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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

22 mars 2007

Khalid Mohamed revendique les attentats du 11 septembre 2001

Khalid cheikh Mohamed, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, a revendiqué «de A à Z» la responsabilité de ces attaques lors d'un interrogatoire à Guantanamo, selon le compte rendu de l'audition diffusé mercredi par le Pentagone.

«Je suis responsable de l'opération du 11Septembre, de A  à Z», a déclaré Mohamed, selon un texte lu en son nom par son «représentant personnel», un militaire américain, lors de cette audition qui a eu lieu samedi au centre de détention.

Mohamed a également assumé la responsabilité d'autres actions majeures du réseau islamiste Al Qaïda: le premier attentat de 1993 contre le World Trade Center à New York, les attentats de Bali en 2002 et la tentative d'attentat contre deux avions américains à l'aide de chaussures piégées.

Au total, l'activiste pakistanais se dit pleinement responsable de 28 attentats ou projets d'attentat distincts.

Il dit aussi partager la responsabilité de trois autres complots, dont un qui visait à assassiner le défunt pape Jean Paul II aux Philippines et un autre le président pakistanais Pervez Musharraf.
«J'étais le directeur opérationnel de cheikh Oussama ben Laden pour l'organisation, la planification, le suivi et l'exécution de l'opération 11-Septembre», a déclaré Mohamed via son représentant.

Il s'est également exprimé lui-même, en anglais, toujours selon ce compte rendu.
L'audition visait à déterminer s'il devait être déclaré «combattant ennemi» et voir dans ce cas sa détention prolongée indéfiniment.

Allusion à Daniel Pearl
Mohamed, arrêté au Pakistan en mars 2003 et remis aux mains des autorités américaines, figure parmi 14 prisonniers de «grande valeur» identifiés par les Etats-Unis et transférés à Guantanamo l'année dernière après avoir été détenus dans des prisons secrètes de la CIA.
Lors de son audition, Mohamed a semblé laisser entendre qu'il avait été maltraité en détention. Le président du panel de trois militaires qui conduisait l'interrogatoire a fait référence à une déclaration écrite «concernant des allégations d'abus ou de mauvais traitements que le détenu a reçu»

Mohamed a déclaré cependant qu'aucune pression n'avait été exercée sur lui pour sa déclaration de samedi.

Il a fait allusion au journaliste américain Daniel Pearl, assassiné au Pakistan en 2002, mais en des termes peu clairs. Mohamed est le premier suspect dans ce meurtre. Musharraf a affirmé dans un texte l'an dernier que Mohamed avait exécuté Pearl.

A propos des attentats du 11 septembre, le responsable d'Al Qaïda exprime quelques regrets pour les victimes. «Je ne suis pas heureux que trois mille personnes aient été tuées en Amérique. Je me sens même désolé»

Mais, ajoute-t-il, «le langage de n'importe quelle guerre dans le monde est la mort. Je veux dire que le langage de la guerre est de faire des victimes.»
Mohamed compare le chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden à George Washington, le premier président des Etats-Unis. "Il fait la même chose. Il combat, il veut son indépendance." Source: AFP

Où sont passés les millions de Jonas Savimbi?

Hassan II, Eyadéma et Konan Bedié soupçonnés de recel

Cinq ans après la mort de Jonas Savimbi, tombé sous les balles de l'armée angolaise dans le maquis de l'est de l'Angola, l'ancien chef rebelle fait encore parler de lui. Après une série de révélations sur son harem et sur son projet politique, entre autres, on parle maintenant de sa fortune estimée à plusieurs centaines de milliards de dollars provenant de la vente de ce que l'on appelle communément les diamants du sang. Une fortune qui, en partie, lui a d'ailleurs permis de s'équiper en armement sophistiqué, dont le très redoutable Ouragan, et de financer, pendant de longues années, sa guérilla contre l'armée gouvernementale.

Certes, personne n'a jusqu'ici été en mesure d'indiquer le montant exact de cette fortune amassée pendant des années. On estime cependant qu'avec l'exploitation de minerais, l'UNITA aurait réalisé des bénéfices d'au moins un milliard de dollars par an, soit le double du chiffre réalisé par le gouvernement.

Des informations, non encore confirmées, circulent ces derniers temps, selon lesquelles la Centrale d'Intelligence américaine CIA détiendrait des éléments détaillés sur la fortune de Savimbi. Selon ces informations, le défunt chef rebelle aurait même placé de l'argent sur des comptes en banque dans des paradis fiscaux, notamment aux îles Caïman, voire en Australie. Notre confrère «Angolense», un hebdomadaire paraissant à Luanda, affirme avoir appris de bonnes sources que c'est à partir de 1997 que Savimbi avait décidé de transférer son argent vers l'étranger. L'armée angolaise avait à l'époque intensifié l'encerclement des rebelles après leur tentative avortée de la prise de Kuito, menée sous les ordres du général Altino Sapalo" Bock".

Conscient du fait qu'il allait désormais rester plus longtemps à l'intérieur du pays et face aux problèmes de communication entre la base de son mouvement et sa mission extérieure, le chef rebelle aurait par ailleurs confié son argent à certains de ses amis africains, de surcroît, ses appuis pendant sa longue croisade contre le gouvernement. L'Ivoirien Henri Konan Bedié se serait ainsi taillé la part du lion de cet " héritage " de l'UNITA. C'est Judith Pena, la soeur de Jonas Savimbi, qui résidait alors dans la capitale ivoirienne, qui se serait chargée de lui remettre cet argent, en 1998. Ce placement de l'argent en Côte d'Ivoire a même été interpreté comme un passage à témoin en faveur de l'intéressée. L'opération se serait déroulée en présence de Jonh Marques Kakumba, un homme de confiance des Ivoiriens, et proche de Félix Houphouët Boigny, le premier président de ce pays. Toujours à en croire ces sources, qui ont requis l'anonymat, ajoute l' Angolense , Savimbi aurait confié l'autre partie de son argent au Togolais Gnassingbé  Eyadéma et au Marocain Hassan II , aujourd'hui décédés. Aucun chiffre n'a toutefois été fourni, mais tout indique qu'il s'agirait de plusieurs millions de dollars, estime notre confrère. Ces mêmes sources n'écartent pas l'hypothèse selon laquelle les plus proches collaborateurs de Savimbi alors en poste à l'étranger, dont John Marques Kakumba, aient également hérité de la fortune du leader de l'UNITA. Avec la mort du roi Hassan II du Maroc et sa succession, pense-t-on, l'argent que Savimbi avait fait garder à ce dernier est plutôt parti en fumée. Source: Afriqu'Echos Magazine (15/03/2007)

JVE dans le dernier virage du Dialogue national Multi- Acteurs sur les Barrages du Togo

La coupole  de la BIDC a servi de cadre les 13 et 14 mars derniers au  lancement du Dialogue National Multi-Acteurs sur les Barrages et le Développement Durable au Togo. Cette rencontre organisée par l'Association des Jeunes Volontaires pour l'Environnement (JVE) en étroite collaboration avec le Comité national d'organisation ,avait pour objectif d'apporter des améliorations nécessaires à un document d'étude proposé qui est le fruit d'un laborieux travail eu égard à la pertinence du thème sur lequel il s'est penché.

Le Ministre de l'Eau et des ressources hydrauliques, M.Manganawé, dans  son allocution d'ouverture, a fait cas de la situation de nos cours d'eau et les voies et moyens pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. «Nos rivières se meurent progressivement au même moment que près de 70 milliards de m3 d'eau tombent sur notre sol. La question du développement  est au cœur des préoccupations à toutes les échelles tant internationale que nationale. L'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement exige de tous, les niveaux pour réduire l'extrême pauvreté», a-t-il déclaré.

M. RAVEN Edu Koku, représentant de l'Organisation de la Société Civile (OSC), quant à lui,  a donné les objectifs du dialogue en perspective. «Le Dialogue National  Multi-acteurs qui est lancé aujourd'hui s'inscrit dans le cadre des recommandations de la Commission  Mondiale des Barrages pour la mise en place d'un nouveau cadre consensuel de prise de décisions. Ce cadre ouvert à tous, et participatif est encouragé par le Dams and Development, un Projet du PNUE. Il constitue en effet une plateforme qui doit réunir  les  différents acteurs de notre pays autour d'un idéal, le droit à un environnement durable et à une justice sociale pour tous»  a-t-il souligné.

Les travaux en commissions ont permis aux participants de passer au peigne fin le contenu du document qui leur a été soumis pour qu'ils apportent leurs améliorations. Il faut souligner en effet que le Comité d'organisation est composé des  représentants des Ministres de l'Environnement, de l'Energie, de l'Eau, des Finances, du représentant du Comité des communautés affectées par les barrages au Togo, représentant des Organisations de la Société Civile et du représentant des JVE. Didier LEDOUX

              
Le HCDH appelle les médias à promouvoir les Droits de l'Homme

Hier 15 mars, le bureau du Haut Commissariat pour les Droits de l'Homme (HCDH)  au Togo a organisé à l'intention des médias  d'Etat et privés, un petit déjeuner de travail.

Cette rencontre avec la presse s'est déroulée à l'Hôtel Sarakawa et avait pour thème: «La liberté d'expression et l'incitation à la violence».

Etaient présents à cette séance de travail, le chef de la délégation de l'Union Européenne M.Filiberto Ceriani Sebregondi, le ministre de la Communication et de la Formation civique, M.Gahoun Hégbor, la représentante de la HAAC (Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication), Mme Awisoba Adjoa et les responsables des organisations de presse.
L'objectif de cette rencontre selon la Représentante du HCDH au Togo Mme Olatokunbo Ige, c'est d'instaurer un dialogue permanent entre les medias et son organisation de façon à contribuer au renforcement de leurs compétences et de leur savoir-faire en matière de Droits de l'Homme surtout en cette période de mutations politiques et institutionnelles de notre pays.
 
C'était aussi une occasion pour eux de trouver des voies pour travailler ensemble en vue de consolider la promotion et la protection des Droits de l'Homme et les libertés fondamentales au Togo.

Au cours des débats autour du thème du jour qui est : « la liberté d'expression et l'incitation à la violence», Mme Olatokunbo Ige, a eu à donner des exemples d'informations qui pourraient inciter à la violence en  n'oubliant pas d'évoquer certains titres ou articles de journaux. Elle a, pour suivre, invité  les médias à prendre leurs responsabilités dans l'exercice de leur profession.

Le ministre Gahoun Héghor, quant à lui, a salué cette initiative du bureau du HCDH et a félicité les journalistes présents à cette rencontre pour avoir accueilli favorablement toutes les remarques et suggestions faites à leur endroit avant de déclarer que  la presse doit représenter un pouvoir qui doit s'exercer dans le bon sens. T. T. (Stagiaire)

La Direction Générale des Impôts accroît ses infrastructures

C'est en vue d'une meilleure condition de vie au personnel des services des impôts que Mme Ingrid Awadé a procédé mercredi 14 mars dernier à l'inauguration de quelques infrastructures. Il s'agit d'une salle informatique, d'une infirmerie pour la consultation  du personnel et de leur famille  pour qui les soins seront gratuits, d'un gymnase et d'une cantine subventionnée par la Direction.

D'entrée, le chef du personnel dans son allocution a loué les bienfaits  de la Directrice. Celle-ci depuis son arrivée à la tête de cette institution  n'a  ménagé aucun effort en si peu de temps pour résoudre les nombreuses doléances qui concourent  au bien-être du personnel. Il a conclu en souhaitant une bonne santé et longévité à cette dernière. Même son de cloche chez le responsable syndical, l'unique pour cette corporation.

Mme Ingrid a tenu à remercier le personnel pour son courage. Elle a également souligné que ces infrastructures sont le fruit des  efforts de l’institution et par ce geste,elle voulait faire, non seulement profiter à eux mais aussi  à leurs familles pour  leur donner une meilleure condition de vie en vue d'une productivité accrue.

Il faut signaler que cette cérémonie s'est déroulée dans une ambiance de fête. Entre -temps, les invités et le personnel ensemble avec Mme la Directrice ont eu droit à une visite guidée des infrastructures suivie d'une dégustation à la cantine. Didier LEDOUX

Au cœur des «mon pays»

Diang: Pays, tu es au courant de la nouvelle?
Nasso: Il y a une nouvelle au camp?
Diang: Non! Ce n'est pas au camp.
Nasso: C'est où alors?
Diang: C'est en haut, en haut même.
Nasso: A la présidence?
Diang: Ce n'est pas là la présidence même mais c'est dans le «gouvrement» que l'affaire s'est produite.
Nasso: Class! C'est quelle affaire même?
Diang: C'est à propos du ministre du «gouvrement» du «zopposanté» Agboyibo.
Nasso: Class! Quel ministre encore?
Diang: C'est le ministre Boukpéssi. On l'a chassé avant-hier dans le " gouvrement ".
Nasso: C'est le  «zopposant» qui l'a chassé?
Diang: Non! C'est le petit même.
Nosso: ça, c'est bien même. Il semble que c'est lui qui  débloque l'argent qu'on nous donne?
Diang: Oui! C'est lui. Il est le ministre qui finance les choses à Togo ici.
Nasso: Le petit a très bien fait. Depuis-là qu'on a dit nouveau statut, lui, il refuse de nous augmenter l'argent.
Diang: Oui! C'est justement lui. Nous, on croyait qu'on va gagner plus avec les nouveaux statuts.  Mais lui, il a refusé.
Nasso: Les deux «disse mille»  que  je gagnais depuis-là c'est encore ça que j'ai reçu la fin du mois passé.
Diang: Il est comme ça, c'est ce qu'il s'est jeté dans l'affaire pour que ça finisse.
Nasso: Class! Tu sais que malgré tout ça, lui-même il a ramassé
«beaucoument» d'argent pour payer  le péage?
Diang: Ah bon! Il a payé péage où?
Nasso: Péage que j'ai gardé entre temps là, c'est pour lui.
Diang: Dis- vrai? Le péage qui est à Sotouboua?
Nasso: Oui non? C'est ça même.
Diang: Si c'est ça, «Gouvrement»  n'a qu'à faire enquête vite vite. On va le prendre et on va    l'enfermer.
Nasso: Enfermer même c'est peu. On doit le coffrer même.
Daing: Oui! Comme ça, il va savoir que la vie, ce n'est le sucre seulement mais c'est aussi le piment.

Ça va se savoir

La vache déflorée
           
Christine est l'une de ces filles toujours insatisfaites de Lomé. Ce n'est point une maladie chez elle, comme l'on peut vouloir le croire. Leur folle envie de toujours, se faire grimper serait plutôt économique. C'est ainsi qu'à longueur de journée, elles n'ont rien d'autre dans la cervelle que l'image de l'homme aux poches lourdes comme elles ont l'habitude elles-mêmes de les désigner.

Connue sous le pseudonyme péjoratif de «La vache»  Christine à peine âgée de dix- sept ans avec sa beauté féerique se laissait emporter par tout vent. Mais, elle avait ses préférences, c'est-à-dire les friqués. Non nantie s'abstenir était son credo. Elle avait parcouru et «reparcouru» presque tous les «grotos» de son Ahanoukopé résidentiel. C'est ainsi que Josué, un «Zedman» qui l'avait prise un jour pour la déposer chez elle aussi voudrait bien la posséder, mais hélas! Les conditions étaient au-delà de ses moyens.

Comme tout homme, Josué n'avait guère abandonné la course au trésor. Il était alors presque tout le temps chez cette dernière sans succès. Il avait finalement compris les vœux de Christine et avait trouvé la judicieuse formule qui enchante aujourd'hui les filles. Il déclara à celle-ci un soir qu'il voyageait sur l'Hexagone avec l'aide de ses parents fictifs qui se trouveraient au pays des Blancs. Quel coup de bâton magique ? Christine était tellement emballée que les relations entre les deux s'étaient raffermies d'un cran. Christine ignorait la trempe d'homme qu'était son amant.

Avec des fausses preuves qui avaient convaincu Christine, les cadeaux plurent sur cette dernière qui crut à un avenir radieux avec Josué qui, dès son retour du voyage l'épouserait. D'ores et déjà, les demandes et les promesses s'entremêlaient et meublaient leurs discussions. Josué n'avait en ce moment qu'une seule chose dans la tête, c'était de pouvoir découvrir ce qui est enfoui dans Christine et surtout avec toute la fortune que lui avaient coûtée ses démarches. C'était ainsi qu'à la veille de la fausse date de départ de Josué, l'infatigable amant, Christine avait programmé s'offrir à ce dernier qui avait commencé à grignoter une place dans son cœur.

Tout était planifié de part et d'autre pour cette soirée de noce fictive. Christine de son côté avait renouvelé ses dispositifs contraceptifs et Josué quant à lui en dépit de l'anaconda qu'il hébergeait et surtout avec tout ce qu'il avait perdu dans cette histoire, voulait se venger. Il prépara une bonne dose d'une potion d'aphrodisiaque que le vieux de son Tado natal lui avait conseillée. Tous étaient comme convenus au rendez-vous et à l'heure « H» indiquée au domicile de Josué qui était très calme. Christine dans l'un de ses vêtements sexy qu'elle a l'habitude de porter, dès son arrivée, fut introduite dans la chambre. Aussi, Josué commençait-il à être gêné par son «aphro». Le terrain était prêt pour engager le ballon mais, Christine comme à l'accoutumée avait d'autres préalables en dépit du travail de la mise en confiance fait par le «Tirailleur». Elle était encore dans sa logique de: «Money in hand and back on the ground», l'argent dans la main et le dos au sol. Elle réclamait une somme que Josué lui donna parce qu'il était déjà excédé par les effets de l'aphrodisiaque.

En tenue d'Adam et d'Eve, Christine balayant la chambre de ses yeux, aperçut l'anaconda de Josué en position d'attaque et s'écria: «C'est à toi seul tout çà ? Ecoute, tu feras doucement hein». «Non ne t'inquiète pas. Je ne suis pas méchant», lui répondit le brave «gnoccoteur» prêt pour le combat, certainement du siècle. Sur le petit lit des cités estudiantines, Christine couchée jambes fléchies et mi-écartées attendait son amant qui vint se blottir agenouillé entre celles-ci. A suivre Tonton D

Dur dur d'être un opposant en Afrique
           
"L'histoire nous prouve que la liberté s'évanouit toujours lorsqu'il n'y a plus de critique. L'opposition fait respecter et soutient les droits des minorités" (John G. Diefenbaker, dans une allocution prononcée devant l'Empire Club du Canada à Toronto, le 27 octobre 1949)

On désigne par opposition les partis politiques ou les mouvements n'appartenant pas à la majorité parlementaire et donc s'y opposant. L'opposition constitue un contre-pouvoir : elle permet d'éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n'ait la tentation de suivre une politique trop extrême. C'est pour cela qu'en France, l'opposition dispose de différents moyens : la mise en cause de la responsabilité gouvernementale devant l'Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine du Conseil constitutionnel, les questions posées au gouvernement dans les enceintes parlementaires... Elle représente aussi la possibilité d'une alternance politique : elle participe à l'existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants, or il n'y a de choix véritable que si l'électeur peut se prononcer entre plusieurs possibilités. Ainsi, l'opposition, en proposant un nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement mécontents de disposer d'un recours. Enfin, l'opposition permet aussi de renouveler le personnel politique : lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d'hommes politiques peut trouver une place de choix dans l'opposition et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l'occasion d'une victoire à venir. Le rôle de l'opposition est donc essentiel en démocratie. C'est pourquoi certains pays lui ont organisé un véritable statut. Ainsi, la Grande Bretagne a érigé la fonction de chef de l'opposition en fonction officielle: "chef de l'opposition de Sa Majesté".

Mais dans nombre de pays d'Afrique, cette place ô combien primordiale qu'occupe en démocratie l'opposition, est souvent occultée par le parti au pouvoir. Réfractaires aux critiques, ceux qui exercent le pouvoir prennent leurs opposants pour des ennemis à abattre. Coups bas, harcèlements, emprisonnements, chasses à l'homme, menaces permanentes de mort deviennent leur lot quotidien. Quand tout va comme sur des roulettes, le parti au pouvoir s'en réjouit et en fait un trophée de chasse. Mais quand la machine s'enrhume, c'est l'opposition qui est indexée, malmenée. Dans certains cas, on se soude au pouvoir par le biais des parodies d'élections et on essuie les larmes à l'opposition en lui offrant des strapontins dans le cadre du gouvernement d'union nationale qui reste une bévue en démocratie.

Au Togo, l'opposition a connu un passé très mouvementé. Ceux qui s'étaient déclaré opposants au régime de feu Gnassingbé Eyadèma avaient connu la souffrance, l'exil, la prison. Réduits à la misère, certains opposants sont obligés de retourner la veste, le temps de se refaire une santé financière. N'est-ce pas cela qu'on appelle ici " l'opposition lucide " ?

En Guinée, au Tchad, au Gabon, au Cameroun, en République du Congo, les opposants sont soit bâillonnés, soit cooptés par le pouvoir pour une gestion à sens unique des affaires de l'Etat.

Le chef de l'Etat qui défraie actuellement la chronique et qui n'a que faire de son opposition, est le géronte Robert Mugabe du Zimbabwe. Le chef de file de son opposition Morgan Tsvangirai a été battu dimanche dernier après son arrestation lors d'" une assemblée de prières " qu'il a organisée. La police est intervenue avec violence, en tirant sur les manifestants et en tuant une militante. Blessé à la tête et le visage tuméfié, l'opposant n'en démord pas et affirme que " la lutte continue". Mais pendant encore combien de temps? Le pire ne risque-t-il pas d'arrive? Zeus AZIADOUVO

Crise énergétique au Togo

Les raisons de l’aggravation du délestage
. Le Ghana réduit la quantité fournie

Sakété inauguré le 13 février avait fait naître beaucoup d'espoir chez les Togolais qui souffrent depuis presque un an des affres du délestage. Beaucoup pensaient que cette interconnexion entre la CEB (Compagnie Electrique du Bénin) et la Nigerian Power Holding allait mettre un terme à ce chemin de croix énergétique que subissent les populations. Ils ne le devaient pas puisqu'aujourd'hui, la situation semble être plus grave. Les délestages, auparavant au trot,  reviennent aujourd'hui au galop. L'inexistence de programme de coupure comme ce fut un temps et le mutisme des autorités en charge de l'énergie électrique deviennent presque embêtants.

Les raisons officielles
Entre-temps, les responsables de la CEET ont rompu le silence et expliqué le délestage par la réduction " fantaisiste " observée par le producteur Ghanéen de la VRA (Volta Region Authority) sur la quantité d'énergie fournie à la CEB. De 50 MW, elle passe à 25 MW. On avait alors justifié cette réduction par les besoins énergétiques de la célébration du cinquantenaire de la fête de l'indépendance du Ghana célébrée le 06 mars dernier. Tout le monde pensait que la fête finie, les choses allaient revenir à la normale. Il y a plus d'une semaine que la java est terminée mais aucun éclaircis ne semble zébrer le ciel. Comme pour situer les citoyens, le Conseil des ministres réuni mercredi a planché sur le sujet. Selon les explications données par le ministre des Mines et de l'Energie, les délestages actuels seraient dus à une combinaison de facteurs : " la trop grande sollicitation des groupes thermiques qui sont à bout de souffle, la panne d'un transformateur alors que le second doit bientôt être révisé, et la réduction de la fourniture venant du Ghana".

Imiter les Béninois
Au vu de ces raisons, le délestage aurait donc pu être maîtrisé si on n'avait pas de pépins techniques. Les Togolais sont donc avertis. On en a encore pour longtemps, peut-être même pour toujours  puisque les autorités togolaises ne semblent chercher aucune solution de sortie, contrairement à leurs homologues béninoises. Justement, les autorités béninoises, elles, prennent le taureau par les cornes. Selon des informations, ayant constaté la persistance du délestage, un Conseil des ministres se serait réuni vendredi 09 mars dernier et le Chef de l'Etat béninois, Yayi Boni aurait institué des missions pour aller faire des sondages auprès des différents fournisseurs. Des investigations, il en découle que le fournisseur ghanéen se trouve dans l'incapacité de fournir à nouveau à la CEB la quantité initiale de 50 MW, et cela pourrait durer longtemps puisque les autorités ghanéennes aussi tenteraient des négociations auprès d'autres fournisseurs de pays voisins pour subvenir aux besoins des populations locales, avant de chercher à en fournir le surplus aux clients comme la CEB. Le fournisseur nigérian qui a rendu Sakété possible serait aussi dans l'incapacité de revoir à la hausse la quantité d'énergie fournie car il en ferait déjà plus que ce qui est prévu dans le contrat d'interconnexion. Au lieu des 70 MW prévus, la Nigerian Power Holding fournirait depuis un long moment déjà 90 MW. La solution serait donc de chercher d'autres sources d'approvisionnement. L'Etat béninois opterait pour l'acquisition de turbines à gaz et les ministres en charge des Mines, de l'Eau et de l'Energie, des Finances auraient été chargés de s'occuper de ce dossier . Comme pour leur lancer un défi, un délai de trois (03) mois leur est donné pour s'exécuter.

Indifférence des autorités togolaises
Chez nous aussi, on aurait voulu que des mesures similaires soient prises pour juguler la crise après qu'on a découvert les raisons de la persistance du délestage. Mais apparemment, on semble dormir sur les lauriers et s'abandonner au fatalisme, vu la solution qui a été préconisée lors du Conseil des ministres de mercredi. " Devant cette situation, les citoyens sont instamment invités à faire le plus d'économie d'énergie notamment en arrêtant les appareils lorsque leur fonctionnement n'est pas nécessaire", recommande le Conseil, telle l'attitude à adopter à quelques heures de l' "Armageddon". TINO Kossi

Législatives de 2007

La Mission Exploratoire de l'UE déjà à pied-d'œuvre
. Les termes de la mission

Comme annoncé dans le communiqué de la 4ème session du Comité de Suivi, une mission exploratoire séjourne depuis mercredi 14 mars au Togo. Elle y passera deux semaines. Contactée par notre rédaction, la Délégation de l'Union Européenne au Togo a confirmé la venue de cette mission dans la soirée de mercredi. Composée d'un logisticien, d'un expert électoral et d'un membre de la Commission, cette mission se planchera sur le cadre électoral, étudiera le contexte, la loi électorale, discutera avec les partis politiques, les organisations de la société civile, des représentants des médias ainsi que des représentants des États membres de l'UE et des organisations internationales concernées. Elle sera également à l'intérieur du pays aux fins d'avoir une idée de la façon dont les observateurs vont être déployés sur le terrain pendant les opérations électorales.

Après ce travail, elle rédigera un rapport duquel dépendra la suite de la mission d'observation de l'UE. C'est donc une mission très importante qui a une méthodologie et un cadre juridique bien fignolés.

En effet, une fois que l'UE a prouvé l'intérêt d'observer une élection particulière, une Mission Exploratoire (MEx) doit être initiée. Préalable à tout engagement d'observer un processus électoral, la MEx doit évaluer dans quelle mesure une Mission d'Observation Electorale de l'Union Européenne (MOEUE) est utile, souhaitable et viable, et : si l'environnement électoral contribue au respect des droits de l'homme fondamentaux ;  si le cadre juridique et administratif reflète les obligations universelles et régionales pertinentes ; si les conditions minimales d'élections démocratiques sont réunies, en termes de cadre législatif, liberté de participation et de faire campagne, portée du recensement électoral, etc.; quelle contribution une MOEUE peut apporter au processus;  l'intérêt du gouvernement hôte à recevoir une MOEUE; si les conditions ci-dessus sont réunies de manière à offrir un environnement sûr aux observateurs de l'UE.

En ce qui concerne les obligations universelles, la Communication de la Commission basée sur la Décision du Conseil n° 9262/981 répertorie un certain nombre de conditions préalables à la mise en place d'une mission d'observation de l'UE : le suffrage doit être véritablement universel ; les partis politiques et les différents candidats doivent être en mesure d'exercer leur droit légitime de participer à l'élection ; la liberté d'expression doit permettre de critiquer éventuellement le gouvernement sortant et la liberté de circulation et de réunion doit être garantie; tous les partis et candidats en lice doivent avoir un accès raisonnable aux médias.

Composition et préparation de la MEx
Pour que la MEx puisse effectuer son évaluation de manière efficace, le mieux est qu'elle ait lieu plusieurs mois avant la date prévue des élections en question. La composition de la MEx peut varier, mais elle comprend généralement des représentants officiels de la CE, ainsi qu'un expert électoral et un logisticien recrutés par la Commission. Les États membres de l'UE sont également invités à envoyer des experts électoraux participer à ces missions. Les membres de la MEx doivent avoir pris connaissance des rapports d'observations antérieures, des évaluations récentes des droits civils et politiques et de la situation électorale dans le pays en question, ainsi que de tout autre document pertinent sur les relations entre le pays hôte et l'UE (Document de stratégie nationale ou autre). Les participants doivent connaître la législation pertinente (notamment la loi électorale et la Constitution) et, le cas échéant, les réglementations supplémentaires régissant les procédures administratives relatives aux élections.

Programme de la MEx
La MEx rencontrera les autorités électorales, le gouvernement, les forces politiques, la société civile, des représentants des médias ainsi que des représentants des États membres de l'UE et des organisations internationales concernées. La MEx profitera de ces rencontres pour recueillir des informations sur le processus, et pour identifier les principaux problèmes pouvant survenir. Dans certains cas, s'il est clair qu'un processus sérieux, ouvert et démocratique ne peut être garanti, ou que les conditions minimales d'une observation efficace ne sont pas réunies, la MEx peut recommander de ne pas entreprendre de mission d'observation. La MEx doit évaluer tous les facteurs pertinents nécessaires à l'exécution d'une MOEUE crédible, y compris les éléments clés à observer, la structure de l'équipe centrale, le nombre d'observateurs nécessaires à long terme et à court terme et le calendrier de leur déploiement, ainsi que les procédures d'accréditation. Dans ce contexte, la MEx doit inclure une analyse logistique complète du pays, en tenant compte de l'état des infrastructures, des moyens de transport et de communication, ainsi que des estimations budgétaires. Il est également nécessaire de procéder à une évaluation des conditions de sécurité. Enfin, une MEx doit déterminer si le gouvernement hôte est susceptible d'envoyer une invitation officielle.

A cet égard, la Décision du conseil 9262/98 précise qu'avant que des observateurs ne soient envoyés, l'UE doit être assurée :  qu'ils auront des objectifs clairs, consignés par écrit, suffisamment à l'avance, en accord avec le pays d'accueil ; qu'ils auront librement accès à tous les partis politiques, candidats et responsables officiels des élections ; qu'ils auront librement accès, à tout moment, à tous les bureaux de vote et tous les centres de dépouillement ; qu'ils pourront circuler librement dans tout le pays, sans autorisation ni notification préalable, sauf lorsque cela est impossible pour des raisons sérieuses de sécurité ; qu'ils disposeront de toutes les informations nécessaires sur le processus électoral ; que leur sécurité personnelle sera garantie. R. Kédjagni
http://www.europa.eu.int/comm/external_relations/human_droits/doc/eidhr02_04.htm

Mauvais présage pour les législatives/Acquisition des Kits

Le gouvernement fuit les bailleurs de fonds et conclut des marchés de gré à gré

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), instituée par l'Accord Politique Global (APG) signé entre les acteurs politiques togolais sous l'égide du Facilitateur Blaise Compaoré, Président de la République du Burkina Faso le 20 août 2005, est aujourd'hui en marche vers sa perte d'indépendance dont les conséquences seront évidemment préjudiciables aux élections législatives prochaines. En effet, cette institution à qui l'APG a conféré toutes les prérogatives d'organisation des élections législatives se voit grignoter celles-ci par une frange des proches collaborateurs de Faure Gnassingbé, nostalgiques des anciennes méthodes électorales au Togo. Ainsi, depuis un certain temps, par des manœuvres politiques de toutes sortes, ils influencent les activités de la CENI.

Beaucoup d'encre a coulé lorsque les Togolais apprirent le déplacement du Gouvernement togolais sur la République Démocratique du Congo (RDC) au sujet de l'emprunt des Kits ayant été utilisés tout récemment par ce pays. Pourquoi le Pouvoir RPT s'acharne-t-il ainsi à tout faire en lieu et place de la CENI? s'interrogent nombre de Togolais devenus des Saint Thomas, tirant des expériences d'un passé aussi proche.

De manière peu orthodoxe, c'est le Gouvernement qui a engagé une négociation avec la Société ZETES basée en Belgique pour des prestations relatives à l'acquisition des Kits. L'on se demande pourquoi le Pouvoir sous le couvert du Gouvernement veut procéder au marché de gré à gré. Il faut souligner que les prestations que doit fournir cette société renferment plusieurs volets.

Selon des informations en notre possession, le pouvoir RPT sous le couvert du Gouvernement s'oppose farouchement à tout appel à concurrence pour ces diverses opérations. L'opération en elle-même consiste à: - procéder en RDC au contrôle du bon fonctionnement des Kits ; - exécuter le transfert de la RDC vers le Togo; - organiser sur place ici au Togo le reconditionnement, c'est-à-dire la réinitialisation et installation de nouveaux logiciels conformément à notre code électoral. Dans ce cas de figure, sous d'autres cieux, l'Etat en mettant les moyens à la disposition de la CENI laissera en principe cette dernière tranquille dans son organisation dont les résultats seront acceptés par toutes les parties.

L'autre inquiétude réside dans le refus de cette frange de proches de Faure Gnassingbé de laisser les bailleurs de fonds financer cette opération de peur que ceux-ci n'exigent, comme cela est de mise partout dans ces conditions, l'appel à concurrence en vue d'une prestation plurielle qui évitera toute suspicion dans le contexte actuel au Togo. Que cachent alors ces proches collaborateurs de Faure Gnassingbé?

L'inquiétude criarde réside donc dans l'opacité de la gestion des opérations relatives au prochain scrutin à partir des Kits dont seul le pouvoir a la maîtrise des détails. Il est anormal que ce soit le Gouvernement qui conclut un marché de gré à gré. Pour une élection libre, il urge que ce soit, conformément à ses prérogatives, la CENI qui lance un appel à concurrence à cet effet. En dépit de tout ceci, la CENI a transmis à cette société les spécifications sur le type de la carte d'électeur adoptée dont elle attend la validation après la confirmation déjà faite. Il faut également souligner qu'une délégation de ZETES a séjourné au Togo courant février dernier dans le cadre des négociations. D. L.

Libertinage

Omerta sur le délestage post Sakété
En 1998, le "Gnassingbéland" a connu un problème de coupement de «latriki»  (courant électrique). A l'époque, on nous avait dit que la terre a avalé l'eau du fleuve Volta sur lequel les «joueurs» ont fait barrage qui donne l'électricité-là. Mais comme il y avait du " bitos " à Lomé II avec le " Baobab ", certains «con-patriotes " avaient affirmé que c'était Gilchrist qui avait manipulé Rawlings pour saboter la politique de feu Gnass. Mais depuis 2000, nos voisins  "tellolistes et assangnants" de l'Ouest sont devenus nos mais les plus chers. Depuis que John "Kufiô", que dis-je, John Kuffuor, a attrapé le pouvoir, tout va bien. Après son pater, "Faure-vi Gbégbé" entretient des relations chaleureuses avec les "Ghanalais". Pourtant, le délestage continue. Il semble que la "siation" est "plus pire" au Ghana. Quand le charcutier que la CEET et la CEB ont commencé son coupement, nous, on croyait qu'avec l'interconnexion de Sakété, les choses allaient s'arranger. Enfin, c'est ce qui nous a été dit. L'inauguration a été faite de façon pompeuse et a vu la présence de "Wôga Gnassingbé Eyadèma", "Wôga Yayi Boni", "Wôga Obasanjo" et "Wôga Kuffuor", comprenez que "wôga" signifie chef en Yorouba.  Ce qui est aussi bizarre et " trizarre ", c'est qu'au début du "délai-stage", il y avait des communiqués qui sont passés qui permettent aux "Gnassingbélandais" de prendre leurs dispositions même s’ils ne sont pas parfois respectées. C'était quand même mieux.

Mais après le retour triomphal de Sakété et l'aggravation de la "siation" ces derniers temps, on ne dit plus rien. Plus de communiqué de la CEET, de la CEB et du ministre des Mines et de l'Energie. Nous sommes tous dans le "bolingo" (néant) quoi! Mais un malade "politico-mental" qui citait une source sûre mais difficile à comprendre, nous a dit que les jaloux des acquis du "Petit oncle" (Gnininvi) ne voulaient plus le laisser gagner des points dans le règlement de la crise énergétique. Vrai ou faux?

Détente dans la misère!
Quand il a été annoncé que le Groupe "Beau-l'orée" a "civilisé" la TVT "gnassionale" en la dotant d'un car de reportage, les Dupuy et les Dauby qui pillent le Port Autonome de Lomé, se sont "fâchés la colère" et ont commencé à faire du boucan. Samedi, on les a vus quelque part vers la BTD en train de faire inauguration d'un centre de détente pour les personnes âgées. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de la ministre des Dupuy et Dauby, pardon, en présence de la ministre déléguée chargée de l'Enfant et des Personnes âgées, Mme "Christinita" A. L'autre ministre au sang chaud, Richardson von Attipoé, était aussi là. Autour de la table d'honneur, les deux ministres étaient entourés par le pépé et le bébé Dupuy+Dauby. Pour celui qui est accusé d'avoir "volé" le Groupe "Beau-l'orée", "Partenaire, ça veut dire que nous marchons ensemble. Nous marchons dans le facile et dans le difficile. Nous marchons bien et dans les délicats". "Gnê" importe quoi! Qu'est-ce que ces gens-là croient que c'est? Que nous sommes des "bougnouls" "à Togo ici" et qu'il peut continuer à nous piller? Et puis, la ministre du Groupe Progosa nous faite rigoler quand elle a laissé entendre: "Dupuydauby a divisé les bénéfices qu'il tire des activités qu'il mène depuis qu'il est installé au Togo en deux. Et plus de la moitié est investie dans le social ". Qu'est-ce qu'elle en sait ? Peut-elle nous dire avec exactitude le chiffre d'affaire que fait le Basque et dont la moitié est versée dans le social? Décidément, ça saoule les délices "dupuydaubyesques". A propos, où trouveront-elles les moyens ces personnes âgées avant de venir "couper et décaler" au centre de détente? Y a-t-il des garanties qu'elles viendront faire la vie à crédit et payer après que les pensions de retraite qui tombent très rarement,  seront payées? On veut savoir…

Les cadets "Ghanalais" et "Nigerialais"-là, c'est à revoir
La Can cadets-là nous fait voir de tout, des insolites quoi, surtout les torrents de buts que prennent nos amis les "Erythréelais". Quand on a appris qu'ils ont vu le ballon huit fois pénétrer leur filet face aux cousins de Okéchukwu, on a pensé que c'était une blague de plus. Mais après tout, on a su que c'était vrai. Là c'était pour leur première sortie. La seconde fois face aux "nyébrô", ils en ont pris encore jusqu'à six. Et nous, on a conclu que les gens là ne sont pas venus pour faire quelque chose, qu'ils étaient faibles comme du "foutou foutou". Mais après la rencontre Ghana-Burkina, nous avons compris que ce sont les "Ghanalais" et les "Nigérialais" qui trichent, d'après les révélations du coach "burkinalais". Il a grogné vrai vrai. Il dit que les cadets "Ghanalais" et  "Nigérialais" ne sont pas du tout des cadets, que c'est la quatrième fois que lui il amène les cadets du Burkina à la Can de leur catégorie et il a fait le constat qu'à chaque fois, les Ghanéens et les Nigérians débarquent avec des joueurs qui sont loin d'être des cadets, alors que le Burkina, lui, vient avec de vrais cadets issus des écoles de foot, arguant d'ailleurs que l'objectif de la compétition est de promouvoir de jeunes talents. Le coach était frustré vrai vrai. Cela s'explique d'ailleurs par le fait qu'à chaque fois, le Ghana et le Nigeria émergent toujours.
 
On a compris que le coach des Ouédraogo, Zongo et compagnie veut insinuer que ses poulains ont joué contre leurs grands-pères ghanéens et nigérians. Nous- mêmes quand on a vu les enfants-là, on s'est demandé depuis quand les gens de  moins de 17 ans ont commencé à avoir des poils un peu partout comme çà. Donc on veut nous dire que les gars-là que nous-mêmes on a vus sont nés en 1990 ou 1991? Qui veut tromper qui? Issa Hayatou et sa Caf n'ont qu'à revoir çà parce que c'est frustrant.

Et si les Erythréens-là rentraient en même temps?
Décidément, les "Erythéelais"-là  ne sont pas venus pour faire quelque chose. Et puis ils sont durs d'oreille. Combien de fois on doit conseiller quelqu'un ? On dit chez nous que l'écouteur, pardon, l'oreille qui va écouter ne doit pas être large comme celle d'un éléphant femelle en gestation. Nous, on leur avait conseillé l'autre fois de tirer  leçons de la déculottée face aux séniors-cadets du Nigeria. On est tenté de dire cadets-séniors car il semble que l'équipe qui atomise les gens-là  est la reverse bis des séniors. En tout cas, c'est les "obé", c'est-à-dire les "on dit ". A vrai dire, quand on les voit, ils n'ont aucun aspect de quelqu'un de dix-sept ans, et moins encore. Un enfant de  dix-sept ans qui a un corps que parcourent tous ses nerfs dehors "gnêêê" comme ça là,  ça n'abonde pas "Mamounassô ", nous comme ça là, il y a des gens qui peuvent être notre tuteur dans le groupe. Passons.

On disait que les "Erythréelais" n'avaient qu'à appliquer le système Tchanile, le 1-9-1 lorsqu'ils rencontreront un autre Nigeria mais ils ne nous ont pas écoutés. Le sort des Togolais n'est pas aussi enviable mais eux-là ils ne sont venus rien faire.  Après les huit zéro, les amis se sont encore  inclinés face aux "Ghanalais" par six - zéro. Quatorze buts encaissés en deux rencontres, ce n'est pas capable. Et puis ils n'ont rien marqué jusqu'à présent. Certains se demandent si l'Erythrée aussi a joué des éliminatoires avant de débarquer ou bien on a tiré le pays au sort.

Entre nous, est-ce qu'ils auront le courage de donner les scores lorsqu'ils rentreront chez eux? Quelqu'un disait que c'est «les  eux» qui ont fait que le Togo a pris trois buts l'autre fois parce qu'ils ont souillé le terrain avec le score fleuve-là.

Coupure selon les humeurs
Nous on est cuit dans ce pays avec le problème de délestage-là. On a compris quand la CEB et la CEET expliquaient que le fournisseur ghanéen a réduit considérablement la quantité d'énergie fournie au Togo. Comme ça on était obligé de couper le courant à tour de rôle et un programme précis était  élaboré à ce sujet. Entre-temps aussi, on a parlé de Sakété comme le messie, l'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. Mais finalement, certains pensent que c'est du poisson d'avril. Les "Ghanalais" auraient aussi demandé à la CEB de consentir une baisse de 50% dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance de ce pays. On pensait que les choses s'arrangeraient après la fête mais "rignin". Finalement on ne comprend plus rien. Qu'est ce qui peut bien expliquer le délestage actuel? Ç'aurait été mieux si on établit encore un emploi  du temps de délestage comme avant.

Mais sincèrement, c'est embêtant cette histoire de coupure. Sans programme, elle prend de court les gens et intervient au moment où on s'attend le moins. Ayant vu couper le courant une heure seulement après qu'on l'a donné suite à huit (08) heures de délestage, un père de famille pesta: "De quelle maladie au juste souffrent ces gens?" L'autre fois aussi, ne s'attendant à une coupure et  si il devrait y avoir, ce devrait être à huit (08) heures puisque leur quartier a revu du courant autour de minuit après huit (08) heures de coupure, un autre consommateur, surpris d'apprendre que le courant est coupé autour de 7h 10, il pesta aussi : "Les gens-là selà se sont  encore réveillés pour couper ?" Finalement, c'est comme si les coupures dépendent des humeurs de ceux qui sont chargés de couper. Surtout que s'ils ratent une  tchatche dans un quartier, ils coupent "piam" là-bas pour se venger de la go.

Quand des "con-frères"  soufflent le chaud et  le froid
On se souvient qu'en juillet 2006, le Basque qui a confisqué toutes les voyelles de l'alphabet français pour en faire  siens, le patron donc du groupe Progasa a doté le " Port Hypothéqué ", que dis-je, le port autonome de Lomé de deux grues que lui-même appelait, on ne sait pas si par abus  de langage, des grues géantes. A l'époque, un hebdomadaire togolais avait écrit que "les grues de Dupuydauby étaient vieilles". C'était un désastre total.  Des "con-frères  pro-Dupuydauby" ont fait les  "ongles et les dents " pardon, les " pieds et les mains " pour que le patron de l'hebdomadaire et son adjoint soient traduits en justice. Ils ont eu tous les problèmes de ce monde. Mais aujourd'hui que l'ennemi juré de Dupuydauby, Bolloré puisque c'est de lui qu'il s'agit a doté la " Très Vilaine Télévision Togolaise  en voie de modernisation " d'un car de retransmission et d'autres appareils pour une meilleure couverture de la CAN des Cadets qui se joue actuellement  au Togo, les "pro-Dupuydauby" reviennent à  la charge pour justifier  le geste de Bolloré. Dans les panneaux "pro-Dupuydauby", on peut lire des titres  comme: "Insulte au peuple togolais, le car de retransmission offert par Bolloré à la TVT  est une vieillerie",  "le nouveau matériel de reportage de la TVT prend feu, le Yovo s'est moqué des négros ". Et si Bolloré les traduisait en justice? En tout cas,  à ce qu'on sache, le matériel de reportage offert par Bolloré a contribué à l'amélioration des prestations de la TVT lors de cette CAN. Qu'on le veuille ou non, Bolloré a apporté un plus au monde médiatique togolais.

Le vrai saboteur, c'est le délestage
Depuis que le délestage s'est promené "kakaka" pour mieux venir s'installer au Togo, les "problèmes  de difficulté" se sont aggravés pour les journalistes togolais. Que ce soit à la télévision, à la radio ou au niveau de la presse écrite, les difficultés sont "ingbôgblôméables" (indicibles). A la télévision et à la radio, les journalistes perdent tout le temps et  les moyens qu'il faut pour préparer leurs émissions. Et c'est quand  démarre l'émission que "kpam" la CEET coupe le courant. Et comme le journaliste doit à chaque seconde chercher la nouvelle heure, il recommence son travail. Ce qui veut dire que l'émission qu'il avait préparée est à l'eau.  C'est plus dur que le fer. Quant aux journalistes de la presse écrite, "c'est encore plus pire". L'homme de la  presse récolte les informations et fait son article. C'est  au moment de la mise en page que "kpam", la CEET coupe l'électricité. Les " infos " doivent ainsi dormir dans la machine en attendant que le courant revienne. Ou soit, on termine le montage et c'est quand l'imprimerie entame le montage que " pif ", on retire le courant. Au lieu donc de servir les lecteurs au moment opportun, le journaliste est obligé de leur servir une autre sauce, des "infos" périmées quoi. Parfois dans la précipitation, les journalistes ne disposent pas du temps qu'il faut pour relire proprement les articles. Et dans les journaux, les lecteurs lisent les excuses  du genre : " Pardonnez nous nos fautes. Le délestage est passé par-là ". Vraiment le délestage embête. Mais comment " prendre pour faire "?

A l'occasion du cinquantenaire de la CAF

Gérard Dreyfus adresse à Platini  un plaidoyer en faveur d'un match Europe - Afrique

Monsieur le Président
Il ne vous aura pas échappé que 2007 est un millésime pas comme les autres pour le football africain. Voilà quelques semaines, à Khartoum -là même où elle fut fondée et où, hélas, vous n'avez pu vous rendre, la CAF a commémoré le cinquantième anniversaire de sa naissance. Un jubilé d'or qui a incité les cinquante-trois pays membres de l'Union Africaine (l'équivalent de l'Union Européenne) à décréter 2007 " année internationale du football africain ", en hommage à ce phénomène football qui n'a cessé de croître au point de s'imposer comme partie intégrante de la culture africaine.
Il y a belle lurette que le football a anticipé la mondialisation industrielle, financière et humaine de notre planète. Depuis toujours, les joueurs ont fait mouvement à travers le monde, à la recherche de compétitions plus relevées et d'un mieux-être social. Le continent africain a bien compris que l'avenir de ses meilleurs joueurs était au Nord de la Méditerranée, mouvement amorcé dès avant la décolonisation.

Savez-vous que 50% des étrangers évoluant en France sont des Africains?

Savez-vous que près de 2000 joueurs venus du continent noir évoluent dans les championnats des cinquante-trois pays membres de l'Union que vous présidez aujourd'hui? Sans compter tous ces gamins qui n'ont pas encore signé un contrat professionnel mais qui évoluent déjà dans les équipes de jeunes de ces clubs. Les chiffres sont impressionnants.

Pendant longtemps la migration Afrique-Europe s'est faite entre anciens colonisés et anciens colonisateurs. Tel n'est plus le cas. De l'Albanie à l'Ukraine, il ne doit pas exister un pays dont les terrains ne soient pas foulés chaque semaine par un footballeur africain. Au passage, vous relèverez ce qu'on ne dit jamais assez, leur extraordinaire capacité d'adaptation et leur formidable volonté de réussir.

Au début des années 2000, combien étaient-ils à évoluer dans la Premier League anglaise? Une poignée. Dans le onze-type établi par la CAF pour l'année passée, cinq joueurs sont titulaires dans des clubs de premier plan. Deux évoluent en Espagne, l'un au FC Barcelone et l'autre au Real Madrid. Un seul en France, à l'Olympique de Marseille. Les trois derniers appartiennent au plus grand club d'Afrique, Al Ahly du Caire qui, par parenthèse, fête cette année son centième anniversaire.

Vous comprendrez dès lors pourquoi le football européen a vampirisé le continent africain. Déplacez-vous dans l'un ou l'autre des cinquante-trois pays membres de la CAF et vous pourrez suivre, en direct, les meilleurs matches de la Ligue Européenne des champions, les meilleurs matches du championnat d'Angleterre, d'Espagne, d'Italie, de France ou d'Allemagne. L'Europe est devenue le terrain de prédilection des amateurs de football en Afrique.

Partant de ce constat et considérant qu'effectivement 2007 ne devait pas être une année comme une autre, je viens vous suggérer de mettre sur pied une rencontre entre la meilleure sélection européenne possible et la sélection africaine établie par la CAF. Peut-être la plus belle formation en qualité depuis la naissance de la CAF le 10 février 1957. Imaginez le duo Didier Drogba - Samuel Eto'o en attaque associés, pourquoi pas, avec Frédéric Kanouté qui réalise un parcours formidable sous le maillot de Séville cette saison. Au milieu ce n'est pas mal du tout non plus: Michael Essien, Mahamadou Diarra, Didier Zokora et Mohamed Aboutreika. Derrière c'est du solide avec Emamnuel Eboué, Habib Kolo Touré, Wael Gomaa et Taye Taiwo. Quant au gardien Essam El Hadary, il a démontré lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations sa valeur.

Un match entre les meilleurs Européens et les meilleurs Africains, c'est un rêve difficile à réaliser. Parce que, vous le savez d'expérience, les clubs sont plus que réticents à voir leurs joueurs sollicités en dehors de leur calendrier à eux. Mais cette rencontre qui devrait se dérouler en Europe, tout simplement parce qu'elle génèrerait de bien meilleures recettes, serait une belle manière de souffler le gâteau d'anniversaire de la CAF. Naturellement l'argent récolté serait intégralement reversé soit à l'UNICEF, soit à des Organisations non gouvernementales qui opèrent sur les différents terrains d'Afrique. Ce mois de mars, dans le cadre de son programme "Sports pour la paix", l'ONU organise une série de compétitions, de football particulièrement, destinées aux enfants du Libéria, un pays ravagé par une guerre civile de près de quinze ans. Ce n'est qu'un exemple.

Ce match est possible. Ce match connaîtrait un succès formidable dans l'ensemble du continent africain. Il serait aussi un moyen de faire passer le message que toute l'Europe n'est pas raciste comme on commence à l'entendre en Afrique. Il serait un témoignage de fraternité, d'amitié et, plus encore, de complicité. Seule l'UEFA est à même de mettre en place un tel projet.  Le ballon est dans votre camp, Monsieur le Président.

Cour d'assises de Lomé

Le Sergent Tagba a tué son colocataire pour une affaire de 50F

L'une des audiences de la Cour d'Assises de Lomé du vendredi 09 mars dernier a porté sur l'affaire "Tagba Essodjelinam". En effet, l'accusé est poursuivi pour avoir volontairement tué son colocataire, le Caporal chef à la retraite Kao Pahoumondom pour une affaire de cinquante (50) francs représentant les frais d'électricité d'une ampoule  qui sert à éclairer  la maison qu'habitaient l'accusé et la victime. Le Sergent Tagba qui était absent du procès a été jugé par  contumace  et condamné à 15 ans de réclusion criminelle avec une amende de vingt millions à payer à titre de dommages et intérêts.

Il ressort des faits que le jeudi 11 janvier 2001, un problème est né entre le Sergent Tagba Essodjelinam, 42 ans, marié et père de cinq enfants et le Caporal chef à la retraite, Kao Pahoumondom à propos des frais d'électricité. L'accusé a approché la victime pour réclamer  cinquante (50) francs représentant les frais d'électricité d'une ampoule qui servait à éclairer la maison qu'ils habitaient. La victime refusait catégoriquement de payer les 50F. Les discussions entre les deux militaires se sont intensifiées et ont dégénéré en affrontement physique. Le Caporal-chef en retraite est parvenu lors de la bagarre à terrasser le Sergent. C'est alors que les voisins immédiats sont intervenus pour séparer les deux militaires. Furieux, le Sergent Tagba est rentré dans sa chambre et ressort avec un poignard dont il se sert pour assener des coups  au niveau des côtes de son colocataire. Le Caporal-chef à la retraite est évacué d'urgence au CHU-Tokoin, mais a succombé des suites de ses blessures.  Le Sergent Tagba était absent mais ses déclarations lors de l'enquête préliminaire ont été lues au moment du procès : " Je m'étais transporté devant la victime pour lui signifier  que chacun doit cotiser cinquante (50) Francs pour payer  (les frais d’électricité) de l'ampoule extérieure qui éclaire tout le monde. Il a refusé. J'ai continué de sensibiliser les autres. Pendant ce temps, il a continué à se quereller avec ma famille. Après, il est sorti m'attendre dehors. A ma sortie, il m'a pris par le pied et m'a renversé par terre. Il tentait de me poignarder, j'ai anticipé sans le savoir ". L'accusé reconnaissait donc les faits. Me Gnon, l'avocat général a lors de son réquisitoire indiqué que le décès du Caporal-chef à la retraite est intrinsèquement lié aux coups de blessures exercés sur lui par le Sergent Tagba. Selon lui, l'acte était volontaire dans la mesure où l'accusé était entré dans la chambre chercher le poignard. Me Gnon a ensuite demandé à la Cour de ne pas laisser le crime impuni. L'avocat de la famille de la victime, Me Kelouwani Malia, a démontré lors du procès que l'acte posé par le Sergent était bien préparé. Il s'est appuyé sur le fait que l'accusé savait qu'en agissant ainsi, la mort devrait en suivre.  Selon lui, de par la fonction de l'accusé, il savait que l'acte qu'il allait poser est illégal.  C'est pourquoi Me Kelouwani a demandé à la Cour de condamner sévèrement la victime tout en réclamant une amende de 20 millions de francs CFA à titre de réparation car, "la mort de son client laisse huit enfants et une veuve à leur triste sort".

A la fin, la Cour a délibéré puis son président, M. Fridou Adama-Djibom a  rendu  le verdict.  L'acte a été requalifié d'homicide volontaire, une infraction prévue et punie par l'article 45 du Code Pénal. Et en vertu des articles 15 du Code Pénal et 243 du Code de Procédure, le Sergent Tagba Essodjelinam a écopé de 15 ans de réclusion criminelle et d'une amende de vingt millions de francs CFA. Un mandant d'arrêt est également décerné contre lui. GLAKPE Koffi 

Demi-finales de la CAN U-17 Togo 2007

Les Eperviers jouent leur match de qualification ce soir

Démarré le 10 mars dernier, le championnat d'Afrique U-17 Togo 2007 se poursuit dans la capitale Togolaise. Avant-hier, mercredi 14 mars 2007, la deuxième journée des matches de poule  a pris fin au stade de Kégué avec la large victoire des Cadets Ghanéens sur ceux de l'Erythrée par 6 buts à 0. Ce soir, la troisième journée des matches de poule démarre à 15 heures 30 avec le face à face Afrique du Sud -Tunisie. Au même moment, les poulains d'Abraw Samer seront face aux cadets Gabonais.

Les cadets togolais ont, lors du match d'ouverture dominé leurs homologues Sud-africain par deux buts à zéro. Mais à leur seconde sortie le mardi 13 mars 2007, ils ont été écrasés par les joueurs tunisiens  par 3 buts à zéro. Les Togolais qui sont actuellement troisième de  la poule A derrière la Tunisie et l'Afrique du Sud  joueront contre le Gabon ce soir. En cas de victoire, ils seront automatiquement qualifiés pour les demi-finales de cette compétition,  ce qui est en même temps une  qualification pour la Coupe du Monde des Cadets 2007 qu'organise la Corée du Sud. En cas de match nul, les Togolais doivent espérer une victoire de la Tunisie  sur l'Afrique du Sud ou une large victoire de cette dernière sur la Tunisie avant d'obtenir leur qualification. Mais en cas  de défaite, les Togolais se retireront prématurément de la compétition  et n'auront pas la chance de participer à la Coupe du Monde Corée du Sud 2007.

Rappelons que lors de la deuxième journée, Ghanéens et Nigérians ont obtenu leurs billets pour les demi-finales synonymes d'une qualification pour la Coupe du Monde Corée du Sud 2007. Abraw Samer et Tchanilé Tchakala doivent donc tout faire pour que leurs poulains remportent ce match contre le Gabon. Les erreurs qui ont été fatales à l'équipe lors des deux dernières rencontres doivent être corrigées.

Ce serait regrettable que l'équipe du Togo qui organise la compétition ne franchisse pas la barre des matches de poules. Les Eperviers cadets doivent donc impérativement remporter cette victoire pour faire honneur à ces milliers de supporters qui les soutiennent. GLAKPE Koffi

Port Autonome de Lomé

Le bras de fer continue entre les Libanais et la Direction des Impôts

Une accalmie trompeuse donne l'impression de compromis déjà trouvé à ce que l'on peut sans ambages appeler une guerre ouverte  entre les Libanais importateurs de véhicules d'occasion et la Direction Générale des Impôts. Cette guerre à l'allure d'un feuilleton rebondit de manière sporadique.

En effet, chaque camp réitère  sa position. A l'allure où les choses vont, la crise risque de perdurer dans la mesure où aucune des parties en conflit ne veut fléchir. Mais, la question que plus d'un Togolais se posent aujourd'hui est de savoir : qui en réalité des deux a raison? Et quelle solution adéquate à cette crise dont les conséquences affectent l'économie nationale?

C'est ainsi que le mercredi 14 mars dernier, au débarquement d'une quantité importante de véhicules d'occasion, le " Portail sous le pont " par où s'opère le transport était de nouveau fermé. Et pour cause, la Direction Générale des Impôts dirigée par Mme Ingrid…insistait sur le payement de la taxe de 15.000FCFA que doit percevoir l'Etat sur chaque véhicule. Mais cette injonction n'a pas reçu l'assentiment des Libanais qui disent qu'il s'agit d'une taxe doublement payée. Cependant, cette opposition rend caduc le règlement  de  la  crise et engendre des polémiques dans une situation qui s'apparente à un dialogue de sourds depuis un temps.

De sources proches de la Directrice, on opte pour la fermeté «Dans tout Etat de droit aucune frange des citoyens n'est au-dessus de la loi». Alors, il urge que tout  bon citoyen  s'acquitte librement de ses devoirs en payant ses impôts. Car  le pays en a besoin pour ses dépenses. Il est hors de question de  céder à la polémique qu'ils entretiennent avec de la diversion. «Cette taxe ou rien», déclare-t-on.  

Contrairement à ce que disent les autorités sur cette taxe, un jeune Libanais que notre équipe de reportage a rencontré sous le pont où se déroulait ce jour le transfert à compte goutte, dans sa fureur déclarait : " Ils nous volent. Ils nous font payer doublement cette taxe. Nous n'avons jamais refusé de payer cette taxe. Mais là où le bât  blesse, c'est que depuis la nuit des temps, nous avons à chaque fin d'année payé la totalité de cette somme par rapport au nombre de véhicules que chacun importe. Nous ne comprenons plus rien".

Dans cette situation qui s'apparente à un  combat de "Titans", seuls les pauvres milliers de jeunes transitaires qui vivent au quotidien des retombées de leurs activités restent pénalisés. Ils payent les pots casés de ce que font  les grands qui : " seuls savent à quels jeux il se livrent ", à en croire un transitaire, tout comme d'autres massés sous le pont dans l'attente du démarrage effectif des opérations de transfert. Didier LEDOUX

 

 

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