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Crise d’énergie électrique
au Togo
Une société américaine
pour installer une centrale thermique
16 mai 2007
C’est en vue de trouver une solution adéquate et
durable à la crise d’énergie électrique
qui secoue le Togo que le ministre d’Etat, ministre des Mines
et de l’Energie, le Prof. Léopold Messan Gnininvi,
a rencontré jeudi dernier une délégation de
la société américaine «Contourglobal» basée à New
York.
Il s’agit en réalité d’une suite logique
de négociation amorcée il y a de cela un an devant
conduire à la signature d’une convention dont les
termes devront engager les parties à la production et à l’achat
de l’énergie électrique. Au cas où cette
convention se concrétise par une signature entre l’Etat
togolais et Contourglobal Togo dans les tout prochains jours, l’Etat
s’engagera à l’achat de l’énergie électrique
qui sera mise à la disposition de la CEET alors que Contourglobal
se chargera de la production de cette énergie.
En effet, ce projet une fois démarré s’exécutera
en treize mois. Les discussions se poursuivent en vue d’une
solution à très court terme pour sortir le Togo du
marasme économique dans lequel il est plongé depuis
un temps.
Voici les réactions du Prof.Gnininvi et du Directeur de
Contourglobal, Daniel Miossec, après une séance de
travail entre les deux institutions.
Prof. Gnininvi
Quel est l’état de la crise d’énergie électrique
actuellement au Togo?
Je pense que vous êtes tous bien placés pour le savoir.
Je ne sais pas qui, au Togo ne sait pas qu’il y a crise en
ce moment et qui n’en souffre pas dans sa chair. Et les industries
aussi en souffrent. C’est pourquoi, c’est une très
grande préoccupation nationale ; il faut tout faire
pour trouver des solutions durables.
Actuellement, quelles sont les avancées à ce
niveau?
Donc, tout de suite, je suis en train de discuter avec une
société qui s’appelle Contourglobal. Les
discussions ont commencé il y a très longtemps déjà.
Les techniciens on travaillé et ils sont venus nous présenter
la forme finale du contrat qui pourrait être signé d’ici
quelques jours. Au terme de ce contrat, ils vont installer une
centrale au Togo qui va nous fournir 100 Mw de puissance. C’est à peu
près le besoin estimé pour le Togo en 2008.
La période pour l’installation de cette centrale?
Comme je l’ai dit tout à l’heure, le matériel
ne se trouve pas au carrefour Dékon et donc il faut du temps
pour ça et eux, ils nous promettent de tout mettre
en place d’ici treize (13) mois.
Une année supplémentaire?
Une année supplémentaire d’autant plus que ce
nouveau matériel devra tourner avec du gaz qui aussi
ne sera au rendez-vous que d’ici treize mois.
Et en attendant les treize (13) mois?
Nous sommes en train de discuter avec eux, puisque nous sommes
dorénavant devenus partenaires ; ils subissent aussi
du délestage dans leurs hôtels. C’est
ce dont nous avons discuté tout à l’heure
et nous espérons que les délais seront les plus
courts possibles. Six (06) mois, c’est trop long.
L’apport du Togo?
L’apport du Togo? Ce serait le bénéfice du
Togo qu’on va demander. Parce que ce type de contrat ne nécessite
pas un investissement du Togo. Ils viennent, ils s’engagent à produire
de l’électricité et nous nous engagerons à l’acheter.
Donc, nous n’avons pas d’investissement initial à mettre
dans ça.
Combien cette société devra-
t-elle investir?
Il faudrait 15 à 20 milliards de francs CFA.
La production sera-t-elle mise à la disposition
de la CEET ou de la CEB ?
Pour le moment, on s’achemine vers une solution où chaque
Etat devra gérer sa production thermique. Donc, ce
sera à la disposition de la CEET.
Daniel Miossec
Quel type de production allez-vous offrir au Togo?
C’est donc une production électrique à partir
des turbines à gaz qui seront vendues à la CEET.
Est-ce une solution définitive ou ponctuelle à la
crise?
C’est une solution définitive qui va être mise
en œuvre dans le courant de l’année prochaine.
Quel sera le coût approximatif du Kw/h à la
production?
C’est encore quelque chose qui n’est pas encore tout à fait
négocié et pas encore finalisé.
Les consommateurs togolais peuvent-ils craindre un
surcoût à l’avenir?
C’est une question qui n’est pas de mon ressort.
En principe, ce sont des choses à faire en
aval?
Non! C’est que nous nous sommes engagés lorsque nous
avons discuté de la convention avec les autorités;
c’était de contribuer à l’équilibre économique
du secteur de l’énergie et nous entendons le faire
vite.
Didier Ledoux
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