|
|
|
|
|
Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Togo: Sans détour Deux ans de règne du clan Gnassingbé vous avez dit? Un R.A.S 14 mai 2007 «Celui qui veut régner sur le monde doit d’abord apprendre à régner sur lui-même» (Johannes Linnankoski, Combat éternel)
Deux ans après, le constat est amer. Certes, il y a eu une certaine accalmie, un accord politique consacré par l’entrée de l’opposition au gouvernement. Ce qui permet à l’Union Européenne de commencer à revisiter sa position. Mais il faut reconnaître que le jeune président se cherche encore et manque d’autorité vis-à-vis de certains de ses proches. Dans un pays qui se respecte, on ne saurait tolérer que certaines personnalités soient à la fois ministres et directeur de société d’Etat ou directeurs de deux structures étatiques différentes. Les conseils des ministres ne sont plus hebdomadaires et se tiennent désormais selon les sautes d’humeur du clan. Par exemple, le dernier conseil des ministres remonte au 05 avril 2007. Aussi les dépenses de prestige et les nombreuses fêtes qui ont marqué le long règne du Général Eyadèma continuent-elles leur petit bonhomme de chemin. La preuve nous a encore été donnée avec l’inauguration du Musée Gnassingbé Eyadèma et les cérémonies traditionnelles de «Kigbèleng» pour lesquels des milliards ont été sortis inutilement des caisses de l’Etat. En outre, le gouvernement d’union nationale mis en place à la faveur de l’Accord Politique Global est un gouvernement pléthorique dans lequel il y a plusieurs portefeuilles inutiles. Le Togo asphyxié économiquement compte jusqu’à 34 ministres. Pourtant, l’homme du renouveau ne s’est pas empêché de passer outre la Constitution pour créer à un Edem Kodjo finissant le poste du ministre d’Etat à la présidence qui est en somme un poste de vice-présidence. Le pays est comme un gâteau qu’on sert à toute personne ayant une bonne gueule ou ayant une tête bien faite ou encore ayant des gènes de transhumance politique. Qui plus est, tous ces gens se sont vautrés dans la léthargie qui a cours au sommet de l’Etat. Ils n’apportent rien à l’essor du pays. Deux ans après, les auteurs et les commanditaires des violences qui ont marqué la transition de février à avril 2005 gambadent dans les rues. Ils ne sont jamais inquiétés. Pendant ce temps, on fait croire que ce sont ceux qui ont trouvé refuge dans les pays voisins, qui sont fautifs et qu’ils ne seront jamais poursuivis. Le règlement de la question de l’impunité qui devrait rasséréner les cœurs endoloris est en train d’être escamoté. Les deux ans de Faure riment avec le chaos social. Les hôpitaux sont de véritables mouroirs. Et depuis plus d’un an, le Togo connaît une crise énergétique sans précédent. Le pays est constamment plongé dans le noir. L’addition vient d’être corsée avec la pénurie d’eau potable due à la vétusté des infrastructures. Par exemple, le château d’eau de Tokoin Séminaire, qui alimente plus d’un million d’habitants de Lomé, est tombé en panne. Mais on ne s’est pas empêché d’aller faire la bamboche dans la Kozah. Bref, pour les deux ans du «technocrate» qui prétend avoir fait l’université de Georges Washington aux Etats-Unis, c’est un véritable fiasco, un R.A.S (Rien à signaler). Zeus AZIADOUVO (correspondant permanent à Lomé)
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |