu'ils n'avaient pas de cartes d'identité, et aussi comment, par mauvaise foi et méchanceté, beaucoup de cartes d'électeurs s'étaient retrouvées dans des préfectures ou régions qu'ils n'habitent pas. Maintenant, qu'après avoir vainement fait de la résistance pour ne pas accepter la carte d'électeurs sécurisée avec photo, antidote à la fraude massive, le pouvoir s'est vu obligé de se soumettre, il doit chercher d'autres voies pour empêcher les démocrates togolais de gagner les législatives. La balle est quelque part dans le cas des trois parties que sont le CAR, la CDPA et l'UFC qui doivent veiller au grain et déjouer toutes les manœuvres sordides du Rassemblement des Profiteurs (insatiables) du Togo. A.S. Au cœur des «Mon pays» Kao: Pays! Tu sais que tes amis se sont divorcés? Avaleuse errant Louise, une Togolaise d’à peine 18 ans a la taille et la forme de Vietnamienne ou d’une Chinoise. Partisane de moindre effort, elle s’adonne à cœur joie au plus vieux métier du monde. Ainsi, comme une fonctionnaire d’Etat, elle passe sa journée à faire du porte-à-porte dans les services administratifs. Louise a pour cibles les cadres et directeurs administratifs, bref les nantis de la société. Comme à l’accoutumée, Louise avec son sac à main sous le bras, faisait la ronde dans le quartier administratif. Elle entrait de bureau en bureau dans le but est non seulement de séduire à nouveau ses anciens clients mais aussi de conquérir de nouvelles âmes. Cette matinée lui était infructueuse. Même la cantine du coin, le plus souvent bondée de monde les midis était vide de ses clients. Sans désespérer, Louise revint à la charge l’après-midi. Cependant, dans le long couloir exigu d’un immeuble du quartier administratif, cet après- midi, elle rencontra comme par malheur un jeune homme fraîchement embauché à la sortie d’un bureau avec des piles de dossiers qu’il portait lourdement vers un autre bureau. C’était Jean le planton du Directeur général, qui lui-même était passé par là et fut marqué par les prestations de cette dernière. Elle apostropha Jean et par ses méthodes habituelles embobina celui-ci qui croyait avoir trouvé la femme idéale pour rompre avec son statut de célibataire. Il ne connait certainement pas celle avec qui il avait affaire. Il ignorait également que c’était une dresseuse de son DG. Il prit rendez-vous avec cette dernière à 17h 30, l’heure à laquelle il était persuadé que tout le monde quitterait l’immeuble et s’était mis en tête qu’il posséderait une belle créature de la trempe de Louise, la consolatrice. Louise était ponctuelle. Elle était à l’heure et tout l’immeuble semblait s’être vidé des âmes qui le bondaient il y a quelques heures. Une fois introduite dans le bureau de Jean qui s’ouvra sur celui-ci du DG, Jean l’accueillit à bras ouverts. Ce dernier l’invita à venir. Ils franchirent la porte et tombèrent dans un bureau spacieux moquetté et hypermeublé, celui du DG que Louise avait déjà visité et où elle a fait ses preuves avec le titulaire. Elle s’exclama: «N’est-ce pas le bureau de mon frère Jacob? Je lui ai rendu visite il y a longtemps. Qu’est-il devenu?». Jean, comme pour dissiper ses inquiétudes lui répondit: «Ecoute chérie, je suis le nouveau DG. Mon prédécesseur avait des problèmes et s’est enfui. Prends soin de ne pas venir au service aux heures de travail. Il suffit de me prévenir à temps pour que je prenne mes dispositions pour te réserver un accueil digne de ton rang». Sur ces propos, il l’attira vers le grand canapé du DG. Et comme un «mon pays» qui n’a pas le temps de procéder à la caresse, Jean s’empressa de se déshabiller en même temps que Louise. Il fit coucher celle-ci et mit une de ses jambes écartées sur le dossier du canapé et l’autre au sol. Sa pomme fendue exposée, Jean s’apprêtait à mettre son gros «gnocotomètre» dans ce puits quand elle s’écria: «Tout ça pour toi seul ? Décidément, ceux qui occupent ce bureau ont presque le même size. Je préfère revenir demain parce que je serai en forme plus qu’aujourd’hui». Jean n’avait qu’un objectif, découvrir le tréfonds de ce puits. Elle essayait d’opposer une résistance que maîtrisa rapidement le faux DG. Il arriva à se frayer un chemin et plouf, il fit disparaître la tête de son bébé anaconda quand celle-ci s’écria. Jean ne lui laissait aucun temps de repit. Il lui assenait de vrais et terribles coups de hanche. C’est sur ces entrefaits que le vrai DG, sans faire de bruit entra et observa un moment la scène qui lui était difficile à digérer. Jean s’écroula et s’effondra sur Louise au moment où il se libérait de ses missiles. Louise s’extirpa des décombres et vit à côté d’eux son «gnocoteur» de DG. Sans mot dire, il les dépassa et alla s’asseoir dans son bureau et prit un papier et stylo. Tonton D. Elections législatives à venir Le gouvernement joue un jeu trouble Le 24 juin 2007 est la date précédemment annoncée comme devant se tenir les législatives. Mais aujourd’hui les avis sont tranchés au sujet de cette date. Aux uns qui militent pour un report, s’opposent les autres, décidés à faire coûte que coûte tenir le scrutin à cette date. Cette dernière option serait suicidaire, et une sérieuse évaluation des préalables rentrant dans l’organisation du scrutin permettrait de s’en rendre compte. On pensait être au bout du tunnel lorsque l’utilisation des kits pour le recensement électoral a été concédée par le camp de l’obscurantisme incarné par le RPT. Il fut ensuite décidé l’emprunt de ceux de la République Démocratique du Congo. Gilbert Bawara avait eu à faire le voyage de Kinshasa, suivi d’une mission conjointe PNUD-CENI- Gouvernement du 17 au 23 février. Et au terme de «plusieurs rencontres et séances de travail avec les autorités congolaises», «la CEI (Commission Electorale Indépendante) Congolaise accepte de prêter à la CENI Togolaise 3000 kits dont 2500 seront complets et testés en bon état de fonctionnement et les 5000 autres incomplets à reconditionner sous la responsabilité du gouvernement togolais», d’après le rapport de cette mission conjointe. Rixes autour du moyen de transport Le grand paradoxe Et pour tenir dans le délai, on s’adonnerait alors à la précipitation et là, le lit serait fait aux fraudes électorales. Le piège d’avril
2005 On ne le dira jamais assez. Il vaut toujours mieux prendre le temps d’organiser une bonne élection que de se précipiter pour en organiser de «frauduleuses» et «sanglantes». C’est malheureusement au second scénario que pousse le gouvernement incarné par le clan au pouvoir. Tino Kossi Relations entre les partis politiques Jean-Pierre Fabre réplique aux attaques du ministre Bawara Le samedi 03 mars dernier, Gilbert Bawara, ministre de la Coopération et du NEPAD et membre du Comité Central du RPT, était l’invité de l’émission «Rendez-vous de la Rédaction» sur Radio Nostalgie. Fidèle à ses habitudes, le ministre a fait montre d’une suffisance et a tenu des propos pas très courtois à l’endroit de l’Union des Forces de Changement (UFC) et de son Président national, Gilchrist Olympio. Il n’y avait que de la haine et du ressentiment dans ses propos. «Qu’est-ce qui risque d’arriver si l’UFC a la majorité ? Est-ce que nous n’allons pas dilapider, ruiner tous les efforts qui ont été consentis depuis avril 2005, pour apaiser le pays, pour amorcer la réconciliation nationale ? Ils ont envie de changer tout ; ils ont envie de changer la Constitution. Peut-être même on va changer la dénomination du pays. Nous ne serons pratiquement plus des Togolais. Tel que je perçois en pointillé le programme de l’UFC, il y a une aventure dans laquelle nous serons tous avisés de ne pas nous lancer», a-t-il déclaré. La réaction de l’UFC ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué rendu public mardi 06 mars et intitulé «Halte aux tentatives d’intoxication et de manipulation de l’opinion», le Secrétaire Général du parti, Jean-Pierre Fabre, a fustigé les propos haineux du ministre de la Coopération et du NEPAD. «Faute de pouvoir apporter des réponses claires aux inquiétudes des populations togolaises quant aux incessantes interventions du gouvernement dans les attributions de la CENI et les risques de fraude de plus en plus grandissants, Gilbert Bawara s’est répandu en mensonges éhontés, ainsi qu’en propos irresponsables et haineux à l’endroit de l’immense majorité de Togolaises et Togolais qui aspirent à un véritable changement dans ce pays, en traitant l’UFC «de parti extrémiste, de danger pour l’unité nationale», précise le communiqué. Jean-Pierre « s’indigne contre cette dérive sectaire et surtout, contre l’appel à peine voilé, à la violence et à la haine lancé sur les ondes» par ce zélé ministre du gouvernement issu de l’APG dont le but est pourtant de «restaurer la paix, la sérénité et la confiance mutuelle et d’organiser des élections législatives, justes, transparentes et acceptables par tous». Le communiqué est allé au-delà des attaques de ce nouveau membre du Comité Central du RPT en dénonçant les manœuvres enclenchées par celui-ci et son collègue de l’Administration Territoriale, Arthème Ahoomery-Zunu, pour organiser une parodie d’élection au Togo. «Face aux nombreux inconvénients liés à l’option d’emprunt, il est donc clairement apparu que notre pays a tout intérêt à acheter des kits neufs qui serviront non seulement pour les élections législatives de 2007, mais aussi pour les autres élections à venir, notamment les élections locales de 2008, ainsi que pour la mise à jour annuelle du fichier électoral, l’établissement des cartes nationales d’identité, et de recensement général de la population. Il y a lieu de s’inquiéter sur les raisons qui poussent le gouvernement à se substituer à la CENI et à persister dans une voie sinueuse, compliquée et hasardeuse. Contrairement à ce qu’il a déclaré sur Radio Nostalgie, Gilbert Bawara s’était bien rendu à Kinshasa pour négocier l’emprunt d’un nombre précis de kits. L’UFC s’interroge sur le bien-fondé des contrats de gré à gré que Gilbert Bawara et le ministre de l’Administration Territoriale sont allés préparer à Kinshasa (RDC) pour l’attribution des marchés de transport des kits, de développement des logiciels et de réinitialisation des kits au mépris de toute règle de transparence», poursuit le communiqué. Jean-Pierre Fabre est aussi revenu sur le statut du président de la CENI qui, «en tant que représentant du gouvernement sans voix délibérative, se soumet aux ordres de Gilbert Bawara et du ministre de l’Administration Territoriale». Enfin, le parti de Gilchrist Olympio s’inscrit en faux contre «les intrusions du gouvernement dans les activités de la CENI et appelle l’ensemble de la classe politique et des forces de changement à davantage de vigilance pour empêcher le pouvoir RPT de conduire à la dérive comme par le passé, le processus électoral actuellement en cours». Rappelons que la décision d’emprunt des kits a été prise en conseil des ministres du vendredi 09 février dernier bien que la CENI n’ait pas encore statué sur la question. Aujourd’hui, tout est en cours pour l’acheminement des kits empruntés à la RDC. Il faut signaler que, selon certaines indiscrétions, une mission d’experts européens est attendue dimanche 11 mars 2007 pour préparer le terrain dans la perspective de l’envoi des observateurs de l’UE pour les législatives de 2007. R. Kédjagni Libertinage Des falsificateurs
de signature dans le camp de Gabi Agbé? «Corompition» dans
le concours de recrutement des enseignants «Chuan», c’est staff médical ça? Le Togo en tant que pays organisateur de la Can cadette 2007 participe à la compétition. Il sera représenté par ses cadets. L’équipe a été formée, il y a un temps et effectue des stages un peu partout. A notre connaissance, toutes les structures sont mises en place autour des joueurs pour leur offrir des chances de se produire efficacement. Entraîneur, Directeur Technique, Proviseur tactique, Censeur physique, Staff médical surtout, tout y est. Mais les «Gnassingbélandais» ont été «tonnés» d’apprendre en ce début de semaine que six (06) joueurs ont été disqualifiés. Quelle était la raison ? Problèmes «cardiaques». Et ces « problèmes de difficultés» n’ont été décelés qu’à Abidjan. Pourquoi c’est maintenant que la découverte est faite alors qu’on est à deux doigts du début de la compétition ? Notre fameux staff médical, à quoi sert-il? Ou bien ce ne sont pas des «dokita» vrais vrais qui sont dedans ? On est «à Togo ici» et des forgerons et vulgarisateurs peuvent devenir des docteurs en un clin d’œil. C’est capable, les gens sont possibles de tout. Pauvres «Gbadagolais»! Agetur, la société qui a toujours entrepris des
travaux d’assainissement dans le quartier sans succès
accuse les riverains de faire de Gbadago le Gbadago qu’on
a connu depuis le déluge de Noé. On dit que nos «zamis» «Gbadagolais» aiment jeter
de la pâte d’hier, du «Sôkôrô» de
l’année passée et du «gnè n’importe
quoi» dans les jolis et utiles égouts que Agetur
leur fait. Nous on s’est demandé si c’est à Gbadago
que les gens trouvent plus à manger et que la nourriture
abonde tellement qu’on en verse régulièrement
dans les égouts. Si c’est le cas, pourquoi les gens
là-bas ne sont pas «beaucoup» comme «kpatcha
Guinvia», c’est-à-dire notre ami «kpatcha» originaire
d’Aného? Passons. Gakpara met en garde
les mecs contre les «gos» de
Lomé (suite et fin) Casier judiciaire N°5 : Premier procédé pour l’avoir : la plongée. Les filles de mon pays sont devenues passe par trou ooo, passe par trou. Leurs amortisseurs sont «kaputt». Même fille que tu dis mineure-là, au nom de Dieu, elle va t’engloutir. Elle a toute la capitale dans les reins. Oh bobobobobobo ! Justin est rentré, Joachin est rentré, Jean est rentré, Jonathan est rentré. Le pauvre Julien n’a rien compris. «Assé» (tu entends) «gloum!» Nos mamans criaient, «aïe makoula!» Savez-vous ce que disent les filles d’aujourd’hui? Je ne te sens pas bébé! Non, le pays est gâté. Mon frère, pour éviter tout risque de naufrage dans les profondeurs des eaux abyssales de ses entrailles où se promènent des baleines entrejambiales concurrentes et divers virus miniaturisés, les gardes côtières recommandent impérativement le port de bouées de sauvetage, encore surnommés préservatifs ou condoms. Mais mon frère, je te conseille le deuxième procédé. Dès que tu visites le site «jetesenspas.com et que tu y retrouves la photo de ta go, pardon, faut quitter dedan!» La CAN des cadets
et les «Togolaiseries» A la Fédération, au ministère des Sports et même au Comité d’organisation, rien ne semble aller. La semaine dernière, c’est le prégo de la Fédé qui se plaignait sur les antennes de la «Très Vilaine Télévision» en voie de modernisation que rien ne va au niveau de l’encadrement des «petits-zéperviers» que lui-même appelle les «zorphelins». On se demande si les «petits-zéperviers» étaient logés dans un orphelinat lors de leur mise au vert à «Abidjan». Aussi, est-il réel que les moyens mis à la disposition du Comité d’organisation sont maigres comme le cœur de la fourmi. Pourtant, le Pépé du Comité rassure qu’il est prêt pour le «cafouillage», pardon pour le démarrage de la compétition. De sources floues et ambiguës, le plus vieux supporteurs des «Zéperviers» du village de Tindjassi qui n’a rien à envier à «Ben Laden» en matière de barbe aurait déclaré sur les ondes de «Radio Taïpé» qu’il ne comprend pas pourquoi la CAF a confié l’organisation d’une compétition aussi sérieuse du Togo. Pour lui, tous les désordres sont permis au Togo et chacun fait à sa tête. Le vieux estime que les dirigeants togolais n’aiment pas ce qui est bien. Ils sont heureux d’évoluer dans la négativité. Vrai ou faux! Nicolas Lawson where are you? Tout compte fait, Nicolas Lawson nous manque. On a besoin d’entendre des paroles comme «Lankpankpanwoé, akangawoé, alagawoè, moutonawoé bé woné boulé n’kouménam…» (Je leur ai dit de me foutre le camp). Crise ouverte au sein de l’Alliance Enfin la réaction officielle Comité Exécutif du parti Le Comité Exécutif de l’Alliance a organisé hier au domicile de son Président un point de presse. L’objectif était de réagir par rapport à la lettre ouverte adressée à M. Dahuku Péré, Président de ce parti qui est, depuis quelques semaines plongé dans une crise. Il s’agit de ce qu’on ne peut qualifier que de guerre ouverte entre les deux présidents Dahuku Péré et M. Agbéyomé Kodjo. Depuis la naissance de cette crise qui déshonore le parti, beaucoup d’actes se posent par-ci et par-là et font couler beaucoup d’encre, envenimant ainsi une situation qui ne fait que ridiculiser les belligérants et par ricochet le parti. C’est au cours de cette rencontre présidée par M. PEREZI Kao en présence de M. Do FOLLI, ancien ministre et membre de l’Alliance que M.Essohanam ASSIMA-KPATCHA, Secrétaire général Adjoint du parti a lu une déclaration. Celle-ci a touché du doigt quelques questions que se posent les Togolais sur une situation qui risque de voir éclater le parti des inséparables amis. «De quoi s’agit-il?», «le but visé», telles sont quelques unes des réponses données à l’opinion à travers cette déclaration. REACTION DU COMITE EXECUTIF DE L’ALLIANCE A LA LETTRE OUVERTE ADRESSEE AU PRESIDENT DU PARTI De surprises en surprises, le Comité Exécutif de
L’ALLIANCE constate que, par médias interposés,
certains esprits malintentionnés cherchent à instrumentaliser
le prétendu différend qui opposerait M. Agbéyomé Kodjo à M.
Dahuku Péré pour nuire à l’image du
Parti. Cette lettre menaçante, doublée d’un ultimatum aurait été signée par 53 présumés fondateurs de L’ALLIANCE qui auraient apposé leurs noms et prénoms, attesté avoir « lu et approuvé », et signé en indiquant la date. Au vu des protestations reçues par le Comité Exécutif de L’ALLIANCE et émanant de bon nombre de prétendus signataires de la lettre, le CE a conclu qu’il s’agissait d’un faux et usage de faux orchestré par le nommé Vidada qui serait à la solde d’un gourou. Lorsque les masques tomberont, nous découvrirons aisément le commanditaire de la sordide mission. Le but visé La représentativité des
auteurs de la lettre Par ailleurs, leurs absences notoires de toutes les activités du parti à un moment donné les prédisposent à leur auto exclusion et les dépossèdent du droit de parler au nom du parti. Le Comité Exécutif saisit ici l’occasion de les informer que le parti fonctionne à merveille sans eux et que, sans avoir eu besoin d’eux, il a déjà procédé à l’installation de plus d’une vingtaine de bureaux fédéraux dans les préfectures du pays De la suprématie
du parti Dans le cas de L’ALLIANCE, nous pouvons vous dire que le
parti aurait pu être créé sans M. Agbéyomé Kodjo
qui en revendique aujourd’hui la paternité. C’est
le respect de la sincérité et de la fidélité à l’amitié que
M. Péré lui vouait qui a ralenti la marche du train
pour permettre à son « ami » de le
prendre. Dans ces conditions, Agbéyomé et les siens
doivent par humilité tenir compte de ceux qui ont mené la
réflexion sur la création du parti avant son entrée
en jeu. Nous croyons que si M. Péré ne s’est pas exprimé publiquement depuis l’apparition du différend, contrairement à ce qu’a fait M. Agbéyomé Kodjo, c’est qu’il croit que si l’on est vraiment ami, les divergences ne doivent pas prendre l’allure et l’ampleur que M Agbéyômé Kodjo leur donne. De l’orientation idéologique de L’ALLIANCE Le Comité Exécutif déplore cette contre-vérité. Si M Agbéyomé Kodjo était sincère, pourquoi, ayant participé personnellement à la délégation de L’ALLIANCE qui avait reçu celle du CAR conduite par son Président, n’avait-il pas posé clairement et directement ce problème au Comité Exécutif de l’ALLIANCE? Sachez qu’au Comité Exécutif, le principe est retenu de collaborer de façon franche et sincère avec les partis politiques qui veulent que le Togo sorte définitivement de la crise politique qui fait si mal à son peuple. Le Comité Exécutif déplore que M. Agbeyomé Kodjo n’entende pas s’engager dans cette voie et partant, dans celle du pardon et de la réconciliation tant souhaitée par tous les Togolais. Messieurs les journalistes, nous vous remercions sincèrement pour votre aimable attention. Fait à Lomé, le 09 mars 2007 Le Comité Exécutif CAN-Cadette 2007 au Togo Six
joueurs togolais forfaits pour des problèmes cardiaques Six joueurs de l’équipe nationale cadette du Togo, les Éperviers, ont été déclarés inaptes à participer à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la catégorie, prévue du 10 au 25 mars 2007 à cause de problèmes cardiaques, a-t-on appris samedi, de sources proches de la Fédération togolaise de football (FTF). «Six joueurs de notre équipe présentent des problèmes cardiaques et ne pourront pas prendre part à la CAN», a annoncé le président de la FTF, Tata Avlessi, sur les antennes d’une radio sportive togolaise. L’équipe togolaise était en regroupement plusieurs jours à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour préparer la phase finale de la CAN des moins de 17 ans et a regagné. C’est dans la capitale ivoirienne que des médecins ont découvert l’inaptitude de ces six éléments clés de la sélection togolaise. Le président de la FTF, qui s’exprimait depuis Abidjan, n’a pas caché son amertume face à cette situation. «Je ne comprends pas pourquoi notre équipe médicale n’a pas fait ces analyses depuis le Togo!», a pesté Avlessi qui déplore le manque de rigueur du staff technique et du staff médical de l’équipe togolaise. Le Togo, qui a déjà envoyé à la CAF
la liste des 23 joueurs retenus pour la CAN, a revu sa copie. La
préparation de l’équipe togolaise a connu des
difficultés. Et c’est récemment que l’État
togolais s’est véritablement impliqué en octroyant à l’équipe
une subvention de 600 millions de FCFA qui a permis à la
FTF d’organiser le stage en Côte d’ivoire. La
CAN cadets réunira huit équipes repartie sen deux
groupes. . Le Togo mérite-t-il d’organiser la compétition? Ailleurs avant le début d’une Coupe d’Afrique des Nations toutes catégories confondues, tout le pays vibre à l’unisson. C’est par des spots publicitaires que l’on arrive à planter dans le cœur des citoyens l’intérêt à la compétition. Le Comité d’organisation de la Can Cadets semble ne pas avoir cette culture. Pas de spots publicitaires à la radio, à la Télé, pas d’enseignes signalant l’évènement. On dirait même que notre pays ne participe pas à l’évènement car on n’incite guère à la mobilisation autour de nos ambassadeurs cadets. Au bas mots, cette compétition risque d’être la plus piètre jamais organisée. Et là ce serait à tout déshonneur du Togo qui n’a pas encore soldé son passif d’image envers la Caf et la Fifa. On a renouvelé les «Togolaiseries» autour de la question de la pose du gazon synthétique. Ce manque d’allant de la part des autorités ne peut concourir qu’à tenir l’image de la compétition. Les Togolais ne prendront point goût à l’évènement et ce ne serait pas étonnant que les tribunes soient vides de spectateurs. Une autre inquiétude est celle relative à la retransmission des matches. Connaissant les procédés moyenâgeux de la Télévision Togolaise en matière de retransmission de rencontres de football, on nourrit de sérieux soucis à ce sujet. Les signes avant -coureurs d’une compétition au rabais sont manifestes. TINO Kossi Infos sur les joueurs professionnels Togolais Adébayor gagne
dix fois moins que Thierry Henry Pour cela, il n’hésite pas à faire planer le doute quant à son avenir au club, comme l’attestent ses déclarations: «Mon agent m’a dit que Manchester et Valence me suivaient (...) Mais je ne vais pas me prendre la tête avec ça même si ce sont deux gros clubs. Je suis bon avec Arsenal mais on doit me montrer qu’on veut construire quelque chose avec moi, vu mon nouveau statut dans l’équipe», a-t-il confié au tabloïd anglais News of the world. Pour rappel, le salaire du joueur est l’un des plus bas du groupe pro. Enfin, petite comparaison au passage: Adebayor toucherait £14,000 par semaine (environ 14 000 000 FCFA), soit dix fois moins que le capitaine Thierry Henry, à la tête du classement des joueurs les mieux payés au club. Coubadja Kader atterrit aux Emirats Arabes Unies Olufadé inscrit son 14ème but Bras de fer entre les Libanais et la direction des impôts Comme nous l’annoncions dans l’une de nos dernières publications, le bras de fer entre les Libanais, importateurs de véhicules d’occasion venus de l’hexagone et la Direction générale des impôts se poursuit après une accalmie constatée en fin de semaine dernière. En effet, les Libanais, pour protester contre les nouvelles méthodes de travail de la direction des impôts, ont prévu organiser une marche de protestation hier mardi 06 mars. Mais, celle-ci a été annulée. C’est ainsi que la Directrice des Impôts, formelle à cette décision a gardé le «portail sous le pont» fermé dans la journée d’hier malgré le nombre important de véhicules qui sont déversés sur les quais du Port Autonome de Lomé (PAL), plein à craquer. Le bras de fer se poursuit et prend une autre tournure dans la mesure où les deux camps restent inflexibles. Nul ne veut faire de concession, alors le terrain d’entente est loin d’être trouvé. Pour les Libanais, ils ne veulent plus entendre parler de cette taxe qu’ils considèrent être doublement payée. «Nous avons payé la dernière fois parce qu’ils nous ont promis qu’ils reverront la procédure. Mais, à notre grande surprise, ils réitèrent leur position. Nous, nous ne pouvons pas payer doublement cette taxe. Nous allons organiser dans les jours à venir une marche afin de nous faire entendre par les autorités togolaises. On ne sait pas si, c’est l’Etat ou des individus qui veulent nous racketter. C’est trop nous demander. Si, çà continu, nous allons fermer nos parcs», nous a confié un Libanais très remonté qui nous brandissait entre temps un passeport togolais dont il est détenteur qu’il a sorti de la poche comme pour nous prouver qu’il est aussi Togolais comme nous. «Nous sommes tous des Togolais. Ce n’est pas que la couleur de l’homme qui détermine son origine, mais…» a-t-il poursuivit quand subitement venait s’arrêter près de lui un véhicule à bord duquel se trouvaient ses frangins. Mais, de sources proches de la Direction générale des Impôts, on susurre que cette décision est irréversible: «Ce n’est que le début du commencement comme le dirait l’autre. Elle tiendra bon en dépit des menaces qui commencent par peser lourd sur elle. Elle est une femme de principe, alors qu’ils se détrompent vite » nous a laissé entendre un cadre des Impôts que nous avons approché sous le pont. Il urge à l’allure où vont les choses que les sommités s’impliquent à temps afin de ne pas laisser notre économie en pâtir. Didier LEDOUX Port Autonome de Lomé Marche
de protestation avortée des
Libanais importateurs de véhicules Tel que nous l’annoncions dans l’une de nos dernières publications, le bras de fer entre les Libanais, importateurs de véhicules d’occasion venus de l’hexagone et la Direction générale des impôts se poursuit après une accalmie constatée en fin de semaine dernière. En effet, les Libanais, pour protester contre les nouvelles méthodes de travail de la direction des impôts, ont prévu organiser une marche de protestation hier mardi 06 mars. Mais, celle-ci a été annulée. C’est ainsi que la Directrice des Impôts, formelle à cette décision a gardé le « portail sous le pont » fermé dans la journée d’hier malgré le nombre important de véhicules qui sont déversés sur les quais du Port Autonome de Lomé (PAL), plein à craquer. Le bras de fer se poursuit et prend une autre