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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Un Rapporteur de l’Onu sur la torture séjourne au Togo Le clan Gnassingbé redoute la mission de Manfred Nowak 11 avril 2007
Après, il soumettra un rapport avec ses conclusions et recommandations au Conseil des Droits de l’Homme. Selon des sources proches du Gouvernement, cette visite de Manfred Nowak répond au calendrier des instances thématiques onusiennes qui, de temps en temps, font le tour des Etats membres, même non signataires de certains accords, pour faire l’état des lieux. En effet, la torture consiste à faire souffrir quelqu’un volontairement pour obtenir quelque chose de cette personne ou pour la punir. Il y a de nombreuses façons de torturer. La victime peut être violemment battue, obligée à rester pendant longtemps dans une position douloureuse ou enfermée seule dans une cellule, sans contact avec personne pendant des semaines ou des mois. On peut aussi torturer quelqu’un en lui disant qu’on lui fera du mal ou qu’on s’en prendra à son entourage. Menacer est un acte de torture. Le droit international et les lois de presque tous les pays disent clairement que la torture est un crime. Mais, dans certaines régions, les personnes qui doivent faire respecter la loi (par exemple les représentants du gouvernement, les policiers ou les militaires) sont celles qui enfreignent le droit en ayant recours à la torture. Au Togo, la Constitution stipule en son article 11: «La personne humaine est sacrée et inviolable. Nul ne peut être soumis à la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Nul ne peut se soustraire à la peine encourue du fait de ces violations en invoquant l’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique. Tout individu, tout agent de l’Etat coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi». Mais ces pratiques étaient courantes dans les différents lieux de détention. Des rapports des organisations de défense des droits de l’homme et des témoignages lors des procès ont souvent fait état de traitements inhumains et dégradants auxquels on soumet les détenus. C’est dans ce contexte que le Gouvernement est sommé dans la prise des 22 engagements le 14 avril 2004 de faire traduire en justice ceux qui sont reconnus coupables des actes de torture. Mais rien n’est fait jusqu’à ce jour. Les détenus continuent d’être soumis à des interrogatoires musclés. Les six personnes dont quatre militaires interpellées en juillet 2005 (Adjudant Kpakpo, Sergent Folly, Caporal-chef Amétépé, Sergent Kpakpo, Messieurs Kossi Tudji et Hermès Woamédé da Silveira) et soupçonnées de préparer un coup d’Etat ont connu de pires moments lors de leurs interrogatoires. Aujourd’hui, ils sont malades à cause de ces traitements cruels, inhumains et dégradants. La boucherie électorale d’avril 2005 est venue corser une liste déjà longue de violations systématique des droits de l’homme et de torture dans notre pays et le clan Gnassingbé est champion en la matière. C’est dire que Manfred Nowak ne chômera pas lors de son séjour au Togo. Il ne faut pas oublier non plus qu’en dehors des prisons, existent partout sur le territoire national des maisons et des lieux secrets dans lesquels on détient ceux qui refusent de s’aligner sur les thèses de la monarchie. Les discours flatteurs des autorités togolaises ne doivent pas non plus occulter la dure réalité des tortures que subissent au quotidien nombre de togolais. L’année dernière, le jeune Moussa interpellé et accusé de vol est décédé après avoir été proprement torturé à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). Jusqu’à ce jour, ceux qui ont commis ce forfait ne sont pas inquiétés. Rappelons que M. Manfred Nowak a été nommé Rapporteur spécial sur la torture le 1er décembre 2004. Pendant de nombreuses années, le Prof. Nowak a été membre de la délégation autrichienne à la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies, avant d’être nommé membre expert du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires en 1993. Durant son mandat, il a également rempli la fonction d’expert des Nations Unies sur les personnes disparues en ex-Yougoslavie, et après sa démission en 2001, il a été nommé expert des Nations Unies sur les questions juridiques relatives à l’élaboration d’un instrument contraignant sur les disparitions forcées. Il est également conseiller pour le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’élaboration de stratégies de réduction de la pauvreté. N.M & R.K., Etiame.com
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