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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Interview du Prof Gnininvi Crise énergétique, prochaines législatives, impunité 03 mai 2007
Pour la gestion quotidienne, un nombre élevé de partenaires en développement défilent ces temps-ci; ceci est le signe qu’ils pensent que le Togo a des chances de connaître des jours meilleurs si les législatives sont équitables et sans violence. Mais en attendant, les caisses ne sont pas pleines, loin de là; l’économie connaît des difficultés énormes de trésorerie. Plus spécialement dans le secteur qui est le mien, la sécheresse a causé une crise sans précédent. Les barrages sont à sec et ne produisent plus de l’électricité à bon marché. Nous devons nous en remettre aux centrales thermiques qui produisent de l’électricité très chère. Nous avons le choix entre augmenter de beaucoup les prix de la CEET ou accepter les délestages. Dans ce dernier cas, il y a un manque à gagner considérable en terme de production et en terme d’emploi car les usines seront tentées de licencier du personnel. Je peux vous assurer que toute l’équipe est mobilisée pour gérer cette période en concertation avec les opérateurs économiques et les associations des consommateurs. L’autre préoccupation majeure de notre ministère concerne les phosphates de Hahotoé. Il faut que très rapidement ce secteur redevienne le poumon de notre économie comme l’est actuellement le port de Lomé. Vous êtes de ceux qui ont hérité des
portefeuilles à problèmes. Alors, dites-nous un
peu comment vous gérez la crise énergétique
et particulièrement celle électrique? Les solutions envisageables sont très coûteuses pour les consommateurs, que ce soit en acquisition de groupes électrogènes ou en matériel d’approvisionnement en énergie solaire. Alors il faut encore chercher pour trouver des palliatifs jusqu’à mi juillet. Le premier espoir pour l’électricité, c’est une bonne saison pluvieuse d’ici juillet. Le deuxième espoir, c’est l’arrivée du gaz du Nigeria, d’ici janvier 2008. La leçon à tirer de cette crise sans précédent, c’est la mise en place de réserve stratégique en capacité de production et en combustible. Parlons à présent des prochaines élections
législatives. L’ardeur avec laquelle
l’on avait amorcé l’organisation des élections
législatives au Togo semble avoir baissé d’un
cran. Qu’est-ce qui justifie cette situation? L’actualité sur l’application de l’Accord
Politique Global (APG) oblige. Vous venez de participer à la
5ème session du Comité de Suivi de l’APG.
Que faut-il retenir? Est-ce que vous croyez que ce Comité fait
vraiment son travail? Votre parti la CDPA avait fait de la question de l’impunité son
credo. Aujourd’hui, cette question de l’impunité est
renvoyée sine die à la prochaine législature.
Ne pensez-vous pas que cette décision pourrait porter
préjudice aux démarches devant favoriser le retour
des réfugiés togolais avant les prochaines élections? Je crois que Me Acouetey devrait monter au créneau pour expliquer davantage ses propositions. Nous aurons pu donner un signal fort afin de rassurer la
population avant les prochaines législatives. Car, les peurs
sont toujours là. La CDPA se prépare activement et veut se donner les moyens de saisir cette occasion pour faire un bon score. Cette semaine nos cadres étaient à Mango, Bassar, Kantè et Kara. Nous irons partout au Togo. C’est à ce prix que nous pourrons garantir au processus démocratique un bon aboutissement. Interview réalisée par Didier Ledoux
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