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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
15 mars 2007 Redynamisation du secteur privé De nouvelles structures (le CFE et le COA) inaugurées Le jeudi, le 08 mars dernier s'est déroulé à la
Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT), l'inauguration
de deux nouvelles structures devant permettre aux opérateurs économiques
de créer de nouvelles entreprises dans notre pays. Il s'agit
du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) et du Centre
des Opportunités des Affaires (COA). Cette cérémonie
d'inauguration a été présidée par le
Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat M. Jean
Lucien Savi de Tové en présence d'autres membres
du gouvernement, du Ministre de l'Industrie et du Commerce du Bénin,
M. Moudjaidou Soumanou, du président de la Chambre de Commerce
et de l'Industrie de Nancy M. Jean Pierre Carolus, du président
de la CCIT, M. Georges Saddoh, des membres du Conseil Nationale
du patronat, des chefs d'entreprises et des présidents des
associations professionnelles. En fait, la COA (Centre Opportunité des Affaires) est un espace aménagé doté d'outils capable de satisfaire la demande des opérateurs économiques en service. Son contenu est pluridimensionnel. En terme de système, le COA dispose du SIGOA-TOPS qui est un système informatisé de gestion des opportunités d'affaires ; d'un portail électronique CEMAC / UEMOA qui est un programme de promotion du commerce sud-sud ; du TICAD- Exchange qui est un programme d'échange d'opportunité, l'AMADE (accès aux Marché de l'Aide publique au développement, du Trade-MAP et autres outils d'analyse des Marchés. Quant au CFE (Centre de Formalités des Entreprises, il fonctionne sous la forme de " Guichet Unique " où sont effectués toutes les formalités de création, de modification et dissolution d'entreprises. Il a pour objectifs de permettre aux opérateurs économiques, personnes physiques et morales, d'accomplir en un seul endroit, dans un délai minimum et à un coût raisonnable, les formalités et les déclarations auxquelles ils sont tenus par les lois et les règlements en vigueur dans les domaines juridique, administratif, social, fiscal et statistique liés à la création d'entreprises, aux modifications et à leur dissolution. Rappelons que le CFE est dirigé par M. Kéoula Céphas et la COA par M. Boukari John Tata. TORA T. (Stagiaire) L'Ambassade des USA au Togo donne des clarifications à propos de la Loterie Visa Les quatre raisons principales pour lesquelles un dossier est
refusé Il n'y a dans la législation américaine, aucun mécanisme qui permet le remboursement des frais de visa en cas que la décision d'en octroyer. L'Ambassade des Etats-Unis a décidé de ne pas rencontrer les représentants du groupe, parce que l'Ambassade a déjà répondu à leurs préoccupations par voie de lettre. Bien que nous comprenions la déception de ceux qui n'ont pas été qualifiés pour l'obtention du visa, sous la législation américaine, l'Ambassade des Etats-Unis ne peut offrir rien de plus pour satisfaire les demandes du groupe. En vue de corriger les informations erronées qui circulent, l'Ambassade des Etats-Unis tient à souligner quelques points importants pour ceux qui veulent participer à la Loterie Diversité DV 2008. Les quatre raisons principales pour lesquelles un dossier est
refusé sont: Le niveau d'éducation ou
le seuil technique de la profession du candidat n'est pas atteint. · Voici quelques exemples de professions qui ne sont ABSOLUMENT pas qualifiées pour la Loterie Visa : Menuisier, Ebéniste, Animateur en Audio-Visuel, Photographe, Chauffeur, Transitaire, Technicien en Réfrigération, Plombier, Soudeur à l'Arc, Employé de bureau, Maçon, Carreleur, Mécanicien Auto, Coiffeur, Electricien. · Voici quelques exemples de professions qui sont DIFFICILEMENT
qualifiables pour la Loterie Visa, vu le niveau technique très élevé exigé :
Couturier, Bijoutier, Peintre, Secrétaire, Imprimeur, Agent
de maintenance informatique, Cuisinier, Serveur, Enseignant sur
le tas, Infirmier sur le tas, Chaudronnier. 3. Le dossier comporte des faux documents. 4. Un mariage est arrangé après la présélection du candidat. Le Consulat des Etats-Unis à Lomé déconseille
fortement aux candidats d'avoir recours aux services des intermédiaires. En aucun cas, les frais de demande de visa ne sont pas remboursables. Deux enfants périssent dans un incendie dans le camp de réfugiés d'Agamé Le lundi 05 mars, le camp de refugiés togolais d'Agamé au
Benin a enrégistré nu nouveau drame. Deux enfants
qui se trouvaient endormis dans la tente sont morts calcinés
après qu'un incendie eut consumé ladite tente. C'est
ce qui ressort d'un communiqué de la Jeunesse Unie pour
la Démocratie en Afrique (JUDA). La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (JUDA) a
appris avec effroi que la communauté togolaise des réfugiés
et demandeurs d'asile a enregistré dans la nuit du 05 Mars
2007, un terrible drame au Bénin. Deux enfants ont perdu
la vie dans le camp d'Agamè situé à une dizaine
de kilomètre de Lokossa, la capitale des départements
Mono-Couffo. Habitants de ce camp, il ressort que les parents des
deux disparus ont utilisé le feu de bois pour la cuisine.
Après la cuisine, les bois ont mal éteints et cela
a occasionné l'incendie de la tente d'habitation. AMEHOU
AKOSSIWA, une fille de 08 ans et son frère AMEHOU Claude,
07 ans qui se trouvaient certainement endormis dans la tente sont
morts calcinés. Le Secrétaire Général, Une amoureuse trahie Akossiwa, cette jeune femme, malgré sa naïveté dans cette ville de Lomé où tout ne se fait que sur la base des intérêts, était tombée amoureuse de Koffi âgé de 35 ans. Ce dernier, non seulement est un partisan de moindre effort mais aussi il est un grand coureur de jupons comme on le dit souvent. Quant à Akossiwa, outre ses activités professionnelles dans une société de la place où elle est bien rémunérée, elle s'adonnait aussi au commerce d'où elle était vraiment nantie et les fameuses richissimes femmes de notre capitale la respectaient comme cela se devait. Mais, en dépit de son rang social, elle n'avait de préférence qu'à son Koffi bien-aimé. C'est ainsi qu'au fil des jours que le bon Dieu fait, ses charges croissaient et ne lui permettaient plus d'assumer convenablement ses tâches domestiques. Alors, pour remédier à cette situation qui, au risque de fragiliser les relations dans le foyer conjugal parce qu'elle vit que Koffi n'était plus bien soigné, décida de commun accord avec lui d'engager une auxiliaire de maison à ses frais . Elle ne trouva aucun inconvénient de recruter Amivi car elle était belle et aimait la proprété. Le contrat fut signé en présence de ses parents et le courtier. Amivi fut installée dans une chambre ventilée avec tout le confort minimal (Télé, radio, même une douche interne) pour l'existence d'un être humain. Tout allait bien dans le foyer et Akossiwa ne se doutait de rien. Aussi, Amivi avec ses 15 ans mettait en confiance Akossiwa qui la plus prenait pour leur fille adoptive que pour une auxiliaire de maison. Cette apparence de Amivi est trompeuse dans la mesure où depuis un temps, elle entretenait des relations sexuelles avec son patron qui se plaisait à la maison quand Tanty comme on l'appelait affectueusement vaquait à ses occupations . Cependant, Koffi aussi n'avait jamais fait transparaître ses jeux d'entrejambes avec la petite Amivi. Koffi dans ses œuvres mit Amivi en grossesse sans être mis au courant à temps par cette dernière jusqu'au jour où le pot aux roses fut découvert. Alors que Tanty était ce jour en pleine santé avant de partir pour vaquer à ses occupations comme à l'accoutumée, nul d'entre les deux nouveaux amoureux ne se doutait de rien. Prise d'un malaise au service, elle s'était faite consultée par son médecin qui lui recommanda quelques jours de repos de convalescence. C'est sur ce que Akossiwa revint à la maison plutôt que d'ordinaire. Dès son entrée au salon, elle découvrit des signes de mauvais présage. Elle se ressaisit et alla à pas de détective vers la chambre conjugale entrouverte. Akossiwa, à sa grande surprise vit Koffi allongé sur Amivi en pleine opération " litorale ". Elle retint son souffle et prit son courage à deux mains. Pendant ce temps, Koffi assenait de jolis et patronaux coups de hanche à Amivi qui fredonnait de plaisir. Entre-temps, Koffi se leva sur elle et se coucha sur le dos. Comme d'abitude dans leur jeu, Amivi se leva et alla se percher sur son patron après avoir pris soin d'enfouir en elle le serpent. C'est alors que, comme un fantôme de brume, Akossiwa leur apparut. Les deux amoureux se décalèrent et se coupèrent, chacun dans sa direction. Ils n'eurent le temps de se revêtir parce que entre-temps, Akossiwa avait ramassé leurs habits et ses cris de détresse avaient ameuté les gens du quartier qui spontanément avaient accouru sur les lieux et découvert les amoureux dans leur tenue d'Adam et d'Eve Tonton D. Naz: Pays! Pourquoi tu as l'air fatigué comme ça? La drépanocytose: Prévenir les crises La drépanocytose qu'est ce que c'est ? C'est une maladie du sang ou plus précisément de l'hémoglobine, une protéine essentielle du globule rouge, et dont le rôle est d'assurer le transport en oxygène dans l'organisme. Elle est due à la présence d'une hémoglobine anormale et se caractérise par une anémie. Les différents génotypes
de la maladie Les manifestations
de la maladie sur les hématies Cette déformation entraîne dans un premier temps
le blocage des capillaires, provoquant des ischémies locales
(arrêt de la circulation sanguine dans un organe, un tissu)
pouvant être graves avec des crises vaso-occlusives particulièrement
douloureuses dans les muscles et des risques de complications organiques
(squelette, rate, tube digestif, cerveau). . La déshydratation : Elle fait perdre de l'eau aux globules
rouges. Ce qui rend le sang moins fluide. Or, elle est très
fréquente chez le drépanocytaire car il est atteint
de polyurie (émission d'une quantité d'urine supérieure à la
normale) due aux lésions provoquées par les petits
bouchons de globules rouges. Le rein perd ainsi sa capacité à concentrer
les urines. Donc, pour éliminer les déchets, un drépanocytaire
est donc obligé d'uriner beaucoup plus qu'un individu non
drépanocytaire. Il doit donc boire beaucoup. Tout ce qui ralentit la circulation peut créer un stase, c'est-à-dire que les hématies resteront en un endroit et vont favoriser une crise. Parmi les conditions qui favorisent le ralentissement de la circulation il y a : le port de vêtement trop serré, une mauvaise position ; le froid (contracte les petits vaisseaux et ralentit la circulation), la fièvre (la déshydratation et la formation de protéines inflammatoires ralentissent la circulation) ; les infections (les globules blancs en excès collent aux vaisseaux et empêchent les hématies de circuler). Il faut donc combattre la fièvre avec des médicaments et boire beaucoup. .Tout ce qui fait consommer beaucoup d'oxygène favorise la crise : les efforts avec essoufflement, les efforts musculaires concentrés sur un muscle, comme l'haltérophilie font consommer plus d'oxygène. . Les facteurs de l'environnement qui agissent sur un drépanocytaire Physiques). . Les voyages en avion : (altitude 1500 et 1800 m) peuvent provoquer des crises douloureuses à cause de la baisse d'oxygène. Le passager devra boire abondamment, éviter la station assise prolongée. .A la mer ou à la piscine : Faire attention aux écarts de température entre l'air et l'eau qui sont sources de crises. Ne pas rester dans l'eau plus de 20 mn et bien se couvrir en sortant. . L'Alcool : Il est toxique et contre-indiqué chez les drépanocytaires. Car il déshydrate et peut déclencher les crises. .Le tabac: Il est très nocif pour le drépanocytaire dans la mesure où il diminue l'oxygène dans le sang. Autrefois, 80% des drépanocytaires homozygotes (Hbs//Hbs) mouraient avant l'âge de la reproduction. Les parents ou les proches des malades drépanocytaires se sentaient impuissants, incompétents devant les crises douloureuses tellement si impressionnantes qu'ils sentaient coupables de les avoir mis au monde. Mais aujourd'hui, grâce au dépistage précoce, à la prévention des infections (vaccination, antibiothérapie systématique) ; à la prévention de la déshydratation et toute autre cause pouvant la provoquer, la maladie reste sérieuse et invalidante mais l'espérance de vie s'est considérablement normalisée. T.T. (Stagiaire) Un enfant violé par une lesbienne Alors que l'on n'en a pas fini avec le viol que courent des enfants mineurs c'est-à-dire celui commis par des hommes sur les filles mineurs que, se profile à l'horizon une autre forme de cet acte ignoble dans notre société. Il s'agit bien évidemment d'un phénomène nouveau auquel assistent aujourd'hui les parents impuissants, car il leur est difficile de se référer aux autorités sur ce comportement inhabituel et étrange à notre société. C'est de ce fait qu'évolue allègrement le viol des enfants mineurs par des femmes adultes dans une impunité totale. Le cas patent est celui que, Pierrette, une fillette de 12 ans à peine, élève en classe de cinquième dans un collège de Kodjoviakopé à Lomé a subi la semaine écoulée sur son chemin d'école. Ses témoignages donnent l'apparence d'une histoire anodine. Et pourtant c'est une réalité inexplicable. Même ces parents sont restés perplexes à rapporter les faits. Ils le rapportent à leur croyance parce qu'ils pensent qu'il s'agit d'un mariage avec " Mami water ", la déesse des océans dont ils sont adeptes malgré les séquelles physiques que porte la petite Pierrette. En dépit des interdictions qui lui ont été faites, Pierrette s'est confiée à notre équipe de reportage sur le drame qu'elle a vécu et qui l'affecte tant sur le plan physique que psychologique. " Je revenais de l'école quand un véhicule se gara devant moi. Une femme au volant et seule à bord de cette voiture me héla. Je m'approchais d'elle quand elle me disait gentiment de monter à bord pour l'accompagner quelque part puis après elle me ramènera à la maison. Elle était tellement gentille que, je n'avais trouvé aucun inconvénient à lui rendre service dans l'espoir de recevoir les cadeaux qu'elle avait promis m'offrir. Chemin faisant, elle me raconta de belles histoires et même me demanda si jamais elle venait à demander à mes parents de venir vivre avec elle, seront-ils d'accord. Entre- temps, nous avons fait de l'escale dans un super marché où elle m'a acheté beaucoup de choses. Alors, j'ai finalement eu confiance en elle jusqu'à ce que nous débarquions chez elle dans une grande maison. Elle m'installa et partit pour revenir au salon après avoir changé sa tenue. Elle m'invita à venir découvrir sa chambre en attendant que son époux ne revienne du service. C'est une fois rentré dans sa chambre qu'elle a commencé de me tripoter. Là, je ne comprenais plus rien. Elle m'amène sur son lit puis commençait à me caresser comme nous le voyons à la télé. A un moment, elle mit un de ses doigts dans mon vagin. J'ai senti une vive douleur et j'ai crié. Elle se leva et revint ave cun objet qui ressemblait au pénis d'un homme qu'elle a enduit d'une pommade. Elle me demanda d'écarter mes jambes et quand j'ai apposé mon refus elle a commencé à me menacer de me tuer. Je ne savais plus quoi faire. J'étais à sa merci et subissais des douleurs quand elle se couchait sur moi et manipulait à sa guise l'objet en moi qui me faisait trop mal. Elle n'a cessé de sucer mes petits seins. Elle sentait du plaisir et faisait comme un homme. Elle me tourna dans plusieurs positions et me fait subir des douleurs à chaque fois qu'elle enfonçait ses doigts ou cet objet en moi. Je me rappelle qu'au début, elle m'a même léché pendant longtemps le vagin. Après qu'elle eut fini de faire de moi tout ce qu'elle voulait elle me dit de me rhabiller pour qu'elle me dépose à la maison. Elle m'offrit 25.000 fcfa et me dit que désormais je suis devenue sa femme et qu'elle viendrait certainement me chercher de temps en temps. C'est quand je voudrais me lever que la douleur était plus intense entre mes jambes et dans le bas-ventre. Elle m'interdit d'en parler à quiconque. Elle me déposa devant notre maison puis repartit en trombe. C'est ainsi qu'après, mes parents m'ont amené à l'hôpital où je suis en ce moment soignée", nous a témoigné Pierrette très angoissée par ses souvenirs qui continuent de la hanter comme un fantôme. Il urge que nos autorités prennent dès à présent des dispositions afin de mettre fin à ce phénomène nouveau qui, comme un petit serpent risque de devenir grand et se greffer à l'existence. Une campagne de sensibilisation à cet effet s'impose à tous sur ce qui risque de devenir une épidémie qui certainement décimera notre jeunesse. Didier LEDOUX Les bévues de la justice togolaise «Si le juge était juste, peut-être le criminel ne serait pas coupable» (Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Les Frères Karamazov) Dans tous les pays, des lois existent pour punir ceux qui sont reconnus coupables d’une infraction, d’un forfait. Et à chaque faute, ses sanctions. On peut considérer l’enfermement comme solution pour éviter que des individus dangereux pour la société puissent perpétuer leurs actes. Personne ne veut voir des violeurs ou des tueurs se promener à côté de leurs enfants. Mais dans les pays en voie de sous-développement comme le Togo, des gens sont incarcérés sans que leur culpabilité ne soit clairement établie. Ceci au mépris de la Constitution qui prévoit en son article 18 que «Tout prévenu ou accusé est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’un procès qui lui offre les garanties indispensables à sa défense». La détention préventive ou provisoire est une mesure de détention généralement exceptionnelle, visant à emprisonner jusqu’à la fin du procès un accusé. La loi exige par exemple qu’il y ait de forts indices de culpabilité, que la liberté de l’accusé risque d’empêcher le bon déroulement de la justice, par sa fuite, la destruction des preuves, des pressions sur les témoins ou les victimes. Cependant, dans le microcosme judiciaire togolais, les détentions provisoires se muent en détentions définitives. Des honnêtes citoyens sont embastillés et passent plusieurs années dans les geôles avant l’ouverture de leur procès. Il arrive que le temps que certains passent en détention excède la peine qu’ils devraient purger s’ils étaient jugés et condamnés. L’ouverture le 05 mars dernier de la première session de l’année 2007 de la Cour d’Assises a permis de se rendre compte des bourdes de la justice togolaise. Le co-accusé de Barry Altine, l’agresseur de M. Barqué, a dû passer plus de trois ans derrière les barreaux alors qu’à l’issue du procès, il a été acquitté pour manque de preuves suffisantes. La même situation s’est observée dans l’affaire de cet homme qui a, en août 2004, égorgé et recueilli le sang d’un enfant de six ans. Un certain Koumondji a été incarcéré pendant plus de deux ans et n’a été acquitté qu’après le procès du mercredi dernier. Ce qui avait conduit à son interpellation, selon certaines indiscrétions, c’est qu’on aurait trouvé sur le lieu du crime un mégot de cigarette (marque Concorde) et un paquet de cette marque lors d’une perquisition en son domicile. Allait-on en arriver là si les forces de sécurité étaient dotées de matériels adéquats leur permettant de faire leur travail ? Certainement pas. Du fait de l’archaïsme, de la déficience des matériels d’enquête, et de la corruption qui bat son plein dans l’appareil judiciaire togolais, on se base sur des faits mineurs pour inculper des gens. Que deviennent alors ces honnêtes citoyens qui ont tout perdu à cause du temps relativement important qu’ils ont passé derrière les barreaux? Que fait concrètement l’Etat togolais en ce qui concerne leur réinsertion dans la société? Sont-ils dédommagés comme l’exige la loi fondamentale togolaise en son article 19, alinéa 4, «Les dommages résultant d’une erreur de justice ou ceux consécutifs à un fonctionnement anormal de l’administration de la justice donnent lieu à une indemnisation à la charge de l’Etat, conformément à la loi»? Zeus AZIADOUVO Impunité au Togo Vaste compagne d’Amnesty International pour le jugement des auteurs des violences de 2005 Le jeudi 19 janvier dernier, l’organisation de la défense des droits de l’homme, Amnesty International a publié un autre rapport sur le Togo. Intitulé «Je veux savoir pourquoi on a tué mon fils», ce rapport met à nu l’impunité qui semble être la règle au Togo. «Tout au long de sa mission au Togo en juillet 2006, la délégation d’Amnesty International a été frappée par la détermination des victimes et leurs familles d’obtenir réparation et de comprendre comment de telles violences ont pu survenir en toute impunité. C’est grâce au courage de ces victimes et à leur volonté que de tels évènements ne se reproduisent plus jamais qu’un Collectif d’associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a pu voir le jour afin de préparer les dépôts de plaintes», lit-on dans l’introduction du rapport. C’est un travail qui a été fait suite à une rencontre de la mission d’AI avec une quarantaine de victimes des violences commises lors de la période de transition qui a suivi la mort en février 2005, du Président Gnassingbé Eyadéma. «Je n’ai pas retrouvé la santé depuis la mort de mon fils. Jusqu’en avril 2005, j’étais revendeuse, maintenant je ne peux plus travailler. Au moment de la distribution des cartes de vote, il a voulu prendre sa carte mais le monsieur lui a demandé son extrait d’acte de naissance. Mon enfant a insisté pour avoir sa carte et le monsieur a été obligé de lui donner. Le 26 avril, tous ont fui vers la montagne, j’ai entendu des coups de feu. Je ne savais pas qu’une liste a été préparée avec des jeunes à tuer et que mon fils était dans cette liste. Le vieux qui avait refusé de lui donner la carte électorale a estimé que ce jeune ne l’avait pas bien considéré et a décidé qu’il fallait le tuer. Mon fils qui venait de prendre de l’eau dans le puits dans la cour, est sorti et il a reçu une balle au front. Moi, je ne savais pas tout cela et je l’ai cherché dans la maison. On nous a jeté des tuiles sur le toit en disant qu’ils cherchaient mon fils. Ils ont dit qu’ils allaient brûler la maison où il était caché. Les jeunes voulaient tuer tout le monde. Lorsque j’ai trouvé le corps de mon fils dans la cour, les jeunes m’ont aidé à ramasser le corps, il était tout découpé», a raconté ave émotion Mme Béatrice Folly Nutchou dont le fils, Messan Sylvestre Nutchou, âgé de 32 ans, a été tué dans la cour de sa maison par des milices proche du pouvoir. Certes, l’Accord politique global a pris en compte la question
de l’impunité en indiquant que «les parties
prenantes au Dialogue National conviennent de la création d’une
commission chargée de faire la lumière sur les actes
de violences à caractère politique, commis durant
la période allant de 1958 à ce jour, et d’étudier
les modalités d’apaisement des victimes». De
même les autorités togolaises s’étaient
engagées auprès de l’Union Européenne à «faire
poursuivre, par des mesures juridiques ou disciplinaires,
les auteurs avérés des exécutions extrajudiciaires,
des actes de torture et de traitements dégradants et inhumains». Mais
Amnesty International estime que la demande de justice ne
doit en aucun cas être différée ou dépendre
de la création de la fameuse commission prévue par
l’APG. Le Togo est tenu, aux termes du droit international,
d’ouvrir des enquêtes judiciaires et de poursuivre
en justice les auteurs présumés des actes. C’est
fort de cela que les différentes sections d’Amnesty
International à travers le monde ont enclenché une
vaste compagne contre l’impunité au Togo. Le chef
de l’Etat, le Premier ministre, le ministre de la justice,
les organisations nationales de défense des droits de l’homme
ainsi que les journaux reçoivent régulièrement
des courriers invitant les autorités togolaises à traduire
en justice les auteurs et les commanditaires des actes de violence
de 2005. «Membre d’Amnesty International, je suis
inquiet sur le fait que l’impunité persiste au Togo
et que rien n’a été fait jusqu’à présent
pour traduire les auteurs de violence en justice. Je pense tout
particulièrement aux victimes des violences des élections
de 2005. Je vous demande Monsieur le Premier Ministre de donner
des instructions aux autorités judiciaires et à la
police pour qu’elles commencent les procédures
des affaires portées devant elles et plus particulièrement
au juge d’instruction afin que le montant de la caution ne
soit de nature à dissuader les victimes ou leurs familles
de porter plainte. Si rien n’est fait, de telles violences
pourront se reproduire lors des prochaines législatives», écrit
Madame Lefebvre Danielle de la section AI-France au Premier ministre.
Quant à la section AI de la région de Ulm en Allemagne,
elle s’adresse au président de la République
en ces termes: «Notre organisation dénonce
au Togo un culture de l’impunité, l’absence
de l’indépendance de la justice et appelle les autorités politiques à répondre à ce
besoin de justice. Pour la première fois, des dizaines de
victimes d’origine et de sensibilités politiques différentes
veulent obtenir réparation et se sont réunies au
sein d’un collectif d’association afin de déposer
plainte devant la justice. Dans la perspective des élections
législatives prévues en juin 2007, nous vous demandons
instamment de prendre des mesures afin de prévenir
des violations aux droits humains. Nous vous exhortons à envoyer
un message fort aux forces de sécurité qu’aucune
exaction ne saurait être tolérée et qu’ils
devront rendre compte de leurs actes devant la justice». Même
son de cloche chez Mme W. K. Maassen d’AI-Pays-Bas qui interpelle
le chef de l’Etat: «A mon avis, il sera nécessaire
aussi que les victimes, leurs familles, les témoins et les
défenseurs des droits humains soient protégés
pour qu’ils puissent témoigner sans peur. Comme
le Togo prépare des élections pour le mois
de juin 2007, je crois que les autorités ont le devoir de
mettre à point des réformes importantes pour empêcher
de nouvelles violences. Pour cela il faudra un contrôle efficace
des forces armées et des forces de sécurités
par les autorités civiles et un renforcement de l’indépendance
du pouvoir juridique». La 4ème session du Comité de Suivi tenue samedi Le gouvernement invité à recomposer la Cour Constitutionnelle Prévue pour le 27 février dernier, la quatrième session du Comité de Suivi avait été reportée à une date ultérieure. Dans l’Etat-major de tous les partis, c’est la date du 13 mars qui était avancée pour la tenue de cette réunion. On en était là quand le ministre burkinabé des Affaires Etrangères, Youssouf Ouedrago, lors d’une rencontre avec le chef du gouvernement togolais jeudi 08 mars dernier, a indiqué avoir discuté avec Me Agboyibo de la prochaine réunion du comité de suivi prévue samedi. Bien que ce soit une réunion organisée dans la précipitation, les représentants de tous les parties signataires de l’APG étaient à Ouagadougou samedi dernier. Le Comité a eu à plancher sur les relations qui doivent exister entre le gouvernement, la CENI et les partenaires techniques, la question du chronogramme, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, la mise en place du cadre permanent de dialogue et de concertation prévu dans l’APG… La quatrième session du Comité de Suivi de l’Accord Politique Global (APG) s’est tenue à Ouagadougou le 10 mars 2007 sous la présidence de son Excellence M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, facilitateur du Dialogue intertogolais et président du Comité de Suivi. Tous les membres du Comité de Suivi ont pris part à la présente session. Après avoir souhaité la bienvenue aux membres du Comité, le facilitateur s’est réjoui de leur disponibilité constante et de leur engagement renouvelé pour le suivi de la bonne application de l’Accord Politique Global. Le Comité de Suivi a ensuite adopté et examiné les points inscrits à son ordre du jour. Le Comité de Suivi a entendu une communication du représentant du Gouvernement sur l’état d’exécution des décisions prises lors de sa troisième réunion. Il a fait état des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord Politique Global en relevant notamment les actions suivantes: - Adoption par la CENI de son règlement intérieur ; - Adoption et entrée en vigueur du Codé électoral ; - Adoption du statut des Forces Armées Togolaises ; - Mise en place du bureau de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ; - Invitation adressée à certaines institutions et organisations internationales ou sous-régionales africaines dont l’Union Européenne, la CEDEAO, l’Union Africaine et l’OIF en vue de l’observation des élections. A cet effet, une mission exploratoire de l’UE séjournera au Togo du 13 au 21 mars 2007; - Signature imminente des Accords tripartites sur le rapatriement des réfugiés togolais au Bénin et au Ghana ; - Démarches entreprises en direction des autorités compétentes de la République Démocratique du Congo (gouvernement et Commission Electorale Indépendante) ainsi qu’à l’endroit de l’UE et du PNUD en vue de l’emprunt des Kits devant servir à l’établissement du fichier électoral et à la délivrance des cartes d’électeur sécurisée avec photo numérisée ; - Examen en cours des mesures de sécurisation des élections. Le Comité de Suivi, tout en félicitant le gouvernement pour les progrès accomplis dans la réalisation de la feuille de route définit par l’Accord Politique Global l’a exhorté à initier un mécanisme visant à améliorer la coordination entre le gouvernement et toutes les autres structures impliquées dans la préparation des élections. Le Comité recommande à cet égard la tenue de réunions hebdomadaires entre le gouvernement, la CENI et les partenaires techniques. Ces réunions devront permettre l’adoption dans un délai de 15 jours d’un budget global et consolidé pour toutes les opérations électorales, ainsi qu’un chronogramme détaillé et précis de toutes les activités liées au scrutin du 24 juin 2007. En vue d’assurer une meilleure lisibilité des actions qu’ils entreprennent et, de mieux informer et sensibiliser l’opinion publique togolaise sur le déroulement du processus électoral, le Comité invite instamment le gouvernement et la CENI à tenir périodiquement des points de presse et à entreprendre toutes autres actions assurant une communication efficace sur le processus électoral. Le Comité recommande au gouvernement de mettre en place dans le délai d’un mois, le cadre permanent de dialogue et de concertation prévu dans l’Accord Politique Global. Il l’invite également à tout entreprendre pour rendre effective le plus tôt possible, la recomposition de la Cour Constitutionnelle. Le Comité recommande au Gouvernement et aux partis politiques de prendre les mesures incitatives idoines pour une meilleure représentation des femmes dans la vie politique nationale, en particulier à l’occasion du scrutin législatif prochain. Le Comité de Suivi invite par ailleurs la CENI à jouer un rôle plus actif dans la conduite du processus électoral afin de remplir pleinement les missions qui lui ont été assignées. S’agissant des questions liées à la sécurisation des opérations électorales, le Comité de Suivi recommande qu’avec l’appui du facilitateur, il soit constitué un contingent regroupant des forces de défense et de sécurité qui sera mis à la disposition de la CENI et de ses démembrements. Poursuivant l’examen des autres points de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global, le