|
|
|
|
|
Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Peur sur le Togo Il y a pire avec le clan qu’avec le dictateur Eyadèma 30 mars 2007
Peut-on imaginer un seul instant, la participation de l’UFC à un tel gouvernement, comme l’y invite le facilitateur Compaoré dans le dernier communiqué du Comité de suivi de l’Accord politique global? Un gouvernement d’allégeance, sans tête ni queue, dont Faure le chef du clan Gnassingbé se permet de révoquer les membres sans aucune justification. C’est le fait d’un dictateur. Et un avertissement à tous ceux qui au gouvernement se risqueraient à le contrarier. Le Togo, c’est le pays de l’arbitraire par excellence, incarné à tout point de vue par la junte militaire. Tant que cette dictature se maintiendra aux affaires dans notre pays par la force des baïonnettes, aucune croissance ne sera au rendez-vous, la pauvreté va s’accentuer et les conditions sociales seront de plus en plus catastrophiques. Notre pays se trouve dans un état de délabrement sans précédent, c’est bien grave. Il y a bien longtemps que le Togo n’est plus dans un cadre
de jeu politique apaisé. La vérité est qu’il
va falloir beaucoup de réalisme aux Togolais, pour enfin orienter
la lutte de libération de notre pays vers une stratégie
frontale pour nous défaire des griffes de l’occupant.
Il faut le reconnaître, sans détour, que notre pays
est depuis 1967 sous occupation d’une clique d’aventuriers.
Le clan Gnassingbé et ses acolytes n’ont rien à faire
d’un projet collectif, dont les togolais ont besoin pour laisser
libre cours à leur créativité et assouvir leurs
légitimes ambitions de développement national. En contribuant à renforcer la dictature et son système de destruction, c’est le peuple togolais tout entier qu’on détruit, en s’automutilant soi-même: voilà ce qu’il en est des répudiés Boukpéssi, Assani Tidjani, Pitang Tchalla, qui étaient aux premiers rangs des faucons du clan et nous ne sommes qu’au début du feuilleton des barons tombés en disgrâce. Sous la couverture d’une disgrâce, certains pensent que c’est plutôt une opération de radicalisation et de rajeunissement des cadres de la junte militaire au pouvoir. Ce à quoi il faut s’attendre! Dans la perspective des prochaines élections législatives, cette situation n’est pas de nature à rassurer les Togolais. Il est même à craindre qu’elles sont jouées d’avance; organisées dans la précipitation, la confusion et la répression comme les élections d’avril 2005 et toutes celles qui ont été usurpées par la junte militaire au pouvoir au Togo. Les Togolais doivent dénoncer ce qui se prépare: une élection bidonnée ou une transition qui n’en finit pas et qui pérennise la dictature des Gnassingbé. Il n y a pas d’autres issues aux constats de ce qui résulte des improvisations et des gesticulations du soi-disant Gouvernement d’union nationale. Ce à quoi il faut s’attendre d’ores et déjà au soir du vote, c’est la prise d’assaut par les forces de l’ordre et de sécurité des locaux de la CENI, pour s’approprier des procès verbaux des bureaux de votes comme ce fut le cas en 1998, lorsque le Général Mémène débarqua à la CENI, à la tête d’un groupe de gendarmes et militaires malfaisants zélés et dévoués au dictateur Gnassingbé père, pour voler la victoire de Gilchrist Olympio dans les urnes au profit du dictateur. Ce à quoi il faut s’attendre au soir du vote des législatives, c’est de savoir résister malgré les prochaines coupures d’électricité, de téléphones fixes et mobiles pour terroriser le peuple, ainsi que l’expulsion des journalistes internationaux d’investigations hors de nos frontières. Ce à quoi il faut s’attendre enfin au soir de la proclamation des résultats, c’est la fermeture systématique des frontières aériennes et terrestres, suivie d’un déploiement massif des forces de l’ordre et de sécurité aux points stratégiques de la capitale et des grandes villes, en vue de réprimer et écraser la contestation populaire, comme ce fut le cas en avril 2005. Si aucune force internationale de dissuasion et d’interposition militaire n’est déployée au Togo pour sécuriser les opérations de votes, il y a lieu de craindre un nouveau chaos dans notre pays. Tido Brassier, Rédaction letogolais.com |
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |