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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

22 mars 2007

Adieu Chirac l’Arabe

Le président français Jacques Chirac a tranché, estimant que douze années bien chargées à l’Elysée suffisaient. On peut le critiquer pour avoir parfois pris des positions très personnelles, mais il est certain que les Arabes vont perdre leur dernier ami parmi les chefs d’Etat occidentaux. Il est juste et bon de dire que la France de Jacques Chirac a été favorable à la cause arabe en général, et à la cause palestinienne en particulier. Après sa courageuse opposition solitaire à l’occupation américaine de l’Irak, il a assumé les conséquences des sanctions américaines. Il est juste et bon de rappeler le voyage de Jacques Chirac en Palestine dont il avait raconté le déroulement à son ami, feu Rafic Hariri, ancien Premier ministre libanais. En octobre 1996, les autorités israéliennes avaient fini par céder à la demande française d’une visite de Jérusalem-Est. Lors de sa promenade à travers la vieille ville, le président français a été confronté à une présence envahissante des services de sécurité israéliens qui restreignaient sa liberté de mouvement. Devant les portes de l’église Sainte-Anne, sous souveraineté française, il a fini par hausser la voix et par se «bagarrer» avec eux: «Fichez-moi la paix! Il n’y a pas de place pour vous ici!» Le Premier ministre israélien de l’époque, Benyamin Nétanyahou, lui avait présenté ses excuses pour cet incident, mais cela n’avait pas empêché une autre surprise de l’attendre lors d’un dîner organisé en son honneur. Il s’était retrouvé à serrer les mains des diplomates arabes en poste en Israël. Selon Rafic Hariri, Jacques Chirac avait conclu son récit des événements en disant: «Je me suis retrouvé plus engagé pour la ‘cause arabe’ que de nombreux dirigeants arabes eux-mêmes

Dimanche 11 mars, dans son discours d’adieu, il a parlé de la France des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, s’inscrivant ainsi dans la ligne du général de Gaulle. Jacques Chirac a insisté sur la nécessité du dialogue entre les peuples. Il a aussi mis en garde ses compatriotes contre les dangers du racisme et de l’extrémisme religieux. Il est juste et bon de souligner que Jacques Chirac a toujours aimé excessivement le Liban, probablement plus que ce que ce petit pays ne pouvait le supporter. Cet amour s’est exprimé à haute voix après l’assassinat de son vieil ami Rafic Hariri et la profonde tristesse qui en a découlé. C’était au point qu’il était presque devenu un acteur local engagé dans les luttes politiques.

Il est juste et bon de dire que Chirac a été riche d’un nombre incomparable d’amitiés dans le monde arabe, aussi bien au Maghreb qu’au Machrek. C’est probablement son attitude dans le dossier palestinien qui lui a ouvert des portes habituellement fermées. Son courage avait atteint des sommets quand il s’est opposé à l’occupation américaine de l’Irak, déclarant que les Français étaient les amis des Américains, non leurs auxiliaires. De même, il a été sévère pour l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon et lui a demandé de lever le siège de la Mouqataa [la résidence] de Yasser Arafat, l’ancien président palestinien mort malgré les soins intensifs qui lui ont été prodigués dans un hôpital français. Chirac s’est aussi distingué par son attitude constructive face au Hezbollah. Il ne l’a jamais considéré comme une organisation terroriste et lui a permis de bénéficier d’importantes facilités, expliquant que «le Hezbollah représente une grande partie du peuple libanais et doit participer à la vie politique du pays».

Dans deux mois, quand Chirac aura quitté l’Elysée, les Arabes auront perdu un ami qui comptait. Dans deux mois, l’Europe sera moins sensible aux causes arabes et à la défense des Palestiniens. Aucun de ses successeurs ne sera autant «libanais» que lui et aucun n’aura autant à cœur de défendre l’indépendance politique de la France par rapport aux Etats-Unis que cet homme de la Corrèze profonde, paysanne et à l’écart du reste du monde. Cela est d’autant plus grave que les  Arabes découragent les mieux disposés à leur égard par leurs luttes intestines et leurs divisions. Mais c’est ainsi. Celui qui cause sa propre perte ne mérite pas d’être aidé par les autres. (Courrier International 16/03/2007)

Littérature:

La francophonie est morte, vive la «littérature-monde» en français!

Alain Mabanckou, Tahar Ben Jelloun, Nancy Huston, Jean-Marie Le Clézio, Eric Orsenna. Ils sont 40 écrivains de langue française, tous signataires d’un manifeste publié ce jeudi dans le Monde des Livres, en pleine semaine de la langue française. Ils y annoncent la fin de la francophonie et la naissance d’une «littérature-monde», en français.

Le texte part d’un constat sans équivoque : tous les grands prix littéraires de l’automne dernier ont été décernés à des écrivains «d’outre France». La Canadienne Nancy Huston a ainsi remporté le Fémina (Lignes de Faille, Actes Sud), le Congolais Alain Mabanckou s’est vu remettre le Renaudot (Mémoire de porc-épic, Seuil) et bien-sûr le doublé du Franco-Américain Jonathan Little (Les Bienveillantes, Gallimard), pour le Goncourt et le Grand prix du roman de l’Académie française. Même le Goncourt des lycéens n’a pas échappé à la règle : la lauréate est une jeune Camerounaise, Léonora Miano (Contours du jour qui vient, Plon). Les signataires du manifeste y voient, bien plus qu’une tendance, une «révolution copernicienne». La métropole n’est plus le «centre» de la littérature en langue française. Le «centre» est désormais aux quatre coins du monde.

«Acte de décès de la francophonie»
La révolution couvait depuis plusieurs années, dans l’ombre. «Comment a-t-on pu ignorer pendant des décennies un Nicolas Bouvier et son si bien nommé Usage du monde ?», s’indigne le manifeste. Même incompréhension quant au manque de reconnaissance du Québécois Réjean Ducharne ou d’autant d’écrivains africains ou antillais, trop longtemps «tenus dans les marges», souligne le texte.

Le milieu littéraire a tardé à se défaire d’une vision coloniale de la francophonie. Une vision jacobine qui reléguait à la périphérie ces auteurs pluriels. L’ex-Empire britannique s’est, lui, détaché plus rapidement de cette distinction passéiste. Sa littérature a su intégrer les identités diverses d’une nouvelle génération d’auteurs, de «travel writers». Les Kazuo Ishiguro, Hanif Kureishi ou encore Salman Rushdie.

La reconnaissance, cet automne, de cette «littérature-monde » en français, comme la qualifie les signataires marque donc un tournant: «L’acte de décès de la francophonie, la libération de la langue, de son pacte exclusif avec la nation», proclament les auteurs du manifeste.

Retour au roman
Cette «littérature-monde» de langue française, portée par ces auteurs sans frontières, se traduit sur le papier par le retour au roman, comme genre, après des «décennies d’interdit de la fiction». «Plutôt que de se frotter au monde pour en capter le souffle, les énergies vitales, le roman n’avait plus qu’à se regarder écrire», accusent les signataires.

C’est en cela le deuxième volet de cette «littérature-monde» en français : des auteurs du monde entier qui parlent du monde entier, dans sa réalité, sa diversité, en osant de nouveau emprunter les voies du romanesque, loin du roman autocentré.
Des voies que semble emprunter aussi, sans complexe, la jeune génération en France. Elle participe à son tour à cette «renaissance d’un dialogue dans un vaste ensemble polyphonique». Un vaste ensemble qui n’aurait pour uniques frontières «que celles de l’esprit». Source RFI

DECLARATION DE  l’ATDPDH

L’Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits Humains (ATDPDH) vient d’être saisie par Monsieur OUMAROU Yachar victime d’une agression physique sur sa personne le 24 février 2007 à 4 heures du matin en face de la boite de nuit dénommée «Monté Christo» près de l’ancien Cinéma Rex par la bande de Mlle Tsitsidè GNASSINGBE fille du feu Président EYADEMA.