Comité de Suivi a invité le Gouvernement à accélérer la création des commissions visées au paragraphe 2.2 et 2.4 relatifs aux questions de l’impunité, au pardon et à la réconciliation nationale. A la suite des informations fournies par les représentants du gouvernement et de l’Union des Forces de Changement (UFC), le Comité de Suivi a réitéré sa recommandation exhortant les deux partis à intensifier leurs concertations, afin qu’au plus tard, à sa prochaine session, la question de l’entrée de l’UFC au gouvernement d’union nationale soit définitivement élucidée. Les membres du Comité de Suivi ont chaleureusement félicité M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, président en exercice de la CEDEAO et facilitateur du dialogue intertogolais pour l’heureux aboutissement de ses efforts dans la résolution de la crise ivoirienne. Le Comité de Suivi a décidé de tenir sa prochaine session le jeudi 12 avril 2007 à Ouagadougou Ouagadougou, le 10 mars 2007 Logo Dossouvi Hilaire, l’homme du 05 octobre de retour au bercail
Dans sa déclaration de circonstance, il s’était réjoui de son retour et s’est dit être heureux de fouler la Terre de nos aïeux. Il a tenu ensuite à rendre gloire à Dieu et aux mannes des ancêtres et remercier l’assistance pour son accueil chaleureux, et aussi pour avoir maintenu allumée la torche de la résistance à l’arbitraire. Pour lui, le Togo a connu une longue période de douleurs et de souffrances que l’on ne devrait jamais oublier car «Les grandes douleurs forgent les grandes nations. Et le Togo est grand, non seulement par la superficie mais par les épreuves auxquelles il est soumis et dont il émergera plus fort», a-t-il déclaré. M. LOGO DOSSOUVI Hilaire a rendu un vibrant hommage aux victimes des violences qui ont émaillé la lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit auxquels aspirent les populations togolaises. «Avant toute chose, ma pensée va à tous ceux qui, pendant ces douloureux moments de troubles à répétition, ont fait le sacrifice de leur vie afin que le Togo survive. Merci aux veuves et aux veufs, aux orphelins et orphelines ainsi qu’aux parents des victimes. Merci à tous ceux qui continuent de souffrir d’incapacités physiques, de blessures mal cicatrisées et de blessures psychologiques. Vos peines ne seront pas vaines», a-t-il souligné. Il a inscrit ce retour dans la symbolique des cycles naturels c’est-à-dire qu’après « Le flux qui a vu beaucoup de Togolais fuir leur pays, voici le reflux qui les voit revenir au bercail». «Car ce retour est nécessaire comme appoint aux forces intérieures », a-t-il ajouté Didier LEDOUX Logo Dossouvi: «Je suis revenu apporter ma contribution au développement du Togo» Quels sont vos
sentiments en foulant le sol togolais après plusieurs années passées en l’exil? Est-ce que le
retour de Logo Dossouvi est définitif? Pouvez-vous éclairer
votre position entre le Mo5 et la CDPA? Les conditions
de sécurité sont-elles
réunies pour que vous restiez au Togo? Propos recueillis par M.A. Des lendemains difficiles pour l’ami des dictateurs africains Chirac sous la menace de la justice pour les «affaires» de Paris Après son départ de l’Elysée, Jacques Chirac serait en théorie menacé d’une action judiciaire dans plusieurs affaires, une mise en cause impossible tant qu’il bénéficiait de l’immunité pénale consentie au chef de l’Etat. Les deux principaux dossiers où le président est techniquement susceptible d’être poursuivi, ouverts à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Paris, ont trait à des emplois présumés fictifs accordés notamment à des personnalités du RPR ou à leurs proches à la mairie de Paris, dont Jacques Chirac a été le premier magistrat de 1977 à 1995. Dans ces deux affaires, des documents écrits de la main de Jacques Chirac ont été versés aux dossiers démontrant, selon les plaignants, que le maire de Paris avait au moins connaissance d’un système frauduleux, voire qu’il y avait participé. L’opposition et une partie de la magistrature ont dénoncé des nominations de magistrats opérés avant la campagne présidentielle. Par ce biais, on chercherait selon eux à amortir ou annuler l’impact des scandales sur le président sortant. La nomination le 13 septembre dernier de Laurent Le Mesle, conseiller de Jacques Chirac à l’Elysée, au poste-clef de procureur général de Paris, a notamment suscité leur indignation. La proposition du ministère de la Justice de nommer au poste de procureur de Nanterre Philippe Courroye, juge d’instruction financier présenté dans la magistrature comme proche de la droite, a été sanctionnée par un avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le Garde des sceaux n’a pas encore tranché. Les deux principaux syndicats de magistrats rappellent que l’arrêt de la Cour de cassation de 2001 ayant consacré l’immunité du président stipulait que la prescription des faits serait suspendue à son départ, ouvrant ainsi implicitement la porte à une reprise des poursuites. «S’en prendre au Roi» «Jacques Chirac redevient un justiciable comme un autre. Certes, dans des institutions à connotation monarchique, s’en prendre à la personne du roi même si c’est un ancien roi, c’est un peu tabou. Après, il y a le droit, et les juges sont chargés de l’appliquer», explique à Reuters Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (gauche). Le seul obstacle légal à des poursuites contre Jacques Chirac serait une immunité conférée par une nouvelle fonction nationale et internationale. Le scénario d’une accession de Jacques Chirac à la tête d’une nouvelle institution de l’Onu chargée de l’environnement, et donc à l’immunité diplomatique, évoqué par Le Monde, n’a reçu aucune confirmation officielle. Tout au long des deux mandats de Jacques Chirac, les instructions ouvertes dans les années 90 visant des détournements de fonds à la mairie, des faits de corruption en marge d’attribution de marchés publics ou de fraude électorale ont abouti à la condamnation de proches du président. Source: Reuter Législatives du 24 juin 2007 La CENI a enfin adopté son règlement Intérieur Au cours de l’une de ses nombreuses pérégrinations, Faure Gnassingbé s’est engagé d’organiser les élections législatives le 24 juin. Si les élections doivent se tenir à la date sus-indiquée, le peuple togolais doit être convié aux urnes dans trois mois. Nous entrons dans le dernier virage et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), après avoir accusé des semaines de retard, s’attelle à relever le défi, celui d’organiser en juin des élections crédibles devant ouvrir la voie à la reprise de la coopération entre l’Union Européenne et le Togo. C’est ainsi qu’après la nomination des membres de la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI) le 15 février, la CENI est passée à la vitesse supérieure en adoptant le jeudi 08 mars dernier son Règlement Intérieur conformément à l’Accord Politique Global qui stipule dans l’annexe I-2 que « les Parties prenantes au Dialogue conviennent que la CENI adoptera son Règlement Intérieur dans un esprit consensuel. Elles conviennent également que ce Règlement Intérieur destiné à régir le fonctionnement de la CENI privilégiera le consensus dans la prise de décision» «Nous avons évolué positivement», se réjouit un membre de la CENI. Toutefois, selon nos informations, la CENI n’a pas encore arrêté son chronogramme pour dire si elle est en mesure ou non d’organiser le scrutin dans les délais impartis. Il ne reste que trois mois pour la tenue des élections et techniquement nous ne voyons pas comment cela est-il possible. A moins d’un coup de baguette magique de ceux qui soutiennent le contraire ou encore qu’ils veuillent que ces élections soient organisées dans la précipitation. M.A. Echos de la Cour d’Assises M. ADJAKPA assassin de GBEDJE son agresseur est condamné à 8 ans d’emprisonnement Démarrée le 05 mars 2007, la cour d’assises de Lomé poursuit ses audiences. Ainsi, elle était, le samedi 10 mars dernier à sa onzième audience qui a porté sur l’affaire: «ministère public contre M. ADJAKPA Koffi». En effet, ce dernier qui est l’accusé est poursuivi pour coups mortels. Après délibération, la Cour présidée par M. Woayi a rendu sa décision dans laquelle M. ADJAKPA âgé de 55 ans est reconnu coupable et écope 8 ans de prison qu’il a déjà purgé puisqu’il a séjourné 8 ans déjà à la prison civile de Lomé. Que s’est-il réellement passé ce jour là ? En réalité, en janvier 1999 dans le canton de Mission de Tové (préfecture du Zio), M. ADJAKPA Koffi l’accusé a rendu comme d’habitude visite à son ami GBEDJE et sa femme. Cette nuit-là, il s’est passé quelque chose. Sanvi Koffi âgé de 35 ans au moment des faits est le neveu de M. GBEDJE qui reprochait à M. ADJAKPA le fait qu’il sortait avec la femme de son oncle parce qu’il y a des rumeurs qui circulaient dans la contrée à ce sujet. C’est ainsi que pour se venger de ce qu’il qualifie de déshonneur pour la famille, la victime s’est tapie dans l’ombre attendant le passage de M. ADJAKPA qui, ce soir comme à l’accoutumée, a rendu visite au couple GBEDJE. Sur son chemin de retour où il était raccompagné par la femme de son ami, surgit le neveu très menaçant. Vu l’allure que prenait la chose, Aziagbokpo Lédi, l’épouse de M. GBEDJE, courut à la maison pour alerter son mari de ce qui se passait entre leur hôte et Sanvi. Celui-ci vint sur les lieux et sépara les deux belligérants. De ses entrefaites, Sanvi, la victime, étant plus fort, réussit à se dégager de la main de son oncle et poursuivit l’accusé qu’il rattrapa et le terrassa. C’est au cours de la bagarre que Sanvi sortit un couteau pour poignarder son adversaire. C’est en ce moment que l’accusé réussit au cours de la lutte à retirer le couteau qui aurait blessé mortellement son propriétaire, c’est-à-dire M. Sanvi. En réalité, c’est au cours des débats qu’il est ressorti clairement du dossier que les relations entre Mme GBEDJE et M.ADJAKPA l’accusé auxquelles s’opposait M. Sanvi, étaient le fait d’un pacte qui liait l’accusé à M. GBEDJE pour la simple raison que ce dernier est impuissant. Il tolérait que sa «femme aille voir de temps en temps dehors». Ceci était resté inconnu à Sanvi qui avait un seul objectif, mettre un terme par vengeance à ces rumeurs qui ternissent l’image de sa famille. Dans sa réquisition, M. M’DAKENA, l’Avocat Général a requis 15 ans d’emprisonnement à l’encontre de l’accusé. La défense de l’accusé était assurée par Me KPEGBA Akpénè et Me MONNOU Tiburce. Ainsi, Me KPEGBA Akpénè, solidement armée d’argument et d’une allure empreinte de finesse, a surpris la Cour dans sa plaidoirie. Elle a démontré que l’agresseur a participé à sa propre mort, en références aux articles15, 56A et 57B du Code Pénal. Mais la Cour a statué par rapport à l’article 15 du Code pénal en tenant compte des circonstances de la cause. Il faut souligner que Me KPEGBA Akpénè a été la plus chanceuse dans les décisions de la Cour depuis son ouverture en croire les témoignages de ses pairs qui n’ont pas été avares dans les compliments à son endroit. «Elle a mérité cela parce que son client risquait 20 ans d’emprisonnement et si, avec tout ce que nous observons durant ces audiences de la Cour d’Assises, il faut dire que c’est le couronnement d’un travail bien fait agrémenté par la chance», nous a confié un avocat. Quant à Me KPEGBA elle-même, c’était la joie d’un succès qui l’animait à l’issue de l’audience. Didier LEDOUX «Faure-vi», le «Monsieur
Cravate» Le mardi 06 mars dernier, les «Ghanalais» ont fêté leur fête du 13 janvier, pardon leur fête nationale. C’était le 50è anniversaire de l’indépendance de l’ancien Cold Coast. Beaucoup de chefs d’Etat ont fait le déplacement d’Accra pour rendre hommage au peuple «ghanalais» et au panafricaniste «con-vaincu» Kwame N’Krumah qui militait pour une Afrique unie. L’événement était donc de taille. «Faure-vi vodoua» était parmi les invités de marque. Dans la journée, il s’est cravaté avant d’assister aux côtés de ses pairs aux manifestations. Comme d’habitude, le président hôte John «Kufiô», pardon Kuffuor, a convié tous ses invités à un dîner dans la nuit. A l’occasion, les «Ghanalais» mêmes étaient dans leur pagne façon façon-là. Leur prégo s’était habillé de la même façon. Beaucoup d’invités en ont profité pour se donner un peu d’air au niveau de leur cou. Ils s’étaient endimanchés le plus simplement possible. Mais notre « Faure-vi » lui, il était encore en veste accompagnée de la cravate au cou. « Vous savez, Faure est vraiment «faure». Il n’a même pas mal au cou », a fait observer un malade psycho-ventral. Le samedi 10 mars dernier, la 7è édition de la CAN Cadette a démarré dans la puante capitale aux rues cabossées. C’est un événement important et c’est lui qui devrait normalement donner l’exemple. En tant que supporteur N°1 des Eperviers, et surtout qu’il est jeune, il devrait se sentir plus proche de ses enfants en arborant un T-shirt jaune, la couleur fétiche des Eperviers. Mais qu’avons-nous vu ? Notre prégo était encore en veste cravatée. Quand nous avons fait la remarque, un jaloux de ses acquis nous a dit qu’il est un «Monsieur Cravate» et qu’il n’aime pas être simple. Vrai ou faux? Le chaos évité de
justesse Déjà samedi matin, les gens ne connaissaient pas les prix des billets. Ce n’est que vers midi que l’information est tombée «gboya» que l’entrée est largement ouverte et gratuite aux 6 millions de Togolais. Il a été même rapporté que ceux qui feraient le déplacement de Kégué, allait retourner à la maison avec au moins quelque chose. Pourtant, les gradins étaient pratiquement vides. Imaginez ce qui devait arriver s’il n’y avait pas cette faveur au dernier moment. Ce serait une grande honte «gnassionale». Bien que «Faure-vi» et son bataclan fussent là, la mobilisation n’était pas au rendez-vous. 81 partis pour 81
sièges à l’Assemblée
Nationale! On a frôlé la
catastrophe Un marquoir exceptionne
au stade de Kégué Lomé, une véritable
poubelle Les «Ghanalais» aussi! CAN Cadette 2007 Les Eperviers ont entamé la compétition avec brio La septième édition du championnat d’Afrique U-17 Togo 2007 a démarré avant lier samedi 10 mars 2007 au stade de Kégué. La cérémonie d’ouverture de cette compétition s’est déroulée en présence du président de la République Faure Gnassigbé, du Premier ministre Yawovi Agboyibo, du Président de la Confédération Africaine du Football (CAF) Issa Ayatou et de nombreux autres invités de marque. Le coup d’envoi du match d’ouverture de cette compétition qui avait opposé les Eperviers du Togo au Bafana Bafana d’Afrique du sud a été donné à 15h 30mn par l’arbitre central d’origine camerounaise Omgba Zing M. Les premières 45 minutes de jeu ont connu une totale domination des Eperviers du Togo. Les poulains d’Abraw Samer et de Tchanilé Tchakala ont eu six occasions nettes de but au cours de cette première mi-temps mais ne sont pas parvenus à ouvrir le score. Ils ont toujours échoué devant le goal Sud- africain, Tebogo Tshabalala. C’est sur le score nul et vierge que l’arbitre central a renvoyé les deux formations au vestiaire. Dès l’entame de la seconde partie, Awounyo Papa et les siens changent de système de jeu et optent pour l’offensif. C’est ainsi qu’ils ont ouvert le score à la 54ème minute de jeu oeuvre d’Abraw Camaldine. Atakora Calawélé, l’un des attaquants féroces de cette équipe togolaise profitera d’une hésitation de la défense sud-africaine pour inscrire le second but togolais à la 61ème minute. Les Sud-africains sont revenus dans le match et ont posé quelques problèmes à l’équipe togolaise. Mais sur l’ensemble de la rencontre, les Togolais ont dominé leurs adversaires dans tous les compartiments de jeu. Rappelons que le Togo joue son second match contre la Tunisie le mardi prochain au stade de Kégué. Réaction des entraîneurs Abraw Samer (Togo) Letsoaka Sérane
(Afrique du Sud) Les grandes lignes du discours de Chirac Jacques Chirac a annoncé dimanche soir qu’il ne se représenterait pas à la présidence après douze ans de pouvoir, lors d’une allocution solennelle radio-télévisée. «Au terme du mandat que vous m’avez confié,
le moment sera venu pour moi de vous servir autrement. Je ne
solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat»,
a-t-il dit. Jacques Chirac a adressé une série de six « messages » aux
Français sur les valeurs démocratiques, le rôle
et les responsabilités de la France, l’Europe et l’écologie. «Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c’est celui de l’unité, c’est celui de la cohésion », a-t-il dit. «Deuxième message », a-t-il poursuivi, « vous devez toujours croire en vous et en la France (...). Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde». «Troisième message» du chef de l’Etat, l’Europe: «Il est vital de poursuivre la construction européenne». «La France», a-t-il continué, «doit
affirmer l’exigence d’une Europe puissante. D’une
Europe politique. D’une Europe qui garantisse notre modèle
social». Le président Chirac a encore jugé «immoral
et dangereux de laisser, sous l’effet d’un libéralisme
sans frein», se creuser le fossé entre une
partie du monde de plus en plus riche et des milliards d’hommes,
de femmes et d’enfants abandonnés à la misère
et au désespoir. M. Chirac, 74 ans, a été élu pour la première fois à la présidence en 1995 et réélu en 2002 pour un deuxième mandat marqué par son opposition à la guerre américaine en Irak. Cette annonce à six semaines du premier tour était très attendue mais ne constitue en rien une surprise, tant la scène politique est aujourd’hui occupée par la lutte que se livrent ses principaux successeurs potentiels: l’UMP Nicolas Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal et l’UDF François Bayrou qui a fait une percée spectaculaire dans les sondages. En « auve» de la politique qui a connu une longévité exceptionnelle - il a arraché son premier mandat de conseiller municipal de Sarran en Corrèze en 1965 et est devenu député le 12 mars 1967, il y a quarante ans - Jacques Chirac aurait sûrement saisi la moindre occasion de se présenter pour la cinquième fois à l’Elysée. Notamment en cas de crise internationale majeure. Il a d’ailleurs toujours entretenu le flou sur ses intentions, retardant le plus possible le moment où il tirerait lui-même le rideau sur quarante-deux ans d’une vie politique hors norme, après avoir été deux fois président, deux fois Premier ministre, 18 ans maire de Paris. Mais une succession d’échecs électoraux en 2004, le fiasco du référendum européen du 29 mai 2005 qui a plongé l’Europe dans la crise, son accident vasculaire cérébral, les émeutes dans les banlieues, le rejet du Contrat première embauche, et surtout la prise du pouvoir à droite de Nicolas Sarkozy ont peu à peu rendu son retrait inéluctable. Ainsi, il a préparé sa sortie à la faveur de rares confidences à la télévision sur l’ «après-Elysée». «Il y a sans aucun doute une vie après la politique. Jusqu’à la mort », avait-il confié en assurant que, le jour où il ne serait plus à l’Elysée, il essaierait « de servir la France, les Français d’une autre manière». Le départ de Jacques Chirac marquera en tout état de cause un changement de génération: alors que ses successeurs potentiels sont tous quinquagénaires, il est le seul à avoir grandi pendant la Seconde guerre mondiale et à avoir directement participé à la guerre en Algérie. Dernier président à avoir connu ces conflits du XXème siècle, il est resté marqué par la hantise de la guerre, comme il l’a montré en s’opposant à l’invasion américaine en Irak. Et, à ses yeux, la construction européenne, c’est d’abord cela: la paix et la démocratie sur un continent qui s’est déchiré pendant des siècles. Si, en matière économique et sociale son bilan est
pour le moins mitigé, il restera comme celui qui a voulu
réconcilier les Français avec leur passé et
les pages sombres de leur Histoire, comme la main prêtée
par l’Etat français à la déportation
des juifs. Tata Avlessi a failli porter la main sur le président de la Fédération Béninoise de Football Le championnat d’Afrique U-17 Togo 2007 démarré le samedi 10 mars dernier au stade de Kégué. La cérémonie d’ouverture de ce championnat a connu la présence de Faure Gnasdingbé et du Premier ministre Yawovi Agboyibo. Issa Ayatou président de la Confédération Africaine du Football (CAF) &ea |