tournure dans la mesure où les deux camps restent inflexibles. Nul ne veut faire de concession, alors le terrain d’entente est loin d’être trouvé. Pour les Libanais, ils ne veulent plus entendre parler de cette taxe qu’ils considèrent être doublement payée. «Nous avons payé la dernière fois parce qu’ils nous ont promis qu’ils reverront la procédure. Mais, à notre grande surprise, ils réitèrent leur position. Nous, nous ne pouvons pas payer doublement cette taxe. Nous allons organiser dans les jours à venir une marche afin de nous faire entendre par les autorités togolaises. On ne sait pas si, c’est l’Etat ou des individus qui veulent nous racketter. C’est trop nous demander. Si, çà continu, nous allons fermer nos parcs» , nous a confié un Libanais très remonté qui nous brandissait entre temps un passeport togolais dont il est détenteur qu’il a sorti de la poche comme pour nous prouver qu’il est aussi Togolais comme nous. «Nous sommes tous des Togolais. Ce n’est pas que la couleur de l’homme qui détermine son origine, mais…» a-t-il poursuivit quand subitement venait s’arrêter près de lui un véhicule à bord duquel se trouvaient ses frangins. Mais, de sources proches de la Direction générale des Impôts, on susurre que cette décision est irréversible: «Ce n’est que le début du commencement comme le dirait l’autre. Elle tiendra bon en dépit des menaces qui commencent par peser lourd sur elle. Elle est une femme de principe, alors qu’ils se détrompent vite » nous a laissé entendre un cadre des Impôts que nous avons approché sous le pont. Il urge à l’allure où vont les choses que les sommités s’impliquent à temps afin de ne pas laisser notre économie en pâtir. Didier LEDOUX Et si les Togolais s’en inspiraient? Nos voisins Ghanéens connaissent depuis hier des instants particuliers. En effet, le Ghana célèbre le cinquantième anniversaire de son accession à l’ indépendance toute sa valeur ; ce qui devrait inspirer les gouvernants togolais qui, eux, privilégient «l’autre fête». Pour cette célébration, rien n’a été laissé au hasard. Tout un programme a été minutieusement élaboré à ce sujet. Depuis presque un mois avant la célébration proprement dite tout le peuple Ghanéen était emballé. Les établissements scolaires étaient dans une sorte de congé et les élèves réquisitionnés pour les répétitions des manifestations devant marquer cette célébration. Deux (02) jours ont été déclarés chômés et payés pour une célébration digne. Cela vaut la peine car il s’agit d’ «une fête nationale», la cinquantième édition. Même en matière de besoin d’énergie, la devise semble avoir été «Le Ghana avant tout». La CEB qui reçoit du courant électrique de la Volta Region Authority n’avait pas le choix. La quantité d’énergie précédemment gérée (50 Mw) a été réduite de moitié afin de répondre aux besoins d’énergie pour la fête. Toutes ces dispositions démontrent la valeur qu’accordent les Ghanéens à leur indépendance. Si seulement cela pouvait inspirer les «Gnassingbélandais»! Malheureusement ce n’est pas le cas «chez nous à Togo ici» comme le dirait l’autre. On privilégie une autre fête: le 13 janvier. Cette date qui correspond pourtant à l’assassinat du «Père de l’indépendance», Premier Président élu du Togo Sylvanus Olympio ravit la vedette au 27 avril. Depuis 40 ans, le 13 janvier est organisé avec faste : défilé militaire et civil, bal de clôture, paiement d’un «13ème mois» aux «mon pays», perdiems aux défilants etc. Même si aujourd’hui avec Faure Gnassingbé au pouvoir on essaie de réhabiliter l’évènement, c’est-à-dire de redonner au 27 avril sa valeur, sa célébration ne saurait détrôner le 13 janvier, ou égaler le crédit qu’accordent les Ghanéens à leur indépendance qui prend les caractères d’une réelle «fête nationale», ayant donc l’approbation de tous. En tout cas, eux ils ont compris. Ceux qui régentent le Togo, pas encore. TINO Kossi
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