Monsieur Ousmarou Yachar a été passé à tabac par quatre individus dont deux armés parmi lesquels se trouvaient deux militaires reconnus par la victime, à savoir Monsieur AKARA Ana et Monsieur Afèyè. Les conducteurs de taxi moto arrivés sur le lieu pour le secourir ont été dissuadés par les deux individus armés. Les bourreaux de Monsieur OUMAROU n’ont arrêté leur massacre que quand Mlle Tsitsidè le leur a demandé.

«A quand la fin de l’impunité»? Est la question que se posent toute la population et l’ATDPDH en particulier

Quelles dispositions sécuritaires le département de la sécurité prend-il pour dissuader et décourager ces récidivistes sans foi ni loi qu’ils soient de simples individus ou parents à de hauts responsables politiques du pays?

Hier, c’était Mlle ALLOU Virginie agressée sauvagement par Mlle Leleng GNASSINGBE. Puis Monsieur BALOGOU Rayim commerçant échangeur qui fut abattu sauvagement le 21 décembre 2006 devant sa maison derrière FOPADESC à Agoè-Nyivé par des inconnus sans suite pour l’enquête. Aujourd’hui c’est Monsieur OUMAROU Yachar qui subit le même sort que Mlle ALLOU Virginie.

Ces comportements d’un autre âge n’honorent pas notre pays et ne peuvent rassurer ceux qui veulent croire aux démarches supposées être entreprises pour une réconciliation nationale.

- L’ATDPDH s’insurge contre l’inertie des autorités chargées de la sécurité de la population
- Elle condamne cette agression barbare contre la personne de Monsieur OUMAROU Yachar.
- Elle invite le Ministre de la Sécurité à prendre enfin les mesures sécuritaires nécessaires pour décourager les potentiels agresseurs et tueurs et pour rassurer la population,
- Enfin elle exhorte les hautes autorités du pays et particulièrement le Ministre de laSécurité à tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs et les traduire en justice.

Ça va se savoir

La vache déflorée (2)

Christine, comme pour toucher du doigt et peser ce qui allait la pénétrer, prit la tête du serpent et disait: «Fais attention car je suis encore petite comme tu le vois». Pendant que cette dernière s’inquiétait, Josué cherchait ardemment le chemin pour entrer dans cette cité dont il rêvait depuis longtemps de découvrir. Il réussit à loger la tête de son «gagaragassou» qui éprouvait des difficultés énormes à rentrer quand celle-ci s’écria comme une folle: «Non! Non! Non! Ça fait mal. Mais tu avais promis faire doucement, n’est-ce pas? Attends et descends un instant».

Josué obtempéra et descendit quand Christine tira son sac à main déposé sur une tablette à côté du lit et sortit une boîte renfermant une pommade. Elle enduit l’anaconda qui devint luisant comme le corps d’une vodoussi (adepte de vodou). Ils revinrent à la position initiale. Josué de nouveau tenta vaille que vaille et sans succès à atterrir dans l’île dont il a hâte de conquérir. Sourd qu’il était devenu et aidé par la lubrification de son serpent, il lui fraya un chemin puis l’enfonça de moitié sous un cri strident de celle qui avalait par son trou «bas-ventral» les hommes, ce qui lui a valu le pseudo de vache. «Laisse-moi partir dis-je. Prends ton argent. Que veux-tu faire de moi. Je n’en peux pas…», s’écria-t-elle en pleurant et en se débattant sous les décombres que constituait Josué. Ce dernier n’avait pas de répit pour sa partenaire. Il ne faisait qu’assener de sérieux coups de hanche à cette dernière à une séquence régulière et rapide. Elle continuait à se débattre sans succès jusqu’au moment où Josué se libéra de ses torpilles rendant plus lubrifié le terrain. Josué avait toujours son canon plus que jamais en position de force tandis que Christine essoufflée était finalement à sa merci. Il finit par rentrer des trois quarts son anaconda qui délogea dans la profondeur tout sur son passage. Il sauta aussi le dispositif sécuritaire. Quelle bravoure ! Cette fille l’avait fait voir de toutes les couleurs. Et c’était le moment à jamais de lui montrer ce dont il est capable. Il était admis qu’elle était une véritable avaleuse et qu’elle se permettait même le luxe de se gausser de tous ces hommes qui l’enjambaient. Aujourd’hui, elle avait rencontré garçon qui était prêt à la défoncer jusqu’à la moelle. Celui-ci est un excellent «Sexeminator» comme Arnold Schwarzenegger dans «Terminator».

Josué continuait sans relâche à défricher le terrain quand il s’aperçut que sa partenaire était devenue insensible à tout ce qui se passait. Il se mit debout un moment pour reprendre service quand Christine armée d’un courage et d’une force indescriptible se leva promptement et détala en criant au secours laissant ses habits pour se retrouver nue dans la cour de la maison. Aidée par les cohabitants de Josué qui avaient apprécié quand même l’œuvre de ce dernier, elle s’en alla sans les sous qu’elle avait précédemment pris chez le brave laboureur qui lui avait montré de quel bois il se chauffait. Josué n’avait regretté qu’une chose, son drap entaché de sang. Christine, quant à elle, avait filé à l’anglaise sans les sous mais aussi, elle traînait des douleurs vives entre ses jambes. (Fin) Tonton D

Au cœur des «mon pays»

Soya: Pays! On dit quoi?
Adom: Rien de mal, c’est  la défense  en ligne.
Soya: Et les «Zéperviers-», tu les as vu?
Adom: Tu veux parler des «zéperviers-bébé-là»; ils nous ont sauvé l’autre fois.
Soya: Ah! Moins un, on allait mourir. Nous, on suivait tout à la télévision au camp.
Adom : Moi j’étais au terrain même. Il fallait voir. Mon cœur est parti de la poitrine pour  rester au niveau de la gorge. Et si le but là n’était pas rentré, c’est fini mon cœur allait sortir.
Soya : C’est ce que le Capitaine a également dit au camp.  Que «zéperviers bébé» ont failli tuer un homme.
 Adom: Et mardi-là, tu iras au stade?
Soya: Je ne vais jamais rater cette «zoccasion»-là. Je vais regarder de mes propres «zoeils» ce que les enfants vont fabriquer  encore.
Adam: Mais seulement, contre le Ghana-là, ça ne sera pas  facile.
Soya: Pas du tout. Mais tu sais, class? Si c’est le Lt-Col qui était encore là, on allait prendre l’équipe de FIR pour jouer ce match-là.
Adom: Est-ce que c’est possible ça?
Soya: Oui non! Est-ce qu’avec le Lt-Col quelque chose est impossible?
 Adom: Tu as raison. Surtout que les «Ghanalais» sont vieux, vieux-là, le Lt Col allait faire comme ça.
Soya: Contre la Tunisie, tu as appris ce qui est arrivé?
Adom: Oui! C’est toujours les lanceurs de pierre de Bè.
Soya: Tu les as vu vraiment?
Adam: Oui! Je les ai vu de mes propres «zoeils». Au lieu de jaune des «zéperviers» ils ont porté du jaune «détia».
Soya: Là, c’est grave. Les individus-là sont partout quoi. En tout cas, on va voir ce qu’on va regarder mardi.
Adom: Oui! C’est ce qu’on doit faire.
Soya: Je vais les avoir aux «zoeils». Donc c’est leur «Fo Gil» qui les a demandé de blesser le «pays» non?
Adom: C’est ça même. Mais on va voir mardi.

Sans détour

Chapeau bas!

«Un travail réglé et des victoires après des victoires, voilà sans doute la formule du bonheur » (Emile Chartier dit Alain)

Pendant longtemps, on a méconnu l’importance des équipes de jeunes au Togo. Les rares efforts qui sont souvent consentis pour le développement du football, ne sont mis qu’à profit de l’équipe nationale des seniors. En dehors de certaines rares sorties des juniors, le Togo s’est toujours abonné absent aux éliminatoires de la CAN des cadets. Pourtant, les autorités politico-sportives ont pris l’audace d’accueillir la CAN des moins de 17 ans sur «la Terre de nos aïeux». Nombre de Togolais ont tiqué à l’annonce de cette nouvelle. Plus la date des hostilités s’approchait, plus la peur gagnait le cœur des Togolais. Ces enfants pourraient-ils être à la hauteur? Telle est la question qui revenait comme un leitmotiv. Même la lenteur qui a été constatée dans la préparation de l’équipe ainsi que les matches mi-figue, mi- raisin que ces joueurs ont livrés, ont renforcé cette appréhension.

Cependant, c’est avec brio que les Adébayor, Agassa, Kader, Tchangaï de demain ont démarré la compétition. Ces enfants avaient su subjuguer la pression et offert deux coups de griffes exemplaires aux Sud-africains. Que c’était beau, que c’était merveilleux ! Ils avaient rempli leur mission : commencer la compétition avec une victoire. Mais trois jours plus tard, les choses s’étaient compliquées devant les Aiglons de Carthage. Les Eperviers pimpants face aux Sud-africains, avaient pris de l’eau. La bataille des cieux avait été remportée par les Aiglons. Est-ce à dire que ces enfants n’avaient pas mouillé le maillot ? Non. Ils avaient faite de leur mieux mais Dame chance n’était pas avec eux.

Tout était donc à refaire. Il fallait se remettre en cause, travailler sérieusement pour le troisième match contre les Gabonais qui avaient gardé intacte leur chance de qualification. Les Eperviers qui avaient pris un bon départ, étaient obligés de se transcender s’ils voulaient se retrouver sur la ligne d’arrivée. La pression était sur leurs épaules. Ils avaient quatre-vingt-dix minutes pour arracher le bonheur à six millions de Togolais. Quelle mission périlleuse pour ces doux êtres! Après le but gabonais, la panique était dans le camp des Togolais. Les nombreux spectateurs qui avaient effectué le déplacement du stade, s’impatientaient. Les joueurs pressés de tous côtés se sont décarcassés avant de revenir au score. Puis, les minutes s’écoulèrent, le second but tardait à venir. Mathématiquement, le Togo était éliminé à cet instant précis. Comme un malheur ne vient pas seul, l’un des meilleurs Togolais sur le terrain vit rouge et dût abandonner en ce moment fatidique ses coéquipiers. Les carottes étaient cuites? Au moins neuf sur dix ne croyaient plus à une victoire de l’équipe nationale togolaise. Certains avaient même commencé à vider le terrain poussant des jurons retentissants. On était au bord de l’enlisement et de la déception.

Mais à l’ultime minute du match, le but libérateur arriva avec la manière. Les mines serrées et les regards accusateurs ont tous recouvré la joie. Ce but d’anthologie sera gravé à vie dans la mémoire de tout Togolais. Grâce à ce but, le Togo participera à sa troisième Coupe du Monde après celles des Juniors en 1987 et des Seniors en 2006. Chapeau bas! Que ces enfants continuent de nous étonner, de nous faire rêver et de nous émerveiller! Ils ont les moyens pour faire sauter le verrou ghanéen. Pour ce faire, tous les Togolais sont invités à se mobiliser pour pousser ces doux êtres courageux à la victoire finale. Que les mauvais esprits qui roulent à contre courant du Togo qui gagne, soient mis hors d’état de nuire! Zeus AZIADOUVO

La paix sociale à rudes épreuves à Mango

Natchaba et les siens profèrent des menaces à l’endroit des populations

Les élections législatives approchent à grands pas. Et comme c’est seulement à ces occasions que les élus se souviennent de leurs peuples, les cadres de l’Oti appartenant au RPT ont effectué les 2,3 et 4 mars derniers une visite de deux semaines dans leur fief à Mango en vue de désigner ceux qui devront représenter le parti au prochain scrutin ? De source généralement bien informée, cette visite a été un fiasco, un grand échec. Les villages où Natchaba et les siens ont sillonné notamment à Tchanaga situé à 22 km au Nord de Mango et à Tontondi, le village de l’ancien Directeur de la Caisse d’Epargne Lamboni Mindi, sis au Sud, l’accueil a été froid.

La délégation conduite par Natchaba qui s’illusionnait pouvoir mobiliser les foules comme au bon vieux temps pour jouer au vedettariat a désenchanté. Partout où la délégation est passée, elle n’a pas été reçue. La désaffection a été totale. C’était un rendez-vous manqué pour «Natch-La-Barbe». Les populations lassées et qui nourrissent un désir profond de changement n’ont pas passé par quatre chemins pour cracher la vérité  à la délégation du RPT. Elles reprochent à l’ex-président de l’Assemblée monocolore, celui qui a dirigé le Togo à l’extérieur en février 2005, de n’avoir entrepris aucun projet de développement dans la localité depuis qu’il a été élu en 1994. Elles s’indignent d’être des laissées-pour-compte de la part du parti au pouvoir.

Quant au ministre Kantchati, les populations l’accusent d’être l’instigateur des incidents qui se sont déroulés à Mango lors de la présidentielle  d’avril 2005. M. Issifou Kantchati, ministre de l’Energie et des Hydrauliques d’alors se serait illustré par le bourrage des urnes dans la préfecture et aurait par ailleurs armé le clan Donzon dont il est originaire et les miliciens RPT pour terroriser les populations et saccager les maisons des N’djé. Ceux-ci, depuis nourrissent des récriminations contre le ministre. Ces raisons expliquent l’hostilité des populations de Mango à leur égard.
Face à ce sentiment de désapprobation générale, Natchaba et Kantchati n’ont trouvé mieux que d’user des intimidations et des menaces à l’endroit des populations et des chefs de villages. Ces derniers sont menacés de destitution s’ils continuent à apporter leur soutien à l’opposition. Pris de peur, le chef de Tchagana a dû, sur ces entrefaites, demander pardon au ministre Kantchati par le truchement du chef de la communauté N’djé, la plus importante dans la région. Natchaba et les siens menacent également les populations d’envoyer des militaires pour repérer ceux qui s’opposeraient au RPT.

Et pourtant, l’Accord  Politique Global signé le 20 août 2006 exhorte les parties prenantes à «œuvrer pour la sauvegarde de la paix, de la concorde sociale et de l’unité nationale par l’acceptation des diversités d’options politiques et d’opinions et le rejet de la violence sous toutes ses formes». Natchaba et Kantchati eux foulent au pied ces recommandations et se livrent à des pratiques d’un autre siècle. M.A.

Paiement de l’impôt minimum forfaitaire de 15 000 F

La DG des Impôts et le DG du Port  font plier  les Libanais

Selon le dictionnaire «Le petit Larousse», un impôt est un «prélèvement obligatoire déterminé sur les ressources ou les biens des personnes physiques ou morales et payé en argent pour subvenir aux dépenses d’intérêt général de l’Etat ou des collectivités locales». Le payement des impôts ne saurait alors être considéré comme une faveur que le payeur accorde à l’Etat. C’est une obligation à laquelle tout citoyen ou tout homme d’affaires sérieux ne pourrait se soustraire. Si pendant longtemps les opérateurs économiques ne se sont pas acquittés de ce qu’ils doivent à la Direction des Impôts, c’est qu’il y a eu un laisser-aller. Aujourd’hui, la bonne gouvernance que tout le monde appelle de ses vœux ne pourrait se concrétiser que si chacun joue partition. Dans un pays où le budget repose en partie sur les recettes fiscales, on ne saurait laisser les mauvais payeurs se la couler douce indéfiniment.

Ainsi après la LONATO, la Poste, la TdE, la société Ramco, c’est au tour des Libanais du Port Autonome de Lomé d’être dans le collimateur de la Direction Général des Impôts (SGI). La société SIG du Libanais Bassam El-Najjar qui gère environ 27 parcs, est sommée de payer ces redevances qui s’élèveraient à plusieurs milliards. Qui plus est, selon la nouvelle décision de la DGI, tous les importateurs de véhicules sont obligés de verser directement au Trésor Public les 15 000 F CFA perçus sur chaque véhicule et qui se retrouvaient ailleurs par le passé. Cette situation a, depuis plus de deux semaines, paralysé les activités au Port Autonome de Lomé. Les Libanais qui ont le monopole de la vente des véhicules d’occasion refusent de s’exécuter. Et depuis lors, le «portail sous le pont» où se font les transferts du PAL vers le PVO (Parc des Voitures d’Occasion), est pleine à craquer. Ce qui obligea le Directeur du Général du PAL, le néo Contre-amiral Fogan Adégnon, à monter au créneau le mardi 13 mars dernier. «Il est porté à la connaissance des importateurs de véhicule d’occasion qu’afin de décongestionner les aires du stationnement du Port et de faciliter le transfert vers les différents parcs dans la zone portuaire, la Direction Générale du Port Autonome de Lomé invite tous les importateurs de bien vouloir s’acquitter de l’impôt minimum forfaitaire de quinze mille francs CFA fixé par l’administration des impôts…», précise un communiqué rendu public par le DG du Port. C’est la preuve que la DGI est dans ses droits et il est impérieux que les importateurs versent ces taxes. Les aires de stationnement étant pleines, le Contre-amiral donnait un délai de 72 heures aux importateurs pour qu’ils s’exécutent. «Un délai de 72 heures maximum est accordé pour ces formalités», poursuit le même communiqué.

Ce n’est qu’après cette sortie du Directeur Général du Port - le délai s’étant expiré vendredi dernier - que les importateurs qui avaient engagé un bras de fer avec la DGI, ont commencé à s’acquitter de l’impôt minimum forfaitaire. Jusqu’à samedi, les concernés étaient à pied d’œuvre pour faire sortir leurs véhicules du « portail sous le pont ». Ce travail pourrait continuer aujourd’hui puisque d’autres véhicules étaient encore visibles sous le pont hier. Selon certaines informations, les Libanais qui se rechignaient à payer les 15 000 F seraient revenus à de meilleurs sentiments. Puisque après le communiqué du DG du Port, tous les véhicules qui ne seraient pas sortis, pourraient se retrouver à l’abandon. Affaire à suivre… R.K.

Fin  de la Cour d’Assises de Lomé

43 accusés dans 23 dossiers ont vu leur sort réglé

Les rideaux sont tombés le samedi 17 mars dernier  sur la première session  de la Cour d’Assises de Lomé ouverte le 05 mars 2007. Durant deux semaines d’audience, la Cour a planché sur 23 dossiers. 43 personnes ont vu  alors leur sort définitivement réglé au cours des vingt-trois audiences qui ont statué sur des dossiers : tentative d’homicide volontaire ou non dénonciation des criminels, homicide volontaire avec préméditation, destruction par incendies,  groupement de malfaiteurs, vol qualifié, détention illégale d’armes de guerre, coups mortels, séquestration etc.

A l’ouverture comme à la clôture, M. Abalo Petchélebia, Président de la Cour d’Appel, a tenu à remercier tous ceux qui ont permis la tenue de la Cour d’Assises de Lomé. Même son de cloche chez M. N’Dakena faisant office d’Avocat Général qui, outre ses remerciements à tous les corps professionnels qui ont mis les leurs dans la réussite des assises, a présenté un bilan positif.

Il faut souligner que, c’est le dossier Ministère Public contre Adjaho Séverin, l’accusé qui est poursuivi pour homicide volontaire pour le crime qu’il a commis sur la personne Adadonou Ahlin, la victime, qui a mis fin aux deux semaines de la première session de la Cour d’Assises de Lomé. L’accusé au cours d’une bagarre qui a éclaté entre eux, immobilisa la victime par le col et  le poignarda. La victime succomba à ses blessures quelques minutes plus tard.

Dans sa réquisition, l’Avocat général a reconnu l’accusé coupable  d’homicide et a requis 20 ans de réclusion criminelle contre lui.

Mais la défense sur sa demande de clémence pour son client s’était réjouie après  délibération où la Cour a condamné l’accusé à 10 ans de réclusion criminelle.

La cérémonie de clôture a pris fin sur une note de satisfaction générale. Nous y reviendrons. Didier LEDOUX

Pour avoir assassiné un homme pour un sac contenant des biens, BARE Koffi est condamné à 20 ans de réclusion criminelle

La Cour d’Assises dans son audience du vendredi 16 mars 2007 a statué sur l’affaire Ministère Public contre BARE Koffi. Cette audience présidée par Mme AHADZI Justine a, à son terme, condamné l’accusé à 20 ans de réclusion criminelle.

Non loin du village «Well» à GBENDE dans la Sous-Préfecture d’Akébou, le nommé SIMLAKI Tchaou a été retrouvé à l’agonie à proximité du champ de BARE Koffi l’accusé, le 21 octobre 1997. La victime a été évacuée au Centre de Santé de Djon pour les soins où il a rendu l’âme plus tard. C’est ainsi que les enquêtes ont abouti à l’arrestation des nommés BARE Koffi et AGBONOU Koffi.

Au cours de l’enquête préliminaire et devant le Magistrat Instructeur, l’accusé a reconnu les faits et expliqué qu’il a commis cet acte en vue de s’approprier un sac que tenait la victime et qui selon lui devait contenir de l’argent. Il a alors utilisé un bâton qu’il a coupé dans la forêt à l’occasion pour assommer la victime à la nuque. Sur ses propres indications, les jeunes du village ont retrouvé ledit sac caché dans le champ d’AGBONOU Koffi.

Mais à la barre, l’accusé déclarait que sur le chemin du champ, il a rencontré Simlaki Tchaou assis. Après échange de salutation, il demanda à ce dernier de se lever de là où il était assis. Mais ne voulant pas obtempérer, il prit sa canne qu’il lança en sa direction mais celle-ci ne le toucha pas. C’est ainsi que lui aussi s’est saisi d’un bâton qu’il aurait coupé pour faire la clôture de son champ, le lui lança, et malheureusement ce dernier fut touché à la tête et s’écroula. Alors, pris de peur, il a pris le chemin de retour vers le village, mais il marqua une pause dans le champ de son co-accusé où il dissimula le sac de la victime renfermant des casseroles, un pagne et autres.

En réalité, comme le soulignait M. BAKAÏ, l’Avocat général dans sa réquisition, la victime revenait de Kara où elle était au chevet de sa femme évacuée sur l’hôpital de cette ville. Feu SIMLAKI est marié avec trois femmes et père de neuf enfants. Se fondant sur les enquêtes de voisinage qui sont défavorables à l’accusé parce qu’il est reconnu comme voleur, braqueur, violeur…, l’Avocat général le qualifia d’extra-terrestre projeté dans le monde des humains. Mais sur ces accusations, l’accusé a reconnu que, quand il était encore mineur, il commettait de petits vols jusqu’à ce qu’il soit détenu pour six mois à la prison d’Atakpamé et depuis sa libération, ses oncles lui ont concédé un terrain qu’il labourait jusqu’à cet incident malheureux.

Concernant AGBONOU Koffi son co-accusé, BARE déclara qu’il ne savait  pas pourquoi il a mentionné son nom. Ce dernier est injustement impliqué, car c’est dans son champ qu’il avait caché son butin était décédé lors de l’information. Ce qui a irrité l’Avocat général qui a qualifié les faits de double assassinat. Aussi, c’est parce que, c’est à lui et lui seul qu’il a fait la confidence et son arrestation ne proviendrait que de lui. A l’endroit de la Cour, l’Avocat général s’est refusé de «participer à une décision de complaisance»

Pour Me MONNOU Turbuce dans sa plaidoirie déclarait qu’il aurait pu plaider dans le silence compte tenu de la gravité de l’acte de son client, mais, il ne demandait que pardon pour l’accusé. Il a également souligné qu’ «en tout homme sommeille le criminel…». Se fondant sur l’enfance trouble de l’accusé qui a perdu son père dès le bas âge, l’avocat a fait savoir que « L’absence d’un parent dans une famille crée un déséquilibre en l’homme », a-t-il martelé. Il a fait une remarque à la Cour sur le fait que les gens se demandent pourquoi les Avocats défendent les criminels.  «Tout homme a droit à une justice équitable. Et lorsque l’Avocat défend un criminel, il ne défend pas le crime», citant un passage d’un livre de Me VERGES. En réponse à l’Avocat général qui selon lui a catégorisé son client d’irrécupérable, Me Monnou déclare: «Donne- lui la chance comme ses oncles en lui donnant un terrain » avant d’ajouter: «Mme la Présidente, vous jugez un homme et non un extra-terrestre projeté parmi nous».

Me MONNOU Turbuce après avoir démontré la non existence de préméditation dans l’acte de son client, a plaidé la circonstance atténuante puis exhorté la Cour à donner une chance à  «cet homme (l’accusé) dont la conscience refait surface et fait taire l’animal-là qui à un moment a surgi en lui comme un fauve». C’est ainsi que Mme AHADZI A. Justine, la Présidente a, dans sa décision, après avoir reconnu BERE Koffi coupable d’homicide volontaire, l’a condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec 10 millions à titre de dommages et intérêts à verser à la partie civile. D.L.

Découverte macabre

La Lagune de Bè a encore craché un cadavre samedi

Il y a des actes qui viennent perturber la quiétude  des populations togolaises. Cependant, le repêchage des cadavres dans la lagune de Bè devenu récurrent menace sérieusement la sécurité des paisibles citoyens en quête de leur pitance quotidienne en ce moment où tout le monde tire  le diable par la queue.

En effet, en milieu de matinée du samedi 17 mars dernier, les populations riveraines du petit bassin de la lagune de Bè ont fait une découverte macabre. Il s’agit d’un corps sans vie qui flottait  sur l’eau dans les sortes de nénuphars. Le corps sorti de l’eau était en voie de décomposition à voir l’état dermique et l’odeur qu’il dégageait. A vue d’œil, la victime présentait  de trace de sang pouvant donner l’hypothèse de crime odieux et crapuleux  auquel assistent impuissantes les populations.
           
Mais, cette piste  n’est pas pour autant écartée dans la mesure où les criminels procèdent dans certaines circonstances à asséner de violents coups à la nuque de leur proie. Cette technique dont sont souvent victimes les Zemidjan (conducteurs de taxi- moto) reste un indice.
           
«Vous savez, ce coin est très dangereux dès la tombée de la nuit. On ne peut même pas  s’y aventurer en cette période de la chaleur pour  prendre de l’air. Des malfaiteurs rôdent en permanence dans les environs. Ils ont même élu domicile à côté.  L’on ne sait pas comment s’en débarrasser», témoigne une jeune femme dépassée par l’évènement qui, du doigt, indiquait à quelques mètres de là un taudis au pied de la colline du Collège Strebler. Tous ceux qui assistaient  à l’interview ont confirmé à l’unisson les propos de cette femme par un grand oui.

«Madame, il faut quitter les lieux, ils sont parmi nous. Ils vont vouloir attenter à ta vie pour les avoir dénoncés surtout que toi, tu es dans le quartier », fit remarquer à la femme un jeune homme riverain. Il faut également souligner qu’il y a quelques mois, non loin de cet endroit un autre cadavre a été découvert. L.H.

Deux co-accusés condamnés à 20 ans de réclusion criminelle

Les co-accusés ABBEY Latey dit Tonton Rasta et MIDAO Kodjo Djifa ont comparu devant la Cour d’Assises de Lomé à son audience du mercredi 14 mars 2007. Ils sont poursuivis par le Ministère public pour homicide volontaire. Au terme de l’audience, la Cour présidée par M. ADAMA-DJIBOM a, dans sa décision, condamné les deux prévenus à 20 ans de réclusion criminelle et 15 millions de dommages et intérêts à verser à la Partie Civile.

Les habitants du quartier d’Adakpamé ont découvert au matin du 17 mars 2004, un corps inanimé dans la rue. Il s’agissait du cadavre de M. Aboulaye Saïbou, un jeune vendeur ambulant de montres et de radios. La victime contrairement à ses habitudes n’était pas rentrée du marché (ballade de vente) à la veille de la découverte de son cadavre c’est-à-dire le 16 mars 2004. C’est ainsi que ses proches ont entamé des recherches en vue de le retrouver, mais hélas ils ne le retrouveront que mort le lendemain.

Alertée, la Brigade de Recherche de la Gendarmerie a ouvert une enquête. C’est ainsi qu’à partir des soupçons, la Brigade appréhenda les nommés ABBEY Latey dit Tonton Rasta, âgé de 20 ans au moment des faits tout comme son co-accusé MIDAO Kodjo Djifa. En effet, les deux co-accusés auraient assommé le vendeur de montre. Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les accusés ABBEY et MIDAO avaient de concert planifié de tuer la victime qui devrait passer recouvrir ses créances en vue de lui voler l’argent et ses marchandises. Ainsi, au moment où ABBEY discutait avec son créancier, MIDAO passa derrière Aboulaye et à l’aide d’un gourdin l’assomma. La victime une fois tombée ne se releva plus. Ils traînèrent le cadavre dans le W.C de la maison de ABBEY où se passait le crime pour le camoufler dans un premier temps. Ils sortirent le corps sans vie au petit matin du 17 mars 2004 sous une fine pluie et le jetèrent dans la rue.

Mais à la barre, ABBEY déclarait qu’il avait reçu la visite de la victime qui était venue au fait recouvrir sa créance. N’étant pas en mesure ce jour de s’acquitter de sa dette, il l’avait fait savoir à ce dernier. Mais il était ce jour intransigeant et ne voulait rien entendre. Il voulait en lieu et place de ses créances saisir les biens de ABBEY qui s’y opposa. C’est alors, au cours des discussions, que le créancier avait pris un canif pour le menacer. Et comme par pur hasard, débarquait son co-accusé qui s’interposait. Et de là, il fut aussi victime du même sort quand celui-ci à l’aide d’un fagot de bois qu’il ramassa dans la cour de la maison lui assena un coup. Aboulaye mourut après leur avoir demandé de l’eau. Pris de peur, ils ne savaient quoi faire. Ils reconnurent l’avoir caché au W.C avant de le sortir au petit matin et le jeter dans la rue.

A la barre, le témoin à l’origine de l’interpellation des deux accusés déclarait avoir lui même échappé à ces mêmes personnes. Car, disait-il, en doigtant Midao dans le box des accusés qui l’aurait quelques jours auparavant invité à aller chercher chez lui l’argent de deux montres dont le marché était conclu à 4000 CFA. «Une fois dans la maison, il m’a demandé d’attendre l’arrivée de son frère chez qui il prendrait l’argent. A l’arrivée de ce dernier, ils murmuraient entre eux quelque chose et j’ai pu entendre le mot coupe-coupe et j’ai fui pour me retrouver dans la rue pendant trente minutes sans que personne ne fût sorti de la maison», a-t- il déclaré.

Mme ATITSO Afi Jacqueline, l’Avocate générale s’est, dans sa réquisition, opposée à tout argument de légitime défense que pourra développer la défense. Qualifiant  l’acte «de crime odieux et crapuleux», elle a demandé à la Cour que soit appliquée la rigueur de la loi.  «La voix du sang de Abdoulaye crie même dans cette salle et moi je l’entends», a-t-elle indiqué et de conclure en requérant la réclusion criminelle à perpétuité à l’endroit des co-accusés.

Quant à la défense assurée par Me SANVEE Lionel, elle a, dans sa plaidoirie, démontré que les deux co-accusés n’avaient nullement pas l’intention de tuer ni de voler les biens de la victime. Aussi a-t-il plaidé la circonstance atténuante pour que ces jeunes puissent bénéficier de peine beaucoup plus souple: «Ce qui leur permettrait de retourner facilement à la société et de pouvoir se réinsérer et recommencer leur chemin de vie après ce faux pas regrettable et condamnable», a-t-il souligné.

C’est au terme de ce débat que M. ADAMA-DJIBOM, le président, a reconnu les deux co-accusés coupables d’homicide volontaire et les a condamnés à 20 ans de réclusion avec solidairement 15 millions de francs de dommages et intérêts à verser à la famille de la victime. D.L.

Libertinage

Un préfet anti-presse à «Sot-tout-boit»
Quand nous disons qu’au nom de l’Accord Politique Global et du Gouvernement d’union «copinale et marâtrale», il faut que des changements soient intervenus à la tête des préfectures et sous-préfectures de «Gnassingbéland», les gens croyaient que nous envions ces gens qui sont excellents dans les bourrages d’urnes lors des différents scrutins. Ces préfets et sous-préfets qui sont aux affaires, ne sont pas là à cause de leur compétence mais bien à cause de leur zèle de militant RPT. C’est avec le «kilomilitanmètre» qu’ils sont pour la plupart nommés. Ces représentants du pouvoir central constituent de véritables problèmes pour leurs administrés. Et c’est le cas du préfet de «Sot-tout-boit», le sieur Takouda Bleza, qui défraie actuellement la chronique. Selon nos «con-frères» «L’Eveil de Tchaoudjo» et «Le Destin», une élève de 1ère a été exclue sur ordre du préfet Takouda pour avoir lu une presse privée à l’école. Il semble que le 09 février dernier, un journal a dénoncé la dictature et la tyrannie dont le préfet use dans son «royaume» à «Sot-tout-boit» là-bas. Le canard aurait bien circulé et se serait vendu comme de petits pains. Un mois après, une élève serait arrivée à l’école avec le journal pour faire sa propre lecture suivie et dirigée. Mais malheureusement, il y aurait la fille du tout-puissant préfet dans la salle de classe et qui aurait alerté son pépé qui somma un proviseur, souvent sans réel pouvoir dans ces localités, d’exclure l’élève. Ce qui fut fait et l’élève était priée de faire venir ses parents qui devraient aller présenter des excuses à «sa Majesté» Takouda. Bizarre n’est-ce pas ? Entre nous est-ce un crime quand un élève lit un article de presse ? Et le proviseur et le préfet méconnaissent-ils l’importance de la lecture? On aura tout vu à «Gnassingbéland». A propos, nous à «Liberté», nous cherchons un dépôt de vente à «Sot-tout-boit» là-bas pour être proche de ce préfet anti-presse.

Ce qu’on a vu à la pose de la première pierre du centre de formation de Gomido FC
Le jeudi 15 mars, il a été procédé à Kpélé Kponvié dans le Grand Kloto à la pose de la première pierre de la construction du centre de formation de Gomido FC. Le président de «CAFui», Issa Hayatou, avait présidé cette cérémonie. Signalons que le centre de formation porte son nom. Lors des manifestations, le prégo de la Fédération Togolaise de Football, Tata Avlessi de Mass, qui a voulu cogner son homologue béninois Anjorin Mouscharaf comme «Sabou Ballogou qui donnait une main à « ce l’Ukrainien», «a enlevé son chapeau», c’est-à-dire qu’il a fait son mea culpa. Il a reconnu que ce qu’il a fait est mauvais et a présenté des excuses officiellement publiques au président de «CAFui». «Je présente publiquement mes excuses à vous Monsieur le président, à mon collègue, Anjorin Mouscharaf et à tous ceux que mon comportement aurait frustré», a déclaré celui qui a administré une fessée électorale à Rockvi le 09 janvier dernier. Cet acte est courageux et est à saluer. Il faut avoir l’audace de se remettre debout quand on tombe.

Pour cette cérémonie de pose de la première pierre, ce qui nous a émerveillé c’est le défilé de certaines «équipettes» (petites équipes) des «mon beau village» de la région. On a vu «Ezéwou Ezé d’Agoméyô». Si on veut traduire ça en Français, on aura «La jarre dépasse la jarre d’Agoméyô». Souvent on retrouve «à Togo ici» ces équipes aux dénominations bizarres. On a par exemple «Les Onze flèches empoisonnées» de Guérin Kouka, «Les Onze escargots» d’Abôbô, «Si tu me blesses, je te blesse FC» de Koutoukpa, «Les Onze ravageurs» de Kolowaré. On a aussi entendu parler des «Dix Barbus» de Pya - ici le onzième joueur est le gardien de but qui est un imberbe et qui viendrait souvent de Bafilo.

Toujours des singularités dans l’organisation de la CAN
Depuis le 10 mars, Lomé la poubelle abrite la CAN des cadets. C’est la première fois qu’une compétition de cette envergure est organisée dans ce rectangle de pays. Mais les «togolaiseries» n’ont pas attendu à se faire jour. D’abord, c’est le marquoir tombé en panne depuis «xoxo» longtemps qui n’a pas été réparé. Il a fallu que la presse dénonçât cette «siation» avant que le marquoir ne soit difficilement réparé. Ce qui fait la honte de ce pays connu sous le nom de la «Suisse africaine» est l’état des toilettes qui se trouvent au stade de Kégué. L’eau est devenue rarissime dans les toilettes. Pourtant, les joueurs et l’encadrement technique ont des besoins naturels à satisfaire. Véritable galère dans les toilettes. Les cacas liquides et solides se tutoient glorieusement dans les W.C. Il se raconte que des matières fécales datent de l’ère de Mathusalem. La chaleur aidant, ces toilettes dégageaient des odeurs à faire perdre, pendant une décennie, l’appétit à tout individu normal. Les étrangers qui voulaient aller satisfaire leurs besoins étaient obligés de se boucher le nez et de fermer les yeux pour ne pas souffrir après coup d’anorexie.

Par ailleurs, il se raconte que le Directeur de la Communication de «CAFui» n’aurait pas de voiture et qu’il se rendrait souvent au stade avec «Oléyia Êêê. Tu as combien? Balle Kpo…».

Quand des Libanais guident certains «con-frères»
La guerre déclarée aux Libanais et Indo-pakistanais par la «la dame de fer» des Impôts continue d’alimenter  les débats.

Ces individus qui ont toujours fait de la corruption leur cheval de la bataille et s’enrichissent illicitement à «Gnassingbéland» sans  se soucier de payer les impôts, ont trouvé plus «faure» qu’eux cette année. Ils ont  trouvé «garçonne» en chemin quoi ! Au début, ils ont voulu étouffer l’affaire avec quelques millions. Mais la «garçonne» a dit ça suffit. Aujourd’hui, ils ont bougé «kakaka» mais zéro. La seule voie qu’ils ont trouvée est d’organiser une campagne de presse pour intimider la «garçonne» de fer. Et certains «con-frères» se sont fait avoir par ces  individus  qui font la misère à nos compatriotes au Port Conquis d’ «Eyadémaville», que dis-je, au Port Autonome de Lomé. Malhonnête n’est-ce pas ? Tout ce que cette dame fait pour l’économie togolaise ne mérite-t–il  pas d’être soutenu ? En tout cas, si les gens qui courent derrière les pièces sonnantes et trébuchantes de ces Libanais trouvent que ce que fait la Directrice des impôts n’est pas indiqué, il y a des hommes de valeur qui reconnaissent l’intérêt de sa lutte. Et ce n’est pas l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo qui nous démentira. Ce dernier trouve que «la démocratie, ce n’est pas seulement les élections. C’est aussi de payer les impôts». Tant pis donc pour ceux qui  pensent le contraire.

Au lieu de penser à  distribuer des millions aux gens pour critiquer la direction des Impôts, les Libanais feraient mieux de payer tranquillement les impôts. En tout cas, rien ne sera plus comme avant

Richard Attipoé, le nouveau ministre des médias
Décidément, à chaque gouvernement son ministre des médias. Dans les gouvernements de  Koffi Sama et  de Edem Kodjovi Edouard Kodjo dit «Gbogboyagbo» de «Noépéville», c’est la Vietnamo-togolaise «Suzannavi» AHO qui battait le record.  Mais depuis que le bélier noir de Kouvé a pris la place de l’Enarque  de la CPP, c’est «Richard Von Attipoé» qui est le  plus médiatisé. Le bonhomme fait appel aux journalistes chaque trois secondes. Pour manger, il appelle les médias; pour bâiller, il fait un point de presse; pour chier, il organise une conférence de presse et pour uriner, le ministre organise un  déjeuner de presse. Les hommes de médias se demandent ce qui ils seraient devenus si tous les ministres devraient faire comme lui. La rencontre que le ministre a organisée le samedi  dernier a surpris plus d’un. Et à voir l’ordre du jour, les journalistes ont senti en même temps  que le ministre n’avait rien à faire ce jour-là et il voulait juste profiter de ce temps libre pour faire son petit «faro». «Le Togo notre pays vient de se qualifier pour les demi-finales de la CAN U-17 et pour  la  Coupe du Monde de la catégorie. Je voulais saisir cette occasion pour remercier le chef de l’Etat pour ses efforts….les joueurs pour la bataille  qu’ils ont livrée et gagnée…les journalistes pour les critiques…».

A l’analyse de sa déclaration, on sent en même temps que le ministre n’aime que les médias. De sources floues non vérifiables, un reporter de la TVT aurait déclaré que les nombreux points de presse organisés par le ministre accroissent considérablement les dépenses de la TVT. Et que si rien n’est fait pour arrêter le ministre, l’organe n’aura plus la possibilité d’acheter du carburant pour son car de reportage. La TVT risque donc de fermer ses portes quoi ! C’est vrai ça?

Le «météopédandrologue»
Le «météopédandrologue», vous connaissez? C’est cette impressionnante appellation que certains n’ont pas hésité à affubler notre «con-frère» de la TVT, spécialiste de la météorologie. Il faut voir le «pédantissime» météorologue à l’œuvre pour pouvoir l’apprécier. Tout est «atchan», tout est «glo» chez lui. La manière de parler, de faire des gestes, d’articuler les mots …tout est taillé sur mesure, tout est minutieusement calculé, contrôlé. On dirait qu’il descendait directement de la lune. Que verraient les Togolais si le «con-frère» devrait travailler sur une chaîne internationale comme TV5, France 24 ou encore CFI? Il serait suspendu en l’air pour présenter sa météo. Entre nous, qu’est-ce qui change dans le vécu quotidien des Togolais de savoir que le soleil va briller au lever du jour au Canada, qu’il a neigé en été au Nord de la France ou qu’il fait 25°C au Groenland?

Ce qui intéresse le Togolais moyen en ce moment, c’est comment arriver à manger à sa faim, se soigner quand il tombe malade, trouver de l’eau potable à boire. Encore faut-il qu’il ait de l’électricité pour regarder notre «météopédandrologue» à la télé. Il faut que notre spécialiste en météo revienne sur terre pour présenter ses prévisions parce que cette météo ne change rien dans le quotidien des Togolais.

Un don qui fait mal
Depuis que le groupe Bolloré a doté la télévision nationale d’un car de reportage équipé de matérielle haute gamme pour la retransmission de la CAN des cadets, les «con-frères» dupuydaubyques ne dorment plus le sommeil. Ils ont enclenché une campagne de dénigrement, de désinformation à l’encontre de Bolloré.  Il s’agit des vieilleries de carcasse de voiture «venue de France» que le patron Bolloré a gracieusement et fièrement offert à notre chaîne n°1», «insulte au peuple togolais, le car de transmission offert par Bolloré à la TVT est une vieillerie» et d’autres insanités encore. Certains sont allés jusqu’à révéler que le nouveau matériel a provoqué un incendie. On ne sait pas si c’est à Kégué ou à la station de la TVT. Comme les «con-frères» ont horreur du matériel offert par Bolloré, nous, on serait heureux d’apprendre un de ces jours qu’ils ont décidé de crever leurs «zoeils» pour ne plus regarder la TVT. Ne serait-il pas la meilleure solution?

Au lieu de déverser  leur bile sur Bolloré, pourquoi ne pas démontrer aux Togolais comment leur mentor Dupuy+Dauby entend faire de Lomé une hutte, pardon, un hub, un paradis sur terre en Afrique de l’ouest ? Les «con-frères» pro-Dupuydauby racontent à ceux qui veulent les entendre que l’homme est un messie, qui va transformer Lomé en un endroit paradisiaque, édénique où il n’y aura plus de pauvreté, de misère, de délestage, de manque d’eau potable … En tout cas nous, on va déposer les yeux pour regarder seulement.

Demi-finale de la CAN U-17 2007

Le Togo et le Ghana s’affrontent demain

Les matches de la troisième journée de la compétition Africaine des moins de 17 ans se sont déroulés vendredi et samedi dans la capitale Togolaise. Dans la poule A, le Togo et le Gabon se sont affrontés sur le stade de Kégué. L’arbitre de la rencontre, l’Algérien Haimoudi Djamel a donné le coup d’envoi de la rencontre à 15h 30mn. Durant les quinze premières minutes, le jeu des deux équipes était équilibré et les Togolais très mobiles en attaque ont raté deux occasions nettes de jeu. A la 17ème minute, l’attaquant gabonais Tamba Tsongué Hermann profite d’une mauvaise sortie du portier togolais, N’Souhoho Mensah pour inscrire le premier but de la partie. C’est alors que les poulains d’Abraw Samer se lancent dans la bataille. Ségbéfia Kuessi Alikem, Atakora Lalawele,  Awounyo Papa et les autres occupent le milieu du terrain, distribuent normalement la balle mais la défense gabonaise que contrôlait Soumouna Judex ne laissait passer aucun adversaire. Les Eperviers continuent la pression et obtiendront  gain de cause à la 35ème minute. Ségbéfia Alikem drible un défenseur, rentre dans la surface de réparation et donne la balle à son coéquipier,  Atakora Lalawele qui sera fauché par un défenseur gabonais.  L’arbitre central siffle un penalty  qui sera transformé par Atakora lui-même. Le jeu reprend et les Gabonais passent à l’attaque mais la défense togolaise parvient à  contenir les assauts de l’attaque adverse. Et c’est sur le score d’un but partout que les deux équipes  iront à la pause. Du retour des vestiaires, les deux équipes impriment un autre rythme au jeu. Chaque équipe cherchait à mettre la chance de son côté. Plusieurs fois, Abraw Camaline  et Séibou Safiou ont échoué devant le goal gabonais, Kassa Guy Noël. A la 85ème minute, Atakora Lalawele obtient un carton rouge et abandonne ses coéquipiers. Mais poussée par son public, l’équipe togolaise est arrivée à faire la différence à la 89ème  minute, œuvre de Ségbéfia Kossi  Prince. C’est donc sur ce score que Haimoudi Djamel a mis fin à la rencontre. Les Eperviers cadets sont ainsi qualifiés pour les demi-finales de la CAN U-17 Togo 2007 et pour la phase finale de la Coupe du Monde des Cadets qu’organise la Corée du Sud.

Au même moment que se déroulait le match Togo-Gabon au stade de Kégué, Tunisiens et Sud-africains s’affrontaient sur le Stade Omnisports de Lomé. Cette rencontre a été sanctionnée par un score de deux buts partout. Les Togolais sont donc premiers du groupe A avec six points devant la Tunisie 5 points.

Dans la poule B, les rencontres de la troisième journée se sont jouées samedi. Le Nigeria a pris le meilleur  sur le Ghana par deux à zéro et conforte sa place à la tête du groupe avec 9 points.        Le mardi 20 mars 2007, le Togo premier de la poule A affronte le Ghana, 2è  de la poule B et le Nigeria, 1er de la poule B reçoit la Tunisie 2è de la poule B. Rappelons qu’en cas de victoire, les cadets togolais joueront la finale le dimanche 25 mars au stade de Kégué. La veille, sur les mêmes installations,  l’équipe nationale togolaise joue contre son homologue de la Sierra Léone dans le cadre de la troisième journée des éliminatoires Ghana 2008. GLAKPE Koffi

Violences dans les stades

Le Togo doit payer une amende de 2000 dollars à la CAF

Les dirigeants du football togolais étaient convoqués vendredi dernier par la Commission de discipline de la Confédération Africaine de Football (CAF). L’objectif était d’écouter les responsables sportifs togolais sur les violences qui ont émaillé la fin du match ayant opposé le Togo à la Tunisie le 13 mars 2007. En effet, des supporters  togolais mécontents de l’arbitrage avaient lancé des projectiles sur le stade Un membre de la Confédération Africaine de Football (CAF) et un agent des forces de sécurité ont été blessés. Après les échanges, le Togo a été sanctionné. Il doit verser une amende de 2000 dollars à la CAF. Mais la Commission de discipline n’a pas encore planché sur le cas de l’entraîneur du Togo, Abraw Samer. Ce dernier avait refusé de se présenter  à la conférence après le match que ses poulains ont livré contre la Tunisie. Sûrement qu’il était aussi mécontent de l’arbitrage. Une sanction l’attend également.
Rappelons que le ministre togolais de la  Jeunesse et des Sports a mis en garde tous  ceux qui chercheront à attirer la violence sur le stade durant   cette compétition. Des sanctions sévères seraient retenues contre eux. G.K.

Ligue africaine des champions

Le match Maranatha - APR se transforme en pugilat

Le match retour des 16ème de finale de la Ligue africaine des champions disputé hier à Womé entre Maranatha de Fiokpo et l’Armée Patriotique du Rwanda (APR) n’est pas arrivé à son terme. La rencontre a malheureusement pris fin dans une confusion générale et a laissé le public sportif de Womé sur un goût inachevé.

L’équipe du député Améyi qui avait deux buts à remonter se jette corps et âme dans la bataille. Les efforts des poulains du technicien franco-yougoslave Hrnic seront récompensés dans les arrêts de jeu de la première partie où ils parvinrent à réduire leur handicap. Un but qui a été fortement contesté par les Rwandais.

Mais le sort de la rencontre va basculer dans la seconde partie. Trois joueurs rwandais dont le gardien de but ont été expulsés pour des gestes d’anti- jeu. L’équipe de Fiokpo bénéficie à la 83e min d’un penalty transformé par Ayi Assiongbo. Dans la foulée, un second penalty est accordé aux Togolais par l’arbitre ivoirien Clément Kouakou Konan. C’est la goutte d’eau qui va déborder le vase. Les Rwandais qui s’estimaient léser par l’arbitre central, se sont rebellés et ont transformé l’aire de jeu en un ring. Après une interruption d’un quart d’heure, les joueurs des deux camps évacués entre-temps du terrain reviennent sur l’aire de jeu. Un   quatrième joueur de l’APR écope un carton rouge. Les Rwandais refusent l’exécution du second penalty. La partie se termine ainsi en queue de poisson. Il revient à là CAF de décider qui de Maranatha ou de l’APR va poursuivre la suite de la compétition M. A.

Bénin

Le Président Yayi Boni a échappé à une tentative d’assassinat

«Les Béninois, qui sont loin d’oublier les séquelles de la longévité politique de Mathieu Kérékou, ne cessent de tarir d’éloges pour leur sémillant président Yayi Boni, arrivé aux commandes par voie démocratique il y a seulement quelques mois. Le Bénin d’aujourd’hui est un vaste chantier. Cotonou par exemple, ville très accueillante, est un réel chantier ; les infrastructures routières rénovées suivant le standing international, les immeubles qui sortent de terre dans la cité sont l’expression du désir d’un réel changement. La population ne cesse de remercier Dieu pour leur avoir envoyé un homme soucieux de l’avenir de son pays et non de celui de sa famille. Yayi Boni fait partie de ceux dont l’Afrique a besoin pour un changement radical. Il sait ce que son peuple attend de lui et sait ce qu’il doit lui donner. En tant qu’homme averti, il appliquera une thérapie de choc, n’en déplaise à ses détracteurs. Il ne lui reste qu’à poursuivre sur cette lancée, avec le souci permanent de donner l’exemple quoi qu’il en coûte, de savoir se mettre au-dessus de la mêlée en toutes circonstances», saluait le journal burkinabé «Sanfinna» du 12 au 18 mars 2007 dans un article intitulé «Yayi Boni, dur mais exemplaire». Mais ce changement enclenché par l’ancien Directeur de la Banque Ouest Africaine pour le Développement (BOAD) n’est pas vu d’un bon œil par tous les Béninois surtout ceux qui excellent dans les réseaux mafieux. Sentant leurs intérêts menacés, ils sont prêts à tout pour les sauvegarder. Après le braquage à la présidence béninoise en décembre 2006, l’entourage du chef de l’Etat béninois a vécu des moments de frayeur à la suite des coups de feu qui ont éclaté presque devant le domicile de Yayi Boni le mercredi 31 janvier 2007 aux environs de 22 heures. 

Si ces deux premiers incidents sont qualifiés d’isolés, il faut reconnaître que ce qui s’est passé jeudi dernier à moins de dix jours des élections législatives qui seront le premier grand test électoral pour Yayi Boni, est sérieux. Ce jeudi 15 mars 2007 aux environs de 20h30, le cortège présidentiel qui revenait de Ouèssè (dans le département du Zou) et qui se rendait à Parakou (Nord du pays) a été pris pour cible et sauvagement fusillé, aux environs de Ikêmon, par des personnes armées. Les assaillants attendaient manifestement le passage de la suite présidentielle et l’attaque visait particulièrement le véhicule personnel du chef de l’Etat. Car, plusieurs sources rapportent que le véhicule qui a essuyé le plus de tirs se trouvait à la place où aurait dû se trouver dans le cortège, la voiture 4x4 du président Yayi Boni. Mais au dernier moment, le véhicule du Dr Yayi Boni aurait connu une modification de place. Selon les analystes militaires cités par la presse béninoise, ce lieu pourrait avoir été choisi parce qu’il permet aux assaillants de replier facilement hors du territoire béninois (le lieu de l’attaque étant proche du Nigeria)  après avoir commis leur forfait. Une enquête serait ouverte pour démasquer ces individus qui voulaient mettre en cause le modèle  qu’on reconnaît au Bénin.

Selon l’un des conseillers du président béninois, M Edga Guididi, qui est intervenu à la télévision nationale quelques heures après l’incident, «le chef de l’État est sain et sauf». Il y a eu malheureusement, lors des échanges de coups de feu entre la garde présidentielle et les assaillants, des blessés dans le camp de la garde présidentielle», a-t-il déclaré. Pour le journal «Le Matinal», «Plusieurs gardes protégeant le cortège du chef de l’Etat et quelques personnes ont été blessés, quelques uns grièvement». En outre, le conseiller trouve que cette tentative d’assassinat serait l’œuvre de ceux qui ont horreur de la bonne gouvernance. «Jusqu’où la mafia ira-t-elle pour l’empêcher de réussir la mission que lui a confié le peuple?», s’est-il interrogé.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, l’une des plus hautes personnalités de l’Etat aurait déclaré et fait publier dans plusieurs organes de presse qu’un coup d’Etat n’était pas à exclure au Bénin qui a pourtant décidé d’y renoncer depuis la conférence nationale de 1990. Cet incident qui s’est déroulé au Nord du pays est au cœur des débats dans tout le pays.

Il est à signaler que vendredi dernier, c’est-à-dire au lendemain de cette tentative d’assassinat, le ministre béninois de la Défense, M. Issifou Kogui N’Dourou, a été reçu en audience par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé. Selon le site gouvernemental republicoftogo.com, les deux hommes ont abordé des questions liées à la sécurité entre le Togo et le Bénin. Mais pour nombre d’observateurs, la tentative d’élimination dont a été victime le président béninois aurait eu une place de choix dans les discussions. Venir s’enquérir des conseils des autorités politico-militaires ne serait pas du tout une mauvaise chose. R. Kédjagni

 

 

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